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interviewSénat (sur YouTube)· 10 décembre 2025 100 min

Vol au Louvre : conclusions de l'enquête administrative

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Merci. On va peut-être commencer. Merci monsieur.

Invite à vous installer et nous poursuivons nos travaux du jour en reprenant notre cycle de travaux sur la la sûreté du musée du Louvre en accueillant les auteurs du rapport de l'enquête administrative qui a été diligenté par la ministre de la culture à l'issue du cambriolage du 19 octobre dernier. Nous souhaitons la bienvenue dans notre commission à monsieur Noël Corbin, chef de l'inspection générale des affaires culturelles qui est accompagné de monsieur Guy Hanselem et de monsieur Bertrand Munin qui sont l'un et l'autre inspecteur généraux des affaires culturelles. également monsieur Pascal Mignoret qui est chef de la délégation à l'inspection, à la recherche et à l'innovation de la direction générale des patrimoine et de l'architecture du ministère de la culture dont relève la mission de sécurité, de sûreté et d'audit la missa.

Vous êtes accompagné également monsieur des personnes qui sont au sein de votre direction et qui ont participé à ce rapport. Monsieur Bruno Sonier, inspecteur des patrimoines et de l'architecture, ainsi que monsieur Guy Tubiana qui est commandant de police et expert au sein de la MISA. Cette audition doit nous permettre de faire le point sur les conclusions et les recommandations de cette enquête administrative qui ont été rendu le 5 novembre à la ministre de la culture.

Même si quelques-unes de ces conclusions ont pu se retrouver dans la presse, ce rapport n'a pas été rendu public à ce jour. Il a cependant été transmis au président des commissions compétentes des des deux assemblées et et j'ai souhaité compte tenu du contenu de ce rapport qu'une présentation soit faite. Je précise que ce rapport a pu être consulté par les membres de notre commission dans des conditions qui ont fait que le document n'a pas pu sortir.

Les conclusions de de cees travaux sont d'une grande sévérité. est d'une certaine manière implacable. À à rebour des éléments avancés devant notre commission par la présidente directrice du Louvre, elle pointe la défaillance générale du musée comme de sa tutelle dans la prise en compte des enjeux de sûreté.

La présidente du Louvre avait précisé ici-même que le le cambriolage était un échec, mais à la lecture du rapport, il apparaît clairement que ce n'est pas un échec fortuit qui n'est pas dû à l'accumulation d'un manque de chance mais bien à des décisions qui n'ont pas été prises pour assurer la sécurité. Cette défayance intervient à trois niveaux. sur le plan stratégique tout d'abord avec une priorisation des missions d'accueil et de médiation culturelle par rapport à la sûreté sur le plan de la gouvernance.

Ensuite, l'articulation entre les différentes instances chargées des questions de sûreté apparaissant flou et insuffisamment formalisé sur le plan technique enfin du fait de l'obsolescence du des équipements du musée. Ce dernier point ayant concentré les explications avancées jusqu'à ce jour par l'équipe dirigeante évoquant notamment une dilution des responsabilités, une dérive doctrinale profonde je cite et une inversion des priorités. Le rapport appelle à rien de moins qu'une refondation de la politique de sûreté du musée.

Il soulligne également que ces failles de sécurité avaient toutes été identifiées par plusieurs travaux antérieurs au résultat largement concordants. sont notamment annexés au rapport un audit de l'Institut national des hautes études de la sécurité de la justice réalisé en 2017 ainsi qu'un audit réalisé par le joalier Van Cliffen Harples en 2019 audit qui portait plus spécifiquement sur la galerie d'Apollon dans le cadre d'un ménat de compétences techniques en raison notamment d'une perte de mémoire c'est le terme que vous utilisez résultant de la structuration de ces services ainsi que des conditions de la passation entre les équipes dirigeantes en 2021. Le musée ne cependant pas saisi de ses conclusions rétrospectivement accablantes par les pour l'établissement au regard du cambriolage survenu début octobre alors qu'une poignée de seconde seulement je crois que vous chiffrez même à 30 secondes alors qu'une poignée de seconde seulement a séparé la fuite des cambrialeurs de l'arrivée des forces de l'ordre il est vertigineux d'imaginer que la mise en œuvre de quelques-unes seulement des de ces recommandations aurait suffit à mettre les voleurs en échec.

Il nous est donc particulièrement précieux de pouvoir recueillir aujourd'hui vos éclairage sur l'ensemble de ces points. Messieurs, je je vais à présent vous donner la parole pour un un propos liminaire d'une dizaine de minutes qui vous permettra de nous exposer les principales conclusions et recommandations de de vos travaux. Les membres de la commission ensuite vous feront bien sûr part de leur interrogation et c'est notre rapporteur budgétaire Sabine des Risler qui commencera par une première série de questions.

Je vais donner la parole à à monsieur Corbin pour une intervention et puis bien sûr monsieur Mignoret vous interviendraz également. Merci monsieur le président. Mesdames et messieurs les sénateurs, nous allons en effet avec Pascal Mignoré vous vous présenter les les conclusions de cette mission qui était composée de sep inspectrices inspecteurs généraux dont les deux représentants de la de la DIRE.

Euh elle a additionné en très peu de temps. Donc nous avons travaillé sur 2 semaines, ce qui est important en terme de comment dire de presque d'emballement du temps et on a auditionné environ 70 personnes. Peut-être le premier point à noter au-delà de la de la stupeur et de la situation de choc qui a été vécue par les agents qui sont les habitants du Louvre.

Euh la mission tient à saluer le très grand engagement de tous les agents quel qu'elle a pu en rencontrer, quel que soit leur rôle ou leur statut hiérarchique. Néanmoins, vous l'avez évoqué, nous avons connu quelques difficultés pour recevoir des informations. Visiblement, ça n'est pas lié à une mauvaise volonté.

Je salue là encore le le travail fait par l'équipe dirigeante pour le plus rapidement possible nous transmettre les éléments mais une grande difficulté pour les équipe de récupérer toutes les informations, retracer l'histoire ce qui marque effectivement un manque de mémoire et des difficultés dans la transmission des informations sensibles au sein de de l'établissement. Le rapport, vous l'avez dit, a été remis à la ministre de la de la culture le 5 novembre dernier. Il y a donc un petit peu plus d'un mois.

Euh, depuis cette date, le Louvre n'est pas resté inairte. Sa direction et sa présidente ont engagé d'importantes d'importants éléments. Ce n'est pas à moi de les évoquer, mais je je veux qu'on se ressitue bien dans le temps.

Nous arrivons à échéance au 5 au 5 novembre 2000 2025. Euh en quelques minutes, je vais revenir avec vous sur les principaux éléments afin de répondre à vos questions. Juste un point pour commencer, le Louvre pour situer là où nous sommes 2200 agents, 500000 œuvres donc 30000 œuvres qui sont exposés, 37 hactares à la responsabilité de cette de cette équipe, 244000 m² dont 70000 m² d'exposition, plus de 9 millions de visiteurs en 2023, enfin près de 9 millions de visiteurs en 2023, c'est-à-dire à peu près pas loin de 30000 visiteurs par jour.

C'est une ville en quelque sorte. Et c'est pas une petite une petite ville. Pour revenir à à au 19 au 19 octobre, euh l'analyse des chronologiques des événements survenu entre 9h30 pour l'arrivée et puis 9h34 et 9h38 pour le temps vraiment de de du cambriolage montre que les consignes ont été bien appliquées.

Les dispositifs d'alarme qu'il s'agisse des fenêtres ou des vitrines ont bien fonctionné et avec une bonne réactivité. les agents et ont ressalue leur leur travail, ont fait ce qu'ils devaient faire pour mettre à l'abri les euh les publics qui se trouvaient là. Et donc de ce côté-là, il y a pas eu de difficultés.

En revanche, il y a effectivement un certain nombre de dysfonctionnements. Tout d'abord, une insuffisance et une vétusteté du dispositif de vidéoprotection extérieure. Le nombre total des caméras extérieures est très insuffisant.

Là encore, je sais que ça fait partie des préconisations et que la la présidente s'est engagée sur une augmentation. Ce les deux caméras à proximité des faits, seules une était en activité mais elle l'était suffisamment bien que de qualité médiocre pour permettre de voir la préparation ou les préparatifs du cambriolage. Le le deuxième point, c'est l'insuffisance des protections mécaniques des ouvrants périphériques. pour être très simple, la fenêtre de la porte-fenêtre pardon de la galerie d'Apollon qui donne sur le le quai est mal sécurisé et depuis 2003 où il y a eu des travaux.

Le dispositif de verrouillage électromagnétique a été remplacé en 2022 mais le renforcement mécanique ne s'est pas ne s'est pas fait. Par ailleurs, le temps de résistance du verre de la fenêtre a été extrêmement faible. Ça fait partie, vous l'avez dit, des préconisations qu'on a pu voir dans l'audit Vancliff and Harpuls de 2019.

Il dessine ailleurs avec une surprenante précision les fragilités euh de la galerie d'Apollon, mais il n'a pas été et c'est ce que qui nous a été dit pour des raisons monument historiques et pas aussi le fait qu'on était sur une ici pompier, possible de remédier à cette fragilité. Une insuffisance dans la coordination et la diffusion de l'alerte. C'est là un point extrêmement important.

Si on revient sur le début de mon propos, on est dans une ville, la coordination des interventions, la multiplicité des intervenants est extrêmement importante. Par exemple, les images de la caméra sont reportées au PC central et au PC de zone, mais ils n'y sont pas regardés en direct et un agent du PC va activer un zoom de la caméra à 9h38 et 58 secondes, agrandir l'image. Mais il est alors trop tard puisque les voleurs ont quitté la galerie. d'Apollon.

Euh cette problématique de l'insuffisance d'écran pour regarder toutes les caméras est euh reprise enfin et pointé dans un Audi d'août 2025 sur le du service opérationnel et de prévention situationnelle, le PSOPS qui est rattaché à la préfecture de police qui indique les écrans sont en nombre insuffisant au regard du parc de caméras. Le PCC apparaît sous sous-dimensionné pour faire face à une crise majeure qui nécessiterait une centralisation de l'ensemble des équipements. Nous en sommes là dans ce cadre-là.

Là encore dans les échanges que nous avons eu avec la la présidence, ça fait partie le PC de le PC central est dans la vraiment priorité dès début 26 de ce qui devra être pardon d'insuffisance auquel il sera il sera remédié. L'inter l'intervention et on peut la saluer des agents de la société privée Securitas qui a une sous-traitance sur les abords du musée accompagné des agents d'intervention du Louvre sur lequet François Mitteran a permis d'éviter le pire c'est-à-dire la destruction avec un incendie des traces et je pense qu'on peut se féliciter de ces interventions qui ont probablement sauvé ces traces qui ont permis d'arrêter autant de de malfaiteurs que ceux qui ont été arrêtés. Vous le disiez, monsieur le président, à 30 secondes près, les agents de sécuritas ou les policiers à bord de la voiture auraient pu empêcher la fuite des voleurs.

Pour ces 30 précieuses secondes, il aurait suffi, et c'est toujours un peu facile de le dire après, mais on reprend le l'ensemble du déroulé, le signalement un peu plus rapide par les agents du PC si vous avez pu voir la caméra plus tôt, un temps de résistance à les fractions de la fenêtre supérieure à celui qui a été constaté. Une information aussi et ça c'est important plus précise donnée aux agents de sécuritas et à la et à la police sur la localisation de la friction. C'est que les agents ont dit il y a une une tentative vol intrusion galerie d'Apollon mais sans dire par où ça venait.

