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ChroniqueEurope 1 (sur YouTube)· 13 août 2026 7 minAutoproduitActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesBudget & impôts

Punchline - «Mettre la dette au frigo» : Jean-Luc Mélenchon veut supprimer la dette

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va parler maintenant de de toute autre chose et d'une idée de Jean-Luc Mélenchon. Comment lutter contre la dette ? Et bien en l'effaçant.

Alors ça semble assez simple quand je vous le dis comme ceci. Évidemment sans doute assez peu réalisable. En tout cas Jean-Luc Mélenchon a émis cette idée dans une vidéo datée du 24 juin dernier.

Il estime qu'on pourrait totalement mettre la dette au frigo comme il le dit ou une partie de la dette et qu'il n'y aurait pas de conséquence. Est-ce que c'est véritablement réaliste ? Les explications de François Tiskvic formation effacé d'un coup de baguette magique près d'un/5e de la dette française et sans aucune conséquence.

Voilà la solution que propose Jean-Luc Mélenchon. Donc les 18 % sont dans la Banque de France donc il suffit d'y aller de les prendre et les au feu. Il y en a plus.

Et personne ne s'apercevra jamais que ça a disparu. Sur les plus de 3000 milliards de dettes détenues par la France, le leader de la France insoumise souhaite ainsi annuler près de 600 milliards d'euros. Mais est-ce vraiment réalisable ?

Pas vraiment, car derrière ces chiffres, il y a des investisseurs qui ont acheté des promesses de remboursement de cette dette. Ça veut dire que les investisseurs n'auraient plus aucune garantie que une pour dans le cadre d'une deuxième opération, on n'annule pas leur dette. Autre conséquence, une inflation démesurée.

Mais cette décision aurait comme conséquence une envolée des taux d'intérêt à des niveaux donc inimaginable. Donc évidemment que ce n'est pas sérieux de dire qu'on effacerait donc 600 milliards d'euros d'un coup de baguette magique. Un autre obstacle et non des moindres se dresse sur la route de Jean-Luc Mélenchon, le droit européen.

L'article 123 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne interdit à la Banque centrale européenne et aux banques centrales nationales d'accorder directement des crédits aux États ou d'acheter directement leur titre de dette. Une telle décision supposerait un bouleversement des règles de la zone euro et l'accord des autres banques centrales. Voilà l'idée de Jean-Luc Mélenchon.

Gabriel Atal, candidat également à l'élection présidentielle pour le parti Renaissance était en déplacement du côté de la grande mode. C News l'a interrogé. Qu'est-ce qui se qu'est-ce qu'il pense de cette idée ?

Écoutez Gabriel Atal. On savait déjà que Jean-Luc Mélenchon voulait bordéliser la France. Maintenant, il nous confirme qu'il veut aussi la ruiner.

C'est quand même délirant ce qui raconte. La France est endettée, c'est un fait et endetté notamment parce qu'on a un modèle qui nous coûte très cher. Et ce qu'il dit, c'est qu'on va dire à nos créanciers, en fait on rembourse pas.

Je crois qu'il dit on va on va on va mettre au feu au feu les titres de dette. Enfin, personne ne peut imaginer une seule seconde que c'est possible. Les Français qui ont eux-mêmes des crédits, les chefs d'entreprise qui ont dû emprunter, ils savent que c'est totalement impossible.

Ça nous condamnerait à la plus grave crise que la France a jamais connu. Ça nous condamnerait à ne plus pouvoir nous financer sur les marchés et donc ne plus pouvoir financer nos services publics et notre modèle social. Donc voilà, c'est c'est c'est cohérent avec la ligne de Jean-Luc Mélenchon.

Il veut bordelliser, il veut ruiner aussi le pays. On va en parler avec Laurent Capelletti, économiste et professeur Oknam. Bonsoir et merci d'être avec nous sur C News et sur Europan.

Alors, on a entendu cette idée de Jean-Luc Mélenchon. Finalement, c'est vrai que le meilleur moyen de ne plus avoir de problème avec la dette, c'est de l'effacer. On sait bien que dans les faits, c'est évidemment totalement irréalisable.

Oui, bonsoir à vous et au spectateurs. Oui. Euh bon, d'une part, il y a quand même un mérite, hein, c'est que si Jean-Luc Mélon Mélenchon dit ça, c'est qu'il reconnaît qu'il y a un gros gros problème.

Euh voilà. Alors, ensuite sur la solution. Alors en effet, sa solution est inapplicable et relève de la de la fable, de la magie, on va dire, pour deux raisons principales.

La première, c'est que il parle des dettes qui sont détenues par la France, hein, c'estàd sur notre endettement, il y a 15 % environ qui sont détenus par la Banque de France et donc ça ferait un trou de 600 milliards au niveau de la Banque de France. Voilà, si on si on annulait en fait cette dette troubler, vous voyez ? Donc en plus ça servira à rien quoi.

Premièrement. Deuxièmement, comme ça a été souligné, la Banque de France est insérée dans le système monétaire européen et l'UE interdit en fait de financer de cette façon-là les déficits. Alors, on pourrait passer outre, mais du coup, on se ferait virer.

Je rappelle quand même que grâce à l'Union européenne, comparé à l'Angleterre par exemple qui en est sortie, nous avons une dette qui est de 60 des intérêts de la dette qui sont de 60 milliards alors que la Grande-Bretagne c'est 100 milliards. C'estàd que le fait d'être dans l'Union européenne nous permet encore de nous endetter à des taux qui seraient bien plus élevés si nous n'y étions pas. Donc effectivement ça relève de la fable.

Il faudrait que Jean-Luc Ménonchon et les autres candidats présentent en fait les propositions sérieuses et crédibles pour réduire notre dette et notre déficit. Justement sur les autres candidats et vous venez de de le dire, on voit bien que faire une campagne présidentielle à un moment où les caisses sont vides, où la dette n'est pas le sujet sans doute le plus sexy pour faire campagne ne les aide pas. Et on se dit aussi que certains viennent peut-être à avoir des solutions aussi simplistes qu'ils savent parfaitement et réalisable parce qu'en réalité un certain nombre de candidats n'arrivent pas encore à s'emparer de ce sujet et à faire des vraies propositions.

Pour l'instant, la campagne ne fait que débuter. Oui, je pense que je pense que vous avez raison. Bon, déjà le le fait qu'ils en parlent montre qu'il y a la reconnaissance d'un gros problème.

C'est déjà une avancée. Ensuite, sur les solutions, on les connaît euh d'un point de vue économique. Alors après, il faut s'en saisir d'un point de vue politique.

Il y a deux grands axes en fait pour réduire notre dette et notre déficit parce que le problème de notre dette, c'est qu'elle sert à financer des déficits. Si on était endetté mais sans déficit, ça poserait pas de problème. Les deux grandes les deux grands axes et ensuite c'est au politique de s'en emparer.

Il y a un axe qui est d'amélioration du contrôle de gestion, c'est-à-dire en fait mieux gérer les dépenses, mieux gérer les recettes et notamment donc s'attaquer aussi à au fuites hein. On a des fuites en fraude sociale de plusieurs milliards par an, on a des fuites en fraude fiscale et puis le deuxième grand taxe, c'est de créer plus de richesse par le travail, quantité et qualité du travail. Donc les deux grands, j'allais dire piliers hein pour euh réduire notre déficit et donc notre dette et pouvoir utiliser de l'argent non pas à rembourser notre dette mais à investir.

C'est ça l'enjeu. on les connaît et bien il reste à s'en saisir.