Nicolas Dupont-Aignan sur BFM BUSINESS 17/02/2022
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 65 %Attaque 25 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:04OuverteRéponse directe
Vous en êtes à vos parrainages ?
- 2:33OuverteRéponse directe
La première mesure si vous arrivez à l'Elysée pour faire réussir la France ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Le premier thème : souveraineté. Vous voulez sortir des traités TAFTA et CETA ?
- 4:02RelanceRéponse directe
Qu'est-ce que vous dites aux entrepreneurs qui font du commerce international si ces accords sont supprimés ?
- 8:18OuverteRéponse directe
On parle salaire et compétitivité. Vous proposez une augmentation des salaires de 8% ?
- 9:28RelanceRéponse directe
Est-ce que ça concerne les charges patronales ou salariales ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:53Invité politiquePromesse
« Je mets fin aux travailleurs détachés dès la première minute. On doit payer les charges sociales françaises, comme les entreprises. »
- 10:14Invité politiqueFait
« C'est un 13e mois. »
- 13:31Invité politiquePromesse
« Augmenter l'amendement d'Utreil à 90%, on passait de 75 à 90. »
- 13:40Invité politiquePromesse
« Exonérer la transmission des 100 premiers hectares des agriculteurs. »
- 13:43Invité politiquePromesse
« Supprimer tout impôt sur les successions pour la résidence principale. »
- 16:12Invité politiquePromesse
« Je veux retrouver un vrai ministère de l'Industrie. »
- 17:44Invité politiquePromesse
« 1 million d'apprentis à la fin du quinquennat. »
- 22:43PrésentateurFait
« Vous dites qu'il faut abandonner toutes les implantations d'éoliennes offshore. »
- 24:19Invité politiquePromesse
« Il faudra en construire une quinzaine. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan58 %
- Présentateur13 %
- Présentateur 212 %
- Invité7 %
- ?6 %
- Invité 24 %
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BFM Business, en partenariat avec le Mouvement des entreprises de France, présente Faire Réussir la France avec Edwige Chevrillon et Nicolas Dose.
Bonsoir à tous, bienvenue dans cette émission événement dans le cadre de l'élection présidentielle. Comment faire réussir la France avec Nicolas Dose. Bonsoir Nicolas. Bonsoir Edwige, bonsoir à tous. Et bien sûr avec le MEDEF qui nous accompagne et qui a donc sélectionné des chefs d'entreprise que Nicolas va vous présenter dans un instant. Alors nous allons passer au crible programme économique de deux candidats à
l
'élection présidentielle, ce soir une demi-heure chacun. Le premier, il est déjà en studio avec nous, c'est Nicolas Dupont-Aignan, le président de Boula France et candidat à l'élection présidentielle. Ensuite ça sera Fabien Roussel, hasard des calendriers, le secrétaire général du parti communiste qui succédera à Nicolas Dupont-Aignan. Bonsoir. Bonsoir. Merci d'être avec nous, merci d
'être
là. Tiens, petite question d'abord, peut-être avant de commencer, Nicolas, vous en êtes tous vos parrainages
? Ça
avance.
Mais encore
? Il m'en manque quelques-uns, très peu, mais il m'en manque encore une vingtaine, il me reste dix jours. Mais j'ai bon espoir si les maires se réveillent.
Ça progresse, vous étiez à 360 au 15 février, donc là ça progresse, il ne
vous en manque une vingtaine.
Oui, mais moi je sais qu'on est à 480, 470, 480, et il m'en manque 30, 20, 30, peut-être 20, peut-être 15, j'avoue que je n'en sais rien et on va voir les derniers arriver. On
va détailler vos propositions dédiées à l'entreprise avec des chefs d'entreprise, souveraineté, salaire, compétitivité, formation, recrutement, transition verte. Nous en débattons avec deux chefs d'entreprise qui sont avec tout ce soir. Bonsoir, Sophie Angster, bonsoir.
Bonsoir.