Ce qui fait que le les voitures de police sont plutôt allées vers le le vers le carousel et il aura fallu faire de demi-tour. Plus largement, on a une absence de coordination, une insuffisance de coordination parce que le terme absence est trop fort et de transmission des informations au sein de l'établissement, j'y reviendrai mais lors d'un changement de gouvernance, il apparaît clairement que ça n'a pas été suffisant. Il y a eu quelques échanges entre l'ancien président et la nouvelle présidente, probablement pas suffisamment entre les équipes et c'est ce qui fait probablement que les deux audit qui sont si souvent évoqués parce que si important l'audit de Vancliff Arpels et l'audit de 2017 n'était pas connu de l'actuelle équipe dirigeante du Louvre.

Si on reprend cette cet Audit de 2017, il il les les extraits euh que je vais vous proposer montre bien que la problématique de l'émiettement de la coordination n'est pas n'était pas là. L'établissement n'a pas intégré un véritable management de la sûreté et surtout le PML ne peut plus ignorer, faire potentiellement l'objet d'une atteinte dont les conséquences pourraient se révéler dramatiques. Ce qui est ce qui est arrivé.

Alors, outre les dysfonctionnements que j'ai évoqué, plusieurs enseignements peuvent être peuvent être retirés. Tout d'abord, euh le risque de vol à l'intérieur du musée a été sous-estimé dans la cartographie des risques de l'établissement, le risque intrusion vol et est côté à un maximum de 12/ 64, c'est-à-dire sur une cartographie des risques, on est en zone verte, on n'est pas du tout en zone ni de d'importance ni d'alerte. Deuxièmement, le vol a mis au jour les carences en matière de doctrine sur de formation de procédure de sûreté sur la nécessité d'une refonde de la doctrine de sûreté au-delà des missions d'accueil et et de médiation confié aux agents.

Il convient vraiment de de travailler cette question par de la formation. Les formations vol ont représenté dans le cadre des formations organisées par la DRH pas plus de 4 % en 2000 en 2024. Et dans un des courriers adressés à la à la présidente, juste après le le cambrielage, il est évoqué que le scénario du 19 octobre n'a pas été envisagé.

Donc on est là vraiment sur la nécessité de revoir les choses. Troisièmement, ont été relevé les insuffisances et la vétuscité des équipements, en particulier la la protection périmétrique, je vais pas y revenir, mais l'insuffisance de caméras ou leur obsolescence. Face au dysfonctionnement, la mission estime nécessaire de mettre en place quatre séries de mesures afin de renforcer la sûreté des œuvres du musée.

Tout d'abord, la nécessité de réévaluer le risque de vol à l'intérieur du musée. Il faut et il il est important de compléter et d'actualiser les audits de sûreté réalisé en 2017, en 2018, mais il y en a eu un en 2023 sur les intrusions voiture Béliers et un que je venais d'évoquer tout à l'heure du SOPS sur globalement la sûreté interne. Il y a un véritable travail qui va qui doit permettre de mailler les choses vers une refonte de la cartographie des risques.

Et une cartographie des risques n'est pas un objet euh je dirais mort qu'on qu'on met là, mais c'est un outil et c'est un outil qui derrière doit conduire à des fiches d'action et à des processes en œuvre par la direction de l'établissement. Il est important de renforcer l'efficacité de la stratégie de surveillance à travers, je l'évoquais, un plan de de formation exceptionnel, mais aussi par la création d'une fonction spécifique rattachée à la présidence et disposant d'une autorité fonctionnelle sur l'ensemble des services. Là encore, la présidente a répondu positivement à cette à cette recommandation puisqueune fiche de poste a déjà été publiée afin assez rapidement de pouvoir recruter quelqu'un. 3è point, mettre à niveau les équipements et là c'est la question du schéma directeur des équipements de sûreté qui a été initié en 2017 et qui devra être entré en réalisation à partir de 2026, ce qui fait une assez longue période et il est vraiment indispensable de reprioriser ce schéma directeur au regard des événements d'une 19 octobre pardon dans son attente dans l'attente de son déploiement prévoir la mise en œuvre de mesures compensatoires d'urgence autour notamment du bâtiment.

Et le dernier point, c'est la nécessaire comment dire la nécessité de renforcer mais assez structurellement les relations entre le musée et son ministère de tutelle. C'est la question de la gouvernance et de la tutelle. Et ça vaut pour le Louvre, mais ça vaut aussi pour beaucoup d'établissements publics.

Le ministère de la culture se caractérise par l'importance de ces opérateurs. Les outils qui sont le contrat d'objectif, la lettre de mission, évidemment les la préparation des des conseils d'administration sont des outils qui doivent être des outils vivants. On est au moment où le Louvre va travailler et va finaliser un contrat d'objectif.

Ce contrat d'objectif était déjà très bien avancé. Il n'est pas envisageable selon la mission que la question de la sûreté ne soit pas un des éléments qui amène à refonder un peu ce contrat d'objectif pour être réellement pris au sérieux. Euh voilà euh comment nous nous nous nous voyons les choses.

Il est important aussi qu'un point d'information régulier au sein de toutes les instances puisse être fait. La sûreté est une priorité majeure. Elle doit être visible, présente et les acteurs qui sont si importants, si nombreux au Louvre doivent dans leur organisation matricielle, notamment avec la refondation d'un comité de sûreté qui serait présidé par la personne en charge de ce de ce poste pourrait tout à fait euh pourrait tout à fait être être utile.

Et puis évidemment, un point indispensable, ça fait partie de nos recommandations. Lors de la passation, il n'est pas envisageable, comment dire les choses. Il y a pas une personne qui dirige un établissement puis ensuite une autre.

Il y a un établissement multiséculaire qui est le musée du Louvre qui est un palais qui est un palais de France et la personne qui le quitte a un devoir de transmission de tout ce qu'elle a pu y faire notamment de plus sensible pour la personne qui arrive. Les équipes doivent vraiment travailler ensemble et il est dans nos préconisations euh il est préconisé de réfléchir avec les établissements, avec le secrétariat général du ministère, le secrétaire général étant, je le rappelle, aux fonctionnaires de défense et de sécurité de réfléchir aux modalités de cette transmission afin de les normer un petit peu. Voilà en 10 minutes ce que je pouvais vous dire, monsieur le président.

Si monsieur Corbin vain bien sûr revenir à travers les questions sur ces différents éléments que vous nous avez présenté. Juste une question pour être un petit bilan des audits. Vous ne confirmez bien, c'est c'est en annexe du rapport qu'il y a eu deux audits principaux.

Celui de 2017 à la demande de la direction du Lou qui est un audit général de sécurité, celui de 2019 qui est un un audit fait par Vancliff Harpel spécifiquement sur la galerie d'Apollon. Il y en a eu deux autres par la suite 2023-2025 fait par la préfecture de police. L'un sur les véhicules béliers, l'autre sur la sécurité de nuit.

Ajoute un en 2015 sur l'informatique sur les l'ensemble des Il a été aussi pas mal évoqué. Et vous nous confirmez bien que la direction du Lourd à savoir l'administrateur général et son adjoint au moment où vous avez réalisé la mission n'avait pas connaissance de l'audit de 2017 et de celui de 2019. qui vous les a remis.

Alors euh je pense que ce qui s'est passé, madame Descart a demandé à ses équipes de tout rechercher euh et il y a eu à ce moment-là euh une découverte de ces de ces documents, un échange avec le cabinet pour Vancliff Harpuls et c'est à ce moment-là qu'il m'a été transmis par le Louvre. Pour ce qui concerne l'audit de 2017, il m'a été remis par Jean-Luc Martinez lors d'une autre audition. J'ai alors à ce moment-là demandé au Louvre s'ils en avaient connaissance, la réponse a été non.

Mais ils l'ont ensuite retrouvé dans leurs archives. Précisons que pendant toute cette période et est étudié le schéma directeur de sûreté où on imagine qu'on a dû regarder quels étaient les rapports déjà réalisés sur la sécurité du lour. Je vais donner la parole à monsieur Minuret pour la mission.

Merci monsieur le président. Mesdames et messieurs et sénateurs, le vol de du Louvre a comme dans l'incendie de Notre-Dame de Paris constitué un traumatisme pour toute la communauté patrimonial et je voudrais faire une sorte de mise en contexte de ces phénomènes récents qui affectent les musées et les lieux patrimoniaux. Il y a en France 12 musées qui disposent de la population musée de France.

Ces établissements qui relèvent pour la majorité des collectivités territoriales, une acte 61 qui appartiennent à l'État ont à l'égard de leur collection la responsabilité de les conseiller, de les enrichir, de les étudier et de les présenter au public. Et c'est là le une sorte de paradoxe que celui de souhaiter offrir la plus grande visibilité à ces collections en même temps que d'assurer leur sûreté. Il s'agit de protéger des collections publiques entre les menaces qui sont de plusieurs ordres : l'incendie, l'inondation, la dégradation et le et le vol.

On vient d'en d'en parler. Concernant spécifiquement le vol, chacun s'accorde à dire que la menace ne cesse d'évoluer. Le nombre de faits recensés dans les musées est cependant à peu près constant.

On a à peu près 18 faits par an de vol de 2011 à 2024 sans vraiment de de fluctuation à la hausse. Ce qui change, c'est le mode opératoire. On est passé d'une méthode douce de vol en période nocturne et des braquages parfois violents avec des armes.

Je citerai enville en en novembre 2024 à Paris Monial au musée du Héron l'attaque en plein jour avec arme des éléments précieux de l'œuvre monumental duer Joseph Chaet la vie la via vita également en novembre 2024 à Paris musée cognac le vol en plein jour avec des haches et des battes de baseball de tabattières en or et argent incrusté de pierres précieuses. Plus loin de nous géographiquement, j'évoquerai le vol à l'âge survenu en 2019 au musée de la voûte verte à Draise qui a concerné le vol de 21 bijoux du trésor des rois de Saxe qui représente plus de 4300 diamants et autres pierres précieuses. Mais d'autres vols ont été réalisés sont des méthodes plus classiques.

En septembre dernier, le vol de trois céramiques chinoises au musée national Adrien Duboucher à Limoge ou le même mois le vol de six pépites d'or natif au Muséum national d'histoire naturelle de Paris à l'aide notamment fait nouveau d'un chalumeau pour percer une vitrine blindée en Corèse au musée du président Jacques Chirac à Saran, le vol nocturne survenu dans la nuit du 13 au 14 octobre d'un ensemble de montres et de bijoux en métau précieux. En ce moment, ce sont essentiellement les métaux, les objets précieux qui sont visés comme on peut le voir dans cette liste que je viens de vous donner. Bien qu'il ne s'agisse pas à proprement parler de vol, je voudrais rappeler les actions très médiatisées des activistes du climat qui durant plusieurs mois ont tenté d'asperger de soupes ou d'autres produits des chef-dœuvres de nos musées.

Alors, quelle parade face à tous ces risques ? Tout comme la sécurité incendie, faut que la sûreté soit en permanence, Noël vient de le dire, au cœur des préoccupations des responsables des musées, presquisément parce que la menace évolue. Au lendemain du vol survenu au l'UV, le ministère a écrit au responsables d'établissement et au drac pour leur rappeler les risques qui pèsent sur ces collections et les préconisations de sécurisation à mettre en œuvre parmi lesquels celle de réaliser l'inventaire des objets exposés présentant un risque particulier de vol et de procéder à leur retrait des salles d'exposition si un certain nombre de conditions de sûreté n'étaient pas réunies.

