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DébatRassemblement National (sur YouTube)· 5 octobre 2026 28 minAutoproduitActualité / polémiqueSécuritéTravail & emploiÉducation & rechercheInstitutions & élections

MATTHIEU VALET est SEUL CONTRE TOUS sur BFM TV !

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:09OuverteRéponse directe

    Vous souhaitiez réagir sur ces images ? Qu'est-ce qu'elles vous inspirent ?

  • 3:19OuverteÉludée

    On a l'impression quand même d'une banalisation de la violence. On n'a plus peur de tuer désormais ?

  • 8:05OuverteRéponse directe

    Comment vous qualifiez-vous le mouvement auquel on assiste ? Peut-on toujours parler de manifestations lycéennes ou a-t-on désormais basculé dans autre chose ?

  • 10:27OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qu'il faudrait qu'ils fassent, les parents, exactement ? Est-ce que vous êtes pour cette proposition de Gérald Darmanin, notamment, de faire payer les parents lorsque leurs enfants commettent des violences ?

  • 14:46OuverteRéponse directe

    Et on entend votre inquiétude vis-à-vis de cette nouvelle journée de mobilisation prévue mardi 6 octobre prochain.

  • 19:07OuverteRéponse directe

    Quels sont les échos que vous avez de vos collègues sur ce qui va se passer mardi ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:09Invité politiqueFait
    « Vous avez un individu qui est suspecté d'avoir jeté des projectiles, d'avoir voulu allumer un incendie »
  • 4:26Invité politiqueFait
    « qui peut croire qu'un commandant de police va noyer un gamin dans l'eau, dans un ruisseau, où l'eau fait à peine 10 cm. »
  • 4:38Invité politiqueChiffre
    « 152 000 policiers, 100 000 gendarmes en France »
  • 5:37Invité politiqueChiffre
    « le problème dans votre mouvement, c'est les casseurs, et c'est ces 436 policiers et gendarmes blessés en 3 jours, madame ? »
  • 6:16Invité politiqueChiffre
    « quand vous avez le lycée Nelson Mandela, qui est à Nantes, est brûlé à 77 millions d'euros »
  • 6:30Invité politiqueFait
    « La policière qui se fait lâcher, ça ne vous a pas choqué que 5 jeunes hommes la fracassent ? »
  • 7:03Invité politiqueFait
    « Ce policier qui a tiré avec son cougar une grenade lacrymogène. Avant, il se fait agresser. »
  • 8:26InvitéChiffre
    « lundi, d'ailleurs, cinq lycées seront fermés. »
  • 9:35InvitéFait
    « Lundi, au moment où s'embrasait le mouvement, dès lundi, on a interpellé sur ma commune, un adulte qui venait d'une autre commune et qui est connu comme un activiste LFI. »
  • 12:20InvitéChiffre
    « 40 proviseurs ont été agressés »
  • 19:07Invité politiqueFait
    « je pense que mardi, ça va être une journée noire très compliquée. »
  • 20:35InvitéChiffre
    « le préfet de police et le ministre de l'Intérieur vont mettre un quadrillage excessif et c'est très bien d'ailleurs, ce qu'on fait à toutes les grandes manifestations, c'est-à-dire on va mettre au moins 15 000 personnels en place »

Temps de parole

  • Invité22 %
  • Matthieu Valet18 %
  • Invité 214 %
  • Présentateur13 %
  • ?10 %
  • Invité 38 %
  • Invité 46 %
  • Invité 56 %
  • Invité 62 %
  • Invité 72 %

≈ 16,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Au

0:00
Présentateur

début du mouvement lycéen, lundi, des affrontements parfois très violents entre casseurs et forces de l'ordre. Une enquête pour tentative de meurtre a été ouverte après qu'un policier a été roué de coups et encerclé à Belfort. Plusieurs suspects ont été identifiés. Regardez cette séquence. Voilà, on parle bien là, Boris Karlamov, de tentative de meurtre.

0:34
Locuteur

C

0:34
Invité

'est en tout cas une enquête qui a été ouverte pour tentative de meurtre sur personne dépositaire de l'autorité publique. Alors selon les faits rapportés par le procureur de Belfort hier à l'occasion d'une conférence de presse, ces faits se sont donc déroulés après 9h hier matin alors que des policiers,

0:47
Locuteur

des

0:47
Invité

gendarmes étaient mobilisés aux abords du lycée Courbet à Belfort à l'occasion d'une mobilisation lycéenne. Et selon le procureur de la République, ces mêmes policiers et gendarmes ont fait face à 200 individus cagoulés qui tiraient des projectiles sur les forces de l'ordre. Il y a un commandant de police en l'espèce, le chef du service départemental du renseignement territorial qui a tenté d'interpeller un individu qui était suspecté de tir de projectiles et d'une tentative d'incendie. Ce même policier, selon le procureur de Belfort, a eu du mal à interpeller cette personne. Il s'est retrouvé sur une esplanade, sur les images que l'on voit, et il a été pris à partie par des individus.

Ce policier a été sonné, transporté à l'hôpital, mais aujourd'hui ces jours ne sont pas en danger. C'est donc une enquête qui a été ouverte avec l'interpellation d'un jeune homme âgé de 17

1:34
Locuteur

ans. Déjà

1:34
Présentateur

l'interpellation

1:35
Locuteur

d'un jeune homme et d

1:36
Présentateur

'autres suspects identifiés que le procureur aimerait interpeller d'ici 24 heures.

1:40
Invité

Des suspects identifiés et un jeune homme âgé de 17 ans, inconnu des services de police et de justice, qui reconnaît être dans ce groupe, mais ni avoir porté des coups au visage à ce policier, selon le

1:48
Présentateur

procureur. Et alors, il

1:49
Locuteur

y

1:49
Présentateur

a une sorte de guerre des vidéos qui a lieu sur les réseaux sociaux, avec des personnes qui affirment que le policier en question aurait mis la tête du jeune homme sous l'eau en tentant de le maîtriser avant l'agression. Sur ces images-là que l'on voit sur notre écran, le procureur a démenti ces informations.

