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Podcast / conversationAntoine Léaument· 2 juillet 2025 38 minComplaisantActualité / polémiqueEnvironnement & énergieSantéÉducation & rechercheInstitutions & élections

Canicule : Macron n’a rien fait contre le dérèglement climatique

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse partielle

    Marine Le Pen propose la climatisation partout. Est-ce une solution ?

  • 2:05OuverteRéponse directe

    Votre fille a 10 ans et l'école est trop chaude. Que faire ?

  • 4:10OuverteRéponse partielle

    Faut-il interdire les réseaux sociaux aux mineurs ?

  • 6:10OuverteRéponse directe

    Parcoursup bloque les adultes qui veulent reprendre des études. Pourquoi ?

  • 8:10OuverteRéponse directe

    Un cancer complique l'accès aux prêts et assurances. Que proposez-vous ?

  • 10:10OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que la crise de la pensée française selon vous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Antoine LéaumentFait
    « le problème qui va avec la climatisation c'est la consommation d'énergie »
  • 1:00Antoine LéaumentFait
    « il y a des centrales nucléaires qui sont à l'arrêt précisément à cause du réchauffement climatique »
  • 2:30Antoine LéaumentFait
    « ma fille qui a 10 ans, ça fait j'habite dans le sud de la France, elle est elle est dans une classe qui fait plus de 30°gr depuis plusieurs semaines »
  • 4:30Antoine LéaumentChiffre
    « on est passé en gros de 1 à 2 millions de personnes qui ont des troubles aussi assez importants »
  • 4:40Antoine LéaumentChiffre
    « on a divisé par 3 le nombre de lit d'accueil psychiatrique d'urgence »
  • 6:30Antoine LéaumentFait
    « Parcours sup est nul »
  • 7:00Antoine LéaumentPromesse
    « il faut créer des moyens dans l'université »
  • 8:30Antoine LéaumentFait
    « Vous voulez faire un crédit du moment que vous avez eu un cancer, vous dites du moment que vous dites que vous avez un cancer, les mensualités explosent »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Antoine Léumont, on a beaucoup entendu le discours le débat aujourd'hui ou pas clim ? Marine Le Pen dit faut tout climatiser comme ça au moins pas de problème pour les enfants et pour les personnes âgées dans les Épades. Est-ce que la climatisation oui c'est une solution quand il fait 40 45.

Bah il y a des endroits où évidemment c'est un moyen de simplement supporter la chaleur mais le problème qui va avec la climatisation c'est la consommation d'énergie. Or, justement, il y a une question sur la planification de la production d'énergie et je sais qu'il y a beaucoup de débats sur la question par exemple du nucléaire, de la place du nucléaire et des énergies renouvelables. Aujourd'hui, on voit qu'il y a des centrales nucléaires qui sont à l'arrêt précisément à cause du réchauffement climatique parce que euh les fleuves qui sont censés rafraîchir les réacteurs nucléaires sont trop chauds et que la réglementation interdit qu'on reverse de l'eau chaude dans une eau déjà trop chaude parce que sinon tout simplement ça tue la vie marine.

Donc on voit que c'est des questions qui sont des questions qui exigent une planification, qui exigent du temps long et malheureusement il y a pas eu ça n'a pas été fait dans le passé. Je rappelle quand même que monsieur Beou était censé être responsable, il était haut commissaire au plan. Donc un de ses travaux avant c'était normalement justement de planifier un certain nombre de choses et notamment sur ce gage verné, c'est le reproche aussi qu'on fait beaucoup en ce moment.

On a l'impression qu'on est plus sur des reculs écologiques que sur une vérit un véritable effort collectif sur cette question. Nous l'avons ressenti effectivement les opposants aux mesures écologiques qui trouvent parfois qu'elles sont trop contraignantes et effectivement on a pu voir que leur mise en place parfois était très contraignante et bien empêche toute évolution aujourd'hui de de ces mesures. Donc je crois qu'il faut prendre du recul, planifier sur le long terme, trouver des solutions lorsqu'on doit prendre des décisions comme aujourd'hui, faire attention au plus vulnérables, au plus au plus fragiles, apporter de de l'hydratation.

Et sur la question de la clime, il faudrait pas prendre des décisions en urgence, c'est-à-dire qu'en fait le tout clim n'est pas la solution. Je rappelle que de mettre de la climatisation, c'est euh envoyer de l'air chaud à l'extérieur pour avoir de l'air froid à l'intérieur. Je crois pas que c'est ce que nous voulons euh avoir.

En revanche, on voit bien déjà que dans les véhicules, dans l'automobile, la climatisation est presque plus une option. Donc dans les nouveaux bâtiments, il faut des solutions de rafraîchissement avec une compensation de climatisation pour pour réussir cet enjeu. Et justement, vous avez bravé la chaleur aujourd'hui pour venir sur le plateau d'CP.

Merci Jean-Marie. Vous nous disiez tout à l'heure que bah vous votre fille à l'école c'était pas possible aujourd'hui. Est-ce que vous comprenez que bah la directrice disent là il fait vraiment trop chaud ?

Qu'est-ce qui s'est passé chez vous ? Oui, en fait enfin il y a pas d'urgence pour la clime, je l'entends mais il y a quand même certaines urgences. Donc je prends mon exemple, ma fille qui a 10 ans, ça fait j'habite dans le sud de la France, elle est elle est dans une classe qui fait plus de 30°gr depuis plusieurs semaines et c'est pas la première fois.

Chaque été, c'est la même chose parce que là, les enfants en primaire vont jusqu'à la fin du cycle, jusqu'à fin juin, voir même début juillet. Et il est quand même urgent de trouver une solution parce que les situations pour l'apprentissage sont horribles vraiment pour les enfants. Et donc là, elle est fermée l'école de votre fille ou c'était au choix des parents ?

Heureusement la directrice a fait enfin pour les parents qui le peuvent ils reprennent des enfants. Sinon pour les autres il y a des aménagements piscine médiathèque. Mais bon c'est compliqué Antoine Léoman parce que les parents se disent "Ah bah c'est pas bien de mettre les enfants à l'école et en même temps ils peuvent pas forcément les garder.

