La grande interview : Vincent Jeanbrun
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Quelle doit être la réponse du gouvernement demain face aux violences ?
- 1:57OuverteRéponse partielle
À quoi assistons-nous en ce moment ? Des jeunes inquiets ou des casseurs ?
- 4:36OuverteRéponse directe
Faut-il aller au-delà de l'indignation et réclamer l'interdiction de la France insoumise ?
- 5:57OuverteRéponse directe
Est-ce que vous êtes d'accord avec Marine Le Pen sur l'exclusion des élèves casseurs ?
- 7:50OuverteRéponse directe
Faut-il réintroduire de la sélection à l'école ?
- 9:49OuverteRéponse directe
Pourquoi les politiques ne veulent pas faire payer les casseurs ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:42Fait
« face aux violences, elle doit être extrêmement ferme. »
- 1:24Chiffre
« On a quasiment 1000 policiers blessés dans notre pays avec des situations extrêmement graves. »
- 3:14Fait
« ils veulent à travers le sacage qu'ils mettent dans nos rues créer un climat de tension tel que ça leur donne une petite chance d'accéder au pouvoir. »
- 3:56Fait
« le lien avec la France insoumise, il est indubitable. »
- 4:36Fait
« Vous avez la section LFI de Surè qui a fait des tractes mettant une cible dans le dos du proviseur d'un lycée de Suren. »
- 5:18Fait
« au moment des émeutes de 2023, monsieur Mélenchon s'amusait à tweeter en disant aux jeunes ce qu'ils avaient le droit de brûler ou pas brûler. »
- 6:39Fait
« un élève qui casse, il doit être sanctionné. »
- 7:50Promesse
« il doit ensuite faire des travaux d'intérêt général pour pouvoir réparer ses dégradations. »
- 9:10Promesse
« le principe de casseur payeur, ça devrait devenir un pilier dans le fonctionnement de notre société. »
- 10:26Promesse
« il y a un texte, ça va être un vrai révélateur qui s'appelle casseur payeur qui va être présenté au parlement. »
- 13:41Fait
« avoir du logement accessible et abordable dans notre pays, c'est plutôt une richesse extraordinaire. »
- 16:47Fait
« on a des procédures tellement longues que maintenant on a plus de temps de procédure que de temps de construction du bâtiment. »
- 17:24Fait
« il existe beaucoup de moyens pour accompagner les familles en difficulté et faire en sorte que le locataire comme propriétaire trouve une solution. »
- 18:03Fait
« Quand on vit la pire crise du logement depuis la Seconde Guerre mondiale, il faut qu'on rétablisse le lien de confiance. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
8h13 la grande interview c'est news européen avec ce matin Vincent Jambrin. Bonjour Vincent Gambrin. Bonjour. Ministre de la ville et du logement. On va balayer évidemment toutes les toutes les actualités et on va commencer par la journée de demain. Journée du 17 octobre. La police redoute des dégradations et des agressions demain 17 octobre parce qu'il y a des appels à la violence qui circulent sur les réseaux sociaux. Certains gilets jaunes historiques rêvent de bloquer à nouveau le pays. Quelle doit être la réponse du gouvernement demain ? face aux violences, elle doit être extrêmement ferme. Nous sommes dans un grand pays, le droit de manifester est garanti et exprimer ses accords, ses désaccords, ses revendications, c'est parfaitement légitime. Et d'ailleurs,
quand on le fait en respectant les règles de droit, la police est là pour protéger les manifestants, ceux qui ont des revendications, c'est logique. En revanche, comme on l'a vu dans le parasitage des manifestations lycéennes avec ces casseurs, ces violents qui venaient provoquer de véritables violence urbaine, cela, il faut effectivement que la réponse soit extrêmement ferme. C'est important parce que à la fois c'est pour protéger nos concitoyens et les manifestants eux-mêmes. On le voit, moi je l'ai vu devant un des lycées de ma circonscription, les élèves qui ont été blessés l'ont été par d'autres jeunes violent cagoulés avec du mortier, enfin des tirs de mortiers qui ont blessé leur petit camarade. Et je voudrais d'ailleurs avoir une pensée pour l'ensemble de celles et ceux qui ont été
