Aller au contenu
Tous les transcripts
InterviewBFM TV (sur YouTube)· 28 septembre 2026 20 minContradictoireActualité / polémiqueÉducation & rechercheSécuritéTravail & emploi

Blocages des lycées: Édouard Geffray dénonce des "violences commises par des personnes extérieures"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Combien de lycées ont été concernés aujourd'hui ?

  • 0:38OuverteRéponse directe

    Ces blocages incluent-ils des dégradations ?

  • 1:20RelanceRéponse directe

    Comment pouvez-vous affirmer que les violences ne sont pas commises par des lycéens ?

  • 1:59OuverteRéponse directe

    Quel mot posez-vous face à ces violences ?

  • 2:36OuverteRéponse directe

    Quelles instances démocratiques proposez-vous pour dialoguer avec les lycéens ?

  • 3:09OuverteRéponse directe

    Le ministre de l'Intérieur évoque une manipulation de la France Insoumise. Qu'en pensez-vous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:38Édouard GeffrayChiffre
    « 180 lycées ont été concernés soit par les tentatives de blocage, soit par des blocages, soit par des éléments de perturbation divers et variés. »
  • 1:59Édouard GeffrayFait
    « Nous sommes clairement face à des violences urbaines qui tentent de récupérer ce qui était au départ un mouvement lycéen. »
  • 3:47Édouard GeffrayChiffre
    « 180 établissements touchés, 27 blocages totaux avec intervention des forces de l'ordre. 164 interpellations, 12 lycéens blessés, 8 personnels d'éducation nationale, 12 forces de l'ordre blessées. »
  • 4:18Édouard GeffrayFait
    « Elle a donc reçu de l'acide au moins sur les mains et sur le visage. »
  • 6:08Édouard GeffrayFait
    « Ce matin, à Saint-Toy-le-Môme, il y a une policière qui a été prise à partie et puis il y a un jeune qui a pris un tir de mortier à bout pourtant. »
  • 7:20Édouard GeffrayFait
    « Moi, je ne connais pas la couleur de peau des élèves qui sont dans ces lycées. Ça ne m'intéresse pas, c'est mes élèves. »
  • 14:51Édouard GeffrayChiffre
    « On a baissé 88 % de nos postes vacants en premier degré et 57 % de nos postes vacants en second degré en un an. »
  • 15:25Édouard GeffrayChiffre
    « En moyenne, en France, il y a 7,5 % des cours qui ne sont pas remplacés. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

regardez cette image, image prise à Lille, feu de poubelle devant le lycée, aimer Césaire, manif de lycée un peu partout en France avec un appel à étendre cette mobilisation. Demain pour protester, c'est le mot d'ordre général contre le manque de moyens, mais le Le gouvernement accuse ce soir la France Insoumise de jeter de l'huile sur le feu. Et en plateau avec nous, en direct, le ministre de l'Éducation. Je le rejoins. Bonsoir, Édouard Géffray. Merci beaucoup d'être avec nous ce soir en direct sur BFMTV pour vous interroger à Mes côtés, Yves Tréhardt, Anne-Saura Dubois, Laurent Valdiguet et Lisa Adev. Bonsoir à tout le monde. Monsieur le ministre, simplement pour s'entendre sur l'ampleur du mouvement ce soir, combien de lycées touchaient aujourd'hui –

0:38

180 lycées ont été concernés soit par les tentatives de blocage, soit par des blocages, soit par des éléments de perturbation divers et variés. – Ça veut dire lycée bloqué, perturbé Et dégradé aussi ? Il y a eu effectivement des dégradations. Vous avez montré les images, des grilles d'entrée enfoncées par exemple, ce qui ne permet plus d'assurer la sécurité des élèves en cas d'intrusion derrière, très concrètement, avec effectivement des feux de poubelles ou de palettes. Et puis surtout avec des violences, avec des tirs de mortier. Encore aujourd'hui ? Oui, parfois les tirs tendus. Il y en avait déjà eu vendredi. Je me suis rendu ce matin dans un essai de Créteil où des élèves, vendredi, ont failli être blessés par des tirs tendus de mortier par des éléments