Qu'est-ce qu'il faut faire C'est une question qui est posée dans tous les domaines de la société parce que c'est vrai à l'école, c'est vrai, il y a eu un drame aujourd'hui. Il y a un ouvrier de 35 ans qui est décédé à cause de la chaleur parce que il a travaillé toute la journée sur un chanculièrement exposé. Et en fait, c'est dans tous les secteurs d'activité ou de vie quotidienne que cette question de la chaleur, du changement climatique est posé.

Mais pas seulement de la chaleur. Il a plu dans l'Assemblée nationale la rien que la semaine dernière, cette semaine même, je crois parce que bah il y avait un orage qui était un orage considérable. Et d'une manière générale, on a eu le débat par exemple sur Mayotte il y a pas très très longtemps.

On va reconstruire à Mayotte, mais euh reconstruire sous quelle forme ? En fait, si c'est reconstruire sans s'adapter au changement climatique, ça ne sert à rien parce que des choses vont être ou détruites ou obsolètes en l'espace de quelques temps. Par ailleurs, si je peux donner juste un élément, mais ça rend plus compliqué la prévisibilité elle-même des choses parce que le monde change tellement vite, y compris sur la question de la chaleur, des orages violents, des événements climatiques extrêmes qu'on doit s'adapter en fait avec un très haut niveau de préparation sur l'avenir.

Et ça coûte de l'argent. Olga Gvernes, c'est le nerf de la guerre. esté aussi pour rénoles on voit qu'ils font comme au soleil.

Alors c'est compliqué au niveau du budget mais effectivement il y a besoin de cet argent parce qu'on sait que c'est de l'argent que nous n'ont pas à dépenser plus tard voir à sauver de l'argent. Mais vous le disiez en fait ça fait déjà plusieurs années enfin on en est conscient. Il faut qu'à chaque fois on se retrouve face euh au défis que nous avons aujourd'hui pour se dire tiens, il faut le faire alors qu'il faut maintenir une pression constante pour avancer dans les rénovations.

Sauf qu'on le voit bien, dès qu'il y a une crise internationale ou une opposition un peu un peu forte, et bien on recule, on on on enlève la le pied de la de l'accélérateur. Vous avez raison de le rappeler. Ce n'est pas ce n'est pas acceptable en fait qu'on se retrouve comme dans ces situations là.

Irene, vous aussi vouliez réagir ces phénomènes climatiques qui vous inquiètent ? comment vous voulez regarder en étant médecin donc je suis particulièrement sensible à ces problématiques euh et originaire en plus d'un dom essentiel qu'on se préoccupe d'une façon affirmée, déterminée, je veux dire sans remettre à aucun moment vraiment dans une planification résolue en cherchant des outils qui soient les moins les moins coûteux sur le plan des énergies mais les plus fondamentaux car c'est bien de la santé humaine dont il s'agit. Donc là-dessus, il ne s'agit pas de transiger mais de mettre tous ses efforts, toute son intelligence à trouver des solutions pour aménager en prenant soin des individus d'une façon ou d'une autre, qu'il soient enfant ouvrier et cetera.

Il n'est pas non plus concevable qu'un ouvrier puisse être amené à travailler dans des conditions inadmissibles. Là-dessus, on est dans l'humain avec ou sans clim, il s'agit de se positionner avec la fermité requise, d'avoir le regard sur l'homme qui lui est dû. Donc tous les efforts doivent converger dans ce domaine comme dans d'autres afin de d'assurer à l'homme c'est notre travail, c'est notre mission et c'est le sens de notre vie, les conditions qui lui permettront d'évoluer au mieux.

On a en utilisant toute l'intelligence, je dirais bien, on a parlé des climes, mais c'est certainement pas le se la seule le seul outil les exemples de Mayotte à reconstruire ou à ne pas reconstruire sous une forme ou sous une autre. On doit mettre toute notre intelligence. On je pense qu'il y a bien d'autres moyens que la climatisation, les rafraîchisseurs d'air et bien d'autres. nous avons suffisamment d'architectes et je croyais qu'en France on avait des idées et bien que ces idées se mettent en œuvre afin de pouvoir trouver des solutions qui soient qui soient essentiel.

Nous pouvons déposer dépenser beaucoup d'argent pour d'autres thématiques qui ne vont pas dans le sens de la vie. Alors, je crois qu'il s'agit d'orienter correctement nos budgets pour servir d'accord avec Mais est-ce qu'il peut y avoir un consensus pour dire oui, faut mettre le paquet sur cette question là rapidement parce qu'après on passera aux préoccupations des Il y a des choses il y a des choses très simples à mettre en œuvre et notamment verdir les villes. Les villes sont créent des des îs de chaleur et le le simple fait d'installer des arbres, ça produit deux choses.

Ça produit de l'ombre, ce qui est déjà pas mal et les arbres font un phénomène qu'on appelle d'évapu transpiration. C'est-à-dire que il su, il transpirent et ils mettent de l'humidité dans l'air qui permet de rafraîchir. Bah rien que ça, c'est pareil, ça se planifie aussi parce que pour que les arbres pousse, il faut laisser le temps.

Par ailleurs toutes les espèces sont plus désormais adaptées à ces à la vie en ville. Mais ça c'est des choses qui se planifient et qui permettent justement d'éviter d'avoir ensuite des dispositifs qui sont beaucoup plus coûteux que Planter. Mais Olga Gvernet en un mot très rapide, faut tout repenser.

Faut penser que la société doit s'adapter à des températures comme celles qu'on vit aujourd'hui. Il faut poursuivre les efforts parce que l'adaptation elle est pris en compte. L'atténuation aussi hein.

Plus on atténue moins on a de nombre de jours qui s'accumulent en chaleur par exemple donc plus c'est supportable. Donc les deux volets sont indispensables pour faire face à cette augmentation mais aussi essayer de la contrôler. Nous sommes responsables par les émissions de CO2 de cette augmentation de de la température.

Il faut que nous puissions la contenir absolument partout dans le monde. Allez, vous avez donc assisté aux questions qu'on posé les députés aux ministres. Et bien maintenant, les Français, les citoyens vont poser les questions aux députés.