Vous êtes cofondatrice et directrice générale de Chamberlain, vous avez 15 salariés, vous fabriquez des chaussures sur mesure en Dordogne et vous êtes administratif du Medef Périgord. Et à vos côtés, Hervé Kermarek, bonsoir Hervé Kermarek. Bonsoir. Vous êtes le président de Kermarek Immobilier, 140 salariés, c'est un groupe immobilier installé à Rennes. Vous êtes président du Medef Bretagne et membre du conseil exécutif du Medef Elvige. Et j'en profite pour vous dire que les auditeurs et téléspecteurs ont pu poser des questions. Vous pouvez encore, pour ceux qui nous regardent à la télévision,
vous
pouvez encore avec le QR code. Et puis pour ceux évidemment qui nous écoutent à la radio, sur le site de BFM Business. Et j'en profite pour vous dire, Nicolas Dupont-Aignan, qu'on va vous retrouver pour un live Instagram. Ça sera à 20h. Avant de nous lancer dans les thématiques précises, une question. La première mesure, si jamais vous arrivez à l'Elysée pour faire réussir la France.
La
première mesure,
j
'en ai deux essentielles, c'est d'augmenter les salaires pour récompenser le travail. Mais la première mesure, si on parle entreprise,
c
'est d'inciter à produire en France en divisant par deux l'impôt sur les sociétés. Mais uniquement pour les chefs d'entreprise qui investissent leurs bénéfices sur le sol français. Pas pour les actionnaires,
pas
pour aller investir à l'étranger.
Le
sol français, on va parler souveraineté. Le premier thème qu
'on
aborde ce soir avec vous, Nicolas Dupont-Aignan. J'ai retenu deux, trois éléments concernant la souveraineté dans votre programme. S'il en manque un, vous me corrigerez. La sortie des traités TAFTA, c'est le traité Union Européenne-États-Unis. Et idem pour le CETA, le traité Union Européenne-Canada. Vous voulez renégocier les traités européens. Si ça n'aboutit pas, vous n'excluez pas de quitter l'Union Européenne. Ce qui voudrait dire en même temps sortir de la zone euro. Et vous voulez également sortir de l'espace Schengen. Et également de la directive travailleur détachée. Il y
a
quelque chose qui ne
va
pas ?
Si, quasiment tout. Le début est un peu... Ce que je veux, c'est... Je ne suis pas hostile au
libre-échange. Très, très vite, parce qu'on est là pour... Oui, mais je ne suis pas hostile
au libre-échange. Ah, je n
'ai
pas dit ça. Mais je vous réponds.
Je
suis hostile au libre-échange déloyal. D'accord. Ce
que
j'appelle les traités inégaux. Et j'estime que le CETA et la manière dont sont négociés les traités par la commission de Bruxelles, la France s
'est
fait rouler dans la farine. J'entends. Et je demande une correction. D'accord. Par ailleurs, je mets fin aux travailleurs détachés dès la première minute.
On
doit payer les charges sociales françaises, comme les entreprises.
Hervé Kermarek, sur cette question de la souveraineté.
Oui, parce que la balance commerciale, celle qu'il mesure finalement l'écart entre les importations et les exportations, est déficitaire de 80... Et oui,
c'est une catastrophe.
Et comme vous venez de le dire, vous souhaitez mettre un terme aux accords CETA et TAFTA. Et pour autant, ces accords ont le principe de régir les échanges de marchandises entre les pays. Vous allez donc rendre beaucoup plus complexes les échanges de marchandises. On l'a vu notamment avec le Brexit. Qu'est-ce que vous dites aux entrepreneurs, aux dirigeants d'entreprises de France qui font du commerce international ? Comment vont-ils faire demain si ces accords sont... Je leur dis
simplement que je regarde la mondialisation telle qu'elle se fait. J'ai été à Singapour, j'ai vu la Corée du Sud, je vois le Japon, je vois les Etats-Unis. Ce sont des pays qui sont ouverts au monde,
mais
qui maîtrisent les accords. Ça veut dire qu
'ils
ne se font pas rouler dans la farine, à accepter des tarifs, par exemple, différents. L'accord qui a été signé avec le Vietnam est une catastrophe pour notre pays. Parce qu'on a échangé, en fait, les voitures allemandes contre l'abandon de positions françaises. Je ne remets pas du tout en cause le libre-échange. Je demande qu'on fasse exactement ce que font les pays d'Asie qui réussissent. Ils font quoi les pays d'Asie qui réussissent ? Ils ont une stratégie industrielle. Ils accordent des droits de douane, ils les remontent, ils les descendent, ils négocient. Ce qu'a fait Donald Trump quand il est arrivé, ce qu'a fait d'autres pays. Ce que fait l'Allemagne très bien en douce, très bien.
