Canicule: 1.352 écoles ou établissements scolaires fermées, annonce le ministre de l'Éducation
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Donc à date, nous avons au total 1 352 écoles ou établissements scolaires qui sont fermés aujourd'hui, essentiellement des écoles. Ça correspond tout simplement à des remontées qu'on n'avait pas forcément eu des mairies dans le week-end. Ce matin, il y avait 1352 écoles ou établissements qui étaient fermé et 4042 qui ont procédé des aménagements ces aménagements consistant principalement dans des aménagements d'horaire donc avec des élèves qui sont libérés plus tôt généralement à 13 heures maximum, ou parfois des établissements qui ont eu recours à d'autres salles, des salles municipales, médiathèques, etc., climatisées, pour pouvoir y scolariser leurs élèves.
S – S'agissant des examens, nous maintenons évidemment la même doctrine, elle n'a pas changé. C'est-à-dire que toutes les épreuves qui doivent avoir lieu le matin, tous les oraux qui doivent avoir lieu le matin cette semaine sont évidemment maintenues. Et pour les après-midi, les autorités économiques vérifient centre d'examen par centre d'examen si les conditions d'accueil des personnels, c'est-à-dire des jurys et des élèves sont satisfaisantes.
À date, nous avons donc pour aujourd'hui et pour demain, en tout et pour tous, 5233 candidats qui ont été reconvoqués en matinée, soit cette semaine, soit en début de semaine prochaine. J'aurai les chiffres ce soir pour les journées de mercredi et de jeudi, mais pour l'instant, dans l'immense majorité des cas, les candidats convoqués au grand oral ou aux épreuves anticipées de français ou aux euros du baccalauréat professionnel, dans l'immense majorité des cas, passeront comme prévu à l'heure à laquelle ils ont été convoqués grâce aux aménagements qui ont été apportés notamment par les régions et par et par les établissements, mais en tout cas à date pour les trois prochains jours, l'écrasante majorité des élèves qui doivent passer passer passeront bien à l'heure prévue par leur convocation. – – Voilà.
En termes de méthode, enfin, dernier point, c'est important. On fait en fait évidemment un point très régulier. On a deux points par jour avec l'érectorat.
Moi-même, je vois les recteurs tous les deux jours et les organisations syndicales également tous les deux jours. Donc je les ai vus samedi. Je les reverrai demain, entre demain et mercredi selon les disponibilités des uns et des autres.
De manière à ce que nous puissions tout simplement agir avec méthode, partager les données avec méthode, informer chacun et puis nous assurer que les choses se déroulent sans difficulté excessive au regard de la situation que nous connaissons. Voilà à peu près les éléments que je suis en mesure de vous donner à ce stade, mesdames et messieurs. On a aussi de nombreuses écoles où on demande aux parents de garder leurs enfants à la maison.
Pour les parents, ça a été un peu court. Ils ont du mal à s'organiser. Est-ce que pour vous, c'est une organisation qui est souhaitable ?
Est-ce qu'il ne faudrait pas...
C'est ce que réclament certains, un cadre national, une fermeture, et puis voilà, quelque chose de plus Claire, c'est ce que nous disent les parents. Alors évidemment pour les parents, c'est évidemment difficile de s'organiser comme pour tout le reste de la société d'ailleurs. Il n'y a pas que l'éducation nationale.
L'ensemble des milieux professionnels sont obligés de se réorganiser pour tenir compte de la vague de chaleur à laquelle on fait face. Donc ce n'est pas propre à l'école. Mais évidemment, je comprends très bien les parents qui sont dans cette situation.
C'est le moins qu'on puisse dire. Maintenant, je l'ai dit depuis le début et on l'a dit d'ailleurs depuis le début, ce genre de situation, appelle une réponse fondamentalement déclinée au niveau local. Je vous parlais tout à l'heure des fermetures, elles sont quasiment toutes dans les zones rouges.
Il n'y a pas que les zones rouges, il y a aussi les zones oranges, les zones jaunes, les zones vertes, etc. Donc on est d'abord sur une partie du territoire, mais seulement sur une partie du territoire, première chose. Et puis deuxième élément, je me permets c'était là-dessus, il y a beaucoup d'établissements scolaires qui sont aujourd'hui plus frais que les domiciles des personnels comme des élèves.
Ensuite partout où les parents souhaitent garder leur enfant, ça on a toujours également une bienveillance particulière s'ils considèrent qu'ils sont en situation de les garder dans des meilleures conditions que si ceux-ci allaient à l'école. Mais effectivement, il y a des moments où les équipes locales sont amenées à passer soit des recommandations, soit à adapter l'accueil. Je ne suis pas en mesure de dire que telle école a vocation à fermer, telle école a vocation à aménager ses horaires.
