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Podcast / conversationLCI (sur YouTube)· 26 octobre 2026 140 minComplaisantActualité / polémiqueLogementÉconomie & entreprisesÉducation & rechercheSécurité

Brunet sans filtre du lundi 26 octobre 2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 34 %Attaque 39 %Défensif 27 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 76 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:35OuverteÉludée

    Est-ce que la question de la revendication lycéenne sera réglée ce soir ?

  • 3:54OuverteRéponse partielle

    Pourquoi le mot sélection est-il devenu tabou pour les jeunes ?

  • 5:55OuverteRéponse directe

    Les lycéens accusent-ils Parcoursup du principe de la sélection ?

  • 7:54OuverteRéponse directe

    Les jeunes n'acceptent-ils pas le principe de la sélection ?

  • 9:04OuverteRéponse partielle

    Faut-il supprimer Parcoursup ?

  • 10:20OuverteRéponse directe

    Pourquoi le mot sélection est-il devenu un mot tabou pour les jeunes ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 27:44Anthony Morlet LavidalieChiffre
    « 15 € de d'augmentation du SMIC. »
  • 28:28Anthony Morlet LavidalieChiffre
    « Les gilets jaunes, c'est 17 milliards d'euros aujourd'hui. »
  • 32:35Paul MelinFait
    « Le taux de pauvreté en France tel qu'il est défini par les instances internationales est plus élevé en proportion qu'aux États-Unis. »
  • 33:47Paul MelinFait
    « Nous avons comme espèce de light motive social et ça c'est quelque chose qu'on doit à la fois à la gauche, mais aussi au gaolisme social. »
  • 39:31Paul MelinFait
    « Une dame qui vient qui dit "Je suis AESH, je gagne 900 € par mois, je suis mère de quatre enfants." »
  • 48:22Fait
    « Quand je vois que vous payez, vous payez tant loyer, je le vois bien sur votre compte en banque. C'est pas sérieux. »
  • 50:20Chiffre
    « Un service d'ordre du Rassemblement national qui était renforcé. On parle de plus de 200 personnes internes au Rassemblement national qui étaient là pour sécuriser les lieux. »
  • 1:38:25Fait
    « Pourquoi il y a un appauvrissement général ? Parce qu'encore une fois, on prive les gens qui se lèvent tôt du fruit de leur travail. »
  • 1:50:50Fait
    « Un État n'est pas un ménage. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Voilà. Bonjour mesdames, bonjour messieurs. Très heureux, bonjour à vous Magalie de vous retrouver après votre petite semaine d'absence. Vous m'avez manqué. Aussi moi aussi. Et puis très heureux que vous soyez là également car vous nous avez manqué ce weekend. [musique] Voilà. Alors l'actualité, on va y aller dans un instant. Sachez qu'il se passe des choses à Marseille puisque vous verrez les [musique] images. Voilà, regardez ça. Ce doit être la mairie de Marseille et le président de la République [musique] est attendu à à Marseille dans les prochaines minutes et il va dans cette ville qui a été marquée bien évidemment [musique] par les événements du du 17 octobre. Effectivement, les violences et et les pillages, vous le savez, Marseille qui a été profondément

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meurtri et l'Élysée a décidé d'organiser ce déplacement surprise, hein, ce n'était pas du tout prévu. Le chef de l'État donc est sur le terrain pour rencontrer le maire de Marseille qui avait été très critique sur la gestion [musique] de la crise, mais pour rencontrer aussi les commerçants dont les magasins ont été pillés et rencontrer bien évidemment les forces de l'ordre. Ce petit a de anarchie à gauche qu'on a vu sur l'image, voilà, est symbolique. C'est une [musique] des traces de de ce qui s'est passé. Il y a eu beaucoup de tags bien évidemment dans tous les toutes les villes de France en en plus de de ce qu'on a pu commenter [musique] très largement. Voilà, beaucoup de bâtiments public ont été tagué. Voilà, un petit a de anarchie qui qui se rappelle aux élus marseillais, n'est-ce

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pas ? Bon euh nous allons parler en attendant les images d'Emmanuel Macron, en attendant [musique] peut-être d'entendre le président de la République, nous allons venir sur la question des lycées avec cette question. Est-ce que aujourd'hui, est-ce que ce soir la question de la revendication lycéenne sera traitée, réglée ? Car au fond [musique] à partir de 14h30, en tout début d'après-midi, à la fin même de cette émission et bien il y aura une rencontre entre les lycéens et un certain nombre de le ministre de l'éducation nationale, le premier ministre, ça se passera à Matignon et également le ministre de l'enseignement supérieur. Exactement. Il y aura ensuite une conférence de presse [musique] parce que l'exécutif l'a promis. Il y aura des réponses très concrètes. Les

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organisations lycéennes sont revenues sont venues avec un cahier déchargge vont venir [musique] avec un cahier des charges et donc il y aura des réponses très concrète. Est-ce qu'il y aura des moyens supplémentaires ? Est-ce qu'il y aura un vaste plan euh pour la rénovation des bâtiments, [musique] une abrogation peut-être de parcours sûr ? Je le sais c'est la la plateforme qui cristallise tous les mécontentements. Regardez en tout cas toutes ces revendications lycéennes avec Thboet. Leur représentant était reçu vendredi à l'Élysée par Emmanuel Macron en personne. Pas question de supprimer parcours sub pour le chef de l'État qui leur promet une refonte complète de la plateforme mais là encore toujours pas satisfait. Il y a un refus du gouvernement de de remettre en question l'existence de

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parcours supre, remettre en question l'existence de la sélection pour tenter de calmer leur colère. Ils seront à nouveau reçus à Matignon avec la promesse de nouvelles mesures. Le but ? faire retomber la pression avant la rentrée scolaire le 2 novembre et surtout la nouvelle mobilisation annoncée 3 jours plus tard. Le gouvernement y parviendra-t-il ? Ce ministre en doute ? Ça ne sert à rien de donner la victoire à un parti politique ou un syndicat car il n'existe pas une mesure précise qui arrêterait le mouvement. Voilà, autour de la table, mesdames messieurs, il y a alors nous sommes rejoints aujourd'hui par Aurore Malval. Merci d'être avec nous. Vous êtes grand reporteur au service politique de Marianneou et vous suivez en particulier le RN. Pas que mais vous suivez le RN. Voilà.

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Vous étiez à Orléan ce weekend ? J'étais à Orléance ce weekend. Vous êtes très bien. On aura des tas de questions à vous poser. Nous avons comme invité également Anthony Morlet Lavidalie. Bonjour. Bonjour. Vous êtes économiste. On va parler de question économie avec vous dans un instant au sein de l'institut Rex et Code. Merci d'être avec nous. Et le grand le statutaire l'inébranlable Paul Melin est avec nous. Bonjour Paul. Bonjour Éric et bonjour Magalie. Vous nous avez manqué aussi. Merci, c'est [rires] très gentil. J'ai bien fait de revenir hein. Et nous faites plus ça par contre hein. On fait plus Ah [rires] j'ai plus le droit des vacances. C'est sympa ça. Bon, en tout cas euh il y a il y a il y a des gens qui ne pensent pas que la solution de la crise lycéenne va être

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réglée cet après-midi par le gouvernement et en particulier l'opposition aux oppositions de gauche. Écoutez par exemple monsieur Gluxman, madame Tondelier qui font partie du camp des sceptiques. gouvernement euh a joué le pourrissement, a espéré que les vacances de la Toussin allaient euh permettre à ce mouvement de s'essouffler et donc à ce gouvernement de ne pas répondre aux revendications légitimes. Il faut la suppression de parcours sup évidemment. Ah bah oui, ça fait des années qu'on le dit maintenant voilà avant la présidentielle. Et puis il faut aussi plus de profs euh voilà parce que on voit bien qu'on a les classes les plus chargées de profs des des d'Europe, il faut mieux les rémunérer. Pauvre parcours sup. Alors, parcours suple, ils ont reçu hein, ils ont reçu

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dans dans depuis des semaines et des semaines, c'est c'est presque devenu le le le symbole de l'échec de l'éducation sociale. Pourtant, moi je connais pas très bien mais les spécialistes vous disent que au fil des années Parcours sup a été amendé, modifié. On a essayé de corriger les erreurs et il y a j'ai regardé la conférence France Université dit France Université quand même parcours sup n'est responsable ni de l'insuffisance des capacités d'accueil dans certaines filières universitaires très demandées comme la santé ni du manque de place. Parcours sûr c'est possible c'est le tuyau. C'est un outil. On peut supprimer tous les parcours supon. Ça règlera pas forcément la la situation qui souhaite rebondir vous Paul. Oui. Bah effectivement parcours

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supristallise aussi le mécontentement parce que comme vous l'avez dit c'est un objet identifiable. C'està-dire que les autres revendications des lycéens elles sont elles sont bien réelles. C'est peut-être plus compliqué aussi de les décrire de voir de voir ce que ça engage. Parcours sup. C'est l'outil. Et c'est vrai qu'il y a cette fameuse boîte noire un petit peu de parcours sup. Donc on se dit et bien ce n'est pas juste en fait ce qui sort de parcours sup n'est pas juste. Il y a effectivement des situations, chaque cas particulier qui est porté un petit peu comme comme étant le symbole enfin l'illustration en tout cas de l'échec de parcours sup. On se dit bah c'est vrai, c'est pas normal que cette personne peut-être n'ait pas été reçue dans telle filière mais je dirais que avant

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parcours sub c'était admission postback par exemple qui ne fais voilà APB ben qui ne faisait pas vraiment l'unanimité hein. C'était c'était aussi très contesté. J'ai une question. J'entends ce que vous dites. J'ai bien compris mais est-ce qu'au fond quand les lycéens accusent parcours supacuse pas au fond le principe de la sélection ? Parce que j'ai cru entendre une petite musique qui disait "Ah bah oui, ben nous connaissons des lycéens. Bon, ils voulaient faire ça, ils ont pas été pris." Ouais, effectiv alors je pense que dans une certaine mesure, oui, je pense qu'il y a de vraies injustices, c'est-à-dire que je pense que Parcours sup est vraiment responsable de situations qui ne sont pas admissibles. Mais effectivement euh je notre système en tout cas ces

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dernières années a peut-être donné à penser à tort et bien que tout le monde pouvait tout faire et que finalement et bien l'orientation c'était quand on veut on peut. Sauf que je pense que notre système aujourd'hui, il est très inégalitaire, qui ne donne pas effectivement les mêmes chances à tout le monde de pouvoir tout faire. C'est-à-dire que l'école de la République qui avant permettait aussi et bien à des gens qui avaient un bac + 3, enfin une licence ou même un bac + 5, leur donner aussi accès à des postes sur le marché du travail. Aujourd'hui, c'est plus le cas. On est un pays qui fabrique trop de bac + 5 en fait sans avoir des débouchés d'ailleurs sur le sur le marché du travail. Et je dirais que du début de la question de l'orientation à la question de l'insertion

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professionnelle qui aujourd'hui en plus est percutée par l'intelligence artificielle. Vous avez des jeunes qui viennent d'être diplômés, leur métier n'existe déjà plus. Ils vont devoir se se reconvertir avant même d'être diplômé. Donc en fait tout cela je pense construit un sentiment en fait d'injustice et de ne pas pouvoir mais parcours sup n'y est pour rien. Bah il est un des maillons de la chaîne. Il est un des maillons de cette chaîne qui qui effectivement cristallise en tout cas cette cette crainte. Et ce truc aussi de dire finalement le contrat il est pas respecté. Vous nous dites qu'on va pouvoir y arriver et en fait on n'y arrive pas. On ne peut pas s'orienter. Oui mais et on ne peut pas ensuite être employé. Vous avez répondu à ma question un peu

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partiellement. Vous avez répondu mais je demeure là avec ma certitude c'est que intellectuellement on a peut-être une partie de la jeunesse qui n'accepte pas le principe de la sélection. Le principe c'est le principe de la sélection. Voilà, ton dossier n'était pas suffisant pour aller faire médecine. Tu voulais être médecin et pourtant sur la base de ton dossier, on ne peut pas voilà, il y a il y a peut-être un peu de ça. Non, je c'est ça le cœur du problème. C'est pour ça qu'en fait il y a une espèce de facilité rétorique. J'aiécouté Marine Tondelier, c'est très facile d'être opposant en France et d'ailleurs dans n'importe quel gouvernement. Vous dites "Faut supprimer parcours sup." Tout le monde, enfin tout le monde, beaucoup de gens sont d'accord. Même moi, je

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pourrais signer ce que dit Marine Tondelier. Manifestement, faut être pragmatique. Parcours sub fonctionne pas très bien. Ça fonctionne comme une sorte de br de de boîte noire. Supprimons-le. Là où le débat politique commence et où il est plus intéressant, c'est qu'est-ce qu'on fait à la place de parcours sup. Or là, je suis parfaitement d'accord avec vous Éric dans dans votre questionnement. La vraie question c'est la sélection. Quand vous entendez jour après jour des représentants lycées, un syndico, des représentants de la gauche qui sont incapables quand on leur pose la question simple du genre bah écoutez est-ce que s'il y a par exemple 300000 personnes qui veulent faire de la sociologie, est-ce que les 300000 doivent aller en sociologie ? et que vous disent oui bien sûr et qu'on dit

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oui mais quand ils seront diplômés il y aura pas 300000 postes de sociologues et ben il faudra ouvrir 300000 postes de sociologues. Voyez donc ça c'est ça peut être une ligne j'ai entendu certains responsables syndicalistes lycéens le dire et puis il y a une autre ligne qui est une ligne qui est plutôt classée mais ça dépend d'ailleurs parce qu'il y avait une ligne de gauche pour la sélection mais qui aujourd'hui est plutôt l'apanage d'une certaine droite voire du centre qui est de dire non il faut des des modèles de sélection parce que le monde du travail lui-même est sélectif donc il faut avoir les meilleurs et on crée une société de l'élitisme. Après cette société de l'élitisme, il faut qu'elle soit basée et vous le disiez fort justement sur le des critères qui soient pas des critères

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sociaux ou de géographie système fonctionne pouvoir faire de la sélection que tout le monde puisse avoir en tout cas les mêmes chances de pouvoir participer à cette sélection. C'est ça. Égalité soci la trè rep la trème rep des professeurs les les usards noirs les usard de la République le la sélection c'était le truc magique et au fond égalitaire pour empêcher la cooptation et les pistonnés c'estàdire aller sélectionner dans dans les terroirs de France des bons élèves. D'ailleurs moi je le dis mon père qui vient d'un milieu très modeste a été le fruit de cela. Bah ça fonctionnait dans les années 50 60, ça fonctionne peut-être moins maintenant mais voilà à l'époqueil vient mais mais soudainement voilà il est devenu au fil des années ingénieur alors qu'il venait

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d'un milieu très modeste mais c'était la sélection républicaine qui était finalement euh assez égalitaire et maintenant qu'on perçoit qu'on perçoit maintenant comme inégalitaire peut-être parce qu'elle fonctionne plus très bien. Mais justement on a Jeanmi Girard qui est en direct avec nous. Bonjour président du SNAL, c'est un un syndicat de professeur. Pourquoi est-ce que ce mot sélection est-il devenu un mot tabou pour les jeunes ? Parce qu'on l'a encore entendu dans notre reportage, il y a une lycéenne qui dit "On n'en veut plus, on ne veut plus de cette sélection." C'est un mot tabou parce que on a cette ce sentiment d'injustice très fort chez beaucoup de lycéens qui se disent "Mais j'ai un bon dossier, j'ai de bons résultats, j'ai des bons bulletins et je

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n'arrive pas à obtenir ce que je veux alors que mon dossier est bon." La problématique, c'est qu'il y en a 20000, 30000, 40000 euh des dossiers équivalents et qu'il y a pas euh ce nombre de places là dans les endroits qui sont les plus demandés. Parcours [rires] sup. Parcours sup, il y est pour pas grand-chose en réalité hein dans cette histoire puisque Parcours sup, il met en relation l'offre et la demande. Il met en relation les demandes des lycéens qu'ils organisent et cetera et euh et bien euh les euh les critères et ces critères sont pas toujours très transparents, il faut bien le dire, des établissements du supérieur. Et on essaie de bidouiller mais le problème c'est que effectivement ça ne colle pas. Par exemple, il y a beaucoup trop de

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demandes pour aller en Île-de-France. Euh alors qu'en fait il y a des places libres qui existent dans d'autres endroits en France. Et donc en fait il y a ce problème de répartition, il y a ce problème d'organisation. Il y a effectivement des filières qui sont beaucoup beaucoup plus demandées que d'autres. Et euh mais en même temps il y a cette question. Si on crée beaucoup de place dans ces filières-là, euh est-ce que ça a un sens à l'arrivée ? supprimer parcours sup. En réalité ça ne changera strictement rien parce que il faudra le remplacer par un autre système qui devra gérer l'augmentation continue qu'on a eu du nombre d'étudiants depuis des dizaines d'années et qui va continuer jusqu'en 2034 en réalité et le fait que bah le supérieur n'a pas forcément suivi

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complètement ce mouvement là. La sélection elle se fait à un moment ou à un autre en réalité et ce qui est très dur c'est qu'aujourd'hui elle se fait plus au niveau du bac très clairement vu les taux de réussite au bac. Donc elle se fait maintenant de plus en plus au niveau du master, voir au niveau du marché de l'emploi. Mais à un moment euh on va pas pouvoir euh s'en sortir en disant on supprime parcours sup et ça y est, c'est magique. Gérard sur je vous entends, vous avez été très clair. Et sur cette question qui celle du principe allez de la philosophie de la sélection, est-ce que vous qui êtes enseignant et qui dirigez une organisation syndicale avec d'enseignant, est-ce qui est-ce que est-ce que vous pensez que quel est votre avis sur le principe de la

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sélection ? Est-ce qu'on est aujourd'hui sur une génération de lycéens qui finalement parce que ils sont le fruit d'une époque, parce qu'on leur a dit des choses à l'école et cetera, qui aujourd'hui n'acceptent plus le principe de la sélection ? Moi, je parle pas de de parcours sup. On peut imaginer que l'idée le mot même de sélection soit un mot repoussoir totalement pour une jeunesse qui ne veut plus de sélection. C'est possible. C'est pour moi ça paraît absurde mais c'est possible. Que pensez-vous de cette question ? Alors en réalité les discours des organisations étudiantes sont quasiment les mêmes qu'il y a 20 ans. Euh c'est c'est pas nouveau du tout et c'est pas du tout une question générationnelle en réalité. Euh c'est des discours qui euh pour qui a suivi euh le syndicalisme

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étudiant, les associations étudiantes euh est une question qui euh qui est vraiment pas du tout nouvelle. Euh la difficulté qu'on a, c'est qu'il y a eu une massification du baccalauréat, une massification du nombre d'étudiants et que effectivement ça devient de plus en plus dur de s'y retrouver et de plus en plus dur d'évaluer ce que vaut réellement son bulletin dans le ce grand marché, ce grand système euh de l'affectation euh dans le supérieur. C'est ça en fait qui est compliqué. Parcours sup, il a des défauts. Parcours sup, il est trop lent. Donc il crée il génère énormément de stress. Par exemple, le la procédure, elle dure sur des mois. En réalité, c'est très très lent, c'est compliqué de l'accélérer, ça a été fait mais on ne on fait pas des miracles non plus. Et la procédure

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complémentaire, ben c'est un peu on essaie de vous caser dans ce qui reste euh et c'est pas forcément du tout euh ce que vous vouliez. Donc vous vous dites problème par cont il y a peut-être des places réellement à ouvrir hein dans certaines filières ou dans certains endroits euh qui seraient faisable si on y mettait un petit peu de budget et qui pourrait fluidifier euh en tous les cas la marge mais le problème central il va demeurer. C'est-à-dire qu'on a beaucoup d'étudiants qui veulent beaucoup faire les mêmes choses et qu'on a pas de la place pour tout le monde. C'est ça le problème de base. Donc vous vous dites Jean-Rémy Girard, vous voyez le petit bandeau rouge là qu'il y a en bas pendant que vous parlez. On pourrait on pourrait presque mettre euh Jean-émis Jean-Rémy Gérard de

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points euh parcours sup n'est pas le problème. Voilà. Voilà, c'est ça résume bien ce que vous nous avez dit. Enfin, on a euh le ministère de l'éducation nationale a fait cette plateforme avec ces questions là où il disait "Bah les lycéens, vous pouvez euh venir euh dire ce qui vous va pas, ce que vous voudriez changer." Parcours sup n'est pas du tout en tête de classement. Ce qui est en tête de classement, c'est la question des emplois du temps, l'organisation de la journée, c'est le bâti scolaire, les conditions dans lesquelles les lycéen évolue et un peu plus bas, ça va être les problèmes de remplacement des professeurs. Parcours supé finalement relativement bas, mais c'est devenu cette sorte de symbole, ça a été dit sur votre plateau, c'est un mot qui parle à

