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Audition parlementaireSénat (sur YouTube)· 23 octobre 2026 61 minContradictoireFond programmatiqueEnvironnement & énergieEurope & internationalOutre-merÉconomie & entreprises

COP31 : quelles priorités pour la France ?

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 77 %Attaque 9 %Défensif 14 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 25:14OuverteRéponse directe

    Quelle est votre position sur les carburants durables pour l'aviation et quel rôle pour la France à la COP31 ?

  • 32:07OuverteRéponse directe

    Comment la France peut-elle aider Mayotte face à la crise de l'eau aggravée par le climat ?

  • 36:29RelanceRéponse directe

    L'UE a-t-elle les moyens de pression pour faire valoir ses positions climatiques ?

  • 39:25FerméeRéponse directe

    Quelle est la position de l'UE sur la participation de Chypre à la COP31 ?

  • 40:07RelanceRéponse directe

    La France est-elle sur la bonne trajectoire pour réduire ses émissions ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 53:38Fait
    « j'ai été particulièrement marqué à la fois par les conséquences monstrueuses en terme de destruction d'infrastructures qui ont été causées par par le cyclone »
  • 54:22Fait
    « on a beaucoup fait peser le le poids du corps sur les questions d'atténuation. Il est temps de s'occuper un peu mieux et un peu plus d'adaptation »
  • 55:00Fait
    « on ne pourra plus, je pense partout nulle part sur la planète se permettre de gaspiller l'eau comme on l'a fait au cours des 50 dernières années »
  • 56:19Fait
    « il faut sans doute repenser et améliorer la gouvernance de l'eau. On a aussi là un modèle français autour des bassins versants qui est extrêmement intéressant »
  • 58:27Fait
    « ce qu'on essaie de faire, c'est de faire rentrer l'accord de Paris dans une nouvelle ère beaucoup plus ouverte sur la société, les parties prenantes, les élus et les entreprises »
  • 59:11Fait
    « on ne négocie plus les COP comme avant dans des petites salles de négociation. il se passe plein de choses autour et ce sont des choses qui sont parfois plus importantes »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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Voilà. Et bien, nous sommes parfaitement dans les temps puisque cette deuxième séquence était prévue à 11h. Il est 11h3. Nous allons donc pouvoir ouvrir cette deuxè audition. Euh monsieur l'ambassadeur, mes chers collègues, nous poursuivons notre matinée consacrée à la 31e conférence des parties à la convention cadre des Nations-Unies sur le changement climatique COP 31 qui se tiendra, je vous le rappelle, à Antalya en Turquie du 9 au 20 novembre prochain avec l'audition de monsieur Benoît Faraco, ambassadeur chargé des négociations sur le changement climatique pour les énergies décarbonées

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et la prévention des risques climatique. Monsieur l'ambassadeur, je tiens tout d'abord au nom de mes collègues et en mon nom personnel à vous remercier d'avoir accepté notre invitation à quelques semaines d'une échéance particulièrement importante pour la diplomatie climatique internationale. Nous venons d'entendre il y a quelques minutes les ambassadeurs de Turquie et d'Australie, les deux pays qui exerceront conjointement des responsabilités dans l'organisation et la conduite de cette COP. Ils nous ont présenté les ambitions de cette conférence, les principales priorités de leur gouvernement et les résultats qu'ils espèrent obtenir à Antalya. Il nous appartient désormais de nous intéresser à la stratégie que défendront la France et l'Union européenne dans ses

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négociations ainsi qu'au moyens dont elle disposent pour peser sur leur issue. Cette question revit une importance particulière dans un contexte international marqué par la fragilisation du multilatéralisme climatique, le retrait des États-Unis de l'accord de Paris et les divergences persistantes entre les grandes puissances sur le rythme et les modalités de la transition. Plus de 10 ans après la COP 21 dont la France avait assuré la présidence, l'enjeu n'est plus seulement de parvenir à de nouveaux engagements, mais de garantir la mise en œuvre effective de ceux qui ont déjà été pris. Cela suppose de maintenir une ambition collective élevée, tout en renforçant la confiance entre les États et en

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apportant des réponses concrètes aux attentes des pays les plus vulnérables. Le Sénat porte une attention toute particulière à ces enjeux de diplomatie climatique. Comment témoignent les travaux conduits au cours de la précédente session ? Je pense notamment à la mission d'information sur la diplomatie climatique française à l'épreuve d'un monde en tension présidé par notre collègue Rachid Temal et dont le rapporteur était Tva Rofrit. Plusieurs membres de notre commission naturellement pris part à ses travaux, en particulier Martha Tidrac et Ronand d'Antec. Le rapport adopté à l'unanimité en juillet dernier dresse un constat lucide. La diplomatie climatique française doit aujourd'hui se réinventer pour préserver son influence dans un

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monde plus fragmenté, plus conflictuel. Il appelle notamment à renforcer la lisibilité et la cohérence de notre stratégie diplomatique, à construire de nouvelles alliances avec les pays émergents et en développement ainsi qu'à capitaliser sur l'héritage de l'accord de Paris qui demeure un acquis majeur de notre diplomatie. Il soulligne également la nécessité de mieux associer nos concitoyens à cette action internationale en accordant une attention particulière à nos territoires ultramarins directement exposé aux conséquences du dérèglement climatique. Cette dernière dimension me paraît essentielle. Grâce à ces outresem, la France est présente dans tous les bassins océaniques et entretient des liens privilégiés avec de nombreux états insulaire dont certains

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sont menacés dans leur existence même par l'élévation du niveau de la mer. Cette singularité constitue à la fois une responsabilité et un atout pour notre diplomatie climatique. Les recommandations de cette mission d'information présentent donc un intérêt tout particulier à l'approche de la COP 31. Nous souhaiterions savoir, monsieur l'ambassadeur, dans quelle mesure elle rejoint les orientations que vous entendez défendre lors de cette conférence et quelle suite concrète pourrait leur être donnée. Au-delà de ces orientations générales, plusieurs questions méritent, me semble-t-il, une attention particulière. La première concerne le rôle et l'influence de l'Union européenne. Celle-ci a longtemps occupé une place motrice dans les négociation climatique internationale en s'appuyant sur

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l'ambition de ses engagements et sur la crédibilité de ces politiques de réduction des émissions. Mais cette position est aujourd'hui confrontée à de nouvelles difficultés. Les débats sur la compétitivité industrielle, le coût de la transition et l'évolution de certaines réglementations environnementales européennes peuvent fragiliser la lisibilité de notre action extérieure. Comment l'Union européenne entend-elle préserver son rôle moteur dans les négociations tout en concilion ambition climatique, souveraineté énergétique et compétitivité économique ? Quelles seront les priorités défendues par la France dans la définition de cette position commune ? Le deuxième enjeu est celui des alliances diplomatiques face au retraits américains et à l'affirmation de nouvelles

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puissances économique, il apparis pensable de renouveler les partenariats sur lequels repè repose pardon la coopération climatique internationale. Je pense notamment en relation avec les grands pays émergents, mais aussi avec les pays africains et les États insulaires du Pacifique dont les attentes en matière de financement et d'adaptation sont particulièrement et légitimement fortes. Quel partenaire la France ont-elle privilégié pour faire progresser les négociations ? Et comment pouvons-nous contribuer à rapprocher les positions de pays dont les responsabilités historiques, les capacités économiques et les priorités de développement demeurent très différentes ? Enfin, la question du financement climatique sera naturellement centrale. Sur ce point, la crédibilité des pays développés sera

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déterminante. Comment la France entant-elle contribuer à restaurer la confiance avec les pays en développement et à garantir la traduction effective des engagements financiers internationaux ? C ces interrogations renvoient au fond à une même question. Monsieur le monsieur l'ambassadeur, c'est une question que nous avons posé euh tout à l'heure. Comment faire de la COP 31 une étape décisive dans la mise en œuvre de la CO de Paris malgré un contexte géopolitique particulièrement défavorable ? Monsieur l'ambassadeur, votre expérience des négociations internationales nous sera particulièrement précieuse pour éclairer ces différents enjeux. Nous souhaiterions connaître les objectifs prioritaires que la France se fixe pour cette COP 31, les résultats qu'elle considère comme indispensable à son

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succès et les marges de manœuvre dont dispose encore les négociateurs européens. Nous serons également attentifs à votre appréciation de la place que la France peut continuer à occuper dans la diplomatie climatique mondiale. Je vous remercie à nouveau de votre présence devant notre commission et vous cède monsieur l'ambassadeur sans plus tarder la parole pour votre propos liminaire.

