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Conférence de presseLa France insoumise (sur YouTube)· 3 août 2017 24 minAutoproduitActualité / polémiqueTravail & emploiInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

BILAN DE LA SESSION EXTRAORDINAIRE À L'ASSEMBLÉE - Conférence de presse des députés insoumis

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Locuteur 1Fait
    « Nous venons de vivre du fait d'une session extraordinaire dont au fond euh rien ne justifiait la convocation. »
  • 0:45Locuteur 1Fait
    « un entraînement accéléré qui a permis à un groupe comme le nôtre, c'est-à-dire composé de 17 membres, euh de faire le tour des figures imposées de la vie parlementaire. »
  • 3:00Locuteur 1Fait
    « les ordonnances sur la loi à travail, sur le code du travail, pardon, évidemment fonctionne comme un coup d'état social comme nous l'avons caractérisé quant au contenu. »
  • 3:30Locuteur 1Fait
    « face au dossier STX, la réponse c'est la nationalisation. Fut-elle temporaire ? C'est la nationalisation. »
  • 5:00Locuteur 1Fait
    « l'autoritarisme que tout d'un coup il a affiché et auquel l'opinion était pas préparée a eu deux résultats. »
  • 7:00Locuteur 1Chiffre
    « il a fait moins de voix aux élections législatives au premier tour que moi au premier tour de la présidentielle. »
  • 9:00Locuteur 1Fait
    « nous avons organisé notre tour de rôle et je rassure tous ceux qui seraient inquiets. il ne manquera jamais nos 17 voix dans les votes que nous avons à à voir »
  • 11:00Locuteur 1Fait
    « nous avons été à l'initiative euh de ce recours en contactant notamment les groupes euh qui avaient voté euh contre la loi »
  • 11:40Locuteur 1Fait
    « une politique d'austérité sans équivalent et qui va à mon avis peut-être même porter un coût au petit regain économique constaté »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Nous venons de vivre du fait d'une session extraordinaire dont au fond euh rien ne justifiait la convocation. Un entraînement accéléré qui a permis à un groupe comme le nôtre, c'est-à-dire composé de 17 membres, euh de faire le tour des figures imposées de la vie parlementaire. Si bien que on se réjouirait presque d'avoir eu à connaître cette session extraordinaire.

Je pense que nous avons fait à cette occasion la démonstration que nous étions un groupe et non pas une simple addition de personnes intervenant dans l'ensemble du champ de ce qui a été le contenu de du programme de la bataille présidentielle puis législative. Donc globalement et pour nous-mêmes nous tirons un bilan satisfait de ce que nous avons fait. C'est pas le plus simple parce que un groupe d'insoumis, c'est d'abord un rassemblement de tête dure.

Euh bon et mais enfin le réflexe d'apprendre à chasser en meute, c'est vite acquis. Et pour ma part, j'en suis assez content. Donc je pense que par l'intermède de des médias qui en ont rendu compte, beaucoup de gens ont découvert quelle fable était l'idée d'après laquelle je serais un homme seul.

Euh on a vu des têtes, des visages et encore le plus dur pour nous, c'est de penser à tous ceux qui n'ayant pas franchi la barre du deuxème tour n'étaient pas là avec nous. Bon voilà, ça c'est pour nous. Après, sur le contenu politique de la session, en effet, il y avait aucune raison de convoquer une session extraordinaire car les signaux que le président de la République voulait adresser pour marquer l'opinion et les observateurs et affirmer en quelque sorte une forme d'identité politique du nouveau quinquena.

Les deux signaux euh ont été totalement perturbés par le reste. Je prends le premier. les ordonnances sur la loi à travail, sur le code du travail, pardon, évidemment fonctionne comme un coup d'état social comme nous l'avons caractérisé quant au contenu.

Mais surtout si le message était un message ultra libéral, ce qu'il est et l'inversion de la hiérarchie des normes le prouvasser, il est quand même sérieusement perturbé par le fait que face au dossier STX, la réponse c'est la nationalisation. Fut-elle temporaire ? C'est la nationalisation. ce qui n'a rien à voir avec l'état d'esprit affiché surtout signale une impasse extraordinaire du capitalisme français et du MEDF quoi.

