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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 10 novembre 2025 51 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileÉconomie & entreprisesSécuritéBudget & impôts

Jean-Philippe Tanguy : "L'immigration est devenue la religion de la gauche et du centre !" (LCI)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 52 %Défensif 12 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 87 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:57FerméeRéponse directe

    Chine : interdisez-vous les importations chinoises en France ?

  • 1:16FerméeRéponse directe

    Êtes-vous pro-entreprise, pro-business ?

  • 1:21FerméeRéponse directe

    Souhaitez-vous la chute du gouvernement Lecornu ?

  • 1:23FerméeRéponse directe

    Et la dissolution ?

  • 2:58RelanceRéponse partielle

    Le budget : vous avez voté contre la partie recette. C'est un échec ?

  • 3:07RelanceÉludée

    Mettre par terre tous les acquis que vous aviez mis en avant ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:43Invité politiqueChiffre
    « Ça touche toutes les entreprises. À partir de 19 millions d'impôts, c'est presque la moitié des TPE. »
  • 4:01Invité politiqueChiffre
    « Il y avait aussi une hausse de près de 3 milliards de la CSG pour 2026. 5 milliards déjà prévus pour 2027. »
  • 5:44Invité politiqueChiffre
    « Discuter de la suspension des retraites, qui coûte 100 millions d'euros, parce qu'on nous oblige à voter 3 milliards de hausse sur la CLG. »
  • 6:13Invité politiqueChiffre
    « C'est 100 millions pour l'année prochaine, 1,5 milliard pour 2027, et la hausse de la CLG pour 2027, c'est 5 milliards qui a été votée hier. »
  • 9:56PrésentateurChiffre
    « Si il y a un rapport de 20 milliards, c'est qu'elle doit... »
  • 10:03Invité politiqueFait
    « C'est un mécanisme pour permettre aux fiscs français d'identifier la fraude fiscale des multinationales qui parfois transfère des bénéfices qui devraient être imposés en France vers des paradis fiscaux en Europe. »
  • 10:25Invité politiqueFait
    « La brasserie du coin, elle est taxée à 25% sur ses bénéfices et McDonald's, elle n'est pas taxée à 25%. »
  • 14:46Invité politiquePromesse
    « Baisser les impôts pour créer un choc productif, le fabriquer en France, les classes populaires et moyennes pour que le travail soit mieux récompensé. »
  • 14:56Invité politiqueChiffre
    « Nous avons présenté avec Jordan Bardella et Marine Le Pen un contre-budget, qui met la France sur une trajectoire de 100 milliards d'économies nettes en 5 ans. »
  • 19:01Invité politiqueFait
    « C'est Marine Le Pen sur les conteneurs qui arrivaient au Havre et dans les grands ports français ou à Rotterdam. »
  • 19:08Invité politiqueChiffre
    « Les douanes françaises disaient déjà qu'à l'époque, il y avait entre 90 et 98% des importations qui étaient frauduleuses. »
  • 20:18Invité politiqueFait
    « On s'oppose à la taxe petit colis parce que là, vous taxez les consommateurs qui ont souvent peu de moyens sans assurer la protection. »
  • 21:08Invité politiquePromesse
    « Nous, on est pour la concurrence loyale. On est pour ce que Marine Le Pen la loyauté de l'échange. »
  • 31:07Invité politiquePromesse
    « on propose des économies considérables, notamment sur l'immigration »
  • 31:13PrésentateurChiffre
    « Elles sont tellement considérables qu'elles sont peu crédibles. »
  • 31:54Invité politiqueFait
    « On a parlé de restreindre l'AME, l'aide médicale d'État pour les clandestins, pour les personnes en situation irrégulière »
  • 32:11Invité politiqueFait
    « Ce n'est pas humain de traiter mieux des gens qui sont en situation irrégulière qu'au traité des Français eux-mêmes. »
  • 32:23Invité politiquePromesse
    « On propose de remplacer l'aide médicale par l'aide médicale d'urgence qui permet de soigner les gens, évidemment, en urgence vitale ou qui ont des maladies contagieuses. »
  • 33:20Invité politiqueChiffre
    « C'est un milliard pour les finances français. »
  • 33:32Invité politiqueFait
    « Les socialistes, les sociodémocrates au Danemark, ils appliquent exactement le programme de Marine Le Pen en France sur l'immigration. »
  • 35:12Invité politiqueFait
    « La politique énergétique, par exemple en France, elle est suspendue parce que le Rassemblement National l'a fait suspendre »
  • 35:21Invité politiqueChiffre
    « Nous faisons une pression politique qui permet d'éviter des milliards et des milliards de factures pour les Français. »
  • 38:44Invité politiqueChiffre
    « 19 milliards d'impôts sur le budget général, 3 milliards de hausses d'impôts sur la sécurité sociale, des dépenses partout, 500 000 visas d'immigration supplémentaires, à l'insécurité. »
  • 40:24Invité politiquePromesse
    « Plus de 20 milliards d'économies sur les agences, sur l'immigration, sur l'Union européenne, sur la mauvaise dépense »
  • 45:24Invité politiqueFait
    « Marine Le Pen est, sans doute, objectivement, sans doute la personnalité politique la plus courageuse du paysage politique français. »
  • 49:16Invité politiqueFait
    « Je félicite et j'admire, j'ai toute mon admiration pour les services de police, de sécurité, de renseignement qui nous protègent contre les fanatiques. »
  • 49:41Invité politiqueFait
    « L'idéologie islamiste n'est toujours pas déclarée comme illégale et interdite dans notre pays, alors que c'est l'adversaire principal. »

Temps de parole

  • Jean-Philippe Tanguy60 %
  • Présentateur25 %
  • Intervenant4 %
  • Intervenant 24 %
  • Locuteur 42 %
  • Locuteur 22 %

6,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Soyez le bienvenu Jean-Philippe Tanguy, bonjour. Bonjour, merci pour votre invitation. Député Rassemblement National, Monsieur Budget, certains vous voient déjà à Bercy si le RN arrivait au pouvoir. En attendant, le Grand Nobel d'économie, Philippe Aguillon a dit du Rassemblement National que vous étiez des grands amateurs en matière économique. Et plus à gauche, Thomas Piketty hier dit que vous étiez le parti des milliardaires. Allez-vous les convaincre ? Du contraire. Face à vous, Arlette Chabot. Bonjour, Arlette. Bonjour, bonjour Jean-Philippe Taurier, victorialiste LCI. Alexandre Sulzer, bonjour Alexandre. Vous êtes journaliste politique au Parisien.

Et nous rejoindra à la fin de l'émission Bastien Auger du service politique de TF1 LCI qui vous posera ces questions du tac au tac. Mais d'abord, c'est la règle. Trois interrogations. Vous jouez le jeu s'il vous plaît, Jean-Philippe Tanguy. Vous répondez par oui ou par non. On développe bien sûr après. C'est le but. Chine. Fabricant chinois de vêtements qui inonde le marché de produits, qui ne respectent pas les normes des produits dangereux et même ignobles parfois avec ces poupées érotiques. Vous au pouvoir, le Rassemblement au pouvoir, est-ce que vous interdisez Chine en France ? Ah oui, là, pour le moment. Êtes-vous pro-entreprise, pro-business, Jean-Philippe Tanguy ? Oui.

Souhaitez-vous la chute du gouvernement Lecornu ? Ah oui. Et la dissolution ? On va parler de ces trois questions. Donc c'est oui, trois fois oui. D'abord, le budget. Jean-Philippe Tanguy, vous étiez encore hier soir, évidemment, à l'Assemblée nationale. Et vous avez voté contre la partie recette. Elle a été adoptée, malgré votre vote négatif. C'est une victoire du parti du Premier ministre, pardon. C'est un échec. Elle a plus très révélateur. C'est un échec. Non, non. C'est un échec du Rassemblement national.

1:52
Jean-Philippe Tanguy

Non. Si vous voulez, on ne peut pas, comment dire, empêcher les trahisons. À partir du moment où les LR sont contre tout ce qu'il y a dans cette partie recette, contre la hausse des impôts, et puis finalement s'abstiennent à partir du moment où les Verts, les Verts eux-mêmes, meilleurs alliés des Insoumis, trahissent leurs propres électeurs, que même les communistes se divisent en trois blocs, un pour, un contre, un abstention, même toute la mobilisation du Rassemblement national ne suffit pas à bloquer ce genre de magouille. Donc nous, on a joué carte sur table.

Nous avons même réussi à baisser quand même de 5 milliards les impôts de production sur les entreprises avec la suppression de la C3S. Ils l'ont rétabli par ce qu'on appelle une deuxième délibération, ce qui pose un vrai problème démocratique au dernier moment. Donc au dernier moment, ils ont replombé les impôts des entreprises de 5 milliards et même les Républicains n'ont rien trouvé à redire. Donc nous, on est droit dans nos bottes. On a assumé un programme. On a assumé des amendements. On a été très présents. On est le groupe le plus présent sur ce 10 jours de débat avec les partis socialistes. Et malheureusement, on ne peut rien faire quand les partis trahissent leurs propres électeurs.

C'est dommage.

