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InterviewEurope 1 — La Grande interview (sur Podcast)· 21 septembre 2026 19 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesSécuritéImmigration & asileInstitutions & élections

«Il faut arrêter avec le fardeau fiscal», alerte Éric Ciotti

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:38OuverteRéponse directe

    Que demandez-vous ce matin, Éric Ciotti ?

  • 3:19RelanceÉludée

    C'est pas suffisant pour vous ?

  • 4:13OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous attendez quelque chose de l'allocution d'Emmanuel Macron ?

  • 5:01ComplaisanteRéponse directe

    Vous n'avez pas peur de la Russie, par exemple ?

  • 5:50RelanceRéponse directe

    Est-ce que ça veut dire que vous pensez qu'Emmanuel Macron instrumentalise une forme de peur des Français ?

  • 7:43OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous ferez, vous ? Est-ce que vous allez voter ce budget ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:21Invité politiqueFait
    « On estime que le carburant est un produit de première nécessité et qu'il mérite un taux de TVA réduit parce qu'on ne peut pas s'en passer. »
  • 2:27Invité politiqueChiffre
    « Et cet effort ferait baisser de 15 à 20 centimes le prix du carburant. »
  • 2:39Invité politiqueChiffre
    « Si on arrête de verser des prestations sociales aux étrangers dès le premier jour, allocation familiale, APL notamment, on a une somme équivalente qui pourrait être mobilisée. »
  • 4:00Invité politiqueChiffre
    « L'année dernière, en gros, 550 000 étrangers en situation régulière sont entrés en France, moins de 50 000 sont venus pour travailler. »
  • 7:56Invité politiqueChiffre
    « On s'aperçoit de quoi ? Que les prélèvements obligatoires, les impôts donc, vont augmenter de 9 milliards. »
  • 8:18Invité politiqueFait
    « On s'aperçoit également que les dépenses publiques vont beaucoup moins diminuer qu'on nous l'a dit. »
  • 8:32Invité politiqueFait
    « Ce chiffre de 54 milliards, c'est une forme de fable puisqu'on passerait, en matière de dépenses publiques, de 57,1 à 56,9. »
  • 8:50Invité politiqueChiffre
    « Donc ça veut dire qu'on va diminuer potentiellement, si tout va bien avec une croissance à 1% qui est très hypothétique, on va diminuer de 12 milliards le déficit. »
  • 11:05Invité politiqueChiffre
    « La dette qui va atteindre 121% de PIB, 3 000, peut-être 700 milliards d'euros de dettes qui s'annoncent. »
  • 13:20Invité politiqueFait
    « Je suis choqué par la garde à vue de ce policier. »
  • 16:40Invité politiqueFait
    « France Inter est aux mains de LFI. Ce qui s'est passé est une honte absolue. Une tâche sur la République. »
  • 17:55Invité politiqueFait
    « Aujourd'hui, France Inter est aux mains de l'extrême gauche. C'est extrêmement grave. »
  • 18:33Invité politiqueChiffre
    « 4 milliards d'euros pour l'audiovisuel public. »

Temps de parole

  • Éric Ciotti78 %
  • Présentateur19 %
  • ?4 %

≈ 11,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Europe 1.

0:02
Locuteur

La

0:02
Présentateur

grande interview Europe 1 C News, Laurence Ferrari.

0:07
Locuteur

Et

0:08
Présentateur

notre invité ce matin dans la grande interview sur C News et sur Europe 1, c'est Éric Ciotti. Bonjour à vous. Bonjour. Président de l'UDR et maire de Nice. Deux réunions aujourd'hui d'urgence autour de Sébastien Lecornu à Matignon pour parler des carburants. Et évidemment, d'une part l'approvisionnement et d'autre part les prix qui ont encore atteint de nouveaux records. Les ministres doivent mettre leurs idées sur la table. Toujours pas d'idée de baisse de taxes ou de TVA. Comme vous le demandez. Alors que partout en Europe, les aides augmentent. L'Allemagne a annoncé un rabais fiscal à partir du 1er octobre jusqu'à la fin de l'année. Que demandez-vous ce matin, Éric Ciotti ?

