“C’est un scandale !” Manuel Bompard attaque Darmanin en direct
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:39OuverteRéponse partielle
Que reproche exactement Manuel Bompard au gouvernement ?
- 1:23OuverteRéponse directe
Pourquoi estime-t-il que cette affaire révèle un problème plus profond ?
- 2:06FerméeRéponse directe
Les excuses des ministres suffisent-elles selon lui ?
- 5:43OuverteRéponse partielle
Est-ce que les juges doivent davantage rendre compte de leurs actions ?
- 9:25RelanceRéponse directe
Le problème est-il uniquement une question de moyens ?
- 10:34OuverteRéponse partielle
Le tribunal d'Auch est-il moins débordé que d'autres ?
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0,6 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Le pouvoir politique n'assume jamais ses propres responsabilités. Et quand on est ministre de la justice aujourd'hui, quand on a été ministre de l'intérieur avant, puisque la question qui est posé là, c'est l'articulation entre le travail de la police et le travail de la justice, donc la responsabilité du ministre de l'intérieur et la responsabilité du ministre de la justice. Il me semble un peu normal dans une démocratie au bout d'un moment que les responsables politiques assument leur responsabilités et qui cherchent pas en permanence à se défausser. Donc pour vous affaire Liana, Manuel Bompard charge d'Armanin, la justice et la macronie sur BFMV.
L'affaire Liana continue de secouer la France. Chaque jour qui passe apporte son lot de questions, de polémiques et de réactions politiques. Alors que l'émotion reste vive dans l'opinion publique, les responsables politiques multiplient les prises de parole pour demander des explications et pointer les responsabilités. Parmi eux, Manuel Bonpard, coordinateur national de la France insoumise et proche de Jean-Luc Mélenchon, était l'invité de BFM TV. [musique] Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il n'a pas mâché ses mots. Au cours de son intervention, il s'est montré particulièrement critique envers Gérald Arrmanin, le fonctionnement de la justice et ce qu'il appelle la macronie.
Des déclarations qui ont rapidement relancé le débat politique autour de cette affaire. Alors, que reproche exactement Manuel Bompard au gouvernement ? Pourquoi estime-t-il que cette affaire révèle un problème plus profond ? Et quelles sont les conséquences politiques de cette polémique ? Retour sur une intervention qui fait beaucoup réagir. Dramme, le drame de Liana, vous l'avez entendu, Gérald Darmanin présente ses excuses à la famille de Liana. Il parle de dysfonctionnement. Laurent Nugnaèz, ministre de l'intérieur, reconnaît un échec, des dysfonctionnements, un manque de bon sens. Est-ce que tout cela suffit ? Non, ça suffit pas.
euh que euh le ministre de la justice présente ses excuses, c'est la moindre des choses. Mais je vois bien qu'il y a une tentative, si vous voulez, d'aller pointer du doigt ou faire porter la responsabilité à des individus ou à des dysfonctionnements qui seraient des dysfonctionnements individuels.
que clairement ce que révèle malheureusement cette tragédie, c'est un problème qui a un problème systémique de prise en charge dans notre société, [grognement] de la lutte contre les violences sexistes et sexuelles de manière générale et particulièrement de la lutte contre les violences sexuelles à l'égard des enfants et que les réponses elles ne peuvent pas seulement être des réponses de sanction individuelles, elles doivent être des réponses qui sont des réponses systémiques. Vous savez, il y a une commission indépendante qui s'appelle la civis qui a travaillé sur les problèmes d'inceste et de violence sexuelle contre les enfants.
Elle a formuler un certain nombre de recommandations, plus de 80, en 2023. Et à l'heure où je vous parle aujourd'hui, vous avez seulement 25 % de ces recommandations qui ont été mises en œuvre et qui sont effectives. Vous avez des associations qui demandent 2,6 milliards d'euros dans la lutte contre les violences sexistes et sexuelles et aujourd'hui, malheureusement, on en voit pas la couleur. Donc c'est ça qu'il faut faire. Il dit Gérald Deanin, "Mais pourtant, j'avais donné des instructions, j'avais fait une ordonnance, j'avais demandé à ce que les affaires qui concernent les les enfants, les mineurs soient sur le haut de la pile. Ma circulaire n'a pas été respecté.