Ce que nous ne faisons pas, donc je ne suis pas du tout pour s'extraire du libre-échange. Je suis pour supprimer les accords déloyaux. Quand vous voulez investir en Chine, vous devez mettre une usine. Quand on veut investir en France, on ne demande rien.
Et
en Europe. Donc si l'Europe ne comprend pas qu'il faut changer, elle sera rayée de la carte économiquement. Et encore une fois, je ne suis pas du tout pour l'excès. Je crois au contraire à l'incitation du libre-échange. Mais il faut simplement, à un moment, arrêter de laisser passer les trains partout. Mais ce n'est pas l'essentiel. Je pense que beaucoup de notre responsabilité, c'est dans les charges sociales, c'est dans l'impôt sur les sociétés, c'est dans les rigidités qu'il y a pour nos PME. Donc je ne suis pas du tout pour faire croire qu'un protectionnisme sauverait par miracle les entreprises françaises. Pas du tout.
Je pense qu'il faut simplement regarder ce qui se fait ailleurs et ajuster intelligemment.
Et avec Kermarek,
vous
êtes rassuré sur cette question en un mot ?
Oui, pas vraiment. Parce que quand on voit la difficulté que le Royaume-Uni a à nouveau
à
renégocier
des
accords de libre-échange entre les pays, c'est extrêmement compliqué de croire de zéro.
80 milliards de découvertes, de déficit extérieur, c'est une catastrophe pour la France. Notre part de marché qui diminue, un déficit considérable. Si on ne réagit pas, nous serons un pays d'esclaves.
Les
salaires baissent, le pouvoir d'achat a augmenté que de moins de 1,6% dans les dix dernières années par an. On voit bien la misère qu'il y
a
dans notre pays. Si on n
'a
pas une vraie stratégie industrielle, on pourra passer notre vie à parler de relocalisation, mais on n'y arrivera pas.
Nicolas Dupont-Uniang, juste avant de passer à la deuxième thématique, ça passe très vite.
Mais
alors, souveraineté économique au niveau français ou européen ? Parce que vous avez parlé d
'Europe aussi. Mais d'abord français,
parce que je ne connais pas l'Europe, ça n'existe pas. C'est des rapports de force. L'Allemagne s'est très bien
défendre. Et elle empêche autre,
oui.
Non mais, on agit dans le cadre européen, mais on défend nos intérêts, ce que font les autres pays. J'ajoute dernier point, un exemple très précis. L'étiquette pour le lait. On refuse aux producteurs laitiers français de mettre le drapeau français. Et c'est l'actalis qui a attaqué. C'est une honte absolue. Je mettrai fin à ça immédiatement. Si
vous n'y
parvenez pas, on sort de l'Union
Européenne. Non mais on n'a pas besoin de sortir. Arrêtez avec ce dilemme. Très bien.
On
n
'a pas besoin de sortir pour défendre nos intérêts. Le général de Gaulle a fait la politique de la chaise vide pendant six mois. Il a obtenu la PAC. C'est la faiblesse des gouvernements français au sein de l'Union Européenne qui explique la position de la France. Et je refuse justement ce tout l'un ou tout l'autre qui fait qu
'on
ne
fait
rien. On peut faire des choses point par point précis, notamment pour que le consommateur français sache exactement ce qu'il achète. Et ça, on peut le
faire.
On
le fait bien pour
les frigidaires, ou pardon, les réfrigérateurs, pour savoir ce
qu'ils consomment de l
'électricité. Donc on peut très bien savoir la part du Made in France sur tous les produits.
Deuxième thématique très importante, évidemment, parce qu'on voit bien le pouvoir d'achat, c'est la priorité des Français. On va parler salaire et compétitivité. Alors parmi vos propositions, vous en avez beaucoup, mais augmentation des salaires de 8%. Du reste, on aura besoin de quelques précisions jusqu'à pour savoir si c'est des baisses cotisations patronales ou salariales. Vous proposez la division de l'impôt sur les sociétés par deux pour les bénéfices réinvestis en France.
C'est un crédit impôt production, un peu comme le crédit impôt recherche. En fait, ce que je veux... Et la baisse des impôts de production. Voilà. Alors, je vais vous dire, ce que je ne veux plus,
c
'est les baisses de charges pour toutes les entreprises.