0:40
Éric Ciotti

Vous venez de le rappeler. Nous demandons depuis très longtemps. Et bien avant que cette crise prenne ses proportions insupportables, invivables pour beaucoup de nos concitoyens qui ne peuvent plus se déplacer pour aller travailler ou avec de grandes difficultés, qui ne peuvent plus aller quelquefois dans des visites médicales. Des députés de mon groupe, députés de la Creuse, me parlaient de confinement énergétique. Les personnes dans des territoires fragiles, des personnes aux revenus modestes, ne sortent plus, ne prennent plus leur véhicule, ne peuvent plus se dépasser. La mesure, elle est simple.

C'est celle que vous rappeliez à l'instant, que tous les pays animés par le bon sens sont prises. C'est baisser les taxes parce que de cette crise, l'État s'enrichit. Il y a une forme de raquette fiscale puisque la TVA est assise à la fois sur la taxe fixe, sur l'énergie et également sur le prix du carburant. Donc plus le prix qui est lié pour partie bien sûr au contexte international augmente, plus les recettes fiscales augmentent. Donc la moitié sur un litre à 2,40

1:54
Locuteur

euros

1:54
Éric Ciotti

aujourd'hui de

1:56
Locuteur

gazole, la

1:57
Éric Ciotti

moitié, si on ramène nous ce que nous demandons UDR-RN à l'Assemblée nationale, c'est une demande constante de Marine Le Pen

2:06
Locuteur

et de Jordan Bardella,

2:07
Éric Ciotti

avec nous, baisse de la TVA de 20 à 5,5. On estime que le carburant est un produit de première nécessité et qu'il mérite un taux de TVA réduit parce qu'on ne peut pas s'en passer. Et cet effort ferait baisser de 15 à 20 centimes le prix du carburant. Mais

2:27
Locuteur

les caisses sont vides, vous savez avec ce type. Les caisses sont vides,

2:31
Éric Ciotti

cette mesure bien sûr elle a un coût, nous le savons, nous l'avons chiffré, on peut faire des économies comparables. Si on arrête de verser des prestations sociales aux étrangers dès le premier jour, allocation familiale, APL notamment, on a une somme équivalente qui pourrait être mobilisée. Donc les économies elles sont là, il faut simplement de la volonté, du courage et savoir où on fait les efforts dans le soutien aux Français

3:01
Locuteur

mais aussi à l'économie.

3:02
Éric Ciotti

Si on ne fait pas cet effort, on aura un effondrement économique, on est dans une situation qui à

3:08
Locuteur

bien des

3:09
Éric Ciotti

égards ressemble à ce qu'on a vécu au moment du Covid.

3:11
Locuteur

Eric

3:11
Présentateur

Chuty, vous avez noté d'ailleurs que Sébastien Lecornu fait un geste en direction de Marine Le Pen, il évoque un délai de carence pour les aides aux étrangers, ça va un

3:17
Locuteur

peu dans le sens

3:17
Présentateur

de ce que vous dites, c'est pas suffisant

3:19
Locuteur

pour vous ? C'est

3:19
Éric Ciotti

ridicule. Là, l'effort n'est pas à la mesure de ce que l'on a besoin. Nous demandons l'arrêt total de ces aides ou alors un délai de carence de plusieurs années. Pour le RSA,

3:32
Locuteur

c

3:32
Éric Ciotti

'est 5 ans, il faut à minima, c'est ce que je demande, qu'on aligne sur cette durée. Mais on peut s'interroger aussi sur la pertinence de verser des allocations familiales ou des allocations logements à des personnes qui viennent de l'étranger. Ça appelle aussi la question de

3:48
Locuteur

savoir,

3:48
Éric Ciotti

pour ceux qui ne travaillent pas, je le précise, quand on travaille, on paye des cotisations et il y a des prestations. Mais là, on parle de l'immense majorité des étrangers qui ne travaillent pas. Ayez à l'esprit ce chiffre. L'année dernière, en gros, 550 000 étrangers en situation régulière sont entrés en France, moins de 50 000 sont venus pour travailler. Quand on nous dit qu'on a besoin de l'immigration, de travail, c'est une fable.