Moi, pardonnez-moi, mais ce n'est pas vrai. Il y a eu trois circulaires dont monsieur Darmanin parle quand il est allé à la télévision avant le weekend. La première de ces circulaires, elle mettait en hall de la pile des priorités la lutte contre le narcotrafic et elle mettait en 2è point euh la question des violence contre les personnes. Et à l'intérieur de ce deuxième point, elle parlait de des violences contre les euh les les enfants. Ensuite, il y a eu une deuxième circulaire qui parlait de la prise en charge et de l'accompagnement des victimes d'attaque de contre les personnes.
3è circulaire, elle parlait des violences sexuelles contre les enfants dans le cadre scolaire et dans le cadre périscolaire. Là en l'occurrence malheureusement dans [grognement] la tragédie de cette de Liana, on ne parle pas du cadre scolaire ou au périscolaire. Donc ce que dit monsieur Darmanin, c'est une manière en quelque sorte de s'exonérer de sa propre responsabilité qui est une responsabilité politique et ne correspond pas au fait. Il n'y a pas eu d'instruction de monsieur Darmanin demandant à ce que la lutte contre les violences sexistes et sexuelles et la lutte contre les violences sexuelles contre les enfants soi une priorité ultime. Il doit démissionner.
Bah je trouve que si vous voulez, il y a en Macronie ce sentiment que [grognement] le pouvoir politique n'assume jamais ses propres responsabilités. [musique] Et quand on est ministre de la justice aujourd'hui, quand on a été ministre de l'intérieur avant, puisque la question qui est posée là, c'est l'articulation entre le travail de la police et le travail de la justice, donc la responsabilité du ministre de l'intérieur et la responsabilité du ministre de la justice. Il me semble un peu normal dans une démocratie au bout d'un moment que les responsables politiques assument leur responsabilité et qui cherchent pas en permanence à se défausser.
Donc pour vous, Gérald Darmanin et Laurent Nugèz devraient remettre leur Bah, je trouve que la question se pose en tout cas responsabilité. Mais ça sert à rien que je la demande parce que Oui, voilà et mais c'est surtout que je sais bien que il suffit pas que je la demande pour que elle devienne effective. Je dis juste que la responsabilité politique à un moment est posée parce que sinon
[musique]
le sentiment qu'on envoie aux françaises et aux Français c'est que à la fin on cherche juste à se protéger. Or la question qui est posée, elle dépasse des personnes, elle passe des individus. C'est une question qui doit être une question de société. Comment on fait en sorte que nos enfants soient protégés ? Comment fait en sorte qu'on comprenne que les enfants sont un sujet de droit, qu'on peut pas le laisser comme ça ? Enfin, pardon mais chaque il y a il y a il y a 1600 violence sexuelle contre les enfants. Quand il y a des plaintes pour viol d'enfant, il y en a 72 % qui sont classés sans suite.
On est en train de parler et il y en avait eu plusieurs avant le drame de Liana qui concernait Jérôme Barella, le suspect. Euh, il y en avait quatre au moment de de sa disparition, il y en a euh neuf aujourd'hui. Laurent Nugèz dit d'ailleurs c'est un drame qui aurait pu être évité. Malheureusement, je crois que sur ce point, il a raison. Euh quand on sait que il y a une une plainte qui date d'il y a plus d'un an, que cette personne n'avait même pas été auditionnée quand on sait que une de ces un des signalements qui a été fait à la gendarmerie n'a même pas été suivi d'effet.
Quand on sait que cette personne a a subi une sanction administrative puisqu'elle travaillait dans un établissement scolaire et qu'elle a été licenciée, qu'il y a pas eu de signalement à la justice, c'est terrible de se dire que évidemment c'est un un drame, une tragédie et ce sentiment atroce qu'il aurait pu être. On va voir ce que vous proposez vous sur la la justice mais bon vous avez dit les sanctions ça ne suffirait pas mais en faut-il tout de même [musique] des sanctions individuelles des sanctions individuelles.
