"On a la chance d’avoir des policiers qui font preuve d’un grand sang-froid" (Jean-Didier Berger)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 0:00OuverteRéponse directe
Bonjour Jean-Didier Berger. On vous êtes ministre délégué auprès du ministre de l'intérieur. Beaucoup d'images ont circulé ces derniers jours...
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Cette réponse aujourd'hui, les lycéens nous le disent, quand on les questionne, elle leur semble insuffisante...
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Pourquoi pas des canons à eau ?
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Pourquoi aujourd'hui nos voisins européens ne veulent pas utiliser les LBD ?
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Quelle réponse vous vous attendez à ?
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Est-ce que vous dites que c'est de l'instrumentalisation ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Il y a 19 enquêtes qui ont été ouvertes parce que lorsqu'il y a un problème, lorsqu'il y a un doute, lorsqu'il y a éventuellement un dérapage euh il est normal qu'il y ait une enquête et que ceux qui ont euh dérapé soient sanctionnés. »
- 0:36Chiffre
« Mais 19 enquêtes au regard des milliers ou des dizaines de milliers d'interventions qui ont eu lieu parce que je rappelle qu'il y a eu plusieurs milliers d'interpellations, plusieurs milliers de gardes à vue. »
- 2:31Promesse
« On suspend provisoirement l'utilisation d'une arme de défense lorsqu'elle est en doute. »
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« C'est pour éviter des situations de corps à corps. Donc, quand on est en risque de devoir finalement avoir des policiers qui se battent avec des casseurs pour leur éviter d'avoir à se battre ou avec tout type de manifestants qui ont des débordements violents, bien on utilise ces grenades assourdissantes pour repousser. »
- 3:49Fait
« Sauf qu'ils le font pas les les les lanceurs LBD, c'est assez unique en France. »
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« Il y a six enquêtes de l'PPN qui se sont ouvertes. »
- 5:39Fait
« Il y a une réflexion très approfondie de la part des services sur l'ensemble de ces armes de défense et vous le voyez dans un esprit qui est pas du tout un esprit idéologique mais un esprit d'efficacité »
- 6:16Fait
« la dimension politique en France et notamment l'imprégnation très forte de l'extrême gauche et de la France insoumise en particulier dans l'ensemble de ce de ce conflit, elle est pas étrangère à la situation de violence. »
- 6:51Fait
« On va aller voir ce qui se passe à Paris en ce moment même avec Jordan Clin qui nous attend dans le 20e arrondissement. »
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« Est-ce que par exemple quand vous avez vu certains élus insoumis, je pense à Bali Bagayoko qui était notamment dans la manifestation parisienne hier s'interposer entre les forces de l'ordre et les manifestants. Est-ce que vous dites que c'est de l'instrumentalisation ? »
- 9:37Fait
« Le rôle des élus, c'est pas d'entraver l'action des forces de l'ordre. »
- 10:16Chiffre
« Il y a quand même euh une très grande majorité de lycées qui ne sont pas bloqués. »
Temps de parole
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Bonjour Jean-Dier Berger. Bonjour à tous. On vous êtes ministre délégué auprès du ministre de l'intérieur. Beaucoup d'images ont circulé ces derniers jours. Il y a évidemment les images de de violence urbaine, de casseurs qui ont circulé mais aussi des images de policiers face au lycéens. Des images et des blessures aussi. Hier Laurent Nunes, le ministre de l'intérieur a défendu cette gestion du maintien de l'ordre. Vous ne changez donc pas de méthode. Je pense qu'on a la chance d'avoir en France des policiers qui font preuve d'un grand sang frroid et d'un grand professionnalisme. Il y a 19 enquêtes qui ont été ouvertes parce que lorsqu'il y a un problème, lorsqu'il y a un doute, lorsqu'il y a éventuellement un dérapage euh il est normal qu'il y ait une
enquête et que ceux qui ont euh dérapé soient sanctionnés. Mais 19 enquêtes au regard des milliers ou des dizaines de milliers d'interventions qui ont eu lieu parce que je rappelle qu'il y a eu plusieurs milliers d'interpellations, plusieurs milliers de gardes à vue. Euh on voit bien que les chiffres doivent être euh mis en rapport les uns avec les autres. Il y a surtout plus de 700 blessés chez les policiers. Donc on voit bien que dans une situation où il n'y a pas simplement des blocus ou des manifestations, mais parfois des choses qui dérapent en violence urbaine, il est normal qu'il y ait des opérations pas simplement de maintien de l'ordre mais de gestion de ces violences urbaines et qu'il y ait des interventions aussi souvent que nécessaires et d'une façon