Il y a 60 000 implantations en France. Une doctrine universelle face à un phénomène aussi variable et surtout par rapport auquel les équipements sont aussi dans des situations aussi différentes que celles de nos écoles actuellement, ça n'aura absolument aucun sens. Est-ce qu'il y a des inquiétudes pour la première réproque du brevet prévu vendredi matin et sinon à ce jour, est-ce que vous avez une deadline pour vous dire qu'on se donne jusqu'à demain, après-demain pour décider d'un éventuel report ?
Alors pour l'instant, notre ligne est la même. Tout ce qui a lieu le matin peut avoir lieu le matin et donc les écrits comme les oraux. D'autant plus que les collèges seront fermés à partir de mercredi pour précisément permettre l'organisation des salles, etc.
Donc nous recevrons plus de publics et donc pourront notamment être beaucoup plus abrités des éventuels mouvements de chaleur. Mais évidemment, on regarde les choses au quotidien. Et donc en fonction des prévisions et de l'évolution des prévisions de Météo France, on verra sous 48 heures maximum s'il y a eu de prendre une décision différentes, mais pour l'instant, ces épreuves sont bien maintenues.
Monsieur le ministre, vous parliez à l'instant des équipements. Est-ce que ces événements qui sont voués à se reproduire de plus en plus vous conduisent à envisager un plan de climatisation peut-être pour les établissements scolaires sur toute la France ? Alors, de climatisation, je ne c'est pas d'isolation de rafraîchissement enfin d'adaptation du bâti on n'a pas attendu cette canicule ça fait déjà trois ans qu'il ya le fond il ya à la fois des lignes de crédit qu'on appelle et du rénov et le fond vert qui est permette de subventionner les collectivités locales.
Simplement je rappelle une réalité, c'est que sur les 60 000 implantations que nous avons en France scolaires, aucune n'est la propriété de l'État. Aucune. Et donc nous ne pouvons que venir en soutien des collectivités territoriales.
Il y a déjà 3 milliards d'euros qui ont été engagés, j'ai déjà terminé à le dire plusieurs fois, c'est assez considérable. Ça représente 24 millions de mètres carrés en France qui ont été réneveux, qui sont en cours de rénovation. Il faudra poursuivre, c'est évident.
Et d'ailleurs, je crois que tout le monde est aligné là-dessus. Simplement, la dispersion et la très grande ampleur du bâti scolaire en France fait que ça ne peut pas se faire ni en 8 jours, ni même en quelques mois. Les fermetures sèches, est ce que c'est quelque chose que vous comprenez ?
Ou est-ce que vous demandez, est-ce qu'il y a un accueil minimal qui soit organisé dans des lieux climatisés qui ne relèvent pas forcément d'éducation nationale ? Est-ce qu'il faut plus de mobilisation pour permettre quand même d'accueillir les enfants Alors, il y a beaucoup d'écoles fermées dites fermées qui ont été proposent cet accueil minimal. Ça c'est d'abord une réalité concrète.
Ensuite, une fois encore, il faut partir du réel. Si vous êtes dans une petite école, d'un petit village, exposer une grande chaleur et que vous n'avez pas de salle alternative parce que la collectivité ne dispose pas d'autres fonciers que son école, on ne peut pas inventer du foncier, il n'existe pas. Dans les collectivités qui ont effectivement plus de fonciers, qui ont éventuellement une salle des fêtes climatisée ou un gymnase, etc., là oui, effectivement, l'accueil peut s'organiser dans les conditions différentes.
Mais une fois encore, on voit bien d'ailleurs chaque fois que vous prenez un exemple que c'est vraiment du cas par cas et que ça dépend du dispositif local qui existe. Justement, cette absence de cadre national stresse et apparaît comme une sorte de désorganisation. C'est en tout cas ce que disent certains parents et certains syndicats de professeurs qui leur appellent les piéseurs du Covid, où d'un jour à l'autre il faut s'adapter et il y a des différences entre d'une école à une autre.
Pardonnez-moi, la doctrine est la même depuis le début. Elle a été travaillée pendant six mois parce que je l'ai lancé quand je suis arrivé. Donc, en octobre, il y a un plan d'action contre les vagues de chaleur qui a été publié le 28 mai.
Et donc la doctrine est la même pour tout le territoire. Elle est connue de tous, les règles sont connues de tous, etc., etc.
En revanche, ce qui est vrai, c'est que cette doctrine, ensuite, elle s'applique localement. Et que là, je ne peux pas me substituer à des réalités locales qui sont objectivement différentes parce qu'elles dépendent une fois encore de collectivités qui sont d'ailleurs très engagées dans la période. Donc la réponse est forcément locale, y compris parce que la météo elle-même évolue en fonction des jours et des endroits en France.
Et puis que notre habitude à la chaleur n'est pas la même selon où vous êtes au sud, dans la France, etc. pour des raisons évidentes. Donc il n'y a aucune désorganisation.
Je crois qu'on aurait une méthode, y compris en termes de pilotage. Je vous disais que je vois tout le monde toutes les 48 heures. Mais en revanche, ce plan d'action par définition doit être conjugué en fonction des réalités locales, notamment en termes de bâti.
Édouard Geffray