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InterviewNicolas Dupont-Aignan (sur YouTube)· 18 février 2022 26 minContradictoireFond programmatiqueÉconomie & entreprisesTravail & emploiEnvironnement & énergieInstitutions & élections

Nicolas Dupont-Aignan sur BFM BUSINESS 17/02/2022

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 65 %Attaque 25 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:04OuverteRéponse directe

    Vous en êtes à vos parrainages ?

  • 2:33OuverteRéponse directe

    La première mesure si vous arrivez à l'Elysée pour faire réussir la France ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Le premier thème : souveraineté. Vous voulez sortir des traités TAFTA et CETA ?

  • 4:02RelanceRéponse directe

    Qu'est-ce que vous dites aux entrepreneurs qui font du commerce international si ces accords sont supprimés ?

  • 8:18OuverteRéponse directe

    On parle salaire et compétitivité. Vous proposez une augmentation des salaires de 8% ?

  • 9:28RelanceRéponse directe

    Est-ce que ça concerne les charges patronales ou salariales ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:53Invité politiquePromesse
    « Je mets fin aux travailleurs détachés dès la première minute. On doit payer les charges sociales françaises, comme les entreprises. »
  • 10:14Invité politiqueFait
    « C'est un 13e mois. »
  • 13:31Invité politiquePromesse
    « Augmenter l'amendement d'Utreil à 90%, on passait de 75 à 90. »
  • 13:40Invité politiquePromesse
    « Exonérer la transmission des 100 premiers hectares des agriculteurs. »
  • 13:43Invité politiquePromesse
    « Supprimer tout impôt sur les successions pour la résidence principale. »
  • 16:12Invité politiquePromesse
    « Je veux retrouver un vrai ministère de l'Industrie. »
  • 17:44Invité politiquePromesse
    « 1 million d'apprentis à la fin du quinquennat. »
  • 22:43PrésentateurFait
    « Vous dites qu'il faut abandonner toutes les implantations d'éoliennes offshore. »
  • 24:19Invité politiquePromesse
    « Il faudra en construire une quinzaine. »

Temps de parole

  • Nicolas Dupont-Aignan58 %
  • Présentateur13 %
  • Présentateur 212 %
  • Invité7 %
  • ?6 %
  • Invité 24 %

≈ 32,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:06
Locuteur non identifié

BFM Business, en partenariat avec le Mouvement des entreprises de France, présente Faire Réussir la France avec Edwige Chevrillon et Nicolas Dose.

0:16
Présentateur

Bonsoir à tous, bienvenue dans cette émission événement dans le cadre de l'élection présidentielle. Comment faire réussir la France avec Nicolas Dose. Bonsoir Nicolas. Bonsoir Edwige, bonsoir à tous. Et bien sûr avec le MEDEF qui nous accompagne et qui a donc sélectionné des chefs d'entreprise que Nicolas va vous présenter dans un instant. Alors nous allons passer au crible programme économique de deux candidats à

0:40
Locuteur

l

0:40
Présentateur

'élection présidentielle, ce soir une demi-heure chacun. Le premier, il est déjà en studio avec nous, c'est Nicolas Dupont-Aignan, le président de Boula France et candidat à l'élection présidentielle. Ensuite ça sera Fabien Roussel, hasard des calendriers, le secrétaire général du parti communiste qui succédera à Nicolas Dupont-Aignan. Bonsoir. Bonsoir. Merci d'être avec nous, merci d

1:03
Locuteur

'être

1:03
Présentateur

là. Tiens, petite question d'abord, peut-être avant de commencer, Nicolas, vous en êtes tous vos parrainages

1:08
Locuteur

? Ça

1:09
Nicolas Dupont-Aignan

avance.

1:10
Locuteur

Mais encore

1:11
Nicolas Dupont-Aignan

? Il m'en manque quelques-uns, très peu, mais il m'en manque encore une vingtaine, il me reste dix jours. Mais j'ai bon espoir si les maires se réveillent.

1:18
Présentateur

Ça progresse, vous étiez à 360 au 15 février, donc là ça progresse, il ne

1:21
Locuteur

vous en manque une vingtaine.

1:22
Nicolas Dupont-Aignan

Oui, mais moi je sais qu'on est à 480, 470, 480, et il m'en manque 30, 20, 30, peut-être 20, peut-être 15, j'avoue que je n'en sais rien et on va voir les derniers arriver. On

1:32
Présentateur

va détailler vos propositions dédiées à l'entreprise avec des chefs d'entreprise, souveraineté, salaire, compétitivité, formation, recrutement, transition verte. Nous en débattons avec deux chefs d'entreprise qui sont avec tout ce soir. Bonsoir, Sophie Angster, bonsoir.

1:45
Invité

Bonsoir.

1:45
Présentateur

Vous êtes cofondatrice et directrice générale de Chamberlain, vous avez 15 salariés, vous fabriquez des chaussures sur mesure en Dordogne et vous êtes administratif du Medef Périgord. Et à vos côtés, Hervé Kermarek, bonsoir Hervé Kermarek. Bonsoir. Vous êtes le président de Kermarek Immobilier, 140 salariés, c'est un groupe immobilier installé à Rennes. Vous êtes président du Medef Bretagne et membre du conseil exécutif du Medef Elvige. Et j'en profite pour vous dire que les auditeurs et téléspecteurs ont pu poser des questions. Vous pouvez encore, pour ceux qui nous regardent à la télévision,

2:17
Locuteur

vous

2:17
Présentateur

pouvez encore avec le QR code. Et puis pour ceux évidemment qui nous écoutent à la radio, sur le site de BFM Business. Et j'en profite pour vous dire, Nicolas Dupont-Aignan, qu'on va vous retrouver pour un live Instagram. Ça sera à 20h. Avant de nous lancer dans les thématiques précises, une question. La première mesure, si jamais vous arrivez à l'Elysée pour faire réussir la France.

