Le discours de Marine Le Pen pour son départ de la tête du RN
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Mes chers amis, très chers amis militants du Rassemblement National, 2011-2022, il y a 11 responsabilités de conduire notre mouvement. Le valeureux et déjà ancien Front National était alors, il faut bien le dire, convalescent. Mal remis de l'effondrement électoral de 2017, il apparaissait comme un parti que les forces installées avaient enseveli d'opprobre et injustement couvert de flétrissures. Un parti qu'une histoire tourmentée lui avait infligé. Un parti, certes, rescapé des durs combats menés, mais qui s'y était en grande partie épuisé.
Ce parti avait évidemment des défauts, mais il avait eu le mérite du patriotisme, quand l'heure était à l'abandon, le mérite du pour les commentateurs politiques et médiatiques de fuir les réalités. Le courage physique, quand il fut tant de fois la cible de violence et même de violence d'État. Il a eu surtout le mérite de se dresser inlassablement contre tous les totalitarismes. Le communisme jusqu'en 1989, puis le mondialisme après la chute du mur, lorsque le capitalisme est devenu fou. L'islamisme, quand dans le sillage de la révolution obscurantiste iranienne, cette idéologie totalitaire et meurtrière a répandu ses pratiques barbares sur le monde et dans nos rues.
En 40 ans de combat, le Front National a su mettre au cœur du débat public toutes les grandes questions politiques qui pointaient, faisant émerger les thématiques fondamentales des temps qui venaient, avant que les autres n'aient eu le courage d'en parler, ou même simplement la lucidité de les percevoir. L'immigration, dès les années 70. La question de l'unité de la nation débat malheureusement tranchée par l'exaltation des communautés, qui débouche aujourd'hui sur ce que le président de la République lui-même appelle le sécessionnisme. Le fiscalisme, qui a fait tant de mal à l'initiative, à la créativité, à la productivité.
La crise de l'État, un État soit trop pesant, soit trop absent, un État toujours au mauvais endroit. La mondialisation dont on nous professait, souvenez-vous, contre l'évidence qu'elle serait heureuse. L'ensauvagement de la société qui voit s'installer aujourd'hui une violence endémique. La laïcité, valeur centrale de la République, abandonnée par ceux qui prétendaient la défendre. Les atteintes à la souveraineté française par une construction européenne, qui dérive d'un fédéralisme vers un impérialisme maintenant assumé. Nous avons eu... J'ai pris la présidence de notre mouvement avec beaucoup de révérence, devant la tâche déjà accomplie.
Avec la conscience que ce qui avait été réalisé, fait immodérer de la patrie, par dévouement à la France et à son peuple. J'ai repris le flambeau avec humilité, devant l'héroïsme de quatre décennies de combats épiques, et j'ose dire pour certains, héroïques. Je l'ai recueilli avec respect, avec la conscience des sacrifices de vie, de confort, d'accusations injustes, qui avaient été consentis par ceux qui avaient ouvert une voie, qui avaient ouvert la voie, au premier rang desquels, Jean-Marie Le Pen. Mais en prenant entre mes mains, cette petite édition m'avait fait l'honneur de me confier, je n'ignorais pas combien elle vacillait.
Le moindre souffle, la moindre fausse manœuvre, le moindre ajournement aurait suffi à l'éteindre définitivement. Ce chemin qui avait été si péniblement défriché, il fallait pouvoir y engager le peuple français. Il fallait donc l'élargir, le pavé, l'éclairer, pour emmener notre famille politique, je l'ai dit pour le jubilé, de l'espoir au pouvoir. Une gageur. L'histoire dira, si nous l'avons relevé. Qu'il me soit ici permis de remercier du fond du cœur, ceux qui ont été de ce combat dès le début, et en réalité, je l'avoue, dès 2002, avec la réactivation de Génération Le Pen. Mes remerciements qui n'étaient pas de cet engagement originel, mais l'ont rejoint.
