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Podcast / conversationfranceinfo (sur YouTube)· 8 octobre 2026 26 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsRetraitesÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

"Édouard Philippe ne veut pas de rupture avec le macronisme" (Thomas Legrand)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 54 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:07OuverteRéponse partielle

    Édouard Philippe doit-il conquérir le reste de la droite ?

  • 3:35OuverteRéponse partielle

    Se hisse-t-il à la hauteur d'un chef d'État ?

  • 4:57RelanceÉludée

    Qu'est-ce que partager pour être français ?

  • 5:37RelanceRéponse partielle

    Comment répondre à la demande d'ordre des Français ?

  • 6:16OuverteRéponse directe

    A-t-il fendu l'armure ce soir ?

  • 8:17RelanceÉludée

    Peut-on croire à une rupture avec le macronisme ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:35Fait
    « Il a une approche très pompidolienne du rôle du chef de l'État. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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avoir l'identité fière et vous me disiez en écoutant Édouard Philippe en fait c'est vivre ensemble il le dit il explique c'est ce qu'on vit ensemble c'est nos projets et en fait c'est la République c'est ça la France la République c'est on est français parce que c'est un projet et on n'est pas fr un français de de 3 jours ou un français de de cinq générations est français la République citoyen français c'est pas dans le sang dans le ça ça s'érite peut-être ou ça se mérite mais c'est pas dans le sang dans la couleur c'est pas dans la religion Ala, ce qui ne veut pas dire qu'on a pas des évidemment des racines chrétiennes. Évidemment, Alain Diamel, il a veillé à parler à la gauche sur ces questionsl à votre avis ? Ah, il a il avait envie de parler à tout

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le monde, c'est-à-dire à son électorat naturel dont je ne dis pas qu'il lui est acquis mais mais qu'il a une préférence en tout. Donc la droite. Voilà. Oui, mais il pourrait pas parler à la gauche si jamais s'il avait fait sur l'identité autre chose. Et et si je peux te continuer bien sûr Alain si je peux continuer euh il avait envie de dépasser son électorat naturel. Moi, c'est ce qui me frappait le plus là, c'est que il s'adressait pas au français de droite ou au français de centre, il s'adressait au français et il voulait donner le sentiment qu'il était, j'allais dire déjà, qu'il se présentait comme celui qui avait envie de devenir

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un symbole d'unité. Moi, c'est ce que c'était le message que j'entendais en tout cas. Mais mais dans à cette à ce stade de la campagne, son match, son son la compétition se joue davantage euh auprès de la droite, auprès de euh de sa famille politique un peu élargie ? Non, moi je dirais que dans sa famille il a des acquis, il a pas d'unanimité bien entendu, il a des rivaux. Euh mais bon, je dire, on le sait bien, Gabriel Talbreota et cetera. euh il a quand même un point d'avance en ce moment dans son électorat et que là euh il avait envie d'aller de s'exprimer et de convaincre au-delà de son électorat. Enfin, en tout cas, moi c'est comme ça que j'ai ressenti. Merci beaucoup Alain Diamel d'être venu

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sur sur ce plateau avec nous ce soir. Dans un instant, on va on va accueillir Antoine Aberdorf qui est journaliste politique à l'opinion. Peut-être que vous voulez réagir à ce qui vient de à ce que vient de dire Alain Duamel. Non non, c'est vrai que là, je pense qu'il est quand même dans une phase où il faut qu'il conquière le reste de la droite vo de rassemblement de rassemblement dans son ancien camp qui est la droite. Il est pas encore dans je m'ouvre là c'est le second tour mais il plante des petites banderies par exemple sur les lycéens. C'était très intéressant. Il est passé très rapidement sur sur les dégradations et cetera. On aurait pu penser parce que la droite en ce moment on fait des tonnes là-dessus. un feu de poubelle, ça devient un truc absolument terrible.