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Merci. Merci beaucoup euh monsieur monsieur le président Martin. Euh mesdames et messieurs euh les sénateurs et et sénatrices, chers amis euh de la commission du du développement durable. C'est un plaisir de de vous retrouver, y compris euh parce que c'est l'occasion pour moi de vous remercier en direct pour le rapport que vous avez mentionné, monsieur le président sur sur la diplomatie climatique et et j'espère que à la fois mon propos liminaire que que je vais essayer de de concentrer, mais aussi les échanges que nous allons avoir euh vous montreront à quel point euh euh cette ambition que vous posez de refonder la diplomatie euh climatique euh que j'élargirai d'ailleurs assez volontiers à à l'ensemble de mes

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fonctions, c'est-à-dire une diplomatie qui doit être climatique mais qui est aussi énergétique et qui est aussi enfin qui s'interroge aussi sur la question de la prévention du risque. Ce rapport a été précieux et et nous sommes avec l'équipe dont j'ai quelques quelques membres à mes côtés. Alors, ils sont pas tous là puisque j'ai la chance et le bonheur de de diriger une équipe interministérielle qui qui regroupe pratiquement une soixantaine d'agents publics qui seront avec nous à à la COP 31. et nous sommes en train de de traduire bon nombre de vos recommandations dans les pratiques qui nous permettent d'aborder la la la COP 31. Je je ne voudrais pas parler euh même si nous avions déjà eu l'occasion d'échanger euh là-dessus euh de la COP 31 sans revenir euh en quelques secondes

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sur le bilan que nous tirons de la de la COP 30 qui qui était la précédente et qui était une COPE importante puisque euh non seulement nous célébrions à ce moment-là les 10 ans de de l'accord de Paris, mais c'était une COPE qui euh permettait aussi de constater les nouveaux engagements pris par les États à l'horizon 2035 en matière de politique climatique obéissant aussi ainsi au au au cycle de l'accord de Paris et et sur cette COP 30, elle a été ressentie comme une forme d'échec et de frustration par beaucoup dont dont je fais partie dans la mesure où plusieurs paramètres nous ont interrogés. Le premier, c'est l'efficacité globale du régime climatique. Et j'en je je vais en dire un mot. Euh

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l'accord de Paris euh a profondément changé et transformé le monde euh dans le sens où il a permis, alors que nous étions sur une trajectoire de réchauffement de 4 ou 5°grés en en 2015, de nous rapprocher euh de notre objectif ultime de l'accord de Paris qui est de maintenir le le réchauffement de la planète à l'horizon de la fin du siècle le plus loin possible des 2 degrés et de faire tous nos efforts pour rester en dessous de de 1,5 et et la somme des engagements qui ont été pris à la COP 30 à BM nous montre deux choses. D'une part, c'est qu'on progresse puisque aujourd'hui si on prolonge les trajectoires actuelles et comprend les engagements qui ont été présentés par les pays en à l'horizon 2035, on est sur un réchauffement qui devrait se situer

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entre 2,2 et et 2,8°. Donc, on a fortement dévié par rapport au scénario du pire qui qui s'est éloigné et en même temps, on le voit bien euh et l'actualité de cet été, aussi bien sur le territoire métropolitain que que dans nos outresemes et puis sur le la plaque européenne comme chez nos partenaires nous a rappelé la dangerosité qu'il y avait à se rapprocher du premier seuil de température de la Corde de Paris, les 1,5°, l'été caniculaire à base d'incendie et et et et de sécheresse qui se prolonge encore aujourd'hui hein sur sur notre territoire et qui touche non seulement nos agriculteurs mais bon nombre d'acteurs économiques et et d'élus et les met dans des situations difficiles et quelque chose qui est en train de devenir universel. On a tous été frappés

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par les images euh de la catastrophe qui a qui ont qui a touché de manière simultanée le Népal et la Chine avec cet effondrement glaciaire qui a provoqué un lourd bilan humain. Mais quand on regarde la carte de la planète aujourd'hui, l'Indonésie est en sécheresse absolue. Le bassin amazonien souffre aussi d'une sécheresse historique. et et on voit bien qu'on est en train malgré tout de de jouer avec le feu si vous me passez l'expression en matière de de de réchauffement de la planète au point que les Nations- Unies ont publié un rapport au mois de septembre nous signalant que nous allions rater la première le premier palier de l'accord de Paris les les fameux 1,5° et et c'est ce qui fait partie de de la frustration collective, je crois, de l'analyse des résultats de la COP 30 qui

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montre qu'on n'est pas allé assez vite et qu'on a ce grand paradoxe que que l'accord de Paris fonctionne mais qu'il ne fonctionne pas assez fort et pas assez vite. Euh et dans ce contexte-là, la COP 31 s'inscrit dans un moment qui va être décisif, notamment parce que la COP 30 a permis de réaffirmer que malgré le deuxème retrait de l'administration américaine de l'accord de Paris, le multilatéralisme euh et notamment le multilatéralisme environnemental tient bon. Malgré les tensions, malgré les difficultés, malgré la conflictualité du monde, on arrive à se parler. C'est on arrive à se parler et on arrive à prendre un certain nombre de décisions et c'est ce qui est devant nous pour pour la COP 31 où l'objectif, vous l'avez de manière très éloquente souligner monsieur monsieur le président

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et non pas de refaire le match une 20 31e fois de savoir quels sont nos objectifs et quels sont nos enjeux mais bien de s'attacher à mettre en œuvre les engagements qui ont été pris. Ces engagements, ils sont d'une nature double. D'une part, ce sont des engagements en terme d'objectif de température, j'ai j'ai eu l'occasion de de le dire, mais ce sont aussi des objectifs financiers et de solidarité nord-sud ou en tout cas peut-être même, je je j'ose me dire, d'une solidarité entre ceux qui émettent et ceux qui souffrent des conséquences du changement climatique puisque l'objectif que nous avons adopté pour les financements à l'horizon 2035, il date non pas de la COP 30 mais de la COP 29 qui est de mobiliser 300 milliards de dollars par

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an. Euh alors c'était autant qu'on utilise encore le dollar pour euh pour euh mesurer nos objectifs dans dans un accord où où cette monnaie ne devrait plus avoir de cours. Mais mais c'est une anecdote. Euh cet objectif euh il a été adopté à la COP 29 et il s'agit maintenant de de le mettre en œuvre. Là aussi euh forcé de constater que malgré la perception qu'en ont certains acteurs et et les critiques qu'on peut émettre à l'endroit du régime climatique, les engagements sont pour l'instant tenus. Les derniers chiffres euh en matière de financement climatique publiés en au au milieu de cette année pour euh la période 2024 montre que nous avons mobilisé plus de 136 milliards de dollars par an. Donc au-delà des objectifs initialement fixés par l'accord de Paris qui fixait un objectif

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à à 100 milliards et que chaque année on progresse. Vous aurez dans quelques jours une communication de la part du du ministre de l'économie des finances, de la ministre de la transition écologique et du ministre des affaires étrangères qui présenteront les derniers chiffres français pour l'année 2025. Et il confirme cette dynamique. Malgré les difficultés, y compris nos propres difficultés budgétaires, notre engagement reste reste plein et entier. Euh et et et c'est je pense la particularité en en réponse à l'une de vos interrogations puisque vous rappeliez que la France s'inscrit dans une diplomatie qui est avant tout une diplomatie européenne euh en en matière de changement climatique et je pense qu'il faut le dire le le redire euh entre nous mais aussi à nos partenaires.