4:13
Présentateur

Est-ce que vous attendez quelque chose de l'allocution d'Emmanuel Macron il doit prendre la parole jeudi soir à 20h sur les deux grandes chaînes nationales ? Qu'est-ce qu'il va vous dire ?

4:23
Locuteur

Est-ce

4:23
Présentateur

qu'il va vous dire la même chose que ce qu'il vous a dit vendredi lorsqu'il a réuni à l'Elysée les

4:27
Locuteur

chefs de parti ?

4:31
Éric Ciotti

Vraisemblablement, ce qu'on peut lire dans tous les bons journaux, dans les colonnes du Figaro ou du JDD, sur l'analyse géopolitique. On n'a rien appris d'essentiel. J'ai vu un peu la surmédiatisation, la dramatisation de cette réunion. C'était à outrance, cette

4:48
Locuteur

dramatisation,

4:48
Présentateur

selon vous, d'Emmanuel

4:49
Locuteur

Macron

4:49
Éric Ciotti

?

4:49
Locuteur

Qui

4:49
Éric Ciotti

confine beaucoup à l'opération de communication. On a déjà eu l'habitude, à la veille d'échéance électorale, de jouer beaucoup sur les questions internationales pour masquer l'effondrement national.

5:01
Locuteur

Vous n'avez pas peur de la

5:02
Présentateur

Russie, par exemple ?

5:02
Éric Ciotti

La réalité, la menace russe,

5:05
Locuteur

elle a

5:05
Éric Ciotti

toujours existé. Bien sûr, elle existe depuis la Seconde Guerre mondiale. Quand on a une puissance nucléaire dont la plupart des têtes sont visées sur l'Europe, bien sûr qu'il y a cette menace. Et cette menace, elle a été prise en compte par le général de Gaulle qui nous a donné la dissuasion nucléaire. Il faut toujours être vigilant, être armé. On a des menaces multiples. Il y a la menace russe, il y a la menace djihadiste aussi, qui est tout aussi grave. Il

5:34
Locuteur

y

5:34
Éric Ciotti

a le conflit au Moyen-Orient, il y a l'Iran qui peut projeter des éléments extérieurs. Donc, il faut de toute façon être solide, être armé, ne pas baisser la garde. Nos ennemis sont multiples. Mais

5:49
Présentateur

est-ce que ça veut dire que vous pensez qu'Emmanuel Macron instrumentalise une forme de peur des Français pour détourner le regard des problèmes du quotidien

5:55
Locuteur

? Les Français ne sont pas dupes, ils savent ce qu'ils vivent. Ce qui

5:58
Éric Ciotti

m'a marqué dans cette réunion à l'Elysée, c'était qu'on avait un constat sur la hausse du carburant qui relève beaucoup d'erreurs stratégiques de l'Europe et de notre pays, notamment sur l'affaiblissement du nucléaire. Mais il n'y avait pas de réponse. Nous, ce que nous avons demandé avec Jordan Bardella lors de cette réunion, c'est des mesures très concrètes pour alléger la charge qui pèse sur les Français.