2:37
Locuteur

La

2:38
Nicolas Dupont-Aignan

première mesure,

2:40
Locuteur

j

2:41
Nicolas Dupont-Aignan

'en ai deux essentielles, c'est d'augmenter les salaires pour récompenser le travail. Mais la première mesure, si on parle entreprise,

2:46
Locuteur

c

2:47
Nicolas Dupont-Aignan

'est d'inciter à produire en France en divisant par deux l'impôt sur les sociétés. Mais uniquement pour les chefs d'entreprise qui investissent leurs bénéfices sur le sol français. Pas pour les actionnaires,

2:57
Locuteur

pas

2:58
Nicolas Dupont-Aignan

pour aller investir à l'étranger.

2:59
Locuteur

Le

3:00
Présentateur

sol français, on va parler souveraineté. Le premier thème qu

3:02
Locuteur

'on

3:02
Présentateur

aborde ce soir avec vous, Nicolas Dupont-Aignan. J'ai retenu deux, trois éléments concernant la souveraineté dans votre programme. S'il en manque un, vous me corrigerez. La sortie des traités TAFTA, c'est le traité Union Européenne-États-Unis. Et idem pour le CETA, le traité Union Européenne-Canada. Vous voulez renégocier les traités européens. Si ça n'aboutit pas, vous n'excluez pas de quitter l'Union Européenne. Ce qui voudrait dire en même temps sortir de la zone euro. Et vous voulez également sortir de l'espace Schengen. Et également de la directive travailleur détachée. Il y

3:29
Locuteur

a

3:29
Présentateur

quelque chose qui ne

3:30
Locuteur

va

3:30
Présentateur

pas ?

3:30
Nicolas Dupont-Aignan

Si, quasiment tout. Le début est un peu... Ce que je veux, c'est... Je ne suis pas hostile au

3:34
Locuteur

libre-échange. Très, très vite, parce qu'on est là pour... Oui, mais je ne suis pas hostile

3:36
Nicolas Dupont-Aignan

au libre-échange. Ah, je n

3:37
Locuteur

'ai

3:37
Nicolas Dupont-Aignan

pas dit ça. Mais je vous réponds.

3:39
Locuteur

Je

3:39
Nicolas Dupont-Aignan

suis hostile au libre-échange déloyal. D'accord. Ce

3:41
Locuteur

que

3:41
Nicolas Dupont-Aignan

j'appelle les traités inégaux. Et j'estime que le CETA et la manière dont sont négociés les traités par la commission de Bruxelles, la France s

3:49
Locuteur

'est

3:49
Nicolas Dupont-Aignan

fait rouler dans la farine. J'entends. Et je demande une correction. D'accord. Par ailleurs, je mets fin aux travailleurs détachés dès la première minute.

3:59
Locuteur

On

3:59
Nicolas Dupont-Aignan

doit payer les charges sociales françaises, comme les entreprises.

4:02
Présentateur

Hervé Kermarek, sur cette question de la souveraineté.

4:04
Invité

Oui, parce que la balance commerciale, celle qu'il mesure finalement l'écart entre les importations et les exportations, est déficitaire de 80... Et oui,

4:11
Locuteur

c'est une catastrophe.

4:12
Invité

Et comme vous venez de le dire, vous souhaitez mettre un terme aux accords CETA et TAFTA. Et pour autant, ces accords ont le principe de régir les échanges de marchandises entre les pays. Vous allez donc rendre beaucoup plus complexes les échanges de marchandises. On l'a vu notamment avec le Brexit. Qu'est-ce que vous dites aux entrepreneurs, aux dirigeants d'entreprises de France qui font du commerce international ? Comment vont-ils faire demain si ces accords sont... Je leur dis

4:36
Nicolas Dupont-Aignan

simplement que je regarde la mondialisation telle qu'elle se fait. J'ai été à Singapour, j'ai vu la Corée du Sud, je vois le Japon, je vois les Etats-Unis. Ce sont des pays qui sont ouverts au monde,

4:49
Locuteur

mais

4:49
Nicolas Dupont-Aignan

qui maîtrisent les accords. Ça veut dire qu

4:52
Locuteur

'ils

4:52
Nicolas Dupont-Aignan

ne se font pas rouler dans la farine, à accepter des tarifs, par exemple, différents. L'accord qui a été signé avec le Vietnam est une catastrophe pour notre pays. Parce qu'on a échangé, en fait, les voitures allemandes contre l'abandon de positions françaises. Je ne remets pas du tout en cause le libre-échange. Je demande qu'on fasse exactement ce que font les pays d'Asie qui réussissent. Ils font quoi les pays d'Asie qui réussissent ? Ils ont une stratégie industrielle. Ils accordent des droits de douane, ils les remontent, ils les descendent, ils négocient. Ce qu'a fait Donald Trump quand il est arrivé, ce qu'a fait d'autres pays. Ce que fait l'Allemagne très bien en douce, très bien.

Ce que nous ne faisons pas, donc je ne suis pas du tout pour s'extraire du libre-échange. Je suis pour supprimer les accords déloyaux. Quand vous voulez investir en Chine, vous devez mettre une usine. Quand on veut investir en France, on ne demande rien.

5:41
Locuteur

Et

5:42
Nicolas Dupont-Aignan

en Europe. Donc si l'Europe ne comprend pas qu'il faut changer, elle sera rayée de la carte économiquement. Et encore une fois, je ne suis pas du tout pour l'excès. Je crois au contraire à l'incitation du libre-échange. Mais il faut simplement, à un moment, arrêter de laisser passer les trains partout. Mais ce n'est pas l'essentiel. Je pense que beaucoup de notre responsabilité, c'est dans les charges sociales, c'est dans l'impôt sur les sociétés, c'est dans les rigidités qu'il y a pour nos PME. Donc je ne suis pas du tout pour faire croire qu'un protectionnisme sauverait par miracle les entreprises françaises. Pas du tout.

Je pense qu'il faut simplement regarder ce qui se fait ailleurs et ajuster intelligemment.