2:09
Invité

Oui, sur cette vidéo, on y voit donc le commandant de police victime d'une agression, ainsi que la personne qui l'a tenté interpeller. Selon le procureur de la République, il a répété sur notre antenne à la mi-journée, le policier, lorsqu'il souhaite interpeller cette personne, il va la mettre à l'écart en zone sécurisée, puisque selon le procureur, il y avait des oeufs chauffourés sur place. Il tente de l'interpeller, il y a un ruisseau en contrebas, il glisse vers le ruisseau, puisque selon le procureur, cette personne essaie de se soustraire à l'interpellation.

Ils vont être tous les deux amenés être dans l'eau, ils vont glisser, nous dit le procureur, et le policier va tenter tout de même d'interpeller cet individu, puis va le relever pour le ramener sur la terre ferme, et c'est

2:46
Locuteur

à

2:46
Invité

ce moment-là qu'il va être passé à tabac. Quoi qu'il en soit, cet individu a réussi à prendre la fuite, il est activement recherché par les forces de l'ordre. Voici la version du

2:54
Locuteur

procureur

2:55
Présentateur

de Belfort. Nous en rejoins sur le plateau Richard Ramos, député modem du Loiret. Bonsoir et bienvenue, Mathieu Vallet, député, eurodéputé, Rassemblement national, et ancien policier aussi.

3:05
Matthieu Valet

Merci de notre invitation. On

3:06
Locuteur

le

3:06
Présentateur

précise, merci de l'avoir accepté. Vous souhaitiez réagir sur ces images ? Qu'est-ce qu'elles vous inspirent ? On a l'impression quand même d'une banalisation de la violence. On n'a plus peur de tuer désormais ?

3:22
Matthieu Valet

Non mais d'abord, ce qui m'a choqué, et on est chez les fous, c'est que vous avez un site sur X, enseignement Twitter, alerte info, qui cadégoriquement, sans être un journaliste ici, vous êtes des vrais journalistes avec des vraies formations et des vraies habilitations par l'État, qui expliquent qu'en fait, ce commandant de police voulait le noyer, puis finalement derrière, ce qu'il faut comprendre,

3:39
Locuteur

c

3:39
Matthieu Valet

'est que comme il se fait lyncher, c'est la juste réponse sauvage, la loi de la rue, face à une action qui en fait n

3:44
Locuteur

'est

3:44
Matthieu Valet

pas prouvée. Vous avez même un avocat,

3:46
Locuteur

chez

3:46
Matthieu Valet

qui, à Pauline de Malherbe, j'ai déjà débattu, ce monsieur maître Cédiba, qui explique aussi que la version du procureur,

3:52
Locuteur

la

3:52
Matthieu Valet

version policière, c'est pas vrai, il ne

3:53
Locuteur

faut

3:53
Matthieu Valet

pas s'en remettre. Donc je trouve que ces discours sont irresponsables, et on sent même qu'on a l'impression qu'on légitime un lynchage d'un policier au sol par plusieurs individus, qu'elle l'acheter, qu'elle désinformation,

4:02
Locuteur

qu

4:02
Matthieu Valet

'elle fake news. Donc moi,

4:03
Locuteur

je

4:03
Matthieu Valet

vais vous dire, Boris Karmelhoff l'a dit, vous avez un individu qui est suspecté d'avoir jeté des projectiles, d'avoir voulu allumer un incendie,

4:11
Locuteur

c

4:11
Matthieu Valet

'est pas comme si on avait eu des magas feux cet été, et puis derrière, on a un commandant de police expérimenté, qui est chef de la filière renseignement dans le département, en l'occurrence à Belfort, qui veut l'interpeller, il y

4:20
Locuteur

a

4:20
Matthieu Valet

une rébellion, il tombe dans le ruisseau, il essaie de le relever, qui peut croire qu'un commandant de police va noyer un gamin dans l'eau, dans un ruisseau, où l'eau fait à peine 10 cm. En

4:28
Locuteur

fait,

4:28
Matthieu Valet

non mais pardon, au bout d'un moment, je sais bien qu'on a des gauchistes qui prennent des policiers pour des teubés, pour des boubourses, pour des babages, comme on dit chez moi dans le Nord, mais c'est des gens intelligents, c'est des gens professionnels,

4:36
Locuteur

il y a 152 000 policiers, je

4:38
Matthieu Valet

termine juste sur ça, 152 000 policiers, 100 000 gendarmes en France, ils font pour la grande, très grande majorité leur travail, et l'inspection générale de la police nationale, dirigée par un magistrat, enquête sous l'égide magistrat indépendant, des juges d'instruction en commission rogatoire ou en flagrance ou

4:52
Locuteur

en prélimme. Il n'y a pas qu'à faire en particulier.

4:54
Matthieu Valet

J'ai bien, merci de leur laisser le temps, il faut être précis, il ne

4:57
Locuteur

faut

4:57
Matthieu Valet

pas dire tout et n'importe quoi en fait, quand on ne maîtrise pas le sujet,

4:59
Locuteur

quand on ne connaît pas la question policière, et quand

5:01
Matthieu Valet

on

5:02
Locuteur

a même du flic.

5:02
Invité

Vous

5:02
Locuteur

êtes

5:02
Invité

présidente de l'union syndicale lycéenne ? Oui, bien sûr, parce qu'encore une fois, on mélange tout, et c'est assez fatigant, puisque

5:08
Locuteur

là,

5:09
Invité

vous soulignez le travail remarquable de la police durant ces mobilisations, donc vous cautionnez qu'un élève perdra un œil, vous cautionnez qu'un élève perdra des dents, vous cautionnez qu'on nous envoie la brigade équestre devant nos lycées. Je suis désolée, à un moment donné, il

5:26
Locuteur

y a

5:26
Invité

un usage de la force qui est disproportionné, et nous, on en a marre, parce qu

5:29
Locuteur

'on

5:29
Invité

sait très bien que c'est pour seul but de discréditer à la fois notre mouvement, et en même temps, d'arrêter cette mobilisation. Vous

5:35
Matthieu Valet

ne

5:35
Locuteur

trouvez

5:35
Matthieu Valet

pas, madame, que le problème dans votre mouvement, c'est les casseurs, et c'est ces 436 policiers et gendarmes