2:58
Présentateur

Arlette, on n'a pas très bien compris. Effectivement, nous avions surpris hier. C'est même vous qui avez pris la parole pour annoncer le vote et les raisons de votre choix. Mais alors franchement, mettre par terre tous les acquis que vous aviez mis en avant et dont vous étiez félicité pendant le débat précédent. Et puis des mesures très concrètes. On va dire la fin de la sécurité sociale pour les étrangers, la surtaxe des mutuelles annulées, la cotisation ticket restant, etc. J'ai dû faire la liste. Plus des mesures qui touchent les entreprises. Et tout ça parce qu'il y a un impôt de production qui quand même coûtait 5 milliards, la suppression. 5 milliards, ce n'est pas rien.

D'un seul coup, il y a un deuxième. Et qui touche 1% des entreprises. Oui, 27 milliards d'entreprises, ce n'est pas énorme. Et là, vous mettez tout par terre.

3:43
Jean-Philippe Tanguy

Alors, ça ne touche pas 1% des entreprises. Ça touche 1% si on compte toutes les micro-entreprises, tous les auto-entrepreneurs de France. Mais en fait, ça touche toutes les entreprises. À partir de 19 millions d'impôts, c'est presque la moitié des TPE.

3:55
Présentateur

Mais comme le dirait-il, il y avait tous les accès, tous les gars.

3:57
Jean-Philippe Tanguy

D'accord, mais vous savez, il faut faire une addition. C'est très simple. Il n'y avait pas que cet impôt-là. Il y avait aussi une hausse de près de 3 milliards de la CSG pour 2026. 5 milliards déjà prévus pour 2027. Et cette hausse d'impôts effaçait malheureusement tous les gains. Et d'ailleurs, ce qui est intéressant, si vous voulez, c'est que pendant presque un mois, y compris sur ce plateau, on a eu des débats sur la fiscalité des milliardaires. La gauche disait, on va faire participer les milliardaires. Vous allez voir ce que vous allez voir. Et là, la hausse de la CSG, c'est sur 15 millions d'épargnants.

Donc c'est toute la classe moyenne française qui va payer 3 milliards d'impôts de plus pour payer. Donc ce n'est pas des acquis. Les acquis, c'était faire des économies. Et c'est la seule bonne nouvelle d'hier. C'est qu'on va peut-être parler des économies. Parce que ce qui est intéressant, nous, en ce moment, à la commission de finances, on siège à la fois en séance sur la sécurité sociale et en commission sur le budget général. Et on fait les économies. Et c'est intéressant, les économies. Il n'y a que nous qui proposons des économies.

4:50
Intervenant

Vous dites que ce serait intéressant de parler des économies et des dépenses. Pourtant, vous avez tout fait pour que cette discussion n'ait pas lieu à l'Assemblée nationale. Vous êtes pour la suppression, la suspension de la réforme des retraites. Et pourtant, si vous aviez obtenu une majorité hier à l'Assemblée, ce débat n'aurait pas eu lieu. Les députés n'auraient pas pu voter la suspension de la réforme des retraites, puisque le texte serait parti directement au Sénat. Donc, est-ce que vous n'êtes pas battu, finalement, pour empêcher d'avoir un débat et une victoire que vous appelez de vos voeux ? Est-ce que ce n'est pas complètement contradictoire ?

5:22
Jean-Philippe Tanguy

Non, mais pas du tout. D'ailleurs, notre décision a été prise au dernier moment. À partir du moment où il y a eu ces 5 milliards d'impôts de plus qui se sont ajoutés à la note.

5:30
Présentateur

Vous avez voté en commission la suspension de la réforme des retraites. Et là, vous avez voté en sorte que ça ne puisse pas se produire. Ça a été battu.

5:38
Jean-Philippe Tanguy

Elle est là, la contradiction ? Non, ce n'est pas une contradiction. C'est que tout a un prix dans la vie. Donc, discuter de la suspension des retraites, qui coûte 100 millions d'euros, parce qu'on nous oblige à voter 3 milliards de hausse sur la CLG, excusez-moi, ce n'est pas un bon calcul. Alors, ceux qui calculent, qui estiment que c'est un bon calcul, je comprends que la France soit ruinée, si vous voulez. Parce que s'ils échangent 100 millions d'un côté pour une facture de 30 fois supérieure au gain, effectivement, je comprends qu'à la fin, les finances publiques soient ruinées.

Donc, nous, on s'est comptés, je suis désolé, et on ne va pas accepter 3 milliards de hausse d'impôts, une fois plus.

6:07
Présentateur

100 millions, et c'est beaucoup plus l'année prochaine. Absolument, vous avez raison. Là, vous parlez seulement de 2025.

6:11
Jean-Philippe Tanguy

Oui, mais là, on discute du budget de cette année. Donc, vous avez raison, c'est 100 millions pour l'année prochaine, 1,5 milliard pour 2027, et la hausse de la CLG pour 2027, c'est 5 milliards qui a été votée hier. Donc, nous, on n'accepte pas ce genre de mauvaise négociation, et on assume. S'il y avait eu la disparition de la C3S, on aurait sans doute révisé notre position, mais ça n'a pas été le cas. Et voilà, donc, faire des compromis, oui, accepter que les Français payent des factures disproportionnées, c'est non.

6:39
Présentateur

Mais vous voterez quoi, dans le fond, quand elle arrivera, cette discussion sur la suspension de la réforme des retraites ? Du coup, vous voterez quoi ?

6:45
Jean-Philippe Tanguy

Nous voterez la suspension.

6:46
Présentateur

D'accord. Donc, vous auriez voulu empêcher la discussion sur la suspension, mais quand ça arrive, vous votez contre.

6:51
Jean-Philippe Tanguy

Mais bien sûr, mais parce qu'on s'exprime sur le sujet qui nous est proposé. Il faut suivre, hein ? Oui, c'est vrai, j'espère pouvoir expliquer, grâce à vous, aujourd'hui, notre position. Mais tout a un prix. Malheureusement, les autres partis politiques ont décidé de faire payer 3 milliards aux Français. Qu'est-ce que vous voulez ? On ne va pas bouder. Donc, on continue la discussion, on avance, et on proposera des économies. Alors, il faut savoir aussi, et c'est quand même une...

7:13
Présentateur

C'est vraiment la C3S qui vous a... Ah oui ?

7:16
Jean-Philippe Tanguy

C'est un impôt de production, c'est un impôt de production qui pèse très lourd sur la compétitivité de nos entreprises et qui ne concerne pas que les grandes entreprises ou les banques, comme a désespérément essayé de l'expliquer hier, le gouvernement, dans une espèce de retournement étrange, où ils expliquaient que c'était bien de faire payer les entreprises, alors que la semaine d'avant, ils nous expliquaient qu'il ne fallait surtout pas faire payer les plus grandes entreprises, un certain nombre de multinationales, à qui on demandait un petit effort pour baisser l'impôt sur les TPE, PME. Nous, vous savez, on est totalement cohérents.

Ah ben non, justement, on ne prend pas la santé exécutive hier. On n'a pas à comprendre.

7:48
Présentateur

Vous voyez, hier, on se disait, tiens, ils ont un coup de sang sur... Là, c'est... Bon, voilà, une taxe, 5 milliards, et d'un seul coup, ils remettent tout en cause, alors qu'on parlait plus tôt, on imaginait que vous alliez vous abstenir. Mais alors, en fonction, on ne peut pas reprendre tous vos votes, mais on se dit, ils défendent qui, au fond ? Les riches, les pauvres, les moins riches, les grandes entreprises, les petites entreprises, parce qu'il y a des votes qui paraissent un peu contradictoires. On ne comprend rien à vos choix, finalement.

8:16
Jean-Philippe Tanguy

Écoutez, moi, j'ai l'impression que, quand on lit l'opinion des Français dans les divers sondages, les Français comprennent très bien ce que nous faisons.

8:21
Présentateur

Parce que vous vous adaptez aux sondages, alors vous vous dites, tiens, les Français sont pour, alors on vote pour.

8:25
Jean-Philippe Tanguy

Non. Ils sont contre, on vote contre. Non. C'est la conclusion, les sondages, en tout cas, les sondages qui ont porté sur la partie recette du PLF, du projet de loi de finances, concluaient un débat. Donc nous, c'est vrai qu'on a eu avec une certaine satisfaction le fait que les Françaises et les Français ont compris notre stratégie, malgré, il faut bien le dire, beaucoup de désinformation sur un certain nombre de sujets. Donc nous, on défend l'intérêt national. L'intérêt national, c'est pas opposer les riches et les pauvres, les entreprises et les salariés.

C'est tracer un chemin d'intérêt général en montrant que, comment dire, en demandant parfois un petit effort aux autres, on peut, à certains, ou plus favorisés, on peut baisser globalement les impôts parce qu'on fait des économies.

9:04
Présentateur

Une fois, vous votez pour la taxe sur les multinationales de LFI, qui rapporte 20 milliards, vous votez contre la taxe Zuckmann parce que vous trouvez qu'il ne faut pas le faire. Franchement, oui, évidemment, à l'impôt sur les fortunes improductives, vous avez dit que c'était votre victoire. On a du mal. Un coup à droite, un coup à gauche, un coup au centre. Et à la fin, vous défendez qui ?

9:26
Jean-Philippe Tanguy

Mais nous défendons la France, Mme Martichoux. Je suis désolé, à une stratégie politique, une stratégie économique, une stratégie budgétaire.

9:31
Présentateur

Oui, mais on se demande comment vous allez gouverner la France.

9:33
Jean-Philippe Tanguy

Mais on ne gouvernera pas et des caricatures. Un coup à gauche et un coup à droite. Non, mais nous, on ne gouvernera pas et des caricatures. Donc il est évident de dire que tous les impôts sont mal, quoi qu'il arrive, ou tous les impôts sont bons, comme la gauche. Ça n'a pas de sens.

