Aller au contenu
Tous les transcripts
Discours / meetingSophia Chikirou· 11 mars 2026 85 minAutoproduitFond programmatiqueSolidarités & familleÉducation & rechercheLogementEnvironnement & énergie

Protection de l'enfance, pédocriminalité, périscolaire à Paris - réunion dans le 17e arrondissement

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 22 %Défensif 8 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 13:00Christophe de JouvencourChiffre
    « Le nombre de sans-abris a plus que doublé depuis 2012. »
  • 5:00Locuteur 2Chiffre
    « on sait que les réseaux de prostitution ont vu la faille et se disent tiens la 3000 350000 enfants confiés à la ça nous peut nous faire autant d'enfants à prostituer et c'est ça qui se passe. »
  • 8:00Locuteur 2Chiffre
    « le gouvernement et l'État français à Paris notamment ne participent qu'à hauteur de 3 % au financement de la protection sociale à Paris. »
  • 10:00Locuteur 2Chiffre
    « dans 5 ans, si on continue comme ça, dans 6 ans, donc en 2032, 50 % des collégiens parisiens seront inscrits dans des collèges privés. »
  • 12:00Locuteur 2Promesse
    « nous allons faire de l'école publique l'école de l'excellence. Nous allons faire du collège public le collège de l'excellence. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonsoir, merci à tous d'être là. Je je m'appelle Fanta Marena, je suis candidate aux élections municipales pour d'ailleurs d'abord bienvenue bienvenue dans cette école et euh je suis contente d'avoir de vous avoir tous et de pouvoir vous présenter mon programme, de faire plus amplement connaissance avec moi euh et surtout pour le pourquoi du comment je suis en arrivée à à être candidate pour la le 17e arrondissement. Donc je j'ai 47 ans, j'habite le 17e depuis 2009.

J'ai eménagé avec mes trois fils. Je suis maman solo. Euh un peu un couteau suisse he parce que euh je suis à la fois présidente d'association auto-entrepreneur et après une carrière de de en tant qu'assistante de direction, voilà, je me suis lancée dans l'édition de livres pour enfants.

Donc c'est pas pour rien qu'on a qu'on a fait qu'on fait notre première réunion dans une dans une école car c'est vraiment un lieu qui qui ça qui qui que sur lequel je je m'imprègne en fait pour pouvoir me définir à travers notamment l'enfance et sur le et sur le sujet de l'éducation communale et populaire. Je voulais vraiment qu'on remette les enfants au centre de des enjeux sociétaux parce que l'école est à mon sens le en fait c'est une microsociété l'école. S'il faut repenser la société de demain, il faut repenser l'école d'aujourd'hui.

Donc c'est pour ça que je rappelle et que j'ai vraiment je tiens à cœur à ce qu'aujourd'hui on parle de la question et de tout ce qui touche au périmètre de l'enfance, de l'éducation euh pour une pour une meilleure société. Donc je suis pas très bonne en parole en public mais du coup j'ai préparé un texte. Euh je me porte candidate pour l'arrondissement dans le programme du euh nouveau Paris Populaire car euh c'est un programme qui prend de la rupture, un programme social et d'équité pour tous les Parisiens.

En ce qui me concerne, mon programme pour le 17e porte sur un programme de lutte contre les inégalités euh sociales qui marque ce qui caractérise cet arrondissement. Il est beau cet arrondissement, mais pour certains c'est plus compliqué notamment pour toutes les pour les habitants qui habitent en périphérie de l'arrondissement dans le nord. On vit pas de la même manière selon qu'on soit emplrinté dans le nord ou dans le sud de l'arrondissement.

Donc il faut absolument avoir une politique qui remédie à aux inégalités qui touchent les habitants. Donc concernant l'habitat indigne, j'ai eu à visite pardon à visiter plusieurs logements et je me suis j'ai conté j'ai rencontré des habitants, des collectifs d'associations, de femmes, de de commerçants. Et j'ai constaté aussi une grosse problématique dans ce dans cet arrondissement qui est lié à l'insaluité des logements, à l'habitat indine, aux gens qui vivent dans des conditions vraiment déplorables.

On a pris comme emblème le cas du 190 avenue de Clichi que j'ai visité récemment. J'ai rencontré les habitants qui sont voilà qui se sont constitués en association et qui sont vraiment désespérés dans le sens où depuis 1991 leur leur immeuble n'est pas rénové. Donc ils vivent dans l'insalubrité totale avec un délabrement en intérieur et en extérieur et ils sont exposés à des cas d'asthme euh de souris, de saleté, de poussière, de tout ce que vous voulez qui qui fait que et qui ils sont pas du tout voilà pris en charge par le le bailleurs sociaux.

Donc moi, je préconise une mesure au niveau de la municipalité dans ma mandature sur l'insalubrité, la création d'un service municipal au sein de la mairie qui va être un médiateur et et qui va servir de dialogue social entre les bailleurs et les locataires pour pouvoir être un intermédiaire et surtout aussi pouvoir appliquer des des arrêtés d'insalubrité à l'endroit des bailleurs les plus négligeants car il est pas possible de laisser les gens payer des loyers et vivre dans des conditions indignes. Ça c'est ma première mesure. La deuxième mesure, je je l'ai fait, je pars du postulac, enfin et je suis moi-même concernée.

Je me mets dedans. Je suis une mère de famille, mais il y en a 42 à la porte de Saint-Toin. 42 % et 49 % à la porte d'Agnière. ce qui représente une grosse population euh exposée à la précarité euh qui cumule tous les éléments qui sont euh voilà qui tous lesements socio-économiques qui font quel que quoi que quels que soient les les comment dire les politiques publiques qu'on met en place, il faut c'est jamais assez.

On a l'impression que il faut toujours toujours aller plus loin avec ce public là. Donc je préconise la j'ai préparer comme mesure une création d'une structure qu'il aurait dédiée, une structure d'accueil. Alors, une structure qui aurait qui aurait dédiée pour euh qu'elle soit orientée en cas de violence conjugale, qu'elle qu'elles aient un des modes de garde temporaire pour les enfants, qu'elles aient aussi un espace de vie, de socialisation, qu'elles puisse avoir un un espace où elles peuvent se se s'émanciper, être libre et et ne pas se sentir isolé.

Le délaissement, c'est le grand sentiment des gens en périphérie de cet arrondissement. Et les plus fragiles et la population la plus fragile et la plus touchée par ce sentiment de délaissement sont les mères de famille. seul et isolé.

Donc, il faut absolument qu'il y ait une prise en charge et que les politiques les politiques de de la municipalité qui sont qui doivent changer le cadre de vie des habitants et des habitantes à moyen au court terme, elle soit vraiment personnalisée et axée sur l'humain. Il y a aussi alors en 4e en 3e mesure la question de la jeunesse, des quartiers populaires mais de la jeunesse parce qu'il faut savoir que dans le 17e, il y a quand même une disparité bah de par la condition sociale des jeunes et une grosse population jeunesse à qui il faut vraiment qu'il faut aider, soutenir aussi dans les initiatives d'ouverture d'association euh d'émancipation, de pouvoir habiter Paris et être un Parisien qui a accès à la culture, accès au sport, à la santé, à à l'épanissement. Moi aussi, je vais vous parler un petit peu d'une expérience personnelle et pour vous expliquer un petit peu d'où vient mon engagement aujourd'hui parmi vous.

Donc moi, je m' je vous je me présente, je suis Christophe de Jouvencour, donc colistier sur la liste du nouveau Paris populaire conduite par Fanta Marina pour le 17e arrondissement. J'ai une formation d'ingénieur en agronomie avec une spécialisation en biotechnologie. Je travaille aujourd'hui comme chef de produits dans l'industrie cosmétique.

Euh, j'habite dans le 17e depuis 2019 et à Paris depuis 2012. Et depuis maintenant 14 ans que je vis dans la capitale, j'ai pu constater avec indignation l'augmentation de la pauvreté et de la misère, que ce soit dans les rues ou dans les métros. Je me souviens encore quand je pardon ça c'est je me souviens encore quand je suis arrivé la première fois à Paris depuis ma petite ville de province à quel point j'ai été choqué en fait par le nombre de personnes à la rue obligé de faire la manche dans le métro.

On les côtoie tous les jours lorsqu'on prend le métro pour aller au travail. Euh ils font partie presque de notre quotidien. On s'habitue à leur présence.

Euh et j'ai jamais trouvé ça normal en fait. Euh et puis petit à petit, j'ai vu leur nombre augmenter avec les années. Euh alors que je croisais parfois un mendiant par métro, j'ai commencé en voir deux puis trois parfois par métro.

Je constatais de mes propres yeux en fait les chiffres de la fondation pour le logement qui établit que le nombre de sans-abris a plus que doublé depuis 2012. Euh et alors que les pays nordiques offrent des logements au sans-abris pour leur permettre de se réinsérer dans l'emploi, nous qu'est-ce qu'on fait ? Que font nos politiques ? y mettre en œuvre des politiques euh des solutions inhumaines avec une logique d'architecture hostile.

Euh la mise en place de mobilier urbain qui empêche les gens de s'allonger sur un banc pour y trouver un refuge pour la nuit. Voilà, donc on fait la guerre en fait au miséreux au lieu de s'attaquer à la misère. Et je me suis toujours posé cette question.

Comment une ville aussi riche que Paris peut-elle laisser se développer autant de misère dans ses rues ? Comment peut-on s'habituer en fait à vivre en côtoyant la misère y devenir indifférent ? Personnellement, je ne peux pas m'y résoudre.

Donc comme beaucoup d'entre vous, moi aussi j'ai connu pas mal de difficultés qu'on peut connaître quand on vient habiter à Paris. Euh donc difficulté à trouver un logement décent, des loyers exorbitants, des propriétaires parfois voilà malhonnêtes et verreux. Le prix du mètre carré qui grimpe tellement que devenir propriétaire pour un jeune aujourd'hui c'est quasiment inaccessible.

Pendant plusieurs années, mon loyer représentait plus de la moitié de mon salaire quand on commence à travailler. 950 € par mois pour un 25 m² en rez-de-chaussée sur rue. C'est de là qu' né un petit peu ma conscience de classe.

En fait, je sortais d'une grande école d'ingénieur, une de ces écoles, vous savez, où on nous apprend en fait qu'on est l'élite de la nation. Moi, j'ai jamais vraiment adhéré à ce discours, mais voilà, c'est ce qu'on pouvait entendre. Et pourtant, je me retrouvais à galérer pour les fins de mois et travailler la moitié de mon temps pour payer un multipropriétaire. quelque chose, je me suis dit que quelque chose ne tournait pas rond et surtout je me suis fait la réflexion mais si pour moi c'est compliqué alors que pourtant j'ai un bon diplôme, qu'est-ce que ça doit être pour les autres les moins favorisés que moi ?

Les gens qui ont peut-être moins de diplômes que moi ? Donc même si ma situation professionnelle s'est améliorée depuis, j'ai eu de cesse de penser au moins fortuné que moi et de vouloir lutter pour plus de justice sociale. Comment peut-on être heureux quand autour de nous règne une si grande misère sociale et en injustice ?