1:20

extérieurs c'est pas des lycéens c'est des éléments extérieurs qui infiltrent les groupes de lycéens qui manifestent je vais dire plus ou moins joyeusement leurs revendications comment pouvez -vous dire ce soir avec certitude que ce ne sont pas des Parce que quand vous interrogez les personnes d'éducation nationale, j'en ai huit qui ont été blessés. J'ai eu trois proviseurs au téléphone au cours des deux dernières heures dont certains ont été donc blessés et qui m'ont dit en fait ce n'était pas nos élèves. Nous connaissons nos élèves, ce n'était pas nos Qui alors, M. le ministre ? Très clairement, on a des gens qui sont... Lorsqu'il y a violence, je dis bien, je distingue les hypothèses. Mais lorsqu'il y a violence, elles sont commises par des personnes extérieures, qui arrivent

1:59

encagoulés, équipés, munis de mortiers et qui savent s'en servir. Je ne sais pas si vous avez un mortier dans votre poche, mais moi je n'en ai pas. Style black bloc ? Oui, black blocs ou autre. Moi je ne connais pas, par définition, je ne sais pas identifier ces gens et la police va évidemment, enfin on a interpellé d'abord et puis on aura une analyse ensuite. Mais c'est un peu ça le type de profil. Mais monsieur le ministre, quel mot vous posez ? Vous faites face à quoi aujourd'hui ? Tout à l'heure, le ministre de l'Intérieur disait qu'on n'est pas face à un mouvement classique de lycéens, on est face à autre chose, face à des violences urbaines. Nous sommes clairement face à des violences urbaines qui tentent de récupérer ce qui était au départ un mouvement lycéen, j'allais dire,

2:36

classique, et qui surtout essaie d'introduire un court-circuit violent par rapport à ce qu'est la démocratie scolaire. Il y a des instances de démocratie scolaire. J'ai dit tout à l'heure au recteur, j'ai demandé au recteur de voir avec l'établissement pour que les conseils de vie lycéennes, qui sont les instances de dialogue dans l'établissement avec les lycéens, puissent se réunir d'ici la fin de la semaine, dans les différents lycées concernés. Parce que si des lycéens ont des demandes, elles sont examinées dans ce cadre. Et on parlera de leurs revendications, ce soir ? Oui, mais ça c'est important parce que c'est un cadre démocratique. il y a des gens qui aujourd'hui essaient d'introduire un court-circuit violent et qui très clairement ne veulent pas entendre c'est qui ces gens

3:09

on a entendu le ministre de l'Intérieur le ministre de l'Intérieur parlait de de manipulation, d'instrumentalisation de la part de la France insoumise ? Alors il y a plusieurs strates. Vous avez des lycéens qui nous rendent à se reprocher. Vous avez des militants a priori d'ultra -gauche qui effectivement infiltrent les mouvements et ont une action violente. Et puis vous avez une troisième strate, si je puis dire, c'est-à-dire que vous avez une légitimation politique, une ordinateur de récupération politique des blocages par des huiles de la France insoumise qui depuis la semaine dernière incite au Et pardonnez-moi, mais moi je suis ministre de l'éducation nationale, j'ai la responsabilité de 12 millions d'élèves. Il ne me viendrait pas aujourd'hui à l'esprit de recommander à

3:47

n'importe quel éducation nationale de participer à des blocages quand je sais qu'il y a des gens qui font les tirs tendus de mortier. C'est irresponsable quand on a la responsabilité de gamin. Moi, j'ai responsabilité de jeunes. Il est hors de question qu'ils risquent leur santé, leur vie, de perdre un nez ou je ne sais quoi, parce que d'autres font des tirs de mortiers ou allument des feux de palette. C'est insensé. – Monsieur le ministre, on parlera de cette récupération, parce que le mot a été employé effectivement, et vous l'employez Et aussi ce soir, je redonne les chiffres. 180 établissements touchés, 27 blocages totaux avec intervention des forces de l'ordre. 164 interpellations, 12 lycéens blessés, 8 personnels d'éducation nationale, 12 forces de l'ordre blessées.