victimes de ces violences urbaines en parallèle des manifestations lycéennes à commencer par les policiers. On a quasiment 1000 policiers blessés dans notre pays avec des situations extrêmement graves. Certains qui sont passés au bloc opératoire. Je veux vraiment leur adresser ma solidarité et leur souhaiter bon courage pour les manifestations de demain. Et je pense également aux professeurs tout particulièrement cette journée où on a une pensée pour Samuel Patti et Dominique Bernard. Euh c'est l'anniversaire de la mort de Samuel Patti aujourd'hui. Ça devrait aussi nous faire réfléchir et apporter tout notre soutien à tous les professeurs qui essayent dans des conditions pas faciles d'élever nos enfants et d'en faire de vrais citoyens. Des lycéens et des étudiants qui
bloquent des établissements scolaires depuis plus de 3 semaines. Parmi eux donc certains brûlent et et cassents. À quoi est-ce qu'on assiste en ce moment ? Qu'est-ce que vous voyez dans le pays ? Voyez des jeunes inquiets pour leur avenir ou des casseurs ? Je crois que tout le monde dans ce pays aujourd'hui est inquiet. Jeune, pas jeune, ça seigneor le contexte international, le climat qui est bouleversé, une situation économique dramatique, peu d'espoir pour la suite. Faut faut se dire les choses. Tout le monde est inquiet. La question c'est cette inquiétude à qui la faute est-ce qu'elle se à qui la faute ? Globalement, on affronte beaucoup de crises. On s'inquiète dans tous les pays du monde. Objectivement, si on est un peu objectif, la crise sur le D3 d'ormous,
elle touche tous les pays. La canicule hors du commun qu'on a vécu cet été et cetera. Mais mon propos est de dire cette inquiétude, il faut aussi l'entendre, il faut essayer de trouver comment on y répond. Et à côté de ça, vous avez des personnes qui vont s'amuser de ce climat, de cette inquiétude, de ces colères et notamment qui vont essayer d' s'en amuser ou en profiter d'en profiter pour faire une véritable révolution. On a dans notre pays aujourd'hui une force politique, la France insoumise, qui s'amuse à ses universités d'été à dessiner avec un spectacle de drone le portrait de Robespierre dans le ciel. Ça dit tout de leur volonté insurrectionnelle de faire la révolution et je veux vous le dire ici et donc prendre le pouvoir de façon non démocratique. Bah
en tout cas euh ils veulent à travers le sacage qu'ils mettent dans nos rues créer un climat de tension tel que ça leur donne une petite chance d'accéder au pouvoir. Et effectivement d'une certaine façon il joue sur les peurs, sur les inquiétudes. Je suis élu dans le département du Val de Marne où nous avons monsieur Louis Boyard qui est également élu. avant même qu'on parle sur les chaînes d'info des manifestations lycéennes, il était déjà en train d'aller mettre le feu d'une certaine façon à travers sa présence et à travers les mots devant les lycées où qu'est-ce qu'on voyait comme schéma ? quelques jeunes qui commençaient un blocus pas très nombreux. Le parlementaire monsieur Boyard, député avec son écharpe tricolore qui arrivait qui lançait des slogans qui essayaient
de faire des vidéos pour TikTok et puis derrière des voitures qui arrivaient avec des casseurs cagoulés, mortiers et cetera. Ça a commencé comme ça. Donc le lien avec la France insoumise, il est indubitable. Ça n'empêche pas qu'il y a des lycéens comme d'autres catégories de la population qui ont des revendications légitimes. Mais cette volonté de créer de la violence urbaine et de finalement hybrider, pardon pour ce mot, mais des manifestations légitimes et ces violences urbaines. On voit bien que la France la France insoumise en est un acteur majeur. Et pardon, mais on parle de ces violences, on vient de rendre hommage à à Samuel Patti, à Dominique Bernard. Vous avez la section LFI de Surè qui a fait des tractes mettant une cible dans le dos du proviseur d'un
lycée de Suren. Aucune excuse, aucune euh aucun recul sur cette manifest enfin sur cette agression euh d'un membre du corps enseignant. C'est inadmissible. et le gouvernement à travers les articles 40, vous savez, on saisira le procureur à chaque fois que ce sera nécessaire parce qu'encore une fois, on a le droit d'avoir un débat idéologique. Euh on a le droit d'avoir des partis politiques qui défendent des opinions différentes. Essayer d'inciter les uns et les autres à enfreindre les règles de droit, c'est inadmissible. Vincent Jean-Brin, est-ce qu'il faut aller au-delà de l'indignation et réclamer l'interdiction de la France insoumise ? Bruno Raillot a posé la a posé la question dit la question se pose. Moi moi je combat les formations politiques dans le cadre politique.