Et puis il y a eu les gilets jaunes, les répressions terribles et insensées d'un gouvernement contre des gens qui réclamaient plus de justice sociale, fiscale et plus de démocratie réelle. est venu ensuite la crise du Covid où l'on a pu voir à quel point les métiers essentiels étaient pourtant les moins bien valorisés dans notre société et à quel point nos services public était un bien précieux qu'il fallait à tout prix protéger contre ceux qui veulent tout privatiser au profit de quelques-uns. Donc voilà, il est temps de changer tout ça que tout cela cesse.

Si je vous raconte tout ça donc c'est pour vous expliquer les raisons de mon engagement aujourd'hui auprès de Sopia Shikirou et de Fantaam Arena dont le programme est selon moi le plus sérieux et le plus ambitieux pour répondre aux préoccupations des Parisiennes et des Parisiens et mener des politiques permettant de baisser concrètement les loyers, de faire respecter le droit au logement de rendre leur dignité au sans-abri de garantir l'égalité d'accès aux soins de santé l'égalité d'accès à l'éducation de rétablir de la justice fiscale et même de développer la démocratie participative à l'échelle municipale avec le référendum d'initiative citoyenne. Enfin, il y a la crise écologique dont on parle trop peu alors que c'est sans doute l'enjeu majeur de notre siècle. Paris est une ville magnifique mais pas du tout adaptée au changement climatique.

D'ici 2040, nous connaîtrons à Paris des piqus de chaleur de 50°. En 2050, nous aurons un climat méditerranéen euh à Paris. Donc c'estàdire le même climat que Marseille mais sans la Méditerranée.

Euh nous ne sommes pas adaptés à de telles températures. Il est urgent d'accélérer l'adaptation de la ville au changement climatique et Sopia avec le programme du nouveau Paris populaire est la seule à proposer une augmentation du budget pour la bifurcation écologique afin de financer notamment la rénovation thermique des bâtiments, des logements, la végétalisation, la renaturation et enfin adapter Paris au changement climatique. Dans le 17e, je suis par ailleurs membre d'une association qui prome la couverture végétalisée des voies ferrées le long de la rue de Rome au Bigol.

Donc, ce projet aura plusieurs vertus. Apporter 3 hectares supplémentaires de nature aux Parisiens bien sûr, mais aussi réduire la pollution atmosphérique et sonore liée au passage des trains. Euh, créer des îs de fraîcheur pour résister aux canicules ainsi qu'un puit de carbone et un réservoir de biodiversité.

Tout cela en valorisant un espace aujourd'hui perdu. C'est pour toutes ces raisons que j'ai décidé de m'investir et de rejoindre la liste du nouveau Paris populaire et que je vous invite à voter les 15 et 22 mars pour un paris humain écologiste, antiraciste, féministe, antifasciste et démocratique. [applaudissements] On enchaîne.

Bonsoir à tous. Pardon. Hop, dans ce sens-là, ça sera mieux.

J'ai pas l'habitude. Euh bah, écoutez, moi d'abord j'ai passé mon temps à fuir l'école. Merci Fanta de m'y remettre.

Alors pour dire alors moi je suis un enfant du 18e arrondissement de Paris. Je suis de un enfant qui a grandi à Port de la Chapelle qui est assez connu enfin mal connu et voilà. Donc moi, j'ai un parcours un peu particulier.

J'étais un enfant de rue qui faisait ses petites bêtises et puis des gens des adultes m'ont un peu aiguillé autrement. M'ont dit certaines paroles, m'ont remis un peu à ma place aussi. euh m'ont dirigé vers des associations, on en parlait tout à l'heure, euh qui nous faisons qui nous faisaient découvrir des activités où on avait pas idée ou pas de connaissance et d'où on dont moi le sport où j'ai fait une carrière d'abord dans le rugby et puis après j'ai bifurqué vers le karaté et c'est là queon s'est rencontré avec Fanta, on a parlé un peu de de mon activité dans le 17e.

Je dirige un club dans le 17e arrondissement de Paris et puis j'ai repris la section en 2018 avec même pas une dizaine d'élèves. Aujourd'hui, on a à peu près 150 élèves. Mais je viens parler particulièrement et on a parlé voilà le centre c'est les enfants et mon cœur de métier à moi, c'est la protection de l'enfance.

Je suis m'appelle donc Thierry Booms. Je suis donc éducateur spécialisé et je suis aussi référent à l'aide sociale à l'enfance. Je veux je vais utiliser mon petit pense bête parce que c'est un peu dur pour moi.

Alors mon travail consiste à intervenir lorsque la sécurité ou le développement d'un enfant est menacé. Cela veut dire concrètement rencontrer des familles où il y a des violences, des négligences graves, parfois des abus sexuels, des enfants livrés à eux-mêmes. Donc c'est des sujets très graves.

On en voit dans les faits d'hiver, on les regarde, on les oublie et on oublie que derrière il y a des humains, des gens euh bah des gens de l'ombre he qui bossent. Malheureusement, ils ont peu de moyens, ils sont peu présents parce queon Malheureusement ils sont débordés. Je peux en parler moi tous les jours, c'est très compliqué en tant que référent à eux, je m'occupe de 30, 30 familles où dans lesquelles il y a des mesures judiciaires, des mesures euh administratives et mon boulot à moi, c'est de coordonner les structures d'accueil, les familles, recevoir les parents, voir les enfants, euh savoir si tout va bien et malheureusement on a peu de temps.

à leur accorder. On a peu de temps à accorder aux familles, on a peu de temps accorder aux enfants. On doit faire du travail de partenariat, on doit faire du travail avec on doit nos rapports de situation se retrouvent devant les mains des juges et les juges des enfants doivent bien évidemment prendre une décision. placement, pas placement, mesure renforcées, pas renforcé et ça euh ils doivent le faire avec notre le rapport de de nos préconisations.

Et je vous avoue que des fois c'est très très compliqué quand les situations elles sont extrêmement difficiles. On en parlait, tu en parlais tout à l'heure avec la précarité. Moi, j'ai vécu cette précarité quand j'étais enfant. [raclement de gorge] [applaudissements] C'est des choses qui [applaudissements] j'ai beau avoir 50 ans, j'ai l'impression d'avoir 6 ans.

Je suis un enfant, mon père frappé ma mère. Voilà, il y a je suis un enfant battu enfin dans dans ce contexte de violence conjugale où bah forcément il y a pas de il y a pas d'argent, il y a on vit une vraie précarité et on se retrouve bah à la rue. Alors à de la chapelle, les jeux qu'on peut trouver bah elles sont ils sont simples hein.

Casser des vites de voiture, voler ce qui peut traîner. Il y a peu de parc, peu de on en parlait, il y a peu de choses, peu de peu d'assauts qui qui puissent nous accueillir. Encore aujourd'hui déjà les assauts sont difficiles.

On a du mal à trouver des bénévoles et on leur en plus on leur sucre, leur subvention. Euh le travail est difficile dans le dans le quarti dans la rue, ça je le sais. le accrocher les jeunes euh dans des projets éducatifs d'insertion, c'est très compliqué.

Il faut de l'humain, on manque d'humain, on manque de moyens. Alors qu'on sait que c'est quand même 10 milliards au niveau national, 10 milliards d'euros pour la protection de l'enfance. Il y a plus de 350000 enfants placés.

Euh si on parle de chiffre, je je moi je me pose la question où est cet argent ? Moi quand je fais une aide financière à une maman qui a qui qui est mineure, qui a un enfant, qui a un bébé pour faire une vêture, je suis obligé de pleurer, de de de me mettre à genou pour avoir juste 150 €. Voilà.

Euh tout mais et tous les jours je me confronte à à ces difficultés. Euh on n'est pas forcément euh euh aidé euh parce que là-haut bah eux ce qu'ils regardent des chiffres, c'est pas des humains. Nous les humains, on les a en face de nous.

C'est très compliqué d'expliquer à une maman qu'on peut pas l'aider financièrement. C'est très compliqué à une un enfant de dire que bah son petit cadeau de Noël, bah ça ça il y aura c'est un budget de 20 €. Voilà.

Euh pour un enfant euh placé pour euh son cadeau d'anniversaire, c'est voilà, c'est pareil, c'est à peu près 20 25 €. C'est très peu. Voilà, quand euh il se retrouve parce qu'il va à l'école comme tous les tous les autres enfants, cet enfant quand même euh malgré ses euh ses difficultés et euh bah il se retrouve avec d'autres enfants qui ont bah plus de choses et tant mieux pour eux.

Mais je suis pas là pour le Mais c'est c'est difficile et quand un enfant est déjà euh violenté et qu'en plus la violence il la retrouve à l'école, c'est extrêmement compliqué. Je vais essayer de de suivre mon truc. Alors, j'ai pas du tout suivi mon truc mais bon, c'est pas grave.

Alors bon, il y a toujours il y a toujours plein de on est on est là pour le signalement par exemple le sujet un peu le cœur du sujet c'est le signalement parce que je je de mon point de vue euh même si euh on peut peut-être présent te dire ouais cet enfant est peut-être il y a des difficultés dans la famille bien souvent on on vient de me voir on me dit Thierry qu'est-ce que tu en penses vous d'ailleurs je pense que regardez autour de vous peut-être il y a un voisin il parle trop fort, une maman qui est un peu avec un teint un peu blafard qui est un peu on a l'impression qu'elle est alcoolique et souvent on voit des adultes, on dit "Bon, ce qui se passe à la à l'intérieur de la maison, ça nous regarde pas." Moi, je dis toujours, c'est bien de faire un signalement, c'est bien de le dire et le dire où ? Bah, il y a le 119 déjà.

Je ça c'est un c'est un numéro qui fonctionne bien. Je le dis pourquoi ? Parce que souvent les gens ne veulent pas te faire de signalement.

Alors je peux comprendre parce que c'est très des fois compliqué avoir le 119 hein. Ça peut ça peut prendre du temps comme faire le 115 par exemple aussi. C'est très très très très très difficile d'avoir pour une jeune maman un hébergement, une maman qui qui a été qui a qui a des violences conjugales, qui se retrouve au commissariat, qui ont qui n'a plus de logement, bah elle va pas retourner à la maison, bah elle se retrouve à la rue.

Alors on lui dit "Bah madame, vous avez qu'à faire le 115." Sauf que le 115, il faut euh des jours, des jours et des jours pour les avoir s'il y a une place. Voilà.

Et pour bien souvent dire madame, on n pas de place pour vous, que fait cette maman ? Bah, elle rentre chez elle, elle a pas d'autres moyens. Le signalement, quand on a un doute, je dis toujours, il faut faire ce signalement.