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Lui, il est quand même, il s'est apesenti sur les réclamations sur les revendication des lycéens en les trouvant intéressantes et et j'ai trouvé que c'est ça c'était aussi un petit benchmark après pour le une petite marque, un petit point de repère pardon français. Après pour la droite, il y avait l'immigration, l'autorité, je suis autoritaire et puis une sorte de classicisme. Une sorte de classicisme. Un chef s'est fait pour cheffer. on entendait ça une sorte de de classicisme un peu voilà autoritaire mais sans l' trop incarner cette droite qui a un peu disparue mais qui qui existe encore qui n'est pas la l'extrême droite cette droite pas molle mais disons que cette droite modérée qui veut simplement que la

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France soit un peu plus un peu mieux gérée j'aimerais quand même encore profiter de un instant des lumières d'Alain parce que vous avez dit en introduction effectivement vous avez interrogé beaucoup de candidats à la présidentielle et beaucoup de président quand il dit qu'il aura une lecture traditionnelle des institutions, en tout cas une lecture un peu qui n'est pas celle de son prédécesseur, qui ne s'occupera pas de tout, qui sera le président qui va présider, gouverner, commander, je crois un moment la France a besoin d'être gouverné, commandé. Ouais. Pour vous, est-ce qu'il se hisse à la hauteur de la stature d'un chef d'état tel que vous avez pu en voir quelquesuns ? Je pense qu'il a une approche très pompidolienne du rôle du chef de l'État. C'est-à-dire que le chef de l'État,

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c'est le chef, c'est le souverain, c'est celui qui incarne la France, c'est celui qui donne les grandes orientations. Ça n'est pas celui qui conduit au quotidien. Ça n'est pas celui qui prend toutes les décisions. Ça n'est pas celui qui mène la bataille politique électorale. Et je l'ai trouvé pompidolien. Un pompidolien velte mais un pompidolien. Merci encore Alain Diamel. On va accueillir Antoine Ouberdorf qui va prendre votre place. Euh asilis le corps pompidolien euh il y avait il y a du pompidou. Moi, j'ai eu du mal à saisir justement l'incarnation chez Édouard Philippe. Je trouve que c'est ce qui manquait quand il dit quand il parle de l'identité et

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il dit c'est ce qu'on partage. Mais on partage quoi ? Moi, j'ai envie qu'il nous dise ce que c'est pour lui être français et ce qui réside dans ce partage. Évidemment, pour Thomas le grand, des feux de poubelle euh ce n'est rien et ça fait partie du décorum de la révolution. Sauf qu'il y a eu aussi 7 plus de 700 membres de des forces de l'ordre qui ont été blessées au cours des derniers affrontements. Et c'est pour ça que j'ai trouvé Édouard Philippe en effet un petit peu mou parce qu'il passait euh, je veux dire sur ce sujet assez complexe, il pouvait très bien dire "J'entends les lycéens." mais répondre aussi euh à la demande d'ordre que réclament les Français. Et il a dit le mot ordre à la fin, mais il ne dit pas comment il le met en place cet ordre. Il ne répond pas quand il y a des

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affrontements actuellement dans la rue chaque jour depuis 2 semaines. Comment est-ce qu'on répond concrètement à cette demande d'ordre ? Bonsoir d'amberdorf, je vous ai pas salué dès que vous êtes arrivé. Merci d'être là avec nous. Vous êtes journaliste à l'opinion. On va juste revenir en arrière mais évidemment j'ai envie de vous demander votre avis. Vous avez regardé l'ensemble de l'émission. On attendait quand même beaucoup d'Édouard Philippe. On est dans un moment de sa campagne où il doit c'était c'est une expression et que fendre l'armure, voilà où il doit un peu euh voilà révéler qui il est. Il doit aussi raconter un récit à des Français qui sont en colère dans un climat très particulier. Est-ce que ça ça est-ce que ça il a il a coché des cases ou pas ?

