Vous avez dit complotiste ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 11:00narrateurChiffre
« il n'a représenté que 5 % des fonds investis dans la reconstruction entre 1947 et 1951 »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique]
[Musique] agite la théorie du complot secrétaire d'État dénonce un complot politique pour éteiller la tèse du complot il évoque un complot je m'excuse le Watergate mais il est ironique quand il dit qu'il a pas complot pour dénoncer une sorte de complot politique je suis victime d'un complot dit-il elle est théorie du complot un complot il un complot international y y a-t-il complot non y y a-t-il mystère oui toujours le même refrain complot complot complot [Musique] j'observe qu'on ne peut plus en France décrire ce qu'est la géopolitique américaine sans aussitôt se faire taxer de complotistes avec un petit rire sous-entendu le pauvre il faudrait qu'il aille quand même aller prendre des anxiolitiques et il les unin alors je vous ai a apporté je vais le lire à haute voix parce que je suis têtu Paris Match 136 27 octobre 1951 question à monsieur isenar qui à l'époque est à la tête du chef c'estàd qu'elle va devenir l'UTAN et qui après devient président des États-Unis répon question du journaliste que pensez-vous de la Fédération Européenne réponse rien ne pourrait nous être plus agréable que d'apprendre que les États d'Europe occidentale ont décidé de réunir dans une ville d'Europe disons à Luxembourg des délégués responsables avec le mandat de rédiger l'acte constitutionnel de l'Europe de désigner la capitale et qu'à partir du 1er janvier l'Europe occidentale fonctionnera comme fédération aucune décision ne pourrait mieux nous aider dans la tâche que nous poursuivons alors est-ce que c'est du complotisme que de lire Paris Match monsieur Clinton président des États-Unis le 15 novembre 19 99 à Ankara dépêche àp de 15h35 je suis ferme dans mon soutien à la candidature de la Turquie je crois très fermement que l'une des quatre ou cinq questions pour cette partie du monde est de savoir si la Turquie deviendra un partenaire de plein droit de l'UE aucun pays de l'Union européenne d'ailleurs n'a rappelé son ambassadeur à Washington en disant que ce n'étit pas les affaires des États-Unis de savoir qui devait entrer dans l'Union européenne monsieur George bouche président des États-Unis discours à l'université de Vars les États-Unis c'est que la Turquie n'est pas entrée et n'entrera très probablement pas oui ça fait déjà 6 milliards d'euros que l'on a versé avec votre argent la France payant 16 % ça fait déjà 1 milliard d'euros sur plusieurs années qu'on a versé de fonds de mise à niveau à l'entrée de la Turquie comprenez-moi bien d'ailleurs hein moi je ne suis pas turcophobe j'essaie simplement de comprendre pourquoi la Turquie doit entrer et pas la Russie c'est ça que vous devez aller demander à votre député c'est ça pourquoi la Russie doit-elle pas entrer dans l'Union européenne qui en a décidé et qui a décidé que la Turquie doit y entrer il s'agit d'une manœuvre géopolitique qui a été précisée par le Président George bouche président des États-Unis vous voyez que c'est quand même au mieux au je peux pas faire mieux comme source dans son discours à l'université de varsevie le 15 juin 2001 toutes les nouvelles démocraties de l'Europe de la Baltique à la mer Noire et toutes celles qui se trouvent situé en entre les deux doivent avoir la même chance pour la liberté la sécurité la même chance de rejoindre les institutions européennes toutes les nations devrait comprendre qu'il n'y a aucun conflit entre l'appartenance à l'OTAN et l'appartenance à l'UE nous faisons bon accueil à une Europe vraiment unie c'est du complottisme madame comteolis Reis pendant le pendant qu' avait le la la le la la comment dirais-je la les élections en France le référendum de 2005 elle était à elle était allée à Vilnius elle est reçue par le président lituanien Valdas adamkou c'est une dépêche AFP du 21 avril 2005 nous avons fermement soutenu le projet européen son achèvement ainsi que l'Union européenne de notre point point de vue la poursuite du succès de la construction européenne est importante et puis puisqu'on parlait tout à l'heure du référendum sur l'Écosse est-ce que vous avez noter cette chose étonnante qu'il y a actuellement deux projets de référendum l'un pour l'indépendance de la Catalogne [Applaudissements] l'autre pour l'indépendance de l'Écosse il y a un troisème projet de référendum en Europe qui est pour la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne et bien figurez-vous gouvernement américain il y a un type qui est secrétaire d'État aux Affaires européennes comme j'ai dit nous il faudra qu'on crée un secrétaire d'État aux Affaires nord-américaines dans le gouvernement français