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InterviewAurore Bergé· 29 juillet 2025 10 minComplaisantActualité / polémiqueBudget & impôtsTravail & emploiRetraitesÉconomie & entreprises

Aurore Bergé sur France Info TV 8h30 - 16 juillet 2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Comment qualifiez-vous ce budget ? Est-ce un budget d'austérité, de rigueur, de sang, de larmes ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Il y a une année blanche, un gel des prestations sociales et des pensions. Ça touche tout le monde, y compris les plus modestes. C'est pas injuste ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Pour les retraités, c'est une double peine : année blanche et fin de l'abattement de 10%. Est-ce que c'est pas excessif ?

  • 6:00RelanceRéponse partielle

    Une année blanche, c'est pas une solution minimaliste ? Ça fait pas une politique économique ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Les Français sont-ils prêts à renoncer à des jours fériés ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Votre budget égalité femmes-hommes est aussi au régime sec. C'est un régime de faveur ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00Aurore BergéFait
    « L'année blanche, ça veut dire que les Français toucheront exactement la même chose l'année prochaine que cette année. »
  • 9:00Aurore BergéFait
    « Sous le général de Gaulle, le 8 mai n'était pas férié. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour Hurore Berger. Bonjour. Hier, le premier ministre présentait les grandes orientations de son budget.

Il a frappé fort un plan sur 4 ans avec pour 2026 près de 44 milliards d'euros d'économie à faire. On va entrer dans le détail de ce budget. Mais d'abord comment vous le qualifiez ?

Est-ce que c'est pour vous un budget d'austérité, de rigueur, de sang, de larmes ? Non, je crois que c'est un budget de combat. un budget de combat qui dit la vérité aux français, la vérité sur l'état des comptes, la vérité sur la dette, la vérité sur des choix qu'on doit faire ici et maintenant parce que si on prend pas cette direction maintenant, alors ce sera de l'endettement supplémentaire pour nos enfants, ce sera de l'impôt supplémentaire et ce sera surtout une crise que la France risque de connaître parce que la France ne sera plus jugée crédible.

Donc on est au combat. Je disais que François Baou a tapé fort. Il y a notamment cette année blanche, c'est-à-dire un gel de toutes les prestations sociales et des pensions, du barême de l'impôt sur le revenu, des salaires des fonctionnaires sans tenir compte de l'inflation.

Ça touche donc tout le monde, y compris les plus modestes. C'est pas ça le problème. Je crois qu'on a démontré, en tout cas le premier ministre a démontré qu'il fallait que l'effort concerne l'ensemble des Français.

Et c'est ça qui est important, ce qui aurait été jugé injuste, c'est que l'État déjà ne prenne pas sa part. L'État prend l'essentiel de la part dans l'effort euh qui est ensuite demandé aux Français. Il y aura le non remplacement d'un fonctionnaire sur tr économies, il y aura une baisse de dépenses, il y aura 3000 fonctionnaires euh dont les emplois ne seront pas périnisés dès l'an prochain.

Il y aura ensuite l'année d'après, le non remplacement d'un fonctionnaire sur trois en fonction des secteurs qui sont jugés comme étant stratégique ou moins stratégique vis-à-vis de l'État. Il y aura le travail demander de longues dates sur les agences et sur les opérateurs de l'État. Ce qui est très important, c'est d'abord l'État prend sa part avant de demander au français euh qui a en effet une logique des formes et d'effort partagé qui ne cible pas spécifiquement un tel ou un tel.

Est-ce que pour les retraités, c'est pas un petit peu double dose puisque il y aura à la fois la fin de l'avattement de 10 % pour les professionnels pour les frais professionnels qui va être remplacé effectivement par un forfait, mais aussi effectivement cette année blanche concernant leurs pensions. L'année blanche, ça veut dire que les Français toucheront exactement la même chose l'année prochaine que cette année. Il y aura pas de baisse, il y aura exactement la même chose dans un moment où en plus l'inflation est très basse.

Elle est à moins de 1 % moins de 1 % d'inflation. Donc les Français gagneront exactement la même chose, les retraités et vous savez que les pensions de retraite, on a été extrêmement précautionneux pour protéger au maximum les retraités. Là, on est dans une logique qui nécessite un effort collectif.