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tout le monde. quand quelqu'un a mal vécu par Cours sup et il y a chaque année des étudiants qui vivent très mal parcours sup et qui comprennent pas pourquoi et c'est absolument problématique et mais une fois encore on résoudra pas ce qui se passe dans les lycées en France et dans l'éducation nationale de manière générale en supprimant parcours sup et encore moins en ne disant pas par quoi on le remplace. Ah Emmanuel Macron, pardonnez-nous, nous vous avons interrompu Jean Rémi Gérard. Emmanuel Macron arrive à la mairie de Marseille, vous le voyez avec Benoît Paillant à gauche euh qui est le maire de Marseille. Euh Emmanuel Macron donc en déplacement euh à la cité faocéenne qui vient d'arriver. Euh tout à l'heure, vous nous l'avez dit, euh Magali Lunel,

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il va à Marseille pour d'abord se rendre à la mairie. Vous voyez ce petit a de anarchie qui nous rappelle que le 17 octobre, il s'est passé des choses à Marseille comme ailleurs. Et il va rencontrer après les les équipes municipales, il va rencontrer les forces de l'ordre dans un deuxième temps et Laurent Nunz, effectivement le ministre de l'intérieur qui accompagne le chef de l'État. Il y a aussi Sabrina donc secrétaire d'état à l'apprentissage et normalement Serge Sapin qui est le ministre des PME parce qu'effectivement il y a plein de dossiers sur lesquels veut s'arrêter le chef de l'État. On le voit, il rencontre d'abord les pompiers au sein de au sein de la mairie de de Marseille. Il y a le volet sécuritaire, il y a le volet commerçant, il y a le

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volet violence. L'Élysée a fait savoir quand on a appris que le chef de l'État se rendait à Marseille. C'était une visite surprise hein et que l'Élysée euh donc avait programmé cette visite pour que le chef de l'État puisse constater, je cite, le retour de l'ordre républicain. Bon, c'est un peu les les en généralore malval de de Marianne en général quand un chef un président de la République va à Marseille, c'est pour parler du narcotrafic et de la sécurité. Là, ça va peut-être être une une visite un peu plus large euh mais l'ombre du 17 octobre est là. Tout Emmanuel Macron et s'est déjà rendu hein plusieurs fois à Marseille au-delà justement de ces

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questions sécuritaires. Il avait fait un grand discours justement à à Marseille. Donc en plus c'est une ville chère à son cœur même d'un point de vue footballistique hein. Emmanuel Macron est supporter de de l'Olympique de Marseille. Non mais blague à part, c'est vrai qu'il s'est rendu plusieurs fois pour parler aussi de la France. je dirais à Marseille et et donc cette visite effectivement les les mots de de Benoît Paï avait été assez dur he il s'était vraiment senti justement abandonné par l'État. Je dirais que ça c'est aussi un syndrome en tout cas assez marseillais he c'est-à-dire que c'est une ville qui s'est construit aussi un peu dans l'opposition à la capitale et qui souvent d'ailleurs comme ce sud-est se sent un petit peu délaissé parfois par les décisions qui sont prises à Paris.

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Donc je pense que c'était aussi l'occasion pour Emmanuel Macron de dire que voilà qu'il était qu'il répondait à ces à ces questions-là sur l'ensemble du territoire. Par ailleurs à Marseille, il y a effectivement la question du narcotrafic mais évidemment la ville est aussi percutée comme le comme le reste de la France par les par les questions économiques euh et donc le symbole, pardonnez-moi, regardez le symbole, le maire de Marseille qui présente le buste de Marianne qui a été donc saccagé au soir au dans cette journée du 17 octobre. Et effectivement ce buste de mari qui est présenté au chef de l'État, le symbole est extrêmement fort. Pourquoi Marseille ? L'Élsée l'a dit parce que le mouvement du 17 octobre est parti de là parce que la Marie a été vandalisée, parce qu'il y

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a énormément de magasins touchés, 500 qui ont été vandalisés donc c'est énorme. Et donc le chef de l'État entend là dire que l'État est là, il se tient et sera au rendez-vous de sa mission de protection. Les symboles sont sont très forts parce qu'effectivement on a vu le président de la République accueilli avec les autorités préfectorales, plusieurs ministres passer devant le a de de anarchie qu'on décrit le de Marseille qui décrit justement les dégradations de sa mairie

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Mais c'est des souvenirs qui on entend très mal mais effectivement on comprend que Benoît Paillant maire de Marseille présente les dégâts donc subis par par la mairie ce jour du 17 octobre mais on voit encore des sièges cassés et cetera c'est la revue des dégâts. On voit vous avez raison, on voit au fond là, regardez derrière cet homme là le ciel la chaise cassée. Donc on n pas voulu absolument peut-être pour ça que est forte, c'est normal d'ailleurs c'était ça aurait pas eu de sens d'ailleurs que le président de la République arrive dans une mairie qui aurait été entièrement repeinte dont on aurait refait les sièges et cetera. Là, l'idée c'est de démontrer que l'État, la puissance de l'État peut être rétablie et que et bien la mairie de Marseille a

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subi un chaos, que ce chaos là c'est un chaos contre la République, contre nos institutions. Par conséquent, on met en contraste les dégradations avec les équipes qui ont été mobilisées, équipe de pompiers, équipe de la police municipale, équipe municipale tout court pour illustrer bah le fait que le président de la République se rend sur un lieu qui a été vandalisé, qui a été attaqué, saccagé et que la République malgré tout, elle reste debout. et et la et la visite du président de la République en est le symbole. Maintenant, ce qu'il va falloir suivre très attentivement, c'est les annonces qui vont découler de cette mise en symbole. La mise en symbole, on peut tous la partager. Évidemment qu'on a pas envie que la République recule face à ceux qui veulent la l'abîmer. Et en

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cela, le le le discours du président sera très attendu. Il est très important parce qu'il va nous permettre de voir quelles sont les réponses. On parlait tout à l'heure de l'école. Il y a il y a beaucoup de sources aujourd'hui à la colère, on l'a vu les derniers weekends. C'est ça maintenant qui va qui va compter dans les dans les heures, dans les minutes qui viennent. Nous sommes rejoints par Guillaume Farde, consultant sécurité LCI TF1. Guillaume, merci d'être avec nous. Pourquoi Marseille ? Que s'est-il passer à Marseille ? Tout à l'heure, Auror Malval disait que il y a toujours eu un discours, une opposition Paris-Marseille qui est historique avec souvent un discours marseillais qui consiste à dire le pouvoir central nous a délaissé, nous a abandonné. On est un

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peu là-dedans aujourd'hui. Bah ce qui s'est passé d'abord pour vous répondre précisément, c'est que le 17 octobre, il y a eu un certain nombre de de violences qui ont été commises à Marseille et de pillage. C'estàd que la chambre de commerce et d'industrie de Marseille indiquait qu'il y avait plus de 600 commerces qui a qui ont été pillés. C'est le chiffre entre 600 et 650. C'est le chiffre qu' a communiqué la chambre de commerce et d'industrie. Donc c'est c'est considérable. Il faut remonter aux émeutes de de l'été 2023 pour trouver un chiffre au moins équivalent et encore il est inférieur sur plusieurs jours. Donc c'est c'est dire l'ampleur du traumatisme côté pillage. Mais il y a pas que les pillages, il y a aussi des actes subversifs, violents qui ont consisté à

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affronter les forces de l'ordre, à rentrer dans la mairie, à dégrader la mairie et ce à quoi on a assisté, c'était des policiers gendarmes qui étaient en nombre insuffisant pour faire face à l'ampleur des des violences, des dégradations et des pillages. Et ça a été à l'origine d'une polémique assez vive où le maire de Marseille reprochait très clairement à l'exécutif le fait que il n'y avait pas de policiers et gendarme en nombre suffisant pour faire face. C'est d'ailleurs le canard enchaîné révélé pas plus tard que la semaine dernière que Benoît Paillant aurait exigé la venue de de Laurent tout les révélations du canard enchaîné en réponse au fait que les policiers gendarmes étaient non seulement en sous mais pas suffisamment engagés sur le terrain pour aller

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rechercher certains pilleurs, les empêcher de de nuire. Donc la venue du président de la République, on va pas totalement la décolérer euh décorrélé pardon, de cet épisode qui est absolument traumatique pour euh pour les Marseillais parce que je le rappelle plus de 600 commerces pillés c'est c'est un chiffre presque ça en quelques heures effectivement ça s concentré en quelques heures. Les moyens c'était quoi ? 404 434 policiers nationnaux mobilisés ce jour-là à Marseille 240 CRS et un peu plus de 150 gendarmes ce qui était déjà conséquent pour le maire de Marseille. C'est un chiffre qu'il faut mettre en regard d'un autre chiffre qui a été débattu qui est celui de 30000 300 pilleurs casseurs en tout cas le préfetowski qui est présent au côté du président de la République et

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du ministre de l'intérieur c'est le chiffre qu' on communiqué ses services et il a été fortement commenté. Moi-même, j'ai j'ai exprimé certaines réserves par rapport à ce chiffre, notamment parce que 30000 personnes, même sur l'ensemble d'une journée, physiquement, il faut pouvoir les rentrer dans les rues de Marseille, quoi. C'est c'est un chiffre qui est absolument considérable. Mais quand bien même ce serait pas 30000 et quand bien même il y a pile une semaine, le ministre de l'intérieur Lourneuse prenait aussi une certaine distance par rapport à à ce chiffre, disant qu'il appartent la préfecture, qu'il avait pas de raison de d'en douter mais qu'il le reprenait pas non plus tout à fait à son compte. Bon, quandem ce serait plusieurs milliers euh c'est

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considérable et c'était un nombre qui excédait les les forces qui ont été mobilisées à Marseille. D'où d'où cette polémique sur euh Paris aurait été privilégié au regard de Marseille. En tout cas, elle est là la polémique. Ben oui, parce que euh elle est là la polémique, c'est que le sujet ce Marseillais pront à critiquer les États centrales dit aujourd'hui ce que vous avez fait à Paris que ne l'avez-vous fait à Marseille. Mais d'ailleurs je préreondé le citoyen marseillais à le dire. Si vous me permettez Éric, c'est pas un problème exclusivement Marseillais, c'est un problème Paris, le reste de la France. C'est-à-dire que de façon assez classique, quand il y a des services d'ordre comme on dit, c'est-à-dire des dispositifs de maintien de l'ordre à concevoir au niveau national, Paris

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absorbe une bonne partie, une la majeure partie en réalité des unités de force mobile, c'est-à-dire les compagnies républicaines de sécurité, les escadrons de gendarmerie mobile. Et ensuite dans les départements, les préfets doivent un peu jouer des coudes pour que on leur mette à disposition ces ce qu'il reste de ces unités de ces unités disponibles. C'était déjà un problème en décembre 2018 lors des manifestations de gilets jaunes. Ça allait ça allait rester parce qu'en fait assez classiquement et même historiquement Paris concentre un certain nombre de lieux de pouvoir donc absorbe une grosse partie des des effectifs. Et donc ce débat qui a été engagé à Marseille, il a aussi lieu à Lyon, il a eu lieu à Strasbourg, il a eu lieu dans beaucoup de grandes métropoles

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française qui ont toutes fait valoir que elle n'aurait pas été suffisamment bien servie entre guillemets en effectif quand Paris a concentré le le gros des unités de force mobiles disponibles. Alors euh on va bien évidemment suivre de très près ce qui se passe et ce qui se dit à Marseille du côté du président de la République, Laurent Nugè et des h et des personnes qui se sont déplacées du du maire de Marseille également. On va voir ce qu'il a à dire au président s'il s'exprime. Anthony Morlet Lavidali, je vous représente. Vous êtes économiste à l'institut avec ses codes. J'aimerais qu'on disent un mot quand même sur les petites amorces hein de réponse aux questions de la vie chère, pouvoir d'achat et cetera qui qui ont émergé le 17 octobre également et avec une espèce

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de scénario qui pourrait consister à augmenter le SMIC un peu plus tôt que prévu. Regardez, vous allez tout de suite comprendre. Le pouvoir d'achat, les sens, tout augmente mais les salaires, il y a rien qui augmente, les retraites, tout. Alors, on en a marre. Concernant les salaires justement, les syndicats réclament notamment une augmentation du SMIC. Il doit automatiquement être revalorisé le 1er janvier pour suivre l'inflation. Le gouvernement envisage d'avancer la date dès le 1er novembre. Insuffisant pour les syndicats consultés par le gouvernement vendredi. S'il revalorise juste le SMIC de mois plus tôt, on ne va pas se démobiliser pour ça. Anthony Morel Lavidali par par quel biais prendre ce thème ? On pourrait

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dire on pourrait dire 15 € de d'augmentation du SMIC. C'est la réponse la toute petite réponse à cette demande sociale qui a été plutôt explosive. Bon, mais on peut aussi dire et en même temps, l'État est à l'os et à chaque fois qu'il y a quelqu'un dans la rue, on on fait voilà et cetera. Et si on joue à ça perpétuellement avec les lycéens, avec les étudiants, avec les employés, les fonctionnaires, les agents publics, voilà, les les professeurs, les enseignants et cetera, et ben les les smicars et bien l'État risque d'être encore plus à l'oos. Effectivement, je crois que vous avez raison, on a pris l'habitude et qui est une mauvaise habitude de répondre au colère sociale par plus de dépenses publiques. Faut se rappeler que les gilets jaunes, c'est 17 milliards d'euros aujourd'hui.

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Les gilets jaunes 17 milliards. Voilà. On a juste plus les moyens de se de s'offrir aujourd'hui contre nos situations financières, ce type de dépense non financée qui plus est euh dans le contexte actuel. Faut bien avoir en tête que si on pousse le bouchon trop loin sur nos finances publiques, ça va très mal se terminer. Il y a mon marché nous fera plus confiance. Et si vous avez une crise par contre des finances publiques, là c'est tout le monde qui va trinquer et très sévèrement, bien plus lourdement que ce qu'on voit là aujourd'hui. Et j'ai envie de vous dire Anthony, que on a l'impression que ce que vous dites maintenant a à déjà 6 mois. Parce que vous venez de dire si on continue comme ça, les marchés ne vont plus nous faire confiance. Mais enfin franchement, on y

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est. Pas encore. Honnêtement, aujourd'hui, on peut lever argent, ça coûte cher mais on peut enlever. Il y a un moment donné où on pourrait atteindre des niveaux de taux d'intérêt où la France a des grosses difficultés à se refinancer. Pour l'instant, c'est encore à peu près étonnable. Je suis d'accord avec vous qu'on est déjà sur des niveaux de taux d'intérêt qu'on pensait impensable il y a un an de cela. Mais ça passe encore. Et si on ne fait pas attention, il y a un moment donné, c'est vraiment une vraie crise et une vraie crise, c'est très désagréable. Il faut avoir en tête que là faut prendre des mesures très vigoureuses et dans ces cas-là, vaut mieux quand même pas être retraité ou fonctionnaire. Souvent, ça se termine quand même très mal. Donc, on

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a envie de dire "Oui, il faut répondre mais il faut répondre par des mesures pour partie non budgétaire, ce [raclement de gorge] qui probablement va pas soulager la colère sociale." Et puis les entreprises, elles aussi on ont des limites. Si si vous augmentez trop fortement les salaires, d'une part, vous massacrez la compétitivité dans un monde où on voit bien que c'est très difficile d'un point de vue de la concurrence internationale. Et puis on n pas de problème de partage de la valeur ajoutée en France. On peut estimer que les salaires sont trop bas, mais la cause c'est pas que les entreprises versent trop peu de salaire, c'est juste qu'on a pas assez de croissance. On est dans un pays en quasi stagnation. Quand la taille du gâteau n'augmente pas, vous

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pouvez pas distribuer plus à tout le monde. Ça marche pas comme ça. Donc le gouvernement ne peut pas, si on vous écoute, ne peut pas avoir de réponse à cette colère sociale aujourd'hui. Non, parce que la vraie cause de nos problèmes, c'est qu'on est on est en stagnation, on a plus de croissance et ça c'est extrêmement difficile à traiter et vous pouvez pas le résoudre. On peut pas claquer les doigts pour fabriquer de la croissance économique. Pour fabriquer de la croissance, il faut une vraie politique, c'estàd un gouvernement qui a la majorité, ce qui n'est pas le cas. Et on est en élection présidentielle, donc il faudra attendre de toute façon 2027. Tout à fait. Et exactement, il faut produire pour avoir du revenu. Et aujourd'hui, c'est ce qu'on a un petit

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peu oublié, c'est qu'il y a plus de politique pour la production en France. Imaginons une chose, la situation continue à se détériorer sur le plan budgétaire et cetera dans les prochaines semaines. Bon, de nouvelles crises social émerge en décembre après les fêtes de Noël. Si le gouvernement là, je parle à à votre expérience de la vie politique, vous qui êtes journaliste, c'est-à-dire on est on ne peut plus on ne peut plus augmenter le SMIC, on ne peut plus voilà suivre indexation de de de l'inflation pour les pensions. On ne peut plus, on ne peut plus. On va rester sur la base de ce c'est c'est c'est une chose que on peut que les que les Grecs ont pu entendre peut-être que les Irlandais ont pu entendre peut-être que les Portugais

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en d'autres temps ont pu entendre même si ça fait mal. Est-ce que les Français les 70 millions de Français peuvent l'entendre sans descendre dans la rue et tout casser ? Ça me paraît aussi d'accord avec moi ben je pense que les Français vont dire et c'est d'ailleurs ce qu'ils disent disent pourquoi le pays il est à qui est responsable est-ce que ce sont nous les Français qui avons vidé l'état est-ce que nous sommes responsables des dérapages budgétaires qui ont eu lieu ces dernières années la réponse pour les gens c'est non j'étais donc à Orléance weekend j'ai même au croisé un moment je discutais avec un monsieur qui est pharmacien il me disait j'ai des gens qui viennent dans ma pharmacie il m'explique qu' font les poubell qui connaissent les jours où les

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restaurateurs sortent leurs différentes poubelles pour aller chercher de la nourriture. Je veux dire, il y a vraiment aujourd'hui la question pour beaucoup de Français, c'est des c'est des questions pour manger. Et ça, je pense que faut pas le faut pas le perdre de vue quand on quand on se place dans la perspective de cette crise. C'està-dire qu'est-ce que a y effectivement la question des lycéens ? Il y a des gens aujourd'hui qui travaillent et qui n'arrivent plus à vivre de leur travail. Je pense pas qu'il puisse y avoir d'ailleurs plus graves crise que celle-ci. C'est-à-dire quand on a des gens qui respectent enfin qui jouent le jeu, c'est-à-dire qui qui ont l'impression de de faire tout ce qu'ils peuvent dans leur vie pour essayer de s'en sortir et qui ne s'en

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sortent pas et qui du coup vivent de moins en moins bien année après année. Certes, il y a pas tous les indicateurs ne sont pas au rouge en France. On a quand même un taux de pauvreté qui a sensiblement augmenté ces 10 dernières années. Et on le voit, je veux dire, on le voit dans la rue, on le voit à chaque fois qu'on discute avec des gens de pauvreté en France, le le taux de pauvreté en France tel qu'il est défini par les instances internationales est plus élevé en proportion qu'aux États-Unis. Commèement fou que par par définition le pays injuste. Non, vous êtes pas d'accord avec ça. J'ai j'ai regardé moi avant l'émission, je vous peut-être trompé. Quand on quand on essaie de faire des comparaisons propres, on a quand même encore un des taux de pauvreté les plus bas d'Europe,

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nous les Français. Oui. Et je vais vous dire là où il y a de la pauvreté, c'est plutôt chez les jeunes et chez les parents isolés. La réalité c'est que chez les actifs à force et des ménages chez les retraités chez les retraités on a le taux de pauvreté le plus quasiment le plus bas du monde. Donc faut pas plus bas du monde même s'il y a 700 et quelques ret mais alors ça veut dire quoi ? Ça [rires] veut dire que Attendez c'est terrible parce qu'on on peut pas dire aux gens on peut pas dire à celles et ceux qui nous regardent que les Français mîimes feignent un peu comme ces joueurs de football qui font semblant d'être blessés peut pas dire ça. Il y a moi je croise des gens qui sont vraiment dans la souffrance sociale. Comment est-il possible ? Non mais c'est la vraie

