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Conférence de pressefranceinfo (sur YouTube)· 22 octobre 2026 17 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéInstitutions & électionsSolidarités & familleEurope & international

"En démocratie, un chef de l’État défiant à l’idée de manifester c’est problématique" (Béligh Nabli)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse partielle

    Comment analysez-vous d'un point de vue sécuritaire les annonces du président sur les manifestations ?

  • 2:03OuverteRéponse directe

    Quelle analyse politique faites-vous des propos du président de la République ?

  • 4:34RelanceRéponse directe

    Est-ce que vous êtes d'accord avec l'analyse liberticide soulevée par Béligh Nabli ?

  • 6:45RelanceRéponse directe

    Comment pondérez-vous la nuance liberticide avec la réalité des violences ?

  • 9:41OuverteRéponse directe

    Ne pas opposer sécurité et liberté de manifester, est-ce possible selon vous ?

  • 12:28RelanceRéponse directe

    Les interdictions de manifester calment-elles les colères selon vous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Fait
    « Les manifestations seront interdites quand elles ne sont pas demandées par des organisations syndicales dans les prochains jours, dans les prochaines semaines. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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Voilà pour la prise de parole très courte du président de la République à l'issue du conseil de sécurité qui s'est tenue ce matin à l'Élysée avec peut-être deux choses très importantes à retenir et dont on va parler avec nos invités, nos experts, les manifestations seront interdites quand elles ne sont pas demandées par des organisations syndicales dans les prochains jours, dans les prochaines semaines. C'est ce qu'a dit le président de la République. Quand les organisations syndicales proposent des tracés, demandent des manifestations, là elles seront examinées, là il y aura des discussions qui seront ouvertes. Noémie, comment vous analysez ça d'abord d'un point de vue sécuritaire là et on parlera du politique après. On l'entend hein. Ce que souhaiterait

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Emmanuel Macron, c'est qu'il n'y ait pas de manifestation dans les jours qui viennent. Vraiment, on comprend que dans la mesure du possible, il dit si on peut éviter de manifester pour qu'il y ait un retour au calme, c'est mieux. Maintenant, si des organisations syndicales sérieuses qui apportent des garanties déposent des demandes, il le sait, ça ne peut pas être interdit sans être motivé. Donc, il dit dans ces cas-là, on les autorisera, mais les préfets proposeront des parcours alternatifs pour protéger les centres-villes. Donc, on devrait moins voir des parcours un peu classiques, traditionnels et et peut-être plus des parcours en périphérie pour éviter les dégradations et pour protéger les commerçants. En revanche, L'illustration de ça, pardonnez-moi,

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mais c'est peut-être justement ce qui s'est passé il y a quelques instants à Paris. L'illustration de cette discussion sur un parcours et d'autoriser ou non une manifestation. On peut peut-être rappeler deux deux demandes décla enfin deux déclarations déposées en en préfecture, l'une par la coordination des des gilets jaunes notamment et et inter-fac Île-de-France avec un tracé Bastille Opéra qui a été refusé par la préfecture de police de Paris et un autre tracé déposé par la CGT Bastille Nation qui via Picpus donc il faudrait qu'on regarde sur un sur une carte exactement ce que ça implique, mais sans doute de passer par des des artères moins commerçantes qu'habituellement parce que sinon Bastille Nation c'est assez assez classique. Ça ça a été validé. Donc

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vraiment on essaie de ménager le droit à manifester qui est un droit constitutionnel tout en envoyant des gages aux commerçants dans la mesure du possible. Ne manifestez pas dans les prochains jours et sinon il faut que ce soit vraiment extrêmement encadré. Analyse politique Serge Simino sur les propos du président de la République. Bah toute une partie on pouvait s'y attendre, c'est un rappel un petit peu de de ce qui a pu être la faillite du gouvernement le weekend dernier donc il l'a rappelé il a il est revenu assez vite là-dessus mais il n'allait pas s'étendre. Une information c'est qu'il y aura un conseil de défense demain donc dimension un peu plus large que le conseil de sécurité puisque sans doute le débat autour des ingérences étrangères peut aussi s'inviter