Il faut aussi que les personnels des musées soient préparés à identifier les comportements des visiteurs qui pourraient relever d'une action de repérage. Parallèlement, monsieur Laurent, ministre d'intérêt, madame Rachinadati, ont écrit au préfet afin de les sensibiliser, de leur demander d'identifier les pièces ou bâtiments à risque sur l'ensemble du territoire national. domaine la Missa a réalisé dans les semaines qui ont suivi ces vol de très nombreux audits de sûreté et conseiller les chefs d'établissement sur les mesures à mettre urgente à mettre en œuvre notamment d'enlever un certain nombre de ces objets.

Monsieur Cambin vient de donner les grandes lignes du rapport de l'enquête administrative et ce que l'on peut constater en reprenant un certain nombre des éléments donné par Noël à l'instant, une obsolescence des outils périmétriques de détection, une seule caméra fixe à image analogique située sur lequet François Mitteran dans ce secteur et un nombre insuffisant de moniteurs permettant de voir les images en temps réel dans le PC central de sécurité. La caméra extérieure a bien filmé l'arrivée des voleurs, l'installation de la nacelle, la montée des deux voleurs jusqu'au balcon et quelques minutes plus tard leur retour et leur départ se précipité. De même, Noël l'a dit également, un défaut de protection mécanique sur les fenêtres de la galerie d'Apollon.

Depuis la fin du 19e siècle, une grille protégeit la fenêtre située au bout de la galerie donnant sur le quai. Cette grille a été supprimée en 2003 au moment de la rénovation de la galerie pour permettre un accès plus rapide aux pompiers en cas de sinistre. Il semble nécessaire de rappeler que ni les pompiers ni l'architecte des bâtiments de France n'ont été sollicité pour savoir si cette grille pouvait être laissée en place contrairement à ce qui a pu être dit.

Ni la BF également. Oui. En 2018-29, au moment du remplacement des vitrines des bijoux de la couronne dans la galerie d'Apollon, la question de la grille sera nouveau posé.

Mais nouveau aucun renforcement n'est intervenu. Seul la Noël l'a dit, le système de verrouillage électromagnétique de la porte-fenêtre a été changé. Il a parfaitement fonctionné.

Dès qu'elle a été ouverte, il s'est déclenché. En revanche, il faut dire il est faux de dire que les vitrines installées en 2018-29 étaient moins solides que les anciennes. Le plus solide que les anciennes, pardon.

Le mécanisme de la grande vitrine centrale qui datait des années 50 était obsolète et avait même engendré un accident. L'un des volets mobiles était tombé sur l'un des joyaux, la spinelle côté de Bretagne qui avait été nécessaire de restaurer. Et une autre fois, un des plateaux portant les bijoux avait basculé pendant le la manœuvre des des panneaux.

Ce mécanisme tombait régulièrement en P, n'était pas réparable, d'où le changement des vitrines. Le Louvre avait opté pour des verres plus solides que ceux préconisé par l'audit expcliff. Et de ce fait, les vitrines ont résisté près de 3 minutes malgré l'emploi de moyens nouveaux. les disqueuses portatives qui sont des moyens les vitres par balle je pense sous le contrôle de mon collègue Tubana sont faites pour résister à des coup de de masse de hache ou éventuellement à des tirs d' d' d'arme à feu mais pas forcément à des disqueuses portatives ce n'est pas dans les standards des fabricants.

Ce qui a manqué, ce n'est pas la sûreté intérieure, c'est la protection extérieure largement insuffisante et les obstacles mécaniques, on vient de le dire, pour retarder les voleurs et les fameuses 30 secondes dont on parlait. À ce manque de protection extérieure, ve nous s'ajouter l'absence d'obstacle de type bande rétractable ou de poteau ou de poteau en bordure du trottoir sur le quai. Mais à la décharge de musée, un vaste programme de protection mécanique destiné à prévenir les attentats à la voiture Bélier été progressivement déployé tout autour du Louvre depuis plusieurs années.

La dernière opération ayant été la mise en place de bornes rétractables au niveau de la porte des Lions côté sud. Ces travaux indispensables sont conditionnés par le déploement du schéma directeur des équipements de sécurité, le SDES. Celui-ci a été présenté la semaine dernière par le Louve avec un engagement pour une signature des premiers marchés d'ici la fin de l'année 2025.

La création d'un fond sûreté est envisagée à l'instard de ce qui a été fait pour l'ensemble des cathédrales appartenant à l'État après l'incendie de Notream. Et à la fin du mois de novembre était mis un en place un groupe de travail piloté par mon service pour faire des recommandations sur l'ensemble de ces problématiques de sûreté que l'on connaît dans les musées ou les établissements patrimoniaux. On a déjà eu deux réunions, la 3e et le 17 décembre prochain.

Ces actions récentes permettent d'être optimiste pour la suite. L'incendie de de la cathédrale de Notredame avait révélé la vulnérabilité de nos cathédrales au risque incendie. 6 ans plus tard, une seule de nos cathédrales, celle de Montauban et pour des raisons externes est encore fermée au public.

Toutes les autres sont en bon état de par rapport à ce risque incendie. Gageon qui lancera de pour la sûreté de nos musées dans quelques années. De précision avant de passer la parole à notre rapporteur.

Euh la MISA n'a jamais été saisie par le Louvre, en tout cas sur la période 2015-2025. Je confirme qu'elle missa n'a jamais été saisie par le Louvre. Est-ce que vous pouvez vous autosaisir ?

On peut s'autosaisir à la demande du service des des musées de France effectivement. Et ça n'a jamais été fait. Ça n'a jamais été fait.

Vous avez précisé que le le le SDES, le fameux schéma directeur de sécurité, a été présenté la semaine dernière. La semaine dernière, l'ensemble des services de la de la direction générale des patrimoines et de l'architechure avec ces différents volets pour une mise en œuvre à partir du début de l'année 2026. Il n'avait jamais été présenté avant alors que les concours, les appels d'offre ont été lancés au début de cette année.

Pas moi, en tout cas, pas la miss en tout cas. Madame la rapporteur merci monsieur le président, merci à vous tous pour les éléments que vous venez de nous donner. Donc pour ma part, je souhaiterais avoir quelques précisions notamment euh en ce qui concerne donc les différentes alertes qui qui ont été qui ont été faites.

Alors, même si vous avez apporté quelques éléments d'explication, le fait que l'équipe dirigeante actuelle n'ait pas eu connaissance des audits qui ont été réalisés nous interpelle quand même beaucoup et la mémoire de ces dossiers devrait devait au moins être portée par quelques personnels. L'absence de transmission s'explique-t-elle par le remplacement 2021 de tous les agents qui avaient travaillé sur ce dossier ou par une mauvaise politique archivistique ? On peut aussi imaginer que ce type de document devait être mobilisé pour la préparation du schéma directeur sur la sûreté qui a apparemment occupé les équipes à la fois pendant le mandat de monsieur Martinez et celui de madame Descart.

Donc votre votre avis sur sur ce sujet et lors de nos premières auditions sur le sujet la question de l'avancement ou plutôt du non avancement du schéma directeur des équipements de sûreté a été largement évoqué. Est-ce que vous pouvez nous indiquer précisément si ce document était abouti au moment de la prise de fonction de l'actuelle présidente directrice du musée ? Le le rapport donc relève que la MISA n'était pas intervenue au Louvre ces dernières années et d'une absence de sollicitation, vous l'avez redit tout à l'heure, est-ce que est-ce qu'il est envisagé de faire évoluer les conditions de sisine de la MISA à l'avenir pour assurer une périodicité minimale de contrôle dans les dans les établissements ?

Le rapport préconise également la création d'une réelle direction de la sûreté au sein du musée du Louvre. Est-ce qu'il faut comprendre que cette problématique n'est pas endossée par la direction de l'accueil du public et de la surveillance dont la directrice a été entendue par notre commission ? Comment envisagez-vous l'articulation entre ces sujets dans l'organigramme du musée ?

Et est-ce que vous pensez que deux directions distinctes doivent cohabiter ? Ensuite, l'une des recommandations du rapport porte sur la remise à niveau de la filière des agents d'accueil, de surveillance et de magasinage dont plus d'un quart serait soumis à des conditions de travail décrites comme arraçantes et voit leur capacité d'action restreinte par des prescriptions médicales. Alors, selon vous, cette remise à niveau doit-elle d'abord passer par la formation et le dialogue alors que l'augmentation des jours de grève témoigne d'un malaise social important ?

Faut-il envisager de faire évoluer les recrutements ? Et comment celui-ci pourrait-il être organisé ? Quel est le profil des agents qui sont aujourd'hui recrutés ? faudrait-il envisager d'intégrer davantage de profils experts en sécurité et en sûreté notamment peut-être des anciens militaire ?

Les les représentants du ministère peuvent-ils nous confirmer que la règle statutaire qui prévoit l'affectation de 20 % au moins des recettes de biailletterie aux acquisitions sera prochainement revue afin de permettre l'utilisation de ces fonds au profit des équipements de sûreté du musée. Et enfin ma dernière question euh qui porte sur les investissements bâtimentaires. Présidente directrice du Louvre indique que toute réforme d'ampleur de la sûreté du musée rend indispensable d'importants investissements bâtimentaires qui seront notamment portés par le projet nouvelle Renaissance.

Alors, la Cour des comptes estime quant à elle que face à l'impasse budgétaire à laquelle il est confronté, le musée doit aujourd'hui se mettre en situation de hiérarchiser ces projets en privilégiant la remise à niveau des infrastructures techniques. Alors, quelle est votre lecture de ces appréciations qui sont quand même divergentes ? Une mise à niveau des procédures conjuguées à une accélération du schéma directeur des équipements de sûreté. serait-elle selon vous suffisante pour parvenir à un niveau de sûreté satisfaisant ?

Je vous remercie messieurs. Je vais vous laisser répondre. Qui commence ?

Monsieur Corbin. Merci madame la rapporteur. On va donc avec à deux voix avec avec Pascal vous vous répondre.

Euh premier premier point, on a été très euh surpris sur la question de la mémoire euh et moi je fais souvent ce paradoxe entre un palais multiséculaire et puis une mémoire qui parfois est infraannuel. Donc on a beaucoup échangé avec l'équipe. Il y a un point que je veux lever.

Il y a aucune mauvaise volonté de qui que ce soit. Les gens sont très sérieux, très engagés dans leur travail. Il y a pas de mauvaise volonté.

Il y a eu vraiment la transmission, je crois que cette question de la du changement de présidence avec un changement d'équipe puisqueadministrateur général, administrateur général adjoint on ont changé aussi. Ensuite, un un nouveau directeur du de l'architecture du bâtiment. Euh et puis ce qu'il y avait, on a beaucoup travaillé dans la notre première préconisation, c'est qu'il faut vraiment qu'il y ait un service d'archives au Louvre parce qu'il y a un réel problème euh de de conservation et des archives.

Il y avait, si on a bien compris, une direction du contrôle interne dont le directeur est parti, je pense autour des années 2020, j'ai pas l'année précise, mais en tout état de cause, là encore, c'est lui qui s'occupait avec le contrôle interne de la question des des de la de la conservation de la mémoire et des archives. Je pense que n'ayant pas été remplacé, ça a peut-être été plus difficile. De même que sur la question du contrôle interne et du suivi des des carthéries, c'est une seule personne qui est rattaché à l'administrateur général qui en a la la responsabilité.

Donc c'est peut-être je pense organisationnellement déjà un vrai problème. L'identification. Il y a un poste qui a été créé il y a quelques années sur les archives.

Il y en a je crois un deuxième, je parle sous le contrôle de mon de mon camarade Bruno Sonier. Mais il y a vraiment la nécessité de stabiliser dans l'organigramme une fonction en charge de la transmission. Premier point.