et bien ce type est allé voir monsieur Cameron et a interdit qu'il y ait un référendum pour la sortie de l'Union européenne mais en revanche trouvé très bien le référendum sur l'indépendance de l'Écosse et la Catalogne la politique d'Europe des région était une étant une politique typique de diviser pour régner voulu par les anglo-saxons alors moi je j'insiste à parce que j'aime pas qu'on me traite de complotiste moi ça c'est quelque chose que je trouve odieux parce que c'est une façon de disqualifier son interlocuteur sans répondre sur les le fond des arguments vous imaginez là je vous en ai citer quelquesuns je pourrais vous entretenir toute la [Musique] nuit c'est une question qui vous a pas été posée aujourd'hui c'est est-ce qu'on peut faire l'Europe sans que les Américains soient d'accord oui c'est un débat essentiel si vouz j'ai pris un risque qui est pas de refaire un livre mais de republier ce que j'avais écrit il y a 17 ans en suppant trop trop trop lié à à l'actualité alors le vrai problème c'est l'identité européenne on quand on parle de protection voyez de préférence communautaire c'estàd de traiter les autres différemment de nous la justification pour faire ça c'est d'être différent des autres il faut donc essayer alors là je suis pour fabriquer fabriquer une civilisation européenne et ça ne peut se faire pas contre les États-Unis parce qu'ils sont trop puissants et qu'il ne faut pas se couper d'eux mais ça ça doit se faire en étant différent des États-Unis et et à condition qu'ils acceptent la construction européenne qui a été imaginée enchaîne la France à un modèle qui n'est pas du tout celui d'une Europe européenne car l'Allemagne pour toutes sortes de raisons économique militaire historique est tourné vers les États-Unis autrement dit on fait de l'Europe la succursale des États-Unis et on le fait de manière d'autant plus irréversible que on a servi la France je m'excuse de le répéter un modèle allemand qui est celui d'une banque centrale indépendante qui ne laisse place à la politique comme à une sorte de de d'appendice technique une Europe fédérale une Europe des régions on voit ce qui se passe en Italie o monsieur Bossy réclame la partition on voit la Catalogne aujourd'hui qui est l'arbitre des destinées espagnoles on voit naturellement que sur le plan de la politique économique cette Europe porte la marque du conservatisme et c'est ce que je reproche au Parti socialiste donc pour répondre à votre question économiquement il est incontestable que le plan Marchal a été bénéfique pour la France politiquement il a créé une situation difficile il a toujours divisé et de là est venu en grande partie cette relation passionnelle entre la population française et les États-Unis et puis on peut dire depuis cette date et c'est aujourd'hui qu'on en parle beaucoup cet ensemble politique a mis en cause la souveraineté nationale donc l'équilibre entre le pouvoir économique d'un côté qui est diffus et qui est contraignant et la démocratie politique qui a perdu en quelque sorte ses moyens d'agir CER a été le choix des gouvernements français concernés un choix formulé très explicitement en 1950 avant la fin du plan Marchal un choix fait pour la première fois par Schuman et Mony et ce choix délibéré n'a cessé ensuite d'être confirmé et reconfirmé jicht il a toujours été contesté mais il a toujours marqué la vie politique française donc nous vivons toujours sous l'influence direct de ces événements que nous venons de voir devemb 1947 c'est toujours actuel la division est là et les avantages économiques aussi si j'étais français je ser moi aussi partagé on a coutume de dire que le plan Marchal était une invention des États-Unis ayant pour but de faire un énorme cadeau à l'Europe pas du tout il s'agissait en fait d'une série d'investissement destiné à orienter et réorganiser l'Europe l'idée était d'amener les pays européens à dépenser ses fonds d'une certaine manière c'était très bien mis en lumière dans le film de Billy wier 13 qui montrait comment une société t que Coca-Cola était dirigé en Allemagne c'était une superbe métaphore et en même temps çaltaits bien la réalité
[Musique]
ils ont aussi exporté des idées en Allemagne on s'est mis à diriger les entreprises et les écoles dans un tout autre esprit et on ne pratiquait plus la politique de la même façon tout était calqué sur le modèle américain
[Musique]