4:18

Quelles informations avez-vous ce soir sur cette jeune lycéenne qui a été touchée blessé à l'acide chlorhydrique alors je n'ai pas d'information je vais dire extrêmement précise parce que l'enquête est en cours mais effectivement sans que je sache si c'est elle qui l'a reçue ou si elle le tenait, mais elle s'est retrouvée avec une bouteille en tout cas qui a explosé à sa proximité immédiate d'acide chlorhydrique. Elle a donc reçu de l'acide au moins sur les mains et sur le visage. Et donc, elle a été prise en charge par les secours. La consigne, quelle est-elle pour vous aujourd'hui ? Et la consigne donnée, c'est-à-dire aux forces de l'ordre également. Quelle est-elle ? Il y a deux choses. Il y a deux types de consignes.

4:55

Moi, j'ai donné consigne, évidemment, d'avoir les instances de discussion et de démocratie scolaire classique avec les lycéens, parce qu'avec eux sont nos élèves, on y tient, il y a des discussions. Et puis par ailleurs, le ministre de l'Intérieur a évidemment donné des consignes à la force de police pour que, en cas de violence ou en cas de blocage total, c'est-à-dire pour être clair, lorsque la sécurité de nos élèves ou de nos personnels est mise en cause, les forces de police interviennent pour y mettre fin. Et s'il y a blocage pacifique, comme on l'a déjà connu des dizaines de fois en France, avec des poubelles mises devant les entrées, etc. Là aussi, vous débloquez ? Nous, ce qu'on ne veut pas, c'est qu'il y ait un blocage total.

5:32

Parce que quand il y a un blocage total, ça veut dire qu'il peut y avoir, j'allais dire, des effets filtrants, etc. Mais quand vous avez un blocage total, c'est-à-dire que vous avez des élèves qui se retrouvent dehors sur la rue, en nombre, avec des risques parce que vous avez forcément du passage de camions, etc. Et surtout avec des individus qui maintenant essaient de commettre des violences en se glissant au milieu de deux. Ça, c'est pas possible. Oui, ça, c'est le cauchemar des policiers. Le blocage total, parce qu'un blocage total, ça va créer un attroupement d'élèves qui arrivent au lycée, ça va faire un nombre. Si des policiers arrivent assez vite, ils vont être nécessairement en sous-nombre. Et donc, du coup, il va y avoir...

6:08

Alors surtout si, comme vous le soupçonnez, c'est aussi les soupçons du ministère d'Intérieur, s'il y a des effectifs qui sont étrangers au lycée et qui viennent de type black bloc, comme disait Yves, en rajouter. Là, c'est l'incident. Ce matin, à Saint-Toy-le-Môme, il y a une policière qui a été prise à partie et puis il y a un jeune qui a pris un tir de mortier à bout pourtant, il a perdu dedans. Il y a une enquête de l'IGPN. Donc en fait, la police, elle déteste un tir de mortier ou un tir de grenade d'acrimon ? Un tir de grenade... De cougar. Voilà, c'est ça. C'est le nom de l'appareil.

6:43

Vous parliez de maintien de l'ordre et de déblocage. Cet après-midi, Jean-Luc Mélenchon a commenté ce qui se passait dans les lycées en disant que le gouvernement Le Cornu, auquel vous appartenez, avait, je cite, ordonné la répression, férocité, dit-il irresponsable, avec un arrière-goût raciste évident. Et qu'est-ce que vous avez à lui répondre ? Qu'est-ce que vous avez compris de ce message ? Je considère que oser traiter ce gouvernement, ou les forces de police, ou les personnes en questionnées, ou qui que ce soit, de personnes ayant un arrière-goût raciste évident, si c'est bien ça les