Il faut le faire parce que bah parce que vaut mieux une enquête sociale qui arrive et de vérifier si effectivement euh euh il y a quelque chose parce que bien souvent euh bien souvent c'est des situations qui sont cachées, qui sont et il y a pas de et là on est dans le 17e, il y a pas de niveau social dans les dans les violences conjugales. Je vous le je vous le dis, c'est pas parce qu'on est pauvre et qu'on a on a pas que qu'on a pas d'argent que forcément il y a des violences conjugales. Les agressions sexuelles sur mineur, bah là aussi encore une fois euh là mon propos et on en avait discuté avec Fanta et c'est peut-être aussi ce qu'il avait motivé à me faire venir, c'est que il y a beaucoup de choses qui se passent dans les clubs sportifs. les fédérations commencent un temps soit peu commencer à faire des des des choses mais c'est très en fait il y a pas de professionnel en fait qui va accueillir la la parole de ses enfants.

Il y a pas de de de de professionnel formés à accueillir cette parole. Comment un enfant va pouvoir dénoncer, parler de choses qu'il a subi s'il a pas en face un professionnel qui puisse accueillir cette parole, qui puisse orienter ses parents ou cet enfant vers des professionnels, des gens qui vont l'aider. Euh voilà, moi j'en suis là aujourd'hui, c'est parce que j'ai eu cette personne, elle était pas elle était pas c'était pas un professionnel hein, c'était c'était un éducateur sportif, hein, voilà, qui a qui m'a aidé.

Voilà, c'est quelqu'un qui m'a qui m'a encouragé, qui m'a hébergé, qui m'a qui m'a qui m'a accueilli, qui m'a dit "Thierry" et puis qui commença à me responsabiliser, à me donner déjà des cours de pour les enfants. Donc je commençais à faire des de belles bêtises. Donc il a il a dit "Si tu as un casier, bah tu peux plus faire de cours d'enfant." Donc j'ai arrêté de faire mes bêtises.

Je suis devenu prof de karaté. Je suis devenu éducateur spécialisé et je vous encourage à ben déjà alerter, protéger nos enfants parce qu'ils le méritent. C'est aussi nos citoyens de demain.

C'est aussi eux qui un jour seront à notre place. C'est aussi eux qui bah vont faire tourner la boutique. C'est eux qui seront là.

Et ces enfants-là, s'ils sont pas protégés, ils seront pas des citoyens en lambda. C'est-à-dire qu'ils vont avoir leur traumas, qui qui ont pas qui ont pas été traités, qui seront encore dans cette précarité, qui vont encore avoir cette attitude de personne s'occupe de moi, tout le monde s'en fout et ça il nous voilà le et le Covid a fait un grand grand mal à cette jeunesse. On l'a oublié, on a sauvé et tant mieux hein nos nos anciens et ça c'est important.

Une société sans ancien, c'est pas une société, mais on a aussi on a aussi tué notre jeunesse. Voilà. Et je je tiens à vous le signaler, j'étais euh moi pendant la période de Covid, j'étais euh euh je m'occupais d'un d'un pôle adolescent.

Ma spécialité c'est les c'est l'adolescence, un pôle de c'est un foyer d'urgence dans le dans le Val de Marne. J'étais seul quasiment hein. On avait peu de peu de peu d'adultes disponibles pour s'occuper de ces jeunes.

On a tenu, voilà, on nous a applaudi, on nous a on a tapé des casseroles, on nous a bien remercié et puis on nous a dit "Bah écoutez, quand je vois bah les finances publiques, quand je vois tout ce qui se passe aujourd'hui, bah je me dis tout ça pour ça ?" Bah pas tout ça pour ça, parce qu'on est là pour se battre. Aujourd'hui, je le je m'inscris dans cette dynamique.

J'ai mis du temps à me réveiller peut-être, mais je pense que le combat est nécessaire. Voilà, je pense que on a le choix entre un monde de partage ou un monde d'individualité. Moi, je choisis le monde du partage.

Je pense que ce qu'on m'a donné, j'ai envie de le donner et on va pas m'arrêter. Pardon. [applaudissements] Merci.

Merci beaucoup. [applaudissements] C'est programme. Et ben bonsoir à tous.

Merci pour vos témoignages et vos et vos engagements. Moi, je suis Rodrigo Arena, je suis député sur la 10e circonscription. Globalement, ça va de Porte Joisie jusqu'à Porte de Vvev.

Situ un peu un peu les choses. Et puis euh puis je suis candidat dans dans le 14e arrondissement. Donc on est presque voisin.

Il y a deux arrondissements qui nous séparent. Mais quand on est à la France insoumise, quand on est au nouveau Paris populaire, il y a un programme qui nous unit et aussi une volonté commune de faire avancer les choses pour les enfants qui nous rassemblent. Euh moi, je suis un ancien dirigeant associatif euh de France.

J'ai dirigé la FCPE, la première fédération de parents d'élèves, d'abord en scène Saint-Len parce que c'est là que mes enfants ont fait leur scolarité. Donc les témoignages que vous avez, malheureusement, on en a à l'appel. Euh mais c'est pas le monopole de des quartiers populaires, c'est pas le monopole de la banlieu.

Vous l'avez dit à juste titre, c'est quelque chose qui qui est assez national. D'abord parce que parce que l'école n'est pas pensée pour les enfants qui vont mal. Elle n'est pas pensée pour les enfants qui sont en difficulté, elle est pensée par définition pour les enfants qui vont bien.

C'est d'ailleurs sur cette base là qu'on organise des évaluations et c'està-dire sur cette base là qu'on recrute les enseignants. Les enseignants sont recrutés sur concours. C'estàd s'il y a 100 postes d'ouvert, même si on a un paquet qui vont être supprimés là, comme vous le savez avec le budget qui va arriver, mais on n'est pas là pour ça ce soir quoi.

Qu'on peut en parler si vous le souhaitez. Euh et bien ça veut dire que s'il y a 101 postulants, il y en a un qui n'y sera pas. Ça veut pas dire que ça sera un mauvais enseignant, une mauvaise enseignante.

Ça veut dire qu'elle n'est pas apprise dans le concours parce qu'elle n'est pas dans les 100 premiers. Donc quand vous avez des enseignants qui sont recrutés sur cette base là, bah faut pas s'attendre à ce qu'ils existent la même chose de les élèves de faire en sorte que les attendu académique, ceux qui sont exigés par un système de notation parfois d'évaluation souvent maintenant et bien soit dans des attendus qui sont pensés par des personnes, je sais je suis au membre du conseil supérieur des programmes, qui vont plutôt bien, des personnes qui ont plutôt bien réussi d'un point de vue de ce qu'on attend de d'une personne dans la société qui ont les bons diplômes, qui ont les bons parcours, qui On fait la preuve de la réussite. Alors la réussite, vous le savez, sinon vous seriez pas là, c'est quelque chose d'aléatoire.

Est-ce que quelqu'un qui est un bon ouvrier a échoué sa vie parce qu'il travaille de ses mains ? Est-ce que quelqu'un qui a un col blanc qui travaille dans les bureaux, qui est ingénieur, a bien réussi sa vie parce qu'il est ingénieur ? C'est bien là qui est le problème.

Nous avons une école qui sépare, qui sépare la main de la tête. Elle est construite depuis très longtemps là-dessus. à savoir qu'un 20/ 20 en français et ben ça vaut beaucoup plus qu'un 20/ 20 en mécanique et c'est un problème.

Vous avez parlé tout à l'heure de la question écologique. Aujourd'hui, mettre tes mains dans la terre, c'est quelque chose qui devient de plus en plus mainstream, on va dire à Paris de plus en plus bobo. Mais en fait, c'est une réalité dont nous avons besoin aujourd'hui. [grognement] Les personnes qui nous nourrissent, c'est le monde paysan.

Et pendant très longtemps, ce monde-là a été méprisé. Il a été tellement méprisé que quand vous regardez les lycées agricoles, la grande majorité ne dépendent pas du ministère de l'éducation nationale, il dépend du ministère de l'agriculture. C'estàd des choses.

De la même façon quand on dit qu'un 20/ 20 neut pas un 20/ en mécanique, il s'avère qu'il y a une un âge dans la construction de chacun, dans votre construction, dans la mienne de tout le monde qui est l'adolescence. En général, on est au lycée quand on est adolescent et on réfléchit par rapport à soi, par rapport aux autres, par rapport au monde et qu'il y a une discipline académique qui permet cela, ça s'appelle la philosophie et que le premier acte de bravoure de Jean-Michel Blanquer à l'époque a été de supprimer la philosophie dans les lycées professionnels. Ça dit des choses.

Ça dit que nous sommes dans un système scolaire qui sépare la main de la tête et nous avons aujourd'hui besoin de réconcilier de parce que nous avons besoin de tout le monde pour sortir de la crise dont nous sommes. Quand on parle de violence scolaire, nous avons autant besoin de des lanceurs d'alerte que sont les enseignants, que sont les personnels éducatifs, que sont même parfois les gardiennes ou les gardiens. Alors, je dis gardien parce qu'il y a plus de gardiennes que de gardiens en France, hein.

C'est un c'est un métier féminin parce que il y a une histoire à ça. Avant et toujours un peu maintenant, mais c'est plus rare, les gardiennes et les gardiennes d'école étaient aussi en charge du nettoyage. Et donc, vous savez que dans notre pays, le nettoyage, c'est l'affaire de femme.

D'ailleurs à l'Assemblée nationale où où nous siègeons avec Sopia chez Kirou, euh le ménage est confié à une entreprise exclusivement composé de femmes à la peau noire. Ça dit des choses sur notre société. Il y a que si à l'Assemblée nationale, on a déjà ce rapport au travail dans lequel les femmes sont violentes, dans lequel les discriminations sont un critère de recrutement, dans lequel en fait vous avez à tous les échelons une discrimination organisée, on ne peut pas attendre de nos enfants de ne pas intégrer ces situations là.

Et c'est pour ça qu'on s'organise et c'est pour ça que dans tous les arrondissements de Paris, nous portons des listes qui soient à l'image de la société et que nous avons souhaité et Sopia Shikiro a souhaité partir non pas de ce que un parti ou un mouvement allait proposer mais ce dont les besoins que nous avions pour changer notre quotidien et intervenir dans nos vies soient au cœur d'un programme de transformation parce que nous avons besoin d'améliorer nos quotidiens. Nous avons besoin de faire en sorte que la capitale ne soit pas vécue comme une adversité. Nous avons besoin de tisser des liens entre Paris et sa banlieu parce que s'il y a une banlieue, c'est parce qu'il y a Paris.

Et s'il y a Paris, c'est aussi parce qu'il y a une banlieu. Vous les croisez pour celles et ceux qui prennent les transports en commun le matin. Moi, [grognement] mes enfants habitent dans le 93, donc quand je vais les voir et que je reste avec eux, ça m'arrive.

Et bien je prends le métro très tôt le matin quand on doit être très tôt à l'assemblée. Je les croise les emplois indispensables. Ceux qu'on a applaudi pendant la COVID et qu'on a bien oublié aujourd'hui.

Je les croise le soir quand on finit tard à l'Assemblée nationale et que je vais les voir. Ce sont les mêmes. Ce sont des personnes qui sont violentées.

Elles sont violentées professionnellement. Elles sont violentées par rapport à leurs conditions de vie. Et on ne peut pas attendre de ces travailleurs du matin et de la nuit. de attentif aux besoins de leurs enfants autant que s'ils ne l'étaient pas.