6:19
Présentateur

Et avec Kermarek,

6:20
Locuteur

vous

6:20
Présentateur

êtes rassuré sur cette question en un mot ?

6:23
Invité

Oui, pas vraiment. Parce que quand on voit la difficulté que le Royaume-Uni a à nouveau

6:26
Locuteur

à

6:26
Invité

renégocier

6:28
Locuteur

des

6:28
Invité

accords de libre-échange entre les pays, c'est extrêmement compliqué de croire de zéro.

6:33
Nicolas Dupont-Aignan

80 milliards de découvertes, de déficit extérieur, c'est une catastrophe pour la France. Notre part de marché qui diminue, un déficit considérable. Si on ne réagit pas, nous serons un pays d'esclaves.

6:45
Locuteur

Les

6:45
Nicolas Dupont-Aignan

salaires baissent, le pouvoir d'achat a augmenté que de moins de 1,6% dans les dix dernières années par an. On voit bien la misère qu'il y

6:55
Locuteur

a

6:55
Nicolas Dupont-Aignan

dans notre pays. Si on n

6:56
Locuteur

'a

6:56
Nicolas Dupont-Aignan

pas une vraie stratégie industrielle, on pourra passer notre vie à parler de relocalisation, mais on n'y arrivera pas.

7:02
Présentateur

Nicolas Dupont-Uniang, juste avant de passer à la deuxième thématique, ça passe très vite.

7:05
Locuteur

Mais

7:05
Présentateur

alors, souveraineté économique au niveau français ou européen ? Parce que vous avez parlé d

7:09
Locuteur

'Europe aussi. Mais d'abord français,

7:11
Nicolas Dupont-Aignan

parce que je ne connais pas l'Europe, ça n'existe pas. C'est des rapports de force. L'Allemagne s'est très bien

7:16
Locuteur

défendre. Et elle empêche autre,

7:17
Présentateur

oui.

7:17
Nicolas Dupont-Aignan

Non mais, on agit dans le cadre européen, mais on défend nos intérêts, ce que font les autres pays. J'ajoute dernier point, un exemple très précis. L'étiquette pour le lait. On refuse aux producteurs laitiers français de mettre le drapeau français. Et c'est l'actalis qui a attaqué. C'est une honte absolue. Je mettrai fin à ça immédiatement. Si

7:35
Locuteur

vous n'y

7:36
Présentateur

parvenez pas, on sort de l'Union

7:37
Locuteur

Européenne. Non mais on n'a pas besoin de sortir. Arrêtez avec ce dilemme. Très bien.

7:41
Nicolas Dupont-Aignan

On

7:41
Locuteur

n

7:41
Nicolas Dupont-Aignan

'a pas besoin de sortir pour défendre nos intérêts. Le général de Gaulle a fait la politique de la chaise vide pendant six mois. Il a obtenu la PAC. C'est la faiblesse des gouvernements français au sein de l'Union Européenne qui explique la position de la France. Et je refuse justement ce tout l'un ou tout l'autre qui fait qu

7:55
Locuteur

'on

7:55
Nicolas Dupont-Aignan

ne

7:55
Locuteur

fait

7:55
Nicolas Dupont-Aignan

rien. On peut faire des choses point par point précis, notamment pour que le consommateur français sache exactement ce qu'il achète. Et ça, on peut le

8:04
Locuteur

faire.

8:04
Nicolas Dupont-Aignan

On

8:04
Locuteur

le fait bien pour

8:04
Nicolas Dupont-Aignan

les frigidaires, ou pardon, les réfrigérateurs, pour savoir ce

8:08
Locuteur

qu'ils consomment de l

8:09
Nicolas Dupont-Aignan

'électricité. Donc on peut très bien savoir la part du Made in France sur tous les produits.

8:12
Présentateur

Deuxième thématique très importante, évidemment, parce qu'on voit bien le pouvoir d'achat, c'est la priorité des Français. On va parler salaire et compétitivité. Alors parmi vos propositions, vous en avez beaucoup, mais augmentation des salaires de 8%. Du reste, on aura besoin de quelques précisions jusqu'à pour savoir si c'est des baisses cotisations patronales ou salariales. Vous proposez la division de l'impôt sur les sociétés par deux pour les bénéfices réinvestis en France.

8:37
Nicolas Dupont-Aignan

C'est un crédit impôt production, un peu comme le crédit impôt recherche. En fait, ce que je veux... Et la baisse des impôts de production. Voilà. Alors, je vais vous dire, ce que je ne veux plus,

8:45
Locuteur

c

8:45
Nicolas Dupont-Aignan

'est les baisses de charges pour toutes les entreprises.

8:48
Locuteur

Et

8:48
Nicolas Dupont-Aignan

qu'après, ça finisse en rachat d'actions ou en investissement en Slovaquie ou en Chine. Et ça, c'est ce qui s'est passé depuis 20 ans. Je veux que les baisses de charges soient fortes pour nos entreprises à une condition, c'est qu'ils réinvestissent sur le sol français. Et

9:03
Locuteur

ça veut dire du donnant-donnant.

9:04
Nicolas Dupont-Aignan

Et dernier point qui est fondamental, je veux récompenser le travail parce que les salaires sont faibles, trop faibles. Et je le fais non pas en pesant sur les entreprises, bien sûr, parce qu

9:15
Locuteur

'elles

9:15
Nicolas Dupont-Aignan

ne pourraient pas. Je le fais en baissant les charges salariales sur

9:19
Locuteur

le salarié,

9:20
Nicolas Dupont-Aignan

c'est-à-dire entre le brut et le net. Le net va remonter plus près du brut.

9:24
Locuteur

Mais

9:25
Présentateur

question quand même d'Hervé Kermarek, donc

9:27
Nicolas Dupont-Aignan

chef d'entreprise.

9:28
Locuteur

Je

9:28
Nicolas Dupont-Aignan

vous répondais sur les deux points fondamentaux.