5:39
Locuteur

blessés en 3 jours, madame ? Le problème

5:41
Invité

aussi,

5:41
Locuteur

c'est qu'on ne montre que ça. Les casseurs, ils

5:42
Matthieu Valet

volent votre mouvement,

5:43
Locuteur

madame. Vous devriez les condamner, et même aider les policiers. Mais vous les condamnez, on les a condamnés. Vous les

5:48
Présentateur

condamnez,

5:48
Locuteur

très

5:48
Présentateur

clairement, ce soir sur notre antenne, ces violences auxquelles on assiste là, et vous

5:53
Invité

les déplorez ? Mais en fait, c'est grave, bien sûr, parce que dans tous les cas, c'est un problème, parce que finalement, notre message politique, il est biaisé, et il passe à la trappe, parce que dans les médias traditionnels, on ne voit que ça. Et qu'à un moment donné, il y a de nombreux blocus, de nombreuses mobilisations qui se passent extrêmement bien. Et il y a des mobilisations très festives, avec de la musique, avec des pancartes, qui revendiquent nos réelles conditions de vie, et aussi...

6:14
Matthieu Valet

Mais vous,

6:15
Locuteur

vous

6:15
Matthieu Valet

êtes sur ça, madame Tizaoui, mais vous avez remarqué quand même que

6:17
Locuteur

quand... Mais la plupart des lycéens sont sincères

6:18
Matthieu Valet

! Oui, mais je parle, quand vous avez le lycée Nelson Mandela, qui est à Nantes, est brûlé à 77 millions d'euros, quand vous avez des jets d'acide sur les forces de l'ordre, quand vous avez cette policière, vous êtes une femme d'autant plus

6:29
Locuteur

que... Là, ce que vous essayez de faire, c'est... La policière qui se fait lâcher, ça ne vous a pas

6:32
Matthieu Valet

choqué

6:32
Locuteur

que

6:32
Matthieu Valet

5 jeunes hommes la fracassent

6:34
Locuteur

? Mais

6:34
Invité

je n

6:34
Locuteur

'ai

6:34
Invité

pas dit le contraire, mais ce que vous essayez de faire, en

6:35
Locuteur

fait... Mais c'est grave, en fait, madame, ce ne sont pas des détails, en fait. Non,

6:38
Invité

je n

6:38
Locuteur

'ai

6:38
Invité

pas dit que c'est des détails, et ne faites pas dire ce que je n

6:39
Locuteur

'ai

6:39
Invité

pas

6:40
Locuteur

dit. Mais je ne veux pas généraliser. Mais le problème, c

6:42
Invité

'est que vous rentrez dans un concours.

6:44
Locuteur

Non, moi, je veux que les policiers générales rentrent en vie sans stigmate. Non, non, non,

6:47
Invité

parce que ce que vous faites là, c'est rentrer dans un concours de...

6:49
Locuteur

Non, je décris la réalité. Où est-ce

6:50
Invité

qu

6:50
Locuteur

'il

6:50
Invité

y

6:50
Locuteur

a

6:50
Invité

le plus de blessés ?

6:52
Locuteur

Ah bah non, les

6:52
Matthieu Valet

policiers générales, ils ne devraient jamais être blessés. Mais

6:54
Locuteur

les lycéens devraient être

6:55
Invité

blessés.

6:55
Locuteur

Et les

6:55
Invité

lycéens non plus, par

6:57
Locuteur

ailleurs.

6:57
Matthieu Valet

Mais

6:57
Locuteur

madame, quand

6:57
Matthieu Valet

on parle... Ah non,

6:58
Locuteur

mais

6:58
Matthieu Valet

quand on parle... C

6:59
Locuteur

'est pas un BD, c'est pas un

7:00
Matthieu Valet

cougar, on parle de Saint-Ouen-Lomone. Ce policier qui

7:03
Locuteur

a

7:03
Matthieu Valet

tiré avec son cougar une grenade lacrymogène. Avant, il

7:05
Locuteur

se

7:05
Matthieu Valet

fait agresser. On peut aussi comprendre qu'un policier en état d'agression, en état de situation difficile, peut parfois avoir des difficultés

7:15
Locuteur

à réagir. Par contre, rien ne

7:18
Présentateur

justifie

7:19
Locuteur

les dérapages auxquelles on a pu assister. Un

7:22
Présentateur

lycéen

7:22
Locuteur

est bornier. Non, mais attendez, juste pour répondre à la dame. On est en permanence dans les tribunaux.

7:27
Matthieu Valet

Vous

7:28
Locuteur

faites exactement le symétrique de ce que disent les lycéens. Non, non, non, on est en permanence. Vous comprenez le policier, vous comprenez, il est très énervé. Vous qui suiviez ça, quand vous étiez... On peut dire ça des

7:36
Matthieu Valet

lycéens aussi. Vous étiez, quand vous

7:37
Locuteur

étiez,

7:37
Matthieu Valet

vous suivez ces sujets assidûment. Dans les tribunaux, en permanence, les voyous sont excusés. Les policiers ne sont pas des voyous. Dans des actions de police, si elles sont contestées,

7:45
Locuteur

s'il y a des

7:46
Matthieu Valet

dommages dont vous parlez, madame, et que, évidemment, je suis choqué et que ce policier lui-même n'avait pas voulu ce résultat-là, et bien après, rendez compte à la justice

7:53
Locuteur

et à sa administration. J

7:54
Présentateur

'aimerais qu

7:54
Locuteur

'on

7:54
Présentateur

donne la parole à

7:55
Locuteur

notre

7:56
Présentateur

invité, David Lysnard. Bonsoir à vous, David Lysnard, maire de Cannes, président de l'Association des maires de France et candidat Nouvelle Énergie à l'élection présidentielle. Comment vous qualifiez-vous le mouvement auquel on assiste ? Peut-on toujours parler de manifestations lycéennes ou a-t-on désormais basculé dans autre chose

8:14
Locuteur

? – Bonsoir

8:16
Invité

à tous, merci de m'accueillir. Moi, je peux vous dire ce que j'ai vu et ce que je vois et ce qui me remonte du terrain. Je l'ai vu dans ma commune, puisque lundi, d'ailleurs, cinq lycées seront fermés. Quel échec pour la société

8:29
Locuteur

!