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question. Comment est-il possible que nous ayons tant de retraités qui nous regardent, qui nous disent "Je souffre !" et que nous ayons dans le même temps les retraites sur le plan général les les les plus élevés du monde pratiquement. Comment est-ce possible ? Est-ce qu'on a fait quelque chose qui est absolument criminel qui est qu'on a masqué notre stagnation économique au long cours par de l'endettement et donc on a financé du niveau de vie à crédit et aujourd'hui il y a plus la place de le faire. Donc on arrive à la fin de ce système où si vous voulez durablement augmenter le revenu de toutes les personnes qui nous écoutent, il faut de l'activité. Et la France décroche. L'Europe décroche par rapport au reste du monde et la France décroche en Europe. Et donc à la fin, il y a une

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popérisation générale mais qui est liée simplement au fait qu'on a pas assez d'activités économiques dans ce pays. Et tant qu'on règle pas le fait générateur, on n'y arrivera pas. Faut pas se raconter d'histoire. Je suis d'accord. Et puis un des un des grands effets un peu pervers entre guillemets de notre état providence, c'est que nous avons comme espèce de light motive social et ça c'est quelque chose qu'on doit à la fois à la gauche, mais aussi au gaolisme social, l'idée qu'on va laisser personne sur le bord du chemin. Et ça c'est plutôt à notre honneur et c'est plutôt un modèle qui moi me plaît personnellement mais qui est tellement singulier dans le monde entier qu'aujourd'hui il y a un sentiment d'injustice qui s'empare des Français quand on dit "Mais nous on nous

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a laissé sur le bord du chemin." Alors, même si on le fait moins que les autres, effectivement, l'image que nous avons nous-mêmes, l'image que nos compatriotes ont de l'État, c'est un état qui est là pour protéger, un état qui est là et vous avez parfaitement raison, y compris lorsqu'il y a des des fluctuations économiques, lorsqu'il y a des crises, on a toujours ces effets d'amortisseur. Le quoi qu'il en coûte en a été un et il y en a plusieurs et à chaque fois qu'il y a une crise, on dit moi le premier, il faudrait que l'État nous aide, il faudrait que l'État distribue des aides pour les entreprises, pour les particuliers. C'est ce paradoxe-là qui rend notre situation assez singulière dans le monde. À cet égard, avez-vous vu dans le podcast de notre éditorialiste

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économique François Langlais, l'interview de Jean-Luc Mélenchon et le passage sur la propriété privée. Absolument décapant, absolument dingue. Mesdames, messieurs, éloignez les enfants. Écoutez Jean-Luc Mélenchon, c'est assez intéressant. Jean-Luc Mélenchon ne remet pas en question le principe de la propriété privée sérieusement mais il les corne quelque peu. Regardez donc le podcast de François Langlais, pardonnez-moi, qui reçoit Jean-Luc Mélenchon. Aujourd'hui, on sera contraint de le faire. De faire quoi ? Bah de dire la conception que vous avez de la propriété n'est plus supportable. Mais c'est pour vous dire que toutes les idées que nous nous sommes fait sur la

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propriété et ce qu'on en attendait, elles-mêmes ont été démenties. Et par conséquent, nous avons le choix. La situation actuelle est intolérable et un on ne sait plus comment faire parce que comment vous dites à quelqu'un qui a acheté à 1 million que vous allez faire tomber le prix à 200000 il va vous dire mais monsieur qui va me donner les 800000 que je ré que alors chaque chacun sort son violon c'est un complément pour ma retraite c'est ceci c'est cela bon les gens n'ont que des régions honorables et je et je le crois volontiers mais non il y a des choses qui ne pourront pas être supporté par conséquent J'ai bien l'intention de faire en sorte que d'une manière ou d'une autre, on puisse réacquisitionner

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ces espaces. Prenons un exemple. À la défense, il y a 10 tours. Très bien. Nous avons manquons de place pour y mettre des étudiants. C'est pour ça qu'on a inventé parcours supr. Bon et bien si je dis moi non, ça sera pas vous ne pourrez aller que là il y a des places et que je dis il y aura des places autant qu'on en a besoin. Faut bien que je trouve l'endroit. Je ne vais quand même pas regarder ces médcés vides en disant ben je ne sais pas euh où je vais réquisitionner je sais pas qui dans la ville. Donc nous prendrons des mcar là. Moi je me méfie he de très haut niveau quand même hein. Donc c'était assez euh assez détaillé. Moi je me méfie. Les expériences socialistes en matière de de logement finissent souvent mal en en appartement communautaire à Moscou. [rires]

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Vous savez ces appartements dans le vieux Moscou, il y avait trois quatre familles, une seule cuisine. Bon, on en est pas là bien évidemment, mais euh bon, l'idée d'aller dire à des entrepreneurs, vos vos bâtiments, on les réquisitionne. Bon, et c'est quand même le honnêtement le proe d'un pays en déclin de d'avoir ce type de discussion. Alors que de l'autre côté de l'Atlantique, il y a la saison des résultats qui s'est ouvert, on a des entreprises américaines qui sont en train de publier des bénéfices en hausse en gros de 30 % sur un an. Donc vous avez de l'autre côté euh un pays qui a ses problèmes et notamment démocratiques euh mais qui tourne et qui a de la pouvoir voilà et qui a de l'activité euh et nous on en est réduit aujourd'hui à se poser la question de peut-être euh finir par

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saper le marché et saper la propriété privée. Moi, je trouve que c'est juste absolument délirant. Pardon, mais justement aux États-Unis, il y a d'énormes problèmes de pouvoir d'achat, vous l'avez dit. Euh comment vous l'expliquer dans ce cas-là s'il suffit d'avoir euh de la croissance et de la production euh pour pas laisser des gens sur le bord de la route parce que il y en a énormé des inégalités en fait il est central aux États-Unis. Ce qui est frappant c'est qu'on l'a en France ce débat alors que c'est pas notre sujet là-bas. Oui, très clairement, aux États-Unis, il y a on arrive sur des niveaux de profitabilité qui honnêtement sont difficilement justifiables pour avoir une société harmonieuse. Nous, on est un peu tout l'inverse, mais c'est chez nous qu'on

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passe la journée à discuter d'un gâteau qui ne grossit plus. Et quand même. Oui, mais là où il a raison, là où il a raison, c'est que ce débat ne devrait pas être un débat français puisqu'on est le pays le plus social du monde, entre guillemets, le plus redistributif du monde et où le décile des les le décile des des contribuables les plus élevés, c'est les 10 % de contribuables au col blanc pays dans le monde. Donc tout ça c'est donc ce débat devrait pas avoir lieu en France. Oui, mais en même temps, vous pouvez pas leure quand quand on rencontre justement les gens qui sont les bénéficiaires des aides sociales. Quand vous avez par exemple une dame qui vient qui dit "Je suis AESH, je gagne 900 € par mois, je suis mère de quatre enfants." Comment vous lui dites ? Vous

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lui b en fait on donne trop, on redistribue trop donc on vous va pas vous donner ces allocations familiales pour vous permettre péniblement de finir votre mois. Enfin, c'est je veux dire le réel aussi des gens. C'est ça mais cette AH elle perçoit des allocations puisque 50 c'est ce que je voulais c'est c'est si on si elle alors même en percevant sa vie euh n'est pas [raclement de gorge] est compliqué mais alors si elle n'en perçoit pas enfin il est juste impossible de vi vous pouvez pas être mère d'une famille de quatre enfants avec 900 € de salaire et à la retraite ce sera aussi très compliqué pour elle parce que c'est aussi on sait très bien que c'est des carrières qui sont morcelées que c'est des situations qui vont être aussi douloureuses même lorsqu'elles arrêteront de travailler

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vous avez ce qui est terrible c'est que vous avez aussi raison Mais on est quand même un état étrange où seulement 47 % me semble-t-il des foyers fiscaux paient l'impôt sur le revenu. Bon donc donc il y en a 53 qui qui bénéficient quand même de cette mesure. Je sais bien qu'on paye des impôts à travers la TVA et d'autres choses mais bon il y a quand même 53 % des gens qui peuvent se dire je ne pai pas l'impôt sur le revenu c'est déjà formidable. On est ce pays où plus de 50 % des gens vivent un petit peu enfin perçoivent de l'état. bénéfici net combien bénéficiaire net de la bénéficiaire de il perçoivent plus de l'état qu'il ne lui donne. Donc c'est formidable. D'ailleurs au passage on dit jamais merci à l'État. Je je comprends pas pourquoi les gens ne n'ont pas pris

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cette habitude de dire merci à l'État. Moi je sais pas, il semble que l'État m'a aidé en parfois dans ma vie. J'ai eu envie de lui dire merci. Je suis pas un modèle hein, mais bon euh donc et et pourtant on a l'impression qu'on vit dans le pays le plus injuste du monde et des gens à mon avis bien intentionnés le pensent vraiment et sincèrement. Vous avez raison de pointer ce symbole mais je veux pas relativiser la déclaration de Jean-Luc Mélenchon. D'ailleurs, j'ai trouvé l'entretien extrêmement intéressant parce que on on a pu voir aussi, moi je le critique beaucoup sur certains points JC Mélenchon, l'étendue de sa culture et quand il parle là de la propriété privée, franchement il renoue avec un discours de gauche qu'on connaît mais alors depuis 1840 et le livre de de

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Pierre Joseph Proudon, qu'est-ce que la propriété dans lequel il déclare vous savez la fameuse phrase la propriété c'est le vol ? Point exclamation. Bon oui Pierre Joseph Proudon c'est une histoire marrante. C'est une c'est une histoire qui qui a plusieurs décennies, plusieurs siècles, celle du rapport de la gauche à la propriété. Donc là, Jean-Luc Mélenchon, il fait presque de la philosophie. Ce qu'il nous dit, en gros, pour simplifier, c'est bah quelqu'un qui a euh 150 maisons par rapport à quelqu'un qui n'en a qu'une, c'est injuste. Et cette personne qui utilise ses ses rendements sur ces 49 autres maisons est en quelque sorte une sorte de profiteur capitalistique. C'est la thèse de Proudon. Proudon distingue la possession, c'est-à-dire le fait d'avoir son chez soi. Il voulait pas

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exproprier les gens de leur maison, avoir sa maison, mais les revenus sur les revenus par les terres. à l'époque, il y avait des gros propriétaires fonciers, il y en a toujours du reste. Mais ça ça nourrit les inégalités et donc c'était insupportable à ces socialistes du 19e siècle. Bah Jean-Luc Mélenchon, il reste sur cette ligne-là. On peut trouver ça anachronique au 21e siècle. En revanche, c'est pas très nouveau euh par rapport à la conception de la gauche de la gauche radicale en tout cas euh de la de la propriété privée. Mais c'est vrai qu'aujourd'hui à part des systèmes communistes néosoviétiques, il y a plus personne qui fonctionne comme ça dans le monde. On est libre de posséder 50 maisons si on le ve on rempère paysans socialiste dans le sud-ouest et paysan donc propriétaire

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de cette terre. Ouais, c'est ce qu'il opposait dans la gauche. Communiste à l'époque qui était contre le principe de la propriété privée et pendant des années de l'après-guerre, ça a été la la la bagarre entre les communistes des années 50 60 tout ça à l'époque de De Gaulle les communistes euh qui étaient plutôt contre l'idée de la propriété privée et puis les socialistes qui étaient pas du tout là-dessus. Oui, un bon vieux débat hein. Oui, c'est un bon vieux débat [rires] parce que c'est un débat très français qu'on a depuis 150 ans donc bon pourquoi pas. Ma bon par le patron de la France insoumise était l'invité d'Améie Carwin. Il a précisé la la pensée de Jean-Luc Lanchon. Écoutez, il a d'autres droits qui doivent aussi être mis en balance avec le droit de la propriété privée et

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notamment effectivement la question du mal logement. Quand vous avez des logements qui sont inoccupés pendant des années et des années ou des bureaux qui sont inoccupés pendant des années et des années et dans le même temps des gens qui dorment dans la rue et ben dans notre droit, il doit y avoir un équilibre entre ces différents droits. Mais il y a pas d'abolition du droit de propriété privée pour parler si Jean-Luc Mélenchon arrive au pouvoir. Évidemment non. Évidemment non. mais que j'aimerais être à votre place pour le plaisir jubilatoire de d'accéder à ce débat qui était qui est un indémodable [rires] de de la du débat politique à la française. Je vous jure hein, moi j'ai des souvenirs petit garçon dans la ferme de mon grand-père avec le socialiste, le

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communiste, le type de droite et le curé et vraiment scroagnol mais c'était vrai et avec ce débat sur la propriété privée qui revient aujourd'hui agrémenté d'une couleur moderne justement je pense que là tout est dans la couleur moderne, c'est-à-dire qu'on a un problème en France qui est sur le logement. Je pense que c'est et d'ailleurs c'est pas un hasard si Marine Le Pen elle a commencé sa campagne avec la thématique du logement en mettant sur la table ce ce cette thématique parce que aujourd'hui c'est devenu très difficile de se loger dans un certain nombre de grandes villes. Les loyers sont extrêmement chers. Il y a effectivement c cette question des multipropriétaires, je pense qu'elle était quand même, ça a toujours été comme vous dites un débat philosophique, ce n'était pas le le la

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préoccupation majeure des gens dans le débat public de blâmer les multipropriétaires qui empêchaient alors non seulement de se loger en locataire mais aussi d'accéder à la propriété. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, vous avez des villes comme Paris mais comme d'autres villes en France où il est impossible en fait pour quelqu'un, je dirais de normal, le français lambda d'acheter. Donc en fait c'est la le débat sur cette propriété privée, il est nouveau parce que tout d'un coup le caresser l'idée même d'en d'en être devenir un propriétaire est devenu impossible. Donc effectivement quand Jean-Luc Mchon il dit il va falloir repenser ce rapport à la propriété privée, bah pour pour un certain nombre de personnes il le repensent puisque c'est devenu quelque chose qui est hors de leur portée et qui

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sera probablement toute leur vie hors de leur portée. C'est là aussi où il y a eu un changement de paradigme dans ce rêve je dirais des 30 glorieuses de la classe moyenne justement bah les les golistes qui étaient très attachés de permettre en fait à tous les Français de devenir propriétaires de son petit pavillon en périphérie et de construire en fait ce rêve d'accession à la propriété. Aujourd'hui, c'est ce rêve-là, il est il est par terre en tout cas pour un grand nombre de personnes. Donc qu'est-ce qu'on fait ? Comment on en parle ? Comment on parle aussi ? Et ben tout est derrière derrière cette question du logement, vous avez celui la question bien sûr de l'accession à la propriété, vous avez la question de l'héritage. H est-ce que on construit justement une

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société d'héritier ou seuls ceux qui sont enfants de propriétaire seront demain propriétaire ou quelle chance on peut donner à la fois aux Français pour en bénéficier ? Et question, je dirais aussi de très court terme, comment on loge ceux qui sont dehors ? Vous avez entendu quand même Manuel Bonparle répète un peu ce qu'a dit Jean-Luc Mélenchon effectivement dans le podcast de de François Langlais. C'est c'est un peu des questions basiques que peuvent se poser des Français. Je suis désolé, je n'arrive pas à accéder la propriété. Regardez ces immeubles tout vides. Oui. Oui. Non mais ça c'est sur les logements vacants. Il y a d'ailleurs en ce moment des publicités, voyez, sur des sur les abribus et cetera dans Paris, on voit un un logement sur 10 vacants et

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cetera. Donc c'est vrai que c'est un truc qui qui peut moi ça me scandalise des fois aussi de savoir qu'il y a des gens qui dorment sous les ponts tandis qu'il y a des logements vacances. Ça me paraît être être du bon sens. Quant au débat sur la sur la propriété, il y a un autre personnage important de notre pays, notre démocratie, notre vie politique récente, c'est Nicolas Sarkozi qui en avait parlé, qui voulait une France de petits propriétaires un peu dans le sillage du gaolisme social. Et je me rappelle qu'à l'époque les coûts les plus rudes contre ces propositions étaient plutôt venus d'économistes libéraux, donc plutôt de droite, qui disaient "Non, non, non, on a besoin de beaucoup de locataires parce que les locataires, ça fait fonctionner l'économie, ça fait fonctionner le

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marché immobilier et que chacun soit propriétaire, c'est comme l'épargne quoi. le français, l'agent économique moyen qui possède son pavillon à 150000 € et qui possède sur son compte en banque 30000 € d'épargne et qui fait pas grandchose et qui est assez économe, économiquement ça n'intéresse pas trop les économistes libéraux parce qu'il le préfèrent à crédit, au loyer, avec des trucs revolving, des machins parce que c'est plus ça fait plus tourner l'économie et les produits financiers. Moi je n'aime pas cette vision. Je vous me connaissez, je suis un peu plus étatiste. Moi je considère qu'effectivement chacun doit avoir le droit à son pavillon, à sa maison, à son compte en banque avec un peu de sous de côté. Moi, je voudrais prendre la défense des des seors. Ah, ça vous avez raison.

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Non, non, mais parce que les seniors, on leur dit depuis qu'ils ont 17 ans, 18 ans, dès que tu fais quelques économies, achète ta résidence principale. Moi, je suis le fruit de cette culture là. Oui. Et c'est on peut pas blâmer des gens, c'est les parents euh l'école euh le banquier qui avait la responsabilité de votre compte en banque, tout le monde leur a dit ça. Tout les a poussé à ça. Et même quand on résistait, même quand on résistait, le banquier des années 70-80 était là pour vous dire "Franchement, vous n'êtes pas sérieux, monsieur Melin. Vous n'êtes pas sérieux. Quand je vois que vous payez, vous payez tant loyer, je le vois bien sur votre compte en banque. C'est pas sérieux. Avec ça, vous pourriez acheter un petit deux pièces à crédit. N'êtes pas sérieux

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pour vos vieux jours. C'estàd que même le type qui voulait résister face à cela euh s'il avait un un travail, aussi modeste soit-il, il était conduit poussé par toutes les forces du pays pour qu'il achète son son appartement. Et puis après et puis après il avait payé son appartement et puis après quand il y avait il restait quelques sous et cetera, il achetait sa petite résidence secondaire. C'est comme ça la France. Maintenant, il y a peut-être des gens qui disent "C'est ça, ça pue, c'est inacceptable, c'est pas tolérable." C'est c'est c'est ce qui a prévalu et et c'est ce que nous pensions être le bien. Voilà. Al, c'est vrai, mais je trouve ça extraordinairement insidieux de d'attaquer délicatement en semant le doute sur la propriété privée, en faisant par le marché au fond, en

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remettant en cause des règles du marché pire, en attaquant même pas ou en adressant même pas le problème du plafonnement des loyers qui en fait en réalité massacre l'offre locative. H donc ça c'est vraiment un vrai sujet et ce qui n'est jamais abordé c'est l'offre de logement et un moment donné faut construire aussi pour loger tout le monde et à l'endroit où on en a besoin parce toujours il y a des logements vacant mais il y a une énorme hétérogénité spatiale. Donc donc c'est quand même un sujet très maltraité et à la fin qui est toujours fait pour servir une cause qui est que le le marché serait défaillant et jusqu'à preuve du contraire sur le logement quand ça été bien traité, ça n'a pas été le cas. Donc je trouve ça assez insidieux. Hm. Euh, il faut que nous parlions de Marine Le

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Pen, mesdames, messieurs, car nous avons sur ce plateau un certain nombre de personnes qui se trouvaient hier euh ce weekend à Orléan. C'est votre cas, hein. C'est mon cas. Et c'est votre cas. Bonjour. C'est mon cas également. On était ensemble. Voilà. Du service politique de DELCI. Merci d'être avec nous. Euh, on va regarder Marine Le Pen ou on vous demande un petit mot d'abord, un petit un petit mot de de de ce de ce voyage à Orléan. Vous Non, mais comment vous avez fait ? C'était c'était vraiment un meeting et une ville qui était sous cloche ce weekend. On peut tous en témoigner que ce soit dans le centre-ville avec des dispositifs de sécurité qui étaient hors norme que la sécurité autour du meeting du Rassemblement national avec des véhicules sansor qui sont des blindés

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qui étaient prépositionnés aux abords du zénit et du palais des Congrès d'Orléans. Un service d'ordre du Rassemblement national qui était renforcé. On parle de plus de 200 personnes internes au Rassemblement national qui étaient là pour sécuriser les lieux, éviter qu'il y ait soit des face-à-face entre des militants du Rassemblement national et euh des militants qui appelaient à manifester contre le Rassemblement national. Au final, il y a eu une action qui a été notable pendant le discours de Jordan Bardella, mais le meeting a très pu reprendre son cours presque normalement avec ce discours de de Marine Le Pen qui lui n'a pas été interrompu. Alors justement parce que c'était le congrès du effectivement à Eurley en ce weekend qui a vu la réélection de