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L'Europe tient ses objectifs. L'Europe c'est aujourd'hui pratiquement la moitié des financements climat. Donc sur les fameux 136 milliards que j'évoqué, la moitié provient du continent européen. Continent euh aujourd'hui ne représente plus que 6 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, là où nous en représentions euh en 1992 qui est l'année du coût d'envoi de de ces grandes négociations internationales plutôt de l'ordre de 12 13 %. Donc l'Europe, c'est un partenaire fiable et solide qui fait ce qu'il dit et qui dit ce qu'il fait et qui donc est à la pointe à la fois de de la réduction des émissions de gaz à effet de serre année après année. Les chiffres publiés par le cité pas euh pour le premer trimestre 2000 2026 pour la France le confirme.

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Nous sommes et nous avons démontré que nous étions engagés dans une réduction des émissions de gaz à effet de serre qui est largement compatible et conforme aux objectifs que nous nous sommes fixés dans le droit européen et que nous avons pris devant devant nos partenaires internationaux. Donc une fois qu'on a dit ça, on se dit finalement c'est assez facile de se dire que l'Europe est une puissance écoutée, respectée et un partenaire fiable et et solide dans les négociations dans les négociations climatiques. Et j'aimerais que ce soit le cas malheureusement là aussi nous avions partagé ce ce constat lors du du des des des travaux que vous avez mené sur sur la diplomatie climatique. Euh les positions européennes sont sont parfois challengées. la nécessité de renouveler

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nos partenariats est importante et et notamment de retrouver en quelque sorte les recettes qui avaient fait le succès de l'accord de Paris, c'est-à-dire une alliance entre l'Europe qui agit en responsabilité et en solidarité et les pays les plus vulnérables. Je pense notamment au continent au continent africain qui se trouve dans une vraie difficulté mais qui est aussi plein d'opportunités. On aura l'occasion d'en d'en dire un mot. Je pense aussi au au aux petits états insulaires euh en en développement. Euh je rentre euh de de Fidji où j'ai accompagné la la ministre de la transition écologie qui était notre chef de délégation pour la précop qui est une forme de répétition de de de la COP de la COP 31 où effectivement les questions de hausse du niveau des mers,

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de pérennité d'un certain nombre d'États face à un phénomène qui semble désormais irréversible se pose et pose des enjeux dramatiques à la fois sur le plan moral, sur le planique, mais aussi sur des sur des enjeux sécuritaires et de permanence. de l'État qui sont des choses inédites dans dans l'histoire de de l'humanité. Si certains atoles du Pacifique disparaissent, que fait-on d'un peuple, d'une culture ? Comment exerce-t-on la solidarité internationale avec ces pays ? Ce sont des questions qui vont être qui sont particulièrement difficiles mais qui qui sont devant nous en matière de de débat climatique. Sur la base de ce constat, je je voudrais peut-être pour pour conclure mon proposiminaire dresser les quelques quelques priorités à la fois de fonds et

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[raclement de gorge] de méthodes qui vont guider la France au sein de l'Union européenne dans les négociations de la COP de la COP 31. vous l'avez dit, c'est une cope de la mise en œuvre et et donc il n'est pas ce n'est pas pour nous l'occasion de de refaire le match mais bien de s'assurer que puisque comme nous le disent les scientifiques, chaque degré compte l'ensemble des engagements qui pris qu' s'agisse de mettre fin à la déforestation, de sortir progressivement des énergies fossiles, d'être solidaire avec les pays les plus impactés par le changement climatique, on puisse aboutir à des résultats le plus concrets, le plus tangible et le plus opérationnel possible. Là où finalement l'accord de Paris est un accord de principe, c'est un accord qui définit des règles du jeu

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commune, qui demande à chaque état de s'engager tous les 5 ans mais qui n'a pas de mécanisme de mise en œuvre. Il n'y a pas d'opérateur onusien de la mise en œuvre de l'accord de Paris. Donc quand vous prenez un engagement sur la sortie des énergies fossiles ou sur la lutte contre la déforestation, il faut bien que quelqu'un fasse le boulot derrière et et je pense que ça va être une des spécificités de la de de la COP 31. C'est la place qui va être donnée à ce qu'on appelle l'agenda de l'action qui était n'est pas un agenda de négociation mais qui est un agenda de partage d'engagement avec euh l'ensemble des parties prenantes et parties prenantes, j'entends euh les entreprises, les collectivités territoriales et les élus qui sont euh essentiels parce qu'ils jouent un rôle

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majeur dans des déterminants de de la politique climatique en matière d'aménagement du territoire, en matière d'infrastructure de transport collectif par exemple. Euh et et donc on arrive avec l'ensemble de ces acteurs à s'assurer que des objectifs communs sont mis en œuvre effectivement et se traduisent par ce qui est le juge de paix à la fin euh de ces négociations, c'est-à-dire des réductions d'émission de gaz à effet de serre compatible avec ce que ce que nous disent les scientifiques. Dans cette perspective là, les priorités que nous allons défendre, c'est de poursuivre la transition en dehors des énergies fossiles. Et c'est pour ça que nous apportons un soutien, je suis sûr que que nos amis turcs et australiens voulont présenter dans dans la session précédente à l'objectif

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d'électrification qui vise à à atteindre 35 % d'électricité dans la consommation finale en 2035 à la seule condition que cette électricité soit propre puisque euh il y a plusieurs manières de produire l'électricité. Certaines émettent du gaz à effet de serre, c'est le charbon, le gaz et le pétrole. d'autres n'en émettent quasiment aucune, ce sont les énergies renouvelables et nucléaires. Et donc, nous serons nous serons très engagés à à défendre cet objectif d'électrification et à travailler à sa mise en œuvre, ce qui implique un travail par exemple de partenariat sur le développement de réseaux électriques, le développement de nouveaux moyens de production. Et sur ce sujet, la France qui est unostate, alors vous me pardonnerez cet anglicisme mais mais je trouve qu'il est assez

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représentatif. La France est dans une position idéale. Nous produisons beaucoup d'électricité. Euh nous en vendons, nous vendons 20 % de la production de notre électricité à nos voisins. J'ai pas encore les derniers chiffres de du commerce extérieur, mais ça devrait rapporter quelque chose de l'ordre de 10 milliards d'euros dans les caisses de de DF et donc de l'État, son actionnaire principal. D'ici la fin de l'année, nous produisions de l'électricité propre. 95 % de notre électricité est décarbonée grâce au nucléaires, à l'hydroélectricité et au renouvelable. et nous avons investi dans les réseaux électriques pour conforter ce ce mix électrique. Et malgré les difficultés actuelles que traversent nos concitoyens, nous produisons une électricité qui est relativement bon

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marché au regard de notre situation géographique. Là aussi euh un simple regard sur nos voisins allemands et italiens par exemple montre que le mix électrique français, les choix de politique énergétique qui ont qui ont été faits sont nous nous placent dans une situation intéressante de ce point de vue-là. Donc nous sommes un électrostate en puissance et ça c'est un outil d'influence majeure pour la France à la COP 31. euh puisque euh en fait on a un certain nombre de pays qui nous regardent avec euh avec beaucoup d'intérêt et d'envie. Euh, j'étais au au Kenya euh lors du sommet Africa Forward où en fait on a plein de pays africains qui disent "On a un potentiel hydro, on a un potentiel éolien, on a un potentiel solaire à réaliser qui permettront dans les années à venir de réduire la

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dépendance aux importations d'énergie fossiles puisque l'Afrique importe 90 % de ces ces combustibles fossiles à l'exception du du Nigéria et du Mozambique et de devenir des exportateurs d'électrons vertes et de profiter de ces opportunités de la nouvelle donne géopolitique. Deuxième priorité qu'on va porter à la COP 31, c'est la question des émissions de méthane. Vous savez que c'est le deuxième gaz à effet de serre le plus important sur la planète qui a un pouvoir de réchauffement de plus de 80 fois supérieur au au CO2 et que notamment dans l'industrie pétrolière et gazière, toutes les technologies sont sur la table pour stopper les fuites de méthane. Vous savez, c'est le flaring. Donc c'est ces pratiques qui consiste à brûler du gaz de manière imparfaite en