On parle de la question de la procureur d'chee on parle de la question de la responsabilité des uns et des autres qui n'ont pas forcément voilà mis en lumière ce qui se passait qui n'ont pas forcément tiré les conséquences par exemple de l'analyse médicale qui avait été faite sur le l'une des petites filles qui a porté plainte. Est-ce qu'il faut des sanctions individuelles ? Il y a une il y a une enquête administrative qui a été lancée et cette enquête, elle va aller jusqu'à son terme. Si elle révèle qu'il y a eu des failles individuelles, elles peuvent faire et elles peuvent donner lieu à des à des sanctions.
Mais honnêtement, c'est une manière de prendre le problème qui [musique] ne le traite pas dans sa globalité. Sa globalité aujourd'hui. Non, je suis pas opposé. Je vous ai répondu si il y a une enquête en cours. Pas la Est-ce que les juges doivent davantage rendre compte de leurs actions ? Tout le monde doit rendre compte et les juges en particulier dans la justice aussi. La responsabilité individuelle elle existe toujours. Vous avez entendu peut-être Bruno Rota qui demande une cour disciplinaire de la magistrature.
En fait, si vous voulez tous ces coups de communication que je trouve d'un certain point de vue assez indécent d'ailleurs comme quand monsieur Darmanin nous dit aujourd'hui qu'il va réexaminer toutes les toutes les toutes les enquêtes en cours. La belle affaire une fois qu'on les a examiné s'il y a personne pour les prendre en charge et pour les traiter qu'est-ce que ça va changer ? Et puis il faut un drame et une tragédie. Il a cette expression. Il dit "Nous ne partirons pas en vacances, ni moi ni les procureurs tant que les 70000 plains des des enfants ne seront pas examinés." La démagogie parce que vous pouvez les examiner mais il faut qu'elles soient pris en charge.
Il faut qu'il y ait une police judiciaire pour mener les enquêtes. Faut auditionner des personnes et puis quoi ? C'est-à-dire qu'il faut une tragédie dans notre pays pour que les enquêtes suivent leur cours. C'est ça que nous dit monsieur Darmanin. C'estàdire s'il y a pas de drame ou pas de tragédie, c'est normal que les enquêtes soient là et qu'elle ne suivent pas les enf c'est absolument absurde. Donc on a un problème qui a un problème de clochardisation absolue de la justice. Et quand j'entends le président de la République dire je ne veux pas entendre parler de moyens, bah si précisément.
Évidemment que la solution ce ne sont pas que des moyens mais la question des moyens elle est centrale sur la sur la clochardisation. On va en venir au moyen que vous vous mettreez ou pas sur la clochardisation. C'est une expression qui avait été utilisée par Jean-Jacques Urvoas à l'époque où il était garde des sauts. Ce matin, je recevais le représentant de tous les procureurs de France. Il est lui-même procureur de chartre. Un, il disait pas question d'être les bouqu émissaires dans cette histoire mais deux, il disait pour autant non, il n'y a plus de clochardisation de la justice en France.
Là, le problème euh je veux bien qu'on parle de moyens et il y a un vrai problème de moyens, mais là le problème c'est que euh il y a eu des procédures. Il y a eu ne serait-ce que sur la plainte que l'on évoquait à l'instant le 22 août euh dernier, une petite fille porte plainte avec sa maman. Le 11 septembre, il y a un examen médical qui conclut que [grognement] les lésions qu'elle présentent sur son corps corroborent son récit de viol. C'est pas une question de moyen. Il est là le rapport mais rien n'est fait derrière. Bah pourquoi rien n'est fait ? Bah c'est la question que là vous dites c'est pas une question pour vous pour vous rien n'est fait parce que tout le monde est débordé quoi.
Bah pas [musique] seulement, peut-être encore une fois, moi je j'essaie d'avoir une vision qui est une vision complexe de de cette situation dramatique, mais quand je sais qu'il y a à peu près trois procureurs pour 100000 habitants en France alors qu'il y en a 11 dans la moyenne de l'Union européenne, quand je sais qu'il y a 11 juges pour 100000 habitants en France alors qu'il y en a 22 dans la moyenne de l'Union européenne, quand je sais qu'il y a moins d'un greffier pour 100000 habitants en France alors qu'il y en a quasiment 15 dans la moyenne de l'Union européenne, vous pouvez me dire Bah oui, donc vous pouvez me dire il y a pas de problème de clochardisation de la justice Mais c'est pas moi qui dit c'est pas moi qui dit c'est le procureur national qui qui dis comprenez.