Quant à l'abattement de 10 %, moi c'était une proposition que j'avais formulé dès le budget précédent quand Michel Barnier était premier ministre. Donc moi, je pense que c'est une proposition de justice fiscale, de justice sociale qui est de dire quoi ? Qui est de dire on ne supprime pas toute la mesure, on fait un forfait, un forfait de 2000 € par an. par retraiter pour soi-disant faire près professionnel.

Donc en fait, c'est un abattement pour de 2000 € par retraité. Et oui, ça veut dire que ça bénéficiera plus aux retraités modestes et aux classes moyennes qu'à ceux qui ont plus de moyens. C'est-à-dire au-delà de 20000 € de retraite par an qui correspond à un niveau de retraite important dans notre pays.

Là, oui, il y aura une petite mise à contribution. Sur la philosophie générale, est-ce qu'une année blanche, c'est pas totalement minimaliste ? En fait, c'est ça fait pas une politique économique, une année blanche, il y a pas de réforme structurelle.

Est-ce que c'est pas une solution paresseuse ? Ben déjà, vous avez vu qu'il y a un éventail de solutions. C'est ça qui était aussi très important.

C'est-à-dire qu'il y a pas une seule mesure quand on parle de 43,8 milliards d'euros euh d'effort et de réduction de la dépense, l'année blanche c'est 7 milliards. Donc c'est un morceau important mais c'est pas le seul. C'est pas le seul.

Il y a notamment des enjeux de réforme structurelle. Raison pour laquelle on a annoncé qu'on relançait les négociations sur l'assurance. C'était une demande très forte de mon groupe politique de Renaissance parce que nous avions engagé ce débat et vous avez vu que la question du travail, elle est au cœur au cœur des réflexions évidemment sur la manière avec laquelle on doit à la fois réduire la dépense et augmenter aussi les recettes de l'État. on augmentera les recettes de l'État parce que on travaillera tous, c'est-à-dire ceux qui sont plus éloignés de l'emploi, taux d'emploi des femmes, taux d'emploi des seigneurs parce qu'on travaillera plus aussi tout au long de l'année.

Ça c'était extrêmement important et parce qu'on travaillera mieux puisqu'il y a aussi cette réflexion sur les conditions de travail. On va travailler plus puisque François Baot a annoncé la suppression de deux jours fériers, le lundi de Pâqu et le 8 mai. Est-ce que vous pensez que les Français ils se sont prêts à ça ?

C'est sûr que si vous demandez aux Français, est-ce que vous êtes prêts, oui ou non à renoncer à un jour férier spontanément ? J'entends bien que c'est pas forcément la mesure la plus populaire. Par contre, je pense que c'est une mesure qui est nécessaire parce qu'on a besoin de travailler plus.

On a besoin qu' a plus de recettes, qui a plus de cotisation et donc qui a un effort collectif qui soit mené. Après sur le 8 mai, le lundi de Parque, premier ministre a dit que c'était des options qui étaient sur la table. Donc s'il faut revoir tel ou tel jour, c'est pas tellement la question qui est posé.

Il en propose deux. Est-ce que ça veut dire qu'on pourrait tomber d'accord le parlement sur un seul jour férier ? Moi je pense qu'il faut tenir sur les deux jours fériers parce qu'encore une fois c'est pas une coquetterie de notre part, c'est nécessité de comment vous assumez à la fois la réduction de la dépense et surtout l'augmentation des recettes parce que quand on travaille tous, quand on travaille plus, on augmente les recettes, on augmente les cotisations et donc on est un pays qui au lieu de s'appauvrir au contraire s'enrichit et c'est ça dont on a besoin.

Et quand vous entendez les les arguments de Jordan Bardella qui dit que c'est une attaque contre notre histoire, nos racines et contre la France du travail, qu'aucun député Ren n'acceptera cette mesure qui pour le RN et pour Jordan Banala relève de la provocation. Donc brandit déjà la censure. C'est c'est mal parti le j'entends les les attaques nombreuses qui existent soi-disant sur les références historique autour du 8 mai.

Je rappelle que sous le général de Gaulle, le 8 mai n'était pas férier. J'ai l'impression pourtant qu'il avait largement pris sa part dans le combat contre le nazisme dans notre pays. Donc vous voyez, faut être faut raison garder peut-être dans les les attaques qui sont portées.

Après sur le risque de la censure, on a toujours su qu'il y avait un risque de censure. Et donc il y avait deux options. Manquer de courage.