8:30
Invité

J'ai vu des individus violents provoquer des troubles, mettre le feu à des arbres, mettre le feu à des poubelles, balancer des barrières. La police municipale, dont ce n'est pas le job, mais qui est quasiment toujours la primo-intervenante dans ma commune, a interpellé 23 individus la semaine dernière qui ont été remis au parquet, au procureur de

8:49
Locuteur

la

8:49
Invité

République. Et il est vrai que là-dedans, on n'entend pas les revendications des lycéens. Donc, que des lycéens fassent valoir, comme on a pu le faire aussi dans ma génération, des problèmes d'agenda, de planning, de bâtiment, etc. Très bien, mais aujourd'hui, je mets au défi quiconque de distinguer ce qui se passe aujourd'hui de ce que l'on a connu lors de la victoire du PSG ou lors des émeutes de Naël. Donc, on est face à un problème très, très lourd. C'est très consternant,

9:21
Locuteur

c

9:21
Invité

'est très affligeant, c'est très troublant. Moi, je suis père d'un lycéen aussi. Je vous dis comment on en arrive à une telle violence chez des individus aussi jeunes. Je vous donne des faits. Lundi, au moment où s'embrasait le mouvement, dès lundi, on a interpellé sur ma commune, un adulte qui venait d'une autre commune et qui est connu comme un activiste LFI. Il y

9:42
Locuteur

a

9:42
Invité

un bourrage de crâne qui est fait auprès de certains gamins. Voilà. Donc, tout cela,

9:48
Locuteur

il va bien falloir en sortir.

9:49
Invité

Ça renvoie au rôle de l'État, évidemment. Et moi, je veux bien quand même qu

9:53
Locuteur

'on

9:53
Invité

discute sur les protocoles d'intervention de la police. Je pense qu'on laisse trop pourrir les situations. Et quand on intervient, ça devient extrêmement violent par nécessité. Il faut intervenir beaucoup plus tôt, comme on essaie de le faire localement, dès qu'il

10:06
Locuteur

y

10:06
Invité

a les premiers éléments violents. Et puis, je pose la question, où sont les familles ? Alors, j'ai lu des vidéos de pères ou de mères qui vont chercher leurs gamins. Bravo ! Félicitations ! Mais il faudrait qu'on se réunisse, les parents, les élus locaux, pour aller sur place, pour empêcher que tout ça continue ainsi, parce que c'est affligeant, c'est pas possible.

10:27
Présentateur

Qu'est-ce qu'il faudrait qu'ils fassent, les parents, exactement ? Est-ce que vous êtes pour cette proposition de Gérald Darmanin, notamment, de faire payer les parents lorsque leurs enfants commettent des violences

10:39
Locuteur

? Alors,

10:40
Invité

écoutez, moi, c'est un peu une posture, parce que ça fait des années que, notamment avec Alexandra Martin, qui est la députée chez moi, on propose quelque chose de très simple. C'est-à

10:49
Locuteur

-dire

10:49
Invité

que soit on revoit le code pénal des mineurs,

10:52
Locuteur

parce

10:52
Invité

qu'il faut toujours qu

10:53
Locuteur

'il

10:53
Invité

y

10:53
Locuteur

ait

10:53
Invité

une responsabilité individuelle. Moi, je veux assumer pour mes gamins, je veux bien, mais je ne

10:58
Locuteur

veux

10:58
Invité

pas assumer pour les gamins des autres comme contribuables. Quand ils font brûler un lycée, par exemple. Donc, c'est très simple. Soit on revoit la responsabilité pénale des mineurs, et les mineurs assument une responsabilité avec, notamment, il faut protéger la société,

11:12
Locuteur

il

11:12
Invité

faut protéger les gamins, les remettre dans un cadre disciplinaire, dans des centres fermés, disciplinaires, comme je le propose. Soit on estime que leur jeune âge fait qu'ils ne sont pas responsables pénalement, et dans ce cas-là, c'est les parents qui sont responsables. Et soit les parents, là aussi, c'est très simple, il ne

11:25
Locuteur

faut

11:25
Invité

pas faire de discrimination sociale. Donc soit les parents sont solvables, et ils payent pour les dégâts de leurs gamins, en plus des procédures pénales contre les enfants. Soit ils ne sont pas solvables, et il est quand même stupide, débile, que la société continue de sponsoriser, de payer par du logement social, par des aides sociales, des personnes qui dégradent et qui attaquent la société.

11:47
Locuteur

Donc s'ils ne sont pas

11:49
Présentateur

solvables, on s'attaque aux logements sociaux, etc.

11:52
Invité

Oui, oui,

11:53
Locuteur

oui,

11:53
Invité

moi, je l'entends, je le propose, je l

11:54
Locuteur

'ai

11:54
Invité

proposé pour les dealers, mais aussi pour toute la casse. Je ne

11:56
Locuteur

vois

11:56
Invité

pas pourquoi ce sont les contribuables et les parents des autres qui doivent payer pour les dégâts des gamins. Donc soit on est solvable, on paye, si on n

12:04
Locuteur

'est

12:04
Invité

pas solvable, eh bien on a moins d'aide à proportion de ce que l'on doit donner. Et ça sera extrêmement juste, et je crois absolument salutaire. Mais aujourd'hui, tout ce qui arrive, c'est le fruit d'une multitude de facteurs. C'est à la fois cette perte d'autorité de l'État. Vous vous rendez compte que 40 proviseurs ont été agressés, qu'on touche à des professeurs. La figure du professeur, elle devrait être sacrée. Qu'on soit d'accord, on ne

12:28
Locuteur

peut

12:28
Invité

pas avec lui, on ne

12:28
Locuteur

peut

12:28
Invité

pas s'attaquer physiquement. Ce n

12:30
Locuteur

'est

12:30
Invité

pas possible à un professeur. Enfin, je veux dire, c'est impensable. Un professeur qui a pris de l'essence à côté de... qui a été aspergé d'essence à côté d'un incendie. Et M. Mélenchon nie ça. Et M. Mélenchon souffre sur les braises en appelant tout le monde le 6 à la révolte. Des syndicats de lycéens qui sont déjà... qui parlent déjà comme des vieux militants d'extrême-gauche. Enfin, tout ça, d'une tristesse à mourir. Donc, il