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là-dessus mais clairement c'est ce qu'il dit sur la différence entre les deux débordements, c'est-à-dire il parle d'actes politiques et séditieux qui voulaient mettre la République à mal et puis des actes de délinquance faisant référence cette fois-ci aux casseurs et aux pilleurs. Pour le reste c'est un président qui est dans le même état d'esprit euh que celui d'hier au Qatar, c'est-à-dire j'avais donné mes consignes, je continue à dérouler ma feuille de route et je suis là pour veiller à tout cela. Pour autant moi je trouve à titre personnel qu'il manque une projection. Mais pourquoi il manque une ? Parce que la grande inquiétude c'est que il y a une méconnaissance malgré tout de ce qui peut se passer samedi. Parce que on dit on interdit les manifestations qui ne sont pas

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portées par des gens légitimes. Il faudrait déjà le définir mais on sait que l'apanage des gilets jaunes ça a été de faire des manifestations non déclarées à plusieurs endroits différents et tout. Et ça c'est la crainte pour le maintien de l'ordre. Donc je pense que cette volonté d'interdire tout ce qui ne serait pas syndical et on le rappelait à un moment où il n'a jamais trop appuyé sa politique sur les corps intermédiaires. Clairement il s'appuie là-dessus. Mais il faut quand même rappeler, il en a été témoin comme ministre mais aussi comme président de la République, que même quand des syndicats encadraient des manifestations, les lois travail mais aussi les 1er mai qu'on faillit être empêchés par des black blocks, c'est compliqué à amener. Donc c'est cet

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enjeu-là qui est en en cours. Pas trop de solennité mais un peu de fermeté, mais avec un manque de projection parce que clairement tout ce qui pèse sur eux cette semaine, la fin de semaine, c'est bien évidemment la question sécuritaire. Et un dernier point, il renvoie aux négociations, aux discussions sur le côté revendications qui ont commencé commencé à se mettre en place un mois après le début des événements si on parle que des lycéens. Et l'analyse sur ce qui a été dit par le le président de la République sur cette question des manifestations. On interdit quand on estime que ce ne sont pas des personnes légitimes qui déposent la demande, on examine si ce sont les syndicats. Ça, vous le lisez ? C'est trop approximatif et il y a un potentiel liberticide incontestablement.

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De toute façon, il y a un ce qui se dégage de de l'intervention, c'est une forme de défiance par rapport au droit de manifester. On a bien senti, il y avait même la gestuelle qui a accompagné le discours. Et en même temps euh les syndicats, ils leur interdisent pas euh de manifester. Donc enfin, il peut pas d'ailleurs. Oui mais ça n'existe pas cette distinction en droit. Euh le droit de manifester, c'est un droit fondamental protégé par notre Constitution à travers en fait la liberté d'exprimer ses opinions tout simplement qui est constitutive de ce qu'on appelle la démocratie. Donc là, si on a un chef de l'État qui commence à exprimer encore une fois de par presque sa posture euh défiance à l'égard à l'égard du fait de manifester ses opinions en démocratie, je trouve ça problématique

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tout simplement. Euh d'autant plus que le distingo qu'il fait ne tient pas a priori et qu'il ne peut pas le systématiser. Euh qui est légitime ou illégitime et qui euh habilité à définir précisément l'organisateur légitime. C'est très approximatif euh et c'est problématique. Alors d'autant plus encore une fois que cette défiance à l'égard de du droit de manifester, bon, on l'a déjà constaté dans la ou à travers la doctrine du maintien de l'ordre. Celle qui s'est imposée depuis 2016 et qui consiste pour les forces de l'ordre à aller au contact physique avec euh à l'endroit des des manifestants. Euh euh avec les conséquences qu'on connaît,