Et
qu'après, ça finisse en rachat d'actions ou en investissement en Slovaquie ou en Chine. Et ça, c'est ce qui s'est passé depuis 20 ans. Je veux que les baisses de charges soient fortes pour nos entreprises à une condition, c'est qu'ils réinvestissent sur le sol français. Et
ça veut dire du donnant-donnant.
Et dernier point qui est fondamental, je veux récompenser le travail parce que les salaires sont faibles, trop faibles. Et je le fais non pas en pesant sur les entreprises, bien sûr, parce qu
'elles
ne pourraient pas. Je le fais en baissant les charges salariales sur
le salarié,
c'est-à-dire entre le brut et le net. Le net va remonter plus près du brut.
Mais
question quand même d'Hervé Kermarek, donc
chef d'entreprise.
Je
vous répondais sur les deux points fondamentaux.
Absolument. Et vous allez voir, il va poursuivre aussi cette question.
Oui, parce que la question, en tout cas, vous proposez d'augmenter le salaire de 8% et la contrepartie, entre guillemets, c'est de baisser les charges de 30%. Première question, c
'est
est-ce que ça concerne les charges patronales ou les
charges
salariales ?
C
'est très clair. C'est pas la même. Les charges salariales. Je vais vous donner un chiffre. En 1967,
la
différence entre le brut et le net, c'était 8%.
Quand
vous versiez comme patron 1 600, il y avait 8% de moins pour le salarié. Aujourd'hui, vous savez combien c'est ? 23%. C'est-à-dire que le chef d'entreprise paye quelqu'un et le salarié reçoit 23% de moins. C'est les charges salariales. Je dis que ça ne peut plus durer
et
qu'il faut absolument remonter de 8%. C'est un 13e mois. Ça veut dire des économies. J'ai écrit un livre, Où va le pognon, où je mets les 100 milliards d'économies, notamment sur les fausses cartes vitales, la grande fraude fiscale, où je trouve l'argent pour baisser les charges salariales. Le chef d'entreprise ne voit rien. C
'est entre l'État et le salarié. Dans tous les cas, la baisse de charges de 30% ne viendra pas compenser l'augmentation des salaires. Donc on revient à augmenter dans tous les cas les salaires et donc mécaniquement les prix. Il y
a
de fortes chances quand même. Non,
je remonte le net par rapport au brut. Quand vous avez une feuille de paie, vous la savez, le salarié reçoit sa feuille de paie. On va diminuer les charges
salariales. Dans la mesure où vous augmentez de 8% le salaire fixe, ce n
'est
pas sur le même montant. Vous augmentez 8% sur un salaire fixe, quand vous diminuez les 30% sur des charges, ça correspond
exactement. Ça
correspond au pile poil. Ça revient à plusieurs fois aux
entreprises. Pas du tout. Ça ne recoute rien aux entreprises. Pour vous,
c
'est équivalent. C'est exprès. C'est neutre. C'est totalement neutre. C'est l'État qui paye, on est d'accord. C'est l'État qui paye. Ce n'est pas l'État qui paye, c'est les salariés qui ne payent moins à l'État. Et ça exige
des économies
de 30 milliards.
Oui,
mais le problème, c'est que les milliards magiques de la lutte contre la fraude, ils sont compliqués
à... Quand vous
avez des
millions, j'ai
écrit un livre. C'est bien vu.
Vous avez tout. Il y a eu tous les rapports parlementaires,
inspection
des finances, cours des comptes,
etc.
Il y a tous les chiffres,
il
y
a tout. Le bouquin de Charles
Pratt, on connaît tout ça, mais...
Non, non, mais
Charles Pratt,
c
'exagère. Mais aller chercher les milliards fraudés, c'est compliqué. Mais il faudra le faire.
D
'accord.
Parce qu'il est inacceptable qu'on ait des salaires de misère dans notre pays, et que de l'autre côté, il y
a
des milliards qui soient gaspillés. Et comme on ne peut pas raser gratis, il faut bien prendre quelque part ce qui est gaspillé pour le rendre à ceux qui bossent, qui font des efforts. Et c'est une logique du travail qui paie.
Juste quand même, Nicolas
Dupont-Union,
sur les quelques 40 milliards estimés de fraude sociale en France, en faisant des efforts importants, l'assurance maladie a réussi à en recouvrer un. Oui, on sait pourquoi. On sait pourquoi.
Parce qu'il faut changer toutes les cartes
vitales.