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Jandarne Bardella à la tête du parti. un weekend qui s'est terminé par ce discours hier de de Marine Le Pen et alors elle dit comme la bataille des idées est gagnée on a eu raison surtout tout le monde maintenant est d'accord avec nous donc je ne vous parlerai pas de ça elle a fait plutôt à la place pas un discours programmatique mais un discours plus philosophique où il a été question de d'espoir il a été question d'harmonie il a été question de beauté et c'est sur ça qu'on voulait vous interroger un discours assez atypique quand même extrait L'élévation de la société comme des hommes qui la composent passe aussi par la promotion d'une notion que l'on a oublié, voire qu'on a siamment congédié et qui est pourtant essentiel parce

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qu'elle parle au cœur et même à l'âme. C'est le beau. Nos sociétés modernes ont trop souvent relégué la beauté, l'élégance, la distinction au rendu superflu comme si elles étaient le privilège des temps ou des gens prospèrent. Marine, tu es belle parfois parfois même parfois même par esprit de nivellement par volonté de rupture imbécile par goût de la provocation facile certains ont cru intelligents de promouvoir la laideur comme si l'avachissement intellectuel ou esthétique pouvait être un projet de vie ou de société. Pourtant, les hommes de la Renaissance avaient compris que le beau était une

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marque de respect envers soi-même, envers les autres, mais aussi un hommage rendu au monde. Oui, je le pense. La question du beau est profondément politique. Alors là, elle est capable d'être surprenante parce que franchement cette croisade pour la beauté euh pas vu venir. J'ai pas Bon, personne l'a vu venir. C'est pas idiot. Je me souviens que dans dans d'autres temps, il me semble que Jack Lang il y a peut-être 20 ans avait écrit un un livre sur le droit au beau. Voilà pourquoi est-ce que les gens modestes qui habitent dans des banlieux et cetera qui ce le matin quand ils vont travailler n'auraient pas droit à des environnements urbains qui soient gratifiants, qui vous rendent fier et cetera. Bon en tout cas c'est tout à fait alors j'aurais jamais imaginé ce ce

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truc là venu de nulle part et c'est plutôt bien vu sur le plan politique Ror Malval. Oui, effectivement je pense que alors on va pas, vous l'avez dit Marine Le Pen, elle considère que le le constat que fait le Rassemblement national et puis avant lui le Front National non seulement pardon a a gagné un petit peu la la bataille des idées, enfin la bataille de de ce constat et puis surtout que les gens savent en fait ce que propose le Rassemblement national et ça c'est un petit peu la grande force du parti. C'estàd que Marine Le Pen n'a pas besoin de marteler son programme. D'ailleurs, de la même façon un peu symétriquement que Jean-Luc Mélenchon, les gens savent à quoi s'attendre. Il y a une il y a une marque Rassemblement [rires] national. Attention, on vous interromp Emmanuel

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Macron s'exprime, pardonnez-nous. Il est à Marseille en visite à la mairie de Marseille. On l'écoute. Écoutez à tous. Écoutez, je j'ai tenu à venir à venir à Marseille ce matin pour être au côté de monsieur le maire et de l'ensemble de de ses équipes. Don la mairie, comme vous le savez, a été attaquée, durement touchée le 17 octobre. Au côté aussi du préfet de région, le préfet de l'ensemble des forces de sécurité intérieure qui ont tenu et conduit un très bon travail ce samedi dernier. Et donc nous allons continuer. Samedi, les manifestations se sont tenues dans tout le pays et l'ordre aussi a été tenu. Les commerces ont été protégés, les bâtiments publics ont été protégés. On a encore près de de 80 commerces qui ont

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été impactés France entière, c'est toujours trop. Donc on va continuer de s'améliorer mais l'organisation et l'anticipation ont été là et avec le premier ministre, le ministre de l'intérieur, l'ensemble du gouvernement et l'organisation qui a été mise en place pour le le 24 octobre, nous avons pu tenir et protéger et c'était la mission première. Ensuite, des manifestations ont pu s'organiser. Le droit de manifester a été préservé et c'est une bonne chose, mais avec des tracés qui ont été repensés et hors des centres-villes. Donc, je dis tout ça avec d'abord ma gratitude à l'égard des forces de sécurité intérieure et du travail qui a été fait samedi dernier. Ensuite, il faut maintenant préparer la suite et on reste à la fois humble et concentré. On sait que samedi prochain

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est encore un samedi à risque. On sait qu'il y a le 5 novembre une journée de mobilisation nationale qui mobilise tous les syndicats et il y a encore les autres samedis. Pour autant, il n'est pas écrit qu'il y a une chronique de chaque samedi qui doivent reprendre. Et donc qu'est-ce que nous allons faire ? Un continuer d'être organisé, d'être présent, de protéger les biens, les personnes, nos centr-villes, nos commerces, nos bâtiments publics. Ça c'est la règle absolue et c'est la mobilisation de tous. La deuxième chose, on continuera d'avoir des tracés de mobilisation déclarée, donc les tracés qui sont demandés par les syndicats représentatifs qui se feront en dehors des centres-villes pour que les manifestations se fassent dans le calme et sans mettre nos commerces à

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risque. Troisièmement, on va continuer d'accompagner nos commerçants, nos artisans, toutes les forces économiques qui ont été touchées, on va les retrouver dans un instant à la préfecture. Ici, un fond a été mis en place par l'État, abondé par les collectivités territoriales, par le privé aussi. Et on va continuer en allant chercher évidemment les les assureurs, en mettant ce fond en place, en accompagnant et on va évidemment accompagner aussi les collectivités les plus touchées dans la mairie de Marseille. Et puis dernière chose, c'est évidemment, j'ai demandé au gouvernement aussi de répondre aux demandes légitimes qui sont à la racine de ce mouvement social. Premier ministre va recevoir les les représentants du monde lycéen et le CNVL cet après-midi avec des annonces fortes

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et des avancées pour justement à la fois aujourd'hui changer les choses et pouvoir aussi enclencher des chantiers à très court terme. Et nous allons faire de même avec les forces syndicales et patronales. Et donc tout ça doit rentrer progressivement dans l'ordre et dans le respect. Monsieur le président, monsieur le maire avait critiqué un manque d'effectif et le maintien de l'ordre lors du 17 octobre. Est-ce que vous êtes revenu ensemble sur ce qui n'a pas marché ce jour-là et sur les les failles de renseignement et de de main de l'ordre ? Oui, monsieur le maire va dire mais je peux vous dire moi les choses. C'est tout à fait vrai que à Marseille comme ailleurs, il y avait pas assez de force le 17 octobre. On le sait très bien parce queon avait pas du tout anticipé

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ce qui s'est passé. C'est-à-dire que le 17 octobre n'avait pas été anticipé le fait qu'on aurait autant de force d'ultra gauche qui se mobiliseraient dès très tôt le matin de manière très atypique, c'està dire pas en opportuniste à la fin des cortèges mais très tôt le matin ce qui s'est d'ailleurs passé ici. On avait pas anticipé que on aurait au-delà de cette mobilisation de l'ultra gauche aussi de la délinquence qui viendrait dessus et donc les forces de police n'étaient pas d'ument proportionné. Donc c'est tout à fait vrai. C'est pas ce qui s'est repassé le 24. Monsieur le président, vous avez monsieur le mairez. Merci beaucoup. Euh évidemment, on a évoqué ce qui s'est passé, mais ce qui m'intéresse, ce qui intéresse le chef de l'État, ce qui intéresse les Français, c'est ce qui va

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se passer. On est revenu, il y aura le moment où on aura besoin de regarder exactement ce qui s'est passé. J'observe que samedi dernier, les choses ne se sont pas du tout passées de la même chose, de la même manière, c'est-à-dire que les forces étaient proportionnées. Et je veux remercier le ministre de l'intérieur qui est venu et tout le gouvernement et toutes les forces de sécurité intérieure parce qu'elles ont été là. D'abord, elles ont permis que les manifestations puissent se passer correctement dans ce pays parce que c'est un droit constitutionnel, que les manifestants ne sont pas des casseurs, que les casseurs sont des voyou, qu'ils n'ont pas de revendication et vous le savez, en ce qui me concerne, je considère que leur place n'est ni dans les manifestations mais bien devant un

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juge. Ça c'est le premier point. Fait en sorte évidemment que samedi prochain, ça ne se passe pas. Mais nous avons aussi évoqué avec le président de la République, il vient de vous le dire, la question de la sortie de crise et il faut une sortie politique. Quand on est face à une crise politique de cette ampleur là, le chef de l'État vient de vous le dire, il faut des réponses. C'est ce à quoi nous devons et les uns et les autres nous atteler. Il n'y a pas dans cette circonstance de place pour des accusations qui seraient simplement stériles ou pour de l'invective ou pour de l'injure. Nous devons avoir des débats démocratiques et nous avons des des désaccords. Et c'est ce que la démocratie impose, de vivre légitimement nos désaccords, de manifester pacifiquement quand il y a des

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désaccords et quand il y a des revendications. C'est ainsi que ce qu'on conçoit et que c'est fabriqué la 5e République et c'est ainsi qu'elle continuera de vivre à partir du moment où sa classe politique, droite et gauche confondue, dans les moments les plus difficiles, est capable de se montrer à la hauteur du moment. Et moi, je l'ai déjà dit, j'appelle celles et ceux qui veulent jouer un rôle dans ce pays à être à la hauteur du moment, c'est-à-dire à trouver une sortie de crise, à s'entraider les uns les autres. Oui, nous avons le droit et nous avons des différences politiques avec le chef de l'État, mais aussi une certaine conception des choses que nous devons préserver. Et ce ne sont pas des mots vins. La République, elle n'est pas à brader. La

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Constitution, elle ne se vend pas à la découpe. L'état de droit n'est pas quelque chose qui est gazeux. C'est le pilier de cette République. Manifester librement, avoir des revendications, ne pas être content et demander de pouvoir vivre dignement de son travail, de pouvoir étudier dignement. C'est tout à fait légitime. Ne pas monter la police contre les manifestants. Ne pas monter les manifestants contre la police, c'est quelque chose d'extrêmement important. Et nous avons vu des apprentis sorciers s'amuser à monter les Français les uns contre les autres. Pour quel résultat ? Pour quel résultat ? Est-ce que c'est ainsi qu'un pays sort d'une situation difficile ? Je ne le crois pas.

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Monsieur le contesté le chiffre de 300. Ça déjà été réglé. Vous dites, monsieur le président, que l'ordre a été tenu. Vous avez évoqué le retour de l'ordre républicain. Pourquoi dans ce cas poursuivre les couvres-feux comme l'ait votre ministre de l'intérieur ce matin sur BFM TV ? parce que l'ordre a été tenu parce qu'on a pris toutes les dispositions. Je rappelle que beaucoup m'ont critiqué le 18 au soir quand j'ai dit justement que nous allions prendre les préfets avec les maires toutes les dispositions utiles. Le ministre de l'intérieur a confirmé qu'on était encore dans cette période. L'ordre, il a été tenu parce qu'en effet, dans des territoires où on sent encore des tensions, où il y a des risques, les préfets en lien avec les maires décident des couvre-feu. Ça a fonctionné, ça a

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été respecté. L'ordre a été tenu le 24 parce qu'on a anticipé parce qu'on a mis beaucoup de forces de sécurité sur le le terrain et je remercie le ministre de l'intérieur et les forces de sécurité beaucoup ont été rappelé les congés annulés mesurer ce que c'est aussi pour beaucoup de familles et donc ça s'est bien tenu les manifestations ont pu se tenir dans le calme et les casseurs ont été bloqués et interpellés et donc c'est ça qui perdurera et comme vous le voyez puisque beaucoup m'ont reproché le 18 de ne pas avoir annoncé l'état d'urgence on tient la République et l'ordre publique aujourd'hui sans l'état d'urgence. Ça veut pas dire que si les choses devaient se dégrader, c'est un interdit ou un tabou. Ça veut dire qu'on est rigoureux, qu'on est ferme mais qu'on est républicain.

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Monsieur le président, lors des émeutes qui avaient suivi la mort du jeune Nel, vous aviez évoqué deux choses, un loisifeté de le rôle des réseaux sociaux. Est-ce que vous reprenez ces deux explications pour justifier ou en tout cas expliquer à tout le moins les le mouvement de violence urbaine auquel on assiste en ce moment ? Et puis questions sur les lycéens que le premier ministre recevra cet après-midi. Vous avez parlé d'annonces fortes. Je crois que vous avez évoqué devant eux une refonte profonde de parcours parce que ça fait partie des annonces de ce que vous appelez des annonces fortes. Ce que nous vivons aujourd'hui n'est pas comparable avec ce que nous avions vécu à l'été 2023. Il y avait un fait déclencheur. C'était essentiellement des très jeunes dans les

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quartiers. Ce que nous vivons aujourd'hui, c'est et ça a été parfaitement décrit. d'abord une mobilisation sociale, sociale et politique qui a des racines dans la mobilisation lycéenne d'une part et dans la vie chère d'autre part. Et donc ça ça se traite par la discussion. Il y a une réponse politique et sociale. C'est le travail du gouvernement pour les jours à venir. Ensuite, il y a des forces d'ultra gauche qui sont venues s'ajouter massivement dans beaucoup de villes en mobilisant. Là, la réponse ne peut être que sécuritaire et c'est pour ça qu'on doit séparer l'un de l'autre. Et enfin, il y a une délinquence pour samedi 17 qui est venue s'ajouter à cela. Est-ce que les réseaux sociaux jouent un rôle dans cette affaire ? À coup sûr, à coup

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sûr. Mais les réseaux sociaux abîment nos démocraties parce qu'ils polarisent, parce qu'il créent une espèce de sidération devant les scènes de violence, parce qu'ils sont pour certains des instruments de mobilisation du pire. Ils ont été utilisés en particulier le 17 pour faire venir des jeunes ou des moins jeunes sur les lieux de délinquence, d'attaque, de pillage et parce qu'il y a une forme de déréalisation de la violence qui se passe sur ces réseaux sociaux. Et il y a aujourd'hui, vous le voyez bien, une grande confusion, une forme d'excitation permanente qui est en train de se faire, une fascination pour la violence. On doit casser ce cycle. C'est pas ça vivre ensemble dans une société. C'est pas ça vivre ensemble dans la République qui est notre commun. c'est de préserver nos

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institutions, c'est de respecter l'autre, c'est de pouvoir exprimer des désaccords, c'est de trouver des compromis politique et sociaux. Et c'est de se dire, comme je le rappelais il y a 8 jours, nous sommes à 6 mois d'une élection présidentielle. C'est le moment de débat normalement, c'est pas le moment de la violence. C'est précisément le moment on peut exprimer ses accords et ses désaccords pour faire émerger des propositions politiques qui permettront de décider pour notre avenir. Et donc notre pays qui est une grande démocratie mérite un beau et grand débat démocratique pour ces élections présidentielles. Il faut pas se le laisser voler par des professionnels du désordre, des casseurs, des pilleurs et les forces du chaos. sur la refonte

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de remarqué. Il y a eu un dispositif sécuritaire très important le weekend dernier. Combien de temps avez-vous pu combien de temps l'État pourra mobiliser autant de policiers et de gendarmes en France ? l'État sera là et l'ordre sera tenu. Et en même temps que l'ordre sera tenu avec des mesures en semaine et avec des décisions pour les samedis ou les journées de mobilisation, il y aura les discussions. Et donc si tout le monde est sincère et si tout le monde a le même sens de l'intérêt général et de la République, normalement à mesure que les compromis sont trouvés à 6 mois d'une présidentielle une fois encore, les choses devraient progressivement se calmer. Part, est-ce que c'est de nature pour vous à calmer la ici ? Je vais pas ici vous dire ce que le Premier ministre

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va annoncer dans quelques heures. Donc c'est le Premier ministre et les ministres. J'ai passé près de 3h avec les représentants d'association et de syndicats lycéens et des conseils académiques de la vie lycéenne. On a eu une discussion à mes yeux très bonne, très en profondeur. J'ai pu identifier à la fois les leurs demandes légitimes, les inquiétudes d'une part, mais les demandes de changement d'autre part. J'ai pris des engagements vis-à-vis d'eux. J'en ai fait part au Premier ministre et aux ministres. Elles ont été travaillées durant les deux derniers jours au-delà du travail qui avait été fait ces dernières semaines et le premier ministre avec les ministres annonceront cet après-midi plusieurs décisions concrètes et massives. Justement, les réponses politiques aux

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revendications des lycéens interviennent aujourd'hui plus d'un mois après le début de leur mouvement. Est-ce qu'il y a pas un problème de tempo dans la réponse du gouvernement ? Sachant qu'entre- temps le mouvement a fait stage d'huile et que risque d'être débordé à coup sûr faut toujours mais maintenant je regarde devant donc on avance voilà monsieur monsieur le président monsieur le président vous avez dit que le 17 octobre n'avait pas été assez anticipé au niveau des forces de l'ordre que le dispositif était pas à la hauteur qui en est le responsable est-ce que écoutez je viens de le dire on regarde devant on avance et donc ce qui m'importe c'est que ça soit bien passé le 24 et que les jours à venir se passent bien si vous pouvez avoir un goût pour le passer moi j'ai plutôt un

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goût pour l'avenir et pour notre pays je vous remercie merci à Allez le numé et le pou l'ordre sera tenu à marteler le président de la République en déplacement à Marseille Emmanuel Macron d'abord à la rencontre du maire Benoît Paillant qui avait critiqué les le manque de moyens pour faire face à ces violences du 17 octobre. Le chef de l'État l'a dit. Je suis tourné vers l'avenir. Il est hors de question que cela se reproduise. L'ordre donc sera tenue. Pas question qu'il y ait une chronique dit-il des manifestations chaque samedi. Voilà pour ce déplacement. Peut-être une une analyse politique Mathieu avec effectivement ce ce mantra presque qui est martelé hein.

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Cet ordre républicain sera tenu. On est rigoureux, on est ferme, on est républicain a dit Emmanuel Macron. Il confirme qu'il y aura effectivement la même mobilisation que ce samedi, en tout cas sur la mobilisation de l'État pour à la fois le samedi qui vient, il le dit et ce sera une journée à risque avec toujours des appels à manifester qui ont été lancés notamment sur les réseaux sociaux. Et puis une autre journée qui est dans la tête de la plupart des membres au sommet de l'État, c'est cette journée du 5 novembre. des syndicats, des organisations ont appelé là aussi à manifester en semaine avec le risque toujours craint que des groupuscules, des casseurs viennent se greffer à ces à ces cortèges syndicaux. Hm. En en tout cas euh on voit bien que quelle que soit

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l'issue de cette affaire, euh on va pas vivre sur le plan social, sur le plan des manifestations euh euh des des des mois qui précèdent la présidentielle serein. On sent bien que même si ça se calme là maintenant, même si le mouvement lycéen est, j'allais dire neutralisé, je parle du point de vue de du de monsieur le cornu. Bon, je peine à croire que on rentre dans un long fleuve tranquille social jusqu'au 18 avril, premier tour de la présidentielle. On sent que c'est ultra éruptif. Ultra éruptif. Le président de la République semble être du même avec vous puisqu'il a précisé d'emblé qu'il s'attendait un samedi prochain à risque, qu'il fallait préparer la suite, qui aurait il a rappelé la grève du 5 novembre. Et puis pour aller dans votre sens, ce qui est

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très intéressant aussi, c'est dans les réponses qu'il a donné au journalistes, il a donné quelques clés que j'ai noté. En tout cas, c'est clés de lecture à lui de l'état de tension qui règne dans le pays parce que un journaliste lu a dit tiens mais en fait vous allez pointer loisifeté et les réseaux sociaux comme vous aviez fait pour les émeutes de Naë et et on sent qu'il est il est un peu pas piqué mais enfin il répond clairement il dit c'est très différent des émeutes qu'on a connu il dit là sont des des événements qui sont nés dans la mobilisation sociale et dans la mobilisation lycéenne et il pointe le rôle des réseaux sociaux ça il l'assume en expliquant et je pense qu'il a raison que les réseaux sociaux participent à une polarisation de la société avec abîme notre démocratie.