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en sortie des raffineries, à réparer les gazoduc, c'est les torches. Exactement. Euh et en fait tout ça est un immense gaspillage absolument scandaleux, surtout dans une période où nous sommes en risque sur notre sécurité d'approvisionnement énergétique. Euh les chiffres de l'AUE montrent que globalement ce qu'on perd en méthane dans l'atmosphère et qui donc réchauffe notre planète est à peu près équivalent au volume du gaz qui transitait par le D3 d'ormous euh avant euh avant la guerre. C'est un truc insensé, d'autant plus que ça rapporte de l'argent que d'agir contre ces émissions métal puisque le méthane, vous pouvez le récupérer et le remettre sur le marché. Euh donc là, il y a quelque chose qui marche pas et sur lequel le multilatéralisme et la coopération

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internationale devraient nous permettre de de de d'avancer. Donc c'est une priorité très forte portée par la la ministre et qui a organisé sur ce sujet un petit événement aussi en en marge en marge du G7. Troisème priorité, je m'arrêterai là parce que j'ai été trop long, mais on reviendra je pense dans le détail sur sur un certain nombre de de de questions que vous posez. Euh vous l'avez dit en introduction, les impacts du changement climatique se multiplient et le rapprochement du seuil de 1,5° est est profondément inquiétant. Euh et il faut que cette COP 31 fasse quelque chose sur l'adaptation. Jusque-là, l'accord de Paris a fait porter le poids du corps sur les questions de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Et c'est bien naturel puisque si on

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laisse dériver nos émissions de gaz à effet de serre, on vivra dans un monde dans lequel on aura juste pas les moyens financiers de s'adapter aux catastrophes climatiques. On voit la situation dramatique que vivent nos agriculteurs aujourd'hui qui ont perdu 10 15 20 % de leur production. C'est un problème économique majeur aujourd'hui. Euh l'adaptation au changement climatique. Quand on discute avec les assureurs, ils nous disent "Il y a des collectivités qu'on va plus pouvoir assurer à cause du risque inondation avec des primes qui chaque année ont la valeur de l'infrastructure." Enfin, donc on voit les limites de l'adaptation. Il n'empêche que dans le monde dans lequel on vit, dans lequel à travers les crises de l'eau qui s'annoncent, qui sont un défi géopolitique et sécuritaire majeur,

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les défis liés à l'accès à l'alimentation et à la sécurité alimentaire si les sécheresses se se se poursuivent, mais aussi parce qu'on sait que le changement climatique est un accélérateur de crise, de migration et de conflit dans les zones les plus fragiles du monde. il va falloir qu'on réponde d'une manière ou d'une autre à l'adaptation et qu'on assume que c'est une priorité au moins aussi équivalente à à celle du du du de de l'atténuation. Mais je terminerai mon propos juste sur une remarque sur nos autres mères parce que vous avez parfaitement de raison de rappeler qu'ils sont en première ligne du des impacts du changement climatique. Euh moi j'y vois autre chose aussi dans nos autres aux autres mers, c'est ce sont de formidables laboratoires de la

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lutte contre le changement climatique en matière d'atténuation. Encore une fois, j'étais dans le Pacifique avec la ministre il y a quelques semaines et les États du Pacifique se sont mis en position de développer une feuille de route de sortie des des énergies fossiles. Et ben, il suffit de se retourner vers un autre maire français qui s'appelle la Réunion qui a réussi à sortir du charbon dans son mix électrique en 5 ans en dévelant remplaçant en fait le charbon qui a été utilisé dans la principale centrale électrique de la Réunion par de la biomasse et principalement de la bagace de canne à sucre mais qui montre aussi que ces territoires sont des laboratoires d'innovation qui permettent le développement d'un certain nombre de technologies de production d'énergie

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notamment mais aussi d'agriculture résiliente et et ça c'est un atout alors je vous avais dit dans dans la commission ma frustration à ne pas forcément être toujours en capacité de mieux les intégrer à la délégation française et être présent. Là, on sera très attentif. On l'a fait à la COP 30 avec la Guyane qui était très présente au Brésil pour faire pour présenter ses solutions. Là, on va le faire avec les communautés du Pacifique, notamment de Nouvelle-Calédonie et de Polynésie française puisqu'on a eu avec le prisme australien un angle sur le Pacifique et sur l'océan qui était extrêmement important. Pardon, j'ai été plus long que les 10 minutes que je m'étais attribué, mais je voulais vous donner cette vision générale et je serais ravi de de poursuivre les échanges en

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répondra à vos questions. Un grand merci à vous, monsieur l'ambassadeur. Tout ça est très clair. Euh Stéphane Dei pour la première question. Merci monsieur le président. Bonjour monsieur l'ambassadeur et merci pour vos propos. Vous connaissez probablement, monsieur l'ambassadeur, la la fameuse citation de de Winston Churchill qui disait "Un pessimiste voit la difficulté dans chaque opportunité et un optimiste voit l'opportunité dans chaque difficulté. Et je pense qu'on on peut faire preuve d'optimisme effectivement face à la transition énergétique qui n'est pas qu'une contrainte mais qui est aussi une une opportunité et de souveraineté et de création de valeur pour pour nos territoires. C'est tout l'enjeu des des énergies décarbonées. Donc j'ai une question extrêmement

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précise, extrêmement simple. Je souhaiterais connaître votre position sur la production de carburant durable au profit du transport aérien. Il voyez-vous une opportunité intelligente et intéressante ? et quel rôle entendez-vous faire jouer à la France dans la COP 31 pour développer cette filière ? Monsieur ambassadeur, merci beaucoup pour pour cette question. Alors le son son seul défaut, c'est qu'elle pourrait apporter une réponse de 35 minutes de ma part et je vais essayer de de me limiter à quelques instants, mais c'est c'est c'est pour dire l'intérêt que que j'accorde à cette filière. Euh 80 % du dans le domaine de l'énergie, 80 % des solutions viendront

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de l'électrification. Euh les batteries et la voiture électrique sont une solution absolument fabuleuse à condition encore une fois de maîtriser la chaîne de valeur et de ne pas remplacer la dépendance au pétrole importé par la dépendance aux voitures électriques importées. C'est c'est le cas de l'électrification dans le domaine du logement avec les pompes à chaleur et c'est évidemment le cas dans certains processus processus industriels qu'on sait d'ors et déjà à des coûts à peu près compétitifs et électrifiés. Une fois qu'on a dit ça, il reste notamment le secteur aérien mais aussi le secteur maritime sur lequel l'électricité et l'électrification n'apparaît pas comme la réponse la plus évidente et la plus compétitive à à court terme. Euh et c'est pour ça que je suis un grand fan à

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titre personnel, mais je pense que c'est la position enfin la position que je reflète est celle du du gouvernement et et de l'ensemble de l'équipe interministérielle de ce besoin d'accélérer sur la question des carburants durables d'aviation. Vous le savez, le cadre réglementaire qui s'applique euh est assez ambitieux euh et et il est d'autant plus ambitieux et intéressant que on a des objectifs d'incorporation qui sont là pour pour soutenir le développement de la filière, mais que cette affaire de carburant durable est aussi un des rares sujets sur lequels on arrive encore à parler à nos amis américains qui ont des objectifs d'incorporation qui est une politique climatique assez ambitieux et assez comparable au nôtre. C'est le seul sujet où on parle encore changement climatique avec

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les Américains et c'est dire je pense une conviction profonde que nous avons partagé entre les autorités publiques et la filière que il va falloir mettre les bouchées doubles sur ce sujet. à la COP 30, une déclaration a été adoptée euh pour se fixer un objectif de tripler la production de carburant durable à l'horizon à l'horizon 2030 et qui vient en quelque sorte compléter les grands objectifs qui avaient été pris de politique énergétique à la COP 28. sortir des énergies fossiles, doubler l'efficacité énergétique, tripler le nucléaire et tripler les renouvelables. Et il manquait euh un bout euh de de de réflexion et de cadre analytique dans cette dans cette discussion que les que nos amis brésiliens ont on on ont cherché à corriger. Le principal défi de