Parce que c'est vrai que quand on commence très tôt et qu'on rentre du travail ou quand on part plus tard et qu'on rentre tard et qu'on ne voit pas ses enfants, on ne peut pas mettre la responsabilité sur ces parents-là d'être des parents des missionnaires. Comme dit aujourd'hui le système. Il n'y a aucun parent qui est démissionnaire.

Il n'y a aucun parent qui n'aime pas ses enfants. Il y a des parents qui souvent ont été mal éduqués en tant que parents parce qu'être parent ça s'apprend. On ne pas parent, on le devient.

Et il y a parfois votre situation qui est inacceptable et il y a d'autres situations. Et pourquoi est-ce que j'avais choisi à l'époque dans une fédération de parents d'élèves ? Parce qu'entre parents, on apprend les uns des autres.

Moi, j'ai quatre enfants, j'ai quatre garçons. Je peux vous dire que mon premier c'est le brouillon. Mais j'ai appris avec lui.

J'ai fait de mon mieux avec des réussites, avec des échecs. Et le dernier, ben c'est pas le brouillon, mais il bénéficie parfois à tort de euh être intouchable parce qu'on a appris des autres que parfois la violence verbale et ben n'était pas un un mauvais un bon mode éducatif. Et donc à ce titre-là et bien on essaie de pas lui crier dessus.

Le taper évidemment jamais, je suis pas François Baot. Une gifle n'est pas éducative d'ailleurs. C'est illégal, c'est interdit.

Alors quand tout ce que je vous raconte là qui sont peut-être vos quotidiens, vos pratiques ou parfois des choses que vous avez entendu chez vos voisins et pardonz-moi d'avoir été un peu caricatural, l'école est aussi le récep de cela. Quand vous avez une école futelle communale, fut régionale, fut nationale comme l'université, et bien elle est aussi à l'image de la société. Et je pense que nous sommes à un moment clé et c'est pour ça que je pense que Sopia vous présentera les mesures que nous allons mettre en place, mais ce n'est pas des mesures programmatiques, c'est des histoires que nous racontons, c'est des tranches de vie que nous saisons de porter.

Et bien nous faisons en sorte que l'école ne soit plus un lieu de violence, que l'école soit une école qui écoute les enfants, qu'elle leur redonne la parole parce que nous avons une petite chance, pas une grande chance que nos enfants ne soient pas aussi mauvais que nous l'avons été. Non pas parce que nous sommes mauvais en soi, parce que nous sommes à cette charnière, à cette charnière de dire que l'école qui sépare, l'école qui discrimine, l'école qui ghettoïise aussi. Et bien ce n'est pas la solution, ce n'est pas la réponse.

Quand celles et ceux qui ont été logés dans des logements, on disait HLM à l'époque, alors qu'ils étaient dans des bidons ville avant, ça a été formidable. C'est une vérité. Mais aujourd'hui, est-ce qu'on va se contenter des HLM ?

La réponse est non. Parce que vous l'avez dit tout à l'heure, tu l'as dit FA. Il y a des problèmes de bâti, il y a des problèmes de nuisible et il y a aussi des problèmes de comment est-ce qu'on soutient celles et ceux qui font en sorte qu'on puisse vivre ensemble parce que vivre ensemble c'est fragile.

Surtout en ce moment quand il y en a certains qui essayent de fracturer la société, quand certains essayent de dire que la couleur de peau ou l'origine est un problème alors que c'est une solution. J'ai la chance d'être né dans un autre continent, sur un autre continent qui est l'Amérique latine. Alors, je ressemble à un portugais hein, soyons clair.

Je vous dis ça pourquoi. Parce que j'ai grandi dans une ville qui s'appelle Champign sur Marne, une ville dans lequelle était le plus grand bidon ville d'Europe qui était exclusivement composé de portugais. Luego est passé par là. [grognement] Et bien quand je suis arrivé dans ce pays, dans cette ville, on m'a demandé si ma mère avait de la moustache, si je mangeais de la morue, si et cetera.

C'est-à-dire que j'ai j'ai subi parce que quand on est petit, on comprend pas encore que on est en train de subir à cette violence [grognement] toutes les propos, toutes les conceptions que ce grand peuple qui est le propre portugais a subi comme racisme dans ce pays. Je vous parle des Portugais parce que c'est une c'est OK aujourd'hui Bardella a dit c'est OK, ils sont chrétiens, peau blanche, c'est OK. Mais n'oubliez jamais que le racisme n'est pas quelque chose de banal.

Qu'on soit issu du Maghreb, qu'on soit issu d'Afrique, qu'on soit issu du continent asiatique de Chine parce que je suis député aussi dans le 13e arrondissement. Donc le racisme sur les asiatiques est quelque chose de réel, quelque chose de vécu, quelque chose d'insupportable. Et quand vous êtes partout et bien il n'y a pas du bon et du mauvais racisme, il y a du racisme.

Il n'y a pas un bon et un mauvais antisémitisme. Il y a de l'antisémitisme. et que nous sommes ce mouvement qui refuse toutes les discriminations quel qu'elle soit, qu'elle soit par rapport aux origines des uns, par rapport au genre des autres et que nous n'acceptons pas cette violence et que je pense que si notre parole politique qui est portée aujourd'hui par Sopia Shikirou au niveau de tout Paris et qui est porté par des candidats de terrain de proximité comme Fanta et vous et bien nous avons une chance nous avons une petite chance que l'école aussi soit un lieu dans lequel toutes les discriminations soit interdite mais pour de vrais dire qu'aucun enfant ne soit discriminé par rapport à son origine qu'aucun enfant ne soit mis de côté parce qu'il est mal né et que en particulier les enfants de la soient mieux traités que les autres parce que je pense que nous devons inverser cette grande mère de l'école nous devons inverser la façon dont nous traitons les enfants.

Si nous faisons une école qui prend soin et qui se construit à partir des plus vulnérables, alors nous prendrons soin aussi des enfants qui vont bien. Et si nous prenons soin des enfants qui vont bien petits, alors ils prendront aussi soin de nous quand nous serons vieux. Et je vous le dis les camis, je vous le dis les camarades, les personnes qui travaillent dans les épades sont les jeunes qui sont issus des quartiers populaires en grande majorité.

Et je vous le redis, si nous ne prenons pas soin de ces enfants qui grandissent, qui vivent et qui sont solidaires dans les quartiers populaires, alors il ne faut pas qu'il s'attendent il ne faut pas qu'on s'attende à ce qu'il prennent soin de nous quand on sera vieux. Voyez cette lien intergénérationnel, il se construit tout petit. Je pense que si nous construisons cette école pour les enfants, si nous construisons ce périscolaire pour les enfants avec des adultes formés, avec des adultes responsable, avec ceux qui pensent qu'on ne tape pas un enfant comme le dit François Bairou parce que c'est éducatif, et bien nous avons une petite chance que nous puissions vivre ensemble parce que des enfants heureux qui se respectent seront des adultes qui auront appris cette tolérance, qui auront appris que cette République est utile, que cette démocratie est pour tous et que nous aurons un programme politique qui ne sera pas une incantation, qui sera basée sur nos besoins. sur le besoin des enfants, des parents, des enseignants, des animateurs de toute la société et c'est comme ça que nous donnons revient à quartier.

Maintenant, je vous propose de faire un tonner d'appissement à notre candidate qui veut dire comment on va faire tout ça. [applaudissements] Bonsoir. Bonsoir.

Merci infiniment d'être là ce soir. C'est ma première réunion publique dans une dans un préut d'école. Alors, j'en suis très heureuse.

Merci Fanta d'avoir organisé cette réunion publique. J'en suis très heureuse parce que en fait on a eu du mal à voir l'accord de la ville de Paris et des mairies d'arrondissement pour organiser des réunions publiques dans les préaut d'école. Or, traditionnellement, depuis très très longtemps, l'école et les espaces communs de l'école euh participer était ouvert aux habitants, aux citoyens, aux partis politiques pour y organiser des réunions, des rencontres et notamment en période électorale.

C'est une tradition républicaine d'organiser des réunions publiques dans les dans les préaux d'école. Ça se fait dans tous les villages, dans toutes les villes de France depuis très très longtemps. Et à Paris, la mairie sortante, la mairie socialiste a décidé cette année pour des raisons totalement non dites que il n'y aurait pas de réunion dans les préaut d'école avant le 2 mars.

Le 2 mars c'était la semaine dernière, on était en pleine vacances scolaire, donc en réalité avant cette semaine. Et donc il n'y a que cette semaine que les différents candidats dans les arrondissements peuvent organiser des réunions publiques dans les préaut d'école. Donc on le fait ce soir ici et c'est très bien mais vous voyez déjà la conception du débat public de la démocratie et de l'intérêt finalement que certains portent à la présentation de nos idées de nos nos programmes aux citoyens.

Moi, je trouve que c'est fondamental de pouvoir se retrouver ainsi, d'inviter les gens du quartier à venir pour discuter, présenter nos idées, débattre comme on le fait ce soir à propos d'un sujet qui est très important à Paris puisqu'il s'agit du sujet des enfants à Paris. Et je dis que c'est très important parce que d'abord c'est une des compétences pleines et entières de la ville de Paris. La ville de Paris est à la fois mairie et département.

Elle a donc des compétences dans le domaine de la protection de l'enfance, l'aide sociale à l'enfance, l'AZE. Elle a aussi des compétences dans le domaine du périscolaire. Le périscolaire, vous avez le temps du scolaire qui relève de l'éducation nationale.

C'est des enseignants qui sont recrutés par l'éducation nationale. Et puis vous avez le péri scolaire, c'est tout ce qu'il y a autour du scolaire. Ça va être l'accueil le matin, ça va être la cantine, ça va être après l'école.

C'est un temps très important puisque en moyenne à Paris, ce temps c'est 28h par semaine. Donc les enfants parisiens dans les écoles parisiennes passent en moyenne 28h par semaine en pérol périscolaire et 24 he en temps scolaire. Vous voyez l'importance de ce de ce temps éducatif.

C'est ce qu'on a appelé le temps. Nous, on appelle cet ensemble l'éducation communale. Il y a aussi l'extrascolaire.

L'extrascolaire ça va être euh tout ce qui va relever des vacances, des centres de loisirs par exemple, des centres sociaux et donc toute la politique publique qui permet de financer et à Paris c'est important puisque Paris finance beaucoup de centres de loisirs. Donc de financer les les sorties pendant les vacances scolaires, les grandes vacances aussi. et ce à quoi on assiste depuis des années maintenant.

Mais quand je dis des années, attention, je suis pas en train de vous dire de seulement depuis 4 5 ans, ça fait maintenant plus de 10 ans qu'on assiste à des coupes budgétaires dans ces domaines-là, dans le domaine de la protection de l'enfance et dans le domaine du périscolaire et de extracolaire. Donc on assiste à une des politiques menées aussi bien par le gouvernement que par les collectivités territoriales qui consiste à couper les moyens financiers pour s'occuper des enfants. Cela mène au bout d'un moment à la catastrophe.