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Oui et y compris je pense en forçant peut-être parfois sa nature dans l'un de ses livres Édouard Philippe qui s'appelle Le prix de nos mensonges. Ça dit quelque chose du tempérament du bonhomme. Il dit que beaucoup de ses amis lui reprochent de ne pas lâcher ses mots, de mâcher ses mots, d'être parfois dans la litote, dans la double négation. Là ce soir, je je trouve que effectivement, même si l'expression est très galvodée, il a fendu l'armure en ce qu'il a été capable de dire y compris des vérités impopulaire au français, très impopulairire sur les retraites notamment la qualification qu'il fait du peuple français comme un peuple révolutionnaire conservateur, un peuple qui a été capable de guillotiner Louis X mais un peuple qui n'aime pas la pagaille euh et je prends un peu une

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intonation goli en le disant et ben c'est en réalité ça dit beaucoup de son tempérament et il a toujours été il a aussi en réalité entre une volonté de de s'affirmer, y compris de ne s'affirmer comme autre chose qu'un héritier vis-à-vis d'Emmanuel Macron. C'était le passage sur l'Algérie, mais sans jamais se renier. Là, c'est ce que vous disiez pour le coup, sur l'identité, une identité qu'il ne qualifie pas de fi mais d'heureuse en disant que pardon mais avec lui ça ne sera pas l'identité de Barest et Moras mais plutôt celle de Renand et de Brodel et ça il l'affirme. Oui. Bar et Moras c'est pas la même chose. C'est pas la mêmeation cert mais ce n'est pas ça. Ce n'est pas sa droite. Il l'affirme clairement. Moi je voulais revenir sur Promidou une second parce que ça m'amuse beaucoup

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quand alors là c'est Alain Duamel mais souvent Édouard Philippe en parle et c'est surtout monsieur Lissenard qui qui cite Pompidou et c'est ça m'amuse beaucoup parce que Pompidou à l'époque de Pompidou il y avait le franc les préfets géraient les régions, les et les départements les prix étaient fixés vous savez que le le le prix de la baguette était fixé en conseil des ministres donc il y avait c'est une sorte de dirigisme et ça m'amuse beaucoup de voir c'est juste une petite incidence de voir la la droite libérale se réclamer de Pompidou si si on on devait offrir tous les outils qu'avait George Pompidou très très dirigiste, il y avait un planquenal quasiment obligatoire. Donc c'est voilà, c'était une petite c'était la petite anecdote. Je pense qu'il y a tout un tas de gens qui vous

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regardent ce soir qui disent "Très bien l'identité, très bien, il a fendu l'armure, très bien la personnalité." Qu'est-ce qui peut me faire croire moi qui regarde la télé, qui regardait Édouard Philippe que au fond il va y avoir une rupture que ce sera pas encore 5 ans de macronisme. Est-ce que ce soir vous trouvez qu'il a incarné ça ? Il veut pas la rupture. Il veut pas la rupture mais il veut la différenciation avec les français veulent la rupture. Françison le grand juste je je encore une fois je voudrais juste donner cette enquête qui était passionnante. C'était dans le monde. C'est une enquête sauce. 71 % des personnes sondées attendent de l'élection présidentielle un vrai changement politique et social. 71 % pas de rupture, il va falloir c'est comme les Français qui veulent tous

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qu'on réduise le déficit mais qui dans le détail ne veulent pas. C'est cette révolution un peu conservatrice dont dont vous parliez et il y a déjà deux candidats de rupture et lui il fait le paris peut-être que il y a aussi une France un peu silencieuse mais qui veut que les choses changent, évoluent mais de façon apaisée. Ce ceux qui veulent les choses apaisées veulent une forme de continuité vis-à-vis d'Emmanuel Macron. C'est ça qui est compliqué parce qu'il ne faut il faut pas qu'il incarde ça non plus. D'abord il ne vous répond pas sur la question. Quand vous lui posez la question de comment vous comptez incarner la rupture, en fait, il tempèrent la force de ce chiffre en disant "Oui, enfin bon, ils veulent un vrai changement, ils veulent une rupture, mais la vérité c'est que