qui reste toujours proportionnée. C'est ce que s'emploie à faire nos policiers. Mais il y a des exemples de blessures qui ont choqué ce lycéen avec cette main arrachée. Alors, les enquêtes sont en cours évidemment pour déterminer les circonstances, mais vous comprenez que ça puisse heurter ces ces vidéos d'ailleurs, elles circulent largement sur les réseaux sociaux, elles alimentent peut-être même encore la colère de ces jeunes. Euh cette cette réponse aujourd'hui, les lycéens nous le disent, quand on quand on les questionne, elle leur semble insuffisante. Bien sûr, c'est c'est violent, c'est choquant, ça choque tous les Français, ça choque les pères de famille, les mères de famille. dont je dont je fais partie, les pères de famille dont je fais partie. Euh ça choque évidemment
les lycéens et la meilleure façon que les choses se passent bien, c'est que les lycéens puissent s'exprimer, puissent être entendus par le gouvernement qui est à leur écoute à travers bah des objets pacifiques, des objets démocratiques de manifestation, des manifestations dans la rue, mais aussi les concertations qui ont lieu dans les lycées, partout en France. Euh certaines ont déjà eu lieu euh euh dès hier. Et puis également cette grande plateforme qui a permis de recueillir déjà euh plusieurs dizaines de milliers 40000 euh je dirais euh interpellations de la part des laéens vis-à-vis euh du gouvernement et des interpellations qui vont donner lieu à des suites qui vont donner lieu à des réponses et à des actions concrètes au service de nos lycéens. Maintenant, pour revenir à la
question précise que vous m'avez posée, mais quand on a un doute sur l'utilisation d'une arme de défense, lorsqu'on veut éclaircir précisément, et bien on fait ce qu'on vient de de décider avec le niè. On suspend provisoirement l'utilisation d'une arme de défense lorsqu'elle est en doute. Mais il faut quand même rappeler que par exemple grenad aux grenades assourdissantes qui ont été suspendu mais on a suspendu dans le cadre des mouvements liens et uniquement dans dans le cadre des lanceurs. C'est pas le cas par exemple des LBD. Non, bien sûr, parce que alors qu'il y a six enquêtes de l'PPN qui se sont ouvertes. Oui, bien sûr. Mais là, il y a un doute spécifique sur un outil et dans une des techniques utilisé, mais il faut quand même réexpliquer pourquoi est-ce qu'on
utilise ces grenades assourdissantes. C'est pour éviter des situations de corps à corps. Donc, quand on est en risque de devoir finalement avoir des policiers qui se battent avec des casseurs pour leur éviter d'avoir à se battre ou avec tout type de manifestants qui ont des débordements violents, bien on utilise ces grenades assourdissantes pour repousser. C'est une arbre de défense. C'est une arme, je dirais de de prévention euh du conflit. Donc euh il faut aussi ramener les choses à ce qu'elles sont et ne pas caricaturer l'utilisation de ces armes de défense. Pourquoi est-ce que vous n'utilisez pas des canons à eau ? Mais on utilise tout euh toutes les armes de défense en fonction de la situation. On a la chance d'avoir en France et vous savez moi qui voyage dans
l'occasion de cette mission ministérielle un peu partout dans le monde et quand je discute avec mes homologues, ils me disent à quel point ils regardent ce que nous faisons en France. Sauf qu'ils le font pas les les les lanceurs LBD, c'est assez unique en France. Vous savez, tout le monde tout le monde n'a pas l'expérience qu'à la police et la gendarmerie française. Et donc, nous avons la chance d'avoir des grands professionnels qui savent utiliser ces armes et qui permettent d'avoir un maintien de l'ordre qui permet d'éviter dans énormément dans une très grande majorité de cas les affrontements directs, les affrontements ma question, pourquoi pas des canons à haut ? des canons à eau, ça peut être efficace, ça peut permettre des dispersions. Vous savez, toutes les armes de défense