7:20

termes d'abord c'est profondément diffamatoire c'est injurieux et c'est évidemment faux mais c'est plus que faux c'est diffamatoires injurieux et en réalité comme toujours c'est fait pour d'essentialiser des élèves. Moi, je ne connais pas la couleur de peau des élèves qui sont dans ces lycées. Ça ne m'intéresse pas, c'est mes élèves. Ce sont des élèves, bon sang. J'ai leur responsabilité avec les professeurs d éducation nationale, on se bat tous les jours pour les emmener au maximum de leur potentialité. Et on est en train de nous expliquer qu'il y aurait de la férocité à faire en sorte que des gens qui leur tirent des mortiers en tir tendu soient écartés de ces manifestations. Non mais, non, écoutez, je crois que vraiment, on est sur de la récupération en bonne et due forme,

8:04

sur de l'instrumentalisation en bonne et due forme. Chacun est libre de prendre ses responsabilités. La responsabilité d'un homme politique pour moi, qui ne suis pas d'ailleurs, comme vous le savez, un élu, etc. La responsabilité collective d'un parent, d'un homme politique ou d'autres personnes qui aspirent à protéger la société, c'est de protéger nos jeunes et ce n'est pas les envoyer dans des environnements qui sont violents. On va l'écouter, M. le ministre Jean-Luc Mélenchon. Il dit autre chose. Il appelle les adultes à venir protéger les élèves. Écoutez. Les jeunes ont toujours été

8:33

animé souvent comment dire très volcanique c'est pas franchement c'est pas la première fois qu'il y a en france un mouvement de lycéens mais il ya besoin que des adultes protège ces jeunes gens enfin Enfin, vous avez tous vu des interventions de policiers. Venez pas me raconter que vous trouvez que c'est par le dialogue qu'il faut avancer les choses. Moi, je leur annonce que tout n'est pas permis et que nous y sommes. Et que j'invite la population, les parents à venir à la rescousse de leurs enfants. Qu'est-ce que vous répondez à ça ? Je trouve ça honnêtement assez étonnant, mais vous savez, je crois que le meilleure chose qu'on puisse faire pour protéger un enfant aujourd'hui, c'est lui permettre de rentrer dans son lycée ou dans son école,

9:11

et en l'occurrence pour les lycéens dans son lycée, de s'y exprimer dans le cadre de la démocratie scolaire. Les lycéens connaissent leurs professeurs, leurs surveillants, tout le monde dans l'établissement, ils peuvent parfaitement leur parler. Personne n'a besoin d'être protégé de l'école, tout le monde a besoin d'être protégé à l'école et l'école a besoin d'être protégée contre les gens qui lui tirent dessus. Mais ce que vous disent les insoumis c'est qu'il y a deux pas deux mesures, c'est-à-dire qu'il y a eu des manifestations par exemple d'agriculteurs où on n'a pas forcément envoyé les forces de l'ordre. Et on envoie les forces de l'ordre quand il y a des violences qui sont en l'occurrence susceptibles de porter atteinte à la vie ou à la santé de mineurs.

9:48

Et vous d'après vous, ce sont des violences. C'est nos enfants qui sont là, quoi. Organisées. Ah bah très clairement. Alors organisée, je ne sais pas s'il y a une forme et une relation centrale, mais en tout cas... C'est ce qu'on retient de votre propos. Les groupuscules qui sont intervenues ces jours-ci dans l'établissement, et une fois encore, je suis allé recueillir des témoignages et je suis allé moi-même dans un établissement pour rencontrer des équipes, quasiment tous fait part d'effectivement à chaque fois 10-15 individus coordonnés entre eux, qui arrivent cagoulés, qui ont du matériel et qui très clairement causent des troubles à l'ordre public. Ça c'est clair, ça ne veut pas dire que tous ces groupes entre eux sont coordonnés eux-mêmes, c'est des mouvances qui profitent,

10:25

il y a des effets d'opportunité, mais aujourd'hui très clairement, il y a des gens qui, soit par opportunisme, soit par calcul, soit par idéologie, utilisent cette frustration lycéenne comme moyen d'exprimer de la violence et de créer des troubles à l'ordre public. Mais monsieur le ministre, cette instrumentalisation dont vous parlez ce soir, est-ce que vous la retrouvez partout, c'est-à-dire 180 lycées bloqués, ou est-ce qu'il y a certains endroits où vous dites « là, il y a de la manip ». Non, il y a certains endroits où très clairement c'est instrumenté. Il y a d'autres où j'allais dire soit par mimétisme, soit en raison de configuration locale, des lycéens ont exprimé de manière tout à fait classique. Quand je vous disais qu'on a eu un certain nombre de perturbations,