Tous ensemble, nous avons été unis dans le combat, et par l'amour de notre peuple. C'est le signat de cette cause qui nous dépasse tous, cette cause qui est la plus belle des causes. Je le dis avec modestie, parce que l'œuvre est collective. C'est, dans ce paysage bipolaire de la Vème République, d'avoir construit et affirmé une force politique qui ne se plie dans le regard condescendant des anciens grands partis, un quelconque adoubement. Notre famille politique s'est affranchie de son rôle de supplétif, de marche-pied de ses partis connivants, arrogants et moralisateurs, responsables de la situation du pays. Nous courons dans la victoire des idées nationales.
Nous constituons une force nationale qui fonde son action, non sur une analyse économique, le marxisme ou le capitalisme, qui engendre du côté gauche la haine de la réussite, et du côté droit le mépris de classe, mais autour de l'idée fraternelle et fédératrice de nations. Parce que notre seule boussole est la patrie. Entre nous et la droite d'argent, chacun le sait aujourd'hui, il n'y a pas une différence de degré, mais une différence de nature. Les hommes et les pays ne sont pas au service de l'économie, mais l'inverse. Nous ne sommes pas un peu plus que la droite, ou à la droite de la droite, nous sommes ailleurs que la droite que nous défendons.
Elle n'est pas celle de la gauche que nous connaissons et que nous subissons, évidemment. La gauche, elle cherche à maintenir les gens dans l'asservissement, dans la dépendance à l'état que crée la pauvreté. Et au nom d'une générosité pleine des terres, avec notre argent, à réduire la France à n'être que le guichet social du monde. Nous, nous voulons émanciper les travailleurs par une juste rémunération de leur travail. Nous voulons donner à chacun la chance de réussir en assurant l'égalité des chances et dans l'épanouissement de tous, le soutien de la collectivité nationale.
Mais nous voulons aussi garantir à tous les enfants de France, et notamment aux plus vulnérables, mais aussi aux plus éloignés, et je pense à nos compatriotes d'outre-mer, la dignité et le droit à la protection, et ceux qui ne le seraient pas. Si je voulais résumer, mes amis, ce que nous sommes, nous sommes les défenseurs du peuple et les défenseurs de tous les peuples. Respect des identités. Alors l'identité, ça recouvre deux réalités. L'identité, c'est ce qui fait, au plus profond de nous, les individus que nous sommes.
Mais l'identité, c'est aussi le creuset commun de la culture reçue ou adoptée et transmise, qui nous rend proche les uns des autres et nous fait considérer tous les patriotes, quels qu'ils soient, d'où qu'ils viennent, comme les membres d'une même grande famille. C'est de cette identité personnelle que découle le respect de soi et la fierté des siens. C'est dans cette conscience nationale que se fortifie la fraternité authentique sans laquelle il n'est pas de solidarité vraie et durable. La France, vous l'avez compris, c'est d'abord pour nous un acte d'amour. A l'évidence, sur la scène politique, nous sommes les seuls à porter ce message.
Durant cette dernière décennie, peu de vilainies nous ont été épargnées par certains de nos adversaires, peu regardants, nombreux. Et les derniers jours, on n'a encore donné un aperçu marquant. Des persécutions judiciaires au montage médiatique, des tentatives d'asphyxie financière à la privation des moyens techniques de fonctionnement comme l'effacement soudain sans aucune raison légale de nos comptes bancaires. Valéran, bien entendu, s'en souvient. Combien de fois avons-nous entendu les représentants du camp du bien affirmer très sentencieux à propos d'autres pays que les persécutions contre l'opposition, ça ne se fait pas ?
Force est de constater que certains d'entre eux n'auront reculé devant aucun mensonge, aucune déloyauté, aucune manœuvre, aucune honte. Vous savez, nous n'avons pas pour habitude de nous lamenter sur l'adversité. L'adversité, il faut davantage lui faire face et la combattre que la commenter et la subir. Nous savons qu'elle existe dans la vie et encore davantage dans la vie politique. Toutes ces années, ces années d'engagement et de combat nous ont appris à supporter le poids de l'injustice et de la calomnie, le poids du mensonge et de la falsification. Je n'y reviendrai pas.