Il y a des millions de cartes vitales en
France qui sont fausses. Et on continue. On a été capable de faire des QR codes pour faire des passes sanitaires. On n'est pas capable de régler le problème des cartes vitales
en France. Il y a eu des
faux passes
sanitaires.
Et des faux numéros d'immatriculation sociaux. Encore un mot là-dessus. Mais c'est très important, si je peux me
permettre, monsieur le chef d
'entreprise,
c
'est que si vous continuez, si on continue à ne pas récompenser les salariés, c'est plus rentable pour eux de ne pas travailler. Et de toute façon, faire l'effort de travailler pour un salaire de misère, ça ne peut pas continuer. Et je regrette d'ailleurs que les chefs d'entreprise ne comprennent pas dans les négociations de branches, que s'ils ne lâchent pas un peu du lait, ça va très mal finir dans le pays.
Question de téléspectateurs.
Et quand on voit les profits, je finis là-dessus, quand on voit les profits de société du CAC 40, les rachats d'actions, les dizaines de milliards qui partent, et que nos concitoyens ne sont pas récompensés du travail, je le dis, il y a urgence à
ce que le patronat français... Comment obliger les entreprises
à négocier ? Il va falloir agir. Et pourtant, vous allez avoir monsieur Fabien Roussel qui ira beaucoup plus fortement que moi. Je dis simplement que si le patronat français continue comme ça, il va avoir de graves difficultés sociales dans le pays.
Question de téléspectateurs, Nicolas Dupont-Aignan. Visagez-vous de modifier la fiscalité sur les successions ?
Elle
est posée par Clément Dorvaux. Elle est posée par de nombreux candidats à
l
'élection présidentielle en tous les cas. Oui, une
mesure très simple. Première mesure sur les chefs d'entreprise, augmenter l'amendement d'Utreil à 90%, on passait de 75 à 90. Exonérer la transmission des 100 premiers hectares des agriculteurs, pour qu'il n
'y
ait pas ce problème de succession de nos agriculteurs, et supprimer tout impôt sur les successions pour la résidence principale.
C
'est-à-dire que j'estime que tous les Français qui sont taxés, taxés, taxés sur le travail doivent pouvoir économiser leur maison, leur appartement, et le donner à leurs enfants sans aucun droit de succession.
Juste, est-ce que ça vous convient ? Oui, non, il faut qu'on avance. Sophie Engster, vous n
'avez
pas encore pris la parole, vous allez la prendre dans un instant. Est-ce que les
propositions de
Nicolas Dupont-Aignan sur les successions ? Et notamment le pacte d'Utreil qui porte sur les transmissions d'entreprises familiales.
Est-ce que ça est un point fondamental dans les transmissions d'entreprises, si on veut que les entreprises françaises
restent tout à fait en France ? Les impôts de production, vous avez un chiffre quand vous dites baisse
?
Non,
j
'ai parlé, moi tout est concentré sur mon crédit d'impôt de production.
Mais
vous dites baisse des impôts de production.
Baisse des impôts de production, mais la baisse des impôts de production, elle serait générale.
C'est
lié à la division de l'IS sur les profits réinvestis,
c'est ce que vous dites. C
'est pas une baisse des impôts de production. Non,
non,
mais très bien.
C'est ciblé sur les entreprises qui font un effort. D'accord,
je voulais comprendre parce que les impôts de production, c'est avant l'IS. Tout
à fait, mais là c'est ciblé
sur les entreprises qui réinvestissent en France. Et il y a une autre mesure que je propose,
c
'est la participation dans l'entreprise, avec une baisse du taux d'IS
d
'un point pour 2% de participation supplémentaire d'actionnariats salariés. L'objectif, c'est de favoriser les entreprises qui ont un comportement vertueux.
Je raye donc baisse des impôts de production dans le programme de Nicolas Dupont. Vous avez raison, beaucoup de programmes, beaucoup de mesures. On passe à la formation recrutement, Edwige. Mise en place d'un contrat de travail universel, peut-être que vous pourrez nous détailler ce qui est un contrat de travail universel pour les jeunes, les chômeurs de longue durée, 1 million d'apprentis à la fin du quinquennat. Et la question vous est posée par Sophie Angster.
Oui, alors moi je vais vous parler de mon entreprise. Tout à
fait.
Donc on fabrique des chaussures en Dordogne.
Et bravo, c'est courageux.
