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InterviewC dans l'air (sur YouTube)· 16 septembre 2022 4 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesSolidarités & familleÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Macron : la réforme des retraites...quoi qu'il en coûte - Reportage #cdanslair 15.09.2022

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 25 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:15RelanceRéponse partielle

    De loi en loi, on diminue les cotisations patronales. Donc en fait, on crée la tension sur le système de retraite qui fait qu'on n'arrive plus à le financer. Et après, on dit « Ah ben regardez, il est en déficit, on va devoir le modifier. » Mais non, non, on doit faire payer les cotisations patronales.

  • 1:34OuverteÉludée

    Faisons un sondage. Et moi, je propose même un référendum. « Est-ce que les Français veulent travailler jusqu'à 65 ans ? »

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:06InvitéFait
    « « Si on pense qu'il faut l'unanimité pour bouger, on ne fait jamais rien. » »
  • 0:22InvitéFait
    « « C'est pas une surprise, c'était dans le programme présidentiel et les choses ont été affichées. » »
  • 1:00InvitéChiffre
    « « Selon ses prédictions, notre système excédentaire en 2021 et cette année devrait se retrouver en déficit sur les 25 prochaines années. » »
  • 1:41InvitéFait
    « « C'est un président de la République qui se balade avec un jerrycan dans la main et avec un briquet dans l'autre main. Il va mettre le feu au pays. » »
  • 2:21InvitéFait
    « « Il doit y avoir dedans un signal sur l'âge légal, mais ça ne peut pas être la seule mesure. Il faut aussi réfléchir, et on a notre part de responsabilité à l'emploi des seniors, donc il faut faire presque une combinaison de mesures plutôt que se focaliser sur un seul critère qui était celui de la campagne présidentielle. » »
  • 2:48InvitéFait
    « « Il veut que les gens travaillent plus longtemps, qu'ils arrêtent de licencier les seniors dans les entreprises. » »
  • 2:59InvitéFait
    « « Si c'est nous inviter dans un bureau, nous écouter, fermer la porte et faire ce qu'on avait décidé avant de nous voir, tout est sur la table sur la retraite. En tout cas pour nous, pas question d'allonger l'âge de départ de la retraite. » »
  • 3:25InvitéFait
    « « n'exclut pas de recourir au controversé 49-3 pour faire passer en force sa réforme des retraites. » »

Temps de parole

  • Invité36 %
  • Invité 214 %
  • Invité 310 %
  • Présentateur9 %
  • Invité 49 %
  • Invité 57 %
  • Invité 67 %
  • Invité 77 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Invité

C'est une petite phrase glissée à des journalistes ce lundi qui relancent la polémique du quinquennat précédent. « Si on pense qu'il faut l'unanimité pour bouger, on ne fait jamais rien. » Emmanuel Macron plus décidé que jamais a relancé, trois ans après, le chantier de la réforme des retraites. Avec une volonté, aller vite. « C'est pas une surprise, c'était dans le programme présidentiel et les choses ont été affichées. Les modalités opérationnelles, à commencer par les modalités législatives, comment est-ce qu'on va adopter cette réforme, ne sont pas à ce jour connues et pas officialisées.

Par contre, toutes les pistes sont à l'étude, y compris la piste qui nous conduirait à proposer une réforme à travers le projet de loi de financement de la sécurité sociale, ce qui ne serait certainement pas une première dans l'histoire. » Autrement dit, faire passer le report de l'âge de départ à la retraite, cet automne. L'exécutif presse le pas, souhaite une entrée en vigueur dès l'été 2023. Le gouvernement s'appuie sur le rapport annuel du Conseil d'orientation des retraites pour justifier l'urgence. Selon ses prédictions, notre système excédentaire en 2021 et cette année devrait se retrouver en déficit sur les 25 prochaines années. L'opposition à gauche bondit.

1:15
Présentateur

« De loi en loi, on diminue les cotisations patronales. Donc en fait, on crée la tension sur le système de retraite qui fait qu'on n'arrive plus à le financer. Et après, on dit « Ah ben regardez, il est en déficit, on va devoir le modifier. » Mais non, non, on doit faire payer les cotisations patronales. Enfin, c'est évident, c'est le financement du système par répartition.

1:34
Invité

« Faisons un sondage. » Et moi, je propose même un référendum. « Est-ce que les Français veulent travailler jusqu'à 65 ans ? » « C'est un président de la République qui se balade avec un jerrycan dans la main et avec un briquet dans l'autre main. Il va mettre le feu au pays. » La droite, elle, n'est pas contre cette réforme, mais pointe du doigt la méthode. « C'est incompréhensible que le président de la République, la semaine dernière, installe un grand peuple, le CNR, le Conseil national de la refondation, en disant « Le président jupiterien s'est terminé, on va discuter de tout.

» Et trois jours après, déjà tout oublié, il décide « Tiens, je vais faire passer ça subrepticement dans un vote financement de la sécurité sociale, on a un article et puis ça ira bien. » Enthousiasme mesuré du côté des syndicats. Pourtant favorable à cette réforme, le MEDEF met le pied sur le frein. « Il doit y avoir dedans un signal sur l'âge légal, mais ça ne peut pas être la seule mesure. Il faut aussi réfléchir, et on a notre part de responsabilité à l'emploi des seniors, donc il faut faire presque une combinaison de mesures plutôt que se focaliser sur un seul critère qui était celui de la campagne présidentielle. » L'âge de départ à la retraite.

Une ligne rouge à ne pas franchir, y compris pour le réformiste Laurent Berger. « Il veut que les gens travaillent plus longtemps, qu'ils arrêtent de licencier les seniors dans les entreprises. Donc nous on veut bien discuter des évolutions du travail, on veut bien rendre le système des retraites plus juste. Mais pour financer nos besoins de services publics, d'actions publiques, il y a un autre levier qui s'appelle la fiscalité. Si c'est nous inviter dans un bureau, nous écouter, fermer la porte et faire ce qu'on avait décidé avant de nous voir, tout est sur la table sur la retraite. En tout cas pour nous, pas question d'allonger l'âge de départ de la retraite.

Difficile exercice d'équilibriste pour le gouvernement, qui tout en plaidant la recherche de compromis, n'exclut pas de recourir au controversé 49-3 pour faire passer en force sa réforme des retraites. Les syndicats préviennent déjà, l'automne pourrait être mouvementé.