11:02

il n'y a eu que 27 blocages, il y a des endroits où les lycéens ont exprimé des choses de manière classique. J'ai regardé justement les lycées régulières. Les lycées où, pardonnez-moi l'expression, où ça bardait. Des lycées beaucoup, des lycées de banlieue. Il y a le discours de Bailly Bakayoko, qui est le maire de Saint-Denis, qui dit « L'éducation nationale ne traite pas de la même façon et ne répond pas de la même façon aux cris de détresse de certains lycées qui sont des lycées dans des quartiers normaux. » Pardon, c'est une expression inappropriée, mais des quartiers qui n'ont pas de problème et les quartiers où il y a des quartiers difficiles, comme à Saint-Denis, où finalement on n'est pas traité, on n'est pas considéré, on n'est pas entendu, on n'est pas écouté.

11:43

D'où d'ailleurs le fait que le maire, M. Bagayoko, manifeste aux côtés de ses élèves. – Alors vous avez à répondre à Yves, je vous montre d'abord les images effectivement de Balibakayuko, le maire de Saint-Denis, qui a été ce matin en soutien de ceux qui manifestaient dans sa ville, Bali Bakayoko, qui a été aussi porté en triomphe d'une certaine manière par les élèves qui manifestaient. Regardez.

12:26

– Alors, il y a deux choses. Il y a l'inégalité de traitement dont parlait Yves, vous répondrez dans un instant, mais d'abord sur cette image-là. Comment vous réagissez face à ce mouvement-là Je réagis comme face à tout mouvement de foule, c'est-à-dire avec un peu de prudence. Moi, si vous voulez, tant qu'il y ait des mouvements de foule qui sont organisés où il n'y a pas de violence, je n'ai rien à commenter. Ce que je ne supporte pas, c'est une violence qui peut porter atteinte de nos jeunes, il faut encore. Quand il n'y a pas de violence, ma foi, les gens font ce qu'ils veulent et ça ne me trouble pas, si vous voulez. En revanche, là aussi, il faut rétablir des vérités. Parce que derrière tout ça, en fait, il y a un double phénomène.

13:06

Il y a un discours, j'allais dire, enfin, il y a des actes d'intimidation violents. Et puis, il y a aussi un discours qui tend à faire croire qu'une partie de la France serait moins bien traitée que l'autre. En l'occurrence, la Seine-Saint-Denis. Simplement juste deux mots sur la Seine-Saint-Denis. Dans le premier degré, donc au niveau des écoles, les moyens mis en Seine-Saint-Denis, le coût, si je puis dire, d'un élève en Seine-Saint-Denis par rapport à la moyenne nationale, c'est 13 % de plus. Ça veut dire qu'on investit 13 % de plus par élève en Seine-Saint-Denis que par rapport à la moyenne nationale. Et dans le second degré, si je prends les collèges et les lycées, enfin le lycée, pardon, parce qu'on parle des lycées, la moyenne, c'est 30 ,5 élèves par classe en France.

13:45

En Seine-Saint-Denis, c'est 28 ,6%. Donc oui, il y a un effort qui est fait supérieur en Seine-Saint-Denis par rapport au réseau du territoire national. Mais on déplaise à certains élus qui prétendent l'inverse. Est-ce que cet effort est suffisant ? C'est ce que j'allais vous demander. C'est autre de choses. Vu des difficultés sociales, on pourrait s'attendre à ce qu'il y ait encore plus d'écarts. Mais ne fausse pas le débat. Est-ce que cet effort est suffisant ? Est-ce qu'il faut faire différemment ? Dans le 1er degré, je rappelle quand même que les moyennes, c'est 4 élèves par classe. Combien degrés, c'est le collège ? Le 1er degré, ça veut dire les écoles. Et après, il y a quoi les JC ? Il y a des efforts qui sont considérables, faits en Seine-Saint-Denis, etc.