9:29
Présentateur

Absolument. Et vous allez voir, il va poursuivre aussi cette question.

9:32
Invité

Oui, parce que la question, en tout cas, vous proposez d'augmenter le salaire de 8% et la contrepartie, entre guillemets, c'est de baisser les charges de 30%. Première question, c

9:40
Locuteur

'est

9:40
Invité

est-ce que ça concerne les charges patronales ou les

9:42
Locuteur

charges

9:42
Nicolas Dupont-Aignan

salariales ?

9:43
Locuteur

C

9:43
Nicolas Dupont-Aignan

'est très clair. C'est pas la même. Les charges salariales. Je vais vous donner un chiffre. En 1967,

9:48
Locuteur

la

9:49
Nicolas Dupont-Aignan

différence entre le brut et le net, c'était 8%.

9:52
Locuteur

Quand

9:53
Nicolas Dupont-Aignan

vous versiez comme patron 1 600, il y avait 8% de moins pour le salarié. Aujourd'hui, vous savez combien c'est ? 23%. C'est-à-dire que le chef d'entreprise paye quelqu'un et le salarié reçoit 23% de moins. C'est les charges salariales. Je dis que ça ne peut plus durer

10:10
Locuteur

et

10:11
Nicolas Dupont-Aignan

qu'il faut absolument remonter de 8%. C'est un 13e mois. Ça veut dire des économies. J'ai écrit un livre, Où va le pognon, où je mets les 100 milliards d'économies, notamment sur les fausses cartes vitales, la grande fraude fiscale, où je trouve l'argent pour baisser les charges salariales. Le chef d'entreprise ne voit rien. C

10:30
Invité

'est entre l'État et le salarié. Dans tous les cas, la baisse de charges de 30% ne viendra pas compenser l'augmentation des salaires. Donc on revient à augmenter dans tous les cas les salaires et donc mécaniquement les prix. Il y

10:42
Locuteur

a

10:42
Invité

de fortes chances quand même. Non,

10:44
Nicolas Dupont-Aignan

je remonte le net par rapport au brut. Quand vous avez une feuille de paie, vous la savez, le salarié reçoit sa feuille de paie. On va diminuer les charges

10:53
Invité

salariales. Dans la mesure où vous augmentez de 8% le salaire fixe, ce n

10:57
Locuteur

'est

10:57
Invité

pas sur le même montant. Vous augmentez 8% sur un salaire fixe, quand vous diminuez les 30% sur des charges, ça correspond

11:02
Nicolas Dupont-Aignan

exactement. Ça

11:05
Locuteur

correspond au pile poil. Ça revient à plusieurs fois aux

11:07
Nicolas Dupont-Aignan

entreprises. Pas du tout. Ça ne recoute rien aux entreprises. Pour vous,

11:11
Locuteur

c

11:11
Nicolas Dupont-Aignan

'est équivalent. C'est exprès. C'est neutre. C'est totalement neutre. C'est l'État qui paye, on est d'accord. C'est l'État qui paye. Ce n'est pas l'État qui paye, c'est les salariés qui ne payent moins à l'État. Et ça exige

11:20
Locuteur

des économies

11:20
Présentateur

de 30 milliards.

11:23
Locuteur

Oui,

11:24
Présentateur

mais le problème, c'est que les milliards magiques de la lutte contre la fraude, ils sont compliqués

11:28
Locuteur

à... Quand vous

11:28
Présentateur

avez des

11:29
Nicolas Dupont-Aignan

millions, j'ai

11:29
Locuteur

écrit un livre. C'est bien vu.

11:31
Nicolas Dupont-Aignan

Vous avez tout. Il y a eu tous les rapports parlementaires,

11:33
Présentateur

inspection

11:34
Locuteur

des finances, cours des comptes,

11:36
Présentateur

etc.

11:36
Nicolas Dupont-Aignan

Il y a tous les chiffres,

11:37
Locuteur

il

11:37
Nicolas Dupont-Aignan

y

11:37
Locuteur

a tout. Le bouquin de Charles

11:38
Présentateur

Pratt, on connaît tout ça, mais...

11:39
Locuteur

Non, non, mais

11:39
Présentateur

Charles Pratt,

11:40
Locuteur

c

11:40
Présentateur

'exagère. Mais aller chercher les milliards fraudés, c'est compliqué. Mais il faudra le faire.

11:44
Nicolas Dupont-Aignan

D

11:44
Présentateur

'accord.

11:44
Nicolas Dupont-Aignan

Parce qu'il est inacceptable qu'on ait des salaires de misère dans notre pays, et que de l'autre côté, il y

11:49
Locuteur

a

11:49
Nicolas Dupont-Aignan

des milliards qui soient gaspillés. Et comme on ne peut pas raser gratis, il faut bien prendre quelque part ce qui est gaspillé pour le rendre à ceux qui bossent, qui font des efforts. Et c'est une logique du travail qui paie.

12:00
Présentateur

Juste quand même, Nicolas

12:02
Locuteur

Dupont-Union,

12:02
Présentateur

sur les quelques 40 milliards estimés de fraude sociale en France, en faisant des efforts importants, l'assurance maladie a réussi à en recouvrer un. Oui, on sait pourquoi. On sait pourquoi.

12:11
Locuteur

Parce qu'il faut changer toutes les cartes

12:13
Nicolas Dupont-Aignan

vitales.

12:13
Locuteur

Il y a des millions de cartes vitales en

12:15
Nicolas Dupont-Aignan

France qui sont fausses. Et on continue. On a été capable de faire des QR codes pour faire des passes sanitaires. On n'est pas capable de régler le problème des cartes vitales

12:24
Locuteur

en France. Il y a eu des

12:24
Nicolas Dupont-Aignan

faux passes

12:24
Locuteur

sanitaires.