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les Français restent conservateurs." Donc la réalité, c'est qu'il ne se définit pas comme un candidat de rupture avec ce qui a existé. Macron, candidat qui a désaccord avecu Macron et avec les autres du bloc central mais à aucun moment il ne revendique cette rupture et son absence de réponse en est l'exemple le plus manifeste. Mais c'est vrai que très franchement Édouard Philippe pourra se donner beaucoup de mal. Il ne l'incarnera jamais à l'instar d'un Jean-Luc Mélenchon ou une Marine Le Pen le souffle dégagiste qui peut-être attendu et traversé le pays après 10 années de macronisme. Il a dit ce sera pas les mêmes équipes. Ce serait pas les mêmes équipes, pas la même méthode de gouvernement, pas le même style. Il est là, ça m'interroge parce qu'en réalité, il l'entend revenir

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à l'esprit de la 5e. Un président qui préside, un gouvernement qui gouverne, pas au fond une présidence jupitérienne et interventionniste dans tous les secteurs. Et dans le même temps, il dit que il compte agir par voie d'ordonnance notamment dès le début de son mandat. Et ça, il le fait parce qu'en fait Édouard Philippe a compris probablement dans l'exercice de ses fonctions, que ce que vous ne faites pas dans les premiers jours, vous ne le faites jamais. Vous ne le faites jamais. Et comme par ailleurs, il sort d'une polémique où il a été caricaturé en parisseux en flémar, certains de ses opposants ont dit parce qu'il pensait que au fond, il n'était pas anormal qu'un président de la République à l'issue d'une campagne présidentielle particulièrement éprouvante puisse prendre un temps de

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respiration. Et bien là, c'est tout l'inverse. Il dit qu'il ira pied au plancher. Anecdote là-dessus. Euh j'ai le souvenir d'un échange avec l'une des personnes de de son entourage il y a déjà quelques mois, pas récent, c'était avant Édouard Leflemar qui considérait précisément qu'il allait falloir opérer par ordonnance et très vite en prenant un exemple assez paradoxal pour un un Édouard Philippe qui a autant critiqué Donald Trump en évoquant précisément sa brutalité y compris dans sa vie privée a-t-il dit. Je sais pas exactement à quoi il fait référence, mais dans l'entourage d'Edard Philippe, on vous dit Donald Trump a changé la pratique du pouvoir avec les fameux exécutifs orders, ce qui s'apparente à nos ordonnances. Et en réalité, ils ont théorisé depuis très longtemps que si

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vous voulez faire la démonstration d'un pouvoir qui n'est pas impuissant, il faut tout de suite montrer l'allas d'ordonnance à signer. Il y a pas que si j'ose dire de de de l'envie de de contourner un récit qui est en train de s'imposer. Il y a aussi tout simplement en méthode de gouvernance de dire que aujourd'hui le monde a changé et que il faut il faut tordre le bras précisément à l'accusation d'impuissance du politique après la dissolution hein. Oui. Voilà. Vas-y. D'accord. Ce qu'il faut mettre à son crédit, c'est en effet la volonté non pas de rupture mais de rigueur. C'est-à-dire qu'il assume d'être un héritier de la 5e, d'être aussi le candidat ressource dans un moment où on peut avoir deux pôles, c'est-à-dire Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen qui font peur. Et lui, il

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dit au français, "Moi, je suis là pour vous réassurer et pour dire on va sauver aussi les finances publiques et et ça c'est un son crédit. qui est extrêmement courageux de venir avec une mesure qui est impopulaire en disant vous allez tous travailler plus longtemps et de commencer une campagne présidentielle. Est-ce que c'est possible de gagner une présidentielle ? C'était le sens des questions de de Benjamin Duamel aussi à la fin à la fin de l'émission. Est-ce qu'on peut aujourd'hui vous connaissez la vie politique mieux que personne, est-ce qu'on peut arriver dans une campagne disant alors oui ça va être dur et vous allez travailler plus longtemps ? et il le dit d'ailleurs, je suis celui qui arrive avec la réforme des retraites la plus difficile. Si