9:43
Présentateur

Et vous êtes trop entreprise, vous l'avez dit tout à l'heure, vous êtes trop business. Et la taxe sur les multinationales ?

9:48
Jean-Philippe Tanguy

Mais ce n'est pas une taxe sur les multinationales. Qu'est-ce qu'il y a dans cet amendement ? Dans cet amendement, ce n'est pas une taxe. Je vous mets au défi de trouver dans le texte de l'amendement...

9:54
Présentateur

Si il y a un rapport de 20 milliards, c'est qu'elle doit...

9:56
Jean-Philippe Tanguy

Non, parce que c'est la fraude fiscale, Mme Martichoux. C'est un mécanisme pour permettre aux fiscs français d'identifier la fraude fiscale des multinationales qui parfois transfère des bénéfices qui devraient être imposés en France vers des paradis fiscaux en Europe. L'exemple type, c'est McDonald's qui a des restaurants en France et des franchises et il reverse un certain nombre de royalties à une holding qui ne paie pas d'impôts en France, qui paie des impôts notamment dans d'autres pays européens ou qui les fait remonter aux Etats-Unis. Or, il devrait être taxé en France. Or, la brasserie du coin, elle est taxée à 25% sur ses bénéfices et McDonald's, elle n'est pas taxée à 25%.

Donc, en fait, ce n'est pas créer un impôt, c'est assurer que tout le monde paie sa juste part. Et si, comment dire, on arrive à lutter contre la fraude fiscale, eh bien, on arrive à faire baisser les impôts des autres.

10:45
Présentateur

Vous ne faites pas fuir les investisseurs ?

10:46
Jean-Philippe Tanguy

Les investisseurs, ce n'est pas des fraudeurs. C'est juste qu'aujourd'hui, on leur laisse, à cause de l'Union Européenne, la possibilité de ne pas payer leur juste part. Et c'est quand même incroyable que la lutte contre la fraude fiscale, tellement nos adversaires, il faut bien le dire, sont hystériques et de mauvaise foi, ait transformé ça en taxes. Et j'avoue, je pense que ça laissera des traces, notamment pour la présidentielle qui arrive, parce que pendant les campagnes électorales, tout ce petit monde...

11:06
Présentateur

Vous l'avez voté en attendant.

11:07
Jean-Philippe Tanguy

Oui, on a lutté pour lutter contre la fraude fiscale et on le revendique. Et à la présidentielle, ceux qui viendront dire aux Français, il faut lutter contre la fraude sociale et fiscale, eh bien, ils seront décrédibilisés, parce qu'il n'y aura que le Rassemblement National qui aura eu le courage d'assumer la lutte contre la fraude fiscale, parce que lutter contre la fraude fiscale, c'est financer les baisses d'impôts.

11:26
Intervenant

En revanche, la taxe Zuckman, elle, c'est bien une taxe. Il y a quelques mois, le RN s'était abstenu en commission et là, dans les débats, vous avez voté contre. Est-ce que ça ne donne pas raison, finalement, à l'économiste Thomas Piketty qui dit que ça y est, le RN a montré enfin son vrai visage, a enfin choisi son camp, celui, dit-il, des milliardaires ? Est-ce que finalement, ce n'est pas ça qui est en train de se passer ?

11:47
Jean-Philippe Tanguy

Ce qui est très drôle, pardon, si vous voulez, c'est que vous avez la presse de gauche qui nous accuse d'être le parti des milliardaires et la presse de droite qui nous accuse d'être des communistes. On parle de Thomas Piketty, qui est un économiste... C'est l'économiste le plus célèbre au monde, on va vous le dire. Non, je ne crois pas. Lui, c'est ce qu'il essaie de faire croire dans tout Paris.

12:03
Présentateur

Non, économiste français, pardon.

12:05
Jean-Philippe Tanguy

Oui, je crois que c'était M. Aguillon. Non, mais écoutez, M. Piketty arrive avec... Il n'y a pas l'air qu'on a été des débats parlementaires. Bon, ce n'est pas le sujet. Je n'ai pas attaqué les personnes. Les travaux de M. Piketty, pour ceux qui l'ont lu, sont intéressants. Vous l'avez lu ? Oui, le dernier, il est comme ça. Mais c'est intéressant sur les inégalités de capital et de revenus. Mais vous savez, il y a beaucoup de scientifiques, de sachants, qui perdent les pédales quand ils parlent de la politique. C'est un peu ce qui arrive avec M. Aguillon. Vous pouvez avoir des gens très intéressants, qui ont des travaux très intéressants, objectifs, rationnels.

Et quand ils rentrent dans la sphère politique, dans l'atmosphère politique, ils perdent complètement la raison. Ils racontent n'importe quoi. Et ils sont un peu les anti, le revers de la médaille de leur expertise. Mais peut-être qu'on y reviendra. Donc on ne peut pas à la fois être accusé par des gens, soi-disant, très intelligents qui savent tout, d'être à la fois le parti des milliardaires et un parti communiste. Il y a un moment où il faut choisir. Donc ça prouve que toutes ces analyses ne sont pas du tout rationnelles. Et ça me fait penser à une citation d'Oscar Wilde qui disait « Je ne vais pas lire un livre, je serai influencé pour sa critique.

» Donc en fait, ce sont des gens qui ne lisent pas le programme du Rassemblement National, qui s'expriment sur des préjugés.

13:10
Présentateur

– Vous pensez que c'est par méconnaissance ?

13:11
Jean-Philippe Tanguy

– Ah oui, totalement.

13:12
Présentateur

– Vous leur proposez de venir vous voir.

13:14
Jean-Philippe Tanguy

– Ah mais moi, je suis tout au dispo.

13:16
Présentateur

– Vous n'avez jamais débattu avec Thomas Piketty ?

13:17
Jean-Philippe Tanguy

– Ah ben moi, je peux débattre avec M. Allion, avec M. Piketty, avec beaucoup de bonheur, beaucoup d'intérêt et beaucoup de curiosité. Et je crois qu'il y aura des surprises, parce qu'en fait, ils ne connaissent pas notre programme. – Ah vous pensez que vous avez convainc ? – Non, mais je pense que je vais montrer qu'ils ne connaissent pas le programme du Rassemblement National et qu'ils mentent aux Français.

13:30
Présentateur

– Parce qu'on a l'impression que vous êtes dans la situation qu'on a connu d'autres partis avant. C'est-à-dire un parti attrape tout, donc on essaye de garder un électorat populaire qui a fait votre succès et qui a permis la montée du Rassemblement National. Puis en ce moment, il faut aussi rassurer les entreprises. Donc ce qui explique, ce qui apparaît comme des votes un peu contradictoires. On peut parler des droits de succession, de facilité de succession et d'héritage d'un côté, et puis des mesures très concrètes pour les familles ou pour les plus défavorisées. Donc c'est ça, vous êtes devenu un parti attrape tout, donc on essaye de sécuriser tout le monde pour arriver au pouvoir.

14:04
Jean-Philippe Tanguy

– Non, nous sommes un parti gaulliste, gaullien en tout cas. Et donc, d'ailleurs j'en profite, c'est l'anniversaire du décès du général de Gaulle, c'est 55 ans, j'aurais aimé être à Colombay, je suis avec vous au Parlement avec plaisir, mais j'ai une pensée pour ceux qui rendent hommage au général de Gaulle. Et donc nous sommes dans cet héritage.

Et c'est vrai que le général de Gaulle était traité de communiste par une certaine oligarchie qui n'aimait pas la justice sociale, mais aussi l'intérêt des intérêts de la France, parce qu'il y en a pour un dîner en ville qui sont toujours prêts à trahir les intérêts de la France, et puis traité par la gauche de tous les noms, de fachos, de tout le temps, on connaît la propagande de gauche contre tous ceux qui défendent l'intérêt de la France.

Donc nous, on est dans cette position, et c'est très simple, notre programme c'est baisser les impôts pour créer un choc productif, le fabriquer en France, les classes populaires et moyennes pour que le travail soit mieux récompensé, et pour ça, il faut faire des économies massives. Et le paradoxe, c'est que nous avons présenté avec Jordan Bardella et Marine Le Pen un contre-budget, qui met la France sur une trajectoire de 100 milliards d'économies nettes en 5 ans, et là, c'est marrant, il faut les faire, absolument, et puis alors là, c'est marrant,

15:05
Présentateur

20 milliards par an,

15:06
Jean-Philippe Tanguy

absolument, ça n'intéresse plus personne, c'est-à-dire que quand on propose un programme que personne n'a le courage de faire, depuis le temps, non, non, mais les Piketty, les Philippe Aguillon, là, tout le monde disparaît pour être dans la caricature et pour raconter des choses étranges.

15:18
Intervenant

Il y a un autre sujet qui s'est invité dans les débats budgétaires, c'est le Nutri-Score, à l'occasion d'un amendement. C'est dans les débats, pourtant, sur le PLFSS que cette proposition a été émise, donc il s'agit de rendre, la proposition de vos collègues, c'est de rendre obligatoire le Nutri-Score, c'est-à-dire, on sait un barème, une échelle de qualité nutritionnelle des aliments. Est-ce que vous êtes pour, est-ce que vous êtes contre ? Non, mais nous,

15:46
Jean-Philippe Tanguy

on est contre toutes ces obligations comportementales, contre l'État nounou, le gouvernement maman ou papa, comme vous voulez, qui devra expliquer à des Français... C'est pas un enjeu de santé publique. C'est pas un enjeu de santé publique.