6:25
Présentateur

Peut-être qu'il va parler de ça jeudi soir ? Nous

6:29
Locuteur

verrons bien, il a

6:30
Éric Ciotti

renvoyé ça au Premier ministre. On a l'impression d'être face à un pouvoir totalement déconnecté. Bon, on est dans une fin de règne extrêmement poussive, douloureuse, douloureuse par le pays, la dette, les déficits. On est au bord d'une crise financière majeure. On y est même. Je pense qu'on est rentré avec la hausse des taux d'intérêt dans cette crise financière. Le chômage augmente, le pouvoir d'achat diminue. Parallèlement, on voit bien, on l'a vu à Saint-Pierre-des-Corts, que la violence gagne nos territoires. La crise migratoire est là. Donc, crise budgétaire, crise sociale, crise sécuritaire, crise démographique aussi avec la baisse de la natalité,

7:11
Locuteur

crise

7:11
Éric Ciotti

éducative. Il n'y a aucun paramètre aujourd'hui, depuis dix ans, qui s'est amélioré.

7:19
Présentateur

Éric Chautier...

7:19
Locuteur

Le

7:20
Éric Ciotti

macronisme est un naufrage. Le

7:22
Présentateur

Premier ministre va présenter un budget assez offensif. Il veut trouver 54 milliards d'euros d'économie. A priori, les impôts devraient augmenter. Les salariés seront mis à contribution. Les retraités aussi. M. Le Corneau n'exclut pas un gel des retraites les plus importantes ou des APL. Mais il dit que

7:38
Locuteur

c'est

7:38
Présentateur

le Parlement qui décidera des indexations des pensions sur l'inflation ou suppression de l'abattement de 10%. Qu'est-ce que vous ferez, vous ? Est-ce que vous allez voter ce budget ? Comme le dit Marine Dupin, elle dit plutôt un budget que pas de budget. C'est votre

7:51
Locuteur

position ou pas ? En l

7:52
Éric Ciotti

'État, je ne le voterai pas. Si les mesures qui sont annoncées... Mais on a eu une première vérité sur les prix, si j'ose dire, avec la transmission du budget au Conseil des finances publiques. On s'aperçoit de quoi ? Que les prélèvements obligatoires, les impôts donc, vont augmenter de 9 milliards. Puisqu'on va passer de 43,9 à 44,2 en matière de prélèvements obligatoires. On s'aperçoit également que les dépenses publiques vont beaucoup moins diminuer qu'on nous l'a dit. Ce chiffre de 54 milliards, c'est une forme de fable puisqu'on passerait, en matière de dépenses publiques, de 57,1 à 56,9. Ça veut dire une baisse de 6 milliards des dépenses publiques.

8:42
Locuteur

On

8:42
Éric Ciotti

est loin des 54 milliards. Et au final, le déficit qui est gigantesque, premier déficit de l'Union européenne, on passerait de 5,5, ce qui sera malheureusement le cas en record cette année en 2026, à 5,5,1. Donc ça veut dire qu'on va diminuer potentiellement, si tout va bien, avec une croissance à 1% qui est très hypothétique, on va diminuer de 12 milliards le déficit. Ce budget ne vous va

9:11
Locuteur

pas

9:11
Éric Ciotti

? Vous

9:12
Locuteur

ne le

9:13
Éric Ciotti

censurerez pas ? Il y a des cibles, ce sont les retraités. Les retraités qui vont, une nouvelle fois, être appelés manifestement à contribution. Si on touche, notamment à la question de l'indexation, je ne m'interdis pas de censurer ce budget parce

9:33
Locuteur

qu

9:33
Éric Ciotti

'il

9:34
Locuteur

faut éviter... Mais c'est pas sur la ligne de Marine Le Pen. Il faut

9:35
Éric Ciotti

éviter. Marine Le Pen a dit, comme moi, qu'elle ne s'interdisait rien. Aujourd'hui, on va voir ce qui est proposé. Il y aura un débat parlementaire. On va amender. On va corriger.

9:47
Locuteur

La ligne russe, la

9:48
Présentateur

désindexation des pensions, c'est ça pour vous ?