J'avais dans ma circonscription la députée Rachel Kéké. J'ai pris mes responsabilités, je me suis présenté aux législatives et les électeurs ont choisi et je l'ai battu dans les urnes. Donc je pense que c'est le meilleur moyen de démontrer à nos concitoyens que il y a un autre projet de société et montrer la supercherie de cette formation politique. Vous savez, moi je n'oublierai jamais que au moment des émeutes de 2023, monsieur Mélenchon s'amusait à tweeter en disant aux jeunes ce qu'ils avaient le droit de brûler ou pas brûler. Voilà. Et comme il avait oublié de dire qu'il fallait pas brûler la maison des gens, vous connaissez la suite de l'histoire. Je je pense que c'est c'est ça dont on parle. Madame Kéké euh lorsqu'elle était euh dans mon bureau de mère, elle m'expliquait
qu'elle aimerait bien que la police tue mes enfants pour que je me rende compte de ce que c'était les violences policières. Ce discours révolutionnaire, elle me l'a dit droit dans les yeux. Je je je peux vous le dire ici. C'est extrêmement dangereux mais je comprends le le la posture de dire on a qu'à les interdire. Mais c'est c'est pas parce que on casse le thermomètre que il y a plus la fièvre. Il faut aller la combattre. Il faut qu'on soit le médicament qui fasse baisser la fièvre. Et pour ça, il faut aller voir les électeurs, il faut aller voir les citoyens français en leur disant "C'est une illusion, c'est le chaos qu'on vous promet à travers la France insoumise." Euh Marine Le Pen était hier soir sur C News et sur Europelle déclaré que des élèves de 16 ans qui
cassent dans leur lycée doivent en être exclus et qu'ils iront se chercher une autre institution pour les pour les éduquer. Est-ce que vous êtes d'accord avec elle ? Bah évidemment qu' un élève qui casse, il doit être sanctionné. C'est c'est pas ce qu'elle a dit. Non non, pardon mais c'est pas du tout ce qu'elle a dit. Elle a dit qu'il doit être exclus. Mais la vérité c'est qu'ils sont déjà exclus euh bah dans un lycée, dans un ils sont mais on leur retrouve un autre un autre établissement. Effectivement elle elle semblait proposer qu'il soit définitivement sorti au niveau je pense qu'il faut distinguer les lycéens pour vous. Non, faut faut le laisser dans le système scolaire quelqu'un un étudiant un jeune qui casse à 16 ans. Moi je pense qu'il faut sanctionner avec
beaucoup de fermeté et en même temps ça ça ils sont ils le sont déjà donc pour l'instant ça ne fonctionne pas. qu'on peut rajouter un peu de fermeté, ça se débat mais en l'occurrence en l'occurrence je pense que quand on a cassé, il faut réparer et donc être exclu une semaine, ce qui parfois consiste à aller jouer à la console chez soi ou à traîner en bas de la tour, c'est une sanction mais qui est pas la plus productive. Et donc je pense qu'on pourrait peut-être réfléchir, mais c'est c'est en tant que citoyen, je vous le dis pas, en tant que ministre, mais dans le cadre de l'élection présidentielle de se dire très clairement qu'est-ce que c'est qu'une sanction pour un élève qui dégrade, qui casse. Moi, je considère queil doit ensuite faire des travaux d'intérêt
général pour pouvoir réparer ses dégradations. C'est ce que je défendais en tant que maire. Je le défends aujourd'hui à votre micro avec autant de conviction. Ensuite dire à un jeune, "Tu exclus définitivement du système scolaire." Attention parce que derrière ça finit bien souvent pour alimenter les casseurs qu'on voyait tout à l'heure à l'écran. Donc ça veut pas dire qu'il faut être complaisant, ça veut dire qu'il faut être extrêmement exigeant, extrêmement ferme et avoir un parcours euh réparateur qui fait que on en fait quelque chose de ces gamins et notamment à travers le travail d'intérêt général auquel je crois beaucoup. Vous qui êtes un un ancien élève de de l'école publique, vous pensez pas qu'il faut réintroduire de la sélection en faisant des classes de bons élèves et en