Moi, je préfère faire partie d'un gouvernement qui ne manque pas de courage, qui assume d'avoir en effet une présentation d'un budget qui est un budget de combat quitte à prendre le risque de la censure parce que moi, je veux pouvoir dire la vérité au français, qu'on puisse dire la vérité à nos enfants, à nos petits-enfants, à nos entreprises. Et aujourd'hui, on a dit la vérité au français sur la nécessité de la réduction de la dépense publique sur laquelle encore une fois l'État est le premier à prendre sa part. quiit à fracturer y compris le bloc central notamment républicain les républicains qui sont pas très chauds concernant l'année blanche et et puis moi c'est pas ce que j'ai entendu hier alors Laurent Voquier n'est que le patron effectivement des des républicains à l'Assemblée nationale mais enfin il n'était pas spécialement chaud sur cette on n pas entendu Bruno Rota et nous nous étions tous autour de la table hier avec le premier ministre ensuite y compris les ministres qui sont membres des républicains notamment je dire le premier d'entre eux c'est-à-dire celui qui est le prés président du parti, je n'ai entendu aucune critique sur la question sur la blanche ni sur la taxation des plus hauts revenus avec cette contribution de solidarité.

Les républicains cette contribution de solidarité, elle avait été portée par Michel Barnier lui-même et je crois qu'il appartient toujours à la même famille politique, c'est-à-dire LR. Donc on a juste reconduit pour un an mesure qui avait été prise sous Michel Barnier, l'ancien premier ministre membre des LR. Donc la question, elle est surtout comment nous on fait bloc, on fait bloc derrière un budget auquel on croit, un budget qui est courageux et un budget qui est nécessaire.

Donc, on parlait des budgets du budget, l'État qui qui va serrer la ceinture. Concernant votre budget, celui de l'égalité entre les femmes et les hommes et la lutte contre les discriminations, lui aussi va être au régime sec où vous avez eu un régime de faveur ? C'est pas un régime de faveur.

C'est un vrai choix politique qu'a fait le gouvernement. C'est-à-dire que le budget sera maintenu, sera même en légère augmentation pour financer l'aide universelle d'urgence qui permet aux femmes victimes de violence d'avoir une aide financière immédiate qui est délivrée entre 1 et 3 jours par les CAF. Donc ça veut dire qu'il y a on ne rogne pas sur les dépenses qu'on a jugé comme étant déterminantes et essentielles de la même manière qu'on se réarme en terme de souveraineté et que c'est la première chose qui guide la construction de ce budget. la volonté du président de la République de doubler l'effort euh vis-à-vis de nos armées entre 2017 et 2027.

Et bien sur des budgets dont on estime qu'ils sont indispensables en terme de solidarité, notamment sur la question de l'égalité, bien on n'y touche pas. Euh un dernier mot en en présentant à un tel budget, est-ce que François Boy joue pas un peu les camicas ? Est-ce qu'il peut éviter une censure avec cette diète budgétaire ?

Écoutez, ça la réponse, ce sont les partis d'opposition qui l'ont. Moi ce que j'attends et ce que j'espère c'est que maintenant au-delà de commenter notre budget, ils nous proposent des alternatives. Ils veulent faire où des économies ?

Parce que la question elle est là. On peut pas accepter d'en s'endetter plus dans notre pays et on ne peut pas alourdir la facture fiscale pour les Français. Ceux qui disent "On va alourdir de 15 20 milliards d'euros la facture fiscale ment au français et appauvrirait le pays." Donc où font-ils des efforts ?

Où demandent-ils des efforts aux Français ? C'est ça la question leur dit "En dévoie l'automne, donnez-nous vos propositions maintenant. que vous avez la copie du gouvernement.

Elle n'a jamais été présentée aussitôt en amont du débat budgétaire à l'Assemblée nationale et au Sénat. On continue à être à l'écoute de l'ensemble des groupes politiques qui sont représentés à l'Assemblée au Sénat. Encore faut-il qu'il y ait des propositions, des contrepropositions, des contrebudgets qui soient présentés.

Maintenant, c'est aussi le temps pour les oppositions de présenter leurs propositions. Merci beaucoup Berger. Bonne journée à vous.

He merci beaucoup Alix. Merci d'avoir été invité de la matine.