Ceux qui croyaient nous infliger des coups mortels, comme ceux qui ont tant de fois publié notre avis de décès, ont vu leur espérance se briser. La morale leur donnait tort, l'histoire n'a pas même pour eux de ressentiment. Leur déception d'avoir échoué nous suffit. Pour autant, je tenais à le dire publiquement. Ma famille, comme d'autres familles, qui furent engagées dans l'aventure, ont vécu parfois non sans difficulté toutes ces années. Pour ces sacrifices endurés, je veux avoir aujourd'hui une pensée aimante et reconnaissante pour elles.
Ces difficultés, nous en avons triomphées collectivement, grâce à la discipline et la cohésion de nos militants, grâce à leur abnégation et leur détermination, grâce aussi, je tiens à le dire, au soutien indéfectible à la cause de nos donateurs et prêteurs, auxquels je veux à tous ici adresser le témoignage de notre particulière gratitude. Moi, je n'ai pas la mémoire courte. Je sais que sans eux, l'histoire se serait sans nul doute arrêtée. Sans eux, nous n'aurions pas eu les moyens de nous présenter aux élections, de développer nos campagnes, de financer nos réunions publiques. Jamais ils n'ont failli. Ils ont toujours répondu présents.
Ils ont toujours été là, comme des anges gardiens, attentionnés du mouvement. Les mécènes de l'action nécessaire, le socle indestructible sur lequel nous avons posé nos appuis, le front a combattu, mais l'arrière a tenu. Que vos applaudissements témoignent, mes chers amis, notre reconnaissance collective pour ces acteurs anonymes mais déterminants du combat, chers adhérents. La feuille de route sur laquelle vous m'aviez choisi pour la présidence du mouvement comportait une double mission. Un mandat gigogne, en quelque sorte. L'affirmation du projet national en France et en Europe et une refondation fonctionnelle et politique du mouvement.
Comme dans toutes les communautés humaines, un parti n'échappe pas à la règle. Il est toujours difficile de bousculer les routines installées, de dépasser la facilité du mimétisme, de sortir des chemins tracés par les habitudes, même lorsque parfois elles ne mènent nulle part. Nous avons dû contredire les voix, y compris chez nous, qui s'enivraient de leur insidieux esprit de défaite, ce qui est, je vous le dis selon moi, pour un patriote, la pire des inconduites.
Nous avons renversé la tendance douillette pour certains, mais inféconde pour tous, d'entretenir des nostalgies compassées, des visions dépassées, des combats d'arrière-garde, d'absurdes postures de témoignages au nom d'un prétendu panache aussi inapproprié qu'inconvenant. Il a fallu aussi, et j'en assume l'entière responsabilité, se départir de certaines indulgences moralement et donc politiquement inacceptables, des indulgences qui auraient été coupables si elles avaient été tolérées.
Vous noterez que durant toutes les crises qui ont jalonné cette période, des gilets jaunes ou du Covid, pour ne citer que ces exemples, nous ne nous sommes jamais départis d'une attitude digne et respectueuse de nos institutions républicaines. Jamais nous n'avons cautionné la politique du pire qui est la pire des politiques. Nous aimons trop notre pays pour nous adonner à cet exercice destructeur. Un parti n'est pas une fin en soi, parce que seul compte la France, mais il est le moyen de réaliser les grands objectifs que nous nous sommes fixés pour le pays. Je crois pouvoir dire que nous avons réussi la mue que nos électeurs attendaient du mouvement national.