15:57
Présentateur

C'est concret, ça, c'est pour les Français, si vous dites, alors, vous voulez pas pénaliser les entreprises, d'un côté, mais les Français, ils demandent ça, quand même.

16:04
Jean-Philippe Tanguy

Mais non, mais c'est une attitude. Nos compatriotes, j'en suis persuadé, en ont assez qu'on les prenne pour des enfants.

16:11
Présentateur

Mais ils veulent aussi de la protection.

16:12
Jean-Philippe Tanguy

Mais la protection, ils sont capables de l'assurer eux-mêmes. La protection, c'est d'empêcher toutes les salauds.

16:17
Présentateur

Je crois que vous vouliez défendre les Français. La santé des Français, c'est un enjeu.

16:19
Jean-Philippe Tanguy

Mais ça, c'est très intéressant, ce que vous posez comme question, madame Martine Chou, parce que nous, on considère que la défense des Français, par exemple, c'est protéger les frontières des importations illégales, au contraire à nos normes. C'est empêcher qu'il y ait des produits dégueulasses, dangereux, qui rentrent dans nos frontières. Ça, c'est le rôle de l'État. Le rôle de l'État, c'est pas de faire croire qu'on protège les Français, parce qu'on met une étiquette de toutes les couleurs, avec des petits logos. Là, vous protégez les entreprises. Mais on ne protège pas les entreprises, on protège le libre-arbitre. On protège le libre-arbitre des Français.

On croit que nos compatriotes sont des adultes, sont des citoyens qui sont capables de s'informer, qui sont capables de faire leur choix et qui n'ont pas besoin d'un grand-papa, d'une grande... Comment ?

16:57
Présentateur

C'est de la formation, le discours. Voilà, c'est de la formation. Après, les Français,

17:00
Jean-Philippe Tanguy

ils sont libres de votre...

17:02
Présentateur

Est-ce que vous voulez protéger les entreprises d'une obligation ?

17:05
Jean-Philippe Tanguy

Non, c'est pas protéger les entreprises, c'est pas du tout le débat. Qu'est-ce que les entreprises s'en moquent de mettre un Nutri-Score ou pas ?

17:10
Présentateur

Non, s'en moquent pas, c'est du surcoût pour chaque fois.

17:12
Jean-Philippe Tanguy

Ça coûte rien, ça.

17:13
Présentateur

Ça coûte de faire un Nutri-Score

17:16
Jean-Philippe Tanguy

pour les grandes marques ? Non, mais c'est pas ça le sujet. Le sujet, c'est la liberté, le respect qu'on doit aux Françaises et aux Français. Par exemple, nous, on propose une vraie information que les Français, ils n'ont pas aujourd'hui. C'est l'origine des aliments, c'est l'origine notamment de la viande et des denrées alimentaires. Ah ben ça, l'Union Européenne ne veut pas qu'on le fasse et le gouvernement noie le poisson. Ça fait 20 ans depuis la crise de la vache folle qu'on empêche les Françaises et les Français de savoir ce qu'ils mangent.

Donc si vous voulez, le paradoxe, il consiste à interdire la vraie information transparente, autoriser des importations dangereuses parce que l'État ne fait pas son travail. Alors on parle de Chine à propos ? On parle de Chine,

17:49
Présentateur

vous nous avez dit que vous vouliez l'interdire. Et faire croire

17:50
Jean-Philippe Tanguy

qu'on va mettre une petite étiquette avec des petites couleurs, avec des petits logos pour prendre les Français pour des imbéciles, ça suffit. Donc nous, on pense que l'État doit faire son travail, il ne le fait pas et les Français, ils sont libres et ils n'ont pas besoin d'une nounou.

18:00
Présentateur

Alors vous dites que le rôle de l'État c'est d'interdire l'entrée sur le territoire de produits qui sont mauvais, néfastes, qui peuvent effectivement même être dangereux. Bon, alors Chine, vous avez dit tout à l'heure, oui, il faut interdire. Franchement, il faut interdire, il faut surtaxer les petits colis qui arrivent de Chine, il faut interdire l'ouverture de ces espaces dans les magasins. Il y a déjà effectivement le BHV, et on en parle, mais il y aura aussi d'autres ouvertures dans des villes, en région, dans les prochains jours. Vous dites quoi ?

18:29
Jean-Philippe Tanguy

Il faut fermer la frontière à Chine ? Il faut appliquer la loi et les normes qu'on applique aux entreprises françaises. Qu'est-ce qui a été découvert par l'espèce de grande... Enfin, le grand test, pardon, l'ouverture des paquets qui a été décidée par les douanes françaises avec le gouvernement sur un jour ? Donc de mémoire, 200 000 paquets, il leur faudra presque un mois pour tout ouvrir. Bon, on découvre que sur tous les paquets qui ont été ouverts, il y a 90% de fraudes, d'irrégularités, voire de produits dangereux, notamment des jouets ou des vêtements pour enfants. Qu'est-ce qui avait dit ça il y a presque 10 ans ?

C'est Marine Le Pen sur les conteneurs qui arrivaient au Havre et dans les grands ports français ou à Rotterdam. Les douanes françaises disaient déjà qu'à l'époque, il y avait entre 90 et 98% des importations qui étaient frauduleuses. Donc on est vraiment dans le sujet aujourd'hui. C'est-à-dire que nous avons nos frontières ouvertes, on fait croire aux Français qu'on surveille quelque chose, les douanes qui sont très compétentes n'ont pas les moyens humains ou matériels pour les faire.

19:23
Présentateur

Le gouvernement a suspendu et puis maintenant il dit on est dans un état de super vigilance. Effectivement on contrôle tout, tous les paquets et d'ailleurs on a demandé à la plateforme de ne plus vendre que des vêtements. Tout le reste, évidemment c'est dangereux.

19:39
Jean-Philippe Tanguy

Les vêtements aussi, ça a l'air dangereux visiblement. Il y a vraiment des vêtements qui ont l'air dangereux notamment pour les enfants ou pour les bébés.

19:43
Présentateur

Donc on interdit les importations envers nous ?

19:45
Jean-Philippe Tanguy

Il faut évidemment interdire les importations dangereuses. Mais tous les pays qui ne sont pas capables d'assurer des moyens de production sûrs, eh bien on doit ne pas autoriser ces importations. Ce n'est pas plus compliqué que ça, voilà. Vous les avez vu

19:56
Présentateur

les clients de Chine ? Vous êtes allé les voir les clients de Chine ?

19:58
Jean-Philippe Tanguy

Je les connais les clients de Chine.

19:59
Présentateur

Et qu'est-ce qu'ils vous disent ? Ils vous disent qu'ils ont besoin évidemment de ces produits. Et bien qu'ils en ont besoin. Et donc vous leur dites quoi ?

20:04
Jean-Philippe Tanguy

Aller ailleurs, payer plus cher ? Madame Martichoux, qu'on est le seul, parce que c'est marrant là, on nous inverse encore la responsabilité, on est le seul parti avec Marine Le Pen, Jordan Bardella, à nous être opposés à la taxe petit colis. On s'est fait insulter, on s'est même fait traiter d'arnaqueur par Madame de Montchalin. On s'oppose à la taxe petit colis parce que là, vous taxez les consommateurs qui ont souvent peu de moyens sans assurer la protection. Parce que vous autorisez quand même des produits dangereux à rentrer.

Donc la question, ce n'est pas taxer pour taxer, ce n'est pas pénaliser le consommateur quand il a peu de moyens, c'est protéger les Français de produits dangereux. Et ça devrait être ça la norme. C'est comme quand nous avons étudié hier ou avant-hier, je ne sais plus, toutes ces taxes comportementales. Par exemple, ils voulaient taxer le sucre dans les produits pour bébés. Marine Le Pen, à juste titre, a dit, mais soit on interdit un certain nombre de produits dans l'alimentation pour bébés parce que c'est dangereux et on ne va pas jouer avec la santé des bébés, soit on les autorise. Et la solution, pardon,

20:55
Présentateur

la solution, la Donald Trump, justement, taxe 100%. Les marchandises chinoises.

21:00
Jean-Philippe Tanguy

Oui, les marchandises chinoises, que ce soit la concurrence des loyales mais notamment aussi des produits très importants comme l'acier, on a toujours été pour des taxes douanières. Nous, on est pour la concurrence loyale. On est pour ce que Marine Le Pen la loyauté de l'échange. Si vos partenaires commerciaux sont déloyaux, s'ils trichent, si quand ils produisent, ils saccagent l'environnement, exploitent des enfants, exploitent des travailleurs, par exemple en Chine, les Ouïghours, cette communauté musulmane dans l'ouest du pays qui est exploitée.

Si, comme au Blin-Galdej, tout le monde a oublié, vous avez quand même eu une usine qui s'était effondrée et qui avait tué des milliers d'ouvriers et d'ouvrières, on a fait des espèces d'accords, de bouts de papier et puis tout le monde a oublié et puis il y a encore des gens exploités au Bangladesh pendant qu'on ferme les usines en France. Donc oui, il faut protéger les frontières contre la concurrence déloyale, voir les produits dangereux une fois de plus. Et quand on découvre au bout de 20 ans que Marine Le Pen avait raison depuis 20 ans à savoir qu'il y a 90% des produits importés de Chine qui sont dangereux...

21:55
Présentateur

Et donc le gouvernement a pris une non-décision ?