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cette filière aujourd'hui et les acteurs qui travaillent là-dessus, c'est que c'est un défi d'ordre économique. un secteur sur lequel malheureusement, contrairement à la voiture électrique par exemple, les carburants durables ne sont pas ne présente pas les mêmes avantages en terme économique et de coût que leur alternative qui est le kérose. Euh et pour le dire de manière simple, 1 L de kérosène, enfin un litre de carburant durable, ça coûte 5 à 6 fois plus cher qu'un litre de kérosène. Aujourd'hui, c'est peut-être que deux ou trois fois plus cher parce que le prix du du kérosène a doublé en raison de de du du conflit à Ormouse. Mais donc je pense qu'on a un intérêt absolu à utiliser la COP, c'est-à-dire l'espace de discussion politique, mais aussi les

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instruments financiers de l'accord de Paris. Je pense aux engagements des banques de développement, je pense aux engagements du fond vert pour le climat, je pense à l'utilisation éventuelle des crédits carbone qui sont un mécanisme de financement qui est prévu à à l'article 6 du protocole enfin de de l'accord de Paris pour essayer de faire un grand plan d'investissement commun afin de faire baisser les coûts de ces solutions. Si on veut pouvoir accompagner le secteur aérien et le secteur maritime dans la transition énergétique, il faut qu'on coinvestisse massivement avec eux avec cet objectif de reproduire pour les carburants durables d'aviation ce qu'on a réussi collectivement sur la batterie et les panneaux solaires au cours des 10 dernières années, c'est-à-dire diviser

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par 5 voire 10 les coûts en l'espace d'une dizaine d'années. C'est le principal défi et c'est un défi qui en plus nous permet parfois et c'est la beauté de de ce sujet, c'est pour ça que je je le trouve tellement passionnant qui nous permet aussi d'engager un certain nombre de pays qui sont parfois un peu plus réticents que la moyenne à travailler avec nous sur les sujets climatiques. Je pense notamment au pays du golf qui se posent des questions légitimes sur l'avenir de leur production d'hydrocarbure et qui trouveraient là, y compris parce qu'ils sont idéalement placés pour produire un certain nombre de carburants à base d'électricité solaire à à Bakou des relais de croissance et de diversification de leur économie qui sont qui sont particulièrement intéressants. Donc l'ambition qu'on

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porte depuis quelques années et qu'on continuera à porter à la à la COP 31, c'est d'essayer de provoquer une mobilisation générale pour baisser les coûts et imaginer un marché qui va pas émerger tout de suite dans les deux ou trois prochaines années, mais pour être sûr que on ait de la disponibilité en carburant durable pour l'aviation, je pense entre 2035 et 2040. Ce qui veut dire, et vous le savez aussi bien que moi, en matière de politique énergétique, ce qui n'existe pas aujourd'hui euh n'existera pas en 2035 ou 2040. Donc, il faut partir maintenant et c'est pour ça qu'on défendra ce sujet. avec malgré tout une petite exigence de durabilité euh pour éviter que en fait le remède soit pire que le mal et que par exemple la production de carburant durable pour le maritime ou

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l'aérien conduise à aller abîmer un peu plus les forêts d'Indonésie ou d'Amazonnie pour trouver la molécule de carbone dont on a besoin. C'est le seul critère qui nous qui queose sur la table. C'est un critère d'exigence de durabilité mais c'est un des sujets majeurs sur lequels il va falloir beaucoup de capitaux et beaucoup d'ambitions. Sinon on est assez clair, on ne tiendra pas les accords les objectifs de l'accord de Paris. Merci monsieur l'ambassadeur Said Omar Wali. Merci monsieur le président, chers collègues, monsieur l'ambassadeur. Les effets du changement climatique sont déjà présents sur l'accès aux ressources en eau pour les territoires ultramarins et notamment à Mayotte. Ce que l'hexagone découvre depuis

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quelques années comme une crise, Mayotte vit le vit depuis longtemps comme un régime ordinaire. À chaque fois quand je vais à Mayotte, parfois pendant 5 jours, j'ai pas d'eau dans le robinet et on est obligé de d'aller dans avec des jericanes pour aller chercher de l'eau parfois non potable et parfois de l'eau juste pour pouvoir se laver. Les Maoré vivent au rythme de tourdau et des coupures au robinet. Depuis mi-juillet 2026, ils subs il subs ils subissent plutôt 30 he de distribution pour 48 he de coupure. Dans l'hexagone, on restreint certains

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d'usage de l'eau à Mayotte. C'est l'accès même à l'eau potable qui est compromis. Alors que Mayotte est française depuis 1841 avan ses savoirs. C'est une réalité que nous vivons au quotidien. Cette crise est avant tout structurelle. Le besoin quotidien atteint 47500 m³ contre une capacité de production de 37 m³. À cela s'ajoute une forte pression démographique. Mayotte compté 323153 habitants au 1er janvier 2026. Depuis 2024, un ménage maoré sur 4 ne disposit toujours pas de l'eau courante dans son logement. Le déréglement climatique aggrave cette situation. 92 % de la ressource dépend des précipitations alors que la saison des pluies 2025-2026 a été déficitaire de 10 %. Dernièrement, nous avons connu le choléra à Mayotte, vous le savez tous parce que on n pas d'eau. Une maladie qui a disparu ici depuis plusieurs siècles. Voilà, un territoire français.

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qui n'a pas d'eau et que certaines populations meurent du choléra, c'est inacceptable. Nous ne pouvons donc pas concevoir une politique nationale d'adaptation sans tenir compte des réalités climatiques géographiques et démographique propre à chaque territoire. L'exemple de l'usine de dessement de Hony Bé est révélateur. Prévu pour produire 10000 m c supplémentaire par jour, elle a vu son autorisation environnementale suspendue par le tribunal administratif le 31 juillet 2026 avec un délai de 6 mois pour régulariser plusieurs ir

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irrégularités. Mayot rappelle une réalité essentielle. L'adaptation au changement climatique n'est pas une perspective lointaine. Elle est déjà une nécessité quotidienne et nous ne pouvons pas demander au Maoré de s'adapter indéfiniment à la punurie. c'est aux politiques publiques de s'adapter à la réalité de leurs besoins. Voilà mes chers collègues, notre réalité au quotidien. Ce qui fait que mo pas d'ou et que on a le plus grand lagon du monde comme on dit un patrimoine extraordinaire.

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Mais comment on peut développer éconiquement notre île si des gens qui viennent, ils vont passer 4 jours sans se laver ? Quel touriste va venir à Mayotte si pendant 4 jours ces draps ne sont pas changés ? Voilà notre dure réalité depuis des décennies et que monsieur le président comme vous avez dit que on a un peu de temps à partir de février et juin, je vous invite à venir à Mayotte avec moi vivre certes réalité parce que je vous hébergerai et vous verrez que chez moi on n pas d'eau non plus. Merci chers collègues de votre témoignage

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Martha Sidrac. Merci. Merci président. Monsieur l'ambassadeur, merci pour déjà un certain nombre d'explications et de rappel que vous avez partagé avec nous euh dans vos propos liminaires. Vous avez rappelé la voix de la France en fait aujourd'hui qui qui compte he qui doit continuer de compter sur ces sujets environnementaux. Mais vous avez aussi rappelé, et ça, je crois que c'est important, le que le fait que l'Union européenne est aujourd'hui considérée comme un partenaire fiable et toujours crédible et tant mieux puisque je crois que nous avons en tant qu'européen des positions à faire valoir. À l'occasion d'ailleurs de votre audition dans le cadre de la mission diplomatique sur les sujets climatiques en mars 2026, vous