Le Front National est devenu le Rassemblement National et a fait entrer le mouvement national français de plein pied dans le XXIe siècle. Il est en mesure aujourd'hui d'offrir au pays un projet d'alternance réfléchi, viable et complet. Dans notre fonctionnement interne, nous avons rompu, parfois avec une excessive verticalité de décision pour favoriser l'esprit participatif et l'initiative de terrain. Sur le fond, nous avons, j'ose le croire, introduit une approche plus pragmatique en sachant entendre notre électorat et rapprocher nos pratiques, notamment de gestion municipale, des réalités du terrain.
Le changement de nom pour lequel, je vous l'avoue maintenant, il a quand même fallu beaucoup argumenter en interne, apparaît pour tout le monde aujourd'hui comme une évidence. C'est une victoire collective parce que ce passage très symbolique mais éloquent du Front au Rassemblement, vous l'avez permis par votre vote éclairé. L'une de mes plus grandes fiertés aura été de faire émerger une nouvelle génération de cadres et d'élus, souvent jeunes, des citoyens engagés, tous de grands talents, issus de tous les milieux, de tous les territoires, de toutes les origines. Le magnifique groupe parlementaire Rassemblement National, avec ses 89 députés, atteste de cette vitalité.
Nos parlementaires qui s'illustent par leur tenue et leur dynamisme, ils constituent l'incarnation vivante et bien vivante de l'émergence de cette nouvelle élite politique qui s'apprête à exercer les responsabilités. Une nouvelle élite qui ne descend pas par l'ascenseur des incubateurs de l'oligarchie mais qui monte du peuple. Sipo et bien sûr nos maires nous font honneur assiduité par la défense intelligente, juste et mesurée du bien public. Projet politique.
En ces temps que nous pressentions de transition, dans ces moments que nous s'avions suspendus à un point de bascule dans ce calme apparent qui précédait pour le pays, le continent et le monde, la tempête de l'histoire qui pointait au loin, il nous fallait savoir nous réinventer. Puiser dans l'énergie de nos convictions et de notre inextinguible amour de la France la force de concevoir le projet national du nouveau siècle. un discours apaisé et optimiste, un projet abouti et fédérateur qui permette à notre peuple de retrouver la confiance en lui et au pays le goût de renouer avec sa vocation à la puissance, à la grandeur et au rayonnement.
Sur le fond, nous avons occupé le terrain des idées en continuant de faire émerger les nouvelles thématiques encore et toujours et les nouveaux concepts qui structurent chaque jour davantage la vie politique. Le localisme, le patriotisme économique, la démétropolisation, la souveraineté, la sécurité numérique de la France, la souveraineté alimentaire, l'indépendance sanitaire, la lutte contre l'extraterritorialité du droit américain. Nous avons, de surcroît, remis à l'honneur la puissante vision diplomatique du général de Gaulle fondée sur le triptyque constance, indépendance, équidistance.
Vous avez bien compris que tous ces changements internes et extrêmes, toutes ces nouveautés conceptuelles ne constituent aucunement des abandons, des reniements ou des bifurcations contre nature. Ils sont autant de précisions, d'apports, autant d'ajustements indispensables, d'évolutions qui sont nécessaires. Ce travail de doctrine, cette émergence de cadres spécialisés comme l'esprit de responsabilité qui anime notre mouvement sont la preuve de la maturité, d'un rassemblement national refondé et rajeuni. Un grand mouvement populaire qui s'affirme chaque jour davantage comme un véritable parti de gouvernement, le parti du gouvernement de demain.
S'assassions à deux second tours présidentielles successifs, en nous plaçant en tête de l'élection européenne et en érigeant le RN comme la première force d'opposition parlementaire le 19 juin dernier, les Français sont venus nous dire qu'ils appréciaient cette régénération politique dont nous avions été capables. Plus largement au plan des idées, nous avons, j'en ai la conviction, gagné la bataille idéologique, celle qui précède toujours les victoires politiques. Rappelez-vous en 2011, le fringant Nicolas Sarkozy avait été élu, le socialisme paradait la bien-pensance de l'immigration soi-disant choisie d'ailleurs et la mondialisation heureuse se portait en bandouillère.