C'est la séance citoyenne [Musique] et on va commencer avec vous Yannick. Yannick Du, vous avez 42 ans, vous venez de Renn, vous êtes agent de sécurité en hôpital psychiatrique et vous voulez nous parler justement des moyens, enfin plutôt du manque de moyens que vous vivez au quotidien. Dites-nous, Yannick, on est on n'est pas loin de du sujet qu'on vient de parler.

Donc une autre priorité des Français qui est la santé. Donc selon l'Organisation mondiale de la santé, la santé mentale est un état de bien-être qui nous permet à chacun de réaliser son potentiel, de faire face aux difficultés normales de la vie, de travailler avec succès et de manière productive et d'être en mesure d'amener la contribution sa contribution à la communauté. Donc, il y a trois dimensions dans la santé mentale.

Euh, le bien-être, euh le bien-être le le le enfin le la 2e dimension, c'est la détresse psychologique réactionnelle et euh les troubles psychiatriques à durée variat plus ou moins sévère, plus ou moins indicapes. Donc, je vais poser deux questions. La première sur la euh détresse psychologique qui est souvent transitoire.

Donc c'est vrai que qu'à chaque fois qu'il y a un drame concernant les mineurs, la question de la santé mentale revient à chaque fois avec une préoccupation principale, si ce n'est la principale, qui est l'interdiction des écrans et plus globalement des réseaux sociaux. Et on sait que c'est un problème qui touche nos jeunes qui sont très affectés. Les troupes anxieux augmentent chez les garçons, ça se traduit par une violence agie. chez les jeunes filles plutôt sur une violence intériorisée avec les la hausse des auto des auto des autopunition des mutilations des scarifications scarification tout ça et donc depuis la sortie de Covid on entend parler de cette interdiction des écrans des réseaux sociaux et rien de significatif n'a été mis en place et donc collectivement est-ce que vous croyez pas qu'en ne faisant rien entre guillemets, vous décrédibilisez pas la parole publique et ce faisant vous augmentez la défiance politique.

Vous il faut les interdire aux mineurs les réseaux sociaux pour vous ? Je pense qu'il faut se pencher sincèrement sur les algorithmes. Antoine Léomand, vous connaissez bien cet univers des réseaux sociaux.

C'est vrai qu'ils sont souvent comme disait planté du doigt dans les questions de la en fait. Il y a plein de problèmes qui sont associés aux usages des écrans, ne serait-ce que la proximité avec l'écran et ne parlons déjà des des petits enfants, des bébés, c'est pas que leur consommation à eux d'écran, c'est notre consommation à nous d'adultes qui fait qu'on a pas le même regard sur nos enfants que ceux qu'avaient nos parents et et nos grands-parents qui étaient pas concentrés sur des écrans. Donc c'est un sujet global de société que la place des écrans. les réseaux sociaux aussi et en particulier les algorithmes, vous avez raison parce que ils vont inciter à avoir des contenus qui sont des contenusraux et les contenus les plus viraux sont ceux qui font réagir et parfois en fait assez fréquemment sont des contenus violents.

Donc il y a un sujet global qui est posé sur les réseaux sociaux et un sujet global de santé mentale qui est posé dans la société avec la question du Covid bien sûr, mais pas seulement avec la question du Covid et il y a la question du traitement de ces de ces problèmes de santé mentale. Il y a eu une augmentation, on est passé en gros de 1 à 2 millions de personnes qui ont des troubles aussi assez importants et dans le même temps, on a divisé par 3 le nombre de lit d'accueil psychiatrique d'urgence. Donc on voit qu'il y a une augmentation des problèmes psy d'un côté, une diminution des moyens qui sont associés de l'autre.

Ça ne peut pas bien se passer à mon avis. Olga Gnet sur la nécessité peut-être de dire "Ouais, il faut interdire les réseaux sociaux, c'est trop nocif pour nos jeunes." Ça c'est une vraie difficulté et même nous en tant que parents enfin moi j'ai deux filles 14 et 16 ans, elles ont toujours eu un téléphone dans les mains et en fait on se on est assez dépourvu de savoir comment est-ce qu'on contraint.

Alors heureusement il y a des outils pour limiter le montant d'écran, mais je pense que je pense que les adultes ne sont pas encore assez au courant de tout cela. On voit bien que ça prend leur attention, qu'ils n'ont plus la tête à l'école. On voit bien aussi que ça les désocialise euh de leur de leurs amis et euh et puis ben on est obligé quand même de les pousser dehors pour aller faire des activité donc et et tout ça ne peut pas être bon pour eux sil ne pratiquent pas une activité.

Donc on en est tout à fait conscient. La question c'est que ces outils technolog d'interdire aussi comment on peut pas forcément faire exactement un couvre-feu pourquoi pas au moins ça coupe pour tout le monde en même temps donc ils n'ont pas l'impression d'avoir raté la discussion absolument avec laquelle il devait être en en contact et ça met du stress au quotidien de ne pas être intégré dedans plus les questions de harcèlement qui se traduisent au travers rapidement Antoine Léoman parce que Yannick vous aviez une deuxième question très très rapidement mais il y a une autre difficulté c'est que parler en mal des réseaux sociaux ça participe aussi de la souffrance des jeunes parce que eux les utilisent et c'est quelque chose que j'avais vu avec un un psychologue qu'on avait reçu dans le groupe d'étude réseaux sociaux mais il y a peut-être une un usage des réseaux sociaux qui pourrait être amélioré notamment pour faire de la prévention. En fait le problème c'est que les plateformes ne jouent pas le jeu de la prévention totalement sur ces sujets-l mais je veux pas faire plus long pour eux.

Donc ma 2uxè question sur la psychiatrie. Euh les maladies psy associées au traitement chronique par psychotrope euh représente 14 % des dépenses. Donc c'est le premier poste de dépense de d'assurance maladie.

Donc ça veut dire que collectivement nous agissons. L'État agit à l'image de mon homonyme euh le ministre de la santé et de l'accès aux soins qui a présenté récemment un plan psychiatrie avec 30 propositions axé sur la prévention euh euh la psychiatrie de proximité et la formation. C'est vrai que nous agissons.