14:14

Ensuite, on peut avoir un débat pour se dire est -ce que c'est assez ? Est-ce qu'on n'a pas trop de difficultés à remplacer les professeurs ? Mais ça, le débat, on peut l'avoir, j'allais dire, loyalement et honnêtement. Mais dire qu'il y a moins de moyens en Seine-Saint-Denis qu'au niveau national, c'est faux. Mais globalement, quand on regarde globalement, est-ce que ces jeunes, ils n'ont pas aussi, comment dire, de bonnes raisons d'aller manifester et d'aller se plaindre ? Je Regardez les derniers chiffres qui sont disponibles pour votre ministère. 9 ,8 % dans le second degré, dans l'Elysée, 9 ,8 % de cours non assurés entre 2024-2025. Ce sont les derniers chiffres que l'on a. 9 ,8%, c 'est-à-dire qu'il y a un cours sur 10 sur une année qui n'est pas assurés.

14:51

Avec les examens inclus, oui, tout à fait. Avec les fermetures, absolument. Avec les fermetures, ok, très bien. Et alors ? Parce que c'est 7 ,5%. 'est 7 ,5%, absolument, c'est 7 ,5 % et un peu plus de 2 % quand il y a les lycées fermées. Pardonnez-moi, c'est parce que j'aime bien être précis. Vous avez raison. Et parce que le risque du climat actuel, tout le monde commence à raconter tout et n'importe quoi, c'est l'imprécision. Donc effectivement, en moyenne, en France, il y a 7 ,5 % des cours qui ne sont pas remplacés. C 'est un problème. Et on avait jusqu'à présent d'ailleurs un problème aussi, c'est qu'il y avait beaucoup de postes qui étaient vacants à la rentrée. C'est-à-dire qu'avant même d'avoir remplacé les gens, il y avait des postes vacants.

15:25

Bon, on a réussi en un an, pardon, mais il se trouve que c'est mon travail donc je peux en parler. On a baissé 88 % de nos postes vacants en premier degré et 57 % de nos postes vacants en second degré en un an. Donc, il y a un travail qui est fait. Une fois encore, est-ce que c'est parfait ? Non, je suis le premier à le dire. À Saint-Exupéry, à Créteil, où les événements commençaient la semaine dernière, il y avait un certain nombre de postes non remplacés, proviseur adjoint, directeur de la formation et des travaux, infirmières. En une semaine, on les a remplacés. J'ai été si de la situation d'ailleurs bien avant les événements. En une semaine, on les a remplacés. Donc, on est capable d'agir. Mais voyez que là, on est dans une autre discussion.

15:58

Dans une discussion, il y a un problème, je réponds. En conseil de vie lycéenne, quand ils vont se réunir cette semaine, les lycéens pourraient dire « il y a un problème ». On va essayer de répondre. On va tout faire pour répondre. Mais dire par

16:23

Je ne crains pas une extension du mouvement, parce qu'une fois encore, tout dépend comment ce mouvement prend forme. En revanche, ce que je ne veux pas, c'est qu'il y ait une extension des violences, parce qu'une fois encore, ma seule responsabilité à la fin devant les parents de France, c'est de protéger leurs enfants. Les protèges contre les violences sexuelles, je les protège contre les violences urbaines, c'est ça mon rôle. Pour lier les deux, l'union syndicale lycéenne appelle demain au blocage de tous les lycées de France. Est-ce que vous avez un message avant cette journée de mobilisation à adresser aux lycéens qui vous disent qu'on se sent maltraités ? Est-ce que vous avez un message à leur adresser ce soir ? Oui, à la veille de cette grande journée de blocage annoncée.

16:57

Je vais vous dire ce que j'ai dit aux milliers de lycéens que j'ai rencontrés depuis en dix mois parce que j rencontre quasiment chaque semaine. C'est qu'il y a un million de cent mille personnes qui se lèvent tous les matins et qui ont pour un unique objectif de les faire progresser, moi le premier.