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c'est-à-dire une forme de d'in- d'indiscrimination par rapport à l'usage de la force, un usage qui parfois est disproportionné. Ça donne quoi in ? Je j'ajoute que en plus tout cela s'accompagne d'une judiciarisation euh du maintien de l'ordre, c'est-à-dire que il y a une le une euh le le le recours à la garde à vue est massif, il y a des records sont sont battus actuellement. Et donc ça donne quoi in ? Euh ça donne une dissuasion d'aller manifester. Et donc ça c'est problématique parce que ce n'est pas tout totalement nouveau, ça ne date pas du 17 octobre, ça remonte, encore une fois, à un changement de doctrine et entre le discours présidentiel et la doctrine du maintien de l'ordre, encore

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une fois, on a quelque chose qui est euh de nature à dissuader d'aller manifester et qui est donc de nature liberticide. Est-ce que vous êtes d'accord avec ça euh ? La dissuasion euh d'aller manifester et cette défiance euh à à à la manifestation euh de la part du gouvernement euh que que soulève Belyr ? J'ai envie de vous faire une réponse de Normand. Je je je serais tenté en en en en restant sur un un terrain juridique bien sûr de d'adhérer à à l'analyse qui vient d'être faite, mais c'est peut-être faire abstraction aussi du contexte politique et social, c'est-à-dire de la brutalisation du débat public euh depuis euh bah quelques années, qui n'est pas simplement imputable, il faut quand même

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le rappeler à Emmanuel Macron et à et à ce qu'on appelle la Macronie. Euh on peut lui reprocher évidemment d'avoir eu une réponse autoritaire voire autoritariste par rapport à tout ce qu'ont été les mouvements sociaux de sa présidence, mais il faut rappeler aussi que et nous l'avons dit que c'est y compris les manifestations encadrées par les les syndicats ont dégénéré du fait d'une minorité de l'ultra-gauche effectivement anti-républicaine et anti-démocratique. Ce sont des ennemis de la démocratie, je pense qu'il faut le il faut le dire et que tous les partis politiques seraient euh bien honorés de de de de le dire et euh et ce qui n'est pas toujours le le cas

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d'une manière très très très très claire et que et que il y a aussi cette ce ce ce ce cette nouveauté qu'on n'a jamais connue dans les grands mouvements sociaux, ces phénomènes de pillages qui sont des des des choses tout à fait inédites. Ce qui veut dire que euh on peut considérer effectivement euh voir une nuance liberticide dans le discours de d'Emmanuel Macron, mais que j'ai quand même envie de pondérer par la réalité des choses et surtout, et ce sera mon mon dernier mot, euh par la perception que les Français se font de des événements car euh aussi bien euh les Français euh soutiennent les revendications, les manifestations qui se sont euh produites, aussi bien condamnent-ils très fermement euh ces ces pillages et ces violences. Ce qui

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veut dire qu'ils ont besoin que l'autorité suprême, le pouvoir présidentiel, euh manifeste une fermeté par rapport à ces à ces à ces phénomènes. Donc vous voyez, ce que je veux dire par là, c'est que le l'équilibre, il est quand même fragile. Le le on est sur un fil entre le respect euh de cette de ce droit de manifestation et la nécessité aussi de rassurer une grande partie des Français. Pourquoi les ? Parce que sinon, euh vous savez où ils vont, bah ils vont voter pour le Rassemblement National. cet équilibre là, et je vais vous donner la parole aussi à Serge Simono également, euh dont on parle depuis des jours, on on on le voit euh se dessiner là avec cette déclaration euh d'Emmanuel Macron, c'est un équilibre politique euh qui peut être dangereux pour le