12:24
Nicolas Dupont-Aignan

Et des faux numéros d'immatriculation sociaux. Encore un mot là-dessus. Mais c'est très important, si je peux me

12:30
Locuteur

permettre, monsieur le chef d

12:31
Nicolas Dupont-Aignan

'entreprise,

12:32
Locuteur

c

12:32
Nicolas Dupont-Aignan

'est que si vous continuez, si on continue à ne pas récompenser les salariés, c'est plus rentable pour eux de ne pas travailler. Et de toute façon, faire l'effort de travailler pour un salaire de misère, ça ne peut pas continuer. Et je regrette d'ailleurs que les chefs d'entreprise ne comprennent pas dans les négociations de branches, que s'ils ne lâchent pas un peu du lait, ça va très mal finir dans le pays.

12:50
Présentateur

Question de téléspectateurs.

12:52
Nicolas Dupont-Aignan

Et quand on voit les profits, je finis là-dessus, quand on voit les profits de société du CAC 40, les rachats d'actions, les dizaines de milliards qui partent, et que nos concitoyens ne sont pas récompensés du travail, je le dis, il y a urgence à

13:05
Locuteur

ce que le patronat français... Comment obliger les entreprises

13:07
Nicolas Dupont-Aignan

à négocier ? Il va falloir agir. Et pourtant, vous allez avoir monsieur Fabien Roussel qui ira beaucoup plus fortement que moi. Je dis simplement que si le patronat français continue comme ça, il va avoir de graves difficultés sociales dans le pays.

13:19
Présentateur

Question de téléspectateurs, Nicolas Dupont-Aignan. Visagez-vous de modifier la fiscalité sur les successions ?

13:24
Locuteur

Elle

13:24
Présentateur

est posée par Clément Dorvaux. Elle est posée par de nombreux candidats à

13:28
Locuteur

l

13:28
Présentateur

'élection présidentielle en tous les cas. Oui, une

13:29
Nicolas Dupont-Aignan

mesure très simple. Première mesure sur les chefs d'entreprise, augmenter l'amendement d'Utreil à 90%, on passait de 75 à 90. Exonérer la transmission des 100 premiers hectares des agriculteurs, pour qu'il n

13:41
Locuteur

'y

13:41
Nicolas Dupont-Aignan

ait pas ce problème de succession de nos agriculteurs, et supprimer tout impôt sur les successions pour la résidence principale.

13:48
Locuteur

C

13:48
Nicolas Dupont-Aignan

'est-à-dire que j'estime que tous les Français qui sont taxés, taxés, taxés sur le travail doivent pouvoir économiser leur maison, leur appartement, et le donner à leurs enfants sans aucun droit de succession.

14:00
Présentateur

Juste, est-ce que ça vous convient ? Oui, non, il faut qu'on avance. Sophie Engster, vous n

14:05
Locuteur

'avez

14:05
Présentateur

pas encore pris la parole, vous allez la prendre dans un instant. Est-ce que les

14:08
Locuteur

propositions de

14:10
Présentateur

Nicolas Dupont-Aignan sur les successions ? Et notamment le pacte d'Utreil qui porte sur les transmissions d'entreprises familiales.

14:17
Invité

Est-ce que ça est un point fondamental dans les transmissions d'entreprises, si on veut que les entreprises françaises

14:22
Présentateur

restent tout à fait en France ? Les impôts de production, vous avez un chiffre quand vous dites baisse

14:25
Locuteur

?

14:26
Nicolas Dupont-Aignan

Non,

14:26
Locuteur

j

14:26
Nicolas Dupont-Aignan

'ai parlé, moi tout est concentré sur mon crédit d'impôt de production.

14:30
Locuteur

Mais

14:31
Présentateur

vous dites baisse des impôts de production.

14:32
Nicolas Dupont-Aignan

Baisse des impôts de production, mais la baisse des impôts de production, elle serait générale.

14:36
Locuteur

C'est

14:37
Présentateur

lié à la division de l'IS sur les profits réinvestis,

14:39
Locuteur

c'est ce que vous dites. C

14:39
Présentateur

'est pas une baisse des impôts de production. Non,

14:42
Nicolas Dupont-Aignan

non,

14:42
Locuteur

mais très bien.

14:42
Nicolas Dupont-Aignan

C'est ciblé sur les entreprises qui font un effort. D'accord,

14:45
Présentateur

je voulais comprendre parce que les impôts de production, c'est avant l'IS. Tout

14:48
Locuteur

à fait, mais là c'est ciblé

14:49
Nicolas Dupont-Aignan

sur les entreprises qui réinvestissent en France. Et il y a une autre mesure que je propose,

14:54
Locuteur

c

14:54
Nicolas Dupont-Aignan

'est la participation dans l'entreprise, avec une baisse du taux d'IS

14:58
Locuteur

d

14:59
Nicolas Dupont-Aignan

'un point pour 2% de participation supplémentaire d'actionnariats salariés. L'objectif, c'est de favoriser les entreprises qui ont un comportement vertueux.

15:08
Présentateur

Je raye donc baisse des impôts de production dans le programme de Nicolas Dupont. Vous avez raison, beaucoup de programmes, beaucoup de mesures. On passe à la formation recrutement, Edwige. Mise en place d'un contrat de travail universel, peut-être que vous pourrez nous détailler ce qui est un contrat de travail universel pour les jeunes, les chômeurs de longue durée, 1 million d'apprentis à la fin du quinquennat. Et la question vous est posée par Sophie Angster.

15:31
Invité

Oui, alors moi je vais vous parler de mon entreprise. Tout à

15:34
Locuteur

fait.

15:34
Invité

Donc on fabrique des chaussures en Dordogne.

15:36
Nicolas Dupont-Aignan

Et bravo, c'est courageux.

15:38
Invité

Mais c'est courageux et c'est compliqué en fait, parce que quand on a créé cette entreprise avec mon associé, on imaginait qu'on allait pouvoir recruter de la main d'oeuvre qualifiée pour fabriquer ses chaussures. Et on a découvert qu'il n'y avait plus aucune formation dans la chaussure depuis plus de 15 ans. Donc ça a été extrêmement compliqué. On a été jusqu'à Romand-sur-Isère pour recruter Mohamed qui est d'origine tunisienne et qui a été formé là-bas. Est-ce que vous, vous souhaitez réinvestir dans la formation de ces métiers de main d'oeuvre, de savoir-faire qui sont en train de disparaître, parce que si on ne le fait pas maintenant,

16:04
Locuteur

on

16:05
Invité

ne le fera jamais ?