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si c'est ce qu'il pense, alors moi je je je tranche pas personnellement là-dessus, mais si c'est ce qu'il pense, je trouve ça assez valeureux de le dire. Il est c'est ce qu'il pense. Il sait que c'est pas populaire. Il a la conviction que si on ne redresse pas les finances du pays, on pourra rien faire et on va perdre notre puissance. il l'affirme. Moi, je trouve que d'habitude euh justement les les candidats, généralement les candidats de droite euh passe là-dessus. C'est-à-dire qu'ils disent qu'ils vont tout renverser, on va renverser la table comme ça. Quand on dit qu'on va renverser la table, on va faire la rupture ou la révolution. C'était le titre du livre de de d'Emmanuel Macron. On on on noit on noit les problèmes en réalité. Lui, il le il le nomme. Alors, est-ce que ça va

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marcher ? les les candidats rigoureux, je trouve que Benjamin Duamel aurait pu rajouter Michel Recard qui n'a jamais été candidat mais ou et même Lionel Jospin mais les François Baou aussi qui était sur cette ligne là qui les les les candidats un peu c'est pour ça que j'ai écrit arrêtons des lien des présidents parce que je trouve que on on justement on ne on ne on nélit pas un sauveur on nélit pas un sauveur et et ça fait une politique d'affrontement au lieu d'une politique de compromis mais euh là il y a cette je suis d'accord d'accord avec vous, c'est courageux. Après, on peut être contre cette réforme mais en tout cas c'est courageux et c'est impopulaire. Il a volonté d'incarner la stabilité aussi face au populiste. Il incarne solidité et classicisme. Alors

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ça peut être ça peut être assez barbant et c'est peut-être anachronique dans un monde polarisé euh de clash, mais peut-être que on en a marre aussi du clash. il mise sur le fait que au moment de se décider dans 7 mois les Français seront davantage poussés par l'inquiétude que par la colère ça fatigué du clash il y a un certain nombre y compris d'ailleurs de de notions liées à la dette qui ont fait éruption dans la vie des Français dans le quotidien des Français bien évidemment dans leur recours à l'empreinte leur possibilité de crédit dans le fait qu'aujourd'hui cette dette qui nous étrangle et bien bouche l'horizon pour toute une génération et je crois que auel au-delà du côté peut-être

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per la morale ou candidat de la raison du cercle de la raison que peut-être Édouard Philippe, il a identifié quelque chose de très profond sur le sentiment de déclin des français alors et qui touche à la démographie. Il ne parle pas de politique nataliste, mais vous avez vu avec ce qui vous a mis sur la table euh en matière d'allocation familiale, c'est des dépenses dès le premier enfant, là on est sur le volet dépenses euh il essae de conjurer en réalité ce sentiment de déclin qui tenaille les Français et qui tient beaucoup à ce que notre démographie même est en berne. H sur ces mesures natalistes, sur les politiques familiales àis corps, c'était attendu. Quel est votre regard là-dessus ? Je disais en début d'émission que il était habile et parfois demi

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toujours un petit peu agacé quand on présente des mesures pour relancer la natalité qu'on qu'on se sent obligé de dire attention proposer des mesures, mais il ne faut surtout pas qu'on pense que je veux relancer la natalité parce que je ne veux obliger personne à faire des enfants. En fait là aussi il peut incarner le chef de l'État qui dit comme Emmanuel Macron l'a dit. Alors moi je pense que les mots d'Emmanuel Macron quand il parlait de réarmement démographique étaient malheureux. Mais en tout cas, il a incarné ce chef de l'État qui dit "Je veux que mon peuple perdure et je veux qu'il soit préservé. Je vais faire en sorte de le faire." Les n'ont pas suivi qu'Emmanuel Macron. Peut-être qu'elles suivront Killor Philippe. Ce qui est intéressant, c'est qu'il a visé juste en revanche sur les