Mais euh comment faire pour rendre attractif le métier de psychiatre ? Comment faire de pour attirer et fidéliser le personnel soignant et surtout et surtout et surtout comment faire pour améliorer les condition de travail en psychiatrie ? Vous dans votre hôpital Yannick, vous avez le sentiment que les soignants il voilà c'est pas une filière qui attire et en plus ils veulent pas forcément rester attire mais le personnel soignant sont extrêmement professionnels et dévoués.

Ils font ce qu'ils peuvent avec les moyens dont ils disposent. Il nous reste une minute sur ce sujet. Mais oui, le recrutement c'est aussi très important de trouver des candidats Olga Givernet.

On a du mal à trouver des médecins partout dans le département de l'un et encore le ministre vient d'annoncer un grand plan sur les déserts médicaux. Donc il faut trouver sur la psychiatrie en particulier et sur la psychiatrie évidemment et les besoins de prévention parce qu'on sait que lorsqu'on a réussi à prendre en charge très tôt une une pathologie et bien elle ne se dégrade pas et le et et le temps passé en curatif est beaucoup monde. Donc on sait qu'on a une presque une course contre la monte vis-à-vis de cette santé mentale pour éviter qu'elle ne se dégrade trop.

Antoine Léomand, comment att tirer vers ses métiers où c'est vrai qu'on se dit c'est difficile, c'est peut-être dangereux. Déjà, je pense qu'il faut globalement un changement de regard aussi sur les maladies psychiatriques dans notre pays parce que euh il y a une forme de comment dire de honte qui est associé aux maladies psychiatriques. Or, ce sont des maladies comme les autres et on on vient pas euh mettre la honte à quelqu'un parce qu'il a attrapé un rhume.

Et les maladies psychiatriques, c'est des maladies qui se développent, dont certaines peuvent être traitées de manière assez, je vais mettre des guillemets mais légères si jamais elles sont prises en charge à temps. Et en fait, il y a beaucoup de cas de dégradation de maladie psychiatrique. Je crois que je vais peut-être dire une bêtise mais il me semble c'est l'ordre de 10 ans pour se rendre compte que on a une maladie comme la schizophrénie il me semble.

Et ben c'est pas normal que ça soit ça. Ça veut dire il y a des questions de dépistage, d'accélération du dépistage parce que si elles sont prises au début, si on est capable de comprendre, y compris parfois que c'est des maladies que on a des troubles psy qui sont en fait une maladie qui qui a des impacts dans la vie quotidienne. Si on arrive à faire ça, bah déjà ça change aussi le rapport au métier.

Ensuite, ça change le rapport aux soins. Donc j'aimerais terminer quand même en portant la parole des patients qui ont trois souhaits, c'est-à-dire qu'ils aimeraient bien communiquer un peu plus, échanger un peu plus avec le personnel soignant qui malheureusement pour les tâches administratif ou l'organisation n'ont pas assez de temps pour discuter avec eux. Ils aimeraient être invités ou participer aux grands événements de la vie familiale.

Donc ne les oublions pas, venons les voir. Et et le dernier point, c'est il se désole de la stigmatisation et des discriminations qui malheureusement euh est présent. Malgré tout, il y a un tabou qui est en train de d'être levé sur la psychiatrie notamment avec la sortie de extrêmement courageuse de Nicolas.

Nicolas de Moran qui a parlé de sa bipolarité. Bah écoutez, vous avez en tout cas pu être un peu leur porte-parole. Yannique aujourd'hui, merci beaucoup.

On va passer à nos thèmes avec vous l'ore. Vous avez 25 ans, vous venez de Saint-Aubin, vous êtes-vous secrétaire et vous vous interrogez sur la difficulté de reprendre ces études. Madame la députée, monsieur le député, cité précédemment, donc je m'appelle Lor, j'ai 25 ans et je souhaite reprendre mes études en sciences politiques.

Malheureusement, il faut passer par la plateforme Parcours Sup. C'est-à-dire que moi, ça fait 6 ans que je suis en dehors de la de Parcours Sup. Ça fait 6 ans que j'ai obtenu mon bac et malheureusement si vous voulez, il demande pardon justement parce que sur la plateforme vous avez il y a quelque chose de particulier pour les gens qui ont exercé un métier avant qui veulent reprendre les études mais vous vous y retrouvez pas ?

Non, pas forcément, c'est juste qu'en fait il demandent euh des dossiers des bulletins scolaires inférieurs à 5 ans. Et donc, comme je l'ai dit précédemment, moi ça fait 6 ans. Donc ils acceptent pas mes bulletins.

Et suite à ça euh si tu voulais, moi quand je me suis inscrite, donc euh on m'a fait comprendre que le seul euh le seul document que j'allais avoir, c'était ma lettre de motivation. Et euh donc bah c'est un peu compliqué puisque malheureusement elles sont pas forcément lues, si je peux me permettre. Et moi ma question c'était pensez-vous réellement que l'égalité des chances existe en fonction des profils ?

Alors parcours suplvernet déjà c'est compliqué puis dans un cas quand on est un peu voilà pas tout à fait dans les cases ça allit encore plus. Alors parcours effectivement c'est dans le cadre d'une formation initiale. Alors en général on l'a fait dans la suite de son baccalauréat.

Peut-être on peut prendre une année de césure, mais c'est vrai que lorsque ça fait plusieurs années, ça peut être un peu compliqué. Et donc l'égalité des chances, elle doit être pour tout le monde. Sauf que ça ne doit pas être un système aussi performant qu'il pourrait être qui doit empêcher les uns et les autres d'avoir des ambitions, de vouloir progresser dans sa vie.

Et d'ailleurs, c'est pour ça qu'il y a aussi la formation continue. Alors, je ne sais pas si pendant le temps que et que où vous avez arrêté de des études et bien vous avez pu travailler ou pas, mais en tout cas de voir l'ensemble des formations qui vous tiennent à cœur et ensuite de prendre rendez-vous peut-être avec euh au plus proche de chez vous un conseiller qui va vous donner les les meilleures solutions parce que on peut comprendre des fois de se retrouver simplement face à une interface voilà qui qui ne nous conseille pas. C'est c'est compliqué.

Moi, en tant que député de l'IN, j'accueille en permanence des rendez-vous. Vous êtes typiquement le type de rendez-vous que j'aurai et avec qui on travaillerait pour trouver la meilleure solution pour vous réintégrer dans un parcours euh de formation. Et parce que là, Lor, vous attendez des réponses encore ou c'est ça ?