L'ordre ancien, cet ordre politique syndical, social, hérité de la guerre apparaissait immuable et sur le front politique, rien ne semblait pouvoir contrarier l'inexorable mouvement de balancier droite-gauche, droite-gauche. La mondialisation se présentait comme un horizon indépassable, l'Union européenne comme la promesse de progrès, de prospérité, de paix, la libre circulation comme un dogme théologique inviolable et sacré. Le prix à payer pour vivre dans ce décor idéal était la survie de nos nations, notre maintien en tant que peuple, ce prix, nous n'avons jamais été disposés à le payer.
On n'a pas voulu sacrifier l'héritage de nos aïeux, le bien-être de notre peuple et l'avenir de nos enfants à cette vision frelatée du monde et de l'homme. Cet homme nouveau, un simple agent économique que nos adversaires voudraient réduire aux fonctions de producteurs et de consommateurs. Et parce que nous avons foi dans la liberté de l'homme, dans sa capacité de choisir son destin, de décider pour lui-même et pour les siens, nous savions que ce qui nous était présenté comme le mouvement de l'histoire pouvait être contrarié, repensé, réorienté.
Nous croyons que l'histoire s'écrit de la main des hommes, idéologiques au mondialisme des forces politiques traditionnelles, y compris gaullistes d'ailleurs. Nous avons théorisé, nous étions bien seuls, souvent critiqués, parfois moqués d'ailleurs. Notre première victoire est je crois d'avoir imposé cette grille de lecture novatrice, l'affirmation d'un nouveau clivage fondamental, le clivage national-mondialiste. Et aujourd'hui, pardon, mais sauf pour quelques nostalgiques des années 80, la recomposition politique ne fait plus de doute. Le duel globaliste contre localiste, le débat entre nationaux et mondialistes a eu définitivement raison du clivage droite-gauche.
Nous, nous avons toujours su, mes chers amis, qu'à un vent, pour que reflote fièrement nos drapeaux nationaux, pour que l'idée de la diversité des peuples et des gens retrouve enfin sa bienfaisante vitalité, pour que l'homme attaché à sa famille, à sa culture, à son pays, l'homme de quelque part soit par rapport à l'homme de nulle part réhabilité. Nous n'avons jamais douté que l'inspiration nationale qui nous animait serait la condition du redressement. Et le Rassemblement national se trouve au cœur de cette recomposition et ce nouvel ordonnancement politique auquel il a participé et dont il est aujourd'hui l'une des deux options.
Et en même temps que nous formalisions le bouleversement du paradigme politique, nous avons su, je crois, appuyer, renforcer notre doctrine en faisant reposer notre projet sur trois piliers, comme les trois piliers d'un pont qui relierait les deux rives droite et gauche d'un fleuve, le régalien en portant la question de la nation, de l'État, de la sécurité intérieure et extérieure et de l'identité française, le quotidien en portant la question sociale de la protection des plus exposés et de la défense de la fraternité nationale, le citoyen par le respect de la volonté populaire et par extension par la défense de la souveraineté nationale et de l'indépendance de la France.
Quand je vois le chemin parcouru, les résultats obtenus, je crois pouvoir dire qu'en ces dix années, mes amis, la maison commune qu'a le Rassemblement national a pu voir ses fondations consolidées, ses murs porteurs redressés, sa charpente édifiée et le toit protégé. Or, bien sûr, tout n'a peut-être pas été parfait. Mais, vous le savez, rien, ni personne n'est parfait. Et l'histoire nous jugera à l'aune du chemin parcouru, en termes politiques et stratégiques, comme en termes d'image ou de nombre d'élus. Mais je le sais, il reste encore beaucoup à faire. J'en suis consciente et sachez-le, je ne quitte pas la présidence de notre mouvement pour partir en vacances.