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mesures me semble-t-il. C'est-à-dire de dire que dès le premier enfant, on donne des allocations familiales à hauteur de 350 €. qu'on arrête que c'est pour toutes les familles et qu'on arrête de faire ce qui a été fait sous France Hollande, c'est-à-dire en fonction des revenus. Donc ça c'est très positif et il vise juste parce qu'il vise les les les salaires médi moyennes. Il faut savoir que les 30 % des salaires les plus aisés qui ont des enfants sont les plus impactés par les politiques familiales depuis 2008 les nouvelles politiques familiales et les 30 % les moins aisés ont vu leur pouvoir d'achat revaloriser. Donc Édouard Philippe sait qu'elle à quelle famille il faut parler et il insiste sur un point c'est la question deuxème enfant. Comment est-ce qu'on fait pour passer de un à deux

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enfants ? Et là aussi, c'est ce qu'il faut faire. Donc je trouve que avec des bases d'impôts ciblé monsie pour les et là je trouve encore une fois qu'il représente ce candidat de la rigueur et de la stabilité et qu'il a travaillé son programme économique. Est-ce que c'est un libéral qu'on a vu ce soir ? Alors intéressant parce que ça veut pas dire la même chose selon qu'on le prend une version anglo-saxonne ou libérale sur l'économie, oui ou non ? conservateur oui ou non sur les valeurs libéral libéral sur l'économie pas tant que cela en l'espèce puisque cela reste un candidat qui considère que l'intervention de l'État dans l'économie Oui. travailler plus pour gagner plus quand même. Oui enfin c'est pas enfin une notion d'effort et de mérite est au cœur mais

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il y a côté dirigiste. C'està-dire que aujourd'hui, pardon, mais quand on dit libéral en plus, on pense assez spontanément à Ravier Miléi. On est très très loin dans l'esprit président argentin, il me semble que y compris par exemple sur la réduction de la dépense publique lorsqu'il évoque la question des 7500 fonctionnaires qui vont partir à la retraite, il dit seul un/ers ne seront pas remplacés. Il y a des candidats de la droite de gouvernement dont ils se revendient qui sont déjà allés plus loin dans des campagnes passées. Donc je l'ai pas trouvé particulièrement libéral. Et alors sur les valeurs de société euh sur la question par exemple de l'égalité des droits, de la GPA, de la PMA, je vous avoue que je suis resté un peu sur ma fin. C'est j'attendais de découvrir si

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précisément c'était un candidat progressiste ou conservateur. Il dit que somme toute, il démarre quelque part dans la famille conservatrice mais qu'il n'est pas totalement exclu de penser qu'il atterrisse à la fin dans la famille progresse. Enfant, c'est ce qui nous expliqu peur qu'on lui reproche dans quelques années d'avoir été contre quelque chose qui sera rentré dans les meurs. C'est c'est exactement ce qu'il disait sur la question de la PMA. On voit il est bien son malaise, c'est-à-dire ne me reprochez pas d'avoir été contre à un moment donné aujourd'hui je n'ai pas de problème avec cel et et je pense que il a la même préoccupation sur la GPA en se disant aujourd'hui ça me choque et ça choque la majorité des Français pour l'instant mais peut-être que dans 10 15 ans ce