excluant ceux qui à 16 ans à 16 ans on est proche de la de la majorité et qu'on casse, ça veut dire qu'on en a rien à faire de de l'école. Bah tant pis, excluons-le. Je crois beaucoup à la à la sélection et notamment à l'université. Je pense qu' il y a une pertinence avoir une sélection parce que vous savez cette sélection c'est ce qu'il y a de plus méritocratique et c'est ce qui permet objectivement à un gamin des banlieux dont les parents n'ont pas spécialement de diplôme par son travail de s'en sortir et vraiment grâce à ça atteindre les meilleures universités. Quand on dit bah tout se vaut, bah plus rien n'a de valeur. Donc cette sélection là pourquoi pas au contraire mais attention quand on est sur un public jeune consister à dire bah non on a qu'à les dégager et puis
voilà ils vont pas disparaître pas s'évaporer. Donc moi je préfère qu'on les ait à l'œil qui rentre dans des parcours de réinsertion avec du travail encore une fois que ce soit quelque chose d'extrêmement exigeant et qui ne leur fasse pas plaisir. On parle pas encore une fois de les envoyer sur le canapé jouer à la console quand ils ont fait une bêtise. Et puis il y a l'aspect qu'est-ce qu'on fait d'eux ? Et il y a comment on répare les dégâts. Et le le principe de casseur payeur, ça devrait devenir un pilier dans le fonctionnement de notre société. On le défend avec le gouvernement. Vous savez qu'il y a ce texte de loi qui avance au Parlement et ça doit être partout dans la société. Tu casses, tu répares et tu payes la réparation. Vincent Jean-Brin, ministre de la ville
et du logement, invité de la grande interview c'est news européens. Justement aujourd'hui quand vous roulez à 58 km/h au lieu de 50, un flash vous photographie et vous envoie une amende que vous payez dans la majorité des cas parce que les automobiliste paye dans 75 % des cas leur amende. Mais quand on casse un abribus, quand on brûle une voiture aujourd'hui, quand on brise une vitrine devant des dizaines de smartphones qui vous filment et il y a également les caméras de la ville qui vous filment, il ne vous arrive rien. Pourquoi est-ce que les politiques ne veulent pas faire payer les casseurs ? Je viens de vous le dire, les politiques, ils veulent faire payer les c Pourquoi aujourd'hui les politiques ne font pas payer les casseurs ? Pourquoi aujourd'hui alors que Emmanuel Macron
est président de la République depuis 9 ans ? Les politiques ne veulent pas faire payer les casseurs. Moi je vais vous dire, il y a un texte, ça va être un vrai révélateur qui s'appelle casseur payeur qui va être présenté au parlement et qui va nous permettre de voir quelle formation politique soutient ou pas ce texte. Il y a une difficulté dans notre droit, c'est que quand vous avez une sorte de dégradation en réunion, c'était toujours un peu difficile jusqu'ici parce que le le la loi ne permettait pas de condamner tous ceux qui étaient J'ai des dizaines d'exemples avec des jeunes identifiés, sans cagoule qui cassent des abribus. Ça coûte plusieurs milliers d'euros les abribus et personne n'est allé les chercher. Une fois, on est allé en chercher un parce qu'on en avait parlé sur C News
