Nicolas Dupont-Aignan sur France 3 dans Dimanche en politique 13/02/2022
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 64 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:08OuverteRéponse directe
Entre Marine Le Pen, qu'il rejoignait entre les deux tours il y a cinq ans, et Éric Zemmour, qu'il accueillit dans sa ville en 2019, Nicolas Dupont-Aignan chercherait désormais sa place ?
- 0:34OuverteRéponse directe
Est-ce un retour au Bercaille, le RPR, l'UMP, sa famille d'origine ? Ou le constat que son espace politique a été envahi par un autre concurrent ?
- 1:18OuverteRéponse partielle
Est-ce que c'est son problème, Éric Zemmour, la misogynie ou le machisme ?
- 4:28OuverteRéponse directe
Est-ce que vous souscrivez à l'idée de la construction d'un mur tout autour de l'Union Européenne ?
- 5:29OuverteÉludée
Est-ce que la théorie du grand remplacement, c'est quelque chose que vous reprenez ?
- 6:52OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous voulez dire en vous offusquant du fait des forces de l'ordre qui sont intervenues un peu violemment sur certains manifestants ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:22InvitéFait
« Je suis gaulliste, vous le savez. »
- 0:22InvitéPromesse
« Je propose de revenir à l'esprit de la Vème République, au référendum. »
- 1:31InvitéFait
« on a besoin d'un président qui défend l'indépendance de la France, et je partage ce point avec Éric Zemmour, mais qui rassemble les Français. »
- 3:43InvitéFait
« L'indépendance de la France. Parce que si on ne contrôle pas nos frontières, on ne contrôle pas notre budget, on ne contrôle pas nos lois, eh bien on a l'état du pays aujourd'hui. »
- 5:54InvitéPromesse
« il faut bloquer l'immigration, qu'il faut assimiler ceux qui sont là, et qu'il faut régler le problème du développement en Afrique »
- 7:07InvitéFait
« Adama Traoré, c'est cette femme qui insulte les forces de l'ordre, qui crache sur la France et qui défend la mémoire de son frère qui était un trafiquant de drogue. »
- 7:48InvitéFait
« Emmanuel Macron qui n'a cessé de s'attaquer aux gens et qui a besoin de finir son mandat avec des blindés. »
- 8:29InvitéFait
« Quand il y a 12 millions de Français qui ne peuvent pas se chauffer cet hiver, quand vous avez des gens qui gagnent une misère et qui travaillent dur alors que d'autres sont assistés, il faut récompenser le travail. »
- 9:33InvitéFait
« dans ma circonscription, j'ai des jeunes dont les parents étaient algériens, d'autres qui sont français, ils sont tous français, et j'aimerais qu'on leur assure un avenir. »
- 10:00InvitéFait
« un pays qui passe sa vie dans la repentance, dans l'excuse et qui ne regarde pas l'avenir est un pays qui va mourir. »
Temps de parole
- Invité68 %
- Présentateur16 %
- ?10 %
- Présentateur 24 %
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Comme
de la République,
je
nommerai Nicolas Dupont-Aignan Premier ministre de la France. J'ai expliqué que
je
n'invitais pas le polémiste, que j'invitais l'historien.
Entre Marine Le Pen, qu'il rejoignait entre les deux tours il y a cinq ans, et Éric Zemmour, qu'il accueillit dans sa ville en 2019, Nicolas Dupont-Aignan chercherait
-il
désormais sa place
?
Avec ce poison, nous allons en finir
! Je
suis gaulliste, vous le savez. Je propose de revenir à l'esprit de la Vème République, au référendum.
Éternel gaulliste donc, mais surtout souverainiste. Ce qui ne l'empêche pas de soutenir Valérie Pécresse, au dernier régional à Nile-de-France. Est-ce un retour au Bercaille, le RPR, l'UMP, sa famille d'origine ? Ou le constat que son espace politique a été envahi par un autre concurrent
?
Les historiens d'aujourd'hui ont décidé qu'il fallait raconter l'histoire des minorités qu'il fallait protéger et promouvoir aujourd'hui. Les immigrés, les femmes, la paix. J'ai un message de ma femme qui me dit, je suis d'accord avec tout sur Éric,
mais
de grâce, nous ne sommes pas, nous les femmes, une minorité, donc il commence à me gonfler. Je te transfère ça parce que ma femme est féministe.