21:58
Jean-Philippe Tanguy

Une non-décision. Donc on nous explique que 90% des importations sont dangereuses et qu'on continue comme avant.

22:03
Présentateur

Dans un instant, on va revenir au Parlement parce qu'il y a une semaine très importante qui s'ouvre. S'il y a une lunette de tir pour ce que vous souhaitez, la chute du gouvernement, la censure, la dissolution, mais vous n'avez plus la main. C'est pas vous qui décidez, on l'a vu hier. À tout de suite.

22:25
Locuteur 2

Il y a un influenceur, il dit qu'il faut placer son argent dans tous les trucs vintage. Ah bon ? Ouais, que ça va grave rapporter. Du coup, j'ai acheté plein de magnétoscopes. Je vais être blindé. Pas sûr.

22:34
Locuteur 4

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22:42
Présentateur

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22:50
Locuteur 4

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23:01
Présentateur

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23:03
Locuteur 4

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23:05
Présentateur

sur unicef.fr.tv ou appelez au 0801 903 904. Merci.

23:13
Locuteur 4

Un interrupteur à point, un interrupteur signant.

23:15
Locuteur 5

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23:20
Présentateur

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23:31
Locuteur 2

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23:51
Locuteur 9

Donne des ailes.

23:56
Locuteur 2

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24:09
Locuteur 5

Tranquille les parents.

24:10
Locuteur 1

Ça, c'est depuis qu'ils ont fait installer l'alarme. Ils n'ont plus peur de rien.

24:14
Locuteur 5

C'est de ouf.

24:15
Locuteur 4

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Locuteur 7

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24:55
Locuteur 2

je suis totalement désorienté.

24:56
Locuteur 4

Prends-nous l'évidence, Edouard, il n'y a que 5 modèles en 55 pouces.

24:59
Locuteur 2

Quelle étrangeté.

25:00
Locuteur 4

En même temps, ils sont tous très bien lotés et ça évite de s'enquiquiner.

25:04
Locuteur 2

Bérangère. Où est-elle ?

25:06
Locuteur 4

Vous prenez Racine, Edouard.

25:08
Locuteur 2

Chez Electro-Dépôt, si nos sélections de produits sont réduites, c'est pour vous garantir la qualité à prix bas.

25:12
Locuteur 4

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25:35
Locuteur

Quand la compta va,

25:36
Locuteur 2

tout va !

25:58
Locuteur 4

Mais tu fais quoi là, Thibaut ? Bah, je mange de la vaisselle.

26:08
Présentateur

Et puis la pointe des couteaux, c'est vers le bas. Donc en plus...

26:10
Locuteur 1

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26:44
Présentateur

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26:49
Jean-Philippe Tanguy

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Locuteur 4

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26:59
Jean-Philippe Tanguy

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27:09
Locuteur 2

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27:13
Locuteur 1

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27:34
Locuteur 4

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27:37
Locuteur

d'exiger une piscine. Recherchez un séjour avec des dates flexibles

27:43
Locuteur 4

sur Abritel.

27:44
Présentateur

Jean-Philippe Tanguy, député Rassemblement National. Le visage, comme on dit, du budget Rassemblement National, notamment au Parlement, va parler dans un instant de ce qui va se passer la semaine prochaine. Une semaine encore peut-être décisive. Mais juste un mot sur le programme annoncé par Edouard Philippe. Il y a quelques jours, il propose un deal fiscal en faveur des entreprises avec 50 milliards de baisse d'impôts. Vous, vous êtes pour ?

28:18
Jean-Philippe Tanguy

Sur le papier, oui. 50 milliards, c'est beaucoup. Nous, on propose à Jordan Bardella déjà 20 milliards de baisse nette. Alors lui, 50 milliards, c'est 50 milliards de baisse d'impôts et 50 milliards de baisse aux aides dans les entreprises. Donc, en termes de prélèvement obligatoire, il faudrait que quelqu'un lui explique que ça fait zéro. Donc, ça fait zéro baisse puisque c'est les vastes communicants.

28:34
Présentateur

Et pourquoi il fait ce programme ?

28:36
Jean-Philippe Tanguy

Je pense que c'est l'énergie du désespoir. Je ne vois pas d'autres explications. C'est-à-dire qu'après avoir utilisé les médias comme un divan pour solder ses contentieux personnels avec M. Macron, ce qui n'intéresse quand même pas grand monde à part lui-même, et son effondrement dans les sondages. Je pense qu'il essaie de reprendre la main. Mais enfin, je pense qu'il ne faut plus se reprendre la main en expliquant aux Françaises et aux Français comment on va reproduire en France, comment on va améliorer le pouvoir d'achat, comment on va assurer la sécurité. Bref, faire le contraire de ce qu'il a fait au gouvernement, finalement.

Enfin, je rappelle qu'Edouard Philippe, on semble de l'avoir oublié, c'est quand même le Premier ministre de la plus grande révolte fiscale et révolte du pouvoir d'achat de l'histoire contemporaine de la France, à savoir les gilets jaunes. Donc, c'est quand même très étrange. Donc, ça le qualifie ? C'est les Françaises et les Français qui décideront. Mais enfin, visiblement, à chaque fois qu'il parle, il perd 5 points dans les sondages. Donc, encore 3 interviews et puis il sera éliminé. Du paysage politique, évidemment.

29:22
Présentateur

Alors, on a évoqué cette semaine qui va effectivement s'ouvrir par définition de maladie. Qu'est-ce qui va se passer ? Parce que maintenant, étude du volet, effectivement, dépense d'un projet de loi de financement de la sécurité sociale. Alors, on évoquait tout à l'heure votre vote sans doute en faveur de la suspension de la réforme des retraites. A priori, vous êtes favorable. Le gouvernement a déjà accepté, Sébastien Lecornu l'a dit, de revenir sur le gel des pensions, des retraites, des minimas sociaux. Donc, ça, évidemment, vous prenez. Donc, au bout du compte, là, vous allez sans doute vous abstenir en vote à la fin de cette étude du parti dépense.

30:02
Jean-Philippe Tanguy

À la fin, on votera forcément contre puisqu'on a voté contre les recettes. Donc, il faut être cohérent. Ah bon, de toute façon,

30:07
Présentateur

vous voterez contre aussi.

30:08
Jean-Philippe Tanguy

Il faut être cohérent parce qu'en fait, vous votez pour un projet global. Non, mais vous votez pour un projet global. À partir du moment où on est contre les hausses d'impôts, on ne peut pas après dire qu'on est pour. Sinon, vous revalidez les hausses d'impôts. Donc, tout ça n'a pas de sens. Non, par contre, là, nous, la force de proposition qu'on va être, et là où il y aura un moment de vérité très important pour les Françaises et les Français, c'est la capacité des uns et des autres à baisser les dépenses. Parce que là, on a parlé des 3 milliards de hausses d'impôts en plus, mais il y a surtout un déficit de la sécurité sociale qui est très important.

Elle a tous les gains, effectivement, sur la réindexation des retraites, le reflux de l'année blanche sur un certain nombre de prestations. On va arriver, gentiment et sûrement, entre 17 et 20 milliards de déficit pour la sécurité sociale.

30:49
Présentateur

Vous pensez qu'on va en rajouter encore ?

30:50
Jean-Philippe Tanguy

Là, pour le moment, c'est le résultat final si les socialistes ont gain de cause. Comment dire ? Mais nous, on propose des économies. Donc, on ne peut pas arriver, si vous voulez, devant les Françaises et les Français en disant « Ah bon, alors on s'est arrangé sur 20 milliards de déficit. » Ce n'est pas sérieux. Donc, nous, on propose des économies considérables, notamment sur l'immigration puisqu'on est sur le modèle social français et le modèle social français ne doit plus être la porte ouverte à l'immigration.

31:13
Présentateur

Elles sont tellement considérables qu'elles sont peu crédibles.

31:15
Jean-Philippe Tanguy

Eh bien, moi, je pense qu'elles sont parfaitement crédibles.

31:16
Présentateur

Surtout la première année,

31:17
Jean-Philippe Tanguy

voire la deuxième. Eh bien, je pense qu'elles sont parfaitement crédibles, Madame Martichoux. Et ceux qui nous critiquent sont ceux qui ont ouvert les portes, les frontières à l'immigration, qui ont tout donné. D'ailleurs, on voit, l'immigration, pardon, la religion. L'immigration est devenue la religion de tous ces gens. De qui ? Mais de la gauche et du centre. C'est-à-dire, c'est leurs bonnes œuvres. Ils se sauvent l'âme. C'est-à-dire, ils ont tellement fait de mal à la France qu'ils se rachètent une bonne pensée, une bonne conduite. Là, c'est vous

31:49
Présentateur

qui êtes dans la caricature.

31:50
Jean-Philippe Tanguy

Ah, mais pas du tout. C'est hallucinant. Hier, c'était hallucinant. On a parlé de restreindre l'AME, l'aide médicale d'État pour les clandestins, pour les personnes en situation irrégulière et bien c'était qu'une avalanche d'homélie, de moraline et de comportements complètement irrationnels. Humain ? Non, ce n'est pas humain de traiter mieux des gens qui sont en situation irrégulière qu'au traité des Français eux-mêmes. Par ailleurs, c'est la caricature en permanence puisque nous, on propose de remplacer l'aide médicale par l'aide médicale d'urgence qui permet de soigner les gens, évidemment, en urgence vitale ou qui ont des maladies contagieuses.