Ces gens-là sont réellement bons à rien. Euh un un des techniciens de l'État à qui on a demandé où on trouverait l'argent pour la nationalisation de STX a répondu ben ça c'est pas le souci, c'est même pas l'épaisseur du crayon dans le budget. Bon, donc même pas l'épaisseur du crayon, le le MEDEF et les entreprises euh de l'économie de la mer en France pas capable de le trouver.

Donc, j'estime que la démonstration de cette séquence, c'est que un quand on change dans la voie libérale, c'est juste pour pourrir la vie des gens, mais que quand il y a des problèmes sérieux à affronter, on est obligé d'en revenir aux logiques du collectif, de la puissance de l'État, que l'État est stratège et que le capitalisme est incapable de l'être. Bon, ensuite, sur la modernisation, euh ça devait être le 2e signal un monde nouveau commencé euh et euh le pouvoir accruile de pointer du doigt et de mettre le de mettre au bout du doigt, oui, euh le parlement, ce qui servait de bien des façons ces projets. Pourquoi ? parce que en l'enfonçant dans un exercice d'autoflagélation d'une semaine, il contribue pas à approfondir la mauvaise image que ce parlement a du fait de comme on l'a dit quelques brebis galeuses.

Enfin, quand vous passez 4 jours à décrire toutes les turpitudes possibles et imaginables euh de ce que peut faire un parlementaire, franchement, à la sortie euh la maison sort pas grandie. Euh donc ça l'arrangeait surtout pour annoncer bientôt une réduction des du nombre des des députés qui paraît-il un des moyens de d'améliorer la démocratie. Bon, tout ça était parti à grand son de trompe et c'est fini dans une carabistouille indémêlable où les gens qui interviennent ne semblent pas savoir eux-mêmes ce qu'ils ont voté puisque ce matin, nous avons entendu quelqu'un de la République en marche venté d'avoir supprimé la réserve parlementaire, ce qui n'est pas le cas, d'avoir interdit les activités de conseil, ce qui n'est pas le cas, puisque elles sont maintenues pour ceux qui auraient commencé avant et ainsi de suite.

C'est-à-dire que sur les principaux marqueurs, on est dans le meilleur des cas, dans de la demi-mesure et pour terminer dans la plus vieille et la plus ancienne, la plus constante et la plus ringarde des traditions. Tout ce qui posait un problème un peu plus compliqué que la moyenne a été renvoyé à une étude d'une commission qui aurait été à délibérer blabli blabla et tout ça, c'est-à-dire a disparu du circuit. Donc les les deux signaux sont brouillés par le mode d'emploi et par-dessus le tout, l'attitude personnelle du chef de l'État, l'autoritarisme que tout d'un coup il a affiché et auquel l'opinion était pas préparée a eu deux résultats. d'abord que tout le monde s'en est rendu compte et que on sait plus si c'est Jupiter ou Pharaon qui nous dirige, mais surtout à propager tout au long de la fragile organisation de En marche qui est une organisation très nouvelle, une espèce de manie du recours au procédés autoritaires qu'on a pu voir nous dans cette salle en se demandant ce qu'il prenait parce que bon, ils ont vécu comme d'une manière très paranoïque tout ce qui s'est passé qui est de la vie normale d'une assemblée.

Ils ont pensé que c'était un combat pour tester les présidences et les vice-présidences. C'est pas du tout le sujet. C'est la vie parlementaire, c'est fait de ça.

Il y a des incident de séance, des polémiques, des fois des bah des amendements à répétition. Alors, j'ai entendu parler d'obstruction parlementaire, mais enfin les gens qui en parlent n'en ont jamais vécu. Ne savent pas ce que c'est.

Une obstruction parlementaire, c'est 4000, 5000, 6000 amendements. On a déjà vu ça dans le passé. C'est pas les pauvres 120 amendements de la France insoumise sur l'ordonnance sur le code du travail ou les 300 qu'il y a eu au total euh sur la loi ordinaire et la loi organique sur je sais plus quoi là la confiance dans la vie politique et puis euh donc ils l'ont vécu et cette façon de faire du chef de l'État on a créé la mode.

Donc à tout problème on pense qu'on va ils pensent eux qu'ils vont régler la la question en passant en force. Bon, ça a donné des incidents de séance à répétition qui auraient parfaitement pu être évités. Tous ceux qui ont regardé le déroulement des séances euh voit bien que c'était évitable.