Bonjour Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour. Ça c'était il y a trois ans à peu près, en 2019 exactement. Oui, j'avais invité. Éric Zemmour chez vous ailleurs dans les seuls. Vous
avez vu votre
femme dire, oh là là, il va un peu trop loin sur les femmes. Est-ce que c'est son problème, Éric Zemmour, la misogynie ou le machisme ?
Je dirais que son problème, c'est qu'après un quinquennat
d
'Emmanuel Macron, qui a divisé les Français, qui a dressé les Français les uns contre les autres, on l'a vu encore hier,
je
crois qu'on a besoin d'un président qui défend l'indépendance de la France, et je partage ce point avec Éric Zemmour,
mais
qui rassemble les Français.
Et
je n'ai pas la même vision qu'Éric Zemmour de la société, et notamment de la place des femmes. Vous discutez avec lui ? Non,
mais
nous avons discuté longtemps. C'est fini, il n'y
a
plus de discussion. Mais ce n
'est
pas une question, on peut discuter comme personnalité, mais il n
'y a
pas de discussion politique au jour d'aujourd'hui, pour une raison très simple. C'est que je crois vraiment
qu
'Éric Zemmour est un très bon intellectuel, un polémiste, mais je ne crois pas qu'il puisse, après Emmanuel Macron, rassembler les Français
et redresser la France. Par exemple,
l'ancien numéro 2 des LR, Guillaume Pelletier, Stéphane Ravier, ce matin sénateur RM de Marseille, qui le rejoignent.
Mais ça c'est une affaire,
mais bien sûr, mais il a du talent. Mais c'est une affaire entre, je dirais, Marine Le Pen, lui. Moi je suis gaulliste, j'ai vu votre reportage, qui ne distingue pas, et je tiens à le dire pour les téléspectateurs, les premiers tours et les seconds tours. Moi j'ai toujours pris mes responsabilités au second tour, parce que l'électeur,
il
est bien obligé de choisir au second tour. Je n'ai pas choisi Valérie Pécresse au premier tour en Ile-de-France, mais je ne voulais pas voir les islamo-gauchistes... Voter au second tour, comme au deuxième tour de la présidentielle, j'ai pris mes responsabilités. Pour autant, je considère qu'au premier tour, les Français doivent avoir le choix. Et si on écoutait un peu moins les sondages, peut-être qu'on n'aurait pas des second
tours... Ici on n
'en parle pas. Je sais.
Et peut-être qu'on n'aurait
pas des second tours. Impossible. C'est-à-dire où les Français se disent, mais on ne
sait
pas qui choisit. Ici on ne parle pas
de sondages. Eh bien c'est bien. On parle des choses... C'est pour ça que vous m
'invitez. Absolument, parce
qu
'on invite tout le monde. Valérie Pécresse, justement, elle tient son meeting aujourd'hui. Vous dites que vous êtes gaulliste. Elle aussi, elle dit qu'elle est gaulliste. Vous venez de la même droite. Alors pourquoi il y
a
deux candidatures ?
Mais parce que Valérie Pécresse a signé tous les traités européens qui ont mis la France dans cet état-là.
Vous pourriez pas être en premier. Qu'il soit...
C'est pas le problème.
Non mais il est qu'il a
à se présenter. Écoutez, qui sera au second tour ?
Non
mais si, par
exemple... Mais sur quel
projet ? Moi je défends,
et
je suis candidat,
pour
deux choses très simples. L'indépendance de la France. Parce que si on ne contrôle pas nos frontières, on ne contrôle pas notre budget, on ne contrôle pas nos lois, eh bien on a l'état du pays aujourd'hui. Et, je finis ma phrase, Francis Tellier, il faut comprendre, et que les Français comprennent, que s'il
y a
autant d'immigration, autant d'insécurité, autant de baisse de pouvoir d'achat, c'est parce qu'on ne décide plus en France ce qui est bon pour la France. Et c'est ce qui me différencie des républicains comme des socialistes. Deuxième point,
c'est pour rassembler les Français. Vous
parlez d'immigration, on va y venir justement. C'est au cœur des débats, on le voit, à droite, à l'extrême droite. C'est aussi un de vos axes principaux. Éric Zemmour a proposé la création, la construction d'un mur tout autour de
l
'Union Européenne. Est-ce que vous souscrivez à cette idée ?