C'était inéluctable. À Paris, la catastrophe a eu lieu cette année 2025. Elle a surgi dans le débat.

D'abord par la mort d'un enfant au mois d'août dernier, un enfant qui fréquentait un centre de loisir dans le 13e arrondissement est allé en sortie dans une base de loisir en Île-de-France et il s'est noyé. Je vous en parle parce que je ne supporte pas qu'on en parle pas. Je supporte pas parce que cet enfant, il avait la particularité d'être autiste.

Et donc il était accompagné par une jeune animatrice. Je dis jeune parce que en fait c'était une étudiante qui consacrait ses vacances et qui faisait de l'animation pendant les vacances. Mais c'était une jeune animatrice qui à qui on a confié quatre enfants handicapés en situation de handicap. quatre enfants dont elle devait s'occuper et elle n'avait pas eu de formation.

On ne l'a pas formé au handicap, on ne l'a pas formé à gérer un enfant autiste. Donc elle a perdu de vue l'enfant et elle ne l'a plus jamais revu. Voilà, c'est ça le drame.

Le drame, c'est la mort de cet enfant qui j'insiste en vous en parlant, pas seulement parce que je veux vous faire comprendre la la honte des des pouvoirs publics dans cette affaire, mais aussi parce que il y a une accumulation de choses dont vous avez déjà entendu parler par les précédents témoignages. Cet enfant éit donc côtiste, il était d'origine africaine. Le sujet n'a pas été traité.

C'est un accident de parcours et aujourd'hui, je suis inquiète parce que finalement la l'enquête traîne et la peur de la famille, c'est de voir qu'il n'y ait jamais vraiment de justice et d'enquête menée pour démontrer les responsabilités dans la mort de cet enfant. Ensuite, il y a eu dans cette affaire encore quelque chose d'encore plus violent pour les gens autour qui sont là, la famille bien entendu, mais aussi les professionnels. Vous vous avez vu l'émotion, les professionnels sont pas des gens indifférents, c'est tout l'inverse.

Ils aiment beaucoup les enfants dont ils s'occupent. Ils se sentent concernés par la vie de l'enfant, par la vie de la famille. Souvent d'ailleurs, c'est un tout, on en parlera.

Et donc moi, j'ai demandé à rencontrer les professionnels qui devaient s'occuper de cet enfant et j'ai rencontré le directeur du centre de loisirs qui a eu qui a été muté ensuite et qui me dit "Vous êtes la première élue qui demande à nous parler, nous les professionnels. La mairie, les responsables, ceux qui soient en place ne s'étaient pas préoccupés de les rencontrer. Il leur avait envoyé l'inspection interne pour les auditionner, puis la police qui les avait auditionné aussi pour vérifier mais c'était le seul contact qu'ils avaient eu avec les autorités de de la ville.

Et donc moi je les rencontre et je leur demande "Bon, comment allez-vous ?" il me dit "Je suis brisée, je veux arrêter ce métier, je ne veux plus le faire, c'est trop dur et puis en plus on on est maltraité alors que voilà nous la jeune femme, elle est traumatisée, l'animatrice et nous voilà, on n' pas les moyens de faire correctement notre travail. C'est pas qu'on veut pas le faire correctement mais voilà dans quelle situation on nous met." Puis vous savez comment c'est hein, la responsabilité s'arrête à ceux qui sont les moins bien payés, les moins bien traités et qui sont au contact.

Et les autres qui sont au-dessus, ceux qui prennent les décisions, ceux qui font les plans de recrutement, ceux qui font les plans de formation, ceux qui font les plans de sortie, ceux qui prennent la décision de la signature et cetera. Bon, nous verrons bien, pour le moment, ils sont pas inquiétés. viennent ensuite plusieurs signalements et plusieurs plaintes dans le cadre du périscolaire parisien et les affaires commencent à éclater vers octobre-novembre.

Moi, je suis une élue de terrain et donc j'entends avant ça parler déjà d'affaires dans le périscolaire, de parents d'élèves qui sont inquiets. On parle d'omerta et finalement c'est le journal Le Parisien qui finit par révéler ce qui se passe dans le périscolaire parisien. Série de signalements et de plaintes pour agression sexuelle sur des enfants très petits hein.

Parle d'enfants où recueillir le témoignage est difficile, les parents sont dans une situation terrible parce que est-ce que je vais demander à mon fils ou à ma fils il a été victime et si je commence à lui en parler, est-ce que je déclenche pas quelque chose ? Vous voyez, c'est la situation typique où les parents ont besoin de l'accompagnement des professionnels pour pouvoir traiter d'un sujet très difficile avec leurs enfants. On a vécu cette période là dans le 11e 12e arrondissement vraiment dans un climat d'anxiété, de peur des parents et puis en même temps de enfin de suspicion généralisée et puis de manque de confiance.

C'est là encore ce qui m'a frappé c'est que les autorités de la ville refusaient qu'on en parle. Il fallait et tout fait l'affaire. Quand l'affaire sort dans la presse, là il commence à convoquer des réunions et les messages passent par les boucles le WhatsApp pour demander aux parents d'arrêter de répendre des rumeurs parce qu'ils vont créer un climat de suspicion et cetera.

Oui. Oui. Peut-être que vous voulez qu'on arrête de de répendre des rumeurs, mais dans ce cas-là, parlez-nous.

Dites-nous ce qu'il en est. dites-nous ce qui se passe. Et puis les choses vont et se révèlent de plus en plus.

C'est là on découvre en fait le système qui avait été mis en place par la ville de Paris et par la majorité sortante, par le Parti socialiste lui-même directement et par Emmanuel Grégoire lui-même en personne puisqu'il était le premier adjoint en charge des ressources humaines. Et là, on découvre que tout le système était organisé pour mener à la catastrophe puisqu'il s'agissait de maintenir 8000 vacataires. 8000 animateurs du périscolaire sont des vacataires. sont payés à la vacation.

Donc ce sont pas des contrats de travail, ce sont des gens qui entre septembre et juin vont travailler éventuellement en juillet dans des centres ou ailleurs de la ville. Mais c'est de la précarité totale. Il y a une précarité de l'emploi total.

Sur les 8000 vacataires, sachez qu'il y en a au moins 4000 qui sont ce qu'on appelle des vacataires permanents, c'est-à-dire des gens qui travaillent tout le temps, qui reviennent d'année en année. Première chose, pourquoi maintenir cette précarisation ? Ensuite, on découvre que il y a pas de formation, c'est-à-dire que la ville désormais recrute même sans le baffa.

La filière de l'animation du périscolaire, c'est une filière qui existe dans notre pays. Il y a différents diplômes et différents niveaux. Vous pouvez aller jusqu'au bac + 5.

Vous démarrez avec le BAFA et vous allez jusqu'au bac + 5. Il y a toutes sortes de diplômes. Il y a ici à Paris des lycées professionnels qui forment à des métiers de l'animation.

La ville de Paris a des écoles internes, a une école interne, elle pourrait elle-même former et mettre un un diplôme interne à la ville pour l'animation. Rien de tout ça n'a été fait. Préc précarisation des travailleurs, manque absence de formation, pas d'évolution de carrière.

Dans l'animation de la ville de Paris, il y a que deux niveaux. Soit vous êtes en C pour ceux qui sont titulaires hein, soit vous êtes en B. Donc vous vous retrouvez à être ce qu'on appelle un directeur d'animation à Paris.

On lui a donné le joli nom de rêve qui va travailler dans cette école par exemple, qui va intervenir dans cette école et qui n'aura qui sera en catégorie B. Il aura quasiment la même responsabilité qu'un directeur d'école. quasiment la même.

C'est celui qui va être en contact tous les matins, tous les soirs avec les parents d'élèves. C'est celui qui va s'occuper des enfants. C'est souvent celui ou celle qui va recueillir la parole des enfants.

Voilà le système qui existe dans le périscolaire et qui mène à la catastrophe. Après, une fois qu'on est saisi de tout cela pourrait se dire il vont réagir quand même. C'est grave.

Quand vous avez 50 60 cas d'agression sexuelle, une un cas est sorti encore a été publié encore ce matin, vous dites il faut réagir. La réponse de la ville de Paris est de dire nous allons désigner un défenseur des enfants. Et qui trouve-t-il à désigner ?

L'adjointe. Donc c'est pas une personne neutre, c'est l'adjointe qui était en charge de la protection de l'enfance. Vous vous moquez du monde ?

C'est pas sérieux. Moi je le dénonce. Chaque fois que je le dénonce, on me dit "Tu attaques Grégoire, tu attaques le Parti socialiste." Mais pardon, mais c'est son bilan ou alors c'est celui de qui d'autre ?

Dites-nous qui est responsable. Moi, j'ai déposé au mois de décembre dernier une demande de commission d'enquête parlementaire sur le périscolaire en France. Elle est bloquée surtout pas avant les élections municipales.

Mais vous savez la commission d'enquête parlementaire sur l'affaire Epstein, c'est aussi de la pédocriminalité, elle est bloquée surtout on n'en parle pas. Quand ils ont eu l'affaire Betaram, la commission d'enquête sur l'affaire Betétaram, vous avez vu ce que ça a donné. Les commissions d'enquête parlementaires sont très utiles parce qu'elles permettent de montrer le système qui mène à la pédocriminalité et à l'impunité.

Parce que le plus dramatique dans cette affaire, c'est l'impunité qui est quasiment garantie à des agresseurs et à ceux qui finalement font système pour les épargner. Nous sommes sur des affaires très graves. Ce sont des vies brisées.

Ça ne va pas s'arrêter avec le 15 ou le 22 mars. Ce sont des affaires dont je vous parle ce soir pour vous dire que avec mon groupe La France insoumise à l'Assemblée nationale, nous ne les lâcherons pas. Nous ne les lâcherons pas et nous voulons porter dans ce pays une rupture avec cet omerta, avec ce cette espèce de consensus que certains portent sur les affaires de pédocriminalité.

On ne va pas continuer de cette façonlà. [applaudissements] Donc ils peuvent encore utiliser les institutions et leur place dans les institutions pour bloquer les enquêtes parlementaires. Alors qu'aux États-Unis, en Grande-Bretagne, des enquêtes parlementaires sur la Ferpstein et sur la pédocriminalité ont lieu et ont permis aussi de révéler il y a pas très longtemps des photos de Donald Trump avec des enfants, des fillettes, on va dire les choses comme on les a vu.

Donc il y a des choses qui se passent de cette sorte-là. Pour revenir à la ville de Paris, les affaires dont on parle là, elles méritent non seulement une enquête, elle mérite bien entendu que la justice fasse son travail avec ceux qui sont désignés. Je ne dis pas et je ne dis pas que tous ceux qui sont aujourd'hui désignés sont coupables.

Ce que je dis avec certitude, c'est que quand il y a un signalement, dès lors qu'il y a un signalement, on ne peut pas se comporter en disant "Je déplace l'animateur dans une autre école." C'est pas une façon de se faire. Vous l'avez vu le reportage de Cach Investigation sur la deux.