Beaucoup de gens ont mis en cause l'amateurisme de la République en marche, pas nous. Euh nous on pense c'est normal que des gens qui sont pas élus ben ils sont par la force des choses amateur et en République il faut se faire à l'idée que ce sont des amateurs aussi qui sont qui sont élus mais euh amateurs bénoles enfin gens qui s'inscrivent dans l'action et apprennent. Donc nous, c'est pas le reproche qu'on fait. certainement le nombre si important de ce groupe si peu préparé facilite la propagation des incidents en son mais pour autant c'est pas ça qu'on va leur reprocher.

Ce qu'on va leur reprocher, c'est que éclate sous les yeux de tous que ce n'est pas une organisation politique cohérente qu'il suffit pas d'avoir de la bonne volonté et de sauter euh en courant sur le thème la modernisation et tout ça pour que ça fasse une ligne politique. Donc on a eu le sentiment que souvent le groupe la République en marche s'administrait ou se faisait administrer des piqures de ciment dont nous ensuite on faisait que constater les effets par des radissements soudains et une agressivité parfois disproportionnée parce que c'est vrai que nous quant au plan des idées, il peut arriver qu'on allonge les coûts, que les formules soient mordantes. Bon mais vous chercherez, nous n'avons pas fait de mise en cause des personnes hein.

Il il y avait quand même de quoi. On l'a jamais fait. Euh le seul nom propre qu'on est prononcé, c'est celui de madame Penico sur l'affaire des stock options.

Parce que on pense que évidemment, ce qui est pour nous une excellente situation, hein, ce qui lui arrive sur le sujet, la révélation des gars incroyables qu'elle a fait, que l'humanité a le journal l'humanité a a révélé est une signature de ce qu'est de ce que sont ces gens. et ça éclate en plein discours sur la moralisation et le reste. Donc ils peuvent raconter maintenant ce qu'ils veulent aux yeux du grand public.

La personne qui organise la la refonte du code du travail est une personne qui a gagné 1lion3 simplement donant mal de se lever un matin et c'est tout parce que pour le reste cette brutale amélioration de son patrimoine s'est réalisé parce que des licenciements ont amélioré la valeur boursière de l'entreprise dans laquelle elle-même a décidé de de ses licenciements. Vous avez vu des comme nous des scènes qui étaient assez bouleversantes ou tout d'un coup peut-être parce que quelqu'un leur a dit depuis le château et maintenant il faut vous ressaisir et ne cédez pas. ils a vu acclamer euh le résultat des stock option de madame Penico.

Enfin, c'était une scène absolument inuie euh de voir ça. Donc c'était un événement, je trouve comme au cours d'une nuit, il se sont mis tous à crier et à applaudir et à se lever euh parce que quelqu'un venit dire des paroles contre les syndicats que d'habitude on entendait à l'extrême brate. que la la l'autoritarisme du chef de l'État arrivant sur une structure molle qui se prend tout d'un coup à avoir des rêves de d'autorité, ça donne le résultat qu'on a eu sous les yeux.

Bon, tout ça c'est de la vie parlementaire et après tout chacun on tire des conclusions qu'il veut en regardant. Nous nous savons voilà, nous savons que nous nous sommes pas trompés en partant de l'idée que en essayant de les convaincre, je parle de la majorité, évidemment, on avait peu de chance d'arriver à le vérifier à vérifier le fruit de notre travail par des votes, mais que nous contribuons à l'existence euh et à la au renforcement de ceux qui travaillent de l'intérieur ce groupe et qui inéluctablement finira par se manifester. Ce groupe est composé de gens de gauche, de centre gauche, de droite et de droite extrêmement libéral.

Voilà. Et on peut tenir un moi à la faveur d'une session extraordinaire en faisant des piqures de ciment dès la première quinzaine passée. On ne tient pas dans la durée et notamment face à un budget comme celui qui va arriver.

Voilà. Alors euh nous pensons que la faiblesse apparente de l'Assemblée nationale euh sera néanmoins le lieu névralgique de la période qui va succéder à l'enlisement de la dynamique macronienne. Prenons dans l'ordre.