et qu'on avait montré les images et que effectivement euh les autorités s'étaient un petit peu réveillé en se disant "Oui, on va aller le chercher celui-là." Mais si vous me permettez, moi j'ai j'ai un sujet, c'est quand on dit personne n'a été les cherché, ça sous-entend que les policiers n'ont pas fait leur travail. Alors les policiers personne n'é d'aller les chercher le travail. Les policiers, ils sont courageux et ils vont justement dans les pires cités chercher chercher peut-être la justice qui ne demande pas. Mais en l'occurrence, vous avez raison, il faut qu'il y ait une demande. Quand quand par exemple Valérie PC a vu les dégradations et les incendies sur les lycées, immédiatement elle a saisi la justice, ce qui va permettre d'enclencher les procédures. Toutes les
collectivités locales ne le font pas. Vous avez raison de le dire et ça devrait devenir automatique. Mais une fois qu'on a dit ça, le vrai sujet c'est que porter plainte si c'est pour qu'au bout du bout il y ait pas de réparation, il y ait pas de parcours de réparation au fond on passe à côté de l'objectif. Donc là avec la loi casseur payeur, on aura un objectif très clair. On identifie la personne, on la condamne et elle ou ses parents payent la réparation et les dégâts pour que ce soit plus les Français qui payent 1000 fois les mêmes espèces public. On verra. On verra. En tout cas, moi je me battrai là-dessus. P s et vous savez c'est d'autant plus grave que on parlait tout à l'heure des émeutes de 2023 vous avez des personnes identifiées qui ont mis le feu à des mairies en se filmant
eux-mêmes avec leur smartphone dont on attend toujours la condamnation et donc on voit bien la nécessité effectivement de notre droit Vincent Jean Brun ministre de la ville et du logement avec nous ce matin sur C News et sur Europe je voulais vous faire écouter ce message de Sébastien Lerois maire de Mandelieu l'anapoule que vous avez certainement entendu sur la loi rues qui impose des HLM dans les villes. On l'écoute on en parle après. Je [raclement de gorge] reçois un courrier de l'État qui me demande qui m'ordonne de construire 2345 logements sociaux amende de lieu pour remplir les quotas de la loi SU. En résumé, on me demande de faire par mois un immeuble de 35 logements. Naturellement, vous aurez compris que même si on était une armée de chinois avec des bétonnières et des brouettes,
on n'y arriverait pas. Mais ce n'est pas grave parce que vous savez dans cet hommage toujours [raclement de gorge] perpétuel à l'Union Soviétique qui au grand plan de Brejnef, même si c'est débile, on continue à imposer toujours plus. On n'y arrivera pas mais c'est pas grave. Ça fait très bien dans les documents de com. Il a tellement raison. Qu'est-ce que vous lui dites au maire de Mandelier la napoule ? Moi je je reconnais son style un peu humoristique et provoque mais deux choses à voircé. Moi moi j'ai grandi dans le logement social. Euh ma mère d'origine italienne, mon père chauffeur livreur, sans la solidarité nationale qui leur ont permis d'avoir un toit sur la tête et élever leurs deux enfants dans de bonnes conditions, je serai pas devant vous en train de vous parler. Donc avoir du