Et bien là, c'est exactement ce qui s'est passé dans l'affaire qui est révélée aujourd'hui. L'animateur en question a tout simplement été déplacé. Donc partout où il a été déplacé, il a commis des victimes.

Bah c'est ce qui s'est passé. Donc il faut maintenant qu'on arrête et qu'on rond clairement avec le système qui a été mis en place par les socialistes depuis plus de 10 ans. Je le dis avec d'autant plus de gravité qu'il y a 10 ans, en 2015, l'inspection générale de la ville avait enquêté sur le système du périscolaire parisien.

Alors pour le coup, il y a 10 ans, l'inspection générale de la ville de Paris était encore assez bien organisée et avait beaucoup d'enquêtes qui lui permettai d'aboutir à des des choses intéressantes et à faire des recommandations intéressantes. C'est plus le cas aujourd'hui. Depuis 2 ans, Annie Dalgo a décidé que tous les rapports de l'inspection générale de la ville ne devaiit pas être rendus public et c'est qu'ils ont des choses à cacher.

Et donc il y a en 2015, l'inspection de la ville sort un rapport sur le périscolaire et elle fait une série de recommandations et toutes les recommandations qu'elle fait, si elles avaient été suivies, nous n'en serions pas là aujourd'hui. Encore une fois, ce rapport avec ses recommandations, c'est quand même pas rien. Emmanuel Grégoire ne les a pas mis en œuvre.

Aucune Aucune de ces recommandations n'a été mises en œuvre. Donc aujourd'hui en panique en pleine campagne municipale évidemment il vous promettent à la fois un défenseur de des enfants une fois que le tort est commis d'une certaine façon [grognement] une fois que le tort est fait. Alors il faut travailler avant tout ça.

Voilà pourquoi nous on propose très clairement les choses. Mais on l'a fait très tôt dès le mois de novembre quand j'ai annoncé ma candidature à la ville de Paris. Les deux choses, les deux priorités que j'ai présenté, c'était le logement parce que c'est je sais même pas si je dois vous décrire la situation du logement.

Vous en avez entendu parler et nous savons ce qu'est le logement aujourd'hui à Paris. Et l'éducation communale, j'ai immédiatement dit, ce seront nos priorités politiques et budgétaires. Et bien, nous avons proposé un plan pour le périscolaire.

D'abord, on va titulariser les 4000 vacataires permanents. Ensuite, on va former tout le monde. Il faut que tout le monde ait à minima le BAFA.

Donc, il faut ouvrir des places pour passer le BAFA. Il faut financer du BAFA où il faut faire de la VAE pour ceux qui ont plus d'expérience mais qui n'ont pas le diplôme pour reconnaître à minima ce diplôme. Ensuite, il faut inscrire soit dans l'école de Paris des formations qui reconnaissent les statuts et qui permettront à certains de passer de la catégorie B à la catégorie A qu'on va nouvellement créer.

Ensuite, on va faire des partenariats avec des lycées professionnels. On leur demandera de recruter des gens jeunes pour les former pour les métiers de l'animation qu'on recrutera ensuite à la ville de Paris. Donc, ils feront leur stage chez nous dans la ville de Paris et ainsi de suite.

Il faut reconstituer toute la filière de l'animation à Paris. Ensuite, il faut par ailleurs tenir compte des conditions de travail des animateurs et de la place qu'ils occupent dans la vie des enfants et des familles. Voilà pourquoi on me dit nous allons mettre en place sur autour des écoles, autour de chaque école, nous mettrons en place ce qu'on appelle un conseil éducatif.

Ce conseil éducatif tournera autour de l'école, du directeur ou de la directrice de l'école avec le directeur du périscolaire, mais avec tous les acteurs y compris de la ZE, y compris des centres sociaux, des centres des associations et qui interviennent dans l'éducation populaire pour euh traiter des sujets liés aux enfants des écoles et des collèges puisque je vous disais tout à l'heure que la ville et département et a donc la responsabilité aussi des collèges. Et maintenant, je vais vous parler de la protection de l'enfance et de pourquoi ces conseils éducatifs s'inscriront à la fois dans la protection de l'enfance et dans les missions de la ville dans le périscolaire notamment. Les conseils éducatifs vont enfin la vie d'un enfant, ce n'est pas que l'école ou que le périscolaire ou que les copains ou que ceci ou que la famille, c'est un tout.

Quand un des adultes accueillent des enfants ici et s'occupent d'eux, ils s'occupent très vite de tout ce qui est lié autour de leur vie. Ils apprennent très vite que l'enfant vit dans telle ou telle condition, que l'enfant a un frère malade ou handicapé, que maman est au chômage. Très très vite, vous êtes au courant de la vie de l'enfant quand vous vous occupez d'un enfant.

Et très vite, vous voyez bien que ce qu'est l'enfant, la façon dont il se comporte, sa personnalité provient de cet environnement là. Donc euh la difficulté c'est que parfois vous avez pas le temps de vous en occuper et puis vous êtes là pour enseigner, pas pour vous occuper de ces des problèmes sociaux de la famille ou des problèmes d'accès à la santé de la famille ou des problèmes d'argent ou des problèmes de violence. Voilà, c'est comme ça.

Donc vous refilez au voisin qui lui s'occupe du périscolaire et qui lui va chercher le centre social, l'assistante sociale et ainsi de suite et ainsi de suite. Et tout ça pour le moment, moi je l'ai appris, il y a aucun lieu où tous les intervenants se retrouvent pour pouvoir suivre sur plusieurs années l'évolution et faire de l'accompagnement. Vous pouvez avoir un garçon au collège, son frère ou sa sœur à l'école. personne pour se rendre compte que c'est la même famille, que si le petit ne parle pas mais le grand lui a révélé qu'il y avait ceci, cela.

Bref, il faut un endroit où tout le monde puisse se mettre d'accord et changer des informations pour parler de la protection des enfants. Ça, c'est pour ça que les conseils éducatifs seront mais vraiment le lieu essentiel qu'il faudra qu'on vitalise, c'est dans chaque arrondissement, il y aura un adjoint en charge d'animer ce lieu, de le faire vivre, mais surtout ce sera la responsabilité de la ville de Paris d'envoyer des agents, de mettre à disposition pour dégager du temps parce que comme il l'a rappelé à juste titre tout à l'heure, ils sont débordés. de dégager du temps pour pouvoir faire ce travail de coordination.

Ensuite, sur l'AZE, l'aide sociale à l'enfance, la protection de l'enfance à Paris, elle concerne chaque année environ 10000 personnes. 10000 enfants. Non, c'est 10000.

C'est en en réalité, il faut ajouter les MNA mais les mineurs non accompagnés. On est à peu près à 10000. Quand un enfant est confié à la zeux, c'est par décision de justice.

Je sais pas si vous vous rendez compte de ce que cela signifie. C'est-à-dire que une décision de justice confie un enfant à une administration publique qui est la ville de Paris. Dès lors, la responsabilité de la ville de Paris dans le devenir de cet enfant est pleine et entière.

Pleine et entière. Il ne peut pas y avoir de demi-mesure. Il ne peut pas y avoir de ce qu'il est le discours actuel.

C'est l'État qui fait des coupes budgétaires. Vous pouvez pas dire ça. Ni monsieur Grégoire, ni madame Hidalgot.

Vous pouvez pas dire ça parce que oui, c'est vrai, l'État fait des coupes budgétaires mais il se trouve que c'est vous qui avez laissé passer le budget de l'État. D'accord ? C'est vous qui avez laissé passer la loi des finances qui coupe encore dans la protection de l'enfance.

Donc vous pouvez pas à la fois déplorer les coupes budgétaires des macronistes et de la droite et en même temps les laisser passer et ensuite venir nous dire que vous vous préférez ne pas donner la priorité à la la protection de l'enfance qui est votre compétence pleine et entière. et donc mettre dans cette situation les éducateurs spécialisés, les établissements d'accueil, les familles d'accueil et cetera et cetera. Et ensuite, on se retrouve ici dans notre ville même euh avec des jeunes confiés à la qui sont exposés à la prostitution.

Et aujourd'hui, on a un système, on le sait. On sait que les réseaux de prostitution ont vu la faille et se disent tiens la 3000 350000 enfants confiés à la ça nous peut nous faire autant d'enfants à prostituer et c'est ça qui se passe. Ils viennent les chercher.

Ils viennent les chercher dans les établissements dans lesquels ils sont placés. Dans les hôtels où parfois adolescent ils sont mis seuls. Ils sont recrutés dans les foyers.

Voilà comment ils vont chercher les enfants. Voilà comment on se retrouve avec aujourd'hui, je crois que les chiffres à Paris, c'est un SDF sur 2 qui provient de la Z qui est passé par la Z. On retrouve avec des enfants de la Z qui sont dans la prostitution.

C'est un sujet que je connais bien. Dimanche dernier encore, moi je je fréquente une association qui s'appelle les oubliers de la République où il y a des enfants de la ZE qui sont dans cette association. Je suis dans un dispositif enfin euh une opération de pas à pas où je je suis en binôen hein, mais je suis en binôme avec des jeunes de la et euh le nouveau jeune avec qui je vais être en binôme là juste après l'élection municipale et justement un jeune de 19 ans qui est dans la prostitution.

Mais pourquoi il est dans la prostitution à 19 ans ? parce qu'on a un système à LAAS où euh à partir du moment où à 18 vous êtes à majeur, on vous dit soit tu signes le contrat et tu te tiens au contrat que tu signes et on continue de t'accompagner jusqu'à tes 21 ans. C'est ce que dit la ville de Paris.

Soit si tu signes pas le contrat et ben débrouille-toi. Voilà. Et donc il a 19 ans, il a signé le contrat, il a réussi à s'inscrire dans une école mais il est seul au monde.

Mais seul au monde la personne, je vous en prie, quel enfant au monde, enfin quel enfant à 18 ans est autonome ? Moi, je suis scandalisé qu'on puisse ne pas signer de contrat jeune majeur à des on suit les enfants de pour moi, ça reste des enfants de 18 ans à 21 ans avec des contrats de jeune majeur. Ils ont des objectifs qui sont quasiment inatteignables.

C'est les objectifs d'insertion alors qu'ils ont une ils ont un parcours chaotique, ils tiendront pas, ils tiendront jamais. Ils ont des addictions, l'alcool, la drogue. Ils sont bien souvent entourés de de de mauvaises de mauvaises personnes parce que bah la rue la rue, ils sont happés par la rue, ils sont l'éducation bah les a rejeté et nous on est le dernier palier et à 18 ans on va lui expliquer bah mon petit pépère si tu veux un contrat jeune majeur, si tu veux tes 400 balles, bah il va falloir que tu retournes à l'école. alors que ça fait des années qu'il y va plus.

Alors, tu vas te trouver un boulot, personne n'en veut, tu te trouves un stage. Ouais, mais comment ? J'ai pas de CV.

Quand on voit un CV, bah il y a il y a trois lignes. Euh voilà. Et nous, on se retrouve avec ces jeunes en face et on doit leur expliquer que le contrat jeune majeur ne sera pas reconduit. et tu finis dehors, tu prends tes affaires, tu sors de l'appartement dans lequel tu es parce que il faut savoir que un contrat jeune majeur, ça ça draîne derrière une association qui aide au logement, qui aide à la le jeune.