qui sont à la disposition des des policiers et des gendarmes sont utilisé en fonction des situations avec discernement, sont utilisés uniquement quand c'est nécessaire ces armes ou d'autres quand c'est nécessaire et de façon proportionnée et en particulier quand on a des jeunes publics. Mais il faut bien comprendre aussi que c'est pas uniquement des lycéens que les policiers ont en face d'eux parce que ça serait quelque part beaucoup plus simple mais il y a beaucoup de casseurs ou de de voyou de racaill qui se mêlent à eux parfois même des des groupesuscules d'extrême gauche qui viennent pour semer le troupe pour semer la panique pour semer la pagaille et pour agresser les forces de l'ordre. Moi je je les ai vu aussi sur le terrain avec les mortiers tirés sur les policiers. Donc en face,
on n'est pas accueilli. Les policiers ne sont pas accueillis avec des bouquets de fleurs. Mais le problème, c'est qu'en fait ce n'est pas nouveau en fait cette situation. On a l'impression qu'à chaque fois qu'il y a un mouvement social. Justement tout à l'heure, vous parliez du LBD. L'BD puisque vous nous avez dit que vous voyagiez un petit peu grâce à votre mission dans le monde, vous savez qu'on est deux seulement à les utiliser. Il y a nous et la Belgique. Pourquoi finalement aujourd'hui nos voisins européens ne veulent pas l'utiliser ? Et surtout, ce n'est pas la première fois où on en parle d'une manière violente. Je vous rappellerai les gilets jaunes forcément où là il y a eu quand même un cas d'éborgnement. Il y a eu des cas pardon d'éborgnement assez prononcés. à
chaque fois on en reparle du LBD et pourtant ça ne fait jamais l'objet d'une réflexion on a l'impression approfondie de la part de vos services. Écoutez si je pense au contraire que il y a une réflexion très approfondie de la part des services sur l'ensemble de ces armes de défense et vous le voyez dans un esprit qui est pas du tout un esprit idéologique mais un esprit d'efficacité pour voir ce qui nous permet au mieux de contenir des mouvements qui sont parfois beaucoup plus violents que ce qui peut exister aussi ailleurs. Il faut bien avoir le le courage de le reconnaître et vous savez la dimension politique en France et notamment l'imprégnation très forte de l'extrême gauche et de la France insoumise en particulier dans l'ensemble de ce de ce conflit, elle est
pas étrangère à la situation de violence. Il faut bien comprendre ça aussi. C'est par rapport avec le LBD là en fait. Mais si, bien sûr que si, parce que si on a euh l'utilisation d'armes de défense parfois euh plus forte en France que dans d'autres pays ou parfois euh euh plus intensément que dans d'autres pays, c'est parce que la situation, elle est parfois aussi plus euh plus intense euh ici en France, plus violente ici en France. Mais je crois que les Français, ils ont aussi soif d'ordre. Ils ont soif que leurs enfants puissent aller au lycée et que les lycées ne soient pas bloqués. Et il est normal à chaque fois qu'une intervention est nécessaire qu'elle ait lieu et on ne peut pas laisser le désordre s'installer dans notre pays. On va aller voir ce qui se passe à Paris
en ce moment même avec Jordan Clin qui nous attend dans le 20e arrondissement. Jordane un blocus est en train de se mettre en place. Alors là on n plus devant un lycée, on est dans la rue à côté. Oui, c'est ça. C'est les lycéens en fait qui étaient il y a encore quelques Oui, c'est ça. C'est les lycéens qui av qui avaient qui étaient devant le lycée Line Bouché donc du 20e arrondissement il y a encore quelques minutes qui se sont déplacés sur la rue pour bloquer la circulation des voitures. Et regardez donc plusieurs centaines de de lycéens qui sont là devant sur ce cours de de Vincen et ils ont même été rejoints par euh des grévistes de la PHP vous que vous pouvez voir juste devant avec les les les blouses blanches. En fait, le schéma qui s'est produit lors de l'acte 3, lors du
début de de l'acte 3 mardi dernier, et bien se reproduit là. C'est-à-dire que euh ils étaient au début devant le lycée de Boucher, ils occupent désormais la rue et il y a il commence autour à y avoir des forces de police qui euh arrive et si ça euh se reproduit comme mardi et bien il y aura euh des sommations euh puisque pour l'instant ils occupent de manière euh illégale la route. Il y aura donc des des sommations de dispersion avant possible possiblement de l'utilisation du gaz lacrirymogène pour que ces personnes partent. Mais c'est vrai qu'en discutant tout à l'heure avec les les lycéens, beaucoup d'entre eux ont écouté le discours de Sébastien Lecornu hier et c'est vrai que ce qu'il en ressort, c'est beaucoup de déceptions, que ce soit chez les lycéens et même chez les professeurs.