Je reste plus que jamais mobilisé. Il n'y aura pas de repos pour moi, comme pour chacun d'entre nous, que lorsque nous aurons redressé le pays, pour l'avenir, pour le mouvement comme pour la France, il va de soi que je sœure. La cause nationale auront besoin de moi. Il était sain de laisser la place. Il était sain de faire monter les talents dont j'ai parlé tout à l'heure, des figures nouvelles qui vont montrer à nos compatriotes la formidable richesse humaine que constitue notre rassemblement.
en décombattant pour certains jeunes mais déjà aguerris, des citoyens, encore une fois, engagés qui vont apporter à l'action politique leur énergie, leur enthousiasme, leur prêcheur, leur savoir-faire. Je les accompagnerai avec l'affectueuse attention de quelqu'un qui les aime comme une famille et souhaite pour eux le meilleur et pour le pays la réalisation de leurs rêves militants. Vous, les militants, les adhérents à l'occasion de ce congrès, vous avez voté pour élire les personnalités qui présideront au destiné du parti. Bravo d'abord pour cet exercice démocratique qui s'est déroulé de la plus belle manière qui soit. Cette sérénité est aussi la preuve d'une grande maturité.
Ceux qui ne sont pas élus doivent accepter les votes exprimés. Ceux qui le sont ne doivent jamais oublier que la première règle demeure la fraternité militante. Chacun doit avoir d'être à son poste avec humilité et dévouement, avec la volonté de servir et la détermination de vaincre, avec l'intime conviction que la cause est égaux, nos destins personnels et même nos personnes. Ne jamais perdre de vue que l'unité française qui constitue l'âme de notre projet exige de savoir accueillir tous les patriotes d'où qu'ils viennent et de proposer au pays un grand projet fédérateur.
La tâche au sein du parti sera de parfaire l'organisation des structures internes, de poursuivre les formations de chacun à tous les niveaux et bien sûr de préparer et conduire les batailles qui viennent, les sénatoriales, les européennes, les municipales, les régionales et les départementales et si entre-temps il n'y a pas une dissolution. Sinon, il faudra aussi préparer des législatives et même prêts à tout moment évidemment à exercer le pouvoir.
Cela existe trois impératifs du travail si ce n'est dans l'ordre et à l'heure où la situation semble échapper à nos dirigeants où les bruits de guerre se rapprochent sans que le souvenir de la tragédie de 14 ne dissuade les irresponsables imprécations bellicistes. Jamais le Rassemblement national n'a été aussi nécessaire. Jamais n'a été si actuel un message qu'on croyait du siècle dernier emprunté à un autre front et qui est le nôtre, la paix et la liberté.
J'ai eu l'occasion lorsqu'en bien des occasions la France dans sa longue histoire s'est trouvée au bord de l'abîme sont sortis du peuple des hommes et des femmes pour susciter le sursaut éveiller chez les français l'instinct vital de la nation et conduire le pays sur le chemin du redressement. Notre génération se trouve à l'heure d'un de ces rendez-vous qui décide du sort du pays. Je vous le dis avec gravité qui mènera ce combat si ce n'est pas nous ? Dans le renseignement la philosophe Simone Veil engagée dans la France libre déclarait en 43 en écho à la pensée gaulliste l'unique source de salut et de grandeur pour la France c'est de reprendre contact avec son génie au fond de son malheur.
Au moment où le pays doute face au tourment et retournement du monde au moment où la situation semble échapper à des dirigeants dépassés au moment où il nous revient d'affronter les grandes transitions du temps des Français se souvenant du génie de leurs aïeux reprenant confiance dans leur capacité à décider de leur destin sont appelés à se mobiliser. C'est ce que je vous appelle à faire autour des instances que vous avez choisies pour présider à l'avenir de notre mouvement et à qui je confie aujourd'hui l'outil de notre liberté de notre unité et de nos résultats futurs l'outil le plus précieux qui soit le Rassemblement National Véritable
Marine Le Pen