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avez rappelé un certain nombre de chiffres comme notamment le fait que l'Union européenne est aujourd'hui apporte pour moitié le le financement de cette de cette démarche climatique, ce qui n'est pas rien au regard des chiffres que vous que vous avez annoncé et la France aussi il prend sa part bien évidemment. Alors du coup ma j'ai deux questions, une très simple et assez directe au regard un petit peu de je je vais pas parler de découragement ou de euh de frustration, je parlerai plutôt d'une forme de lassitude. Parfois hein, COP après COP, on se dit "Bon, il faut que les engagements sont là, euh il faut qu'on s'améliore, il faut qu'on aille plus loin, ainsi de suite. Et puis on a l'impression évidemment et vous l'avez

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rappelé, on avance tant mieux mais peut-être pas à la hauteur des enjeux et pas à la hauteur des ambitions affichées. Tout à l'heure, nous avons auditionné monsieur l'ambassadeur de Turquie et madame l'ambassadrice d'Australie, les deux pays organisateurs de la COP 31 et ils nous ont dit que eux ça sera la COP de la mise en œuvre. Très bien, c'est merveilleux la mise en œuvre. Alors, moi, j'ai une question en lien avec euh mon mon propos précédent. Euh au regard du poids que pèse l'Union européenne et la France au sein de cette Union européenne sur ces sujets-là, euh n'avons pas quelques moyens de pression pour véritablement faire valoir un certain nombre de positions claires que

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vous avez affiché autour bien évidemment de l'énergie, autour bien évidemment de nos outres mères. On a entendu le témoignage de notre collègue de Mayotte. Tout cela raisonne aussi dans nos dans le Pacifique. Donc comment en fait l'Union européenne ne se saisit pas peut-être de ce moyen de pression ? C'est une question hein, c'est une question que je vous pose pour faire valoir un certain nombre de positions qui seraient utiles pour l'ensemble donc de de la planète. Et puis ma deuxième question qui est un petit peu plus à la marge. Euh, on sait la difficulté pour Chypre aujourd'hui de participer à cette COP en lien avec sa relation avec la Turquie. Donc, je voulais savoir quelle était la position de l'Union européenne et peut-être de la France aussi euh par

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rapport à ce je vais dire à ce désaccord qui peut y avoir entre ces deux États. Un état organisateur de la COP, un sujet euh qui concerne l'ensemble de la planète avec un sujet très politique évidemment qui concerne deux États dont un qui est de l'Union européenne. Je vous remercie. Merci Daniel Salmon. Merci monsieur le président, monsieur l'ambassadeur, vous avez eu dans le début de vos propos une vision assez optimiste en voyant plutôt le verre à moitié plein plutôt que le verre à moitié vide. Pour la France, il me semble que nous sommes pas tout à fait dans la trajectoire. Nous avons baissé

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de 1 1, 1,4 % l'année dernière. C'est 4 % qu'il nous faudrait pour la stratégie nationale bas carbone 3. Moi, c'est les chiffres que j'ai. Nous sommes à 364 millions de tonnes, on devrait être à 279 en 2030. Donc, on a quand même encore une grosse marche euh à effectuer. Euh les transports, ils n'ont baissé que de 1,4 %. Bon, nous sommes allés à un certain nombre dans cette commission au salon de l'automobile, on a vu que une vraie révolution était en marche sur l'électrification. C'était assez impressionnant et on se dit que peut-être que là, on va avoir une belle marche qui va être devant nous. Donc il faut pas non plus se désespérer. Il y a des raisons de voir des choses positives

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à venir demain. Il a été évoqué le transport aérien. Bon, on parle de décarbonation pour moi, c'est quand même un peu une illusion, on le sait. On a déjà 2 millions d'hectares en France qui servent pour produire des biocarburants. C'est presque un diè de notre surface agricole utile. Il y a un moment, il va falloir aussi regarder les choses en face, se nourrir ou prendre l'avion. Et je n'entends plus aujourd'hui le mot qui a été un peu à la mode 2022 2023. On parlait de sobriété. Aujourd'hui, la sobriété semble passer complètement à la trappe. Pourtant, il nous faut bien une décroissance des émissions de gaz à effet de serre. Et je pense que la sobriété, c'est

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certainement la voie la plus rapide et la plus sûre pour y arriver. Mais effectivement là, il faut agir sur la publicité par exemple parce que lorsque nous ouvrons chacun notre ordinateur portable, qu'est-ce que nous avons ? Nous avons un paysage de Thaïlande qui vous dit de manière subliminale, si vous n'êtes pas allé en Thaïlande, vous avez quand même raté votre vie, quoi. Donc il il y a un moment où il va falloir peut-être agir sur la publicité et arrêter de créer toujours de nouveaux besoins. Donc ça c'est quelque chose qui va dans moi pour moi dans le sens de cette sobriété. Sur la biomasse pour y revenir encore, c'est quelque chose que j'ai un peu travaillé puisque j'ai fait un rapport sur la métanisation. Euh, on s'aperçoit aujourd'hui que on est avec des grosses difficultés suite à

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à l'été que nous avons connu. Euh, on va vraiment avoir une ruée sur la biomasse. Donc, c'est des choses qu'il va falloir regarder de très très près parce que on a des objectifs de toujours de croissance de la méthanisation par exemple. Et là va y avoir un vrai sujet, sachant que quand même les 860 Airbus qu'on a vendu à l'Inde vont pendant leur 20 ans d'existence produire autant d'émissions de gaz effet de serre que la France en une année. Donc voilà, simplement pour pointer un certain nombre de choses et je dis pas que c'est facile mais où on a des injonctions complètement contradictoires. Merci monsieur l'ambassadeur. Je vous laisse répondre à nos trois collègues. Alors, je je si vous m'y autorisez, je je fais dans l'ordre inverse mais mais peut-être

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pour commencer sur sur ces sujet de de sobriété, ils sont à la fois présents dans les objectifs. L'un des quatre grands objectifs de la présidence turque, c'est une réduction de la consommation d'énergie du bâtiment. Euh après, on peut débattre à l'infini de ce que veut dire sobriété, mais typiquement être capable de produire le même niveau de confort, que ce soit du confort d'été ou du confort du du confort d'hiver euh avec moins d'énergie, c'est de l'efficacité, mais ça correspond aussi à à sans doute une part de de de sobriété et et effectivement, je pense que c'est ce que nous dira aussi le prochain rapport du GC que nous attendons avec impatience pour pour 2028. gratuite et

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pour proposer le le enfin pour préparer le prochain bilan mondial de de l'accord de Paris. Ces questions de sobriété, elles sont partie intégrante de l'ensemble des solutions et interrogé, je crois, par l'ensemble des des pays de de la planète. Alors après forcé de constater qu'il y a sans doute parfois des formes de décalage entre les intentions et et et et ce que ça implique, mais qui montre aussi pour moi deux deux enseignements. Euh le premier c'est que il ne faut se priver d'aucune solution pour lutter contre le changement climatique. On est tellement loin de la cible que il va falloir utiliser l'ensemble de des des solutions mais aussi poursuivre le débat de société sur ces sujets parce que derrière des enjeux de sobriété, il y a des enjeux collectifs et individuels de

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responsabilité qui posent un certain nombre de questions. Je rappelle que l'accord de Paris a inscrit dans son préambule le principe d'une transition juste qui doit être déclinée à la fois au niveau de l'individu, de l'entreprise, du territoire et et ce sont des questions qui sans débat public, sans débat citoyen et sans débat éclairé notamment par la science et l'expertise risque de nous faire de nous faire échouer. J'en profite pour vous dire l'importance que que la délégation française attachera à la COP 31, à tous les à tous les enjeux associés à ce que on appelle dans notre jargon un peu technique l'intégrité de l'information en matière de de de changement climatique, mais globalement dans notre bah à défendre notre capacité à faire confiance à la science et à la parole

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des scientifiques pour guider l'action dans un univers. et je rentre d'Adisabeba où je représentais la France au à la plainière du du JC, le groupe intergouvernemental d'experts sur le climat. Et on voit bien qu'un certain nombre de nos partenaires remettent en question la science et les faits. Euh et ça c'est dangereux pour notre capacité collective à atteindre les objectifs, mais c'est aussi dangereux pour nos filières économiques qui ont fait des paris. Moi, j'ai entendu beaucoup de choses euh très négatives pendant 10 ans sur la voiture électrique euh qui est aujourd'hui portée au Panthéon des solutions à la fois contre des problèmes de pouvoir d'achat si on arrive à rendre cette voiture électrique accessible, notamment aux ménages ruraux qui n'ont