Merci beaucoup Jordan, beaucoup de déception, vous venez de l'entendre, nous dit Jordan Clin. Quelle réponse vous vous attendez à beaucoup de scènes comme ça aujourd'hui des rues bloquées, beaucoup une manifestation d'ampleur ce que je constate, c'est que voyez qu'on dise qu'il y a des choses améliorer dans les lycées. le premier ministre est le premier à en convenir et donc c'est pour ça qu'on est à l'écoute des lycéens. Et quand je vois bah une convergence avec les les hôpitaux et quel est le rapport avec la situation des lycées ? Quand je vois certains des casseurs ou certains des manifestants venir avec un drapeau palestinien sur les épaules, quel est le rapport avec la situation des salles de cours ou des réfectoires ? Quel est le rapport avec les emplois du temps de nos
élèves ? Donc on voit bien que il y a aussi une forme d'utilisation de prétexte politique pour un certain nombre d'acteurs politiques qui veulent mettre cette situation de de je dirais d'attention des lycéens au service de leur agenda politique. Pour être plus précisé. Est-ce que par exemple quand vous avez vu certains élus insoumis, je pense à Bali Bagayoko qui était notamment dans la manifestation parisienne hier s'interposer entre les forces de l'ordre et les manifestants. Est-ce que vous dites que c'est de l'instrumentalisation ? C'est la récupération. Il est pas dans son rôle d'élu. Ah bah complètement, il est non seulement pas dans son rôle d'élu, mais ils sont en train de se mettre, je dirais, en dehors définitivement du cercle républicain. Je le rôle des élus,
c'est pas d'entraver l'action des forces de l'ordre. Le rôle des élus, c'est pas lui dit je vous protège les manifestants. Mais vous voyez bien que c'est du cinéma, c'est du cinéma de quartier. C'est c'est pas le rôle des élus d'aller entraver l'action de la police ou d'aller jeter de l'huile sur le feu et d'inciter des lycéens à se mettre en danger. C'est pas le rôle des élus d'aller jouer avec le feu, mettre le feu à une poubelle, faire semblant de l'éteindre. Vous voyez bien que tout ça c'est lamentable. La vidéo, il a jamais mis à cette poubelle. Non mais les situations locales, vous savez, moi je je les vois aussi. On voit des élus d'opposition jouer les matchs retour parce qu'ils ont perdu les élections municipales, essayer d'aller trouver des situations plus favorables
venues euh sur le terrain. Franchement, tout ça c'est lamentable. Et les Françaises et les Français, je rappelle qu'il y a quand même euh une très grande majorité de lycées qui ne sont pas bloqués. Il y a une très grande majorité de lycéens qui ne veulent pas bloquer leur lycée, qui veulent pouvoir aller étudier correctement et qui aimeraient bien avoir des élus en face d'eux qui représentent tout le monde. Pas simplement euh euh un électorat, pas simplement euh leurs intérêts politiques, mais euh toutes les Françaises et tous les Français et en particulier en l'occurrence des lycéens et une grande majorité d'entre eux qui veulent pouvoir aller étudier correctement ou faire part de leur envoyation pacifiquement. Merci beaucoup monsieur Berger. Merci d'avoir été avec nous en
Jean-Didier Berger