Premier temps, le président de la République a gagné. 2è temps, des élections législatives ont lieu, on a une abstention monstrueuse qui montre déjà que quelque chose s'est affessé en route, que l'enjeu du 2e tour euh est paru trop faible pour mobiliser autour du programme du président et à l'élection législative abstention massive. Et honnêtement, il a fait moins de voix aux élections législatives au premier tour que moi au premier tour de la présidentielle.

On dira moi aussi nous aussi on a fait moins de voix mais c'est pour dire pour qu'on voit bien le le le processus. Euh les événements de l'été, c'est-à-dire du mois de juillet, ont enlisé ce qui était le le sucre, le le la scède essentielle euh de la méthode Macron, c'est-à-dire la cavalcade permanente et la traversée du pont d'arcol du matin au soir. Bon, sauf que vraiment, il faut traverser le pont d'alcool, faut courir tout le temps.

On s'arrête pas pour faire piquenique, reprendre les gens en main, discuter de la répartition des postes, faire des amendements à ses propres lois entre de lecture et ainsi de suite. Donc nous nous considérons qu'il est en llysé et d'ailleurs il y a pas que nous qui le considérons parce qu'apparemment lui aussi a l'air de le considérer puisqu'il essaie de reprendre en main je sais pas qui le gouvernement le à mon avis il va le tétaniser de trouille et c'est tout ce qu'il va réussir à faire. Et donc cette situation tout ça nous amène au mois de septembre.

Donc je ne sais pas vous dire si au mois de septembre, il y aura une mobilisation sociale. En tout cas, nous on va y travailler. Mais ce qui est certain, c'est que d'ors et déjà, il a réussi à remettre en tension tous les secteurs que, comment dire, l'exercice rituel de purge que représente une élection présidentielle, hein, qui est la purge de l'ancien et la survenue du nouveau.

Tout ça est déjà annulé. On se retrouve avec des élus extrêmement fâchés euh parce que leurs dotations sont baissées, des militaires pas contents, des fonctionnaires excédés, des retraités à bref tous les secteurs de la société ont été remis en tension. Alors, comme c'est l'été, ça se voit pas trop, mais cette tension, elle va se traduire et se propager dès que la rentrée va être faite.

Donc, on ne sait pas quelle sera la forme ni le niveau possible de mobilisation que ça va pouvoir déclencher, mais ce qui est certain, c'est qu'on va retrouver le pays dans l'état dans lequel il était à la fin de l'Are Hollande. Voilà donc un pays plutôt disponible et nous espérons bien donner à cette disponibilité une issue pour ne pas dire une direction. Voilà pour nous le grand rendez-vous c'est celui de notre nos amphis d'été évidemment mais évidemment c'est la date du 23 septembre parce que bah là nous sommes en quelque sorte tous mis au pied du mur.

Nous allons voir quelle est la capacité de mobilisation de la société par rapport à ce que nous appelons le coup d'état social en mettant dans le même dans le même sac ou dans le même dans le même espace tout ce que la perception populaire relie. ça va depuis euh l'histoire des APL en passant par euh euh le code du travail et cetera et cetera et cetera. Donc ce temps de session extraordinaire était destiné à donner l'image flamboyante d'un pouvoir nouveau s'installant euh sous les acclamations générales et dans le bonheur, la joie et la volupté. et c'est le contraire qui s'est produit et pardon ajouté à une débandade prévisible des oppositions.

Il faut dire que quand on voit ce que c'est euh bon, il pouvait avoir des espérances très sérieuses sur le sujet parce que quand même une opposition constituée d'un Parti socialiste qui change de nom en route sans criarde dont cinq membres votent la confiance au gouvernement, trois votes compte et tous les autres ont pas d'idée sur le sujet et qui ensuite se retrouve au moment du vote sur le le les ordonnances 14 votes compte tous les autres restent à la maison et après je pourrais faire le tour de l'hémicycle mais enfin on a connu des oppositions plus féroces que les constructifs qui votent avec le pouvoir ou que la République en marche qu'en fait autant après avoir dit des scrognu extrêmement intéressant et brillant sur la sur la forme oratoire mais absolument vite de sens quant au vote puisqu'il vote en cadence avec le pouvoir. Donc cette session extraordinaire qui était destinée à affirmer l'autorité et le brio de la nouvelle équipe et mettre dans la deventure la déconfiture de toutes les oppositions, ben c'est transformé en toute autre chose. plutôt la déconfiture et l'enlisement du cortège présidentiel et l'émergence si vous le permettez qu'on est un peu quand même de d'orgueil à la fin et notre émergence sur cette scène et à partir de là c'est nous qui donnons le parce que si vous voulez être dans l'opposition maintenant faut faire au moins aussi bien que la France insoumise hein ce qui pousse un petit peu tout le monde à radicaliser son discours.