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Abî notre démocratie si vous voulez, c'est quand même pas rien. Ah oui, enfin je c'est quand même un un vrai sujet. C'estàd qu'il explique à quel point ces réseaux ont été utilisés dans par les émetiers. À quel point il crée ce qu'il appelle un effet de sidération et c'est vrai quand on regarde des vidéos et cetera et que tout ça contribue à cliver le pays, à le diviser. Or là où il a des difficultés mais ça c'est c'est la fin de son mandat, il lui reste 6 mois. En 6 mois, il va pas participer à réunir le pays. Or ça va être je crois un grand défi de l'élection présidentielle. une élection présidentielle de la 5e République, c'est la catarcise. C'est le moment où toutes les passions s'expriment. Espérons qu'il en dégoulera qu'il en découlera un état d'apaisement du pays et pas des tensions

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supplémentaires parce que là c'est très mal parti hein sur le plan politique. Richard Verli euh je me tourne vers le Suisse que vous êtes car on parle de des fondamentaux de la démocratie. C'est que François Hollande rien à voir mais c'était un grand amoureux de la démocratie suisse il le disait assez fréquemment. Oui, il nous l'avait dit quand il était venu en visite en Suisse. D'ailleurs, il avait même pris le train entre Zuric et Lausanne pour et notamment il avait rencontré les journalistes dans le train. Qu'est-ce que vous pensez de de des prises de parole de d'Emmanuel Macron sur ces sujets-là ? Est-ce que c'est un éditorialiste politique ? Est-ce que c'est un président de la République ? Est-ce qu'il est un peu les deuxux ? Est-ce que ce genre de chose se fera en Suisse ?

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Il vient, il commente au côté d'ailleurs d'un Benoît Paillant qui lui aussi le maire de Marseille du coup est devenu un éditorialiste politique un peu comme vous là. Il y a la gauche, la droite et chacun il va de son commentaire. Ce qui est important, c'est que la la République reste bien campée sur ses ses fondamentaux et cetera. Bon voilà, je vais pas multiplier les comparaisons avec la Suisse parce qu'elles n'ont pas tellement de sens vu la différence de taille entre les deux pays, les différences de tradition politiques. Dans le cas précis, ce qui me frappe, mais ça c'est très français, c'est la multiplication des rappels. L'État va tenir, la République va tenir et cetera. C'est-à-dire ces déclarations très solennelles alors que ce qu'on a quand même vu le 17 et le 24 octobre, c'est

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une République qui est malmené et qui surtout dans la tête des manifestants n'est pas du tout la République d'Emmanuel Macron. Oui oui. Enfin pardon, il se passe un truc absolument dingue. C'est qu'Emmanuel Macron reconnaît que le 17 octobre le boulot a été mal fait. Enfin on avait pas anticipé suffisamment. Il avoue, il reconnaît que le 17 octobre est un échec un peu comme un éditorialiste qui serait autour de la table. Oui, mais là aussi à mon sens, il y a un souci, c'est-à-dire que il reconnaît effectivement pas d'anticipation mais il est uniquement sur le registre du maintien de l'ordre. Pas d'anticipation du point de vue du maintien de l'ordre. On n'a pas anticipé les casseurs, on n'a pas anticipé euh les forces d'ultra gauche qui à nouveau sont euh euh ciblées. Mais

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ça c'est ça c'était fabuleux parce que alors là non parce que pardon mais vous le dites mais ça c'est quandme on a le président de la République qui dit en substance euh nous n'avions pas pensé que l'ultra gauche en gros mettrait son réveil très tôt le matin. Nous pensions que c'était plutôt en fin de cortège comme à l'habit à l'accoutumée. Mais là, ils se sont levés très tôt et ils ont perpétré, préparé, perpétré, anticipé le leur coup comme à comme à Limoge avec de façon matinale et on avait pas imaginé ça. Mais l'état de colère du pays, l'état de colère, il n'en parle pas. Alors, il dit qu'il des réponses vont être données cet après-midi, donc pour être fair paix, il faut attendre les réponses qui v être données. Mais ce qui est très frappant, c'est que l'état de c'est quand même

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l'état de colère qui nourrit le brasier. Ouais. C'est pas euh voilà, il y a un état de colère qui exploite soit les casseurs, soit les forces d'ultra gauche, mais il y a une colère massive et je serais tenté de dire on a quand même l'impression qu'il ne la voit pas. Effectivement, il reste quand on est quand on est sur cet aspect sécuritaire effectivement la veu d'impuissance du chef de l'État. On n pas anticipé donc il y avait pas assez de force de sécurité, il l'admet [raclement de gorge] parce qu'on avait pas anticipé la mobilisation de l'ultra gauche et de la délinquence qui s'est rajouté par-dessus. Oui, c'est le manque de policier et gendarme qui est critiquable en soit que vous sous-estimiez la venue des du nombre de de personnes animées d'intention violentes que vous

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n'anticipiez pas, qu'elles vont venir le matin plutôt que l'après-midi. Ça c'est assez difficile à prédire en réalité. En revanche, là où il y a il y a un reproche lourd, c'est de ne pas avoir prépositionné suffisamment de polici gendarme en réponse et d'avoir laissé 600 commerces dégradés et autant de commerçants qui ont fait le 17 et où personne n'a répondu à à leur à leur appel. Alors après dans dans ce qu'il évoque, pour que ça ne se reproduise pas euh ou plus, il y a il y a le fait que il veut qu'on manifeste en dehors des centre-villes. Ça fait partie des des déclarations qu'il a qu'il a eu. Alors je suis pas tout à fait convaincu que les organisations syndicales l'entendront nécessairement de cette oreille parce que euh samedi dernier, elles ont manifesté sur à Paris en tout

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cas sur les les voies de de Tramoué dans dans la boue et sous la pluie. Je suis pas certain que ce soit le parcours qu'elles vont privilégier le 5 novembre. Et donc ça ça augure de discussions qui vont être assez tendues euh entre les préfets et les organisations syndicales. D'autant que comme on n'est pas sous régime d'état d'urgence, puisque président de la République n'a pas souhaité euh euh eu avoir recours à la loi du 3 avril 1955, euh les organisations syndicales ou les organisations de manifestation générale peuvent tout à fait faire des recours s'il y a des arrêtés d'interdiction. Et certains juges administratifs les ont déjà censurés. Je pense notamment à Limoge euh où le juge administratif avait considéré que comme il y avait pas de de risque bien documenté de trou

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public dans le centreville de Limoge, on pouvait casser un arrêté de d'interriction. Donc euh quand on est les organisations syndicales en dehors des centre-villes, je je sais pas si euh ça ça va pouvoir tenir dans la durée. Oui. Aurore. Oui. J juste par rapport à à cette justification euh que donne Emmanuel Macron, moi j'ai le sentiment qu'il peut pas vraiment faire autre chose. Vous savez cette phrase qu'on prête à Michel Rocard hein euh que de quelque chose ne marche pas, soit enfin soit c'est la bêtise, soit c'est le complot et qu'il faut souvent préférer la bêtise parce qu'elle est plus largement partagée. Et en fait là dans dans le cas d'Emmanuel Macron et de cette organisation, c'est que s'il n'y a pas assez de policiers, c'est soit effectivement que ça a été

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mal anticipé, soit c'est qu'on n pas voulu les envoyer. Au quel cas, je pense qu'effectivement, il a raison de privilégier en tout cas la la piste d'explication qui n'est pas celle d'un complot. parce que certaines personnes ont dit c'est Emmanuel Macron profite de cette situation, enfin fait monter cette tension dans le pays de façon pas assez anodine. Donc il a il doit répondre un petit peu à ses accusations aussi de ceux qui disent que finalement l'État aurait un intérêt à voir dégénérer ses manifestations. Ça a été particulièrement sensible quand on a vu notamment des départs de manifest enfin de manifestation quand les gens se regroupent d'ailleurs sur sur des places et qu'ils sont d'ailleurs d'emblés gazés

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par les policiers justement au début de ces manifestations ou d'ailleurs à la fin mais avant même que le que qu'il y ait eu bien des casseurs ou des ou des je dirais des des que ça dégénère dans dans les cortèges. Bien rester avec nous. Trois de nos protagonistes sur ce plateau étaient Orléan ce weekend. On va parler justement de Marine Le Pen qui euh présidait le le le rassemblement du Rassemblement national, le congrès du Rassemblement national. Elle le présidait [grognement] pas parce qu'il faut être président pour présider Jordan Bella. Elle s'est exprimée dans un discours assez inattendu, je dois dire où elle a instylé un certain nombre de notions nouvelles que nous n'attendions pas mais elle a parlé entre autres de la guerre

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ou plutôt de la paix. Vous comprendrez à tout de suite. Bon, les les amis, euh il y a des images là qui nous viennent de Marseille où le président de la République s'est rendu ce matin, hein. Il y a l'invitation de Benoît Paillan, le maire de Marseille et regardez les images. Et donc euh là, Emmanuel Macron parle à des commerçants qui ont été vandalisés entre 500 presque 600 commerces qui ont été vandalisés mais vraiment dans des conditions dures à Marseille. et un certain nombre de ces commerçants sont là dans la mairie qui a elle-même été attaqué bien évidemment, vous le savez. Mais prenons le le président de la République au mot et on l'écoutera s'il a des choses à dire, si on a un micro qui permet d'écouter ce que dit Emmanuel Macron au commerçants

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marseillais. Mais parlons un instant de de ces commerçants parce que franchement ce que vivent les commerçants qui sont sous sous sous sous sous sous les projecteurs là depuis le 17, c'est terrible quoi. Je je pense que même psychologiquement, y compris pour ceux qui n'ont pas été touchés, c'est Paul Melin, c'est c'est c'est on a vraiment envie. Je rappelle qu'un commerçant c'est compliqué. Un commerçant, il n'a pas le droit au chômage. Un commerçant c'est voilà quand bon c'est une population très fragile au fond hein. Très fragile et puis qui a le sentiment pour beaucoup d'entre eux avec lesquels on peut échanger ou dont on peut lire les témoignages dans la presse ont le sentiment terrible d'avoir été abandonné. Vous voyez regarder les débats que nous avons eu vendredi. Nous

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nous posions la question fallait-il que les commerçants, faut-il que les commerçants embauchent des gardes privées ? que on fait on fait [rires] la mairie de Paris qui avait la mairie de Paris qui préf la préfecture de police incroyable que le préfet de police de Paris propose et là on vous coupe pardonnez-nous le président la parole régional présentement madame la président monsieur maire de Marseille qui l'emble du président des bouches du rô est plus à la mairie de Marseille que le président a quitté il est en compagnie donc des autorités préfectoires et j'imagine des autorités municipales qui l'ont qui l'ont suivi. Il va s'exprimer auprès des des commerçants.

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Mais vous disiez franchement c'est un fait politique intéressant, c'est que on a une population qui pendant dont on parlait peu, on parlait on parlait de son boulanger mais on parlait pas du monde du petit commerce comme ça dans son entièreté. Et là, paf, ils sont euh Mathieu Desmoulin sous le feu des projecteurs, ces commerçants avec une dimension un peu tragique, hein. 3000 d'entre eux ont été euh saccagé. Ils sont sous le feu des projecteurs et ils ont une colère qui est réapparue alors même que le gouvernement avait multiplié les gestes d'attention depuis plusieurs années. Il y avait un premier lien qui avait été cassé dans la relation entre l'exécutif et les commerçants euh et même le monde de la distribution en général si l'on en croit les professionnels du secteur au moment

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de la crise du coronavirus, au moment des confinements, ils avaient estimé que il était injuste, qu'on leur ait fait fermer et donc il a fallu renouer ce lien. Ce lien, il s'est à nouveau distendu quand on discute avec les commerçants aujourd'hui qui estiment que le weekend du 17 octobre, ils n'ont pas été assez protégés. Bien, on parle de Marine Le Pen. Mais oui, parce qu'on on va suivre évidemment ce ce déplacement de de d'Emmanuel Mapron, mais vous avez compris que ce qu'il allait dire au commerçant c'était hors caméra. Donc on verra ce que ce qu'il a à dire par la suite. Mais on voulait revenir effectivement à Marie Le Pen et ce congrès ce weekend à Orléan parce que vous vouliez tous y revenir. C'était un un discours qui est peut-être a surpris plus d'un. C'était pas un discours

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programmatique mais beaucoup plus philosophique. On l'a entendu tout à l'heure parler du beau. Elle voudrait remettre le beau au centre des débats politiques et puis elle a répété qu'elle n'était ni de droite ni de gauche, ça on le sait, mais avec une référence à un proverbe indien qui est assez intéressante. Écoutez, [rires] pourquoi je le dis et je le répéterai, nous porterons une grande politique sociale. Je me refuse à opposer le social à l'économie, le salarié à l'actionnaire, le fonctionnaire à l'entrepreneur, l'habitant des banlieux à l'habitant des campagnes. C'est aussi ce qui peut nous séparer de la droite et de la gauche. La droite incrimine celui qui souffre, la gauche incrimine celui qui réussit. Moi, je refuse de les

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opposer. Je ne les oppose pas parce que pour reprendre ce beau proverbe indien, je ne suis ni l'aile droite ni l'aile gauche. Je suis l'oiseau. Ah, vous y étiez, ça vous a fait sourire vous aussi ? Vous y étiez Orlé J'y étais pas le j'y étais pas dimanche et c'est dimanche qu'elle a prononcé ses phrases. J'y étais samedi. Mais ça nous rappelle quand même un débat télévisé, vous vous souvenez, où elle faisait allusion à des créatures. Le premier débat télévisé avec Emmanuel Macron où elle flottait avec ses mains comme ça. Visiblement Non, mais visiblement Marine Le Pen aime les évocations comme ça aériennes. Je dois dire que c'est surprenant mais globalement et je parle sous le contrôle de mes confrères et consœurs qui étaient eux dimanche. Moi, j'ai trouvé qu'elle était dans une

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posture très détendue, très détendue et je pense que là, elle aborde la campagne d'une manière très différente des deux campagnes précédentes. C'est l'impression qu'elle m'a donné. Aurore Malval. Oui, effectivement. Ben Marine Le Pen, en fait, ce qu'elle dit quand les constats, voilà, ils sont connus, maintenant ce qu'elle veut c'est rassurer les Français. L'idée ni droite ni gauche, rassurer et rassembler, c'est-à-dire de dire "Je peux je peux être la présidente en fait de tous les Français à Jordane Bardella justement. les tactiques politiciennes et d'ailleurs les appels du pied aussi même d'Éric Sioti envers la famille de droite de de notamment DLR, c'est qui seront chargés justement de rabattre un petit peu et de faire peut-être une union de la droite en tout cas en terme de

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majorité législative. Mais Marine Le Pen, elle cette idée d'ailleurs ni droite ni gauche, c'est pas la première fois, elle l'avait décliné alors sans la métaphore de l'oiseau, voilà, mais elle l'avait décrit exactement pareil en meeting à Baumont. Ce qui est intéressant, je trouve, c'est sur cette question du beau euh pareil qui qui est un thème, vous disiez tout à l'heure euh que Jack Lang euh on avait parlé de ce droit du beau pour les classes populaires. Moi, je trouve que c'est intéressant euh parce que Marine Le Pen, elle le relie à une question sociale aussi et donc ça recoupe un petit peu d'ailleurs ce qu'elle disait sur le logement. Elle parle du beau évidemment ça ne peut pas ne pas faire penser aujourd'hui et bien à cette France moche, à ce qu'on

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appelle un petit peu la France Moche à ce que Tout à fait. et et qui décrit en fait cette France périphérique qui a chroniqué notamment monsieur Fourquet, Jean-Laurent Casselli et cetera et qui raconte en fait cette France périphérique des entrées de ville où on a des panneaux publicitaires anarchiques, où on a du bâti complètement désordonné où jamais on a on a réfléchi et ce qui est le cas totalement orléan qui fait partie je dirais un peu par excellence de ces villes moyennes de cette franchement de la France des zones industrielles et et de dire en fait voilà on veut que le beau soit accessible à tous et on va replacer alors le le pays dans cette tradition, elle parle de la renaissance. elle a fait alors c'est Philippe Olivier qui a justement développé un petit peu

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ce ce concept et d'ailleurs qui a écrit une partie de son discours sur cette question du beau. Euh elle voit la Renaissance enfin en se référant à cette période justement de l'histoire euh [raclement de gorge] de l'Italie mais aussi de l'Europe et veut s'inscrire un petit peu et donc le beau fait partie pour elle du globalité de son programme. On se retrouve malv c'est de tous les petits extraits qu'on sort des prises de parole comme ça de Marine Le Pen, c'est une des choses les plus intéressantes qui soit. Personne ne parle aux masses populaires, hein, aux électrices, aux électeurs du beau. Voilà. Mais le droit au beau c'est important et ce serait formidable que tout le monde en bas. C'est pourquoi quelqu'un qui va travailler tous les matins dans un dans

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une ville qui est pas favorisée cet après toujours dans sa voiture ou en transport en commun des kilomètres de laideur. Pourquoi le fait urbain serait lait ? Pourquoi ? Quand vous regardez l'entrée des petites communes en Grande-Bretagne, et bien ils sont très soucieux du beau. En Suisse, ils sont très soucieux du beau. Bon, je dis pas que tout est beau, mais ils font gaffe. Nous, pardon, moi je voulais vous montrer petit villages chez moi en Gascogne. Ben et ben écoutez, ils sont ils sont beaux au milieu. Au milieu c'est joli. Autour c'est pas joli. Non, vous avez raison mais c'est un débat qui est passionnant parce que il a été plus ou moins tranché et la bataille culturelle a été gagnée ces dernières décennies par ceux qui disaient "Le beau est subjectif". Vous savez, on a tous eu

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un jour ou l'autre en dissertation de philosophie de de terminal. La question l'art a-t-il pour fonction d'être beau ? Et en gros, fallait répondre non, hein. Si je s'il y a des y a des lycéens qui nous écoutent, je fais le prof de philo, répondez plutôt non. Après un beau développement, mais répondez plutôt non. Mais blague à part, on a tiré l'idée que à part effectivement pendant la période de la Renaissance, la question du beau notamment en art n'avait jamais vraiment été consacrée. Avant la Renaissance, l'art avait pour fonction de représenter les les la religion notamment. Puis il y a eu l'art des portraits, mais c'était pas la fonction de l'art était pas celle de la beauté. Et puis après, il y a la révolution de l'art contemporain, même depuis les impressionnistes où en fait

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on n' pas eu à cœur de représenter le beau, mais de représenter une idée, une intuition et cetera. Et donc elle quelque part en faisant l'éloge du beau, elle mène une sorte de révolution réactionnaire dans le sens un peu positif du terme, c'est-à-dire la réaction à ce qui est devenu notre rapport à la beauté. C'est-àdire qu'aujourd'hui, en gros, quand vous regardez l'architecture contemporaine euh même par rapport à Osman, même par rapport à l'architecture du 18e siècle, vous regardez les les éco quartier et cetera. Moi je les trouve épouvantablement les mais on on est sur le fonctionnel, on est sur le le truc thermique sur voyez, il il y a une révolution anti belle presque en en terme d'architecture notamment. Vous comparez par exemple à Bordeaux, d'un

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côté vous avez les façades du 18e siècle en pierre blanche qui sont épou époustoufflantes et de l'autre côté vous avez ces échquartiers que moi personnellement je trouve deux mais c'est c'est à l'image de notre rapport à à la beauté et donc c'est très intéressant parce qu'effectivement là elle pense la question un peu seule d'ailleurs parce que c'est très singulier dans le débat politique de présenter ainsi la question de la voté c'est pas la première fois d'ailleurs je crois que Sarah Knafo a réagi. Elle a fait elle a fait un parfo [rires] avait habillé sa campagne à Paris justement euh de cette histoire avec les images à l'intelligence artificielle où elle montrait les scènes avec les voûes là. Alors il y avait quelque chose d'assez caricatural je pense dans la enfin dans

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la présentation de Sara Knafo c'était vraiment aussi sur un classicisme réactionnaire très outrancier. Marine Le Pen n'est pas allé sur ses représentations mais d'une façon presque un peu plus philosophique et en tout cas pour chercher une idée d'unité. dans un dans un instant le budget les affaires le budget et la dette là il y a quand même une contre toute attente il y a une des grandes agences de notation de notation internationale qui n'a pas dégradé la note de la France et pourquoi pourquoi est-ce que finalement ça va pas si mal en France c'est la question qu'on va se poser et puis il y a une idée assez iconoclasse aussi de Thierry Breton pour s'en prendre à la dette appel à tous les candidats à la présidentielle on vous