Donc il a un logement, il a un peu il a un peu d'argent de poche hein, il a ses 400 € il doit être content hein parce qu'il doit il doit payer parce qu'il participe au loyer, il doit bon il donne 50 € pour le loyer, il doit payer ses courses, il doit payer ses fournitures scolaires, il peut demander une aide financière, j'en parlais tout à l'heure où il doit chouiner moi après derrière je dois chouiner pour pouvoir avoir 150 francs. 150 francs 150 ou ben on peut dire 150 francs c'est que des c'est des peanuts. Et en fait à la fin voilà c'est une fois par an quoi.

Et encore on doit pleurer pour avoir 150 € pardon. Donc cette situation voilà c'est parce que je l'ai je les connais que nous avons imaginé dans le programme une façon d'y répondre parce que quand on se présente moi je vous dis je prends la responsabilité de ces enfants puisque c'est la justice qui nous les a confié et c'est notre responsabilité. Oui, le gouvernement et l'État français à Paris notamment ne participent qu'à hauteur de 3 % au financement de la protection sociale à Paris.

C'est vrai, on doit se battre pour que le gouvernement participe au moins à hauteur de 15 % comme il le fait dans les autres départements de France. Mais c'est la faute d'Hidalgo aussi. Si on n'est pas à 15 %, faut aller se battre et réclamer cet argent-là et non pas voter avec eux les budgets.

Ensuite, je dis j'irais me battre avec l'État pour réclamer qu'il augmente sa participation au financement de la protection de l'enfance. Mais en attendant, je vais augmenter le financement de la protection de l'enfance à Paris. Je vais l'augmenter. [applaudissements] Je vais l'augmenter parce que il y a urgence à sir les enfants qu'on nous confie à Paris de risques et de la misère financière, sociale, affective dans laquelle ils sont.

Donc nous allons procéder de la façon suivante. Nous allons dire que pour les enfants confiés à la qui auront passé les 18 ans et jusqu'à leurs 25 ans, nous mettrons en place un RSA pour les jeunes de la Z. Ce RSA [applaudissements] ce RSA permettra à ces jeunes d'avoir une sécurité à hauteur de 700 € par mois qui s'ajoutera bien sûr aux 400 € du contrat qu'ils signeront parce que ça c'est un dispositif niveau national he qu'on répercute mais qui seront pas la condition je ve dire s'ils ne sont pas dans le contrat ils auront au moins ces 700 € ensuite il y a la priorité pour l'accès aux résidences de jeunes travailleurs ou de jeunes étudiants s'ils sont en étude et l'accompagnement qu'il leur sera proposé pour pouvoir poursuivre une vie soit dans les études, soit dans la formation, soit dans le travail, peu importe, comme tous les jeunes de ce pays, ils auront absolument de cette ville, ils auront absolument les mêmes droits.

Ensuite, il y a plus avant les 18 ans, avant la majorité, la question du signalement à Paris comme en France, elle est effrayante pour beaucoup de familles. Tout à l'heure dans la rue, on a croisé une dame qui nous a dit "La directrice m'a signalé pour pour mon fils et cetera. Qu'est-ce qui va m'arriver ?" C'est c'est effrayant un signalement contrôle de l'assistante sociale et cetera.

Bon, on verra comment les choses se passeront. On va suivre ce dossier. Mais j'ai rencontré une autre famille qui s'est retrouvée signalée parce qu'ils vivent dans un studio à 7.

Ouais, ils vivent dans un studio à 7. Les deux parents, les cinq enfants dont un enfant en fauteuil roulant. Il y a eu signalement. par l'assistante sociale qui dit "Les enfants sont en danger, ils sont pas dans de bonnes conditions, c'est trop compliqué.

La misère, la pauvreté de cette famille fait que les enfants soient en danger. La c'est c'est la terreur pour les parents qui depuis ne vont plus aux services sociaux, se font discrets et disent plus jamais on ne demande rien au au de nos droits parce que sinon on va nous enlever nos enfants. Donc la question du signalement, elle est terrible parce que oui, il y a des signalements qui sont vitaux, déterminants, il faut les faire quand on soupçonne des violences sur des enfants.

Et puis il y a les signalements qui sont en fait de la chasse aux pauvres. Et cela enfin de la chasse aux pauvres par un système qui n'est pas capable d'enrayer la pauvreté. La solution pour une famille de 7 personnes qui vit dans un studio de 28 m², c'est pas d'enlever les enfants, c'est de leur trouver un appartement de trois pièces ou quatre pièces.

Ça paraît évident. [applaudissements] Ça paraît évident quand le système en arrive à se dire que la solution c'est d'enlever des enfants parce que c'est pas possible. La solution quand un enfant parmi les enfants, il y a un enfant handicapé qui crie et qui fait du bruit et que ça dérange les voisins, c'est pas de punir toute la famille, c'est de présenter les conditions pour prendre en charge en soin, j'ai envie de dire, cet enfant euh handicapé.

C'est c'est ça qui est terrible, c'est que les gens vont vivre une accumulation de choses qui mènent, comme vous dites, au moment de l'adolescence à la rue, à la violence et cetera, mais les violences accumulées avant sont tellement nombreuses. Tu en parlais tout à l'heure Rodrigo, quand on accumule des violences de racisme, de discrimination, de validisme, de ceci, de cela, on a l'impression qu'on est trop dans la société. C'est ça qu'on veut casser par notre système de protection de l'enfance. on veut mettre les moyens recruter davantage d'éducateurs spécialisés par rapport au contrôle des associations qui gèrent les foyers parce que souvent on confie la la la la la gestion à des associations.

Il faut du contrôle plus fréquent, [raclement de gorge] il faut aussi accompagner l'enfant, il faut qu'il ait des droits, que ses droits soient respectés. Donc l'enfant doit avoir le droit à un avocat, pas normal. Vous savez pas ça, vous ne le savez pas.

Mais les enfants, personne ne peut les défendre et parfois eux-mêmes ne peuvent pas se défendre parce que on a parfois des des situations où les juges disent "Je n'ai pas besoin d'entendre l'enfant, l'enfant n'est pas en capacité de s'exprimer pour et cetera et cetera." S'il y a pas un avocat pour défendre les droits de l'enfant, dès le système, dès le rapport à la décision de justice, l'enfant est privé de ses propres droits, de son propre droit à s'exprimer ou à être représenté. Voilà, c'est tout le système qu'on va revoir.

Donc c'est des moyens financiers qu'on va mettre nous sur toute l'éducation communale, on met dedans protection de l'enfance, on met dedans périscolaire, extrascolaire, l'accompagnement des jeunes par exemple en mission locale pour l'insertion professionnelle et plus globalement pour tout ça. On est prêt à mettre 30 millions d'euros. On a dit, on le fait parce qu'on va rattraper le problème.

Vous parliez tout à l'heure des familles d'accueil. La plupart des enfants qui sont confiés à la ville de Paris ne résident pas à Paris. Une fois qu'ils nous sont confiés, alors qu'ils sont parisiens, on va les mettre, on va les installer dans des familles d'accueil à l'extérieur de Paris parce qu'on a pas assez de familles d'accueil à Paris.

Donc, il faut qu'on travaille aussi sur le recrutement des familles d'accueil parce qu'il y a rien de mieux pour un enfant placé finalement que d'être placé en famille d'accueil. C'est là qu'il aura le plus de chance de retrouver de la stabilité, de pas avoir de d'être moins choqué que d'aller en foyer. Bon, en plus en fonction des de l'âge, il y a des enfants qu'on peut pas laisser en en foyer, surtout vu le l'état des foyers aujourd'hui.

Bon, ça c'est encore aussi dans le notre projet d'investissement, il y a l'investissement qu'on fait pour rénover et remettre en état les foyers où sont placés les enfants. Et donc les familles d'accueil, il faut pouvoir les recruter. Donc il faut pouvoir trouver des appartements adaptés.

Ah, c'est pour que ces familles-là, il faut créer un statut de la famille d'accueil parce que en réalité aujourd'hui elles ne sont pas recrutées par la ville. Elles sont souvent recruté par des associations. Mais si la ville recrute les familles d'accueil, elle peut leur dire "Je vous recrute et vous avez une évolution de carrière possible.

Vous pouvez faire famille d'accueil pendant 10 15 ans et ensuite parce que parfois 10 15 ans c'est ce qu'on m'a dit comme moyenne. En général une famille d'accueil, elle fait pas ça pendant 40 ans parce que c'est dur parce que faut s'attacher, se détacher, s'attacher, se détacher. He c'est pas c'est pas un métier comme un autre he accueillir un enfant et s'en occuper ou un adolescent et s'en occuper.

Donc il faut se dire voilà au bout de 10 15 ans vous pouvez changer tout en restant agent de la ville de Paris. Vous pouvez changer de métier, vous pouvez passer à un autre stade, vous pouvez devenir euh éducateur spécialisé ou autres et cetera. C'est ça qu'il faut penser, c'est ce tout-là.

Et ça vaut la peine de mettre l'argent qu'on propose de mettre dans les la protection de l'enfance, dans l'éducation communale parce que finalement d'abord c'est notre première responsabilité. Moi, je suis prête à les assumer ces responsabilités. Ensuite, c'est la seule façon de préparer l'avenir.

En réalité, si on se pense ici, si on se regarde les uns les autres, on se dit dans 25 ans, qui sera aux responsabilités ? Les jeunes d'aujourd'hui et dans 25 ans, ceux que qui viennent de naître seront les nouveaux adultes. Donc, vous voulez faire quoi comme société dans 25 ans ?

Vous voulez leur laisser quoi ? Si je suis élu maire de Paris là en 2026, dans 25 ans, ils devront dire quoi de la mère de Paris que j'aurais été ? Celle qui n'aura rien fait, celle qu'on aura oublié, dont on ne se souvient, je vais pas faire, vous inquiétez pas, je suis pas du genre à dire, je veux laisser un monument à ma gloire là, ça va.

Rien à laisser du tout de là. Non, non, si, il y a un seul monument que je voudrais laisser vraiment pour les Parisiens. Je l'appelle le 21e arrondissement de Paris. ce sera l'arrondissement vert.

C'est la création de cinq grands parcs naturels à Paris comme le parc desbut de Chumon et le parc de Belleville qu'on installera à Paris. Ce sera la végétalisation et la création de jardin et de parcs publics pour les Parisiens parce que si on n pas tout ça dans 25 ans, on sera à 50°gr Je sais plus qui le disait tout à l'heure, c'est toi. On sera à 50°gr et on on y vivra plus. les gens partiront vivre ailleurs. [applaudissements] Donc c'est ça que j'aimerais laisser comme grand monument de de ma mandature.