Et 2è point, nous le redisons, il est indispensable que sous la responsabilité de la tutelle SG pour le H le haut fonctionnaire défense sécurité et direction générale des patrimoines pour la tutelle, il y ait lorsqu'un président ou une présidente part une transmission réellement officielle d'un certain nombre de documents de d'éléments indispensables à la continuité de la conservation de la mission de de service public. sur le schéma directeur le SDESP peut-être Guillaume Selem quelques éléments. C'est lui qui avait suivi ça avec Oui.

En effet, on a été surpris au cours de notre enquête de voir que même s'il y avait une tendance à développer les outils de visibilité que sont les schémas directeurs, on a cependant pas tenu de l'urgence qui s'attachait à un certain nombre de questions. Alors, c'est une bonne chose hein que de développer les schémas directeurs, ça donne une vision d'ensemble des opérations à mener quel qu'elle soit hein, parce que il y a pas que la sûreté, la sécurité, incendie, mais il y a aussi la rénovation du palais, la gestion des flux de visiteurs et cetera et cetera. Euh ça permet d'avoir une une vision assez précise euh de l'évaluation des besoins financiers, leur phasage dans le temps.

Donc c'est des outils euh évidemment très utile. En revanche, euh il nous semble que l'élaboration de ces outils euh ne dispense pas euh de réaliser les opérations urgentes et même qu'elles ne doivent pas se traduire par un gel de l'ensemble des opérations dans l'attente du déploiement qui nous amène au minimum au-delà de 20334. Et encore euh dans les deux projets euh l'ouvre grande colonade et l'ouvre de main, il y a encore des phases qui ne sont même pas chiffrées ni évaluées précisément mais qui sont inscrites hein, notamment tout ce qui est la remise aux normes bioclimatique qui est évidemment nécessaire.

Donc ce qu'on a constaté après d'autres he la Cour des comptes l'avait fait aussi c'est que le déploiement du schéma directeur des équipements de sûreté est très très faible 4 %. Alors même que il y avait des failles, des points de vulnérabilité qui avaient été identifiés par plusieurs audites et il nous semble que euh il fallait les traiter en toute urgence. Je vais passer la parole à à Pascal sur la question de la direction de la sûreté. un point précis sur la la règle statutaire des des 20 %. et l'établissement a fait une proposition en ce sens, c'est revoir le décret, ce qui semble assez logique dans la mesure où l'augmentation tarifaire très importante qui est faite en ce début d'année 2026 va permettre d'ouvrir des crédits très importants en millions d'euros et il apparaît enfin en tout cas ça nous semble tout à fait bienvenu que les questions de sûreté soient priorisées sur l'utilisation de ces recettes supplémentaire.

Mais je passe la la parole à à Pascal et à Bruno pour les les sujets filières d'accueil, direction de la sûreté. Alors sur l'utilisation des crédits, je crois que c'est effectivement, je rejoins complètement Noël, il faut que il y ait une priorisation. Le schéma directeur qui nous a été présenté la semaine dernière représente 80 millions d'euros d'investissement.

Euh et il faut effectivement pas attendre la mise en place de l'opération Louvre Renaissance pour la mise en œuvre. C'est une vraie urgence qui est une remise à niveau de la de la sûreté au Louvre. Et après ben voir par rapport au règle statutaire des 20 % dédiés aux acquisitions dans les musées, voir bah sur un projet global, un budget global pardon, qu'est-ce qui est prioritaire et qu'est-ce qu'on doit on doit faire ?

Et ça ça sera à voir entre la direction du Louvre et la et la tutelle le ministère de la de la culture. sur l'évolution des recrutements. Effectivement, le rapport pointe un certain nombre de soucis et ce qui me semble important de dire, c'est que aujourd'hui la consigne par rapport aux agents d'accueil, de surveillance et de magasinage, la consigne était s'il y avait un problème quelconque qui était de ne pas intervenir comme que ce soit comme quand je l'ai rappelé tout à l'heure pour des activistes du climat qui viennent en souper la jocande et autres.

L'idée c'est de ne pas interpeller les gens ou les empêcher de faire mais de mettre des paravant et autres. Donc je pense que là il y a effectivement peut-être un changement à opérer et qu'une partie de ces agents soit que comme vous le disiez d'anciens militaires ou en tout cas des agents formés à aller au contact des personnes qui qui interviennent pour éviter le que il y ait une survenue de de ces faits. Voilà ce que je pourrais dire euh par rapport à la saisine de la MISA. effectivement dans les premiers éléments au sein de notre groupe de travail mais qui est qui est très large, c'est un changement clomplet de paradigme pour nous comme on l'a fait pour les cathédrales parce que maintenant pour les cathédrales on s'autosais et c'est nous qui déterminons quand est-ce qu'on y va, comment et on suit pas à pas toutes les recommandations qui ont pu être faites pour qu'elles soi réellement mise en œuvre et qu'on ait plus de de problème. peut-être passer la parole à Bruno sur les aspects de d'audit et des archives.

Juste une petite précision pour compléter le propos de Noël Corbin sur la question de la mémoire et des archives précisément sur l'audit Vancliff and Harpel de 2019. En fait, nous en avons eu connaissance le 23 octobre à la suite de l'audition de mes collègues du département des objets d'art à propos donc des des vitrines. Et c'est donc c'est à la suite de cette audition qu'on a demandé à avoir connaissance de cet audit qui a fait un cheminement.

En fait, il était conservé au département des objets d'art du Louvre ainsi que au service des archives du musée du Louvre, mais pas dans les autres services. Et il a donc été transmis par la voie officielle, par la présidence à à Noël Corbin. C'est je pense que c'est important d'avoir cette précision parce que cet audit Vancliff qui intéressait à la fois l'intérieur et l'extérieur de la galerie d'Apollon n'était pas en possession par exemple de la direction des bâtiments. c'était les archives et le département des objets d'art qui qui le conservait.

Je pense que c'est un point important et effectivement sur la conservation des archives. Alors, il y a eu beaucoup de progrès, faut quand même reconnaître cela. ces ces trois quatre dernières années, il y a eu toute une un programme de de de mise en place d'un d'un système d'archivage officiel des archives qui il y a il y a quand même il ils ont récupéré ces derniers mois 400 m linéaires d'archives.

Ils sont deux archivistes alors que dans les autres établissements généralement c'est plutôt trois. Et donc il y a un progrès qui est fait. Il y a des formations qui sont faites dans les différents départements, mais il y a un énorme retard à rattraper au Louvre en matière d'archivage.

C'est quelque chose de d'important. Quelques éléments de précision avant de passer la parole à mes collègues par rapport à à ce que vous nous avez dit. D'abord sur le schéma directeur, vous vous dites dans le rapport qu'il y a un grand retard pris dans l'élaboration du schéma directeur.

Je rappelle euh qu'il a été euh identifié comme une des priorités par l'audit rendu début 2017 que rapidement à l'issue de cet audit, la direction à l'époque du Louvre engage la mise en place d'un schéma directeur et comme vous l'avez signalé tout à l'heure monsieur Mignoret, nous sommes fin 2025. Le schéma vient d'être arrêté avec des premières mises en œuvre. Les marchés ont été, je crois passés, une première mise en œuvre 2026, donc près de 9 ans pour arriver au schéma directeur.

Vous vous dites qu'il y a des retards. Est-ce que vous pourriez nous en dire un peu plus sur les retards ? Notamment, il y a une phase euh que l'actuelle direction du Louvre a a mis en évidence.

C'est-à-dire que l'état d'avancement du schéma directeur en septembre 2021, enfin fin 2021 au moment de l'arrivée de la nouvelle direction était jugé insuffisant, notamment sur trois points dont la vidéo protection périmétrique et puis l'hypervision au niveau du système là aussi de de vidéo. Deuxème élément parce que je crois qu'il est important monsieur Hamselem vous vous précisiez que c'est pas parce qu'il y a pas de schéma directeur qu'on ne peut pas faire des des investissements. Vous donnez des chiffres précis dans votre rapport sur les investissements réalisés depuis 2016.

On voit très clairement, mais vous je vous laisserai bien sûr compléter que il y a une accélération des investissements en matière de sécurité de de 2018 jusqu'à 2021 et qu'à partir de 2022 et surtout 2023-2024, il y a une baisse significative du moment du montant des investissements. vous apporterai quelques précisions. Et par rapport à vos remarques sur l'audit von Cliffen Harple là aussi pour qu'on comprenne bien vous vous nous avez précisé que les la direction des objets d'art avait bien connaissance et avait même le rapport l'audit et n'en a pas fait part à sa direction depuis 2021.

Depuis l'arrivée de la nouvelle direction, aucun personnel de de de la section des des objets d'art n'a rapporter l'existence de Je vous laisserai répondre. Je je j'apporte une deuxième question qu'on comprend bien dans l'audit vancliff. tient des préconisations très précises.

Un certain nombre de préconisations concernent l'intérieur de la galerie d'Apollon, d'autres concernent l'extérieur. Le rapport Vancliff Narpel a été commandé par la direction, le service, vous serez plus précis que moi dans votre réponse, le service qui a la responsabilité de l'intérieur de la galerie d'Apollon. Il a donc mise en œuvre les mesures préconisées.

L'autre direction qui a la responsabilité de l'extérieur pour lequel un certain nombre de préconisations précises avait été faite, des caméras, un renforcement de la vitre, une mise en place, une barrière infrarouge. L'autre direction n'a mis en place aucune des mesures préconisées par l'audit Van Cliffenpel. Je vous laisse répondre.

Excusez-moi. Merci beaucoup. Sur le sur le schéma directeur et et le et le grand retard, c'est une question qu'on s'est évidemment évidemment posé.

Alors, il y a plusieurs éléments. Il y a le changement évidemment de de présidence. Ce qui nous est dit par et Guy précisera, mais ce qui nous est dit par madame Descart quand elle arrive, c'est que le schéma n'est pas complet.

Quand elle arrive à l'automne 21, il a déjà pris du retard avec la crise des gilets jaunes, le Covid. On nous a expliqué vraiment que c'était assez assez euh assez complexe de ce que l'on sait depuis l'arrivée de de madame Descart. que l'on sait, on l'a très précisément dans le document qui est le contrat objectif de performance et le rap, le rapport annuel de performance sur les sujets qui sont liés à cette question du schéma directeur qui fait l'objet euh d'un numéro 19 d'une d'une pardon d'un indicateur numéro 19 pour le suivi et qui nous dit en 2022 que on avance la remise de la phase projet dans les cadres dans le cadre des études et études de MOE pardon.

En 2022, on remet l'avant-projet définitif et en prévisionnel 23, il est prévu de finaliser le dossier de consultation des entreprises et de publier publier le marché de travaux. Fin 2023, quand on est sur le plôt en 2024, on nous dit que euh en 2023, le cahier des charges techniques et le dossier ont été achevés. L'indicateur sur l'état d'avancement du schéma directeur de sûreté vise à s'assurer de la bonne mise aux normes du palais et l'avenant au contrat d'objectif 2024 prévoyait en 23 le démarrage des travaux.

Ce qui n'a pas été fait. On et c'est le propos même du de la direction du Louvre. On constate un décalage du lancement des travaux par rapport à la prévision.

À la fin 23, les documents de consultation pour l'appel d'offre et les cahiers des charges ont été finalisés tandis que l'appel d'offre interviendra début 24 pour un lancement des marchés en 2024. Ça n'a pas été le cas puisque'en 2025, enfin 2025, quand on a analysé le le rapport annuel de performance sur 2024, il est dit que euh le il y a un décalage qui tient à des raisons budgétaires et de charge de travail pour les équipes. Euh le la publication de l'appel à candidature est repoussée fin 24 avec aujourd'hui un lancement plutôt en 2026.