16:06
Nicolas Dupont-Aignan

Alors, c'est toute mon idée, dont vous n'avez pas encore parlé, de plan stratégique et de filière. Je veux retrouver un vrai ministère de l'Industrie. Je veux que filière par filière, comme en Corée du Sud, on se donne des objectifs de relocalisation. Et c'est pourquoi tout mon programme vise à favoriser les entreprises vertueuses.

16:24
Locuteur

C

16:25
Nicolas Dupont-Aignan

'est-à-dire ceux qui font un effort, on les aide. Et avec des formations professionnelles qualifiantes, secteur par secteur. Le problème de la France, c'est qu'elle a tout abandonné à une sorte d'ultralibéralisme mal pensé, qui fait que chacun fait ce qu'il veut. Je suis désolé. Il faut orienter les contributions de l'État, qui sont importantes vers les entreprises françaises, et il y a eu beaucoup de baisses de charges, vers ceux uniquement, comme madame, qui font l'effort de produire en France. J'ai vu une entreprise hier, je ne

16:55
Locuteur

vous

16:55
Nicolas Dupont-Aignan

le dirai pas laquelle. Vous savez ce qu'on leur demande de faire aux salariés, aux ingénieurs qui font les achats, une grande entreprise française du CAC 40 ? On leur demande de désourcer les fournisseurs. L'objectif,

17:06
Locuteur

c

17:06
Nicolas Dupont-Aignan

'est de désourcer.

17:07
Locuteur

C'est ça l'objectif.

17:08
Nicolas Dupont-Aignan

Et on va faire des baisses de charges pour des entreprises qui désourcent, c'est-à-dire qui font partir leurs fournisseurs à l'étranger. Tu ne délocalises pas, alors on te raye, on prendra quelqu'un plus loin. Voilà le comportement aujourd'hui des grandes entreprises françaises. Et j'aimerais que le Medef, à un moment, dise stop à ça. Et même le ministre, M. Le Maire, a reproché aux grandes entreprises françaises de continuer cela. Alors, on ne peut pas non plus demander aux grandes entreprises françaises de ne pas le faire. si les charges en France sont trop élevées.

D'où l'idée, dans mon programme, d'avoir une action très ponctuelle, à la fois sur la baisse de charges pour ceux qui réinvestissent, sur les formations 1 million d'apprentis, mais en reprenant en main la formation professionnelle

17:46
Locuteur

par

17:48
Nicolas Dupont-Aignan

des filières stratégiques. Et bien sûr, la question de l'information du consommateur, ça paraît anecdotique, mais la question de l'étiquette avec la part du produit en France, que vous pouvez avoir avec vos comptabilités analytiques, permettrait aux consommateurs, quand ils achètent un produit dans une grande surface, ou ailleurs, de regarder, fabriquer 62% de produits français, 42%. Et je remarque que ce sont les Toyota fabriqués à Valenciennes qui sont les plus françaises des voitures vendues.

18:13
Présentateur

Oui, absolument.

18:14
Nicolas Dupont-Aignan

Vous

18:14
Locuteur

n'hésitez pas à réagir,

18:15
Présentateur

y compris Hervé, à ce que vous entendez, bien sûr. Deuxième question prévue par Sophie Angster sur justement ce fameux million d'apprentis sur l'ensemble du quinquennat.

18:24
Invité

Oui, en fait, vous souhaitez arriver à 1 million dans 5 ans, on en a déjà 700 000,

18:29
Locuteur

et

18:29
Invité

la plupart des entreprises préconisent plutôt d'en avoir 2 millions. Est-ce que vous ne pensez pas que c'est un peu léger ?

18:34
Nicolas Dupont-Aignan

Parce que je pense que j'ai essayé de faire des promesses dans mon projet qui tiennent la route. Et je pense que promettre 2 millions, ce n

18:40
Locuteur

'est

18:40
Nicolas Dupont-Aignan

pas tenable. Dans

18:42
Locuteur

5

18:42
Présentateur

ans.

18:42
Locuteur

Je

18:43
Nicolas Dupont-Aignan

pense que ce n

18:43
Locuteur

'est

18:43
Nicolas Dupont-Aignan

pas tenable. Le gouvernement a fait une bonne action. S'il y a un domaine où il a bien agi, et moi je ne vais pas dire que c'est mauvais parce que je suis contre d'autres dans l'opposition, c'est sur l'apprentissage. Il faut continuer. Mais pour que l'apprentissage soit utile, il faut, je pense, revoir le système scolaire. Et peut-être le plus important de toutes les réformes, c'est la formation à l'école.

19:02
Locuteur

C

19:03
Nicolas Dupont-Aignan

'est le problème de la baisse de niveau de l'école quand même entre nous. Et ensuite, avoir une formation professionnelle ouverte à partir de la quatrième pour que les enfants qui ont d'autres modes d'évolution puissent trouver des perspectives d'emploi, de formation professionnelle. Et puis c'est aussi ma théorie de la deuxième chance.

19:23
Locuteur

Je

19:24
Nicolas Dupont-Aignan

pense que dans la vie, nous sommes dans un système français où on ne donne qu'une chance aux enfants.

19:28
Locuteur

Et

19:28
Nicolas Dupont-Aignan

j'aimerais tant qu'il y ait des voies parallèles avec une carte sécurité professionnelle, c'est-à-dire que ceux qui quittent l'école très tôt auraient un crédit

19:37
Locuteur

et

19:38
Nicolas Dupont-Aignan

qu'ils pourraient utiliser ce crédit 5 ans, 10 ans après, par exemple, pour réapprendre un métier dans une organisation de formation professionnelle de la chaussure, s'il y

19:48
Locuteur

a

19:48
Nicolas Dupont-Aignan

des besoins. Je suis convaincu que ce n

19:51
Locuteur

'est

19:51
Nicolas Dupont-Aignan

pas toujours une question d'argent, c'est aussi une question d'avoir une nouvelle chance dans la vie.