[Musique] terme vous créer un grand marché européen il sera intégré aux États-Unis et activé par le moteur du libre échange américain et vous ouvriez vous aurez un meilleur niveau de vie surtout si vous n'avez ni syndicat ni parti communiste le plan Marshal était en fait un énorme compromis basé sur un effet de levier on sait aujourd'hui qu'il n'a représenté que 5 % des fonds investis dans la reconstruction entre 1947 et 1951 mais ces 5% jou un rôle crucial dans la direction à prendre alors l'autre partie de la question portait sur le fait que vous avez été candidat donc pour prendre la tête de la berde donc la banque européenne de reconstruction et développement candidat malheureux puisque c'est un britannique qui a finalement été choisi contre toutes les règles tacites puisque l'institution est déjà basée à Londres français et allemands n'ont pas vraiment réussi à s'entendre en tout cas il y a eu un petit peu de cafouillage sur la ligne sur un partage des postes de responsabilité l'un après l'autre en Europe euh est-ce que ça va continuer vous sentez victime d'un cafouillage je me sens absolument pas victime je donne pas l'impression d'être une victime ce que je fais à la Banque européenne d'investissement est absolument passionnant mais puisque vous revenez sur un épisode d' d'il y a 2 semaines soyons soyons simple l'Union européenne n'arrive plus à prendre ses décisions à 27 par consensus et donc à partir du moment où elle n'y arrive plus c'est la graine de la division qui est là écoutez on a le résultat qui était prévisible lorsque les 27 États-membres n'arrive plus à s'entendre entre eux c'est que c'est le reste du monde dirigé par les États-Unis qui prend les décisions à la place de l'Union européenne c'est un choix de certains États européens de préférer suivre les États-Unis plutôt que de suivre les décisions par consensus à Bruxelles mais le problème qui se pose est celui de la situation de l'Europe après la Seconde Guerre mondiale et ça ça ramène à une politique américaine c'est la politique américaine qui conditionne la politique européenne les États-Unis déjà face à l'Union soviétique avaient voulu organiser en Europe quelque chose qui soit une zone sorte de contrefeu à l'Union soviétique évidemment la Seconde Guerre mondiale a changé complètement le contexte et les les Américains qui avaient organisé des réseaux pour diffuser cette cette politique considérit ont considérait naturellement euh en partant des traités de westphaliie et de la situation de l'Europe autrefois que les nations en Europe c'était la guerre donc il fallait les supprimer les nations il fallait donc supprimer les États et les nations et les nation souveraines ça a été dit expressément ça a été dit par Bush ça a été dit d'abord par Mony qui portait comme chacunc le message européen il était convaincu mais il le portait c'était d'ailleurs un agent américain on sait même combien il a été rémunéré puisque maintenant c'est déclassifi vous pensez qu'une autre politique est possible aujourd'hui d'abord il y a plus le président de la République en France depuis que l'Europe existe le président de la République c'est le premier ministre qui prend s ses ordres en Europe et je crois à l'Europe au gouvernement européen et je pense que il n'a pas le choix François Holland de faire cette politique là plutôt qu'une autre il il il continuera évidemment et il est dans une logique qui est bien la sienne les gens font semblant de découvrir Hollande aujourd'hui a fait l'éloge de l'Europe de l'euro il nous a dit rien à faire des peuples ils votent mais s'ils sont du côté du mauvais vote et bien on va faire de telle sorte que ça passe quand même il s'entend très bien avec Sarkozi sur ce terrainlà donc je pense que il y a pas il y a juste une espèce de psychodrame avec des personnages qui sont dans le carriérisme dans l'affairisme politique mais ça va rien changer non moi je vous Paris que ça continuera comme avant parce que la France n'a plus le choix de de de mener une politique le souver peut sortir de l'EUR par exemple oui il faudrait voilà ah il faudrait voilà voilà une position très bien et on a donné un spectacle absolument mais lamentable un spectacle honteux où chacun défendait ses intérêts nationaux et notamment l'Allemagne qui a refusé de comprendre que l'on partageait un destin comme Obama a pris son téléphone et a appelé la chancelière pour lui dire il faut céder alors il a eu une décersation avec Nicolas Sarkozi mais le point dur était la chancelière il a passé un coup de fil le vendredi il l'a rappelé le dimanche pour la faire céder et il est parvenu à la faire céder mais intervention ne s'est pas arrêté là il a appelé aussi Zapatero le Premier ministre espagnol qui lui-même refusait de comprendre l'ampleur de la crise et donc il a dû appeler zapaterou pour lui dire il me faut un plan de rigueur et donc Zapatero qui jusque-là refusait de CER la pression des partenire Européens a annoncé dès le lendemain qu'il allait adopter un plan de rigueur et ça a calmé contribué évidemment à calmer les marchés qui ont été rassurés donc moi je pense que le président actuel de l'Union européenne s'appelle Barak Obama [Musique]
[Musique]
François Asselineau