Je veux dire que qu'on ne dise la le sujet ce ne sont pas que les moyens et compris le sujet ce ne sont pas que les moyens parce que ne focaliser la discussion uniquement sur les moyens c'est aussi pardon ne pas comprendre qu'il y a un problème de culture du viol de culture patriarcale et et que il y a un continuum aujourd'hui entre les violences sexistes et sexuelles et dans les violences sexuelles contre les enfants. Ne pas comprendre qu'il y a des problèmes de formation qu'il y a des problèmes de la parole de l'enfant qui n'est pas pris au sérieux comme la parole d'une femme qui vient se n'est pas pris au sérieux.
question on a eu la parole et on a ensuite les preuves médicales matérielles. Une question quand même. Le tribunal d'Ache, on peut pas dire que ce soit un des tribunaux les plus débordés. En tout cas, c'est ce qu'il semble. C'est pas le tribunal de Paris ou le tribunal pour enfants de Bobini ? Bah je sais pas, je je vous invite à regarder. J'ai lu plusieurs articles dans la presse sur le fait qu'à un moment, il y avait plus de juges dans ce tribunal.
Bon, je suis pas sûr que nos tribunaux euh nos petits tribunaux parce que c'est ça la comparaison que vous faites en particulier dans les zones qui sont pas les grand centres urbain soit en très meilleure santé si vous voulez que les les trib vous faites quoi bah d'abord pour restaurer la justice comme je vous le disais d'abord on met en œuvre immédiatement l'ensemble des recommandations qui sont formulées par cette civil cette commission indépendante qui a travaillé et ses recommandations elles doivent être suivies des faits deuxièmement on accorde les milliards d'euros qui sont demandé par les associations qui travaillent sur ce sujet pour pouvoir avoir le plan digne de la France dans la lutte contre les violences sexistes et sexuelles.
Enfin, pardonnez-moi, on est capable de distribuer des dizaines de milliards d'euros aux grandes entreprises sans contrepartie. On est prêt, on est capable de donner des dizaines de milliards d'euros de cadeaux fiscaux aux plus riches dans ce pays sans que ça ne pose de problèmes. Et on n'est pas capable de mettre moins de 3 milliards d'euros pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles et pour protéger nos enfants. Voilà ce qu'on fait. On commence par ça et ça ça nécessite des enquêteurs supplémentaires, ça nécessite des formations.
Vous savez que quand un un enfant vient parler, il faut qu'en face il y a un enquêteur qui soit formé qui soit capable distinguer et c'est pas suffisamment le cas. Je revoyais, regardez, je prends j'avais un un un chiffre, je le retrouve plus, mais qui disait que aujourd'hui vous avez pas suffisamment d'enquêteurs qui sont formés pour entendre la parole des enfants. Et bah oui. Et donc et tout le monde peut le comprendre parce qu'un enfant le faire parler c'est difficile et donc bien souvent il y a ce sentiment b il doit raconter des bêtises, il doit dire n'importe quoi. Donc voilà ce qu'il faut faire. Il faut mettre ça sur la pile des priorités des politiques publiques.
Est-ce qu'il faut un parquet spécialisé à l'image du parquet national financier ? à l'image du parquet désormais contre le le narcotrafic. C'est Dominique de Villepin qui propose cela.
Bah dans le programme qu'on avait défendu déjà en 2022 là pour l'élection présidentielle qui vient, vous savez, on est en train de travailler sur nos nos propositions programmes, mais dans le programme de 2022, on mettait en place l'idée qu' en tout cas des équipes spécialisées qui prennent en charge qui soient formé sur la question des violences sexistes et sexuelles et sur la question des violences sexuelles contre les enfants, je trouve qu'effectivement ça irait dans la Est-ce que est-ce que vous irez ou est-ce que vous appelez à aller aux différents rassemblements ?
soir en particulier à Paris devant le le ministère de la justice mais devant tous les trib les insoumis ils seront ils seront présents parce que évidemment on partage cette peine et cette émotion après on sera vigilant si vous voulez sur les [musique] sur les sur les messages pour participer à des rassemblements avec lequels on partage les messages hier soir donc enfin hier après-midi précisément grand meeting en plein air à Saint-Denis vous avez annoncé avoir réussi à rassembler 26000 personnes. Alors le chiffre personne n'avait vraiment compté mais en tout cas il y avait beaucoup beaucoup de monde. Vous avez compté les 26000 un par un ?