Mais, d'abord, c'est impossible parce que ce n
'est
pas le président de la République française qui va construire un mur en Roumanie. Donc, ça fait
partie... Mais au-delà de l'impossibilité, cette idée, ça vous
séduit. Ça fait partie de cette campagne, je vais vous dire franchement,
qui
me dégoûte un peu, comme beaucoup de Français d'ailleurs, c'est-à-dire où c'est une sorte de concours lépine de la mesure la plus extraordinaire. Donc, ce que
dit Éric Zemmour, là, ça n'a pas de chance pour vous.
Pour moi,
c
'est... D'abord, il ne sera pas responsable du mur en Roumanie. Ce n
'est
pas lui qui le construira. Donc, tout le monde sait que ça ne se frappe pas. En revanche, moi, ce que je propose, et je suis le seul à avoir publié, je vous l'offre, un projet sans décision, avec un chiffrage. Je propose qu'on contrôle nos frontières
françaises.
Parce que c'est d'ailleurs curieux. Éric Zemmour, Valérie Pécresse, même Emmanuel Macron ne passent leur vie qu'à parler des frontières européennes, dont ils ne sont pas responsables. Et les frontières françaises. Mais quand est-ce qu'on va les contrôler ? Alors,
écoutez, Éric Zemmour et d'autres
aussi parlent du grand remplacement. Est-ce que ça,
c
'est une
théorie que vous
reprenez ? Mais
je ne suis pas là pour
commenter
les autres.
Non, mais est-ce que la
théorie du grand remplacement, c'est quelque chose qui... Je n'aime pas les théories, j'aime la pratique. Alors,
le
grand remplacement,
pour vous, c'est quoi ? Je vais vous dire,
attendez, j'aime la pratique.
Les Français sont
confrontés à un problème majeur,
qui
est qu'il y
a
toujours moins de richesses dans le pays, et toujours plus de
personnes
étrangères qui arrivent.
Mais justement, est-ce que le grand remplacement... On bloque l
'immigration. Après, il y a obligatoirement un remplacement de population qui s'effectue. Est-ce que c'est grand ?
Je
crois qu'il faut bloquer l'immigration, qu'il faut assimiler ceux qui sont là, et qu'il faut régler le problème du développement en Afrique, car tout le monde sait qu'on peut mettre 50 murs si l'Afrique, qui va doubler de population, s'effondre dans les 20 ans qui viennent, on sera submergé.
Voilà un point. Je n'ai pas envie
de répondre sur toutes ces questions. Non,
mais
c'est toujours les mêmes mots, le mur, le remplacement. Ce qu'attendent les Français, je vais vous dire, j'étais hier dans le Maine-et-Loire, avant-hier j'étais dans l'Aisne.
Les gens voudraient pouvoir remplir
leur plein.
Je voudrais pouvoir mettre de l'essence dans
leur voiture, se chauffer, avoir un peu d'argent pour vivre dignement, avoir de l'emploi, ne pas être cambriolé. C'est ça qu'attendent les
Français, et c'est ce que je propose, c'est-à-dire des
mesures concrètes. Hier, dans le Convoi de la Liberté, il y avait aussi tout ça qui remontait. Vous avez vu qu'il y
a
eu 97 interpellations, 513 procès-verbaux dressés. Sur votre compte Twitter, vous vous êtes offusqué du fait des forces de l'ordre qui sont intervenues un peu violemment sur certains manifestants.
Qu'est-ce que vous voulez
dire ? Je vais vous dire pour
moi, hier,
j
'avais envie de pleurer de la situation de mon pays. Je vais vous dire pourquoi. Parce qu'il faut que les Français sachent
qui
avaient une manifestation autorisée à Paris, celle d'Adama Traoré. Adama Traoré, c'est cette femme
qui
insulte les forces de l'ordre, qui crache sur la France et qui défend la mémoire de son frère qui était un trafiquant de drogue. Cette manifestation a été autorisée par Emmanuel Macron à Paris.
Et
au même moment,
des
Français qui brandissaient un drapeau tricolore, qui luttaient pour pouvoir remplir leur plein d'essence, vivre dignement et qui voulaient la liberté dans notre pays, ne pas être obligés de montrer un QR code pour aller manger une glace à la terrasse d'un café, étaient interpellés violemment. Eh bien moi, je vais vous dire,
je
suis indigné de voir que quand on brandit un drapeau français, on est interpellé et quand on crache sur la France, on est félicité par le gouvernement.