12:53
Locuteur

y a

12:53
Invité

une perte d'autorité de l'État. Ça, c'est sûr. On ne sanctionne pas vite, rapidement, de façon proportionnée. On doit être un État droit, mais immédiate, comme d'autres pays arrivent à le faire. Il y a aussi toutes les pédagogies qu'on a mises en place dès le plus jeune âge. On voit les conséquences aujourd'hui. Quand on a mis sur le même plan l'enfant et l'adulte, il faut respecter l'élévation. Élève un élève,

13:13
Locuteur

c

13:13
Invité

'est l'adulte. Et puis, ce manque d'espoir pour la jeunesse,

13:16
Locuteur

ce

13:16
Invité

manque de... Il faut retrouver une espérance pour la jeunesse. Si nos gamins, on n'arrête pas de leur dire que tout était mieux avant, si toute la journée, ils entendent ça, si parallèlement, les wokistes écologistes leur disent que... Non, leur parle que de mal-être de genre. Ils leur disent que la planète s'écroule. Si on ne

13:33
Locuteur

leur

13:33
Invité

donne pas une espérance scientifique, si on ne leur dit pas que si, ils ne votent

13:36
Locuteur

pas maintenant.

13:37
Invité

Non, mais c'est très... Pardonnez-moi. Comme s'ils ne bossent pas maintenant, on doit s'aguerrir quand on est jeune, même quand c'est un peu difficile. Et on doit se lever tôt, parce que les autres, les enfants des Allemands, les enfants des Italiens, les enfants des Coréens, les enfants des Chinois, ils bossent. Donc, à un moment donné, il n

13:55
Locuteur

'y

13:55
Invité

aura pas d'argent magique. Tout à l'heure, je vous ai écouté juste avant que vous me donniez l'entête, j'ai écouté... Bonjour, madame, la représentante, ou l'ancienne représentante d'un syndicat de lycéen. Et vous disiez quelque chose de très juste. Vous disiez, on dépense de plus en plus et on voit moins de moyens. Ben oui, vous avez raison. Parce qu'on dépense vraiment de plus en plus. Il y

14:14
Locuteur

a

14:14
Invité

de

14:14
Locuteur

plus

14:14
Invité

en plus de dépenses publiques, y compris dans l'éducation. Il y

14:16
Locuteur

a

14:16
Invité

de moins en moins de moyens sur le terrain parce qu'on a un système qui est mort, qui est hyper bureaucratisé, hyper centralisé, hyper compliqué. Il faut revoir toute l'organisation des pouvoirs publics en France. Merci. moins de dépenses sociales et plus d'efficacité. Mais ce qui est sûr là, c'est qu'il faut absolument trouver de la paix, de la paix, de la sécurité. On ne peut pas voir des gamins se faire blesser. Tout ce qu'on voit des policiers se faire attaquer, tout ça est inouï, insupportable. On ne doit pas banaliser cela, c'est sûr.

14:41
Présentateur

Et on entend votre inquiétude vis-à-vis de cette nouvelle journée de mobilisation mardi 6 octobre prochain. Merci beaucoup, David Lissnard, d'être intervenu à notre antenne. Richard Ramos, sur ce que propose David Lissnard, notamment faire payer les parents lorsqu'ils n

14:57
Locuteur

'ont

14:57
Présentateur

pas solvable. On leur retire leurs logements sociaux, notamment les aides sociales auxquelles ils ont droit. Qu'est-ce que vous en pensez ?

15:05
Invité

C'est des affaires très compliquées parce que responsabiliser les parents, c'est normal. Je veux dire, vous avez un enfant de 15 ans, responsabiliser les parents, c'est normal. Mais encore une fois, vous avez quelqu'un qui travaille à la caisse chez Leclerc et qui lève seul son enfant et qui termine à 22h30. Vous allez faire quoi ? Vous allez les remettre dehors à la sortie. Ça, on sait que

15:26
Locuteur

c

15:26
Invité

'est de la démagogie.

15:28
Présentateur

Donc c'est quoi la

15:28
Locuteur

solution, finalement

15:29
Invité

? C'est très très dur. Moi, je suis d'ailleurs pour qu'on revienne et qu'on débatte au Parlement sur l'excuse de minorité parce que là, on voit bien qu'il

15:37
Locuteur

y a

15:37
Invité

un sujet.

15:38
Locuteur

Donc,

15:39
Présentateur

pardon, vous, vous êtes pour la suppression de l'excuse de minorité ? C

15:42
Locuteur

'est-à-dire, il faut juger de la même

15:44
Présentateur

manière

15:44
Locuteur

un adulte et un

15:45
Invité

enfant ? Je n

15:47
Locuteur

'ai

15:47
Invité

pas dit la même manière, mais il faut qu'on débatte sur aujourd'hui. On pourrait être mineur et créer des attaques sur des proviseurs, sur des professeurs, sur des forces de l'ordre et se dire, de toute façon, je ne serai pas inquiété, la loi me protège. Là, il faut qu'on apporte une réponse qui soit une réponse précise. Après, il ne

16:03
Locuteur

faut

16:03
Invité

pas être démago. Je veux dire, quand on a des familles qui sont solvables, oui, il faut aller prendre le pognon. Bien évidemment, quand on est parent, on doit assumer. Mais par contre, il ne

16:12
Locuteur

faut

16:12
Invité

pas faire croire, comme là le fait un petit peu M. Lysnard, de faire croire que parce que vous n'avez pas de moyens, c'est dans un logement social, on va leur enlever le logement social et on va les mettre à la rue. Ça n'existe pas. Alors, on a une chance dans ce pays-là, c'est que la peine, elle est individualisée. Donc, on peut, dans une peine, regarder. Mais de toute façon, on ne

16:29
Locuteur

peut

16:29
Invité

pas permettre ce qui s'est passé. Vous savez, moi, en 86, j'étais leader contre le doigt de Vaquet. On avait milité, on était lycéens. Aujourd'hui, je vous dirais, je ne sais même plus pourquoi trop on allait, mais on avait cette jeunesse-là. Il y avait eu des violences, vous vous rappelez la fermalie cousséquine. Est-ce que vous étiez sage, M. Ramos

16:49
Locuteur

? Non, je n'étais pas sage. Non, mais je n'ai pas changé. Je n'ai pas changé. Vous ne canardez pas les forces de l'ordre.