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gouvernement mais aussi plus largement pour la société française et c'est pour ça qu'il est extrêmement important. La question de la sécurité face à la question de la liberté de manifester. En fait, c'est ça qu'a posé à nouveau presque le président de la République. les opposer. Oui, mais c'est ce que lui a fait. Je suis en train de dire que c'est ce qu'il a fait. Donc c'est ça qui nous questionne aujourd'hui. et non pas opposer. Mais sauf que c'est pas lui qui l'a posé, c'est la réalité des choses. Puisque les manifestations ont dégénéré en pillages et en Alors c'est là où vous êtes pas d'accord, je crois. plus d'une défaillance précisément. En même temps, il reconnaît qu'il y a eu défaillance. Sans cette défaillance, est-ce que précisément on n'aurait assisté à un tel de tels ? Non.

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Pas à ce niveau. Ça c'est une Sinon il reconnaîtrait pas sa part de responsabilité, peut-être pas personnelle mais en tout cas la part de responsabilité de l'État. En tous les cas, je pense que là vous avez bien résumé l'enjeu d'une certaine manière, à savoir ne pas opposer sécurité et liberté de manifester. Les deux sont fondamentaux. Naturellement. Là-dessus on est complètement d'accord. Mais je répète pour lui en particulier et l'appareil gouvernemental, c'est de concilier, de nous permettre à la fois d'être en sécurité et pas seulement les commerçants, je dirais. Oui, l'ensemble de la société est concerné par la sécurité et l'ordre public et de l'autre une liberté fondamentale. Sinon là, on va s'habituer à l'idée suivant laquelle notre démocratie ben elle peut très bien

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se passer de du droit de manifester. Jean Garrigues et ensuite Serge Chimino. Sauf que je répète, ce qui s'est passé manifeste une un courant de dislocation du de notre société, de nos de nos valeurs, de ce qu'est le vivre ensemble républicain même si c'est une une expression un peu un peu valise aujourd'hui et il faut réfléchir à ça. Pourquoi ? Trouver les les les explications, elles sont profondes et complexes mais il faut aussi essayer de retisser cette ce vivre ensemble républicain et ça passe peut-être aussi par la dimension d'ordre qui a toujours été celle des républicains depuis Georges Clemenceau et même de dans dans Jaurès qui était pas du tout pour pour pour l'anarchie. Donc je veux dire que

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soyons assez prudent quand même dans la condamnation de d'un d'un pouvoir liberticide et cetera. On est dans des dans des circonstances très particulières et avec une attente d'une grande partie des Français euh justement sur cette sur cet équilibre entre liberté et sécurité. Serge Chimino. Oui et c'est c'est très intéressant mais clairement euh la démonstration de force du côté des forces de l'ordre samedi est aussi une démonstration de faiblesse parce que les interdictions de manifester euh on peut considérer que le président de la République veut sortir le pays de la sidération de samedi. Là-dessus je je vous rejoins. Mais pour autant calmer la rue de cette manière-là ne calme pas les colères. Et cette réponse-là euh on ne l'entend pas. Alors c'est difficile de

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marcher sur deux jambes dans la période qu'on traverse, vous avez raison et qu'il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain. Mais pour autant euh les interdictions de manifester présentées comme elles le sont par le président de la République en disant "Le mieux ce serait quand même d'éviter de manifester euh sauf si les syndicats reprennent la main." Ce qui sera fait le 5 novembre dans un tout autre contexte. Mais euh euh c'est ça euh aujourd'hui la difficulté du président de la République, c'est de reprendre la main sans envoyer un message euh à vers ceux qui sont en colère quels qu'ils soient, des lycéens, des étudiants, ceux qui veulent se battre contre la vie chère et ça c'est très compliqué. C'est pour ça que je euh J'ai pas entendu dans sa bouche euh "Je