Je sais pas si tu peux préciser. Non mais vous avez raison, monsieur le président, il y a deux phases qu'on peut distinguer. Le lancement du schéma directeur remonte à 2017. 2017.

Donc à ce moment-là, on lance une mission d'assistance à maîtrise d'ouvrage pour élaborer ce schéma directeur. Puis 2 ans plus tard, en 2019, on lance la procédure de maîtrise d'œuvre. On trouve un prestataire auquel on notifie le marché en 2020.

Voilà, donc jusque là ça avance. Puis en 2022, donc quelques mois après le changement d'équipe de direction, 6 mois, la nouvelle direction considère que le niveau d'ambition en matière de de sûreté de de ce schéma directeur n'est pas suffisant. et dit moi je veux renforcer effectivement ce nombre de points.

Donc il faut être plus ambitieux sur la la surveillance périmétrique, il faut installer cinq postes de commandement, il faut déplacer le PC central à proximité de la direction générale, il faut intégrer les thématiques de cybersécurité. Donc du coup, on gèle le processus, c'est ce qui explique que effectivement les dépenses à ce moment-là s'arrêtent. Et puis après avoir retravaillé ce document, il est présenté au conseil d'administration fin 23, donc il y a 2 ans.

Voilà. Et depuis, on a pu que constater que Noël l'a l'a rappelé, hein, que les choses avancent très peu, mais je redis que ce schéma directeur ne dispensait pas de mettre en œuvre un certain nombre de mesures d'urgence. Voilà, il y a eu plusieurs alertes.

Il y a pas eu que les audits, il y a eu et monsieur Mignoré l'a rappelé, il y a eu quand même une recrudescence de vol avec des nouveaux morts d'opératoire extrêmement violents dans plusieurs musées, notamment les celui de Cognac G et le le musée de l'homme quelques mois avant. Et ça n'a semble-t-il pas susciter une accélération du processus de mise en œuvre de mesure d'urgence ? pour compléter juste sur cette question à votre avec votre question sur le tableau globalement des dépenses de sûreté de 2016 à 2025.

Il est clair que on le voit et vous l'indiquez en dépense d'investissement en 2021 et 22. Il y a on a au total sur la période plus de 100 millions. L'effort est hors schéma directeur, c'est essentiellement enfin c'est pour beaucoup d'ailleurs les dépenses de de fermeture des tuileries.

Donc il y a un énorme travail qui est fait sur les tuileries et par ailleurs effectivement il y a une baisse ensuite en 23 24 il y a quand même environ 1400000 € qui ont été dépensés et la la le Louvre nous a donné les les c'estàd que à chaque occasion puisqu'on n'est pas dans un schéma directeur à chaque occasion de restauration d'une salle d'une galerie on intervient avec des caméras des réseaux et donc il y a à chaque fois ce qui accompagne au total sur les de années 23 24 1 400000 €. Je sais pas si tu as plus d'éléments, mais moi c'est ce que ce que j'ai là-dessus. Par contre, par rapport à ce que vous venez de dire, monsieur le président, je ne peux que confirmer le travail en silo des directions au sein du musée qui fait queffectivement le rapport Vancliff est mis en œuvre à l'intérieur du musée dans la galerie avec les nouvelles vitrines mais que les préconisations sur la périmétrie ne sont pas mises en œuvre.

Est-ce que qui aurait malheureusement évité que l'on ait ce ce cambriolage ? Je vais passer la la parole à mes collègues en commençant Pierre par Pierreas. On va prendre toutes les questions.

Merci monsieur le président. Merci beaucoup pour vos réponses extrêmement franches, extrêmement loyales. Je crois qu'on a pas besoin d'une d'une commission d'enquête pour que les fonctionnaires disent tout ce qu'ils savent d'un dossier.

Je salue votre loyauté parfaite vis-à-vis de l'institution qui qui vous salarie. Moi, je voulais poser une question très précise. Le Louvre a d'importantes réserves dans le palais et surtout l'extérieur.

Est-ce que votre mission les a expertisé ? Est-ce que vous avez réalisé les mêmes travaux sur ces dépôts ? Est-ce qu'on a la la certitude que ils sont protégés contre l'incendie et le vol de façon absolument rigoureuse ?

Merci monsieur le président. Colombossel. Merci beaucoup monsieur le président.

Merci euh madame la rapporteur et merci à vous messieurs pour euh tous les éléments que vous venez de nous apporter et qui permettent au-delà même de la lecture du rapport de mieux comprendre l'enchaînement des séquences. On va dire ça comme ça évidemment. Et et vos derniers propos, monsieur, enfin c'était un duo Corbin Abselem sur le séquençage sur le schéma directeur des équipements de sécurité est éloquent sur les stop and go dans un bon français et ça fait apparaître en effet un sujet et d'avancée et de financement.

Euh les les chiffres sont de ce point de vue-là euh vraiment éloquents. Passer euh de 12 millions d'investissements sur la période 2019-2022 à 3 millions sur euh 2023-2026 est quand même un élément euh euh particulièrement euh interrogeant. Euh j'ai été frappée dans votre propos sur dans vos propos pardon euh sur ce que vous avez appelé la perte de mémoire.

Perte de mémoire sur un certain nombre de sujets, sur des mises en œuvre. perte de mémoire sur l'avancée des travaux. Euh mais je ne peux m'empêcher euh de penser et Noël Corbin y a fait allusion dans sa présentation rapide du rapport au fait que la perte de mémoire, elle est manifestement évidente à l'intérieur du Louvre, mais elle est tout autant de la part du ministère de Tutelle.

Euh tout ce que vous venez de nous exposer depuis tout à l'heure, que ce soit sur les audits, que ce soit sur euh les décisions euh prises ou non, sont des décisions qui à un moment donné ont été présentées, soit dans euh les contrats d'objectif et de performance, euh soit au sein du conseil d'administration, soit dans les rapports, soit j'imagine à l'occasion d'échange informel. Et cette absence de mémoire, elle n'est manifestement pas que le fait des équipes du Louvre dans leur diversité. Je mets un s à équipe, mais aussi une perte de mémoire de la part de du ministère de la culture qui exerce la tutelle.

Alors, vous vous dites bien dans le rapport que les moyens affectés à au suivi et à l'exercice de cette tutelle sont manifestement pas totalement à la hauteur des enjeux. C'est un seul chargé de mission. Euh mais du coup au-delà de préconisations peut-être de nature générale qui sont faites dans le rapport sur euh bah le fait que la tutelle exerce son rôle de tutelle finalement pardon de le dire aussi simplement.

Quelle préconisation opérationnelle faites pouvez-vous faire ? Quelle recommandation sur le fait que le ministère de la culture exerce réellement le rôle qui est le sien de tutel de du plus grand musée de notre pays. Et on voit bien à quel point y compris cette absence de tutelle, cette absence de gouvernance a été pénalisante pour l'ensemble du des équipes du Louvre et de fait après ce lâche l'ensemble d'entre nous.

Agnè SV. Merci monsieur le président. Merci à vous pour vos réponses extrêmement clair et et sans détour.

Je tiens quand même à rappeler qu'aujourd'hui les Français sont encore meurtriis de voir que le plus grand musée du monde a pu être cambriolé aussi facilement qu'une bijouterie en pleine journée au cœur de Paris et en quelques minutes, 10 minutes dit votre rapport. Les cambriolurs sont arrivés à 9h29 et repartis à 9h39 avec les joyaux de la couronne qui est une perte inestimable évidemment pour notre patrimoine. Et je tiens à saluer la réactivité immédiate de la ministre de Tutelle puisqu'elle a diligenté cette enquête administrative.

Le 22 octobre, elle a annoncé une mission parlementaire sur la sécurité des musées. Le 24 octobre, elle a annoncé un fond de sûreté euh et enfin notamment le versement d'un million d'euros en fin de gestion pour accélérer les mesures à mettre en place. Mais il y a un sujet dont personne ne parle et qui n'a absolument pas encore été établi, c'est la chaîne, la clarification de la chaîne des responsabilités.

Et ça c'est important parce qu'en fait on voit bien qu'aujourd'hui il y a comment dire une forme de concours de la défusse entre les équipes. Chacun se renvoie la balle comme si en fait ça ne serait la faute de personne comme s'il n'y avait pas de responsable ni de la sécurité des œuvres ni de la sécurité du musée. Alors je veux être très très clair monsieur le président.

Je pense qu'au regard de tous les nouveaux éléments de tous les audits, hein, il y a eu ceux de 2017, ceux de 2019, il y en a eu cinq au total et de ce rapport accablant, madame Descart, présidente du musée du Louvre, aurait dû démissionner ou présenter à nouveau sa démission. C'est une simple question de responsabilité puisque madame Dat d'ailleurs avait refusé cette démission qu'elle avait présentée 10 minutes après le cambriolage. Sans doute ça n'était pas le moment mais aujourd'hui face à cette série de défaillances je pense que cette démission est tout à fait justifiée et d'ailleurs votre enquête administrative le confirme.

La sécurité n'était pas à la hauteur du plus grand musée du monde. Un musée qui aujourd'hui aurait une sécurité qui à mon avis date plutôt du 20e siècle et le conseil est accablant. Je rappelle les termes de votre rapport administratif de cette enquête administrative.

Insuffisance et vétusteté des équipements, en particulier de la protection périmétrique de l'ensemble du musée, carence en matière de doctrine, de formation et de procédures de sûreté inadaptée aux nouveaux modes opératoires, sécurisation limitée des vitrines, insuffisance de la coordination et de la diffusion de l'alerte et plus largement absence de coordination, de partage et de transmission des informations au sein de l'établissement et vous l'avez parfaitement bien rappelé. Alors donc pendant plus de 20 ans, le risque de vol d'œuvre malgré les atteintes répétées récentes au sein de nos musées de Limoge à Saran, n'a pas donné lieu à une réévaluation des risques et la sécurité périmétrique du Lourd n'a jamais été traitée comme une priorité. Alors, vous avez répondu sur le déploiement du schéma décteur de de sécurité qui a été engagé depuis 2017, qui est inadapté, compte tenu d'ailleurs de l'obsolescence des équipements et de la montée des risques de cambriolage.

Pourtant, le schéma directeur, et vous l'avez dit, permettait de commencer de faire des travaux très rapidement. Ont-ils été faits ? Non.

Entre 2021 et 2024, ils auraient pu être faits. Pourquoi cette pourquoi cette inertie ? et d'ailleurs la vétusteté des PC sécurité que nous avons pu constater d'ailleurs avec mes collègues lorsque nous sommes allés sur place ont clairement empêché toute réactivité.

Alors je tiens et et anticipation bien évidemment. On apprend d'ailleurs que les images filmées des lieux sensibles sont reportées au PC central et au PC de zone, mais n'y sont pas regardés en direct en raison d'un choix volontaire sur l'affichage du mur d'image. Les écrans étant insuffisants pour afficher simultanément toutes les caméras.

Vous avez rappelé cette ce Zoom qui avait été fait mais que c'était trop tard. Pouvez-vous préciser pourquoi et c'était pharant et je tiens à le redire et je vais résumer mes propos. La représentation nationale n'a-t-elle pas été informée de cet audit de 2019 VC cliff alors que madame Descart a été auditionnée par nos deux commissions à l'Assemblée et au Sénat ? la FIR n'avoir pas été informé de cette audit et pourtant ce rapport pointait toutes les failles sécuritaires et notamment la vulnérabilité du balcon de la galerie à Palon à Polon par lequel donc ont pénétré les campurs.