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pas d'autres options et pour lesquelles le le transport collectif est un peu moins pertinent d'un d'un point de vue économique, mais aussi pour nos filières industrielles qui ont investi massivement dans cette technologie face à des compétiteurs chinois très agressifs. Si on continue à dire que tout ça c'est une idéologie alors que ce sont des faits, on met à mal aussi notre capacité à à réussir ensemble ensemble la la transition. Après sur le sur la décarbonation du transport aérien, les modèles qui ont été faits, les engagements qui ont été pris inclus une part de sobriété, donc de réduction. Après, est-ce que le curseur est bien placé ou pas ? encore, je renverrai au aux scientifiques, mais dans les grands scénarios de l'organisation de l'aviation civile internationale, il y a

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ces questions-là. mon soutien au et c'est peut-être une une posture trop personnelle euh et donc qui ne reflète pas forcément la vision de mes autorités, mais ma ma vision du transport aérien, c'est que j'ai envie d'essayer de trouver des solutions pour que ce monde reste interconnecté et ouvert et compatible avec nos enjeux climatiques. Et donc je pense que si la technologie peut nous apporter une partie de des réponses, je préfère que alors soit la Thaïlande ou le Chili ou le le Grand Nord au Canada, j'espère que nos enfants et nos petits-enfants pourront continuer à voyager sans doute de manière différente et et j'espère qu'on arrivera à trouver des options technologiques qui nous permettront de garder une planète ouverte et connectée parce que ça apporte énormément de

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choses. Après, on a, on se le disait tout à l'heure, il y a des réalités physiques qui rendent les choses extrêmement compliquées, extrêmement coûteuses. Est-ce que c'est faisable ? Mais encore une fois, il y a 10 ans, on entendait partout que on arriverait jamais à faire tenir des mix électriques à partir de 100 % d'énergie renouvelable. Le Portugal tient aujourd'hui 4 à 6 mois par an avec 100 % d'énergie renouvelable et du pilotage intelligent de son réseau. C'est un choix de politique énergétique qu'il a fait. Je porte pas de jugement de valeur là-dessus, mais je dis juste que des hypothèses technologiques qui semblaient complètement farfelues il y a une dizaine d'années peuvent apporter les solutions. Et donc mon la ce qui guide la planification écologique en France,

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mais aussi notre la vision qu'on va défendre à l'international, c'est ce mélange de ou ce panachage de l'ensemble des technologies. Franchement, on n pas les moyens d' en laisser une de côté vu l'état de de de la planète dans laquelle on est. Euh et sur la biomasse, je partage votre analyse, j'y rajouterai même une contrainte supplémentaire qui est que on l'a vu cet été mais on le voit aussi chaque hiver, nos forêts souffrent. C'est un des réservoirs de biomasse avec nos sols agricoles et et nos cultures. Et non seulement on va avoir une compétition accrue sur la biomasse, mais on risque de perdre de la productivité agricole et forestière dans les dans les prochaines années sous les effets notamment de la sécheresse et ça ça va accentuer encore les tensions. Donc

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c'est un sujet qui sera qui sera absolument essentiel et sur lequel je pense que la la représentation nationale aura aussi sera aussi amené à se prononcer sur les priorités et les choix parce que sur certains secteurs, on aura des alternatives notamment électriques, peut-être un jour de l'hydrogène. Sur d'autres c'est de la biomasse qu'il faudra utiliser et donc il faudra faire des choix sur ce sujet. C'est assez évident. Et puis il faudra travailler avec nos partenaires puisque la biomasse, ça permet aussi euh enfin c'est c'est c'est un grand réservoir dans les forêts tropicales. Donc il faut pas qu'on fasse n'importe quoi. Euh j'enviai maintenant à la question 2è volet de la question sur Chypre. Euh je pense que là-dessus il y a pas d'ambiguïté euh de la part ni de la

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France ni de l'Union européenne. Chipre est un étatmembre à part entière de l'Union européenne est une partie à la convention climat. s'agissant d'une conférence onusienne, nous serons exigeants et intraitables avec nos partenaires turcs pour qu'ils respectent l'ensemble des droits, privilège et immunité qui sont afférents à l'organisation de de ce type d'événement. Euh le multilatéralisme, c'est fait pour parler à tout le monde, y compris les pays avec lesquels on a des désaccords sur un certain nombre de sujets. Il y a des règles qui sont intangible dans ce système-là et on s'attend à ce qu'elle soit pleinement respectée par nos partenaires. C'est pas la première fois qu'un pays a des désaccords avec d'autres et l'objectif d'une convention multi multilatérale,

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c'est que les mêmes règles s'appliquent à tout le monde. Et donc nous attendons à un traitement euh de Chypre comme enfin que le traitement qu'appliqué à Chypre soit exactement identique à celui qui soit appliqué à l'ensemble des autres Étatsmembres de l'Union européenne mais aussi de l'ensemble des autres partis et Dieu sait qu'on a un certain nombre de désaccords avec d'autres partis qui participent à à ces à ces négociations sur le le le sentiment de de lassitude et finalement ce qu'il y a derrière votre question sur les moyens de pression et et une forme de transactionnalité qu'on pourrait qu'on pourrait pour exercer. Alors, je ne voudrais pas mestimer quand même le pouvoir d'attraction que représente le modèle énergétique français. C'est un outil d'influence. nos

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entreprises qui sont des championnes mondiales de l'électrification, nos entreprises du transport maritime qui investissent dans les ports et les molécules décarbonées. Ce qu'on a fait avec les JO à Paris en terme de modèle d'efficacité énergétique du bâtiment où ce qu'on a expérimenté sur le recyclage du plastique, ça attire des partenaires et l'influence, ça passe aussi par le pouvoir d'attraction et de séduction. Et là-dessus, on va utiliser ce ce levier-là pour pour discuter avec nos partenaires en leur faisant envie, en leur disant "Bah, venez voir en France ce qui se passe." Et on a des solutions. On a signé par exemple cet été euh pardon au printemps dernier une déclaration d'intention sur le nucléaire avec le Kenya. C'est pas forcément le pays le plus évident pour implanter une

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centrale nucléaire, mais il y a un désir, il y a une volonté de France et un désir de France sur ces sujets. Il y a un désir de France de travailler avec RTE et l'Agence française de développement pour développer des interconnecteurs électriques. Et ça, c'est un levier dans le multilatéralisme qui a ses avantages et ses limites qui est important. Après, je pense que l'Europe est aussi résolue à être un peu plus transactionnelle et un peu plus exigeante. C'est le cas notamment quand on réfléchit à adapter notre politique commerciale pour s'assurer que il y a un certain nombre de règles qui s'appliquent aux entreprises européennes qui doivent s'appliquer aussi à nos partenaires. C'est le cas de manière intéressante dans l'accord de libre échange qui a été signé avec l'Inde qui

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comporte en outre une clause visant à les inciter à décarboner leur industrie. Donc on est dans une forme de transactionnalité. C'est le cas aussi de l'accord avec le Mercosour qui sur la partie climat au-delà des enjeux sociétaux qu'il pose dit clairement qu'il faut respecter l'accord de Paris et ses grands principes pour pouvoir continuer à à opérer dans une dans une zone de libre échange. Et puis moi, je suis très attentif aussi à ce qu'on modernise avec en lien avec nos entreprises, notre politique d'investissement à l'étranger. Euh l'idée c'est qu'avec des ressources et des capitaux français, on puisse accompagner la transition énergétique ou l'adaptation dans les dans dans dans nos pays partenaires, mais aussi en développant nos technologies et les chaînes de