16:53
Invité

Non. Par contre, c'est vrai que là, on voit bien que la société, mais c'est toute la société

16:59
Locuteur

qui est devenue violente. Aujourd'hui,

17:01
Invité

les élus que nous sommes, moi, je suis un élu rural. Avant, les maires n'étaient pas inquiétés physiquement. Aujourd'hui, les maires, ils sont inquiétés. Donc, il faut trouver les solutions.

17:09
Locuteur

Nos forces de l'ordre, pardon, je le dis aussi, les forces de l'ordre, moi, je vois Orléans, par

17:14
Invité

exemple, les forces de l'ordre, elles protègent le droit à manifester. La première chose qu

17:19
Locuteur

'on

17:19
Invité

fait, les ordres

17:19
Locuteur

de l'ordre... C'est la première mission, d'ailleurs.

17:21
Invité

Exactement. Et donc, elles ont

17:24
Locuteur

protégé

17:24
Invité

le droit à manifester. Parce que là aussi, je déteste quand les gens disent « oui, la jeunesse, etc. » Non,

17:31
Locuteur

non, non.

17:32
Invité

Il y a dans ces affaires-là, vous avez à la fois des gens qui sont extérieurs qui viennent créer des délits. Vous avez également la France insoumise de temps en temps quand je vois M. Mélenchon parler des policiers qui sont des sauvages.

17:45
Locuteur

C

17:45
Invité

'est pas respecter la démocratie. C'est pas respecter la République. Et derrière, vous avez des jeunes qui se font embarquer. Et avec ça, il faut trouver entre les

17:53
Locuteur

deux... Vous avez envie de réagir. Sofiatizaoui. Respecter les jeunes. Et à la

17:57
Invité

fois...

17:58
Locuteur

On va marquer

17:59
Présentateur

une très courte pause.

18:00
Locuteur

Et vous l'avez dit quand même,

18:02
Invité

vous n'êtes pas d'accord quand les jeunes sont en train de taper, tabasser comme

18:06
Locuteur

on l'a vu la policière. Mais bien évidemment. Mais c'est bien ce que je dis. Et c'est pour ça... On va

18:12
Présentateur

poursuivre le débat.

18:12
Locuteur

Et c'est pour ça que la police des

18:13
Invité

polices, elle doit intervenir quand il y a des

18:16
Locuteur

cas particuliers et quand les protocoles ne sont pas respectés. 5

18:20
Présentateur

sur combien de bavures

18:21
Invité

? Non,

18:21
Locuteur

non, c'est bon. Allez, non, non. On

18:22
Présentateur

va poursuivre après la pub. On

18:23
Locuteur

marque une très courte

18:25
Présentateur

pause. À 18h20, ce sera notre rendez-vous Raphaël Entoven face à Daniel Simonnet, député L'Après de Paris et ancienne insoumise. On se retrouve dans quelques minutes. L'inquiétude des autorités face à cette nouvelle journée de mobilisation prévue. Ce mardi, je vous lis ce que dit ce communiqué du préfet de police de Paris qui vient tout juste de nous parvenir. Ceux qui ont impulsé le mouvement ne le contrôlent plus. Il est plus que temps de revenir à des formes d'action pacifique. Un mouvement incontrôlable. Mathieu Vallée, votre réaction aussi en tant qu'ancien policier. Quels sont les échos que vous avez de vos collègues sur ce qui va se passer mardi ?

19:07
Locuteur

Je

19:07
Matthieu Valet

pense que mardi, ça va être une journée noire très compliquée. D'ailleurs, au détriment des lycéens, des étudiants qui vont vouloir revendiquer pacifiquement leurs conditions d'études, le manque de professeurs, le manque d'heures et les différentes revendications sérieuses qui ont été exprimées. Et oui, ça fait un moment qu'on n

19:23
Locuteur

'a

19:23
Matthieu Valet

pas eu une manifestation violente comme on l'a connue après les retraites ou comme on l'a connue lors des événements festifs. Et donc, la réalité, c'est que oui, il y a un risque d'agrégation d'ultra-gauche qui essayent déjà de mettre de l'huile sur feu avec les résultats qu

19:36
Locuteur

'on

19:36
Matthieu Valet

connaît cette semaine. Et il y a, oui, une crâne qu'il y ait des débordements et des violences. Et je pense que ceux qui organisent la manif, il y aura un parcours, il y

19:43
Locuteur

aura

19:43
Matthieu Valet

des organisateurs, c'est comme ça que ça fonctionne dans la loi de la République, qui auront une lourde responsabilité d'assurer leur service d'ordre et de travailler main dans la main avec les forces de sécurité intérieure pour que sur tout le parcours, si c'est par exemple République et Nation, vous avez, alors M. Geoffrey me dirait qu

19:56
Locuteur

'il

19:56
Matthieu Valet

y

19:56
Locuteur

a

19:56
Matthieu Valet

des commerces partout, mais sur cet axe-là, pour y avoir travaillé comme commissaire de police quand j'étais affecté à la préfecture de police de Paris, il n'y a que des commerces, que des magasins et beaucoup de mobilier urbain. Donc quand vous faites République par boulevers Vauterre vers Nation, en plus Nation,

20:09
Locuteur

c

20:09
Matthieu Valet

'est une grande place qu'il faut sanctuariser lorsque il y

20:11
Locuteur

a

20:11
Matthieu Valet

la dispersion, là où c'est le plus compliqué, oui, ça va être une journée, à mon avis, très compliquée. Surtout quand la

20:16
Locuteur

jeunesse est dans

20:17
Matthieu Valet

la rue, vous avez souvent l'ultra-gauche et l'extrême-gauche qui veulent bordéliser de manière à ce qu'il y

20:21
Locuteur

ait

20:21
Matthieu Valet

des images chocs au détriment des vraies revendications que veulent porter les honnêtes manifestants. Bruno