Vous êtes en attente ? Exactement. Donc sur liste d'attente Antoine Léoman.

Alors, je vous n'êtes pas frant. Non, je vais je vais un peu je vais casser l'ambiance mais mais là dans ce cas précis ça existe là, elle peut pas faire autrement. Non, dans ce cas précis, la méthode qu'on propose est aussi la meilleure, c'est-à-dire parcours sup est nul.

C'est-à-dire parcours suplu des gens euh du système universitaire et des des études supérieures. Pourquoi Parcours sup a été mis en place ? Pour gérer la pénurie de place dans l'université.

C'est-à-dire plutôt que de mettre les moyens dans l'université, dans la formation dont on a besoin dans notre pays parce que en plus ça crée de la richesse. C'est ça qui est complètement dingue. C'est-à-dire que c'est un l'université, c'est un investissement qui crée de la richesse.

On forme des cerveaux, on forme des gens qui sont utiles à la vie collective de notre pays parce que ils sont mieux formés. Et au lieu de faire ça, bah on a mis en place parcours sub. Comme ça, on a créé une sélection à l'université qui ne dit pas son nom, qui ne respecte pas la loi en réalité puisque normalement il y a accès, le bac donne normalement accès aux études supérieures.

Et plutôt que de mettre les moyens, on a donc fait ça. Moi, je suis totalement opposé à ce système parcours sup. Je pense qu'il faut l'abolir.

Je pense qu'il faut créer des moyens dans l'université. Ça crée beaucoup de désarrois et votre cas n'est pas isolé en réalité parce que tous les jeunes qui sont en attente de leur de leur réponse, y compris juste après le bac, ça les met dans un stress considérable. Ils font d'ailleurs des lettres de motivation exactement comme vous avez dit, parfois pour un métier, pour un autre, pour un enfin il ils peuvent vouloir faire plein de métiers en même temps et à la fin tout ça ne fonctionne pas.

Et par ailleurs, il y a une dernière chose, c'est que en fait il faut empêcher la sortie des études parce qu'il y a plein de gens qui sortent des études et souvent à cause de raisons matérielles. Et donc pour ça, nous on propose une allocation d'autonomie, c'est-à-dire de faire en sorte que les jeunes qui sont en étude, ils aient une rémunération. Et vous allez me dire "Comment la finance ?" et ben on la finance avec un impôt sur l'héritage parce que l'héritage c'est une des plus grandes inégalités dans notre pays.

C'est très peu taxé contrairement à ce qui est dit et sur les grandes fortunes en particulier c'est très très peu taxé. Voilà comment on fait pour que ceux qui ont beaucoup participent à ceux qui n'ont pas beaucoup et là vous aurez peut-être enfin une égalité réelle. Vous l êtes très jeune puisque vous avez 25 ans.

Mais vous avez le sentiment qu'avant c'était plus simple. C'est vrai qu'on avait son bac on pouvait s'inscrire un peu à la faculté. Euh vous avez le sentiment que les choses se sont complexifiées.

Puis on dit aussi il faut s'habituer à être flexible, faire un métier puis reprendre quelque chose. Et vous avez l'impression que concrètement c'est pas comme ça que ça se passe. Bien lorsqu'on ressort des études en effet là c'est beaucoup plus compliqué.

Moi j'ai toujours connu parcours donc ma première année de parcours j'ai pas forcément rencontré de problématiqu mais après 6 ans, bah et si on a uniquement pas le choix de passer parcours sup de de de facilité à travers ce en fait on a on se sent délaissé. On n' pas l'impression de pouvoir se réinventer. On a en fait on a les choses entre nos mains mais au final on le donne à on va dire entre guillemets, un robot et on peut rien faire derrière.

Oui. Alors que ça en plus Olga GVnet euh bah Emmanuel Macron c'est ce qui promeut un peu de changer d'être flexible. Voilà l'ore elle veut changer d'avis, elle va reprendre ses études et elle peut pas.

Mais on voit que le système le bloque. Mais effectivement la ministre de l'éducation nationale a même instauré la possibilité de faire une année de saisure. On sait bien que de voir autre chose puis de reprendre des études tout au long de sa carrière permett de 3 ans après.

En fait là c'est pour des cas où on s'arrête 5 10 15 ans. plusqu mais et on doit pouvoir avoir accès à un accompagnement personnalisé lorsque c'est dans ce caslà puisque il y a beaucoup de choses qui qui ont pu se passer et donc et donc le fait de n'avoir que parcours suplocuteur c'est pas c'est pas suffisant donc on pourra rester en contact et et savoir comment on peut avancer sur le sujet. Mer c'est gentil parce que ça vous rassure un petit peu l'or même si voilà peux pas vous donner de réponse mais en tout cas enfin pour sur parcours supé à vous Jean-Marie Mathieu 54 ans, vous êtes ancien chef d'entreprise vous venez de 6 gens dans l'Aude.

Je vais pas raconter votre histoire. Le mieux c'est que vous nous la racontiez et que vous nous expliquiez un petit peu du coup le voilà le problème auquel vous êtes confronté. En faisant un gros résumé malgré tout, j'avais donc une entreprise de formation et on m'a diagnostiqué un cancer et en plus un cancer plutôt plus compliqué.

Donc en faisant vraiment très court, j'ai fermé mon entreprise pour pouvoir me recentrer sur moi et surtout pour me soigner et je pense que j'ai fait le bon choix parce que je suis là avec vous aujourd'hui. Et donc c'était quand même ce premier combat. Mais j'ai découvert aussi qu'il y avait un autre combat suite au cancer, c'est le un combat administratif et financier en fait qui suit le cancer.

Parce qu'on a une étiquette sur le fond tout simplement. Je vais vous donner deux trois exemples pour appuyer mes propos. Vous voulez faire un crédit du moment que vous avez eu un cancer, vous dites du moment que vous dites que vous avez un cancer, les mensualités explosent.