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dit tout dans un instant Mesdames, messieurs, ça s'appelle le débat à la française, n'est-ce pas ? Le débat à la française avec Paul Melin. Bonjour mon cher Paul. Bonjour Éric. Bonjour à tous. Avec Aurore Malval qui est avec nous aujourd'hui de Marianne, merci d'être avec nous. Nous sommes également avec le grand Benoît Perin, directeur général de contribuables associés. Grand par l'esprit mais petit par la taille. [rires] Et encore, je suis pas certain. Richard Verli euh qui est correspondant en France pour le quotidien [musique] suisse Blic. Voilà qui a publié cette Amérique qui nous déteste aux éditions Nevicata. Je fais bien le le hein ça alors là parfait. Bon les amis, avez-vous vu ce petit

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extrait du podcast de François l'anglais sur notre antenne euh échange entre l'anglais le l'éditorialiste économique n'est-ce pas et puis Jean-Luc Mélenchon. C'est assez courageux d'ailleurs pour Jean-Luc Mélenchon d'être venu un peu à contre-emploi face à un François l'anglais qui est qui aime plus le marché que Mélenchon quoi, pour faire simple. Bon, Jean-Luc Mélenchon qui est un homme dont on peut penser tout ce qu'on veut, mais il aime le débat Mélenchon, il aime le débat et j'imagine que dans sa tête, il y a une espèce de jubilation de se dire "OK, l'anglais, je viens dans ton podcast, on va parler d'économie." Bon, il y va pas pour faire un monde, il y va pas pour se comme parfois les politiques

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sont agréables avec leurs interviewers, n'est-ce pas ? qui concède un peu. Non non, il y va avec ce qu'il pense, c'est-à-dire un truc tout à fait hostile à à l'architecture idéologique qui prévaut chez l'anglais, hein. Il y va pas en mode on est copain, il y va en mode tu vas voir ce que je vais te donner mon coco. Et il parle à un moment donné, je vous passe l'extrait, de la propriété privée. Mais l'enchon dit pas qu'il est contre la propriété privée, mais quand même un petit peu contre. Écoutez, cette ce truc un peu surréaliste quand même en 2026 entre cet échange entre François Langlais et Jean-Luc Mélenchon sur le podcast donc de François Langlais. Aujourd'hui, on sera contraint de le faire. De faire quoi ? Bah de dire la conception que vous avez

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de la propriété n'est plus supportable. Mais c'est pour vous dire que toutes les idées que nous nous sommes fait sur la propriété et ce qu'on en attendait, elles-mêmes ont été démenties. Et par conséquent, nous avons le choix. La situation actuelle est intolérable et un on ne sait plus comment faire parce que comment vous dites à quelqu'un qui a acheté à 1 million que vous allez faire tomber le prix à 200000. Il va vous dire mais monsieur qui va me donner les 800000 que je ré que alors chaque chacun sort son violon. C'est un complément pour ma retraite, c'est ceci, c'est cela. Bon, les gens n'ont que des régions honorables et je et je le crois volontiers, mais non, il y a des choses qui ne pourront pas être supportées. Par conséquent, j'ai bien l'intention de

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faire en sorte que d'une manière ou d'une autre, on puisse réacquisitionner ces espaces. Prenons un exemple. À la défense, il y a des tours. Très bien. Nous avons manquons de place pour y mettre des étudiants. C'est pour ça qu'on a inventé euh parcours sup. Bon et bien si je dis moi non, ça sera pas vous ne pourrez aller que là il y a des places et que je dis il y aura des places autant qu'on en a besoin, faut bien que je trouve l'endroit. Je ne vais quand même pas regarder ces m carré vides en disant ben je ne sais pas où je vais réquisitionner je sais pas qui dans la ville. Donc nous prendrons des mcar là. La question est simple. Est-ce que cette conquête de la Révolution française qui est la propriété privée un droit sacré que inolable

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puisque les sers et les pauvres n'avaient pas le droit à la propriété privée sous l'ancien régime dans certaines circonstances. Il y avait des bourgeois beaucoup de bourgeois qui avaient mais ceux qui n'étaient pas aristocrates et qui travaillaient par exemple dans les grands domaines des aristocrates n'avaient pas le droit à la propriété privée. Donc c'est d'une conquête. Est-ce que cette propriété privée, telle qu'elle a été voulue conçue par la Révolution française est devenue intenable en 2026 ? Voilà la question que soulève le camarade Mélenchon. C'est bien que vous rappeliez que la propriété privée est aussi une conquête humaniste et une conquête de la Révolution française parce que aujourd'hui, on aurait tendance dans un débat un peu binaire à considérer que

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ceux qui sont pour la propriété privée sont de droite et ceux qui sont contre sont de gauche. Or euh on parlait tout à l'heure de de Proudon en 1840 dans son livre la il y a une bonne partie de la gauche qui a considéré qu'être un petit propriétaire que pouvoir posséder son chez soi, c'était quelque chose qui était une conquête sociale et qui méritait d'être préservée. Là où il y a eu un questionnement, c'est sur l'effet de c'est sur le seuil de la propriété. C'est propriétaire d'une maison, c'est pas la même chose que propriétaire de trois immeubles à la défense. Bon, donc effectivement, quand Mélenchon pointe euh l'usage des mètres carrés disponibles à la défense, je dis pas toujours du bien de Mélenchon, mais j'essaie parfois de penser contre moi-même. Je pense qu'il a raison avec

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le télétravail. Vous avez des plateaux entiers d'immeubles. Moi, je connais bien les grattiels de la défense. J'adore leur architecture pour beaucoup d'entre eux. Vous avez des endroits qui sont complètement vides qu'on y mette pourquoi pas des écoles des des bâtiments universitaires voir des logements. Mais bon, faut pouvoir reconditionner parce que c'est pas évident de faire des logements des grattiel mais enfin pourquoi pas. Qu'on qu'on qu'on pense la question de ces mètres carrés disponibles, ça me paraît pas être un un néoque. Après quand il dit le mot réquisition avec un petit air à François l'anglais, ça rejoint un peu ce que vous disiez tout à l'heure. Ça manque pas de sel. C'est un peu une manière de dire, regardez, c'est comme quand vous dites nationalisation,

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collectivisation, réquisition, ça fait un peu froid dans le dos parce que ça rappelle des épisodes Russie post 1917 qui font un peu froid dans le dos à tout le monde. Bon mais ça c'est parce qu'il joue avec de la rhtorique mais derrière il y a quelques propositions sans doute qui sont pas idiotes hein. Oh mais c'est vrai que Jean-Luc Mélenchon, il le prononce avec gourmandise, réquisition mais parce que ça a toujours été le cas même de la gauche pour faire peur d'ailleurs pour forcer aussi par et les apôts. côté on ira les chercher alors qu'il y a pas besoin d'aller les chercher. Il suffit de de faire une nouvelle règle fiscale et puis les gens payent leurs impôts. Mais non, on ira les chercher, on ira les prendre riches. Donc on ira réquisitionner les logements.

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Mais vous savez que ça existe en plus hein. Il y a une loi 45 pour la réquisition des logements vacants pour y loger justement bien des personnes sans abri ou d'ailleurs mal logé. Bon, elle est jamais appliquée. Donc euh effectivement, peut-être que et ça ça c'est souvent quand lorsque Jean-Luc Mélenchon euh ou même la la gauche un peu plus largement parle euh de ces euh de ces réquisitions, c'est aussi pour pousser parfois à dire "Ah ben tiens, on va euh effectivement euh se mettre en conformité avec la loi ou pour proposer euh justement des endroits qui pourraient accueillir des gens pour héberger." Je pense notamment quand il y avait eu des des épisodes particuliers euh et bien soit de de enfin de mal logement qui soit dû à une catastrophe climatique ou tout simplement à à

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reloger des des sansabris ou d'ailleurs lorsque lorsqu'il avait la crise je dirais des des migrants alors plus fort c'était aussi ce débat là sur où loger les gens qui sont dans détente parce que la question au fond que soulève Mélenchon il y a Mélenchon son socle idéologique voilà bon on sait d'où il est et on est étonné ou pas de ce qu'il dit Mais Richard Verli, c'est la question, elle est intéressante parce que elle est un peu plus enfin un peu plus brillante que ça la question c'est est-ce que le principe de la propriété privée aujourd'hui tel qu'il est en France et dans le monde de l'économie de marché est-ce qu'il est compte tenu des nouveaux enjeux sociétaux, environnementaux et cetera ? Est-ce que c'est toujours soutenable ? Moi qui suis

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très attaché à la propriété privée, je dis oui, mais c'est très personnel mais je pense que beaucoup de gens pensent non. Effectivement, mais surtout Jean-Luc Mélenchon. Alors là, il se trouve que ça focalise sur la propriété privée au sens la résidence puisqu'il aborde la question de des logements étudiants. Mais enfin quand même 1981, qu'est-ce que c'était que les nationalisations de masse décidé par le nouveau gouvernement socialiste sinon de facto une spoliation de la propriété privée. Je peux vous dire quand on les a vu arriver en Suisse tous ces gens qui étaient propriétaires d'entreprise ou actionnair, pas nécessairement propriétaire entier mais actionnaire c'était quoi ? Je viens de refaire la liste là, je regardais 39 banques avaient été nationalisées. 39

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banques françaises avaient été nationalisées par le gouvernement socialiste en 1981. C'était quoi ça ? C'était de facto. Alors aujourd'hui, il utilise le mot réquisition qui est un mot qui prête à plus d'ambiguïté mais c'était ni plus ni moins de la spoliation. Donc, il y a une tradition en France qui est qu'à un moment donné, en cas de difficultés économique et pour appliquer un programme de gauche, vous devez confisquer la propriété privée. Là, ça parle de résidence alors ça touche plus le tout un chacun. Mais que je sache, une entreprise c'est aussi une propriété privée. Donc, je suis pas du tout étonné et je pense qu'une partie des Français sont d'accord. Benoît Perin, moi je suis affolé. Affolé. Si l'objectif de monsieur Mélenchon, c'était d'affoler certains français, ben

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je fais partie des des Français qui sont affolés. Enfin clairement mriétaire mais j'ai pas la chance d'être multipropriétaire. Non mais il est président de il est directeur de de contribuables associés. Donc mais je suis obsédé par la question de la création de richesse et je suis inquiet quand on euh quand j'ai en face de moi des obsédés de la répartition. On est dans des pays au monde avec effectivement une une répartition des richesses les plus importantes, les plus avancées. Et je suis toujours inquiet quand je vois des gens plutôt que de se dire bah comment on fait pour augmenter le gâteau qui sont obsédés par le fait de se répartir en fait les miettes. Et là en l'occurrence c'est le le cas du logement. Le problème c'est pas c'est pas les tours de la défense. Le problème

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c'est qu'on construit pas assez de logement. Pourquoi on construit pas assez de logement ? parce que les logements sont trop taxés et parce que il y a trop de normes. C'est aussi simple que ça. Donc quand vous avez des l'État qui met ses mains un peu partout, quel que soit le sujet en fait, il vous dit bah en gros, c'est moi qui vais décider de ce qu'on va de ce qu'on va faire de tel ou tel bâtiment. Mais pour moi, c'est pas du tout le rôle de l'État. Le rôle de l'État, c'est de faciliter la construction pour que des gens aient intérêt à acheter des logements et qu'ils des intérêts à les louer. Moi ça me fait peur quand effectivement responsable politique veut dire cette propriétélà qui a été acquis par le travail et bien c'est moi l'État qui vais vous dire à quoi il doit

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servir. En cas de construction d'infrastructure l'expration peut être justif pourquoi des gens se lèvent le matin et travaillent dur. C'est aussi pour acquérir des logements pour effectivement s'enrichir et et si vous leur privez ce droit de s'enrichir et ben ils vont arrêter de travailler. C'est aussi simple que ça. Et qu'est-ce qu'on voit aujourd'hui globalement en France ? Et on voit un appauvrissement général. Pourquoi il y a un appauvrissement général ? Parce qu'encore une fois, on prive les gens qui se lèvent tôt du fruit de leur travail. Et si on leur si on le adresse un message contraire, et bien on va continuer à s'approuvrir. Et c'est ça qui me fait peur. L'enjeu de la France aujourd'hui, c'est comment on fait pour créer de la richesse, pas comment on

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fait pour répartir la misère. Vous connaissez le syndrome du médecin libéral qui va jouer au golf le vendredi qu'il il ne prend plus de rendez-vous après le jeudi soir dans son voilà dans son cabinet parce que il paye trop d'impôts. Voilà. Alors là alors là il y en a beaucoup hein. Il y en a beaucoup de de médecin et donc ils vont pas travailler le vendredi pas parce que ils sont français. Il y a beaucoup de français qui aimeraient payer trop d'impôts. Ah mais ça avoir le raison. Vous avez raison. Je vais dire, je préférais queil y ait beaucoup plus de Français qui payent des impôts. Mais le sujet c'est pas c'est pas que me semble-t-il le sujet c'est pas que c'est qu'on p trop d'impôts. C'est ça le sujet, c'est qu'aujourd'hui il y a des gens qui paient des impôts pour quasiment tout le

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monde. Et c'est ça le problème, c'est qu'aujourd'hui on fait fuir les créateurs de richesse. Je rêve d'un pays dans lequel les jeunes aient envie de monter leur entreprise pour créer de la richesse et créer de l'emploi. Et aujourd'hui, on fait tout pour les en dissuader. Vous vous avez oublié un argument énorme qui est celui de la liberté. Je gagne de l'argent, je paye des impôts, je suis un bon citoyen, je vais voter quand on me dit d'aller voter, je fais tout bien mais euh ben moi, je voudrais utiliser mon argent pour faire ceci, pour faire cela parce que je voudrais acheter une résidence euh voilà secondaire. Tiens, soyons fous. Ah non mais attendez franch franchement il y a la notion de liberté euh [rires] entre la propriété privée par exemple c'est la personne qui a un petit appart

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qu'elle loue en plus pour sa retraite un studio ou un truc et les immenses les fonds de pension les multinationales qui possèdent des milliers de m carrés à la défense c'est pas tout à fait voilà le souverainiste le méchant capitalisme le méchant capitalisme. Tous la même taille, tous la même coupe de cheveux, tous la même cravate, tous le même costard, tous pareil. [rires] Non mais sérieusement, quand on se quand on se promène à Paris et je pense que même c'est le cas dans certaines grandes villes aujourd'hui, c'est-à-dire ça ça contamine. On voit bien ces ces ces immeubles, ces enfilades qui sont vides où il n'y a pas ce sont des bureaux qui ne sont même pas loués. Euh vous n'avez jamais de lumière ni ni le soir ni le matin. Vous voyez ce qui se passe aussi

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quand il y a plus de 30 personnes qui visitent sur la même heure un appartement. Je veux dire faut quand même en être conscient de moi je veux bien parler effectivement de la liberté quand vous avez des multipropriétaires et je parle pas d'avoir un une résidence une résidence secondaire et même une troisième. Non je parle de personnes qui ont des dizaines d'appartements qui les lou non plus. Euh, vous connaissiez le bail civil ? [rires] Non non, attendez. Non, non, mais il les loup, non, je disais, il les loue non plus avec des beau classiques mais avec le bail civil. Moi, j'ai découvert en arrivant à Paris ce que c'était que le bail civil. En fait, on vous dit "Ah bah on s'abstient de l'encadrement des loyers, on peut vous louer un appartement, allez, on va dire 20 m², 1200 €." Hm. Voilà,

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1200 € par mois, 1300 € ça je vous dis c'était il y a 4 ans. Donc à mon avis, il les tarif encore le baik civil donc qui ne vous donne pas de résidence fiscale et et donc qui contrevient totalement à la loi et qui et en plus vous pouvez être mis dehors immédiatement. Il y a pas tout toutes les toutes les dispositions les locit civil ou rien. Ou oui mais euh oui parce que au fond vous vous parlez comme Jean-Luc Mélenchon des bureaux à la défense qui selon lui pourrai être transformés en avec le télétravail il y a des en studio. Très bien, très bien. Mais le le un des sujets très importants, j'entendais en venant ce matin à la radio une publicité avec une personne connue qui faisait de la pub pour Airbnb et alors on peut penser tout ce qu'on

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veut d'irbnb. Moi, j'ai rien contre Airbnb. Airbnb permet à des petites communes rurales au fin fond de l'Auvergne, n'est-ce pas, de ben de d'enclencher un peu d'argent, d'engranger un peu d'argent. C'est pas forcément l'hôtel de Clermontferrand. C'est pas forcément l'hôtelier de Clair Monferrand. C'est aussi un particulier dans la ruralité, dans un petit village où il y aurait jamais eu un touriste en temps normal. Donc Airbnb faut pas c'est c'est pas Lucifer mais effectivement il y a des gens qui vont acheter à Paris à Renn à Nant ou que sais-je à Strasbourg qui vont acheter 10 petits studios voilà et qui vont qui vont faire commerce et donc la rue au bout d'un moment on entend les valises à roulettes sur les pavés tout le temps mais surtout la vue

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au bout d'un moment mais c'est pas c'est pas les étudiants qui sont bien encore une fois faut faut demander poser la question pourquoi les gens veulent plus louer enfin je veux dire la clé de ça c'est c'est me semble-t-il ça parce qu'encore une fois il y a trop d'impôts sur lorsque vous avez des revenus fonciers Ensuite, quand vous avez un locataire qui paye pas, vous le savez très bien, vous êtes engagé dans des dans des dans des procédures extrêmement longues qui peuvent durer 1 2 3 ans, voir mais j'ai rencontré des gens qui attendaient leur loyer depuis 4 ans. Je veux dire, c'est aussi la la rigidité du marché du logement qui fait que des propriétaires préfèrent le louer effectivement à des touristes japonais plutôt qu'à des étudiants français. Surtout des

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questions de rentabilité, c'est vachement intéressant. Vous avez un petit studio vers l'île de la cité, vous faites du Airbnb à gogo et il y a des petits malins qui organisent ça et en fait bon, ils sont des profiteurs de misère des autres quoi. Bien sûr. Je vous dis juste que il faut aider quand même les propriétaires parce que les propriétaires les propriétaires aujourd'hui ne veulent plus louer leur logement parce je signale quand même que en situation économique comme on est actuellement, c'est-à-dire extrêmement tendu et je fais référence à la crise financière qu'on a eu en 2008. Qu'est-ce que ce qui s'est passé en 2008 ? Il vous a pas échappé qu'à un moment donné, on a plafonné à 100000 € le montant des dépôts garantis sur les comptes au niveau européen. C'est-à-dire qu'on

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s'est réservé, l'Union européenne à cette époque s'est réservé la possibilité, s'il y avait une dégradation de la conjoncture financière, d'aller piquer dans votre épargne. Qu'est-ce que c'est ça ? C'est pas de la propriété privée. Donc faut pas rêver, je pardon de le dire, faut pas rêver dans le système dans lequel aujourd'hui et la France, vu sa conjoncture économique et vu l'environnement de l'Union européenne, oui, la propriété privée est sous surveillance et elle est relativement en péril et et l'épargne aussi dont il a été question avec la dernière notation de de moi je mets propriété privée au sens large puisque la propriété de l'argent sur un compte en banque, c'est aussi de la propriété privée. Heureusement les amis, heureusement sur le volet de la dette du budget de la

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France. Heureusement, tout se passe bien. Là, on a vraiment quasiment que des bonnes nouvelles. Pas que hein, pas que mais surtout mais hein [rires] la la dette qui qui cesse de gonfler nouvelle. Les dérapages de nos finances publiques. Bon, ça c'est pas une bonne nouvelle. L'incertitude politique, c'est pas une bonne nouvelle. Un budget qui est loin de retrevoter, c'est pas forcément une bonne nouvelle. Et pourtant et bien vous savez quoi ? La France a gardé sa note. Elle a pas été dégradée par l'une des agences de natation en l'occurrence moudis qui maintient donc la note française. Pourquoi s'est-il passé ? Et ben non, je sais pas. On va essayer d'avoir des réponses. [rires] Effectivement question. En tout cas, écoutez Thierry Breton hier soir sur LCI

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qui effectivement bah oui, c'est une bonne nouvelle mais je m'en satisfais. On a maintenant dans un mois l'agence SNP qui va donner son rating, c'est-à-dire sa notation. Mais je le redis, aujourd'hui, ce ne sont pas les agences de notation qui mettent le prix sur le risque France. C'est notre [raclement de gorge] comportement. C'est la France qui elle-même met son propre prix sur sa tête. Hm. Voilà. Bon, mais c'est pas du tout étonnant ce qui s'est passé. Moudis comme les agences de notation financière travaillent pour qui ? Elles travaillent pour les créanciers des pays. C'estd ce sont des agences dont les notes sont lues par qui ? Elles sont lues par les prêteurs aujourd'hui. Pourquoi voudriez-vous dégrader la France alors qu'il y a 6000 milliards