20:25
Présentateur

Pommard, vous êtes inquiet

20:26
Locuteur

? Oui,

20:27
Invité

oui, je pense que Mathieu Vallée a raison. Bon, techniquement, évidemment, le préfet de police et le ministre de l'Intérieur vont mettre un quadrillage excessif et c'est très bien d'ailleurs, ce qu'on fait à toutes les grandes manifestations, c'est-à-dire on va mettre au moins 15 000 personnels en place, gendarmes mobiles, les unités d'intervention rapide que sont les CRS 81, 82, 83 qui sont spécialisées pour lutter contre les violences parce que, qu'est-ce qu'il y

20:50
Locuteur

a

20:50
Invité

dans ces manifestations ? Il y

20:51
Locuteur

a

20:51
Invité

des gens qui viennent manifester, évidemment, les CRS, les gendarmes mobiles sont là pour encadrer, pour assurer la sécurité, les services d'ordre, quand ils sont présents, on en a beaucoup moins qu'avant, je le disais à Laurent Joffrin, on a connu des manifestations où

21:03
Locuteur

c

21:03
Invité

'était parfaitement encadré par les syndicats, là on risque d'avoir effectivement la sécurité qui va reposer totalement sur nos forces de l'ordre. Donc le ministre intérieur évidemment va mettre beaucoup d'effectifs en place avec ces unités spécialisées que n'aiment pas nos amis d'extrême gauche,

21:18
Locuteur

je

21:18
Invité

pense aux BRAV, aux compagnies d'intervention et aux BAC qui seront présentes, mais pas pour embêter ou pour neutraliser qui que ce soit, justement pour s'en prendre aux groupuscules d'extrême gauche qui sont là pour aller, pour venir cogner non seulement les policiers mais foutre le bazar, le bordel dans la manifestation.

21:33
Locuteur

C'est pas

21:33
Présentateur

très rassurant Richard Ramos, un mouvement hors de contrôle.

21:36
Locuteur

Oui

21:36
Invité

mais vous voyez bien que quand un préfet de police fait un communiqué de presse c'est qu'ils ont vraiment peur. Et donc tout le monde,

21:42
Locuteur

je

21:42
Invité

pense, chacun ici on a quelques renseignements ou quelques indiscrétions.

21:47
Locuteur

Ils ont vraiment peur. Quels sont vos renseignements ? C'est qu'il y a une vraie peur que ça dégénère ?

21:51
Invité

Que mardi ça soit vraiment quelque chose qui dégénère de partout.

21:55
Locuteur

Tout le cas, qui intéresse les jeunes.

21:57
Invité

Et donc là, c'est un vrai danger. Je pense que le préfet de Paris, le gouvernement, voilà, il faut protéger la renaise. Je veux dire, il faut évidemment être ferme avec tout ce qui va être les casseurs, etc. Sur le boulevard Vorterre, comme on disait tout à l'heure, où il

22:13
Locuteur

y

22:13
Invité

a beaucoup, beaucoup de commerçants, ça va être fermé, évidemment, mais il va y avoir beaucoup de casse. Et là aussi, il va falloir protéger, protéger, protéger, protéger la jeunesse.

22:22
Locuteur

Et

22:22
Invité

puis après, essayer...

22:23
Présentateur

Protéger la jeunesse de qui ? Des casseurs ?

22:24
Invité

Notamment des casseurs, bien évidemment. Bien

22:26
Locuteur

évidemment. Écoutez la proposition de Jean-Luc Mélenchon à ce sujet

22:29
Invité

aujourd'hui. C'est grave ce qu'il a dit,

22:31
Locuteur

M.

22:32
Invité

Mélenchon, très grave proposition.

22:33
Locuteur

On l'écoute. C

22:35
Invité

'est une honte. Si tout ce qu'on a à dire à la jeunesse de ce pays, c'est de lui envoyer des types qui les tabassent, qui les chargent à cheval, et de montrer des poubelles qui brûlent, c'est vraiment qu'il y a quelque chose qui ne tourne plus rond. Normalement, le devoir de ceux qui sont en situation de responsabilité, c'est d'accueillir avec bienveillance la jeunesse. La semaine prochaine, on a la manif du 6 octobre. Moi, j'invite les adultes, les parents, à se mettre un casque blanc ou un brassard blanc et à entourer les manifestations pour protéger. On a un devoir d'abord de protection à leur égard.

23:10
Présentateur

Richard Ramos, vous dites que c

23:11
Locuteur

'est

23:11
Présentateur

grave ce qu'il dit ?

23:11
Locuteur

C'est dangereux

23:12
Invité

pour les parents.

23:13
Locuteur

Je

23:13
Invité

veux dire, quand il y avait des syndicats, vous aviez les services d'ordre qui étaient formés dans les syndicats. C'est un vrai métier. C'est un métier.

23:20
Locuteur

C

23:20
Invité

'est un savoir-faire. Dire aux parents alors qu'on pense que ça va être très, très, très violent. Venez, alors que vous n'êtes pas formés avec un petit brassard blanc, mais on va avoir des images qui vont être terribles. Et donc, je pense qu'on les met en danger.

23:33
Locuteur

Ce n'est pas une petite manifestation de province.

23:36
Invité

On va mettre des parents en danger. Laurent Geoffrin ? Je pense que LFI a joué les apprentis sorciers. Ils ont fait sortir le génie de la lampe et ils ne savent pas comment le faire rentrer. Ce qui est propre, c'est qu'il n'a parlé d'aucune revendication.

23:52
Locuteur

Non,

23:53
Invité

bien sûr. Il dit, voilà, c'est incroyable,

23:55
Locuteur

c

23:55
Invité

'est scandaleux, machin, etc. Mais comment on peut arrêter le mouvement si ceux qui l'ont approuvé, incarnés quasiment, ne formulent pas de revendications sur lesquelles on pourrait discuter

24:07
Locuteur

?

24:07
Invité

C'est comme ça. Le but d'un mouvement, c'est de faire aboutir à

24:10
Locuteur

la revendication. Et

24:12
Invité

deuxièmement, on voit bien qu'il a changé complètement de discours. Au début,

24:16
Locuteur

c

24:16
Invité

'était la violence est légitime. Bagaioko disait ça. Dans certains cas, mais enfin quand même, la

24:22
Locuteur

violence est

24:22
Invité

légitime. Là, maintenant, il dit, il faut mettre des casques bleus pour empêcher la violence.