Vous voulez prendre une prévoyance ou une assurance vie du moment que vous dites que vous avez un cancer, ça s'arrête net. Autre difficulté, la pension de la validité. Euh il faut savoir que la base de calcul pour la pension de la validité est assez complexe et et surtout elle crée euh des difficultés financières majeur, on va dire pour la plupart des Français qui en bénéficient parce que en fait le montant de la pension est est plutôt faible et donc on voilà ça crée de la précarité et sociale et financière.

Donc tout ça est compliqué. C'est d'autant plus dommageable que, je le répète, j'en suis une preuve, on on soigne de mieux en mieux le cancer et l'espérance de vie après cancer est de plus en plus longue et ce n'est qu'un début notamment grâce à l'arrivée de l'intelligence artificielle qui va je pense là aussi accentuer ses ses progrès, je pense qu'il serait peut-être temps de changer de regard un petit peu par rapport à ceux qui ont eu un cancer et peut-être sans on pourra pas avoir les droits comme tout le monde parce que malgré tout notre situation est compliquée mais je pense que il y a moyen peut-être d'améliorer le quotidien des gens qui sont en réémission et qui vivent très bien comme c'est le cas pour moi aujourd'hui. Antoine Léoman.

Ben moi déjà félicitations parce que si vous êtes sorti du cancer, c'est une bonne nouvelle et je pense qu' moi je suis encore plus optimiste que vous. Moi je pense qu'il faut les mêmes droits pour tout le monde et c'est normalement l'objet de la sécurité sociale telle qu'elle a été fondée aux sorties à la sortie de la guerre. L'idée de la sécurité sociale, c'est une belle et une grande idée à chacun selon ses besoins, à chacun selon ses moyens.

On a un peu tendance à détruire les deux, c'est-à-dire chacun n'a plus selon ses moyens, chacun n'a plus selon ses besoins, pardon. On ne donne plus à chacun selon selon ce qu'il a besoin. Et puis petit à petit, on a fait sortir une partie des choses de la sécurité sociale pour le faire rentrer dans les mutuels.

Moi, je suis totalement opposé à ce système là. Il faut réintégrer l'ensemble des soins de santé dans la sécurité sociale et il faut par ailleurs rattacher un maximum de monde à la sécurité sociale. Ça c'est le premier élément.

Le deuxième élément, c'est la partie à chacun selon ses moyens. Et sur ce plan-là et bien là aussi il y a eu encore des grands cadeaux qui ont été faits à un grand nombre de personnes qui avant financié davantage le système de sécurité sociale et système de santé d'une manière générale. Donc moi, je pense que il va falloir qu'il y ait un moment dans notre société où on dise qu'est-ce qu'on veut ?

Quels sont nos objectifs qu'on fixe, nous les Français ? Qu'est-ce qu'on se fixe comme objectif ? Moi je pense que tout le monde doit être soigné, c'est la base.

Et que personne ne doit se retrouver dans une situation qui est une situation problématique. Parce que quand on dit sécurité sociale, je pense aussi sécurité de l'emploi, notamment quand on perd son emploi. Et aujourd'hui, c'est très stigmatisé les gens qui perdent leur emploi.

On dit on dit pique pendant des chômeurs, oh là là, ils profitent du système, c'est des acités. C'est pas vrai. C'est des gens qui se retrouvent dans des situations compliquées.

Donc on a créé un système de sécurité sociale que petit à petit a été détruit parce que il y a évidemment le privé qui est très intéressé par tout l'argent qu'il y a dans la sécurité sociale. problématique si je réponds à la problématique alors sur la question voilà du cancer et de cette double peine un peu mais moi je suis pas ou ben moi précisément moi je réponds aux citoyens je dis que c'est pas en réglant des petites situations ici ou là qu'on va régler le problème c'est en changeant globalement le système que là on pourra non pas faire des cas particuliers mais faire des cas généraux où tout le monde reçoit ce dont il a besoin Olga GVnet alors sur votre cas particulièrement en tout cas bravo effectivement d'avoir réussi à combattre le concert parfois le combat contre soi-même est le plus dur des des combats et effectivement derrière et bien on voudrait pouvoir l'oublier et d'ailleurs le droit à l'oubli doit s'appliquer absolument parce que on peut pas traîner cela toute sa vie alors qu'on a réussi réussi ce combat et que derrière on a des projets. C'est pas le coup de se dire on peut pas se relancer.

Donc là, pour le pour ce cas-là, il faut absolument s'assurer et c'est notre responsabilité en tant que parlementaire de faire des évaluations des politiques publiques qui sont mises en place et dans votre cas plus particulièrement, il faut pouvoir le vérifier et en fait de pouvoir répondre à nos concitoyens comme on peut le faire dans nos permanences en rendez-vous, c'est très important pour nous parce que ça nous permet de tester le système. Nous votons des lois, nous mettons en place des des grands principes mais il faut que lorsqu'il y a une mise en place et bien elle s'applique et que vous en ayez une des discrimination après une forme de discrimination c'est discrimination qui peut être entendu parce que j'insiste ça non mais moi je trouve c'est un que vous soyez oui j'entends bien oui c'est surtout que ça complique la vie parce que encore une fois on a franchi une première étape qui est quand même assez costaud c'est voilà de seer et malgré tout on pense à être tranquille et là non encore il y a un autre combat qui est moindre malgré tout quand même il faut quand même mesurer les choses mais malgré tout c'est le quotidien et surtout on peut plus se relancer on va dire dans la vie professionnelle ou la le quotidien il est très dur de de de se relancer et c'est là où il la difficulté et j'insiste surtout sur ce point il y a peut-être 10 ans en arrière ou 15 ans, on pouvait peut-être pas avoir ce discours parce que malheureusement dès qu'on avait un cancer ça été très compliqué maintenant je je suis entouré aussi de personnes qui ont eu des cancers et qui vivent très bien et très très longtemps. Je sais pas si vous avez entendu Jean-Marie, mais il y a plusieurs députés voilà des personnalités politiques publiques qui aussi ces derniers temps ont révélé leur cancer en disant bah c'est peut-être une façon aussi de dire bah après on peut aller mieux et est-ce que ça ça peut faire changer un peu les choses d'après vous ?