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sera normalisé et on me ressortira cette archive donc je reste prudent. Non sur la GPA je pense qu'il a il a l'air de dire justement qu'il qu'il ne va pas évoluer. C'est intéressant parce que sur ces sur ce thème-là là il y en a dans dans mon petit jeu qu'est-ce qui donne à la droite ? Qu'est-ce qu'il donne à la gauche ? Parce qu'à la fin, il va bien falloir qu' qu' l' les debouts de l'omelette comme disait Alain Jupé. Euh sur les affaires sociétales, c'est très malin parce que il dit "J'écoute mes enfants, j'évolue." Il est pas dans la droite antiwiste qui qui voit dans cette espèce de de modernité des jeunes d'aujourd'hui quelque chose de qui défait la société. il est pas du tout là-dedans mais il fixe des limites et et qui sont des limites très présentes à gauche. Quand il fixe la

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limite de la GPA, c'est pas moral, c'est la marchandisation des corps et ça à gauche très répandu au jambes et ça marche sur la dehors et ça c'est très très répandu à gauche aussi. en vous écoutant, j'ai l'impression qu'il a plutôt réussi euh son coup à poser quelques jalons à gauche. Je je trouve que dans dans son exercice de continuer à draguer la droite parce qu'il il va falloir qu'il la rassemble dans les semaines qui viennent et je me disais en venant ici je vais pointer justement je vais rappeler que OK non mais OK il drague la droite mais il faudrait pas qu'il oublie qu'à la fin s'il doit être élu et ben ça sera avec des gens de gauche comme les gens de gauche le font depuis 25 ans parce que depuis 25 ans les gens de gauche ils votent à droite pour éviter l'extrême

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droite. ils sont un peu fatigués et il va falloir quand même un petit peu les écouter et et je me disais et là je l'ai trouvé plutôt habile parce que même les gens de gauche qui sont horrifiés par l'histoire des 67 ans, ils peuvent se dire la retraite peuvent se dire OK constitue une ligne rouge pour un électorat de gauche un peu l'immigration il est un petit peu sur le le regroupement familial il on lui a pas posé vous lui avez pas posé la question moi j'aurais bien aimé lui poser la question sur la colonisation est-elle un crime ça je en tant que euh voilà, éditorialiste de Libération, je pense que dans 10 ans quand on lui ressortira ça, c'est comme s'il disait "Ah bah non, la la le l'esclavage, c'est pas un crime quoi. Ça ça sera ça sera un petit peu embêtant, mais je trouve que

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dans les petites petites euh les petites cartes postales à la gauche pour plus tard, il a posé des choses." C'est lui Thomas le grand. Non non, je pas c'est lui. Non non non, je je j'essaie d'être analytique analyque. Exactement. Euh Anto ajouté quelque chose. Allez-y. Oui, d'une part c'est intéressant parce qu'il ne faut Édouard Philippe sait qu'il ne doit pasaroucher tout un électorat de gauche mais pour autant sur le sociétal il s'inscrit dans une histoire longue de la droite française. Il dit au fond qu'il peut accéder à des idées y compris lorsqu'elles entrent en contradiction avec ses convictions personnelles. C'était le cas du général Deaul quand il a ouvert la voie à travers la loi Neirt à la contraception. C'était le cas de Giscar alors qu'il avait des préventions sur l'IVG avec

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Simon Veille. C'est la différence les conservateurs et lesionnaires. Les conservateurs ils sont un peu méfiants mais finalement de temps en temps et d'ailleurs il y a plus un député de droite qui ose dire on va et même le Front National, le Rassemblement national on va en finir avec le mariage fran. C'est vrai Thomas et en même temps là où il y a un Yatus, c'est que sur la fin il y a il y a un petit moment de de vérité de nouveau où il dit que il entend rassembler la centre, la gauche et au-delà relancer. Il il dit au fond que ça pourrait aller jusqu'à la gauche. Ça veut dire d'une part que peut-être que il y aura des ministres d'ouverture sous un gouvernement sous sous le gouvernement d'Edouard Philippe. On sait par exemple qu'il a y compris des amis avec lequel il a fait l'ENAT au Parti