24:27
Locuteur

Des casques blancs.

24:30
Invité

C'est une idée ancienne. Du temps de Vaquet,

24:33
Locuteur

il y a eu ce mouvement-là. Il y avait des hommes qui étaient en 86. Ce

24:38
Présentateur

n

24:38
Locuteur

'est

24:38
Invité

pas idiot de faire ça.

24:40
Locuteur

Que pense l

24:41
Présentateur

'instructeur du RAID de cette consigne de Jean-Luc Mélenchon aux parents ?

24:44
Locuteur

C

24:44
Présentateur

'est dangereux ou pas ? Vous partagez

24:45
Locuteur

le sentiment de

24:46
Invité

charade ? Ces manifestations ne sont pas structurées. Donc automatiquement, tout repose sur les forces de l'ordre. Ce n

24:52
Locuteur

'est

24:52
Invité

pas le but d'une manifestation. Les manifestations ont des services d'ordre.

24:56
Locuteur

Vous

24:56
Invité

l'avez dit, la CGT en avait de merveilleux, mais maintenant, ils n'existent plus. Et donc tout va reposer sur ces services d

25:00
Locuteur

'ordre.

25:01
Invité

Ce que j'ai retenu quand même, c'est le mépris de M. Mélenchon quand il dit « Ces types qui tabassent

25:06
Locuteur

».

25:06
Invité

Vous avez remarqué ? Ça veut dire cette police qu'ils détestent totalement. Rien que le terme, si vous le prenez comme ça, ça veut tout dire. Bah non, moi je ne

25:13
Locuteur

suis

25:13
Invité

pas d'accord parce que si vous voulez, à un moment donné, je suis désolée, mais moi, je veux même aller un peu plus loin, c'est que dire aux parents qui nous rejoignent dans cette mobilisation parce qu'à un moment donné, c'est leurs enfants qui subissent ces conditions d'études. Donc s'ils ne sont pas en soutien à notre mobilisation, il faut en fait qu'on soit sur tous les fronts et avec toute la mobilisation la plus large possible. Donc bien sûr que moi, j'appelle les parents à nous rejoindre parce qu'on subit et

25:35
Locuteur

on reste leurs enfants. Le problème, c

25:37
Invité

'est pas que les parents rejoignent la manifestation, c'est qu'ils disent qu'il faut qu'ils aient un brassard et qu'ils encadrent pour

25:42
Locuteur

protéger les enfants. Mais vous l'interprétez comment

25:45
Présentateur

d'ailleurs ? Protéger de la police ou protéger des casseurs ?

25:49
Invité

Je n

25:50
Locuteur

'ai

25:50
Invité

pas envie de faire de procès d'intention.

25:51
Locuteur

Mais non, pas de police. Jean-Luc Mélenchon ne l'a pas dit. Donc à nos avis, je vous ai

25:55
Invité

dit

25:55
Locuteur

des groupuscules qui viennent de foutre le bordel. Je pense que Jean-Luc Mélenchon joue sur cette ambiguïté. On ne sait pas pour ce qu'il veut dire. Mais protéger de la police.

26:02
Invité

Ce qui est gênant, en tout cas dans mon propos, ce n

26:04
Locuteur

'est

26:04
Invité

pas que les parents descendent avec les enfants. C'est qu'on leur demande de faire un rôle où ils ne sont pas formés pour le faire.

26:10
Locuteur

Mais les jeunes ne sont pas formés non

26:11
Invité

plus et pourtant on va y aller. Donc on dit quoi aux jeunes ? N'y allez pas parce

26:14
Locuteur

que sinon...

26:15
Invité

Par exemple...

26:16
Locuteur

C'est pas possible. Ça c'est un vrai... Madame Zéoui, pardon,

26:18
Matthieu Valet

je vais prendre juste ma casquette de flic. C'est un vrai sujet. C'est que quand on a des organisations qui déclarent, parce qu'on n'autorise pas une manifestation en France, soit elle est déclarée et elle se passe soit elle l'interdit. Mais lorsqu'elle est déclarée et qu'on a des gens qui ne

26:32
Locuteur

sont

26:32
Matthieu Valet

pas des structures syndicales comme la CGT, la CFDT ou les grandes organisations syndicales qui connaissent notre pays, oui, il y

26:37
Locuteur

a

26:37
Matthieu Valet

le vrai sujet de savoir comment ils encadrent leurs manifestations par

26:40
Locuteur

un

26:40
Matthieu Valet

service d'ordre qu'ils doivent normalement présenter au préfet de police et à défaut évidemment que le droit de manifester est sacré dans notre pays c'est tant mieux. Et donc aux forces de

26:47
Locuteur

l

26:47
Matthieu Valet

'ordre de revenir à l'intérieur, je fais pardon mais c'est qu'au plus d'entendre Jean-Luc Mélenchon qui soutenait la jeune garde qui a été dissous par le Conseil d'Etat dans le gouvernement pour des actions violentes et qui transformeraient le champ de bataille nous expliquer qu'il faut avoir des casques blancs et qu'il faut respecter l'ordre de la République donc au bout d'un moment la

27:02
Locuteur

rose est arrosée donc non mais on va pas

27:04
Invité

revenir sur

27:04
Locuteur

la jeune garde à un moment

27:05
Invité

donné il

27:06
Locuteur

a défendu un gros

27:06
Matthieu Valet

puscul qui créait le désordre la zizanie tel que le gouvernement l'a rédigé tel que le Conseil d'Etat l'a validé dans les droits mais c'est

27:12
Locuteur

pas

27:12
Invité

le sujet donc je vais pas

27:13
Locuteur

revenir là-dessus la France

27:15
Matthieu Valet

Asseuse n'a pas de son à faire pour la paix

27:16
Locuteur

et parce que vous vous en avez au bout du côté du RL à un moment donné je ne soutiens pas des gros puscules violents madame et on n'a jamais été rattachés à des gros puscules qui ont été dissous merci beaucoup merci

27:24
Présentateur

à tous les six

27:25
Locuteur

on va poursuivre

27:26
Présentateur

le débat bien sûr avec nos duelistes du samedi