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valeur qui sont qui sont les nôtres. Encore une fois, le projet que l'on défend matière de de de transition écologique de manière globale, c'est de sortir de la dépendance aux énergies fossiles mais absolument pas de la remplacer par une dépendance à d'autres grandes puissances qui nous vendraient les biens de la transition. Je pense que là-dessus, il y a plein de volets à activer mais qui nous permettent d'être un peu plus transactionnel et plus exigeants. Je pense par exemple que pour les pays qui font face à des catastrophes climatiques et qui veulent demander des compensations au titre du fond perte et préjudice par exemple, il faut leur demander à minima d'avoir mis en place des politiques de prévention des risques qui leur permettent de s'assurer que ils font leurs meilleurs

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efforts pour réduire les dégâts plutôt que de venir nous présenter la facture. Ça fait partie des leviers un peu plus transactionnels qui suitent à nos échanges en commission que nous explorons pour essayer d'avoir une approche plus exigeante et plus ambitieuse sans jamais renier nos objectifs et nos nos ambitions en matière de solidarité. Et j'en viens à à Mayotte. Alors, je je n'étant pas membre de cette commission, je suis pas sûr que l'invitation m'était adressée, mais je vous le dis à titre personnel puisque j'avais j'ai visité Mayotte après le le cyclone Shido et j'ai été particulièrement marqué à la fois par les conséquences monstrueuses en terme de destruction d'infrastructures qui ont été causées par par le cyclone. J'y ai aussi trouvé à la rencontre d'agriculteur notamment à

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Mayotte une formidable résilience et une capacité à reconstruire dans des conditions parfois précaires avec des routes complètement dévastées de faire repartir de l'activité économique de de de ne pas rester les les bras ballants qui à titre très personnel et pardonnez-moi cette cette digression m'avait beaucoup marqué et vous avez raison de souligner que en matière d'eau la situation est particulièrement délicate et c'est le cas dans l'ensemble de de cette région Madagascar à côté qui est la grande puissance agricole ou qui pourrait être la grande puissance agricole de la région, c'est 9 mois de sécheresse et 6 mois de cyclone globalement à forcerie dans un système et et Mayotte était exactement dans dans la même condition. Alors sur l'eau euh

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je pense qu'il faut qu'on ça fait partie des des grands sujets sur lequels il faut que les négociation internationales mais aussi les politiques nationales évoluent un peu. Je le disais tout à l'heure, on a beaucoup fait peser le le poids du corps sur les questions d'atténuation. Il est temps de s'occuper un peu mieux et un peu plus d'adaptation, d'autant plus que sur l'eau, vous le soulignez avec l'exemple de la désalénisation, euh on va avoir des solutions technologiques qui permettront d'apporter une partie du répond d'une réponse au problème. l'autre partie de la réponse, malheureusement, ce sera aussi de de la sobriété parce que en fait, on ne pourra plus, je pense partout nulle part sur la planète se permettre de gaspiller l'eau comme on l'a fait au cours des 50

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dernières années dans un système où ça va se tendre de partout et malheureusement Mayotte est est en première ligne là-dessus. Et donc les recettes qu'on va essayer de chercher développer à la COP 31 mais qu'on essayera d'emmener aussi et c'est ma camarade Barbara Pompili qui représentera la France au sommet UN Water qui se tiendra au aux Émirats Arabes unis au mois de au mois de décembre prochain. C'est c'est d'essayer d'apporter ce panachage entre des solutions technologiques. On n'est pas obligé toujours d'utiliser une nappe fréatique. peut capter de l'eau atmosphérique. On peut faire de la désalénisation même si ça provoque des des des enjeux environnementaux qui sont parfois compliqués. Il faut beaucoup d'énergie pour la désalinisation. Puis on a des problèmes de saumur qu'on peut

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pas juste relâcher dans le lagon sous peine de mettre en péril ensuite la capacité d'attrait touristique de ce lagon dans lequel j'espère pouvoir plonger un jour. Euh mais mais donc on a des des vrais défis sur sur le volet technologique. On le voit de plus en plus aussi dans un certain nombre de pays et c'est une réalité qui est difficile à avoir trois types d'eau. De l'eau pour se laver, de l'eau pour faire la cuisine et de l'eau potable pour boire avec trois réseaux d'eau différents. C'est le cas dans les petites îles du Pacifique qui en fait aujourd'hui ont des systèmes de gouvernance qui ne sont plus ce qu'on avait par le passé parce que le changement climatique impose des des changements qui sont assez dramatiques. D'où l'importance pour moi aussi et j'en

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terminerai là que ce soit à Mayotte ou dans les Pyrénes orientales qui ont connu il y a quelques il y a quelques années une sécheresse à toute épreuve qui a mis en en péril leur capacité agricole mais aussi leur capacité touristique, c'est qu'il faut sans doute repenser et améliorer la gouvernance de l'eau. On a aussi là un modèle français autour des bassins versants qui est extrêmement intéressant qui est une référence à l'international pour un certain nombre de [grognement] pays. Est-ce que ce modèle, il a besoin d'être modernisé au regard du choc hydrique auquel on on va s'affronter ? C'est quelque chose d'important et et de structurant. D'autant plus que les consommateurs d'eau n'ont pas tous la même nature. Euh l'industrie touristique peut se permettre de payer un peu plus

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cher de l'eau qui est absolument essentiel et vitale dans des quartiers euh où où vivent des ménages à revenus modestes et qui sont qui font l'effet de coupure ou d'approvisionnement par des bouteilles d'eau. Il y a un dialogue à repenser sur l'eau. Et et je pense que l'intérêt aussi de de ces négociations internationales et de cet agenda de l'action que que je vous présentais rapidement, c'est de pouvoir permettre pas toujours d'ailleurs avec des états qui s'emmêent de provoquer des échanges d'expérience et de vue et de partager des solutions technologiques. Merci monsieur l'ambassadeur. Il y a-t-il d'autres demandes de prise de parole chers collègues ? Non. Moi, je voudrais vraiment vous remercier euh de cette présentation, de ces réponses

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pragmatique et et concrète à à ces enjeux considérables qui qui sont devant nous. Euh je le disais tout à l'heure aux deux ambassadeurs de de Turquie et et de d'Australie que nous espérions beaucoup de cette COP 31. Euh Martha Sidrac qui est parti euh qui avait un autre rendez-vous sera euh nous représenter à à cette COPE turc. Euh voilà, moi je voulais encore une fois remercier les collègues. C'est une une commission qui est installée, monsieur l'ambassadeur, depuis quelques jours, dont pratiquement la moitié de ses membres découvre l'institution. Donc, ce sont de jeunes

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sénateurs. Donc, il faut un moment d'acclimation, de de de repères à intégrer. Certains sont partis avant parce qu'ils avaient d'autres rendez-vous, mais je voulais encore une fois saluer la la qualité de nos échanges et encore une fois vous remercier très chaleureusement de votre présence ce matin. Un grand merci à vous et belle fin de journée. Merci beaucoup. Et si vous me permettez, juste un un micro complément euh vu de l'équipe de France. Euh ce qu'on essaie de faire, c'est de faire rentrer l'accord de Paris dans une nouvelle ère beaucoup plus ouverte sur la société, les parties prenantes, les élus et les entreprises. Et donc, on sera ravi de prolonger avec vos représentants à la COP 31 le le de travailler sur place avec vous,

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mais aussi de pouvoir compter sur vous pour représenter en quelque sorte l'équipe de France éergie. On ne négocie plus les COP comme avant dans des petites salles de négociation. il se passe plein de choses autour et ce sont des choses qui sont parfois plus importantes parce que ça permet de ramener des idées à la maison, de faire avancer des projets que le résultat formel des des négociations. Et c'est pour ça que je serais ravi aussi de pouvoir revenir échanger avec vous tout au long de l'année prochaine en prévision aussi de la de la prochaine Grande COPE en Asie en 203 qui sera le prochain bilan mondial. Un grand merci pour votre écoute et votre accueil ce matin. Merci beaucoup. Je rappelle aux collègues que nous nous retrouvons à 16h45 salle Micis

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avec la première présidente de la Cour des comptes, madame Amélie de Monchalin sur le rapport public thématique sur la transition écologique. Merci beaucoup. Bon appétit et à tout à l'heure. Merci.