Oui, je termine. Je voulais juste dire que je trouve ça là encore vraiment comment dire conernant. Je n'ai pas de mot de se dire qu'en fait le tuilage visiblement n'a pas été effectué.

La passation n'en était pas une. C'était une non passation entre madame Descart et son prédécesseur qui a mis en danger qui a mis en danger les joyaux de la couronne et je ne reviendrai pas évidemment sur la vidéo protection extérieure du musée parce que tout a été dit mais voilà, j'aimerais avoir des éclairages sur toutes ces questions. Merci à vous encore pour votre franchise en effet.

Merci. Je précise qu'on auditionnera la semaine prochaine Jean-Luc Martinez et Laurence Descard. Nous les auditionnerons successivement mardi et mercredi.

Lord Arcos. Euh merci monsieur le président. Euh je je vais rester moi très so parce que je n'ai pas on a pas à dire si qui doit démissionner.

Moi je pense honnêtement que Laurence Descart, la présidente actuelle est plutôt une victime collatérale d'une succession. C'est ce que vous avez dit messieurs à plusieurs reprises euh en effet de non tuilage. Je on pourrait même peut-être reprendre monsieur Loirette avec monsieur Martinez, monsieur Martinez avec avec madame Descart.

Euh et je je pense que tout ça en effet il a fallu cette crise pour qu'on remette à plat en fait ce manque d'information entre ministère du tutel et surtout au sein de l'établissement. Moi, je voudrais revenir messieurs, je sais pas qui pourra me répondre sur le fameux rapport Van Cliff. Euh, il m'est apparu dans le dans le votre rapport qu'en fait monsieur Martinez l'avait encore en main chez lui.

Euh donc ça veut dire est-ce que donc est-ce que c'était l'original qu'il avait gardé pour lui ? Et il est donc mais je voudrais vraiment c'est pas un piège, je voudrais que vous précisiez, il a fallu aller dans les archives pour retrouver une copie et dont madame Descart n'en aurait pas eu connaissance avant ce qui s'est passé. Je c'est un point pour moi important dans ce que je venais de vous dire sur le non tuilage plutôt de la responsabilité de monsieur Martinez qui n'aurait pas communiqué ce rapport à mon avis important dans n'importe quel ministère.

On on regarde les dossiers un peu un peu chauds et on prévient son successeur. Monique de Marco, pardon. Merci messieurs.

Bon mais moi je vais pas poser la question subsidiaire à savoir si des anciens militaires seraient quand même plus compétent pour être surveillant du musée. Ce n'est pas le lieu du débat parce que je m'interroge. Donc je reviens sur le retard inexpliqué en matière d'investissement de sécurité qui a pris 9 ans pour le lancement des travaux.

Mais parallèlement, si j'ai bien compris, vous n'avez pas fait de remarque à ce sujet, il y a eu un lancement du marché d'architecture sur le Louvre Nouvelle Renaissance et on a appris lors de l'audition qu'en définitive déjà quatre équipes d'architectes ou cinq avaient été sélectionnées pour pour ce projet. Avez-vous fait le parallèle ? Avez-vous eu connaissance justement du temps qui a dû être passé pour ce marché au détriment du marché sécurité ?

Et une question sur votre conclusion pour que vous m'éclairiez. Euh vous mettez dans la conclusion du rapport : "La culture de la vigilance doit se substituer partout et celle de la surveillance orientée vers la gestion des flux des visiteurs." Et ma question est dellon continuer d'après vous à avoir un objectif de passer de 9 millions de visiteurs à 12 millions de visiteurs ?

Soyez de la provoter. Oui, merci monsieur le président. Décidément euh nous avions eu pas mal d'auditions et visité à quelques-uns le Louvre avant ce rapport et on peut dire qu'il y a un avant et un après rapport très clairement.

D'abord parce que les auditions précédentes n'ont pas été exemptes de révélation, loin de là. On a même découvert un cycliste opportun d'éléments qui nous alerte sur à la fois des dysfonctionnements, à la fois des mes connaissances, euh peut-être du mensonge par omission, on ne sait, on ne sait pas, de la part de tous les interlocteurs, hein, je précise, euh que nous avons auditionné puisque vous vous retrouvez à nouveau ici euh à pouvoir nous répondre. Moi, j'ai j'ai plusieurs questions.

La première, c'est celle du fameux schéma directeur qui serait désormais enfin une réalité. A-t-on un calendrier très précis ? A-ton bien la certitude que tout a été évalué dans les dépenses alors et les problématiques techniques hein parce que 60 km de câble d'après ce que j'ai compris c'est enfin j'ai compris que c'était nécessaire et donc pour le coup j'avais aussi compris que tout n'était pas prévu dans la façon de les faire passer donc ça veut dire que ça c'est un coût et c'est un vrai sujet donc est-ce qu'on est opérationnel est-ce que les à côté ont été traités parce qu'on voit bien qu'il y a un problème de formation il y a un problème de ressources humaines il y a un problème de schéma opérationnel, je pas schéma directeur de schéma opérationnel c'està dire que ben de dire par où les voleurs sont rentrés par exemple c'est vrai que ça passe par la formation parce que si on oublie de le dire c'est pas évident quand même de traiter la question dans l'urgence les modalités de transmission d'une équipe à l'autre enfin tous ces sujets-l doivent être traités donc est-ce qu'en parallèle dans ce fameux schéma directeur qui pourra apparaître extrêmement technique toute la tout toute l'opérationnalité du sujet est prise en compte dedans.

Et puis un autre élément simplement élément ou remarque mais je pense qu'il faut aller un peu plus au cinéma parce que le coup des disqueuses quand même enfin je veux dire c'est pas une grande révélation de savoir que ça peut être utilisé pour casser une vitrine et permettre d'y rentrer. Et donc il y a quand même un sujet dans tout ça, c'est qu'on a un problème organisationnel que probablement il doit y avoir un patron dans toutes ces affaires de sûreté et de sécurité dans les musées que le ministère a priori c'est quand même un petit peu son rôle. Enfin en tout cas c'est comme ça que je conçois la fonction réganielle du ministère de la culture que ça ce n'est pas mise en place donc ça paraît absolument essentiel.

Donc dans votre rapport vous l'évoquez je pense qu'il faut être assez ferme sur sur ce sujet. À moins que la MISA s'empare de cette question et que ça rentre dans ses prérogatives. Mais à un moment, il va falloir trancher la question.

Chaque gros périn. Merci président. Merci à à chacun d'entre vous de vos interventions.

Moi je je suis un peu sidéré. Je trouve que c'est un peu lunaire parce que on essaie alors vous avez euh suite au aux questions qui ont été posées par notre président Lafond expliquer le dérouler mais en réalité on parle pas des on parle peu des responsabilités parce que la Cour des comptes a eu bien expliqué il y a un certain nombre d'années euh tout en l'ensemble de difficultés et on se rend compte que les choses n'ont pas été prises en en main en tout cas n'ont pas été prises en main. Alors, est-ce que la restructuration ou cette grande rénovation projet de rénovation du Louvre occupe tellement les esprits qu'elle fait oublier un petit peu le quotidien ?

Et lorsque vous parlez de qu'il n'y a pas de mauvaise volonté, alors c'est peut-être encore pire. Ça veut dire peut-être qu'il y a un problème d' compétence. Moi, je voudrais vous dire simplement, je l'ai dit la dernière fois lorsque la présidence la présidente d'écart était là, je lui avais posé la question de la démission, j'avais posé la question de est-ce qu'elle a déposé.

Bon, j'ai bien compris que les choses étaient simplement un écran de fumée, mais est-ce que c'est pas dû aussi à un moment donné ? Je lui poserai la question la semaine prochaine. Est-ce que son attitude qu'elle a qu'elle a qu'elle a démontré lors de la commission n'était pas la même le même type d'attitude qu'elle a pu avoir avec monsieur Martinez qui a fait que le tuilage ne s'est pas exécuté de manière très fluide et très très facile parce que à aucun moment il y a eu une remise en question et je crois que c'est un premier problème.

Le deuxième problème, je crois qu'il y a un vrai problème de gouvernance et si on narrive pas parce que on voit bien qu'il y a tout un de personnes qui ont envie de faire les choses et qui mais si on n pas un patron à la tête de ce grand établissement, je crois qu'on y arrivera pas. Alors alors la question subire, ça veut dire est-ce que le patron de ce ce grand établissement ne doit-il pas être non pas un conservateur ou une conservatrice mais un manager ? Il nous faut un manager et je pense qu'à un moment donné, il faudra avoir le courage de dire les choses, sortir un petit peu du politiquement correct parce qu'on se rend compte que les conservateurs ne sont pas formés à faire ce ou en tout cas avoir ce type de de fonction.

Je prends juste l'exemple, je veux pas être trop long. On a vu pour Notre Dame, Notre Dame a été réhabilitée en peu de temps. Ça a fait polémique à un moment donné, c'était un général, le général Georgelin.

On a vu le résultat, le résultat est là. Donc ça veut dire qu'à un moment donné, je sais pas s'il faut faire appel à un général, mais dans la rénovation du Grand Louvre, c'est quelque chose quand même d'exceptionnel avec un avissement important. Et moi, je pense que lorsque Agnèvren parle de démission, je pense qu'à un moment donné, il faudra passer à autre chose et il faut que le président ou la fut présidente du Louvre soit quelqu'un d'autre parce qu'il faut à un moment donné responsabiliser les uns et prendre des personnes compétentes.

Merci. Merci. Je vous les laisser répondre à ces différentes questions.

Qui commence ? Monsieur Corbin. Merci beaucoup.

Euh alors, tout d'abord euh la question des réserves et des importantes réserves. Euh clairement non. Nous n'avons pas eu le temps de le faire en de semaines.

On s'est vraiment dans un timing un peu un peu complexe, on s'est vraiment concentré sur cette demande qui nous a été faite des conditions et du contexte du du vol, mais on n' pas pu travailler sur sur les les réserves sur la question de la de la perte de mémoire et aussi du rôle du ministère de tutelle. Il est clair que cette ce drame il il implique et il oblige tout le monde, y compris évidemment la tutelle. Vous l'avez les uns et les autres l'ont rappelé, la ministre est intervenue assez assez rapidement. elle a saisi euh immédiatement euh l'inspection générale pour pour lancer un un travail d'analyse.

Euh et nous avons des propositions qui vraiment d'abord ce que ce que nous évoquons tout à l'heure et c'est pour nous une proposition fondamentale. La tutelle doit assurer la responsabilité de cette question de transmission parce que c'est un moment de grande fragilité. Il suffit que les deux, ce qui n'arrive jamais évidemment, mais il suffit que le président d'avant et celle ou celui d'après ne s'entende pas merveilleusement bien pour que euh ce soit compliqué et que il y ait une perte à la fois d'information et de mémoire.

Donc le rôle de la du ministère nous semble extrêmement important et ça vaut et c'est aussi une un des peut-être une des avancées qui peut permettre ce ce drame, ça vaut pour l'ensemble des établissements qui ont un patrimoine à transmettre. Euh parce que quand on est dans une je prendre l'exemple d'une école d'architecture, il il est il y a une transmission qui se fait beaucoup sur la pédagogie euh sur les équipes, sur les sur quelques problèmes bâtimentaires. Mais cette question du patrimoine dans les grands musées, dans les grandes salles de spectacle, elles doit vraiment être au cœur de la transmission et ça fait partie de ce que nous nous préconisons.

On n'oublie pas que l'établissement public est un établissement qui dispose d'une certaine autonomie. Donc, il n'appartient pas euh au ministère de Tultel de connaître l'ensemble des euh des informations. Et alors pour avoir moi-même travaillé quelques années au Louvre comme directeur financier, j'ai vu qu'il était pas très compliqué euh d'arriver à une tutelle un petit peu asymétrique.