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socialiste. Pens à Jérôme Geg aura-t-il des ministres d'ouverture sur sous Édouard Philippe et de la même manière avec qui gouvernera-t-il à l'Assemblée nationale temp en même temps effectivement on peut asser comme ça de manière un petit peu magique que l'on aura une majorité absolue à l'Assemblé nationale et qu'au fond la 5e République reviendra dans ses rail après la parenthèse qui a été celle de cette fin de règne macroniste. Mais ce n'est pas automatique. Pour moi, j'entends, j'attends maintenant Dédouard Philippe qu'il précise avec qui il entend gouverner parce que ça conditionnera la faisabilité des mesures qu'il a évoqué ce soir. Il a deux trois obstacles avant de préciser ça. Et le premier obstacle, c'est de devenir le candidat naturel de sa famille politique et au-delà.

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Il a il lui reste combien de temps ? Je veux dire, est-ce que cette émission là, elle doit déboucher sur une dynamique avant fin novembre, avant quel est le calendrier que vous avez en tête ? Parce qu'on sait bien qu'il y a Gabriel Atal qui est dans la course, on sait bien Gabri Norillot qui est dans la course et que ça fait trop de monde pour arriver à concurrencer ceux qui font actuellement la course en tête, c'est-à-dire Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon. Vous savez dans dans le bloc central, y compris dans les soutiens d'Edouard Philippe, y compris dans les soutiens de Gabriel Atal, ils sont un certain nombre à craindre euh qu' hélas le rassemblement ne se fasse jamais en disant euh si la situation reste figée, si euh des sondages euh bloquant la porte du second

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tour à Édouard Philippe continue à être publié, au fond, pourquoi un Gabriel Atal se retirait-il dans la mesure où il ne serait plus celui qui empêche ? Bah regardez, dans les sondages parce que c'est justement parce qu'il y a 17, non ? en disant qu' compris dans des sondages où il n'est pas euh Édouard Philippe n'est pas au second tour en disant il ne précisément il ne tue pas le match et y compris dans des sondages de second tour s'il venait à être testé régulièrement étant battu par par par Marine Le Pen en disant bon bah de fait il peut se qualifier mais il n'est pas assuré de gagner donc pourquoi empêcher une autre candidature et on sent monter cette inquiétude là tout ça pour vous dire on sent monter cette inquiétude là et pour répondre à votre question de

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manière plus claire quand jusque quand nul ne le sait mais en disant Peut-être qu'à un moment il y aura un réflexe de vote utile qui fera en sorte que l'un de chutera dans les sondages et puis on verra qui. On verra qui est le mieux placé à ce moment-là. Mais on sent que là c'est une pièce qui est lancée en jou gros ce soir. Il jouait gros. Bien sûr qu'il jouait gros. Bien sûr qu'il jouit gros. Le le paris d'Edard Philippe c'est précisément de ne pas de de ne pas aller sur une sélection par les sympathisants, mais d'aller par une sélection par l'opinion. Il doit y avoir un avant et un après cette heure de vérité parce que sinon Édouard Philippe entrera dans une zone assez dangereuse qui est au fond celle de la la sélection naturelle darwinienne la plus violente qui soit avec des

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concurrents qui finissent par se persuader qu'en réalité ils sont tout aussi légitimes que vous à aller jusqu'au terme du premier tour et avoir leur nom le jour du le jour du vote sur la table de vote. Je j'observe par exemple que Gabriel Atal à mesure que le temps passe s'inscrit dans le scénario qui était celui des deux de Jacques Chirac face à Baladur et il se dit qu'il va y arrier les prics, opérer cette remontada et doubler Édard Philippe. Lorsque vous avez des candidats qui se persuaient de ça, d'abord le climat sans venime, les entourages commencent à distiller des méchancetés et ça a commencé et puis ils vont jusqu'au bout. C'est cette machine-là que Édouard Philippe doit à tout prix désamorcer. À mon avis,

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avant la fin de l'année.