19:55
Présentateur

Ce

19:56
Locuteur

n'est

19:56
Présentateur

pas toujours une question d'argent. Est-ce que vous maintenez malgré tout les incitations financières pour prendre des apprentis de plus ou moins de

20:01
Locuteur

vie ?

20:01
Présentateur

Bien sûr, il faut les maintenir.

20:02
Locuteur

Oui, il y a malgré tout un

20:04
Présentateur

effet d'aubaine.

20:05
Locuteur

Oui, mais écoutez,

20:07
Nicolas Dupont-Aignan

attention,

20:08
Locuteur

le mot

20:08
Nicolas Dupont-Aignan

effet d'aubaine ne me gêne pas. Moi, je veux créer un effet d'aubaine pour l'entreprise qui investit en France. Et je veux punir les entreprises qui investissent à l'étranger.

20:16
Présentateur

Ce n'est quand même pas une punition d'investir à l'étranger. Je veux les punir.

20:20
Locuteur

La

20:21
Nicolas Dupont-Aignan

façon dont vous le dites, Nicolas,

20:22
Locuteur

on arrive. Vous

20:23
Nicolas Dupont-Aignan

avez vu la part de l'industrie dans notre PIB ? Vous avez vu où on en est ? On est à moins de 10% ?

20:29
Présentateur

C'est quand même le résultat d'une politique. Heureusement que nos entreprises investissent à l'étranger parce qu'il y

20:33
Locuteur

a

20:33
Présentateur

la balance commerciale, mais il y a la balance des paiements

20:35
Locuteur

courants qui est nettement

20:36
Présentateur

moins, nettement moins

20:36
Locuteur

déficitée. Si elles n'investissent pas à l'étranger... En attendant, ça fait

20:39
Nicolas Dupont-Aignan

20 ans qu'on entend le même discours qu'aboutit à un désastre industriel. Donc moi, j'en ai assez que les baisses de charges. Ah, il y

20:47
Locuteur

a

20:47
Nicolas Dupont-Aignan

des entreprises qui vont investir des emplois à

20:49
Locuteur

l

20:49
Nicolas Dupont-Aignan

'étranger alors qu'il

20:49
Locuteur

y a

20:49
Nicolas Dupont-Aignan

des gens chez nous qui méritent d'être aidés. Et le pays va finir dans la rue en explosion sociale. Donc je crois que l'objectif, ce n

20:57
Locuteur

'est

20:57
Nicolas Dupont-Aignan

pas de dire « il faut, il faut », c'est de donner les moyens aux chefs d'entreprise, parce que j'en connais beaucoup, des PME qui se donnent un mal de chien pour investir en France et qui ne sont jamais récompensés. Et j'estime qu'on fait des baisses de charges pour ceux qui vont investir

21:11
Locuteur

à l'étranger. De

21:12
Présentateur

manière très opérationnelle, trier les entreprises 100% françaises et celles qui ont une activité. On n'en est pas là.

21:17
Locuteur

Le problème, c'est que pour

21:18
Présentateur

appliquer une mesure comme celle-ci, il faut quand même réussir à un moment à faire un tri opérationnel entre les entreprises.

21:24
Locuteur

C'est très

21:24
Présentateur

simple.

21:25
Locuteur

Ceux qui investissent

21:26
Nicolas Dupont-Aignan

sur le territoire français,

21:28
Locuteur

vous

21:28
Nicolas Dupont-Aignan

savez, quand vous construisez une usine,

21:31
Locuteur

si

21:31
Nicolas Dupont-Aignan

vous la construisez en France ou en Allemagne,

21:33
Locuteur

Il y aura des situations simples, mais il y aura

21:34
Présentateur

des situations plus compliquées.

21:35
Locuteur

Vous voulez réagir, peut

21:36
Présentateur

-être, Sophie ou Hervé,

21:38
Locuteur

à ce moment-là, d'entendre ? Il faut arrêter ce qui se fait

21:39
Nicolas Dupont-Aignan

depuis 20 ans avec un désastre économique. L'Italie investit dans l'industrie, l'Allemagne, et nous,

21:45
Locuteur

on

21:45
Nicolas Dupont-Aignan

est en dessous de 10%. Comment on va développer le pays si on n

21:48
Locuteur

'a

21:48
Nicolas Dupont-Aignan

pas d'industrie ? C

21:48
Présentateur

'est une longue histoire.

21:49
Locuteur

C

21:49
Nicolas Dupont-Aignan

'est une longue histoire tragique.

21:51
Présentateur

Avant d'évoquer la transition écologique, peut-être une réaction de l'un de vous deux ?

21:53
Invité

Non, simplement, il faut éviter d'avoir des mesures qui ne vont cibler qu'une partie des entreprises. Comme vous le dites, le territoire français est composé principalement d'entreprises de petites entreprises, ou de PME, ou quelques ETI, pas suffisamment. Vous avez raison.

22:06
Locuteur

Pour qu

22:06
Invité

'on arrive à réindustrialiser la France.

22:08
Locuteur

Et

22:08
Invité

en allant prendre des mesures qui s'adressent à quelques entreprises, celles que vous appelez peut-être, celles du CAC 40, qui ne représentent que 5%, sans deux dans le volume, mais mesures s'adressent à toutes les autres. Il faut éviter d'avoir des dommages collatéraux sur les autres entreprises.