17:14

Quelque chose comme 18 heures par jour, je travaille pour pour eux. Et qu'ils peuvent avoir confiance dans le fait qu'il y a des hommes et des femmes qui ont dédié leur vie et qui dédient leur vie à leur permettre d'arriver au bout de leur potentialité, à devenir citoyens, libres et éclairés. Voilà. Et que ça, ça, ça ne souffre aucune instrumentalisation. Ça ne souffre aucune récupération. En fait, c'est profondément désintéressé. Moi, je n'ai jamais fait de politique. J'ai accepté l'honneur qui m'a été fait parce que je crois dans l l'école. Et je crois dans l'école, comme les 1 million 200 000 personnels de l'éducation qui croient dans l'école, parce que c'est ce qui nous fait vivre. Et ce que je veux leur dire, c'est qu'on se bat pour ça,

17:50

que s'ils ont des demandes, elles seront entendues, qu'on fera tout pour les résoudre et apporter une solution, mais qu'ils ne se mettent pas en danger et qui ne confient pas leurs revendications à des gens qui les défendent à coup de mortier. Un mortier, ça ne recrute pas un professeur. Ne bloquez pas de discutons. Ne bloquez pas de discutons. D'abord, ne bloquez pas parce que vos camarades ont le droit d'aller en course s'ils n'ont pas envie de manifester, première chose, et qu'on respecte les autres et on respecte ses camarades. Et ensuite, vous avez des délégués, vous avez des conseils de vie lycéenne, vous avez des conseils d'administration où vous siégez. Il y a Il y a des instances qui permettent d'entendre ce que José va nous dire. Et vous, vous discutez avec qui ?

18:25

Nous, on discute avec les élus lycéens au niveau national. Je ne les ai pas encore réunis parce que les instances sont en cours de renouvellement. Mais on discute avec les lycéens au niveau national, au niveau académique, au niveau des établissements. Mais là, on est vraiment sur des sujets qui sont très propres aux établissements parce qu'en fait, il n'y a pas une revendication globale. C'est ça aussi la difficulté. Il y a une forêt de demandes, il y a un faisceau de demandes et qui ont été appelées à une réponse au cas par cas. Donc répondons-y au cas par cas, mais en ayant conscience qu'en phase 2, chers lycéens, en face de vous, chers lycéens, vous avez des hommes et des femmes qui juste dédient leur vie à vous faire progresser. Voilà.

18:56

Donc on n'est pas entre gens qui se mentent, on est entre gens qui travaillons pour la même chose. – Monsieur le ministre, deux questions encore demain mobilisation des fonctionnaires, notamment les profs. Dans le primaire, 40 % de grévis selon le premier syndicat attendu demain. Ce sont aussi les estimations que vous avez ? On a des estimations a priori sensiblement plus basses mais on donne les chiffres constatés donc on est droit demain. Et à quoi est-ce qu'il faut s'attendre ? Est-ce que demain, est-ce que ce soir vous dites aux parents allez-y envoyer vos enfants, ils seront accueillis ? De toute façon tous les parents sont informés au préalable dans le premier degré, à l'école ils sont informés au préalable de la grève de leur professeur

19:25

et il y a un service minimum d'accueil qui est mis en place par les collectivités. donc ils peuvent quoi qu'ils aillèvent déposer leur enfant et en tout cas de cause, ils sont déjà informés puisqu'il y a une obligation de déclaration 24 heures avant pour permettre aux parents de le savoir Encore une question monsieur le ministre, on sera avec son avocat dans un instant Quelle est votre réaction ce soir aux accusations d'antisémitisme portées par médias contre Jordan Bardella dément les messages qui sont produits ce soir par par Mediapart comment vous réagissez j'ignore tout des faits mais je sais que dans la vie il y a deux choses qui me donnent la nausée enfin pas que deux mais il y en a deux en particulier c'est le racisme et l'antisémitisme donc si c'est vrai je crois comme beaucoup de

19:58

français je trouverais ça particulièrement nauséabond si c'est faux il lui appartient de le démontrer merci merci monsieur le ministre d'avoir été avec nous en direct ce soir sur