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vous interdis de manifester." Je vous déconseille de manifester et cetera. Il déconseille les manifestations non autorisées. Il me semble que c'est le respect de la loi. Quand on est euh Pardonnez-moi monsieur, simplement pour reprendre ses propos, il dit quand même à un moment la recommandation générale c'est pas de manifestation en France pour que le calme soit là. Euh il y a il y a quand même cette idée-là euh ça c'est une phrase qu'a prononcée le président de la République. Juste pour finir euh c'est que c'est le président de la République dont on parle, c'est pas nos avis entre nous et on se rejoint sur certains points. Mais clairement, il doit quand même à son niveau assurer la possibilité de manifester et les consignes qu'il donne là d'une certaine manière et on comprend

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tout à fait le climat actuel. Mais il se doit d'être au-dessus de cela. Je pense, c'est mon mon regard d'un président de la République en général. Et là, je pense qu'on est que sur un pied, celui du maintien de l'ordre. Je sais que ma position va va va être minoritaire sur tout ce sur sur cette chaîne. Mais mais euh c'est normal d'ailleurs, mais mais je répète que recommander n'est pas interdire et que euh on peut imaginer, je le répète par rapport à ce qu'est la l'opinion de la majorité silencieuse qui existe aussi dans ce pays. C'est c'est pas simplement les les les le petit monde médiatico-politique français euh par rapport à à à cette population là qu'il faut entendre et que Emmanuel Macron justement n'a jamais entendu suffisamment. Il il y a aussi cette

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préoccupation de l'ordre. Alors, je vous rejoins, peut-être que la la la formulation est inquiétante, peut-être qu'elle qu'elle tire vers le le liberticide, ce que je ne crois pas d'ailleurs. Je pense pas que nous sommes dans une République liberticide, je pense pas que Macron est un apprenti dictateur ou un ou un Orban en en puissance. Mais si vous voulez aller dans ce sens, je je peux je peux le concéder, mais je vous le répète, c'est peut-être un discours aussi qui est attendu par une partie des Français. Ce qui est certain, c'est que ce discours-là, il il fait débat. La preuve sur ce plateau et c'est ça aussi qui est intéressant. Euh Bélir Nabi, ensuite Noémie Schulz pour compléter, allez-y. Oui, encore une fois, il s'agit pas de de qualifier Emmanuel Macron en tant que tel, c'est

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juste le spectre qui se dessine et le risque qu'il prend en tenant ce type de discours. Moi, je me permets de souligner ce risque liberticide même si effectivement, on n'a pas encore basculé vers la la Hongrie ni la Hongrie de Orban ou ou d'autres régimes. Il n'empêche, mieux vaut être aussi préventif sur ce plan-là si on est attaché à la démocratie. Euh d'autant plus que quand même ce qui est assez remarquable avec cette séquence, c'est que comme on l'a fait, c'est qu'on a d'une certaine manière réduit les enjeux à la dialectique sécurité liberté, mais tout cela a a quand même commencé par un mouvement social incarné par des lycéens des jeunes lycéens, des étudiants qui ont eu des revendications très claires, très précises

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et à l'égard desquelles finalement euh on a du côté gouvernemental, on ne peut pas dire que la réponse fut aussi claire, aussi consistante et à la hauteur. Bah, il y a a priori pas de réponse en tout cas de réponse politique, c'est ce que disent les lycéens et les étudiants, c'est ce qu'ont dit aussi hier les syndicats. Exactement, si ce n'est quelque chose qui ressemble au au cahier de doléances qu'on avait opposé aux gilets jaunes. Hmm hmm. Avec cette plateforme, ce qui a illustré à nouveau un sentiment de déconnexion. On avait une colère qu'on peut considérer comme légitime parce que finalement la colère lycéenne, elle était elle exprime bah précisément la la promesse républicaine, l'égalité devant le service public de l'enseignement supérieur, la qualité du

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service public et cetera. Et de l'autre, on a eu comme réponse gouvernementale incarnée par le ministre de de l'éducation, finalement on renvoie une expression, une plateforme numérique qui est une réponse très macronienne. Au-delà des des cahiers de doléances, on a un instrument numérique de déconnexion encore une fois entre le politique et et les citoyens.