Mais entre être humain, respecter les valeurs françaises et être la porte ouverte à tous les abus. Je peux vous dire qu'il y a un monde et c'est le monde qui sépare le Rassemblement National des partis du système. Donc, comme il y a peu de chances que vos demandes soient adoptées,

32:41
Présentateur

votées, effectivement, à l'Assemblée, vous voterez contre aussi cette partie des dépenses. On a bien compris ça. Vote négatif. Après, le texte ira au Sénat et là, vous espérez que les sénateurs vont reprendre vos amendements puisque vous parlez par exemple de l'aide médicale d'urgence. Vous dites, on va compter sur les sénateurs parce qu'eux, ils vont voter cette mesure.

33:00
Jean-Philippe Tanguy

Alors, ce qui est vrai, c'est que les sénateurs sous l'égide de Bruno Rotaillot depuis des années ont repris cette mesure de Marine Le Pen de l'aide médicale d'urgence pour remplacer les médicales d'État. Mais il y a d'autres choses. Il y a les visas pour soins. Vous avez des Américains ou des Anglais qui viennent se faire soigner gratos en France. Ce n'est pas des personnes de ces pays qui sont capables de soigner leurs propres ressortissants. C'est un milliard pour les finances français. Vous avez plein de dispositifs de cette sorte.

C'est appliqué la norme en Europe parce que vous voyez les socialistes, les sociodémocrates au Danemark, ils appliquent exactement le programme de Marine Le Pen en France sur l'immigration. Donc, on voit bien que ce n'est pas une question de gauche ou de droite, en fait. C'est une question de gens qui sont capables de défendre leur pays, l'intérêt national. La justice, parce que moi, je considère que la justice, ce n'est pas offrir les mêmes droits aux gens du monde entier et aux Français. Vous dites quoi aux sénateurs ? Je leur dis respectez vos promesses. Appliquez enfin ce que vous dites dans les médias, ce que vous dites dans votre propagande électorale auprès des maires.

Faites ce que vous avez promis. Faites le boulot

33:56
Présentateur

qu'on n'a pas réussi à faire. Parce que ce qui est intéressant, c'est que le Rassemblement National à l'Assemblée, Alexandre, il n'est plus aussi central qu'il y a un an quand il a fait tomber Michel Barnier.

34:05
Intervenant

Oui, vous avez dit en introduction de l'émission que vous souhaitiez toujours la chute du gouvernement Le Cornu, mais on voit bien que le Parti Socialiste aujourd'hui est dans une position beaucoup plus conciliante avec le gouvernement, qu'il n'est pas du tout certain, voire même improbable, peut-être au final, qu'il vote la censure. Et donc, vous perdez en fait votre capacité de faire tomber ou pas le gouvernement. Marine Le Pen a beaucoup profité de cette situation auparavant pour donner, elle avait droit de vie et de mort quasiment sur les gouvernements. Ce n'est plus le cas. Est-ce que vous avez perdu la main tout simplement ?

34:35
Jean-Philippe Tanguy

Non, mais on n'a pas perdu la main. C'est un procès qu'on nous fait depuis un an et à chaque fois finalement le Rassemblement National est le premier parti. Objectivement, le premier parti de France représente le plus d'électeurs, représente le plus de nombre de députés. Donc, c'est notamment idéologique.

34:48
Présentateur

On parle de votre capacité à vous rappeler le geste de Marine Le Pen. Elle pouvait faire ça. Elle l'a fait il y a un an avec Michel Barnier. Là, vous voyez, ça ne passe pas.

34:59
Jean-Philippe Tanguy

Non, mais nous le faisons encore sur beaucoup de choses, sur beaucoup de projets. Par exemple, la politique de l'énergie aujourd'hui, elle est suspendue. Vous pourriez admettre que... Non, ce n'est pas vrai. Je n'admets pas les choses fausses, Madame Martichoux. La politique énergétique, par exemple en France, elle est suspendue parce que le Rassemblement National l'a fait suspendre et même encore aujourd'hui, plusieurs semaines après la fin du gouvernement Bérou, elle est toujours suspendue parce que nous faisons une pression politique qui permet d'éviter des milliards et des milliards de factures pour les Français. Mais même encore aujourd'hui, idéologiquement, de quoi on débat ?

On débat de la politique de l'immigration. On débat des économies qu'on peut faire par la suppression des agences parce que, par exemple, même le Parti Socialiste a repris nos propositions sur les agences.

35:35
Présentateur

Donc vous dites culturellement, comme on dit, vous avez gagné. La bataille culturelle.

35:39
Jean-Philippe Tanguy

Mais oui, nos propositions fiscales.

35:39
Présentateur

Mais vous n'avez pas gagné les votes.

35:41
Jean-Philippe Tanguy

Mais non, regardez-vous, tout à l'heure, vous nous avez fait le reproche de notre politique fiscale. Finalement, qu'est-ce qui a été mis en procès ? C'est les mesures qui étaient inspirées du programme du Rassemblement National. Ce n'est pas les mesures inspirées...

35:49
Présentateur

C'est de faire chuter le gouvernement. Vous l'avez dit tout à l'heure.

35:52
Jean-Philippe Tanguy

Notre premier but, c'est de défendre l'intérêt des Français et ça passe par la chute du gouvernement. Mais ce n'est pas les mesures... Regardez la taxe Zuckmann qui a occupé tous les médias pendant un mois. Elle s'est évaporée en quelques minutes à l'Assemblée Nationale et finalement, on a discuté des mesures budgétaires du Rassemblement National. Donc vous savez, à la fin, c'est comme les lois de la physique. C'est toujours le plus gros qui fait l'apesanteur et qui fait le débat. Donc c'est nous le plus gros.

36:13
Présentateur

Si le PLFSS n'est pas adopté, vous espérez dépôt d'une motion de censure et on revient à ce que vous réclamez, c'est-à-dire la dissolution. Absolument. Chute du gouvernement et dissolution. Absolument. C'est-à-dire que vous déposerez une motion de censure après le vote du PLFSS ?

36:28
Jean-Philippe Tanguy

Nous verrons si les situations évoluent parce que si les socialistes continuent à trahir et si les républicains ne sont pas cohérents, on verra ce qu'on fait.

36:35
Présentateur

Mais si le texte passe pour expliquer, la discussion continue.

36:41
Jean-Philippe Tanguy

Écoutez, ce sera la réalisation d'une autre prophétie de Marine Le Pen, à savoir l'UMPS. Aujourd'hui, ce n'est plus l'UMP, c'est LR, mais c'est ce parti unique qui est prêt à tout pour sauver leur siège contre l'intérêt national.

36:53
Présentateur

Pour donner un budget aux Français, les Français veulent un budget.

36:55
Jean-Philippe Tanguy

Pour donner un budget, madame Martichoux, ça veut dire quoi ? Donner un budget ? Si c'est un budget qui ruine la France et au moins les impôts.

36:59
Présentateur

S'il n'y a aucun budget, ça va aller très très mal.

37:01
Jean-Philippe Tanguy

Mais pourquoi ça va aller mal ?

37:02
Présentateur

Parce que la France sans budget, c'est le chaos, c'est la défiance de nos partenaires.

37:06
Jean-Philippe Tanguy

Mais ce n'est pas vrai.

37:07
Présentateur

Sans budget du tout ?

37:08
Jean-Philippe Tanguy

Mais non, on l'a vu l'année dernière, il y aura une loi spéciale, il y aura l'application...

37:13
Présentateur

Mais s'il y a une dissolution ?

37:14
Jean-Philippe Tanguy

Mais s'il y a une dissolution, tant mieux, ça permettra de voter pour une vraie politique de redressement. Il n'y aura même pas

37:18
Présentateur

de loi spéciale.

37:19
Jean-Philippe Tanguy

Madame, déjà, excusez-moi, le côté, c'est le chaos. L'année dernière, on nous a fait le coup avec Madame Borne qui avait dit aux Français s'il n'y a pas de budget, il n'y aura plus de carte vitale. Il n'y a pas eu de budget, il y a toujours eu les cartes vitales. Donc il faut arrêter de faire peur aux Français. Il y a plein de dispositions qui permettent à la France de tenir sans un mauvais budget. En Espagne, ça va faire trois ans qu'il n'y a pas de budget. Ils n'ont jamais eu autant de meilleurs résultats économiques et budgétaires sans budget. Comme quoi, il ne faut mieux pas de politique gouvernementale que des gens toxiques et dangereux.

Donc si le budget, c'est la hausse de 19 milliards des impôts sur le budget général, de 3 milliards de hausse de la CSG sur la sécurité sociale, des dépenses en voit-tu à voilà parce que les dépenses continuent d'augmenter de 28 milliards. Donc si c'est encore plus de déficit, plus de déficit commercial, plus de chômage, plus d'immigration, plus de n'importe quoi, il ne faut mieux pas de budget.

38:06
Présentateur

Je vous le dis tout de suite. Alors comme on essaie de comprendre, je pense qu'il y a beaucoup de Français qui se demandent aussi comment ça va se passer. Milieu de semaine prochaine, il y a effectivement le vote sur la partie dépenses du PLFSS. Il y a le vote global. Si effectivement le texte n'est pas adopté, vous espérez une motion de censure et vous espérez que cette censure soit votée et ensuite que le président de la République dise que ce n'est pas possible,

38:28
Jean-Philippe Tanguy

une solution. Absolument, puisque nous, on veut que les partis... C'est ça votre scénario ? Espérer. C'est le scénario espéré pour une raison simple parce que ça veut dire que les partis politiques assumeront ce qu'ils ont promis aux électeurs. Les Républicains vont-ils arrêter de cautionner ce que je vous ai dit ? 19 milliards d'impôts sur le budget général, 3 milliards de hausses d'impôts sur la sécurité sociale, des dépenses partout, 500 000 visas d'immigration supplémentaires, à l'insécurité. On a vu cette scène absolument épouvantable, ce clip qui a dégénéré avec un immeuble qui a pris feu. Heureusement, il n'y a pas eu de victime.