Mais c'est courageux et c'est compliqué en fait, parce que quand on a créé cette entreprise avec mon associé, on imaginait qu'on allait pouvoir recruter de la main d'oeuvre qualifiée pour fabriquer ses chaussures. Et on a découvert qu'il n'y avait plus aucune formation dans la chaussure depuis plus de 15 ans. Donc ça a été extrêmement compliqué. On a été jusqu'à Romand-sur-Isère pour recruter Mohamed qui est d'origine tunisienne et qui a été formé là-bas. Est-ce que vous, vous souhaitez réinvestir dans la formation de ces métiers de main d'oeuvre, de savoir-faire qui sont en train de disparaître, parce que si on ne le fait pas maintenant,
on
ne le fera jamais ?
Alors, c'est toute mon idée, dont vous n'avez pas encore parlé, de plan stratégique et de filière. Je veux retrouver un vrai ministère de l'Industrie. Je veux que filière par filière, comme en Corée du Sud, on se donne des objectifs de relocalisation. Et c'est pourquoi tout mon programme vise à favoriser les entreprises vertueuses.
C
'est-à-dire ceux qui font un effort, on les aide. Et avec des formations professionnelles qualifiantes, secteur par secteur. Le problème de la France, c'est qu'elle a tout abandonné à une sorte d'ultralibéralisme mal pensé, qui fait que chacun fait ce qu'il veut. Je suis désolé. Il faut orienter les contributions de l'État, qui sont importantes vers les entreprises françaises, et il y a eu beaucoup de baisses de charges, vers ceux uniquement, comme madame, qui font l'effort de produire en France. J'ai vu une entreprise hier, je ne
vous
le dirai pas laquelle. Vous savez ce qu'on leur demande de faire aux salariés, aux ingénieurs qui font les achats, une grande entreprise française du CAC 40 ? On leur demande de désourcer les fournisseurs. L'objectif,
c
'est de désourcer.
C'est ça l'objectif.
Et on va faire des baisses de charges pour des entreprises qui désourcent, c'est-à-dire qui font partir leurs fournisseurs à l'étranger. Tu ne délocalises pas, alors on te raye, on prendra quelqu'un plus loin. Voilà le comportement aujourd'hui des grandes entreprises françaises. Et j'aimerais que le Medef, à un moment, dise stop à ça. Et même le ministre, M. Le Maire, a reproché aux grandes entreprises françaises de continuer cela. Alors, on ne peut pas non plus demander aux grandes entreprises françaises de ne pas le faire. si les charges en France sont trop élevées.
D'où l'idée, dans mon programme, d'avoir une action très ponctuelle, à la fois sur la baisse de charges pour ceux qui réinvestissent, sur les formations 1 million d'apprentis, mais en reprenant en main la formation professionnelle
par
des filières stratégiques. Et bien sûr, la question de l'information du consommateur, ça paraît anecdotique, mais la question de l'étiquette avec la part du produit en France, que vous pouvez avoir avec vos comptabilités analytiques, permettrait aux consommateurs, quand ils achètent un produit dans une grande surface, ou ailleurs, de regarder, fabriquer 62% de produits français, 42%. Et je remarque que ce sont les Toyota fabriqués à Valenciennes qui sont les plus françaises des voitures vendues.
Oui, absolument.
Vous
n'hésitez pas à réagir,
y compris Hervé, à ce que vous entendez, bien sûr. Deuxième question prévue par Sophie Angster sur justement ce fameux million d'apprentis sur l'ensemble du quinquennat.
Oui, en fait, vous souhaitez arriver à 1 million dans 5 ans, on en a déjà 700 000,
et
la plupart des entreprises préconisent plutôt d'en avoir 2 millions. Est-ce que vous ne pensez pas que c'est un peu léger ?
Parce que je pense que j'ai essayé de faire des promesses dans mon projet qui tiennent la route. Et je pense que promettre 2 millions, ce n
'est
pas tenable. Dans
5
ans.
Je
pense que ce n
'est
pas tenable. Le gouvernement a fait une bonne action. S'il y a un domaine où il a bien agi, et moi je ne vais pas dire que c'est mauvais parce que je suis contre d'autres dans l'opposition, c'est sur l'apprentissage. Il faut continuer. Mais pour que l'apprentissage soit utile, il faut, je pense, revoir le système scolaire. Et peut-être le plus important de toutes les réformes, c'est la formation à l'école.