22:19
Locuteur

Mais

22:19
Présentateur

éviter d'avoir des mesures de rétorsion aussi des

22:21
Nicolas Dupont-Aignan

autres pays. Il n

22:22
Locuteur

'y

22:22
Nicolas Dupont-Aignan

a aucune mesure de rétorsion à favoriser

22:25
Locuteur

les

22:26
Nicolas Dupont-Aignan

entrepreneurs qui aiment la France et qui veulent créer des usines en France. Enfin, je veux dire, c

22:32
Locuteur

'est le monde à l'envers.

22:33
Nicolas Dupont-Aignan

C'est ce que font tous

22:34
Locuteur

les pays du monde.

22:35
Présentateur

J'ai une question, on a beaucoup parlé.

22:36
Locuteur

On a trois

22:36
Présentateur

minutes, Elvige. J'ai une question sur la transition écologique, la quatrième partie qui est quand même très très importante. Vous dites qu'il faut abandonner toutes les implantations d'éoliennes offshore comme offshore. On sent qu'il y a un mouvement chez les Français qui vont dans ce sens-là. Maintenir le nucléaire à 70% reprend l'exploitation des terres rares. Une question de Sophie Aix-Serve, justement, elle suit sur le mix énergétique.

23:00
Locuteur

Oui,

23:01
Invité

tout à fait. Moi, j'ai la chance d'avoir un atelier qui est 100% équipé de panneaux photovoltaïques.

23:05
Locuteur

On

23:05
Invité

est complètement indépendant en énergie. Ce n

23:07
Locuteur

'est

23:07
Invité

évidemment pas le cas de tout le monde. Ma question aujourd'hui, c'est par rapport aux éoliennes. J'ai vu que vous souhaitiez supprimer toutes nouvelles implantations et maintenir un mix énergétique de 70% de nucléaire.

23:18
Nicolas Dupont-Aignan

Même plus.

23:20
Locuteur

Quelles

23:20
Invité

vont être les autres sources d'énergie, du coup, si on arrête l'éolien ?

23:23
Nicolas Dupont-Aignan

Mais l'éolien est une absurdité et une rente de situation financière,

23:28
Locuteur

mais

23:28
Nicolas Dupont-Aignan

une absurdité puisqu'elle oblige à avoir un complément de gaz et de charbon. Donc l'éolien n'est pas adapté à la structure nucléaire de la production d'électricité. Elle va dans des pays qui n'ont pas de nucléaire. Voilà pourquoi je veux absolument arrêter le gaspillage de milliards d'euros dans l'éolien et le mettre sur l'isolation thermique des bâtiments. Je ne suis pas hostile au solaire, mais dans des proportions réduites parce que l'enjeu, c'est d'assumer un bas prix d'électricité par une production nucléaire renouvelée. Et on s'aperçoit que tous les pays qui ont le mirage de l'éolien finissent au charbon qui pollue l'électricité allemande et met six fois plus de gaz à effet de serre.

La Polonaise, dix fois plus. Et on voit la catastrophe pour nos entreprises d'avoir l'augmentation de

24:13
Locuteur

l

24:13
Nicolas Dupont-Aignan

'électricité, du prix d'électricité. Donc quand

24:16
Locuteur

on a un modèle qui marche...

24:17
Présentateur

Vous construisez combien d'EPR ?

24:19
Nicolas Dupont-Aignan

Il faudra en construire une quinzaine, c'est évident.

24:21
Locuteur

Mais

24:21
Nicolas Dupont-Aignan

vous

24:21
Présentateur

êtes d'accord que ce n

24:22
Locuteur

'est

24:22
Présentateur

pas avant 2030, demain est 50

24:23
Locuteur

? Il faudrait déjà

24:23
Nicolas Dupont-Aignan

éviter de fermer celui qui existe.

24:25
Locuteur

Et

24:25
Nicolas Dupont-Aignan

Fessenheim, on pouvait

24:26
Locuteur

encore... C'est d'abord qui démarre

24:27
Présentateur

l'EPR.

24:28
Locuteur

Mais attendez,

24:28
Nicolas Dupont-Aignan

Fessenheim, les travaux ont commencé de démantèlement là en mars. Donc c'est quand même dommage d'avoir un président qui nous dit je vais rouvrir des EPR alors qu'il en ferme un qui marchait très bien. C'est complètement aberrant. Mais de grâce, la France est un pays qui est exemplaire en matière énergétique et de gaz à effet de serre. Nous produisons 0,9% du gaz à effet de serre mondial. On culpabilise les Français. A chaque fois qu'on achète un produit allemand et un produit chinois, on pollue la planète. Quand on achète un produit français, on ne pollue pas la planète.

Et si j'étais président, il y aurait des grandes campagnes de publicité en disant achetez français, vous protégez la planète.

25:02
Locuteur

Là,

25:02
Présentateur

au moins, vous vous retrouvez avec beaucoup de candidats à l'élection présidentielle. Merci beaucoup,

25:06
Locuteur

Nicolas Dupont

25:07
Présentateur

-Aignan. Évidemment, il y a plein d'autres questions à poser. Et

25:09
Locuteur

puis il y a plein d

25:10
Nicolas Dupont-Aignan

'autres mesures sur Internet.

25:11
Locuteur

Il y a plein d'autres, absolument. Le chiffrage de

25:13
Présentateur

votre

25:13
Locuteur

projet. Le projet

25:14
Présentateur

est chiffré, ce qui est assez rare chez les hommes politiques. Et on peut vous retrouver sur un live Instagram à partir de 20 heures avec Pierre Kupferman,

25:22
Locuteur

qui vous

25:22
Présentateur

interrogera.

25:24
Nicolas Dupont-Aignan

Moi, je rêve qu'il

25:24
Locuteur

y

25:24
Nicolas Dupont-Aignan

ait le retour de la production de chaussures dans notre pays.

25:27
Présentateur

Oui, notamment en Dordogne. Habituellement, c'est plus écouté de romans. Un autre

25:30
Locuteur

point,

25:31
Nicolas Dupont-Aignan

il faut aussi des aides qui incitent dans les territoires ruraux et les territoires qui sont, et que tout n'aille pas dans les métropoles.