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d'euros d'épargne privé, j'y reviens, qui dorment en France et qui constituent un bouclier contre une faillite. Le au fond ce que fait Mouiz ? Moudhis dit la France est sous surveillance, je maintiens votre note. Ça va permettre au taux d'intérêt de continuer d'augmenter de manière je dirais plutôt progressif au lieu d'avoir un accident de parcours. Et la montée progressive des taux d'intérêt, c'est exactement ce qui convient au créanciers qui prête à la France parce que pour eux le craque serait un problème. Vous parce que à partir du moment où vous prêtez à la France, s'il y a un craque et bien vous êtes obligé de renégocier votre dette. Ceux qui avaient prêté à la Grèce s'en souviennent. Alors que si les taux d'intérêt continuent tranquillement d'augmenter, vous encaissez de plus en

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plus et vous pouvez continuer de prêter. Donc Mouise fait le jeu des marchés qui prêtent à la France. Bon bon, je crois que tout le monde était surpris quand même malgré tout de cette de cette non dégradation parce que franchement il y avait toutes les raisons de de dégrader. Ma petite analyse c'est que pourquoi ils ont pas dégradé ? parce qu'en fait ils ont pas osé prendre la responsabilité du d'une crise obligataire en fait, d'une crise de la dette au niveau de l'Union européenne parce que le jour où ça arrive alors là pour le coup euh [raclement de gorge] on va euh on va tous on ça va saigner quoi. Et donc du coup ils n'ont pas osé me semble-t-il tirer le coût qui allait déclencher la panique sur les marchés. Donc en fait il y a toutes les raisons de le faire. Ah si si

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la France avait été dégradé à c'est la note du Japon. Faut quand même pas d'accord. Mais là, vous voyez bien que les taux continuent quand même à augmenter et pour le coup, la cravate commence à serrer autour du du citoyen France. Et donc du coup, il me semble qu'il y avait toutes les raisons de dégrader vraiment. Enfin, on voit bien le déficit continu, la dette, la crise sociale, aucune décision prise au niveau au niveau de l'Assemblée nationale ni du Sénat et ils l'ont pas fait encore une fois parce que ça aurait été trop violent. Ils voulaient pas prendre ce risque d'être responsable d'une crise. Alors ça donne l'idée quand même. Est-ce que on est quand même un peu trop dépendant de ces marchés financiers ? C'est bah voilà. Alors, c'est pas tout à fait moi qui le dit. C'est François

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Langlais qui développe cette idée, c'est les marchés financiers ont déjà voté pour la présidentielle en France qui font la plus le beau temps. Écoutez-le, c'était au 20h de TF1 hier soir. Si le coût de l'emprunt pour l'État a ainsi augmenté, c'est que nos prêteurs, les banques, les fonds de pension sont inquiets. Inquiets devant l'impasse budgétaire, la paralysie politique et la situation sociale tendue. Du coup, ils veulent couvrir leurs arrières et demandent des intérêts plus élevés pour les 320 milliards d'emprunts annuelles que fait l'État. C'est l'éternel loi de l'argent qui est faite par les financiers. On ne prête qu'au riche et la France ne l'est plus. Cette méfiance des créanciers aura bien sûr des conséquences sur nous. Pour les ménages, le crédit sera plus cher. L'immobilier

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va trinquer faute d'acheteurs à cause de la hausse des taux. Idem pour les entreprises qui investiront moins. La croissance économique du pays devrait s'en ressentir. L'autre victime, c'est le contribuable. Car [grognement] les charges d'intérêt de la dette publique vont exploser, elles devraient dépasser 90 milliards d'euros en 2027, plus que le budget de l'éducation nationale. Il faudra bien sûr payer pour ce surcoup, soit avec des coûts budgétaires, soit avec des impôts supplémentaires. En clair, les marchés financiers ont déjà voté pour la présidentielle 6 mois avant nous en installant la dette dans la campagne et surtout au cœur du prochain mandat. C'est magnifique les 91 milliards d'euros mesdames messieurs. Alors je me souviens les les prévisions

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disaient à peu près 90 milliards d'euros dans 2 ans. Il y a quelques temps disait c'est dans 2 ans. Maintenant c'est juste la c'est l'année prochaine. Maintenant c'est qu'à l'année prochaine. Le budget de l'éducation nationale juste en intérêt de la dette. C'est c'est vertigineux ça aussi hein. Oh oui effectivement moi je je retiens deux choses dans ce que a dit François Longlais. euh d'abord que la croissance euh va euh empathir. Donc tout à l'heure, vous avez un économiste qui disait déjà on est dans une très mauvaise situation. Donc là, en fait, les marchés vont encore en plus obérer euh les perspectives euh de croissance de la France. Moi, j'ai j'ai quand même philosophiquement beaucoup de mal euh avec l'idée qu'effectivement ce sont les marchés euh qui décident enfin qui

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votent à l'élection présidentielle et puis surtout encore plus de mal avec ceux qui s'en satisfont euh qui finalement disent "Ah bah oui, très bien, euh les marchés mais ils ont enfin ils ont raison, il faut que la France se discipline et donc on va essayer de plaire au marché." Moi j'ai quand même l'impression que quand on essaie de plaire au marché, c'est jamais assez. Euh on rentre aussi dans dans enfin dans un jeu sans fin qui est de donner des gages hein qui est de donner des gages de de crédibilité de budgétaire au marché puis finalement on leur donne ça et puis en fait les marchés prennent ça parce que il y a pas les marchés ne sont pas les Français qui vont se satisfaire justement de de mesures. Vous avez raison mais dans ce cas on n'emprunte pas. Moi je je vous avez raison les

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marchés nous embêtent. OK. Vraiment, il y en a marre des marchés de la dictature. Dans ce cas, on onte pas 300 combien on empreunte 340 l'année prochaine 340 milliards pour payer nos agents public. Autrement, on peut plus les payer. On ne peut plus les payer si on pointe pas 340 milliards l'année prochaine. Donc je suis d'accord avec vous. Les marchés, on en a marre mais débrouille sans eux. On leur fait quand même des cadeaux marchés. Et moi j'ai le sentiment quand même à chaque fois qu'on parle des marchés, c'est comme si c'était justement nos prêteurs à qui finalement bah comme si on était qu'un ménage et comme si moi j'étais devant ma banque et qu' fallait absolument que je rassure mon banquier en lui disant "Mais non, je vais bien vous payer." Sauf que

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c'est pas le cas. Un état n'est pas un ménage. Les la France d'ailleurs, elle trouve des acheteurs pour sa dette he pour une unité de dette. Vous avez aujourd'hui trois acheteurs. On est quand même très loin d'être considéré comme un pays pour qui ce serait risqué pour qui justement c'est c'est le contraire. les créanciers se bousculent au Portillon et par ailleurs lorsque il y a eu justement des crises et notamment je pense à la crise européenne quand Mario Dragui avait dit whatever it takes pour justement sauver le système c'est bien parce que whatever quoi qu'il en coûte c'était le quoi qu'il en coûte au niveau européen où justement il y avait une règle qui à l'époque interdisait enf les les les banques à acheter de la dette publique et donc on l'a fait passer sur le marché

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secondaire pour permettre quand même aux banques d'acheter finalement par un par un mier détourné de la dette publique. Et aujourd'hui, ces banques s'enrichissent aussi euh donc par la la dette état. Intéressant parce que elle elle dit un peu, elle rebondit euh sur ce que disait Richard Verli qui disait tout à l'heure "Je comprends que la France n'est pas été dégradée car finalement avec ses 6000 milliards de d'épargne, elle est rassurante pour les marchés même si elle est pas une très bonne élève." Finalement, si je joins ce que vous dites tous les deux, vous dites finalement cette France qui est sécure avec ses 6000 milliards d'épargnes, hein, c'est rassurant pour les marchés, cette France- làà elle conduit un certain nombre de personnes à dire finalement c'est peut-être mieux de lui

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prêter de l'argent avec ce taux d'intérêt pharaonique de 5 % parce que bon, on sait qu'on sera remboursé avec ces 6000 milliards d'épargne derrière, il y a toujours ce matelant, on pourra taper dedans, on sera remboursé mais en même temps on gagnera plus d'argent prétendant un autre pays qui va bien genre les Pays-Bas et ceil donc ça veut ça veut dire qu'en fait pour notre dette il y a beaucoup de gens qui se bousculent au portillon parce que notre dette elle leur apporte plus hein que s'il prêtait de l'argent au Pays-Bas par exemple on est fiable on n'est pas n'importe quel pays c'estàd qu'on est laé on est des fiables qui rapportons plus que les autres Exactement et puis la santé économique d'un pays ne se résume pas à son niveau d'endettement regarder le le niveau

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d'endettement du Japon il faut regarder la la composition de notre dette là où il y a un problème de souverain c'est quand tous nos créanciers sont très très loin étrangers et que ils en veulent à notre économie. Par conséquent, le le vrai débat que nous avons depuis tout à l'heure qui qui est très intéressant, c'est celui de la du degré de financiarisation ou pas de notre économie. Je me rappelle de Arnaud Montbourg il y a pas si longtemps qui disait il faut définanciariser l'économie et et c'est c'est votre copain Valérie Giscardestin et et et George Pompinou Éric qui nous ont mis sur cette voie là de l'ouverture à la finance mondiale alors que le général de Gaulle était un peu réticent. Il se méfiait. Il avait compris à son époque que notre souveraineté, notre

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indépendance euh résidait plutôt sur notre capacité à financer nous-même nos nos propres investissements. Oh là, ça y est, le chevementiste est de retour. C'est le grand méchant marché. C'est le grand méchant capitalisme. C'est horrible. Et c'est le grand méchant capitalisme. Le premier pays capitaliste, c'est la Chine qui fait qui fait du communisme libéral. Oui. Qui va bien qui va bien mieux économiquement que nous, même si tout va pas bien là-bas. Moi je veux bien a avec le niveau, je je veux bien les diatrib contre les marchés, mais sans les marchés, vous faites comment pour payer les retraites aujourd'hui ? Faites comment pour payer les minim sociaux ? Faites comment pour payer les fonctionnaires ? Faites comment pour payer les services publics d'une manière

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générale ? La difficulté c'est celle-ci, c'est qu'aujourd'hui on a des dépenses qui sont supérieures à nos recettes. Donc comment faire ? on va se tourne sur les marchés pour compenser justement parce qu'on pas capable de faire économy viens et c'est les plus souverainistes qui nous disent oh là là aros sur les marchés les marchés sont des très méchants, ils se font de l'argent sur le dos de France. En revanche quand on leur dit bon ben du coup faut équilibrer les budgets alors donc faut évidemment baisser les dépenses parce que malheureusement on est déjà au taquet sur les recettes et d'ailleurs vous touchez le bouton des recettes ça marche plus. C'estàd qu'aujourd'hui quand vous créez un impôt en fait vous avez moins de recettes que quand l'impôt était plus

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bas. Donc le le le bouton impôt marche plus. Donc le seul bouton qui est qui est vraiment suceptible de fonctionner, c'est le bouton. Comment faire le sujet c'est que dès qu'on propose des pistes d'économie, ceux qui font a sur les marchés en disant "Oh là là, on est trop tributaire des marchés". Et bent ah ben non, surtout pas faire d'économie. Mais est-ce que Benoît sincèrement, est-ce que les marchés font de la politique ? Mais ils font de la politique. J'aurais t dire malheureusement. Mais malheureusement, moi ça me désole de voir les effectivement que ce soit les marchés qui nous dictent les mesures qu'on va devoir prendre demain. Moi, je préfère qu'on prenne des réformes, qu'on fasse des réformes aujourd'hui et donc autrement dit que ce soit les Français

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qui décident quelles économies on doit faire plutôt que demain voir les marchés arriver avec effectivement des grands coups de rabot sur les retraites. Est-ce qu'on peut pas à la fois faire des économies et mener une politique de définanciarisation de notre économie pour pas être la tutelle des marchés financiers ? pas mal et d'abord pour être souverain on a plus besoin d'aller sur les marchés pour se financer moi je souhaite qu'on a plus besoin des marchés mais il faudra faire des économie faud faire des économies faut aussi pourquoi pas je sais que ça c'est la vache sacrée en France mais on peut se poser la question aussi d'une partie de la mobilisation de l'épargne des français pour financer notre économie sur la base du volontariat ça se fait dans beaucoup de pays du monde. Il y a

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d'autres solutions, il y a d'autres lectures des choses que le truc binaire [rires] juste un truc. J'ai croisé ce weekend j'ai croisé ce weekend table ronde l'ancien ministre d'État Jean-Louis Borlot et on parlait d'économie de relance. On est alors j'ai passé quelques minutes avec lui bien évidemment quand on a Borlot avec soi on et on parlait de et il il me disait euh au moment où il y a eu souyus là la la la conquête soviétique de l'espace, les Américains humiliés ont créé, je parle de mémoire he j'espère je vais pas dire de bêtises, une instance qui s'appelle le DARPA. Il a dit "Connais-tu le DARPA ?" J'ai dit "Non." Il m'a dit "Mais le Darpa c'est tout." Il me chambrait un petit peu d'ailleurs. Il vous vous voit connaissez-vous là ? Il me dit c'est

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tout lepa. Qu'est-ce que c'est ? Et bien le darpa c'est pour se remettre dans une spirale de succès. L'Amérique des années 60 humilié par Soyus et la conquête spatiale soviétique va décider que cette instance allait connecter des objectifs publics. Un peu le [raclement de gorge] plan à la française avec des milliards de l'économie de marché américaine. Voilà, c'est ça. Et le DARPA aux États-Unis, c'est tout. D'ARP c'est internet tout ça c'est tous les grands process qui ont conduit à une révolution sociétale industrielle dans le monde. C'est ce DARPA qui est cette espèce de structure publique qui dit notre objectif c'est ça et pour atteindre ça il va falloir des dizaines et des dizaines de milliards. Viens Elon Musk

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viens machin viens Bidule viens avec tes milliards et on va concilier les deux. C'est des clusters, des clusters où il y a pas de tabou, où l'économie de marché n'est pas un gros mot, où le mot finance Paul Melin n'est pas un gros mot. Pas un gros mot. On aime et il est conciliable avec les objectifs étatistes que vous adorez tant. Voilà. Et ben ça alors arrêtez de dire il faut il faut définciariser les au contraire il faut refinanciariser l'économie française avec beaucoup d'argent et un DARP. Le DARPA c'est l'institution fétige de Philippe Agillon, le prix Nobel d'économie. C'est vrai, il il n'arrête pas de le répéter. C'est ce qui manque et il faudrait le faire au niveau européen. Et c'est d'ailleurs si vous lisez le rapport Dragiy qui a été il y a 2 ans

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j'ai volontairement dit pas dit au niveau français j'ai dit au niveau européen. C'est ce que Mario Dragui a proposé dans son rapport d'il y a 2 ans puisqu'il a chiffré à 800 milliards d'euros le besoin d'investissement précisément pour rattraper le retard vis-à-vis de la Chine et des États-Unis dans le domaine numérique. Mais quand même n'oublions pas de choses ça. Le DARPA fonctionne très bien aux États-Unis, mais la dette américaine n'a jamais été aussi élevée. Les États-Unis n'ont pas cessé de s'endetter. Donc, faut pas croire que ça s'est fait au prix d'une austérité budgétaire aux États-Unis. Et l'autre élément l'autre élément qui est quand même récurrent, c'est que en France la difficulté c'est que la l'argent une grande partie de l'argent mobilisé, de l'argent public va

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dans la dépense sociale. C'est ça le sujet. C'est-à-dire que la dépense sociale est devenue tellement consommatrice d'argent public que tout le reste finalement tout le reste est mise en difficulté parce que la manne sociale est devenue trop importante. C'est un choix de société. C'est un choix de société. Pourquoi juste une chose ? Pourquoi oublions les États-Unis qui sont souvent le repoussoir parfait et bon pour pourquoi au passage cette dépense sociale elle est si importante en France au regard de nos voisins ? Je parle de nos voisins qui sont normaux. C'est pas les Italiens, ils laissent pas les retraités mourir au bord du chemin. Les Espagnols, ils ont un bon hôpital public. Les Allemand aussi. Ils ont même, paraît-il, un hôpital public qui qui est presque supérieur au nôtres. Les

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Allemands. Donc ça pour il y a pas que nous qui avons une dépense sociale. Les Néerlandais, je sais pas, les Britanniques, on pourrait se comparer à des voisins, les les Autrichiens, qu'est-ce qu'il y a à côté de nous ? Les Belges, enfin, ils ont aussi des retraités. Ils ont aussi des hôpitaux, ils ont aussi des soins gratuits pour les gens qui ont un cancer dans leur pays, qui sont pris en charge par leur sécurité sociale à eux. Donc pourquoi on dit toujours que notre dépense sociale est dingue et et et chez eux, elle est normal ? Parce que en général, on me répond "Regardez les Américains, oublions les Américains." Alors, d'abord la gratuité des soins puisque vous avez pris cet exemple, pas partout en Europe. Attention, les pays européens ont des systèmes très

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différents. Si vous prenez un pays, un pays comme les Pays-Bas ou par exemple la Suisse, c'est une assurance maladie totalement privée. Donc, on peut pas comparer. Et de très loin, la France a le système de soins le plus avantageux, le plus gratuit. Mais 2è élément, le problème c'est pas la dépense sociale, c'est la dépense sociale incontrôlée. Parler à François l'anglais, parler à tous les experts. Ils vont vous expliquer que le problème chronique de la France depuis 20 ans, c'est que la dépense sociale a dérapé et que personne n'est capable de la diminuer, de l'arrêter. Et si on s'unissait tous contre la dette ? C'est l'idée lancée aujourd'hui par Thierry Breton dans le Figaro. En fait, il a cette idée. Il propose de réunir le Congrès à Versailles avant l'élection

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présidentielle pour graver une règle d'or budgétaire dans la Constitution et puis [raclement de gorge] après, il laisserait le peuple français trancher par référendum sur l'effort qu'il est prêt à accepter. En fait, lui, il voudrait être un peu le garant de cette règle d'or. Il est en train de consulter tous les candidats à la présidentielle. Pour le moment, il y a tout un bloc qui est d'accord. reste à rencontrer les candidats à gauche, mais il est prêt lui à à à jouer ce rôle de garant. Il en parlait encore une fois hier soir sur LCI. Il nous faut un cadre pour pouvoir atterrir et pour pouvoir ensemble, et je le redis encore ensemble trouver les voies et moyens dans un cadre. Et c'est pour ça que je pousse la règle d'or et que je suis encore une fois heureux de

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constater qu'aujourd'hui, écoutez-moi bien Strangebin, avec tous ceux qui ont dit qu'ils étaient pour, si jamais on convoque le Congrès, on a déjà les 3 Cè qui sont d'accord. S'ils se mettent pas ensemble pour dire au président de la République, bah écoutez, convoquons le Congrès et faisons voter ça avant les présidentiels. Il y a encore le temps, le calendrier chéré mais il y a encore le temps. Vous saz ce qui se passera à ce momentl les taux vont se détendre tout de suite et la pression sur la France va baisser. Bon, immédiat audacieux. On va en parler hein. C'est quoi la règle d'or rapidement ? Règle d'or en un mot, ça interdit aux députés de voter des budgets en déséquilibre. Ça a été mis en place en Allemagne en 2009. Ils ont une autorisation de déficit de 0,35 %. Donc

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vous voyez, c'est quasiment quasiment rien. Vraiment, vous gravez dans le marbre le fait que il y a pas de déficit pour l'année en cours. A les collectivités locales, juste d'un mot, les collectivités locales qui sont déjà soumises à cette règle d'or sur leur budget de fonctionnement. C'est-à-dire que les collectivités locales doivent tous les ans voter des budgets à l'équilibre pour leur fonctionnement que je distingue des investissements pour lesquels effectivement des emprunts sont possibles. Ça marche très très bien d'ailleurs parce que les collectivités locales enfin c'est ironique hein ont les dérapages notamment en terme d'emploi même dans la fonction publique qui sont beaucoup plus important parce que qu'est-ce qu'ils font le fait d'avoir une règle d'or ne vous interdit

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pas d'avoir des impôts élevés puisque vous devez voter des budgets à l'équilibre. Donc que font les collectivités locales ? Elles dépensent beaucoup et donc elles taxent beaucoup. Donc le sujet me semble-t-il, cette règle d'or qui me semble être une une excellente idée, c'est de dépasser cette règle d'or pour pour se dire en fait en gros qu'est-ce qu'on va faire pour atteindre cette règle d'or ? Est-ce qu'on va augmenter les recettes ou alors est-ce qu'on va baisser les dépenses ? Et c'est ça me semble je des des mois à venir. Magalie a donc vu ce que disait Thierry Breton hier soir, c'était chez Darius Rochemin. Chez euh c'est intéressant parce que alors au début quand elle m'a parlé de ce sujet on on on débattu, j'ai dis bon franchement il représente que lui-même.