C
'est le problème de la baisse de niveau de l'école quand même entre nous. Et ensuite, avoir une formation professionnelle ouverte à partir de la quatrième pour que les enfants qui ont d'autres modes d'évolution puissent trouver des perspectives d'emploi, de formation professionnelle. Et puis c'est aussi ma théorie de la deuxième chance.
Je
pense que dans la vie, nous sommes dans un système français où on ne donne qu'une chance aux enfants.
Et
j'aimerais tant qu'il y ait des voies parallèles avec une carte sécurité professionnelle, c'est-à-dire que ceux qui quittent l'école très tôt auraient un crédit
et
qu'ils pourraient utiliser ce crédit 5 ans, 10 ans après, par exemple, pour réapprendre un métier dans une organisation de formation professionnelle de la chaussure, s'il y
a
des besoins. Je suis convaincu que ce n
'est
pas toujours une question d'argent, c'est aussi une question d'avoir une nouvelle chance dans la vie.
Ce
n'est
pas toujours une question d'argent. Est-ce que vous maintenez malgré tout les incitations financières pour prendre des apprentis de plus ou moins de
vie ?
Bien sûr, il faut les maintenir.
Oui, il y a malgré tout un
effet d'aubaine.
Oui, mais écoutez,
attention,
le mot
effet d'aubaine ne me gêne pas. Moi, je veux créer un effet d'aubaine pour l'entreprise qui investit en France. Et je veux punir les entreprises qui investissent à l'étranger.
Ce n'est quand même pas une punition d'investir à l'étranger. Je veux les punir.
La
façon dont vous le dites, Nicolas,
on arrive. Vous
avez vu la part de l'industrie dans notre PIB ? Vous avez vu où on en est ? On est à moins de 10% ?
C'est quand même le résultat d'une politique. Heureusement que nos entreprises investissent à l'étranger parce qu'il y
a
la balance commerciale, mais il y a la balance des paiements
courants qui est nettement
moins, nettement moins
déficitée. Si elles n'investissent pas à l'étranger... En attendant, ça fait
20 ans qu'on entend le même discours qu'aboutit à un désastre industriel. Donc moi, j'en ai assez que les baisses de charges. Ah, il y
a
des entreprises qui vont investir des emplois à
l
'étranger alors qu'il
y a
des gens chez nous qui méritent d'être aidés. Et le pays va finir dans la rue en explosion sociale. Donc je crois que l'objectif, ce n
'est
pas de dire « il faut, il faut », c'est de donner les moyens aux chefs d'entreprise, parce que j'en connais beaucoup, des PME qui se donnent un mal de chien pour investir en France et qui ne sont jamais récompensés. Et j'estime qu'on fait des baisses de charges pour ceux qui vont investir
à l'étranger. De
manière très opérationnelle, trier les entreprises 100% françaises et celles qui ont une activité. On n'en est pas là.
Le problème, c'est que pour
appliquer une mesure comme celle-ci, il faut quand même réussir à un moment à faire un tri opérationnel entre les entreprises.
C'est très
simple.
Ceux qui investissent
sur le territoire français,
vous
savez, quand vous construisez une usine,
si
vous la construisez en France ou en Allemagne,
Il y aura des situations simples, mais il y aura
des situations plus compliquées.
Vous voulez réagir, peut
-être, Sophie ou Hervé,
à ce moment-là, d'entendre ? Il faut arrêter ce qui se fait
depuis 20 ans avec un désastre économique. L'Italie investit dans l'industrie, l'Allemagne, et nous,
on
est en dessous de 10%. Comment on va développer le pays si on n
'a
pas d'industrie ? C
'est une longue histoire.
C
'est une longue histoire tragique.
Avant d'évoquer la transition écologique, peut-être une réaction de l'un de vous deux ?
Non, simplement, il faut éviter d'avoir des mesures qui ne vont cibler qu'une partie des entreprises. Comme vous le dites, le territoire français est composé principalement d'entreprises de petites entreprises, ou de PME, ou quelques ETI, pas suffisamment. Vous avez raison.
Pour qu
'on arrive à réindustrialiser la France.
Et
en allant prendre des mesures qui s'adressent à quelques entreprises, celles que vous appelez peut-être, celles du CAC 40, qui ne représentent que 5%, sans deux dans le volume, mais mesures s'adressent à toutes les autres. Il faut éviter d'avoir des dommages collatéraux sur les autres entreprises.