Mais qui est responsable de ça ?
Le préfet de police, l'allemand
? Mais Emmanuel Macron. Emmanuel Macron qui n'a cessé de s'attaquer aux gens et qui a besoin de finir son mandat avec des blindés.
Et
moi, je préférais que les blindés et les 7200 policiers qu'il y avait hier à Paris soient dans les cités où il
y
a le trafic de drogue, où nos gamins ne peuvent pas sortir et les filles seules ne peuvent pas sortir en jupe, où il y a de l'insécurité. C'est terrible ce qui s'est passé hier. C'est une inversion des valeurs totales. Mais il fallait maintenir l'ordre dans Paris.
Bien sûr.
Est-ce que je suis un homme de désordre
? Non, c'est pour ça que je vous pose la question, c'est la méthode.
Mais
je me dis,
Francis Tellier, ce quinquennat, ça aura été le désordre injuste. Moi, je suis pour l'ordre juste. Il
n
'y a pas d'ordre dans un pays sans justice. Et quand il y a 12 millions de Français qui ne peuvent pas se chauffer cet hiver, quand vous avez des gens qui gagnent une misère et qui travaillent dur alors que d'autres sont assistés,
il
faut récompenser le travail. C'est tout mon programme. Quand les pensions de retraite ne sont pas indexées depuis des années et que nos retraités ne peuvent plus vivre,
vous
ne croyez
pas
que ça, c'est important ? Dernière petite chose. Mardi, c'était les 60 ans du massacre du métro de Sharon à Paris. Emmanuel Macron a salué la mémoire des victimes.
Il
y avait eu 9 morts des gens qui militaient contre l'Algérie française. Le 19 mars prochain, ça va être important, ça va être en plein dans la campagne présidentielle. Ce sera les 60 ans des accords déviants, c'est-à-dire la fin de la guerre d'Algérie. C'est un sujet toujours sensible. Est-ce que cet anniversaire doit être l'occasion d'un geste entre deux pays, France et Algérie ? Écoutez,
on
n'était pas né au tout juste. C'était le jour de ma naissance peut-être. Est-ce qu'on va préparer la France de demain ?
La
France de demain, il
y
a la Chine, les États-Unis qui
sont en train...
Non,
non, mais
là,
vous excluez la réponse, mais
c
'est important. Je vais vous répondre.
Non, écoutez, j'en ai assez. Parce que c'est sensible. Oui, c'est sensible de quoi
?
Moi,
je
vais vous dire, dans ma circonscription, j'ai des jeunes dont les parents étaient algériens, d'autres qui sont français, ils sont tous français, et j'aimerais qu'on leur assure un avenir. Donc moi, je ne
vais
pas regarder dans le rétroviseur. Je veux dire que chacun doit s'excuser de ce qui s'est passé, qu'on n'oublie pas les Français qui ont été massacrés en Algérie, qu'on n'oublie pas les harkis, qu'on n'oublie pas ce qui s'est passé d
'horrible. Ce que fait
Emmanuel Macron, en fait.
Mais parce que Emmanuel
Macron ravit toujours les
plaies. Non, il dit ça. Il ne
faut
pas oublier les harkis, il ne
faut
pas oublier personne. Mais est-ce qu'on peut se tourner vers l'avenir et assurer la survie du peuple français qui aujourd'hui est menacé dans son existence
et un pays
libre ? La date du 19
mars
1962, c'est les accords déviants à la fin de
la guerre de gérée. Oui, ça a été une tragédie. Non, mais c'est une date que
vous reconnaissez. Mais c
'est une tragédie. Parce que vous savez qu'elle est mise en
cause par certains.
Mais je vais vous dire, j'en ai assez de regarder dans le rétroviseur.
C'est pas la rétroviseur, c'est l'histoire de France. Je veux préparer
où est l'histoire de France. Mais un pays
qui
passe sa vie
dans
la repentance, dans l'excuse et qui ne regarde pas l'avenir est un pays qui va mourir. Et moi, je veux que mes enfants ne soient pas les esclaves des Chinois et des Américains. Merci
Nicolas
Dupont-Aignan d'avoir accepté notre
invitation dans Dimanche
en
Petit.