Je l'espère mais c'est aussi vous députés qui devaz peut-être réfléchir à ça et faire évoluer les lois ou les textes pour Antoine Léom. Il y avait quand même sur la loi, je crois que dans le cadre des prêts par exemple, il y a des choses qui ont été faites pour que ce soit pas complètement normalement mais sauf que justement le le problème qui est posé derrière c'est que c'est un système capitaliste qui va faire des paris et il va parier que une personne qui a eu le cancer va vivre moins longtemps qu'une autre. C'est horrible comme paralon.

Mais non seulement c'est horrible mais en plus c'est faux. C'est pas parce que on vient de le voir aujourd'hui, c'est le drame dont je vous parlais tout à l'heure, un ouvrier de 35 ans qui meurt si jamais la banque lui a prêté. Elle a elle a elle a pas pris en compte les questions du changement climatique par exemple.

Et c'est moi c'est pardon, ça me met hors de moi, mais en fait chaque fois que les banques font des paris et qu'elles perdent leur paris, on vient, on les sauve. Alors là, on est prêt à aligner l'argent de l'État, il y a pas de problème. On peut en trouver dans dans tous les tiroirs, il y a de l'argent.

Par contre, quand il s'agit de répondre aux besoins des gens, là il y a plus de sous. Alors, je je ne sais pas pourquoi, mais il y a jamais de sous pour répondre aux besoins des gens. Au bout d'un moment, ça suffit.

Les banques ne respectent pas la loi quand elles font ça. Elles ne elles font de la discrimination. Donc ça n'est pas acceptable.

Donc un sanction sur les banques qui font ça parce que c'est pas normal. Si jamais il y a des lois qui permettent de faire ça, il faut effectivement les changer. C'est un cas que je vais regarder avec une grande attention, je peux vous dire.

Mais le système général à mon avis qui est le plus efficace, c'est d'abord de changer le système de sécurité sociale pour que tout le monde vous laisserai aussi répondre à le GV. Mais donc du coup, faudra un accompagnement aussi un peu administratif. Vous disiez, c'est pas un combat, on va pas mettre sur mais voilà accompagner aussi derrière puisque dans tous les papiers, toutes les demandes c'est compliqué.

Tout à fait. En sachant plus parce que on doit faire cours mais il y a plein d'exemples on va dire hein. Mais oui en effet le quotidien est est juste pour terminer sur ça et lorsqu'on est chef d'entreprise il y a une autre difficulté aussi parce qu'on est totalement isolé on bénéficie de pas beaucoup même si les choses ont évolué quand même hein mais il y a pas beaucoup d'aide.

Un chef d'entreprise est vraiment isolé. Je vous fais répondre là-dessus Olga Gnez. C'est vrai que si on est salarié chef d'entreprise auto-entrepreneur, on a pas toujours la même chose grill que chef d'entreprise vous avez besoin d'accompagnement financier que ce soit les banques pour pouvoir vous accompagner dans vos projets et ça on en est conscient mais on sait aussi que eux en fait ils cochent des cases et si vous ne tombez pas dans la bonne case et bien ça peut être compliqué donc il faut maintenir le l'attention pour pouvoir réussir à obtenir ce que vous voulez.

Allez on va passer à notre dernier témoignage. Irène Piquillon bonjour vous avez 72 ans. Vous venez du plaisir au binçon.

Vous étiez médecin généticien et alors on a gardé un peu de temps parce que vous vouliez parler de la crise un peu de la pensée française. Expliquez-nous ce que vous entendez un petit peu par là. Je vous remercie de vous recevoir sur ce plateau chacun d'entre vous, monsieur madame le député.

Et effectivement, je je souhaitais un petit peu évoquer ces cette problématique qui est fondamentale et majeure et qui s'alimente au travers de ce que nous des différents témoignages que nous avons entendu. Donc c'est me permettra d'en faire un peu la synthèse si le temps m'en est donné. Donc une chose qui m'interpelle depuis longtemps, depuis le début de mes études, c'est effectivement la étant très sensible non seulement à la langue française, mais à la pensée française et à sa richesse, de voir progressivement sa dégradation.

Elle se traduit bien sûr par un changement des valeurs. Donc on peut voir cette problématique aussi bien au niveau des valeurs qu'elles véhiculent, au niveau de leur expression comme au niveau de leur de leur traduction et de leur confrontation. Et ces éléments se sont manifestement aggravés à cutisés depuis les cin dernières années, on va le dire.

On voit des modifications dans notamment dans l'expression mais aussi dans la pensée et qui sont déterminants pour la suite de ce que nous avons à vivre. Cette crise de la pensée française sur laquelle je reviendrai s'inscrit sans aucun doute dans cette crise de la pensée occidentale et cette crise de l'humanité dans laquelle nous nous installment nous sommes confrontés nous le voyons tous les jours à cette crise sociale économique financière sanitaire éducative morale religieuse spirituelle enfin tous les secteurs et tous les aspects de notre identité sont impactés nous sommes au bord d'une crise sur le planus international que nul ne peut nier au jour d'aujourd'hui. Et c'est l'ensemble de ces problématiques qui s'inscrivent dans cette dans dans cette mouvance.

Alors, qu'avons-nous fait de notre pensée ? La France était le fleuron de la pensée, fleuron de la réflexion. Elle est passée, je dirais parfois un peu sur le plan de la réflexion, c'est-à-dire à privatif.

Donc c'est un peu dommage. Justement, vous disiez par exemple sur les députés, vous trouvez que parfois ils sont quoi trop dans le combat, les arguments vous conviennent pas et comme ça on va les laisser répondre après. Absolument.

Donc là, c'est notamment ces dernières années, on voit que la pensée d'abord qui euh les idées qu'elle véhicule euh sont euh sont souvent un reniment des valeurs culturelles, historique euh et de de la France notamment, qu'on s'inscrit beaucoup plus dans une culture de mort, dans un individualisme, dans un matérialisme, même si tout c'est je reviendrai sur ces différents exemples qui sont extrêmement forts et qui sont une démarche d'espérance en tant que voilà donc euh je en tant que Donc je crois que il y a il y a il y a cette problématique. On voit maintenant que la notion de débat très souvent se transforme en combat, que l'argumentaire n'a plus sa lieu d'être, que la réalité est vécue comme chacun veut la vivre au gré de ses opinions, au gré de ses omissions, de ses de ses émotions, au gré en fait de tout ce qui lui traverse. La recherche de la vérité n'est plus l'objectif fondamental.