Mais
éviter d'avoir des mesures de rétorsion aussi des
autres pays. Il n
'y
a aucune mesure de rétorsion à favoriser
les
entrepreneurs qui aiment la France et qui veulent créer des usines en France. Enfin, je veux dire, c
'est le monde à l'envers.
C'est ce que font tous
les pays du monde.
J'ai une question, on a beaucoup parlé.
On a trois
minutes, Elvige. J'ai une question sur la transition écologique, la quatrième partie qui est quand même très très importante. Vous dites qu'il faut abandonner toutes les implantations d'éoliennes offshore comme offshore. On sent qu'il y a un mouvement chez les Français qui vont dans ce sens-là. Maintenir le nucléaire à 70% reprend l'exploitation des terres rares. Une question de Sophie Aix-Serve, justement, elle suit sur le mix énergétique.
Oui,
tout à fait. Moi, j'ai la chance d'avoir un atelier qui est 100% équipé de panneaux photovoltaïques.
On
est complètement indépendant en énergie. Ce n
'est
évidemment pas le cas de tout le monde. Ma question aujourd'hui, c'est par rapport aux éoliennes. J'ai vu que vous souhaitiez supprimer toutes nouvelles implantations et maintenir un mix énergétique de 70% de nucléaire.
Même plus.
Quelles
vont être les autres sources d'énergie, du coup, si on arrête l'éolien ?
Mais l'éolien est une absurdité et une rente de situation financière,
mais
une absurdité puisqu'elle oblige à avoir un complément de gaz et de charbon. Donc l'éolien n'est pas adapté à la structure nucléaire de la production d'électricité. Elle va dans des pays qui n'ont pas de nucléaire. Voilà pourquoi je veux absolument arrêter le gaspillage de milliards d'euros dans l'éolien et le mettre sur l'isolation thermique des bâtiments. Je ne suis pas hostile au solaire, mais dans des proportions réduites parce que l'enjeu, c'est d'assumer un bas prix d'électricité par une production nucléaire renouvelée. Et on s'aperçoit que tous les pays qui ont le mirage de l'éolien finissent au charbon qui pollue l'électricité allemande et met six fois plus de gaz à effet de serre.
La Polonaise, dix fois plus. Et on voit la catastrophe pour nos entreprises d'avoir l'augmentation de
l
'électricité, du prix d'électricité. Donc quand
on a un modèle qui marche...
Vous construisez combien d'EPR ?
Il faudra en construire une quinzaine, c'est évident.
Mais
vous
êtes d'accord que ce n
'est
pas avant 2030, demain est 50
? Il faudrait déjà
éviter de fermer celui qui existe.
Et
Fessenheim, on pouvait
encore... C'est d'abord qui démarre
l'EPR.
Mais attendez,
Fessenheim, les travaux ont commencé de démantèlement là en mars. Donc c'est quand même dommage d'avoir un président qui nous dit je vais rouvrir des EPR alors qu'il en ferme un qui marchait très bien. C'est complètement aberrant. Mais de grâce, la France est un pays qui est exemplaire en matière énergétique et de gaz à effet de serre. Nous produisons 0,9% du gaz à effet de serre mondial. On culpabilise les Français. A chaque fois qu'on achète un produit allemand et un produit chinois, on pollue la planète. Quand on achète un produit français, on ne pollue pas la planète.
Et si j'étais président, il y aurait des grandes campagnes de publicité en disant achetez français, vous protégez la planète.
Là,
au moins, vous vous retrouvez avec beaucoup de candidats à l'élection présidentielle. Merci beaucoup,
Nicolas Dupont
-Aignan. Évidemment, il y a plein d'autres questions à poser. Et
puis il y a plein d
'autres mesures sur Internet.
Il y a plein d'autres, absolument. Le chiffrage de
votre
projet. Le projet
est chiffré, ce qui est assez rare chez les hommes politiques. Et on peut vous retrouver sur un live Instagram à partir de 20 heures avec Pierre Kupferman,
qui vous
interrogera.
Moi, je rêve qu'il
y
ait le retour de la production de chaussures dans notre pays.
Oui, notamment en Dordogne. Habituellement, c'est plus écouté de romans. Un autre
point,
il faut aussi des aides qui incitent dans les territoires ruraux et les territoires qui sont, et que tout n'aille pas dans les métropoles.
Nicolas Dupont-Aignan