Et évidemment plus ces discours se radicalisent plus les oppositions s'affermissent dans l'idée qu'il faut être ferme et ben plus nous les points sont marqués pour nous et par nous évidemment. Voilà. Bon, j'ai une grande confiance dans l'opportunisme radical des autres bans.

À mesure que se dégrade la situation sondagère du président de la République, je pense que les moutons vont se transformer en fauve et que bon bah nous sentirons plus entourés dans une compétition et une émulation plus intéressante à partir de la rentrée. Voilà, la session va terminer mercredi prochain. Nous avons organisé notre tour de rôle et je rassure tous ceux qui seraient inquiets. il ne manquera jamais nos 17 voix dans les votes que nous avons à à voir et évidemment je serai présent tout le long comme c'est mon devoir de président.

Voilà, je le dis pour ça. Maintenant, il est vrai, je veux le redire. Ce n'est pas faire de la politique d'une manière moderne que de se réunir pour voter à 3h30 du matin dans des empognades confuses à côté desquelles les assemblées générales de l'UNEF sont plus claires comme celles qu'on a pu connaître ce soir où nous sommes partis fort heureusement plus tôt nous n'avons pas gagné une heure ou deux de sommeil en vain puisque quelques heures après les autres s'en allaient tout ça c'est fini dans une cagade pas possible bon c'est pas c'est pas des conditions normales c'est pas moderne c'est pas intelligent je rappelle pour ceux qui ne le savent pas mais moi J'ai de la mémoire puisque j'ai les moyens d'en avoir que la session permanente a été inventée pour arrêter de délibérer la nuit.

Résultat, on délibère tout le temps plus en section en session extraordinaire et même la nuit. Bon et deuxièmement euh je demande qu'on considère quand je parle de vacances d'abord que c'est un droit pour tout le monde mais qu'on veuille bien réfléchir au fait euh que euh dans un groupe il n'y a pas que des hommes de mon âge euh qui n'ont pas les mêmes charges de famille que les autres mais j'ai là plusieurs euh pères et mères de famille qui ont des engagements et il est normal qu'ils puissent les tenir et le retour auprès des leur annulations de de vacances tout ça mais mais en cause un équilibre. Alors, je sais qu'il y a de grands esprits qui considèrent que non, bien sûr, il faudrait être là tout le temps parce que la vie de l'assemblée continue.

Mais vous-même journaliste, sauf erreur, la vie de l'actualité continue et pourtant vous prenez des vacances, hein. Bon, donc lâchez-nous un peu la grappe sur des sujets pareils parce que c'est pas sérieux et ça fait de ça fait vraiment du buzz à bon compte d'une manière qui a un intérêt pour nous quand même, c'est que de cette façon, vous contribuez assez puissamment au dénigrement de l'assemblée, ce qui est bon parce queà la fin ça va pousser les gens à vouloir autre chose. et la réforme constitutionnelle.

Mais franchement, on peut mieux faire quoi. On peut mieux faire. Alors, entendez ça comme pour ce que c'est.

C'est une sorte de cri du cœur. Euh voilà, je pense que chaque fois que je me suis exprimé sur le sujet, j'ai toujours rencontré l'assentiment des plus jeunes dans cette assemblée ou de tous ceux qui ont des enfants et des familles. Et tout ça ne sert, si vous voulez bien, regarder de près à rien parce que quand même nous sommes réunis pendant une semaine pour blablater sur la moralisation et tout ça hein.

À la fin, on vote trois machins et demi qui sont niés ni à faire. Et pour terminer, on découvre un matin en sevant que monsieur du rugi à lui tout seul modifie la constitution pour ce qui est du nombre députés, change le régime de retraite, change le modèle de de d'indemnisation des élus et il pensent que ça va se passer comme ça et tout le monde a l'air de trouver ça normal. Non, ce n'est pas normal.