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Vous imaginez, j'ai peine à croire que les politiques de gauche comme de droite se disent ah euh [rires] Thierry Breton est un génie, on va sauf que il a un argument. Il dit tout le monde s'est positionné ou presque dans la vie politique française sur l'urgence d'une règle d'or. Donc on a quand même une Marine Le Pen par exemple qui dit la règle d'or c'est hyper important. On a la droite classique qui dit la règle d'or c'est hyper important. Une partie de la gauche qui dit la règle d'or c'est hyper important. Donc tous ces gens qui se sont exprimés euh publiquement euh il faudrait les 3/5e des parlementaires euh à Versailles pour qu'il Bon, il est pas totalement incohérent de se dire queil pourrai ensemble se donner tous la main et euh voter la règle d'or. Voilà 3/5e à

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à Versailles, c'est le on appelle ça la réunion du du congrès. Voilà, c'est les députés et les sénateurs. Ça ferait environ 920 parlementaires et on aurait les 3/5e et il y aurait la règle d'or en France et ça serait terminé le dérapp dérapage budgétaire. Formidable. C'est Breton. Trou moi je trouve que c'est plutôt une bonne initiative. Vous savez tout ce qui concourt à unir les forces politiques autour d'un objectif qui serait l'intérêt général ou l'intérêt supérieur de la nation me va plutôt bien. Surtout si on a sorti comme l'a proposé Thierry Breton, tout cela après un référendum, c'est-à-dire à une à une consultation directe du peuple. Et moi je trouve que c'est intéressant et ça permettrait aussi de mettre face à leur responsabilité ceux qui disent comme une

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partie de la gauche, ils ont le droit, c'est le débat public que la dette c'est pas un sujet qu'on a pas besoin de réduire nos dépenses. Ça permettrait de voir effectivement quel est leur contreargument, quel est leur contrepoint, comment est-ce qu'ils font pour notre économie en conservant un niveau de dette pareil. Et puis ça ça clarifierait le débat. après sur la l'échange d'une telle proposition d'aboutir, ça me paraît assez faible en élection présidentielle parce qu'en élection présidentielle chacun euh tire plutôt dans son camp et les initiatives qui visent à à souder ou à réunir l'ensemble des forces politiques, euh c'est très compliqué. Donc je pense que euh il a raison euh Thierry Breton sans doute sur le fond. Enfin pour des questions politiques, je vois pas

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tellement sa proposition aboutir. Ouais pour des raisons politiques. Vous avez raison. Politicienne, je pourrais même dire politicienne. Ouais. Alors, la règle d'or budgétaire en Allemagne, elle a quand même été contournée et c'est intéressant à des fins d'investissement en 2022 quand les Allemands ont mis sous la sur la table l'enveloppe de 100 milliards d'euros notamment pour la défense. Mais c'est intéressant parce qu'elle a été contournée pour des investissements juste pas pour des dépenses ordinaires en quelque sorte. Je rappelle quand même que Nicolas Sarkozy l'avait proposé, il l'a voulait et il l'a abandonné l'idée et que Marine Le Pen a proposé de la soumettre à référendum mais avec une nuance qui est quand même importante, la proposition de Mar de Marine Le Pen, c'est d'empêcher

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le dérapage du déficit public. C'est pas véritablement une règle d'or budgétaire. Alors, est-ce que le mettre dans la Constitution, est-ce que mettre une telle règle, on l'a en Suisse, dans la Constitution, ça changerait drastiquement les choses ? Moi, je pense, j'en suis pas sûr du tout. Non, j'en suis pas sûr du tout pour une raison simple, c'est que quand vous avez, je le répète, un volume de dépenses publique qui est incontrôlé que l'État n'arrive pas à stopper, vous pouvez mettre ce que vous voulez dans la Constitution, à un moment donné, il faut quand même faire les fins de mois. Mais pour le coup là, c'est un message pour les marchés financiers. C'estàd que c'est les marchés financiers, ils regardent les additions, ils regardent pas seulement les déclarations,

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on est d'accord mais enfin on dit à nos créanciers, regardez, on s'est mis autour de la table, ça compte aussi les symboles sur les agents de notation, sur nos prêteurs et cetera. Je pense qu'il y a aussi un peu de ça dans la proposition de Thierry Breton, ce qui me paraît là encore plutôt malin. Il me semble que c'est la c'est le seul moyen en fait d'arrêter la folie dépensière de nos responsables politiques. C'est que c'est le seul moyen en fait, il faut ils sont tellement habitués depuis 50 ans à dépenser pour un oui ou pour un non qu'en fait il y a un moment où faut quasiment leur enchaîner les mains pour qu'effectivement et et voilà, ils soient contraints de faire des choix parce que nos responses et donc la règle d'or, ça les oblige effectivement à se dire "Ben voilà, on a

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un stock de recette, qu'est-ce qu'on en fait ?" C'est-à-dire quelles sont en fait les priorités qui doivent être celles de la France demain sans céder à tel ou tel groupe d'intérêt qui vient effectivement demander plus d'argent public. Je trouve que on est, vous savez, un jour on décontextualisera ce qu'on vit maintenant dans dans 20 ans, dans 30 ans. Là, on les aime bien nos politiques, on les connaît, on leur tape un peu dessus ici ou parfois leur adresse des caresses, on leur dit voilà et puis la gauche, la droite, tout ça est formidable et puis on se dit c'est le grand jeu de la politique, il y a un peu de clientélisme, c'est pas grave, c'est l'époque, c'est comme ça. Mais je crois que dans 20 ou 30 ans, on sera peut-être plus là, ceux qui regarderont

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ça auront un œil beaucoup plus asséré sur la schizophrénie scandaleuse de ces politiques qui c'est ces débordements budgétaires depuis le budget de 1974, on est en on est en débordement budgétaire. Ils diront "Mais mais c'est quoi cette génération ? Et c'est nous qui payons, dirons ça, dans 30 ans, c'est nous qui payons. C'est nous qui n n'avons plus de je sais pas de piscine de piscine municipal dans notre commune parce qu'on peut pas c'est nous qui c'est nous qui avons moins de crèche. Voilà. C'est nous qui avons un réseau de transport ferroviaire qui n'a pas été rénové. C'est nous qui avons des autoroutes. C'est nous qui avons des qui ne fonctionnent pas très bien. C'est nous qui avons un hôpital qui ne fonctionne plus. C'est nous qui avons un état en failli et cetera à cause d'eux.

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C'estd que là pour l'instant nous on est assez indulgent. Alors franchement c'est sympa on va pas j'ai pas l'impression que le français soient très indulgent mais enfin franchement il y a je me souviens quel euh parlementaire je sais plus quel parlementaire avait proposé qu'on qu'on condamne les parlementaires qui euh voilà qui sont qui sont dans le débordement ou dans l'outrance de la dépense publique. Peut-être qu'un jour on dira ces gens auraient dû être [raclement de gorge] je sais pas être traduit devant des tribunaux parce que avoir comme ça jouer avec les finances publiques et des générations de de jeunes [grognement] qui voilà c'est scandaleux et à certains égards on peut penser que c'est scandaleux voilà et que peut-être que nous sommes collectivement un peu trop

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bienveillants et avec ces gens de gauche comme de droite hein qui ont été un tantinet léger avec les finances publiques. Je veux pas je veux pas les jeter en prison. C'est pas mais bon sang je ne trouve parfois un tantinet bienveillant. Vous êtes un peu fataliste sur l'avenir de la France Éric. On peut imaginer que quand vous dites plus de piscine municipal et je comprends l'image et la prophétie mais on peut aussi imaginer que cette trajectoire budgétaire elle va changer qu'on va réarmer notre pays, qu'on va refaire une politique de la production. Il y a des solutions qui existent. Tout à l'heure Richard parlait de de ce qu'on pouvait faire au niveau européen. Moi, je préfère ce qu'on peut faire au niveau français. Mais je pense qu'il y a aussi des méthodes de

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planification économique assorties qui qui s'opposent pas du tout au marchés, au libre marchés qui peuvent être prises, qu'on peut refaire de la croissance, qu'on il y a pas de fatalité à être les vassaux numériques de la Chine ou des Américains. Tellement vu de gens tenir votre discours, j'ai tellement vu mais oui, mais j'ai tellement vu de gens tenir votre discours de gauche comm de droite. Pens, moi je pense que ça ne peut effectivement repartir que par la croissance. C'est-à-dire si l'Espagne aujourd'hui a une dette qui est en rapport de de son PIB est inférieur, c'est précisément grâce à la croissance. En fait, si s'il n'y a pas ça en France, on ne s'en sortira pas. Une dette, elle est pas faite pour être remboursée. On va pas rembourser chaque euro de la

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dette qui court. Je veux dire, c'est pas comme notre endettement encore une fois de créanciers particulier. Par contre, pour le Attendez, attendez-nous, pardonnez-moi, on vous interromp. Pardonnez-nous. Emmanuel Macron s'exprime à Marseille. On va voir ce qu'il a à nous dire. Voilà. Et la situation terrible dans laquelle vous avez été prise et vous avez tenu, il y a eu clairement un défaut d'anticipation et vous n'étiez pas à cette force ce jourl. Donc on en a tiré toutes les leçons dans les jours qui ont suivi, mais c'est par votre bravoure, par votre solidarité, par votre professionnalisme que quel que soit le bilan parce qu'on a on a pu dénombrer tout ce qui était terrible et qui a été compté mais moi je sais ce qui se serait passé si vous n'aviez pas été là. Donc vous pouvez

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fier de la mission. Moi, je suis infiniment reconnaissant de cela et je veux vraiment pour nos policiers, nos gendarmes militaires, l'ensemble des unités ici présentes, vous dire un immense merci pour la mobilisation de samedi dernier. Je dirais tout au long de l'année et la semaine dernière a été émaillée par des couvre-feux, des mesures qui ont été particulières, qui avaient été annoncées par le ministre de l'intérieur qui ensuite ont été décidés par les préfets en lien avec leurs élus. et on va continuer dans les jours à venir. Mais le 24 octobre, vous avez tenu, il y a eu un dispositif exceptionnel qui a été mis en place et c'est grâce à ce dispositif que à la fois les les manifestations qui étaient prévues conformément à notre constitution [raclement de gorge] ont pu être organisé

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avec un tracé différent et qu'on a pu aussi protéger les centres-villes, les commerces, les bâtiments publics et ça c'est grâce à vous. Donc je veux vraiment vous dire toute ma reconnaissance pour pour la mission. Je sais qu'on a fait revenir beaucoup de collègues de congé, que c'est encore du temps qu'on vous prend sur les famille et [raclement de gorge] je sais très bien ce que ça représente et je vous en remercie très profondément. C'est pas normal qu'à 6 mois d'une élection présidentielle notre pays soit dans cet état d'ébullition. Il y a des gens qui se réjouissent du désordre, moi non. Donc plus jamais le 17 octobre. Le 24 octobre est un modèle, on est tenu et c'est ce qu'on continuera de faire. Donc il y a un travail politique et social qui est mené par le gouvernement

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pour répondre aux aspirations légitimes, pour calmer les gens. Il y a normalement un débat présidentiel qui doit se faire pour qu'on ait des élections. C'est parce qu'il y a des élections qu' y a pas de violence. C'est ça une démocratie. Il faut le rappeler aux gens. Mais on continuera de tenir à la fois samedi, le 5 novembre pour la journée de mobilisation sociale et les samedi qui suivront. Si on fait bien notre travail collectivement, c'est un mouvement qui va se calmer parce qu'on répondra aux attentes légitimes et parce que l'ordre sera tenu. Mais rien n'est fait et je vous dis ça avec beaucoup de détermination et d'humilité. Et donc on continue d'être mobilisé, on continue d'être dans l'anticipation et je vous remercie très profondément de cette mobilisation de toutes et de tous.

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On est là, moi je serai toujours là avec le ministre derrière. Je sais ce qu'on vécu certains d'entre vous le 17, on sera là aussi et je sais combien c'est dur et donc on va vous accompagner mais on ne lâche rien pour les événements à venir. continuera d'avoir des tracés alternatifs pour les manifestations déclarées pour protéger nos centrre-ville et on continuera de tenir les positions pour que le calme demeure parce que c'est ce qu'on doit parce que c'est ça la République et c'est la mission que chaque jour vous faites avec fierté et engagement. En tout cas, je vous redis ici ma reconnaissance, ma très grande fierté et ma confiance. Et je le dis devant vos chefs, je remercie aussi tout ce qu'il font à vos

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côtés. Merci infiniment. Courage, on est là, on tiendra et c'est l'ordre républicain qui tiendra. Vive la République et vive la France. Merci à vous. Voilà. Voilà. Emmanuel Macron à la sortie de la préfecture des bouches du Rôe. Vous savez que le président de la République avec le ministre de l'intérieur que vous voyez juste derrière se sont déplacés en fin de matinée à Marseille. Ils étaient à la mairie de Marseille un peu plus tôt et en compagnie du maire de Marseille Benoît Paillant. Et là il il était à la préfecture de de Marseille saluant le travail les forces de l'ordre à Marseille bien évidemment mais dans la totalité du du territoire. Visite

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surprise du chef de l'État effectivement à Marseille. Ça a été annoncé uniquement dans dans la matinée. Emmanuel Macron a voulu se rendre sur le terrain après les violences du 17 octobre. D'abord donc c'est une visite en en plusieurs temps. La mairie, la préfecture avec les forces de l'ordre et les commerçants qui l'a rencontré. Puisqu'on le sait, euh Marseille a été euh euh pas mal impacté par ses violences et ses pillages du 17 octobre. Et ce qui est assez intéressant, c'est que depuis tout à fait comme le président président de la République a dit tout à l'heure il y a il y a 1 heure touché. Vous avez raison, vous avez raison. Et donc ce qui est assez euh ce qu'on peut noter, c'est que que ce soit tout à l'heure à la mairie que ce soit là, il répète toujours la même chose.

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Tout à l'heure, c'était l'ordre sera tenu il l'a martelé à plusieurs reprises. Là aux forces de l'ordre, il dit vous avez tenu et il ajoute on va tenir. Il le répète à l'envie. Et parce qu'il a essayé de répondre à tous ces détracteurs qui avant le 17 octobre pendant entre le 17 et le 24 ont remis en cause qu'il soit de droite ou de gauche la doctrine du maintien de l'ordre, le fait qu'on éétait pas préparé, le fait qu'il y avait pas essai de policiers et gendarme avec deux lectures antagonistes mais toujours vous remarquez contre l'État et contre la les forces de l'ordre. D'un côté, on dit il y a pas suffisamment de policiers de gendarme, l'État est faible avec les voyou, les délinquants de l'ultra gauche. Ça, c'est plutôt le discours de droite. Et le discours de gauche, c'est

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la faute de l'État et de la police et cetera parce que c'est la doctrine de maintien de l'ordre qui fait que les gens cachent cassent les boutiques et pillent. Donc en fait, quels que soient les discours, le président de la République, il est pris en étu avec 100 % des gens, que ce soit de gauche ou de droite, qui critiquent le maintien de l'or en France. Donc quand il dit tenir, c'est moi je suis au milieu, je suis entre le marteau et l'enclum et non pas entre la fossile et le marteau et je dois tenir. Il faut tenir vaille que vaille. Et donc il y a un côté effectivement un peu méthode coué. On répète le mot tenir parce qu'on n pas vraiment tenu le 17 octobre. Le 24 on a tenu mais c'est quand même je le dis avec le sourire mais c'est tout de même inquiétant pour les semaines à venir.

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J'espère qu'il y aura pas un scénario avec vous savez comme pour les gilets jaunes une succession d'actes comme ça jusqu'à la présidentielle. ser intenable pour la démocratie d'avoir ça pendant encore des semaines. C'est c'est vous que c'est pour ça que j'ai c'est vous que ça a agacé d'entendre Emmanuel Macron dire impacté tout à l'heure. Pour ça que j'en ai parlé à Magalie. Pourquoi ? Mais pour qu'est-ce qui on prend le mot en anglais impacting et ou impacted et on le met en français impacté ça veut rien dire. Toucher éventuellement. Non mais je je je parce que je me mets dedans parce que moi je suis comme tout le monde, j'utilise le mot impacté mais effectivement c'est un mot c'est un anglicisme. Ne soyez pas impactant. Soyez soyez pertinent. Ou moi ce que je

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trouve un peu inquiétant, c'est de et et Magalie a raison, c'est qu'à force de répéter "On va tenir, on va tenir", vous agitez le chiffon rouge face à ceux qui veulent vous déboulonner. Or, il y en a bel et bien politiquement ou de manière plus violente qui veulent déboulonner Emmanuel Macron et qui veulent l'acculer à un départ éventuel avant les présidentiels. Et donc dire sans cesse on va tenir, c'est se mettre le dos au mur. Mais est-ce qu'il est certain que le mur ne va pas craquer ? Emmanuel Macron qu'on a quand même vu le 17 octobre, c'est qu'il y avait de sacrés lézard dans le mur et pas seulement des lézardes d'anticipation. Donc je trouve que cette manière assez martiale de répéter on va tenir, elle peut envoyer un signal problématique en terme de calme social dans les prochaines

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semaines. Moi je pense que on va tenir, c'est aussi Emmanuel Macron qui dit "Je vais tenir parce que en fait il est déjà parti. C'est mais on le on le voit, vous le disiez tout à l'heure, Emmanuel Macron, c'est un éditorialiste, il commente, c'est pas la première fois qu'on l'entend justement avoir pas dans cette allocution ici mais mais juste avant oui, il fait du commentaire politique finalement sur ce qui se passe en France parce que c'est un président qui doit effectivement encore tenir 6 mois mais qui n'a plus de pouvoir politique, qui n'a plus la main, c'est-à-dire qu'il n'a même pas même s'il voulait même s'il avait voulu, bon on sait que c'est pas sa sa grande spécialité à Emmanuel Macron de de répondre aux colères de la rue, hein, quand il y avait les la moitié de la

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France était était dehors pour protester contre la réforme des retraites qu'il jugeait n'avoir jamais validé euh enfin ne jamais approuvé. C'était dans le programme d'Emmanuel Macron effectivement lors de l'élection présidentielle de 2022 mais c'était passé quand même complètement inaperçu occulté par bien d'autres sujets. Bon Emmanuel Macron n'avait pas du tout entendu la rue. D'ailleurs, il avait même déclaré à cette époque qu'il ne céderait pas face aux faxieux et aux factions. Donc Emmanuel Macron n'entend pas la colère de la rue, sauf que il l' même s'il voulait leur répondre, il n'a plus les moyens politiques de leur répondre depuis la dissolution de l'Assemblée nationale en 2024. C'est un président qui en fait n'a plus que son titre pour vraiment présider aux

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dessinés de la France. Il n'a pas de pouvoir politique. L'Assemblée, il ne peut rien sortir de l'Assemblée nationale. Et c'est d'ailleurs pour cela, je je reviens sur le sujet euh par exemple d'une règle d'or qui serait euh adoptée par tout le monde avant l'élection présidentielle. Moi, je trouve que c'est extrêmement compliqué. Démocratiquement, je ne vois pas comment on peut faire passer quelques réforme que ce soit ou avoir quoi que ce soit d'ampleur et qui engage à ce point-là les Français. À moins de convoquer un référendum et qui est de toute façon impossible dans le le lapse de temps qui est un parti. D'ailleurs, Emmanuel Macron l'avait dit il y a un an et demi, il voulait absolument convoquer les Français autour d'un référendum. Bon, ça ne s'est jamais fait. Mais il y a

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aujourd'hui un problème euh je dirais de de la France n'est pas n'est plus véritablement gouvernée. Il y a un problème de légitimité politique, d'assise politique. Emmanuel Macron n'a plus les moyens euh d'être d'être réellement le le président de la République. On continue en tout cas de suivre ce déplacement d'Emmanuel Macron à Marseille avec Analyse Bouton dans LCI direct et puis Anaïse Bouton se rendra à Matignon parce que vous le savez le gouvernement tente au moins d'éteindre la colère lycéenne. Les organisations lycéennes sont actuellement reçues par le premier ministre et on en sait un peu plus sur les mesures concrètes promises par le gouvernement. Anaïse Bouton vous dit tout dans quelques minutes.