Chacun y va de sa petite vérité euh dans une pensée, je termine là-dessus quand même, qui est binaire, devenue beaucoup trop binaire, réduite et réductrice euh d'une façon générale, il n'y a plus que deux camps, la nuance, la complexification, euh tous ces éléments, tout ce qui faisait la gloire et la réflexion disparaissent, s'atténuent pour rentrer dans des logiques extrêmement conflictuelles, tant dans la sphère publique, la sphère politique que la sphère privée puisque de nos jours, il n'y a plus quasiment qu'on puisse aborder au sein des familles qui ne soit Alors justementieurs mais il fallait développer. Vous avez raison Irene mais c'est vrai que ce que vous dites on l'entend énormément par des gens par exemple qui regardent l'hémisy c'est on se convaincu, on se combat. Qu'est-ce que vous dites à Iren aujourd'hui ?

Antoine Léoman et ensuite Olga Gvernet. Alors deux choses parce que moi je vois deux éléments dans ce que vous dites. D'abord sur le changement des valeurs, c'est clair, il y a un changement des valeurs qui est en train de s'opérer et que je regrette beaucoup. les valeurs de la République qui sont écrites jusque dans l'Assemblée nationale, liberté, égalité, fraternité, ces valeurs qui sont issues d'une révolution contre un pouvoir absolu et d'une révolution qui a fait de grandes et de belles choses, je pense, et qui nous a donné notre drapeau tricolore.

Elle a donné des valeurs qui sont d'abord la déclaration des droits de l'homme et du citoyen. Aujourd'hui, il y a beaucoup de gens qui remettent en cause ces valeursl et en particulier, je vais dire, je vais mettre les pieds dans le plat, il y a beaucoup de racisme qui s'exprime jusqu'au ministre de l'intérieur lui-même qui tient des propos racistes que je trouve absolument sur la qualité entre les uns et les autres. Précisément sur la qualité du débat, il y a deux choses qui jouent.

D'abord, la démocratie, le la la manière qu'on a de confronter les idées, c'est pas nécessairement un changement d'avis. On peut avoir l'impression qu' il pe pourrait il pourrait se dégager des consensus dans l'Assemblée nationale. Ça me semble difficile.

Ça peut arriver sur certains sujets, mais ça me semble difficile parce qu'en fait la démocratie telle qu'on la pratique à l'heure actuelle, c'est l'organisation du dissensus. On vote pour des gens qui sont pas d'accord, on les met dans l'Assemblée nationale et il y a des majorités qui se dégagent sur une chose ou sur une autre. C'est très logique que je ne sois pas d'accord avec des gens du Rassemblement national puisque nous ne partageons à peu près rien comme comme valeur.

Donc c'est c'est très logique que ça soit organisé comme ça en et je je terminerai juste sur ça. Mais les réseaux sociaux les réseaux sociaux jouent aussi un rôle là-dedans parce que les algorithmes des réseaux sociaux tendent à donner et c'est ce que vous disiez tout à l'heure mais tendent à donner des choses très conflictuelles, très contradictoires. Très peu dans la voilà Olga GVnet sur le sentiment que partage Irenne.

Mais alors écoutez moi je partage exactement ce que vous ce que vous dites et il y a plusieurs raisons à cela. Aujourd'hui, on d'abord on les valeurs sont perdues. On ne on ne croit plus en les institutions, on ne croit plus en les personnalités qui nous représente, les politiques, mais aussi les syndicats.

Et là, ça devient compliqué. On met sur le même niveau l'ensemble des paroles. C'est le c'est le c'est les réseaux sociaux qui le font.

Donc en fait le scientifique qui a une parole étayé, travailler, recherché aura finalement le même poids que n'importe qui qui viendra avec sa fake news, une démonstration par l'image un peu forte et puis on se retrouve en fait avec une population qui ne sait plus forcément où donner de la tête. Alors, heureusement, on a nos jeunes qui sont éduqués à cela, à faire la différence entre les différentes paroles. Mais le problème c'est que ça clive beaucoup et ça nous enferme dans des pensées uniques, simplistes, qui ne permettent pas l'universalité dont nous voulons.

Nous sommes quand même le pays des Lumières. Nous avons besoin de pouvoir compléter l'ensemble de nos ennemis. Donc évidemment le mot de la fin pour Iren mais en 30 secondes.

Vous allez me reprocher de Mais là je peux vous donner 30 secondes. Irene faut que vous parliez dans le micro. Pardon excusez-moi.

Donc c'est vous parlez des jeunes. Justement nos jeunes ne sont pas suffisamment informés. Ils ne sont puisqu'ils se ils sont plutôt déformés avec une information qui relève de la désinformation.

Les outils qu'on leur fournait. Je vous rappelle qu'on commence la philosophie en terminale avec de tr heures perdu dans un coin et une moyenne générale qui voisine les 8 et ou 9. Il y a quelques génies qui a 9 ans passent le bac mais c'est pas la généralité.

D'accord. Donc nos enfants, on est obligé, ne savent plus parler. Les mots sont remplacés par des émoticones ou par le reste.

Exactement. Donc tant qu'on va pas former et aider nos enfants à discerner à ce momentlà, je vous remercie. Merci infiniment.

Merci à vous quatre Yannick, Lor, Jean-Marie et Irène. Merci Olga Gvern. Merci beaucoup Antoine Léoman.

Je suis sûre que vous poursuivrez l'échange en dehors de ce plateau. Restez sur LCP, je vous rappelle le programme sur nos réseaux sociaux, sur notre chaîne YouTube. Vous pouvez suivre les votes sur Mayotte.

Il y aura ensuite l'examen de la motion de censure. François Baou fait face à sa 8e mais pas tellement de suspense, elle ne devrait pas être adoptée. Vous suivez tout ça sur nos réseaux sociaux, notre chaîne YouTube, notre compte X et puis évidemment nos articles sur le site internet www.lcp.fr, le même site sur lequel vous pouvez demander si vous voulez assister à l'émission.

Bon après-midi à tous sur les chaînes parlementaires évidemment. [Musique]