Et tout ça, ce sont des signes qui montrent que si vite, ils sont déjà sortis de leur rail. Bon voilà, si quelqu'un Ah oui, toi tu as ajouté sur le le recours. Vas-y.

Bien, moi je voulais ajouter euh une petite chose qui euh donc va être publiée euh aujourd'hui en terme de communiqué et déposé demain, qui est euh un recours au Conseil constitutionnel euh puisque nous avons été à l'initiative euh de ce recours en contactant notamment les groupes euh qui avaient voté euh contre la loi, on va appeler ça la loi capitale et pas la loi travail. Euh par ordonnance en tout cas donc le le les députés de la Nouvelle gauche et les députés du Parti communiste plus vraisemblablement euh plusieurs non inscrits peut-être euh certains de nos de Corse. Je voudrais préciser une petite chose sur ce contexte.

Vous avez remarqué ce que disait Jean-Luc, c'estàd le travail qu'on parlementaire qu'on a essayé de faire et on a été là peut-être où aussi on nous attendait pas. La semaine dernière, par exemple, nous avons tenu ici à faire une conférence de presse également notre initiative pour pour montrer que ensemble et constructif la Nouvelle gauche, le Parti communiste, nous-même, même les Républicains qui étaient pas venus à la conférence de presse, mais qui avaient bien évidemment expliqué qu'il voterait le même texte défendait de le fait de faire sauter le verrou de de Bery. Et de cette façon-là, je crois qu'on a vu que on éétait pas déporté par rapport à cette assemblée, mais qu'on était non seulement dans notre rôle d'opposant cohérent, mais également qu'on saurait sans trop.

Voilà, c'est ça, c'est le bon terme. Je cherchais une centralité dans cette assemblée et que nous n'hésiterions pas par rapport à ce que nous estimions bon en terme de contenu et bien justement à chercher des alliances dès lors que les objectifs étaient clairs et le ver le verrou de bercis était clair. Et là, de la même manière, nous avons procédé avec ceux qu'il souhaitait sur le dépôt d'un d'un recours au Conseil constitutionnel qui porte Juliette Pradosni qui est derrière qui porte essentiellement sur deux choses, c'est sur la méthode pour dire qu'on nous a pas laissé travailler dans des conditions normales depuis le début de cette séance, que ce soit les moments d'installation, que ce soit lors des débats pour permettre justement de laisser au gouvernement le soin de nourrir une loi par ordonnance avec toutes les caractéristiques que cela comprend, y compris le contournement en réalité du débat parlementaire.

Donc c'est un des points de contestation que nous portons au Conseil constitutionnel. Plus un autre point qui a lien avec la question de la réparation intégrale du préjudice en cas de licenciement abusif et qui touche, je dirais, sur la question de l'égalité sur le territoire de tous les salariés que nous estimons là aussi constitutionnel et qui est largement entamé par ces ordonnances. Donc sur ces deux points, non pas qu'il soi exclusif d'autres, il est vrais semblable que à la rentrée, peut-être d'ailleurs venu d'autres secteurs de la société, mais aussi nous, on donne le droit, nous pourrons contester tel ou tel aspect de de la loi devant le Conseil constitutionnel, sans même parler du débat parlementaire, des mobilisations dans la rue.

Mais en tout cas, nous voulions terminer cette séance extraordinaire par ce recours qui, je crois, est un fait est un fait majeur et qui est une manière de dire que cette séance extraordinaire, on n'est pas dupe quoi. Elle a servi à trois choses. À d'abord une loi de destruction massive du code du travail.

Deuxièmement, finalement une loi ordinaire qui porte bien son nom sur la confiance tellement il y a peu de choses dedans mais qui vise à fragiliser le parlement. Et je voulais ajouter également parce que on a quand même au cours de cette séance appris grossièrement les grandes lignes budgétaires et de fiscalité de l'an prochain, c'est-à-dire une politique d'austérité sans équivalent et qui va à mon avis peut-être même porter un coût au petit regain économique constaté par la par j'allais dire la la la conjoncture internationale et qui pourrait justement être très largement amoindri parce que comme chacun sait ici dès lors que vous proposez 18 milliards d'économie et une fiscalité qui donne finalement encore plus de pouvoirs d'achat aux plus riches qui en ont largement de quoi faire et bien vous risquez de toucher la question évidemment du du de l'activité économique. Voilà.

Merci. M.