Et surtout ce que je voudrais laisser, c'est que dans 25 ans, on se dise voilà, il y a eu ce moment-là où la ville de Paris a pris ses responsabilités, a investi dans le périscolaire, a investi dans la protection de l'enfance, s'est mise du côté des familles, du côté des enfants, du côté des adolescents, des jeunes et leur a permis de développer, de se développer, de s'émanciper, de grandir et de devenir des citoyens aujourd'hui en responsabilité, capable de faire encore mieux puisque c'est de ça dont il s'agit finalement, c'est de se dire comment chaque génération fera mieux que la précédente. Et sinon, ça sert à quoi ? Sinon ça sert à quoi ?

Si c'est pour faire pire, si c'est pour tout saccager, si c'est pour tout mettre par terre, si c'est pour profiter tes toits, à quoi bon ? Donc nous, on n'est pas là parce qu'on pense que notre société doit fonctionner de cette façon-là. On n'est pas d'accord avec ceux qui disent "Ça ne va pas, on passe tout par-dessus bord, on vire tout le monde." Ça c'est Sarah Knafo. "Allez, ça va pas, on vire tout le monde." Boum, les agents de la ville dehors ou Rachid Adati, ça va pas, c'est pas de ma faute, c'est de la faute de l'autre et cetera et cetera.

C'est pas grave, vous inquiétez pas avec moi, pouf du jour au lendemain, tout ira mieux. Ah bon ? Pourquoi ?

Euh, depuis quand tu es magicienne ? Non, ça se passe pas comme ça. Ce qu'on vous propose nous, c'est de dire nos priorités budgétaires se remouisent là.

Et en plus, on est les seuls à être honnêtes en disant qu'on va augmenter les budgets qu'on va consacrer à nos dépenses pour les services publics. On est les seuls à être honnête parce que nous, on vous dit voilà, on aura 240 millions d'euros de fonctionnement de plus chaque année. Le fonctionnement, c'est tout ce qui permet de rémunérer les agents de la ville.

On peut en recruter davantage. On veut les former mieux. On veut mieux les payer.

On le dit très clairement. On payera le le salaire minimum des agents de la ville doit être 1600 € net par mois parce que c'est le minimum et vous vivez pas très bien à Paris avec ça mais c'est le minimum qu'on donnera pour un temps plein. On veut pas donner 1300, on veut pas donner 900, on veut donner 1600 net.

Et et donc on dit oui, ça va coûter 240 millions d'euros de plus chaque année dans le fonctionnement de la ville de Paris. Mais ça ira mieux. C'est la seule façon de sauver l'école publique parce qu'on n'en parle pas mais aujourd'hui l'école publique est considérablement menacée.

Vous avez entendu parler de la nouvelle là ah dans 5 ans, si on continue comme ça, dans 6 ans, donc en 2032, 50 % des collégiens parisiens seront inscrits dans des collèges privés. On est en train de couler le collège public. On est en train de couler l'école publique et moi ce que je vous propose c'est dès 2026 avec moi mère on met les moyens dans l'école publique dans le collège public pour en faire demain des endroits d'excellence parce que demain en 2027 arrivera une autre élection qui sera aussi déterminante.

Et si vous voulez arrêter de voir le privé grignoter le public, le privé qui fait un tri social, le privé par exemple ne veut pas des enfants autistes. Le privé par exemple ne veut pas des enfants en situation de handicap. Le privé ne veut pas des enfants qui viennent des milieux sociaux les plus pauvres et qui cumulent les difficultés.

Le privé veut uniquement faire cette école pour les enfants qui vont bien, les enfants qui se portent bien, qui sont dans les bonnes familles comme il faut. Voilà ce que veut le privé. Et le privé, le plus scandaleux, c'est que le privé vide de l'argent public pour l'essentiel.

La majorité, ce qui permet au privés de faire des bénéfices, c'est tout l'argent public qu'on y injecte. Et c'est comme ça qu'il gagnent de l'argent. Et en plus, ils ont mis en place un système qui leur permet.

Ils ont école, collège, lycée, école à Paris, ça marche encore bien. Les gens préfèrent mettre leurs enfants dans l'école publique encore aujourd'hui. Ça marche encore.

Mais dès qu'arrive le collège, là ils prennent. Ça fait beaucoup d'argent le collège. Chaque dotation pour un collégien, ça rapporte de l'argent au collège.

Mais c'est pas là, c'est pas au collège que les cours, les classes vont être meilleures dans le privé. Si vous allez dans un collège privé à Paris, il y a plus de collégiens, il y a plus d'élèves dans une classe que dans un collège public. Parce que vous savez c'est quoi leur système dans le privé ?

Ils prennent beaucoup d'élèves dans le collège, ça leur rapporte beaucoup d'argent mais ils mettent pas beaucoup d'enseignants. Les classes sont assez importantes et ils gardent l'argent pour le lycée. Et c'est au moment où les enfants arrivent au lycée que là ils réduisent les effectifs dans les classes pour leur donner toutes les chances de réussir le concours parcours sup.

Donc ils ont même eux les privés à mis en place des stratégies pour capter de l'argent public au maximum pour favoriser ensuite une certaine catégorie sociale d'élèves qui doivent mieux réussir que les autres grâce au concours que Blanquire a mis en place qui est un concours qui permet d'éliminer d'éliminer d'effacer des de l'enseignement supérieur un certain nombre de jeunes dans notre pays. C'est ça qu'il faut combattre et nous allons commencer à le combattre avec les moyens que dont la ville de Paris dispose. Nous allons faire de l'école publique l'école de l'excellence.

Nous allons faire du collège public le collège de l'excellence. C'est comme ça qu'il faut que ça marche. Il y a des pays où aller étudier dans le privé c'est parce qu'on n'est pas assez bon.

Nous, on dit le public doit être bon pour tout le monde. Donc on met tous nos moyens dans le public. Quand j'étais jeune, d'ailleurs quand on vous menaçait de vous envoyer dans le privé, c'est que vous aviez fait une grosse bêtise. [rires] Moi, [souffle coupé] je on disait, je me rappelle d'un camarade quand j'avais j'étais en 5e, j'avais 13 ans.

Il pleurait un jour parce que ses parents lui ont dit "Tu vas aller dans le privé". Donc c'était une sanction d'aller dans le privé à l'époque. Il faut pas que ce soit que ça se passe de cette façonl.

Enfin, il faudrait que ça revienne, ça redevienne cela. Ce que je veux dire maintenant pour terminer juste parce que je vais relire mes notes d'abord, j'ai même pas parlé de Fanta parce que je suis allée tout de suite dans le sujet mais c'est pas grave, je vais parler de Fanta. Je voudrais vous parler de Fanta Marena parce que vous savez quand quand d'abord tu as fait un très beau discours Fanta, tu dois pas douter de toi.

C'est pas facile. Quand Fanta a accepté d'être notre candidate [applaudissements] dans le 17e arrondissement, elle sait qu'elle est dans un arrondissement qui je crois vote à droite depuis très très longtemps. souvenir qu'il y a quand même un député communiste au nom célèbre du 17 alors attendez attendez il y a un un député célèbre député communiste célèbre dans le 17e arrondissement vousmême vous connaissez son nom ah bah c'était et je vais vous dire son prénom pas le nom prospère prospère il y avait une occasion de faire passer à le petit à un moment ah oui il y avait l'occasion de faire passer à le petit jeis à l'époque dans le group suite à un accord entreoué et le modè c'était possible à mettre un Ah oui mais un accord avec la droite devant moi et après la première tour de la nuit se trouve dans une position favorable au bortel la mairie de Barry elle a dit c'est je rentre l'accord avec d'accord il a perdu le 15e le 5e et 17e je me rappelle Françoise de Benfieux a appelé Christelle des crémiers pour dire Christelle nous s'il te plaît il va consulter Christ [grognement] d'accord D'accord.

Je dit non, on voit rien du tout. Elle est partie en cristal de créer. Alors c'est Attendez, dites-le.

Dites non, j'ai pas j'ai pas besoin du micro. Vous connaissez son nom mais vous le savez pas. Prosper Moquet, le père de Guimok.

Ah, le père de Guimoket était député. Ah bah non, voilà. Prosper Moquet communiste.

Et bien euh bon, en tout cas, ça fait voilà. Ben en tout cas, ça fait maintenant très très longtemps que cet arrondissement est à droite. Voilà, un petit siècle, rien que ça. [souffle coupé][rires] Et donc, Fanta Marena a accepté d'être notre candidate ici dans le 17e arrondissement et elle m'a dit "Mais je vais pas gagner." Je dis "Ben c'est pas grave, ce qui compte c'est d'entrer au conseil municipal.

Ce qui compte, c'est que une voix au moins des voix insoumises entre avec toi au conseil municipal." Parce que sinon, qui va représenter tous ces habitants ? qui va représenter tous ces habitants qui portent comme nous venons de le faire et comme vous venez de le faire avant moi la voix de ceux qui n'en ont pas.

Est-ce qu'on doit vraiment laisser la droite aujourd'hui dans le 17e libre de ces mouvements, libre d'ignorer une bonne partie de la population du 17e arrondissement ? C'est trois quartiers populaires le 17e arrondissement mais c'est beaucoup de gens qui vivent dans le 17e dans des conditions qui ne sont pas des conditions de riche. ou de longue lignée d'héritiers, c'est pas ça.

Il y a plein de gens ici qui vivent qui travaillent ici, qui envoient leurs enfants à l'école ici et qui vivent des conditions de violence sociale terrible. Donc il n'y a personne pour porter leur voix dans le conseil d'arrondissement. Moi je vous dis s'il y a une chose à faire [applaudissements] dans le 17e arrondissement, c'est permettre à des gens comme eux de porter la voix de toutes ces personnes qui ne sont ni écoutées, ni reconnues, ni valorisé, ni considéré par la droite qui dirige actuellement le 17e arrondissement et qui ne peuvent pas compter, je vous le dis très clairement, qui ne peuvent pas compter sur le Parti socialiste pour les défendre parce que on le sait, on l'a vu ces dernières années.

Si vous voulez avoir une chance d'être entendu, si vous voulez avoir une chance qu'on tienne compte de nos idées, de nos propositions, qu'elles soient portée au plus haut niveau, il faut absolument nous donner cette voix-là à nous les insoumis parce que nous sommes les seuls à l'ouvrir. Je vous le dis très franchement, nous sommes les seuls à avoir le courage de tenir bon, de ne jamais lâcher, d'incarner aussi nos histoires, les histoires de des gens qui vivent ici. Et par ailleurs, Fanta est sur la liste du Conseil de Paris pour la mairie de Paris pour qu'elle puisse être la voix du 17e au Conseil de Paris.

Pour cela, il faut voter [applaudissements] très massivement pour nous. Elle est en 15e position sur la liste du Conseil de Paris. Si tout se passe bien, elle sera élue.

Donc je vous demande de convaincre autour de vous pour elle, pour nous, pour tous ceux que nous voulons incarner et défendre de voter massivement pour notre liste à la mairie de Paris, pour notre liste dans le 17e arrondissement. Il n'y aura rien de meilleur pour le 17e arrondissement que de l'avoir entré au conseil d'arrondissement avec ses colistiers et de l'avoir entré au conseil de Paris pour incarner cette réalité qu'il y a aussi dans cet arrondissement. Je vous remercie infiniment pour votre attention.