Bref, cette situation, pour le coup, de chaos, Mme Martichoux. En tout cas, c'est ressenti comme ça par beaucoup de Françaises et de Français.

39:05
Présentateur

Ils veulent la stabilité, les Français.

39:06
Jean-Philippe Tanguy

Ils veulent pouvoir retrouver leur pays. Et leur pays, et là, aujourd'hui, le pays dans lequel ils vivent n'est plus le pays qu'ils aiment. Donc vous déposez

39:12
Intervenant

une motion de censure prochainement, dans les jours qui viennent, le groupe RN ?

39:15
Jean-Philippe Tanguy

Je vous l'ai dit, ça dépend évidemment de l'équilibre d'efforts. Si vous voulez déposer une motion de censure comme le fait les filles depuis trois ans à tout propos, alors qu'on sait qu'il n'y a aucune chance que ça passe, en soi, ça peut marquer le coup si on l'utilise avec parcimonie. Mais là, pour le moment, il y a une censure il y a deux, trois semaines. Excusez-moi, on perd un peu la notion du temps en étant enfermés à l'Assemblée tout le temps. Et voilà, aujourd'hui, les LR, on l'a vu hier, les LR continuent à s'abstenir. Et il y a même des partis de gauche qui avaient voté la motion de censure qui ont trahi hier.

39:44
Présentateur

Non mais pardon, quel sera votre boussole ? Quels seront vos critères pour déposer une motion de censure la semaine prochaine ?

39:49
Jean-Philippe Tanguy

C'est que soit envoyer un signal très fort aux Françaises et aux Français pour montrer la trahison des autres partis, LR et les gauches, soit voir qu'il y a un changement dans l'attitude de LR qu'on espère, peut-être, et espérer une censure. Et moi, vraiment, j'en appelle au groupe politique Les Républicains sur la dérive qu'ils constatent, d'ailleurs qu'ils constatent, même qu'ils prennent la parole pour le dire en séance à l'Assemblée nationale, la dérive des impôts qui n'est pas tolérée et surtout l'absence de dépenses.

Alors là, ce qui m'inquiète, c'est que c'est vrai qu'en ce moment, on voit les dépenses en commission finance, en petit comité, c'est vrai que c'est un peu à côté des grands débats, il n'y a que le Rassemblement national qui propose des économies, des économies massives de plus de 20 milliards d'euros, comme vous l'avez dit tout à l'heure, il n'y a que nous. C'est un peu triste parce que les Républicains, soit ils ne sont pas là en commission, soit ils ne proposent pas d'économies. Alors le pompon, c'est quand même les amendements d'économies qui sont déposés en théorie et en pratique, il n'y a personne pour les défendre et encore moins pour les voter.

40:39
Présentateur

Le message matin, CLR ne fait pas d'économies contrairement à son programme. Je le constate,

40:44
Jean-Philippe Tanguy

tout le monde peut aller voir les amendements qui sont déposés, alors il faut un peu de courage parce qu'il y en a plusieurs centaines, mais vous verrez que nous, on propose ce qu'on a promis aux Français, donc plus de 20 milliards d'économies sur les agences, sur l'immigration, sur l'Union européenne, sur la mauvaise dépense et puis il y a les Républicains qui malheureusement ne progressent pas d'économie.

41:00
Intervenant

Même avec les Républicains, vous n'avez pas une majorité pour faire tomber le gouvernement.

41:02
Jean-Philippe Tanguy

Non, mais il y a les Insoumis, on sait qu'ils voteront... Les Insoumis, on sait qu'ils voteront... Ils ne votent pas voter. Bien sûr, à vous. Mais ils en déposeront une, on les connaît par cœur. Voilà, bon, on peut compter sur eux pour la censure, c'est la seule chose pour laquelle on peut compter sur eux d'ailleurs. Bon, mais vous voyez, mais il y a même pire que ça. C'est-à-dire que sur deux missions, par exemple, l'aide au développement, l'action extérieure de l'État, les Républicains, ils ont voté entre 800 millions et 1,5 milliard de dépenses supplémentaires. Alors, ce n'est pas les Républicains, c'est un député républicain, mais il n'y avait personne pour venir le contredire.

Il n'y avait que nous pour baisser la dépense.

41:30
Présentateur

On avance très vite parce qu'il nous reste très peu de temps. Arlette, un sondage nous a frappé ce matin. Il est Ipsos BVA et Jordan Bardella. Il passe de loin, Marine Le Pen ? devant Marine Le Pen sur le souhait de voir l'un ou l'une accéder à la présidence de la République. Est-ce que vous pensez que finalement, les Français ont intégré l'idée que Marine Le Pen ne pourrait pas être candidate à l'élection présidentielle et que tout naturellement, il se tourne vers Jordan Bardella ?

41:59
Jean-Philippe Tanguy

Non, je ne pense pas d'ailleurs. Sinon, Marine Le Pen ne serait pas deuxième parce qu'elle est quand même dans tous les sondages malgré toutes les attaques injustes qu'elle a subies. Elle reste très haut dans l'ensemble des sondages et tous nos adversaires aimeraient bien être aussi à un tel niveau qu'elle. Voilà. Donc c'est la compétence

42:14
Présentateur

de Jordan Bardella, sa jeunesse, son dynamisme qui est plébiscité selon vous ?

42:19
Jean-Philippe Tanguy

C'est les qualités évidemment de Jordan Bardella. Oui, il est 37, 33, il y a 4 points. Il est en tournée pour la promotion de son deuxième ouvrage qui démarre très bien et que j'invite... Vous l'avez lu ? Je n'ai pas encore eu le temps de le lire avec les débats budgétaires mais j'invite tous ceux qui veulent s'intéresser... Vous ne l'avez pas encore lu ? Ah non, mais moi je... Ah pardon,

42:36
Présentateur

alors on est un peu surpris quand même.

42:37
Jean-Philippe Tanguy

Non, c'est-à-dire que quand vous siégez 14 heures par jour sur le budget, moi je veux bien mentir aux Français et faire croire que je l'ai lu. Ce n'est pas le genre de la maison et Jordan le sait très bien. Donc je le lirai quand tout ça se sera calmé avec bonheur. Mais je ne vais pas mentir, moi je ne mens pas. J'ai beaucoup de défauts, beaucoup de défauts mais je ne suis pas un menteur et je ne vais pas faire croire aux gens que j'ai eu le temps de lire ce livre alors qu'on fait 14 heures de travail par jour. Voilà, ce ne serait pas sérieux. Donc je le lirai avec bonheur quand tout ça se sera un peu calmé. Mais comment dire...

43:02
Présentateur

Jordan Bardella en tout cas, superstar dans ce sondage, 4 points devant Marine Le Pen. On est très fiers. Qui a d'ailleurs une phrase qui nous a frappés ?

43:09
Intervenant

Oui, alors on sait que Jordan Bardella cite souvent Nicolas Sarkozy comme un modèle d'inspiration, de stratégie politique. Mais Marine Le Pen estime que de s'en référer à Nicolas Sarkozy, c'est une erreur de jeunesse. Est-ce que vous êtes d'accord avec elle pour dire que c'est une erreur de jeunesse de Jordan Bardella ?

43:26
Jean-Philippe Tanguy

Moi, je n'ai pas eu connaissance de cette phrase. Une interview, non ? Ah, vous, je n'ai pas vu. Mais ce qui est vrai, c'est que si vous voulez, c'est que les expériences ne sont nécessairement pas les mêmes. Moi, par exemple, pour moi, Nicolas Sarkozy, c'est la trahison du référendum de 2005. Moi, j'étais avec Nicolas Dupont-Aignan à l'époque. Il y a eu un schisme à l'UMP à l'époque au sein des droites gaulliennes avec Nicolas Sarkozy. Donc c'est pour moi, Nicolas Sarkozy, c'est un adversaire politique interne au sein...

43:51
Présentateur

Vous ne seriez pas allé voir à l'ensemble des droits.

43:53
Jean-Philippe Tanguy

Si, parce que c'est intéressant, mais je serais aussi allé voir tout président de la République qui vous fait le...

43:57
Présentateur

Oui, mais on parle de Nicolas Sarkozy qui est un modèle pour Jordan Bardella. C'est pas un modèle pour vous ?

44:01
Jean-Philippe Tanguy

Non, mais vous pouvez avoir... Quelqu'un ne peut pas être un modèle et vous pouvez apprécier ou, comment dire, avoir envie d'avoir un échange avec quelqu'un qui a une telle expérience. Par exemple, j'ai rencontré, j'ai eu l'honneur de rencontrer Jean-Pierre Chevènement qui n'est pas du tout de ma famille politique qui est l'orée de la gauche.

44:15
Présentateur

Je suis souverainiste tous les deux. Vous partagez des idées, quand même.

44:18
Jean-Philippe Tanguy

D'accord, mais enfin, c'était un honneur de rencontrer Jean-Pierre Chevènement quelquefois.