C'est-à-dire que quand on a une direction financière avec 50 personnes et qu'on a un chargé de de mission en face au ministère, il y a déjà une question hiérarchique, le positionnement et puis la question de la connaissance. Donc je pense qu'il faut bien cibler et ce sont plus au lieu de tout savoir, il faut travailler sur les outils. Le contrat d'objectif doit être réévaluer, revalorisé justement dans sa fonction d'outil de dialogue de gestion.

Chaque année, les présidents d'établissement public sont évalués, ils ont une part variable. Euh cette part variable, elle est liée à des objectifs et il pourrait être intéressant que dans les établissements aussi importants que le Louvre, la question de la sûreté soit un des éléments sur la part variable des dirigeants. Il y a un certain nombre de choses comme ça qui nous semblent possible de faire.

En tout cas, le le le ministère de la culture, que ce soit la direction générale des patrimoines avec la nouvelle directrice ou le cabinet avec la ministre, ont vraiment immédiatement euh mandaté et tout fait pour que la responsabilité soit bien soit bien partagée. Euh pour ce qui concerne la question euh de de Van Cliffarpels et de la commune la représentation nationale qui n'en était pas informée, c'était madame Évere. Bon, il se trouve que le choix que nous avons fait, c'est d'annexer l'audit devant Cliffan Harpuls à notre présent rapport.

Comme ça, vous vous en disposez. Nous ne l'avions pas nous ne l'avions pas avant, mais nous avons vraiment souhaité avec la totale le total soutien de la ministre et son cabinet travailler vraiment dans la plus grande dans la plus grande transparence euh pour Oui. Ah oui, pardon.

Un point important aussi, ça n'est pas du tout monsieur Martinez qui a donné l'audit de Vancliffen Arpels. Monsieur Martinez est arrivé à une un entretien avec nous avec l'audit de 2017 et l'audit cliffs nous a été transmis par le cabinet de madame Descart le je crois le 23 octobre après qu'il a été retrouvé au redécouvert. Je je je ne sais pas trop.

Et par ailleurs, petit point aussi pour avoir échangé avec l'ancienne secrétaire générale adjointe, l'ancien l'ancienne administratrice générale adjointe, l'ancien administrateur adjoint, l'ancien directeur monsieur Duran du département des objets d'art. On a bien deux mondes. Il y a d'un côté les vitrines et de ce côté-là les préconisations du rapport ont été mise en valeur, enfin mise en œuvre.

Et il y a d'un autre côté le patrimoine. De ce côté-là probablement les acteurs, il y a pas eu un acteur unique qui a pu faire la synthèse. Mais rassurez-nous, il y a une seule direction.

Oui oui oui mais mais nous préconisons que le comité de il existe un comité de sûreté et ça la présidente vous le dira qui réunit tout ce monde. So je voudrais pas être trop caricatural. Maintenant, peut-être le le fait de renforcer ce comité de sûreté avec cette personne qui pourrait arriver avec un rôle hiérarchique en matière de sûreté, ça pourrait être de très bons euh de très bonnes de très bonnes politiques euh sur la question euh de euh alors je sais plus où j'en suis.

Il y a il y a oui nouvelle nouvelle renaissance l'augmentation des visiteurs. La question des visiteurs, elle est liée à la jauge et on peut saluer le travail qui a été fait par madame Descart de dès qu'elle est arrivée de bloquer une jauge à 30000 par jour afin d'éviter les trop importants engorgements tant pour la le confort de visite que on ne le dira jamais assez pour le confort des agents de surveillance, des agents postés qui font vivre le le musée du Louvre et euh que pour le la protection des œuvres. Donc c'est déjà le premier le premier point et si on augmente la jauguse, c'est parce qu'on revoit complètement euh la c je je pars vraiment sous sous votre contrôle, mais c'est parce que la circulation des publics est complètement revue et les on on peut pas faire madame Grief à madame Descart d'avoir pensé une politique justement de euh de limitation du nombre de visiteurs pour le lier au confort.

Euh voilà, j'ai pas d'autre chose. Je regarde quand même parce que j'ai peut-être directeur comprend l'ensemble des aspects y compris la formation. Ouiou.

Oui oui tout à fait. Il est il est le volet sûreté dans l'ensemble du schéma l'ouvre renaissance. Le schéma directeur représente 88 millions d'euros.

Mais là encore, je pense que sur la manière dont elle l'a adapté, madame Desécart pourra vous vous répondre plus que nous. Je rappelle que notre travail s'est arrêté le 5 novembre. Différemment la la question de Jacques Gropérin.

Est-ce que d'après vous le profil d'un président ou une présidente d'un d'un établissement comme le Louvre doit être revu avec des caractéristiques un peu différentes ? Là encore, je vais essayer de vous répondre très franchement. les bons managers, c'est c'est difficile parce que le manager est extrêmement toute chose humaine et est très complexe, mais je ne dirais pas qu'un conservateur ne peut pas être un manager.

On a eu des exemples de très grands présidents d'établissement et de président d'établissement, on en a encore. Et dans la formation et là encore je parle sous le contrôle de mes mes collègues de gauche, dans la formation de l'Institut national du patrimoine, le management occupe une place très importante. Je je je en revanche en revanche je ne sais pas comment mais prévoir que lors de chaque recrutement d'une personne qui va encadrer à la fois une équipe très importante, prendre des décisions et incarner un lieu qui est un peu distendu dans ses composantes, cette ces compétences là qui sont des compétences managériales et de leadership doivent être vraiment bien évaluées.

J'ai moi j'avais deux dernières questions à à vous poser. Vous avez parlé de de ce responsable sécurité avec la sécurité. Le poste a enfin été décidé suite au cambriolage du 19 octobre.

Je précise que c'était la première préconisation de l'audit début 2017. Donc il a fallu 8 ans un cambriolage spectaculaire pour créer ce poste. On n'est pas sur un une problématique budgétaire.

On n'est pas sur un problème d'appel d'offre. Euh et pourtant entre-temps, il y a eu les gilets jaunes, il y a eu la préparation des des Jeux Olympiques et puis le le le schéma directeur. Qu'est-ce qui d'après vous explique cette difficulté de créer un poste qui chapote, comme vous l'avez bien expliqué, les différentes directions sur l'aspect de la sécurité ?

Président Président en question complémentaire et quel est son positionnement dans l'organigramme ? Alors, j'ai pas j'ai pas encore l'information sur la et nous ne l'avons pas peut-être vous l'avez sur le positionnement de ce de ce responsable sur T. Euh, il est directement sous la direction.

Il est directement Mais est-ce qu'il a autorité hiérarchique ? Je sais pas sur les autres. Non.

Fonctionnel. Fonctionnel. Autorité fonctionnelle.

Ouais. Euh moi, j'ai j'ai clairement j'ai pas réellement de d'information si ce n'est la complexité de ce de ce lieu qui est le musée Loulou, de cette institution et probablement d'une d'une présence plus évidente de ce qui a trait aux œuvres, à la visite et que la question de la sûreté, elle elle on l'a pas vu incarner suffisamment. Et donc nous nos préconisations sont vraiment de celle-ci, mais probablement il y avait pas une une suffisante mise en en lumière de l'indispensable à ce qu'il y ait une personne en charge ça.

Et cette question aussi d'incarner, de regrouper et d'éviter le morcellement, on a encore un peu beaucoup. Oui oui, il y a pas de difficulté à créer un poste. Il faut pas faut pas attendre 8 ans si on veut le créer simplement.

C'est le reflet d'un constat plus général qu'on a fait qui est celui d'une prise en compte très insuffisante des problématiques de sûreté. Et en particulier, on a parmi les dysfonctionnements, on a fait le constat d'une double sous-estimation. d'abord la sous-estimation du risque de vol d'œuvre et puis ensuite la sous-estimation de la vulnérabilité de l'établissement qui pourtant avait été pointé par certains audits.

On en a suffisamment parlé ce matin. Donc c'est plutôt comme ça je pense qu'on peut vous répondre plutôt que d'imaginer que il faut 8 ans quand on veut créer un poste. Alors depuis voilà visiblement le besoin a été identifié et la création du poste a été estimée urgente par la nouvelle direction.

Ma question à vrai dire pour être plus directe avait une autre arrière-pensée. Est-ce que c'est si difficile que ça d'imposer aux directions du Louvre une une entité qui va chapaoter toutes les questions de sécurité ? Ça c'est la question des villages et des territoires.

Euh là encore, je fais appel à ma mémoire euh de pendant 4 ans. Euh ça nécessite une très forte incarnation, c'est-à-dire ça nécessite de faire passer le projet global et euh les la mission de ce pour ce projet global avant les territoires de chacun. On l'a dit, la question de la sécurité, de la sûreté, elle est morcelée aujourd'hui entre plusieurs plusieurs directions.

Euh que la solution n'est pas encore trouvée, est-ce qu'il faut une direction qui regroupe tout le monde ? Est-ce qu'il faut une autorité une autorité fonctionnelle ? Peut-être qu'aujourd'hui ça va être moins difficile qu'hier d'imposer ce positionnement d'un responsable de la sûreté parce qu'on a vu le drame et le et le et les agents enfin je le redis parce qu'on en a été frappé les agents du Louvre vivent terriblement mal tous d'ailleurs quel qu'ils soit de la présidente à à toutes les personnes qui qui travaillent dans dans ce dans ce lieu sont complètement traumatisé donc je pense que c'est vraiment le moment d'agir.

Exler voudrait revenir sur une question. Oui. En fait euh euh j'aimerais savoir si vous avez eu vent justement d'une possible modification de la règle statutaire qui prévoit l'affectation de 20 % au moins des recettes de billetterie aux acquisitions euh sur une utilisation de ces fonds au profit des équipements de sûreté du Louvre.

C'est une proposition que nous faisons dans le dans le rapport et je pense aussi sous votre contrôle, c'est une proposition faite par le musée du Louvre lui-même à l'occasion de l'augmentation de la tarification pour les personnes non résidentes avec qui va engager une augmentation de plusieurs millions si ce n'est plus d'euros de recettes. Et alors là on arriverait avec un pourcentage d'acquisition qui qui est vraiment extrêmement important. Je sais pas si tu peux compléter.

J'ai pas de chiffre pour compléter. Mais par contre par rapport à une question qui a été posée tout à l'heure sur le nombre d'écran par rapport au nombre de caméras, donner la parole à Guitubana. Monsieur le président, mesdames messieurs le sénateur au niveau des caméras, il est évident, mais c'est partout pareil, il y a évidemment toujours en général plus de caméras que d'écran.

C'est logique. Après, toute la question, c'est un problème de d'obsolescence du du système. C'est-à-dire que là, on l'a vu avec la caméra qui était en extérieur, elle n'était pas elle était raccordée au PC mais si vous voulez, il a fallu qu'ils aillent la chercher.

Donc voilà, c'est la question, elle est là. C'est en fait il faut revoir l'ensemble du système notamment ce qui est prévu par le schéma directeur. Ce qu'on avait pu effectivement constater sur place et ce qui explique, vous l'avez dit tout à l'heure, je crois monsieur Corbin ou monsieur Mineret qui qu'il a fallu pratiquement 5 minutes pour utiliser l'image qui pourtant existait euh parce qu'il une activation manuelle comme vous le dites.

Il y a un un petit une petite chose qu'on a une petite confusion. Enfin, vous dites les images étaient parfaitement euh visibles, enfin de qualité. de qualité, il y avait c'était neigeux de qualité pas bonne mais Bertrand les a vu et parce que la directrice de la la sûreté elle dit au contraire si on a bien lu le rapport que il y a l'image était flou.