Bah pas un par un mais vous savez non mais juste pour que les choses soient rapidement compré en fait il y a un travail sur plan qui permet d'identifier une superficie et sur cette superficie il y a une densité qui est estimée. Là il y avait à peu près entre 7000 et 8000 m². Si vous faites 3 à 4 personnes par mètre carré, vous arrivez à ce chiffre. Voilà. Pour que les choses soient claires. Durant son passage sur BFM [musique] TV, Manuel Bompard s'est montré particulièrement sévère à l'égard de Gérald d'Armanin. Selon lui, les responsabilités politiques ne peuvent pas être ignorées lorsque des dysfonctionnements sont constatés dans les services de l'État.
Le responsable insoumis considère que le gouvernement doit assumer sa part de responsabilité lorsque les institutions échouent dans leur mission. Pour Bon, il ne suffit pas de parler de simples erreurs administratives. Il estime qu'il faut comprendre pourquoi certaines décisions ont été prises et pourquoi certains mécanismes de protection n'ont pas fonctionné comme prévu. Mais Gérald Armanyé n'a pas été la seule cible des critiques. Manuel Bompard a également évoqué le fonctionnement de la justice dans cette affaire. Selon lui, plusieurs questions demeurent concernant la rapidité des procédures, la prise en compte de certains signalements et le traitement global du dossier.
Il a appelé à faire toute la lumière sur les éventuelles défaillances qui auraient moins pu contribuer à cette situation. Toutefois, il a également rappelé l'importance de respecter le travail des magistrats et le déroulement des enquêtes. Au-delà des responsabilités individuelles, Manuel Bompard a élargi son analyse au fonctionnement du pouvoir actuel. Selon lui, cette affaire illustrerait certaines limites du système mis en place sous Emmanuel Macron. Le député insoumis accuse régulièrement la majorité présidentielle d'avoir affaibli certains services publics et de privilégier la communication politique plutôt que le traitement des problèmes de fond.
Pour lui, l'affaire Liana ne serait pas seulement un fait divers dramatique. Elle poserait aussi la question de la manière dont l'État est organisé et dirigé. L'affaire Liana est désormais devenue un sujet politique majeur. La majorité appelle à attendre les résultats des enquêtes administrative et judiciaire avant de tirer des conclusions définitives. L'opposition, elle estime que certaines responsabilités apparaissent déjà clairement et demandent davantage d'explications. Dans ce contexte, chaque déclaration est scrutée de près et les propos de Manuel Bonpard viennent s'ajouter à une série de critiques formulées ces dernières semaines par plusieurs responsables.
Pendant que les débats se poursuivent sur les plateaux de télévision et dans les médias, les enquêtes continuent leur travail. Leur objectif sera d'établir précisément les faits, d'identifier d'éventuelles erreurs et de déterminer les responsabilités. Pour de nombreux Français, c'est désormais la priorité. comprendre ce qui s'est réellement passé, savoir si des fautes ont été commises et surtout éviter qu'un tel drame ne puisse se reproduire à l'avenir. Avec son intervention sur BFM TV, Manuel Bompard a clairement choisi de mettre la pression sur le gouvernement.
En critiquant Géraldin, en s'interrogeant sur le fonctionnement de la justice et en mettant en cause la politique menée par la majorité présidentiel, le responsable de la France insoumise a transformé cette affaire en véritable sujet de débat national. Reste désormais à savoir ce que révéleront les enquêtes en cours. Car au-delà des affrontements politiques, une question demeure au cœur de cette affaire. Les Français obtiendront-ils toutes les réponses qu'ils attendent sur l'affaire Liana ? Une chose est sûre, le débat est loin d'être terminé.