44:22
Présentateur

Pour vous, Nicolas Sarkozy égale trahison ?

44:24
Jean-Philippe Tanguy

Pour moi, oui, mais c'est ce que je voulais dire. C'est-à-dire, c'est aussi une vie. C'est l'expérience personnelle. La jeunesse de Jordan Bardella fait qu'il n'a pas été dans ce combat-là. Donc, il a une vision de Nicolas Sarkozy qui est évidemment différente, qui est celle du mandat, de son mandat à la tête de l'État. Et c'est la vie. Marine Le Pen, moi, je suis dans les combats de Marine Le Pen, parce qu'on a connu ce combat. Alors, pas dans la...

44:42
Présentateur

Alors, Marine Le Pen, juste un mot. Bastien Auger nous rejoint. Pardon. Bastien Auger nous rejoint pour ces questions. Mais, encore une fois, c'est intéressant. Dans Causeur, Marine Le Pen affirme qu'elle jetterait l'éponge en cas de confirmation, Jean-Philippe Tanguy, de son inéligibilité en appel. Vous m'entendez ? Ah, pardon. Vous m'avez écouté ? Non, non, c'est à vous. Dernière question, Bastien. Mais très vite, parce que Bastien va prendre la parole. Marine Le Pen qui affirme qu'elle jettera l'éponge en cas de confirmation en appel de son inéligibilité. C'est nouveau ? Vous confirmez ?

45:14
Jean-Philippe Tanguy

Marine Le Pen avait déjà exprimé cette position dans le Figaro. Voilà, c'est ça. Elle ne l'avait jamais dit publiquement jusqu'alors. C'était des échos. Là, elle le dit publiquement. Marine Le Pen est, sans doute, objectivement, sans doute la personnalité politique la plus courageuse du paysage politique français. Donc, moi, je suis vraiment très fier d'être à son service dans ce combat. Mais, de toute façon, cette question ne se posera pas, car puisqu'elle est innocente, son innocence sera reconnue. Voilà, ça ne me fait pas rien.

45:42
Présentateur

Si ça n'était pas le cas, vous pouvez pas me l'envisager.

45:43
Jean-Philippe Tanguy

C'est le cas puisqu'elle est innocente et que j'ai encore un peu confiance dans la justice de mon pays. Mais si je réponds à la Marseille... Ça, c'est de la langue de bois. C'est pas de la langue de bois. C'est que non, je n'accepte pas.

45:50
Présentateur

Parce que la question de la condamnation de Marine Le Pen, l'éligibilité, se pose. Je comprends, vous disiez qu'elle est innocente. Mais au cas où...

45:59
Jean-Philippe Tanguy

Elle en a tiré les conséquences elle-même. Mais puisqu'elle le sait qu'elle est innocente, c'est la première à le savoir.

46:04
Présentateur

Et donc, elle se retira à profiter le gendarme.

46:05
Jean-Philippe Tanguy

C'est la première à le savoir. Oui, mais vous considérez qu'elle va être condamnée. Enfin, vous vous rendez compte ? C'est-à-dire qu'elle condamne les gens avant le procès. Elle-même évoque cette hypothèse. Excusez-moi, moi, je vous écoute beaucoup et ce n'est pas de la flatterie. Toutes les chaînes françaises, tout le temps, Marine Le Pen n'est jamais considérée comme potentiellement innocente. C'est quand même incroyable. Elle est toujours présumée coupable alors que je vous rappelle qu'elle est présumée innocente.

46:22
Présentateur

Elle va vous en faire à nous. Bastien, oui.

46:24
Jean-Philippe Tanguy

Non, c'est que toutes les hypothèses, c'est toujours qu'elle va être condamnée. Moi, je pense que l'hypothèse, c'est qu'elle va être jugée innocente puisqu'elle est innocente.

46:29
Intervenant

Bonjour, Jean-Philippe Tanguy. Bonjour. Je vais vous demander, s'il vous plaît, des réponses très courtes. Je vous en supplie. Première question sur l'accord avec le Mercosur. Plusieurs syndicats agricoles sont en colère cette semaine après les propos d'Emmanuel Macron depuis le Brésil. Il ouvre la porte à un soutien de la France à cet accord de libre-échange où jamais on estime que nos filières sont en danger. Est-ce que vous, vous dites qu'avec de telles clauses de sauvegarde, on peut être rassuré et soutenir cet accord ?

46:58
Jean-Philippe Tanguy

Non, c'est un mensonge. C'est une traîtrise d'État. Et en fait, il va faire avec le Brésil ce qu'on voit avec Chahine. Donc, ce sera des importations frauduleuses de produits que les riches français ne voudraient pas manger. Donc, on fera manger aux catégories populaires et moyennes ce que M. Macron n'accepterait pas de manger lui-même.

47:15
Intervenant

Deux questions très courtes là aussi sur votre parti. D'abord, je vous propose de regarder cet homme. Vous le reconnaissez ? Ah, pas du tout. C'est votre candidat. Le candidat que vous soutenez à Bastia. Oui, je ne me demande jamais. Il s'appelle Nicolas Battini. Et je vous pose une question sur lui parce que c'est un leader nationaliste avec lequel votre parti s'est allié. Mais il se trouve qu'il a fait de la prison pour une tentative d'assassinat en 2012. Est-ce que ça veut dire que la doctrine de Jordan Bardella selon lequel il faut avoir un casier judiciaire vierge pour représenter le parti est caduque ? Il a payé sa dette à la société. D'accord. Donc, pas de soucis pour soutenir.

Très clair. Deuxième question sur un article de nos confrères de Mediapart qui ont révélé un dîner en octobre dernier entre David Rachlin, le vice-président de votre parti et maire de Fréjus, et Logan Dijan qui est un militant néo-nazi selon le journal qui explique qu'il assume de porter des tatouages par exemple avec des symboles SS. Votre parti n'a pas réagi à ces accusations. Donc, est-ce qu'aujourd'hui vous avez une réaction et est-ce que David Rachlin peut rester vice-président du Rassemblement national ?

48:17
Jean-Philippe Tanguy

Écoutez, je découvre cette information. Je n'ai pas du tout d'informations à ce sujet. J'ai beaucoup de circonscription sur les enquêtes de ce journal. Donc, vous estimez qu'il peut rester vice-président du parti ? Non, mais je n'ai pas du tout. Je n'ai aucune information. Je le découvre. Il n'y a pas eu de démenti du parti ? Oui, mais moi, vous savez, je ne me prononce pas sur les accusations de mes adversaires. J'ai confiance dans mes amis. D'accord. Vous pensez que c'est faux ? C'est souvent faux, là.

48:41
Présentateur

Non, pas toujours.

48:42
Jean-Philippe Tanguy

Pas toujours, mais souvent.

48:44
Intervenant

En tout cas, il y a eu une enquête et il n'y a pas eu de démenti, ni de l'intéressé, ni de votre parti. Dernière question. On commémore le triste anniversaire cette semaine des 10 ans des attentats du 13 novembre. Les autorités disent que la menace reste très présente. Il y a eu six tentatives d'attentats qui ont été déjouées cette année. Selon le ministère de l'Intérieur, encore récemment, on a appris que trois femmes suspectées de préparer un attentat ont été mises en examen. Est-ce que tous ces attentats déjoués vous font dire que, quand même, la France est mieux armée qu'avant pour lutter contre le terrorisme ?

49:15
Jean-Philippe Tanguy

Mieux armée, je ne sais pas. En tout cas, je félicite et j'admire, j'ai toute mon admiration pour les services de police, de sécurité, de renseignement qui nous protègent contre les fanatiques. Permettez-moi d'avoir une pensée pour les victimes de l'attentat, en tout cas de l'attaque qui s'est produite à Oléron, notamment de notre collaboratrice et amie qui a été gravement blessée dans cette attaque. Ce que je déplore, c'est que l'idéologie islamiste n'est toujours pas déclarée comme illégale et interdite dans notre pays, alors que c'est l'adversaire principal.

Et tant que nous n'aurons pas déclaré l'islamisme comme une idéologie à combattre par tous les moyens, nous serons affaiblis et toutes les compétences et tout le courage de nos services de sécurité n'y suffiront pas. Merci. Merci.

49:55
Présentateur

Un petit mot de l'état de santé de la collaboratrice en question ?

49:58
Jean-Philippe Tanguy

Je réserve à la famille le soin de communiquer, mais nous pensons fort à elle.

50:03
Présentateur

Toute dernière question, mais alors une seconde. Oui. Vous avez peur que le Rassemblement national devienne un parti de droite libérale ? Là, dans ce cas,

50:09
Jean-Philippe Tanguy

vous quitteriez ce parti ? Je n'ai pas peur puisque Jordan Bardella et Marine Le Pen... N'est pas de droite ? Non, mais ils sont d'une vision gaullienne de la société et de l'économie.

50:20
Présentateur

Donc c'est devenu... C'est le parti gaulliste maintenant ?

50:21
Jean-Philippe Tanguy

Je crois, oui. Sincèrement, je le crois. Je crois. Je crois que c'est dans la tradition française et qu'on a renoué avec cette droite gaullienne, cette droite bonapartiste qui, depuis la Révolution française, a joué un rôle unique, effectivement, en Europe. C'est de la captation des héritages. Là, vous avez raison. C'est que c'est aux Françaises et aux Français qui jugeront si nous sommes dignes de cet héritage. Ça, c'est vrai. C'est à eux de décider de nous identifier comme gaulliens. C'est pas à nous de le dire.