Non, on l'a vu enfin on est plusieurs à l'avoir vu effectivement les images puisque la caméra a enregistré les images sont enregistrées et donc on a pu les visionner. On on les voit de assez lointain parce qu'il y a pas encore de zoom mais on distingue quand même euh le fait qu'un camion et une naisselle soit posé en bordure de du Louvre et avec une échelle qui monte avec le zoom. On a tous les détails après on voit vraiment les choses quoi.

Monsieur Anselem voulait rajouter quelque chose ? Oui, peut-être parce que on n' pas répondu au moins à l'une des questions qui était et la tutelle dans tout ça. Alors évidemment on n'exonère pas du tout la tutelle de ses responsabilités et dans les recours mandation que nous faisons, il y en a plusieurs qui qui qui la concernent, Noël l'a dit, intégrer la problématique de sûreté à ce qu'on appelle le dialogue de gestion et dialogue de tutelle.

Ça veut dire très concrètement faire figurer et inscrire la sûreté dans la lettre de mission, dans la lettre d'objectif éventuellement dans la part variable de rémunération du président de la présidente. Ça veut dire une section spécifique du contrat d'objectif. Ça veut dire un point régulier.

Donc tout ça c'est proposé. Et puis par ailleurs, on demande clairement l'appui de la tutelle pour pouvoir financer l'accélération du déploiement du schéma directeur. Donc il y a deux choses qu'on propose.

La première, c'est effectivement de mobiliser une partie des 20 % qui actuellement sont réservés dans le décret statutaire aux seules acquisitions. Donc là, il faudra que la c'est le tutel, c'est la tutelle qui va initier éventuellement une modification du décret. C'est pas l'établissement tout seul.

Et puis on propose aussi de mobiliser une partie des produits de la licence de marque Abu Dhabi. Donc tout ça c'est des recommandations que nous adressons aussi à la tutelle. Max Brisson, je voudrais revenir sur l'épisode de la caméra 402 je crois euh qui donc était déclaré neigeuse et donc les images étaient pas exploitables par la territé.

Si cela avait été différent, est-ce que le l'issue aurait été différente ? Et deuxièmement, alors j'ai bien lueg, lettre de mission de la ministre et vous étiez pas explicitement indiqué de la nécessité é d'abrir une chaîne de responsabilité, mais en l'occurrence, est-ce qu'il y a une responsabilité particulière de la directrice de la sûreté ? C'est difficile de répondre très précisément.

Je crois qu'il y a une une responsabilité de de chaque de chacun à à sa place et la direction qui ne s'appelle d'ailleurs pas direction de la sûreté mais qui s'appelle direction de de l'accueil des publics et de la surveillance. Peut-être est-ce que ça traduit aussi la conception qu'on a de la prise en compte de la de de la sûreté qui n'est pas assez assez suffisante sur la caméra dite 402 ? Il est clair que nous l'avons visionné et il est enfin on est d'accord avec elle sur le point qu'elle est pas claire.

Notre petite différence tient en fait qu'il nous semble possible de définir et de deviner qu'il y a Nassel et en train en train de monter. Moi, j'iraiis pas plus loin euh sur la responsabilité parce que l'objectif de cette mission n'était pas de chercher ou trouver les responsabilités de telle ou telle personne, mais plutôt de regarder quel a été l'enchaînement, les manques, l'enchaînement des des euh des faits et c'est ce fait de ne pas nous axer sur les responsabilités des uns et des autres, nous a permis de travailler très librement. Tu veux ajouter à moi ?

Je juste une chose mais peut-être à on ajoutera aussi sur la sur la caméra. Euh c'est vrai que le cette caméra est pas projetée sur écran parce que on est à 1 heure de d'accueil de public d'ouverture et donc les caméras se concentre sur enfin les les ce que regardent les agents PC se concentrent sur les accès publics et sur les flux. C'est bien normal, c'est la priorité dans la mesure où ils ont pas la capacité de tout voir et puis il y a pas d'hypervision qui peut permettre.

Mais le fait que cette caméra soit activée tardivement et que donc l'information aux forces de l'ordre n'est pas donnée, le point de de d'intrusion il est sur le quai. Euh on a parlé des 30 secondes qui sont perdues. Là, il se passe 4 minutes.

Je pense qu'effectivement ça peut changer le mode d'intervention de la police. Oui, je voudrais rajouter donc la caméra effectivement elle était exploitable donc c'est un problème de transfert simplement sur la directrice de la sécurité, elle est directrice de l'accueil et de la surveillance. Et c'est là tout le problème.

C'est-à-dire qu'en fait c'est tout le problème du Louvre. C'est un problème de en fait, elle est pas directrice de la sûreté et vo voilà le où le babless, c'est-à-dire c'est pour ça qu'on cherche absolument à ce qu'il ait quelqu'un qui supervise l'ensemble parce qu'en fait tout vient de là. Il y a pas de directeur de la sûreté au louvre.

Non, il y a pas de si vous voulez, il y a aucune coordination. C'est-à-dire que euh la directrice de la surveillance, la C surveillance s'occupe de la C de surveillance. Mais par exemple quand il s'agissait de voir dans la salle à pollon les problèmes de sûreté pure notamment l'extérieur, c'était pas son rôle et donc c'est un autre service.

Donc si vous voulez c'est ce problème aussi qui qui est en jeu. So de la prouté a fait une une allusion mais plus sous forme de boutade au cycliste qui nous a été mentionné par le préfet de police ici même. Vous ne le mentionnez pas dans dans votre rapport au-delà de de la boutade.

C'est c'est important parce que est-ce qu'il existe ou pas ? et et surtout sur sur les surtout sur les les procédures parce que comme vous dites, vous l'avez rappelé à plusieurs reprises, tout ça se joue à 30 secondes près. à 30 secondes près, les les joyaux auraient pu être récupérés et et vous l'écrivez précisément dans le rapport que les forces de police ne savaient pas exactement où intervenir puisque dans la transmission des informations qui leur été données, soit par le PC qui a appelé la mairie du premier arrondissement ou appuyé sur le bouton Ramses, soit euh les agents de sécurité parce qu'ils entendaient dans dans les circuits internes, les il n'y a personne personne n'avait précisé que c'était un vol par intrusion à partir du quai François Mitteran et du coup la police se rendait sur le carousel et ils ont croisé par hasard mais sans savoir que c'était eux les cambrioleurs qui qui partaient en moto.

Est-ce qu'il y a bien eu un un appel d'un cycliste et qui dans la procédure qui a fait arriver en premier les policiers sur site ? Est-ce que c'est le cycliste ou est-ce que c'est la procédure ordinaire Ramses mairie du premier arrondissement ? Non, nous on a on a visionné effectivement l'ensemble des images des caméras de vidéosurveillance interne et externe.

Donc il y en a qu'une qui couvrait comme vous le savez qu'une partie d'ailleurs du bâtiment. En tout cas, il ne couvrait pas le parapai, mais on voyait très clairement les opérations sur le trottoir. Donc, on a vu les deux scooters, on a vu ensuite le camion avec la nacelle, on a vu les plots de chantier, on a vu les gens sortir avec des vêtements gilet orange et gilet jaune.

On n pas vu de cycliste. Après, est-ce que ça veut dire qu'il existait ou pas ? Moi, j'en sais rien.

Mais on l'a pas vu sur les images sur les les c les 5 minutes qu'on a visionné attentivement en faisant le décompte à la seconde près. Non, on l'a pas auditionné. effectivement on n pas additionné le cycliste mais je pense que les forces de l'ordre oui mais dans la chronologie il semble que l'appel au commissariat du premier puisqu'ils ont une ligne dédiée indépendamment de Ramsèes soit intervenu très vite hein dès dès le dès l'alerte sur les fractions de la fenêtre et l'entrée dans la dans la dans la galerie.

Donc certainement cet appel a eu lieu avant que qu'un cycliste passe et lui appelle le 17 pour signaler quelque chose. Soyez de la proté peut-être dernière question. Juste un un petit complément, c'est réfléchir au rôle de la Missa, ses fonctions et comment comment les choses s'intercalent parce que le pas d'autosésine aussi peu.

Euh des visites, oui, mais pas tout le temps et pas partout et pas tant que ça. Enfin, je veux dire, il y a un vrai sujet quoi. Il faut qu'entre le ministère et la Missa, il y ait une espèce de feuille de route commune qui permett d'avoir une stratégie commune quel que soit le musée concerné en France.

C'est bien ce que nous souhaitons mettre en œuvre à partir des travaux du groupe de travail dont j'ai parlé tout à l'heure avec une une saisine automatique de sur l'ensemble des musées nationaux bien évidemment mais aussi sur les musées territoriaux qui possèdent un certain nombre d'œuvres appartenant à l'État et sur toutes les demandes qui pourront nous être faites. les sorte d'effet bénéfique entre guillemets du vol du Lou, c'est que l'on est assailli de de demandes sur lesquelles on répond dans l'urgence parce que je pense qu'il y a une vraie prise de conscience au niveau national de cette thématique de la sûreté. Il va y avoir une augmentation dernière question à vous poser peut-être et la MISA pardon je complète à la demande de madame Rachida Dati la MISA va être renforcée pour ces missions.

J'avais une dernière question à vous poser peut-être un peu plus personnelle. Euh mais vous êtes tous des spécialistes des musées, vous y avez consacré pour la plupart d'entre vous votre carrière. Est-ce que en réalisant cette mission l'ouvre, vous avez été surpris de ce que vous avez vu ?

Euh oui, très sincèrement oui. Et très sincèrement, mes collègues pourront dire ce qu'ils ont ressenti. Profondément surpris.

C'est comment on dit en anglais ? To big to fail. C'est tellement immense, gigantesque le Louvre.

Je rappelle pas les les médec et cetera. C'est un c'est c'est un lieu iconique qu'on ne pense pas qu'il puisse être aussi fragile. Euh et je pense que ça fait aussi partie de la manière de prendre soin des des lieux qui sont remis en notation au ministère de la culture.

Ils sont fragiles. C'est pas parce qu'ils sont mondialement connus qu'ils ont des dizaines de millions de visiteurs sur plusieurs années. Donc moi, j'ai j'ai découvert cette je le connaissais pas comme ça le Louvre, j'ai découvert aussi un enchaînement de fragilité et le fait que le projet où l'objectif ne soit pas cardinal, l'objectif de sûreté, à ce moment-là, chacun fait ce qu'il peut mais chacun dans son dans sa roue et ça fait parfois des belles catastrophes.

Voilà, très humainement, très simplement ce que je peux vous dire. Question monsieur Tubiana, je rejoins tout à fait monsieur Noël Corbin. Moi j'ai été stupéfait.

Ça fait 16 ans que je travaille pour la sécurisation des musées. Vous m'auriez demandé avant c fait est-ce que le Louv est protégé ? Je vous aurais dû évidemment.

Et oui, nous avons été extrêmement surpris. Évidemment, c'est-à-dire que ce sont comme dit Noël des dysfonctionnements successifs qui amènent la catastrophe. Et j'aurais jamais pensé que le lourd puisse avoir tellement de dysfonctionnement.

Effectivement, merci. Je que vous êtes commandant de police. Je suis commandant de police et je suis expert conseiller santé du musée de France donc depuis 16 ans au ministère de la culture.

Merci. Si vous voulez répondre également non. Merci messieurs de tous ces compléments d'information qui ont beaucoup éclairé notre commission et donc nous poursuivons la semaine prochaine nos auditions avec Jean-Luc Martinez et et Laurence Descart.