9:50
Éric Ciotti

C'est une

9:50
Locuteur

des lignes que j'ai

9:52
Éric Ciotti

pu qu'on arrête avec le fardeau fiscal qui pèse. Il faut que ce pouvoir comprenne que plus il y a d'impôts, ce qui est leur logique depuis le début, moins notre économie aura de résultats. Moins les entreprises seront compétitives et plus on pèsera sur la consommation des ménages. Donc, la logique doit être inverse. Baisser les dépenses et enfin baisser les impôts. Mais une censure

10:17
Locuteur

amènerait

10:17
Éric Ciotti

évidemment...

10:17
Présentateur

Ce

10:17
Locuteur

que

10:18
Éric Ciotti

j'ai fait à 10 dans un autre

10:19
Locuteur

cadre. Vous l'avez fait en économisant. En baissant

10:21
Éric Ciotti

massivement les dépenses inutiles de 60 millions d'euros et en rendant 55 millions d'euros de pouvoir d'achat au Niçois par la baisse massive de la taxe foncière. Donc, c'est possible. Il faut simplement du courage.

10:35
Locuteur

En

10:35
Présentateur

même temps, vous savez très bien qu'une censure et ça n

10:37
Locuteur

'a

10:37
Présentateur

pas échappé à Marine Le Pen non plus entraîne une situation extrêmement compliquée sur le plan économique pour la France. Elle dit plutôt un budget imparfait encore une fois qu'une loi spéciale qu'il serait très compliqué de défaire. On pourrait

10:50
Éric Ciotti

en débattre très longtemps.

10:51
Locuteur

Vous en avez débattu avec elle ?

10:52
Éric Ciotti

Ce que je vois, c'est ce que nous payons aujourd'hui, c'est le vote du budget socialiste l'année dernière. Le budget qui a des résultats aussi catastrophiques. On rappelait les chiffres. le déficit, la dette qui va atteindre 121% de PIB, 3 000, peut-être 700 milliards d'euros de dettes qui s'annoncent. On est à 3 500 et quelques milliards aujourd'hui. Pourquoi, l'année dernière ? Parce que l'année dernière, le budget a été voté sous, par M. Lecornu avec le pistolet sur la tempe de M. Fort. c'est un budget socialiste qui a été voté. Tout a été

11:31
Locuteur

lâché. Et là, c'est un

11:32
Éric Ciotti

budget quoi alors ? Tout a été lâché. Règle compatible ou pas ? Tout a été lâché au Parti socialiste. Eh bien, il semblerait aujourd'hui que la pression du Parti socialiste soit moins écoutée. Nous verrons bien. Moi, je cherche l'intérêt général. Mais vous savez, le vrai budget, le vrai changement, il sera après l'élection présidentielle. C'est là où il faut tout remettre à plat. On ne peut pas arrêter avec les placebos, avec les petits pansements, les

12:00
Locuteur

cotères sur les jambes de

12:01
Éric Ciotti

bois. Il faut une vraie révolution. Il faut renverser la table. Il faut

12:05
Locuteur

réformer l'État,

12:07
Éric Ciotti

baisser les dépenses et le faire avec courage.

12:11
Présentateur

Éric Soutier, on est sur CNews et sur Europe 1. Des émeutes ont éclaté à Saint-Pierre-des-Cohens-en-Indre-et-Loire ce week-end après qu'un jeune à moto qui avait fait un refus d'obtempérer lors d'un roadie urbain ait été percuté par une voiture de police. L'individu est blessé. Neuf policiers en journée ont été blessés des véhicules de police incendie et d'autres voitures et c'est le policier qui conduisait le véhicule de police qui est en garde à vue. Aujourd'hui, la famille du jeune homme appelle au calme tout comme la mairie mais on voit que d'autres parties comme la France Insoumise mettent de l'huile sur le feu.

Il y avait des manifestations, une manifestation hier dans les rues de Paris contre la présomption de légitime défense des policiers et des propos tenus par des députés et les filles ont choqué. Thomas Porte qui dit pour en finir avec une police qui tue en toute impunité, Mathilde Panot qui dénonce des policiers qui sont allés heurter délibérément une moto. Il faut sortir du déni. Que leur dites-vous ?