logement accessible et abordable dans notre pays, c'est plutôt une richesse extraordinaire. Et parà quand je regarde les réunions au niveau européen, il regarde le modèle français en disant "Vous avez pris de l'avance et il faut distinguer le logement social qui a beaucoup de vertus, des quartiers ghetto qu'on a construit à la Vavite après la Seconde Guerre mondiale où là il faut de la rénovation urbaine pour les enf oui pour la question c'est est-ce qu'il faut encore plus de logement social ? Est-ce qu'il faut encore plus de HLM ? En fait je pense que il y en faut un peu partout et c'est ça le sujet avoir du logement social. Ensuite euh aujourd'hui on a un système qui est très euh malvécu par les élus parce qu'il les pointe du doigt en disant "Vous faites pas, vous
êtes mauvais et cetera." On parle d'amand et ses rues. Objectivement, ça c'est évidemment très désagréable parce que certains n'ont juste physiquement plus la place. C'est extrêmement compliqué. Euh maintenant avoir une logique globale du pays qui dit il faut du logement social un peu partout et mieux diffusé pour justement éviter les ghetos. Moi, je continue à le défendre. et encore une fois du logement social pas de de mettre des ghetos dans toutes les villes de France. Et vous avez dit le mot, c'est-à-dire que maintenant malheureusement on confond souvent logement social et ghetto mais vous avez des petits immeubles de logements sociaux qui sont merveilleux et quand vous les avez pas vous ne savez pas loger l'infirmière, vous ne savez pas loger euh le
professeur des écoles, vous ne savez pas loger la secrétaire de mairie et cetera. Donc il faut être honnête. On a aussi besoin de ce logement abordable, mais il faut le faire dans de bonnes conditions et ne pas recréer les erreurs de la Seconde Guerre mondiale, c'est-à-dire faire des des gigantesques quartier où il y a plus de mixité. En fait, le vrai sujet, c'est le parcours résidentiel, le logement social, une étape dans la vie qui vous permet de progresser et la mixité euh partout où c'est possible. Ministre du logement, Vincent Jambrin avec nous ce matin sur C News Europe 1. Le projet de loi relance du logement. 2 millions de logements d'ici 2030. Comment vous allez y arriver ? On change les règles du jeu. Ouais. Cet objectif, il est impossible à
atteindre si on change pas les règles du jeu. C'est très clair. Cet objectif, on se l' fixé avec ce que j'appelle l'équipe de France du logement. C'estàd tous les professionnels de ce secteur avec une idée simple. On construit du neuf, on répare de l'ancien et on le fait avec un retour de l'investissement. Et pour ça, il y a des dispositifs fiscaux généreux qui ont été mis en œuvre dans le neuf et bientôt dans l'ancien grâce à ce projet de loi avec des petites victoires comme dans le futur budget un prêt à tau zéro parentalité pour permettre aux familles qui ont un enfant à naître d'avoir la possibilité d'acheter plus grand parce que on vit dans un pays et c'est un drame où certaines familles renoncent à avoir un enfant parce qu'elles se disent je pourrais pas l'accueillir dans de
bonnes conditions. Ça moi je ne l'accepte pas en tant que ministre du logement. Et donc euh je le dis hein, si le budget est voté, on aura un nouveau prê zéro, un préatau zéro parentalité qui dont on pourra bénéficier dès les 6 mois de l'enfant et jusqu'à ces 3 ans. Euh et puis derrière et c'est vital hein, un choc de simplification, on est dans un pays où on touche à l'absurdi, on a des procédures tellement longues que maintenant on a plus de temps de procédure que de temps de construction du bâtiment. Et donc un peu comme on a su faire pour les Jeux Olympiques ou Notre Dame, c'est ce qu'on met dans le projet de loi, des outils d'accélération du dispositif en plus d'accompagnement sur la rénovation et surtout très important pour moi la confiance au maire.