13:00
Locuteur

Que

13:01
Éric Ciotti

ces gens sont dangereux. Que LFI est une menace pour la République, pour la liberté, pour la démocratie. Si ces gens arrivaient au pouvoir, nous rentrerions instantanément dans une dictature. Instantanément. Ce sont des ennemis de la liberté. Moi, je veux dire tout mon soutien aux policiers, dire que je suis choqué par la garde à vue de ce policier. Nos policiers font un travail extraordinairement courageux. Vous savez, ils érigent la dernière digue contre la barbarie. Face à eux, il y a des barbares.

Il y a des gens pour lesquels la vie n'a pas de prix, pour lesquels ils considèrent que les territoires leur appartiennent, qui vivent du commerce de la drogue, qui sont guidés que par la violence et la haine. Et tous les jours, les policiers reçoivent des coups, subissent des blessures. Et on doit être derrière eux. On doit les protéger. J'ai vu, y compris dans ma ville, à Nice, des manifestations avec des pancartes honteuses portées par les LFistes. Oui. C

14:03
Locuteur

'est la détestation de la France qui est derrière ça, Éric Ceuxi. Il y a la

14:06
Éric Ciotti

haine de la France. Il y a la haine de la France. Mais on en est là aussi. Parce qu'il y a une lâcheté macroniste. Vous savez, j'ai fait ériger dans toutes les écoles de ma ville un drapeau tricolore avec la volonté de faire une levée des couleurs chaque matin. Parce que je crois qu'on a besoin de faire aimer la France plus que jamais. On a besoin de cohésion nationale comme c'est fait dans beaucoup de pays au monde. Qui s'y est opposé ? Bien sûr, les LFistes. Mais le ministre de l'Éducation nationale par lâcheté.

Quand on est le ministre qui porte un tel bilan de l'effondrement scolaire, quand on voit l'éclatement de notre nation, le communautarisme qui gagne, on a un ministre de l'éducation nationale qui nous dit le drapeau et la marseillaise sont dangereux. C'est une honte et cette honte, bien sûr, elle vient de LFI, mais elle vient aussi de leurs complices macronistes. Et n'oublions pas que tous, si ce beau monde est aujourd'hui au pouvoir, c'est parce qu'ils ont été ensemble aux élections législatives de 2024. Monsieur Macron, Monsieur Wauquiez, Monsieur Mélenchon, c'est ça la réalité. Ne l'oublions pas.

15:15
Présentateur

Vous mettez Monsieur Wauquiez dans

15:17
Éric Ciotti

l'affaire. Il avait été élu grâce au désistement du Nouveau Front Populaire dans sa circonscription. Il

15:24
Locuteur

n'a pas appelé à se désister pour les candidats LFI a priori. Ça a été

15:26
Éric Ciotti

dissimulé, oui, mais le candidat du Nouveau Front Populaire s'est désisté pour lui. Et il n'y avait pas d'adversaire. Beaucoup de candidats de gauche du Nouveau Front Populaire guidés par Monsieur Mélenchon se sont retirés pour les candidats macronistes ou LR. La réalité, elle est là. C'est pour ça qu'on a ce chaos et même si j'ose dire ce bordel à l'Assemblée Nationale aujourd'hui totalement scandaleux parce qu'il y a eu cette alliance de la honte pour nous empêcher de gagner.

15:56
Présentateur

Éric Ciotti, Charles Sapin qui était éditorialiste à France Inter a été sorti de l'antenne par les syndicats qui réclamaient son départ. Il est le rédacteur en directeur adjoint de la rédaction de Valeurs Actuelles. Est-ce que la direction a cédé sous la pression des syndicats qui réclamaient évidemment son départ et qu

16:18
Locuteur

'est

16:18
Présentateur

-ce que vous voulez faire du service public de l'audiovisuel ? On sait que Charles Aloncle de votre parti a rédigé un rapport. Son livre doit sortir prochainement. Que réclamez-vous aujourd'hui pour le service audiovisuel public français ?

16:30
Éric Ciotti

Je réclame d'abord de l'indépendance et de la neutralité. Aujourd'hui, France Inter est aux mains de LFI. Ce qui s'est passé est une honte. Absolue. Une tâche sur la République. Un service public qui doit peut-être plus que d'autres parce qu'il dépend de l'argent public. Il est financé par le contribuable. Tout le monde finance France Inter et quand on écoute France Inter, on n'a droit qu'à LFI, qu'à la pression de LFI. Charles Sapin est un journaliste, je ne

17:00
Locuteur

sais

17:00
Éric Ciotti

pas ce qu'il vote, Charles Sapin. C'est un journaliste où partout où il est passé a fait preuve de compétence et d'indépendance. On le met en cause parce qu'il est supposé être droit. Mais vous vous rendez compte l'abomination ? Si l'inverse s'était produit, si l'inverse s'était produit, si on avait par la force tenté d'exclure un journaliste de gauche. Bon, il y aurait eu beaucoup de travail à faire, mais quand même, on en est arrivé là. Donc moi, je suis choqué par l'absence de réaction de la ministre de la Culture. Où est-elle ? Il faut qu'elle parle aujourd

17:34
Locuteur

'hui.

17:34
Éric Ciotti

Je lui demande de parler à Mme Pégard qu'elle ait un peu de courage. Et puis, la direction de France Inter s'est humiliée. Mme Pégard doit démissionner aujourd'hui. Il faut le dire très clairement. Parce

17:49
Locuteur

qu'elle a cédé à la pression des syndicats ?

17:50
Éric Ciotti

C'est même pas les syndicats, c'est LFI qui dirige, qui a privatisé France Inter. Aujourd'hui, France Inter est aux mains de l'extrême gauche. C'est extrêmement grave. C'est pour cela que j'avais souhaité qu'il y ait la commission d'enquête à l'Assemblée nationale dont le rapporteur a été Charles Lalonde qui a fait un travail formidable. Et on a démontré que cette commission elle a été attaquée. Charles Lalonde a été lui-même attaqué. Mais

18:18
Locuteur

qu'est-ce que vous voulez à la pression

18:20
Éric Ciotti

publique ? Aujourd'hui, c'est l'extrême gauche qui a fait la démonstration que ce que nous disions était pertinent. Ce que nous voulons, il faut d'abord des économies. Vous savez, on parlait des économies tout à l'heure sur les carburants. 4 milliards d'euros pour l'audiovisuel public. Vous voulez

18:37
Locuteur

couper

18:37
Présentateur

les subventions ?

18:37
Locuteur

Bien

18:38
Éric Ciotti

sûr. Il faut qu'il y ait moins et puis il faut qu'il y ait une privatisation d'une partie qu'il reste un service public. Personnellement, j'y suis favorable. Mais on ne peut pas

18:50
Locuteur

rester dans

18:51
Éric Ciotti

cette situation qui est à la fois une gabegie d'argent public et une dérive idéologique.

18:58
Présentateur

Vous pensez qu'il y

18:59
Locuteur

aurait

18:59
Présentateur

des repreneurs s'il y avait une privatisation envisagée du service public

19:03
Locuteur

?

19:04
Éric Ciotti

Le débat sera ouvert. Mais en tout cas, beaucoup de Français sont choqués de financer par leur argent ces dérives idéologiques et ça, ça ne peut plus continuer.

19:15
Présentateur

Merci beaucoup, Éric

19:16
Locuteur

Ciotti, d

19:17
Présentateur

'être venu ce matin sur CNews et sur Europe 1. Vive la liberté d'expression. Bonne journée à vous.

19:20
Locuteur

Merci

19:21
Éric Ciotti

Éric Ciotti, merci Laurence Ferrari. Dans un instant, sur Rontem, vos signatures du lundi, votre Club Culture. A tout de suite.