Les investisseurs et notamment les petits investisseurs reculent et désormais hésitent avant d'acheter un studio un deux pièces parce qu'il y a trop de contraintes. Notamment des problèmes avec les locataires mauvais payeurs. Est-ce que vous êtes favorable au listing des locataires mauvais payeurs ? À titre personnel, moi je dit qu'il fallait qu'on rétablisse la confiance entre le propriétaire et le locataire et de fait lutter contre deux microcatégories qui sont une minorité mais qui font beaucoup de mal à tout le monde. C'est-à-dire le mauvais propriétaire, il y en a très peu mais ça existe des marchands de sommeil. Il faut être capable de bien les identifier, de lutter contre. Et puis à l'autre bout de la chaîne, vous avez les professionnels de l'impayer. Je parle pas de la
personne qui a un accident de parcours et qui a une difficulté spécifique à un moment donné. Il existe beaucoup de moyens pour accompagner les familles en difficulté et faire en sorte que le locataire comme propriétaire trouve une solution. Mais vous en avez d'autres qui s'amuse effectivement pendant des années à accumuler dettes locative sur dette locative. Quand ça devient trop compliqué, il change de logement. Comme on n pas l'historique, vous avez un nouveau propriétaire qui leur loue un bien et qui se font avoir. Là-dessus, moi j'ai posé la question à titre personnel, mais je pense que ça doit être dans le débat présidentiel parce que c'est essentiel au fond pour notre société. Quand on vit la pire crise du logement depuis la Seconde Guerre mondiale, il faut qu'on rétablisse le
lien de confiance parce que vous l'avez dit, au fond, il y a deux enjeux quand on hésite à investir dans la pierre. Le premier c'est la rentabilité, c'est logique. Le 2è c'est est-ce que je vais pouvoir jouir sereinement de mon bien ou est-ce que j'auraiis des professionnels de l'impayer qui vont euh m'empêcher euh dans d'en jouir sereinement. On on sait qu'il y a des français qui parfois investissent à l'étranger avec tous les risques que ça comporte de gérer les biens à distance parce qu'ils se disent si demain j'ai un squat, si demain j'ai des impayés, en 48 he maximum 15 jours, c'est réglé. Je précise quand même qu'on a fait des grosses avancées depuis un an, notamment sur la lutte contre les squats puisqueen France on distinguait, vous vous en souvenez, les squats de
l'impayé et notamment on a grâce à la Loiri qui a été votée récemment euh mis fin à ce qu'on appelait le squat BNB, c'est-à-dire je rentre légalement dans le bien, je m'y maintiens plus de 48 heures et je c'est comme si j'avais un contrat de bail en bonne et du forme. Inacceptable ça désormais euh on a corrigé la loi pour que ce ne soit plus possible. Mais donc moi, j'ai proposé à titre personnel, j'insiste, l'idée de d'avoir un fichier qui permettrait de savoir où on en est de la dette locative. Pas quelque chose qui soit accessible à tout le monde, mais simplement vous en tant que potentiel locataire, vous y avez accès un peu comme votre extrait de casier judiciaire. Vous êtes capable de le fournir et de le présenter. Personne d'autre n'y a accès mais vous dites
voilà moi mon état de dette locative il est à zéro ou il est à 150 €. Ça a aussi un avantage, c'est que si vous avez eu à un moment donné un accident, vous avez une dette importante, vous l'avez remboursé. Bon bah à ce moment-là, vous êtes revenu à zéro et tout va bien. On redonne de la confiance. Vincent Jean-Brin avec nous ce matin. J'avais une dernière question un peu plus personnelle à vous poser. Vous y avez fait référence. Les émeutes de 2023, votre femme et vos enfants ont été attaqués par des par des voyou pendant ces émeutes. Est-ce qu'aujourd'hui encore vous subissez des conséquences psychologiques de cette attaque vous et votre famille ? Ce qui tu pars plus fort donc on est plus fort. Mais effectivement ça ça marque une vie. La mienne la nôtre. Mais
je peux le dire, nous on a été très médiatisé, mais il y a énormément d'élus sur le terrain, énormément qui subissent des violences, qui ne font pas forcément d'ailleurs la une des journaux. Et j'ai envie d'avoir une pensée pour eux aujourd'hui et de leur dire faut pas lâcher parce que ce pays tient debout essentiellement grâce à vous, grâce à à ses élus locaux. Beaucoup sont bénévoles et objectivement, il mérite d'être protégé. Vincent Jean-Brin était l'invité de la grande interview, c'est News merci beaucoup d'être venu. Bonne journée, à bientôt. Merci.
Vincent Jeanbrun