Benjamin Lucas : conférence de presse groupe Écologiste et social à l'Assembée - 18/03/2025
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
bien bonjour à toutes bonjour à tous peut-être commencer avec des nouvelles du fameux conclave hein abemous mandakem sinicum comme dit comme aurait dit les les les Romains nous avons un menteur cynique en effet le premier ministre euh sans tabou ni totem et en responsabilité a décidé de déchirer le contrat moral politique qui le lié à une partie de cette émicycle alors pas nous parce que nous avions vu juste au moment de des annonces sur ce conclave et cette réforme des retraites mais en tout cas avec celles et ceux qui lui ont permis de bonne foi sans doute de passer le mur de de de la censure il y a quelques semaines avec la promesse que serait remise sur le métier la réforme des retraites d'Élisabeth borne or ce weekend tout cela a volé en en éclat trêve de plaisanterie parce que c'est euh grave parce que c'est un sujet sérieux qui concerne beaucoup de nos de nos compatriotes le fait que le premier ministre déchire le contrat qu'il avait passé avec une partie de la représentation nationale et et est lourd de conséquence et et honnêtement il est il est gênant monsieur baayrou il se contredit il est confus il est déconnecté il avait d'ailleurs quand même si on revient sur cette affaire de retraite évoquer des chiffres totalement farfelus il nous annoncait un déficit entre 45 et et et 55 milliards la Cour des comptes qui n'est pas connu pour être une officine du nouveau front populaire la Cour des comptes nous a donné la vérité des chiffres et nous a dit plutôt euh 7 milliards tout de suite 15 milliards à horizon 2035 et 30 milliards en 201 45 c'estd très très très très loin des chiffres qui avaient été annoncés par François François baayerou il y a donc là une une confusion ou un amateurisme ou du cynisme à vrai dire j'en sais rien et c'est pas le sujet parce que le résultat elle-même le résultat est que nous avons un Premier ministre qui a baladé les Français qui a baladé la représentation nationale qui a baladé les partenaires sociaux alors que lui-même dit et jure la main sur le cœur qu'il croit au dialogue social que c'est précieux pour notre République et notre démocratie et bien il foulent tout cela du pied pour dire quoi pour dire au final aux françaises et aux Français que cette réforme juste et antidémocratique elle va s'appliquer bien nous nous disons à nouveau qu'il faut euh maintenant que la question l'abrogation de la réforme des retraites pas son aménagement pas son contournement pas des atermoements que son abrogation vienneent devant l'Assemblée nationale c'est quand même au cœur de la mobilisation électorale des élections législatives euh si le bloc qu'on appelle bloc central j'ai toujours du mal à voir ce qu'il y a de de central dans dans dans ce bloc mais appelons-le comme ça pour les besoins de euh de la discussion si ce bloc central ce bloc macroniste est passé d'une majorité absolue en 2017 à une minorité franche en 2024 c'est notamment à cause de sa politique en matière de retraite et de la Réforme d'éisabeth bornne et de la façon dont elle a été imposée au pays et aux partenaires sociaux avec le 493 et avec le mépris d'une immense majorité de Français qui l'a qui l'a rejeté voilà donc nous avons là euh un cas d'école malheureusement euh de du macronisme si je puis dire puisqu'on a et l'injustice sociale et la brutalité démocratique monsieur Baayou qui en plus franchement a été visiblement un peu contredit par son ministre de l'Économie enfin tout cela n n'est pas sérieux et c'est pénible à regarder ce premier ministre est pénible à regarder parce qu'il est il se contredit lui-même parce qu'il change d'opinion parce qu'on comprend pas bien ce qu'il veut dire on ne sait même pas si lui-même le comprend le comprend tout à fait et parce que du coup c'est si je puis dire une forme de de laisser aller au sein du gouvernement où chacun R sa petite musique ça me permet de faire transition avec l'autre sujet que nous voulions aborder avec vous ce matin qui est la question de Monsieur rotaillot et de et de sa croisade identitaire à l'égard de de l'Algérie là aussi on a un ministre de l'Intérieur qui se prend pour le ministre des Affaires extérieures et qui entraîne avec lui le ministre des Affaires étrangères dont normalement c'est la fonction et la vocation que de porter la parole de la France que de définir sa politique diplomatique et avec un premier ministre dont on sait pas bien s'il comprend tout ce qui se passe euh et dont on attend d'ailleurs un peu de clarté sur ces euh sur ces sujets monsieur rotaillot semble d'ailleurs euh être nostalgique d'une époque où le ministre de l'intérieur était en même temps le ministre des Colonies parce que faire de l'Algérie une question politique intérieure c'est euh nier le sens et la réalité de ce que doiv être des relations entre États euh de ce point de vue-là là aussi nous sommes nous très préoccupés par je disais cette cette croisade identitaire d' d'un ancien bénévole du du puit du fou hein euh monsieur monsieur retaillot euh qui ne produit aucun effet vous avez vu ce qui s'est passé ce weekend c'estàdire que se faire des peintures de guerre sur le torse en disant vous allez voir ce que vous allez voir la politique de fermeté forme de no passalan version version reconquête euh bien l'effet que ça c'est l'humiliation de la France sur la scène internationale et donc nous nous appelons à d'abord respecter nos institutions euh c'est au ministre des Affaires étrangères de faire la politique extérieure de la France sous sous lesgides évidemment du président de la République et du Premier ministre ce n'est pas au ministre de l'Intérieur et par ailleurs il faut aussi qu'il y a une clarification sur ce qui se passe au sein de ce gouvernement la menace de démission de Bruno rotaillot elle montre aussi qu'il y a aucune forme de cohérence or je rappelle qu'on nous a expliqué que la gauche ne pouvait pas gouverner parce qu'elle serait trop divisée incapable de de rester dans la durée pas fiable si je puis dire et là nous avons des gens qui trahissent leurs paroles sur les retraites et qui euh racontent des choses leur contraire et menacent de démissionner les uns et les autres honnêtement tout cela n'est pas sérieux et même inquiétant dans un moment dans lequel nos compatriotes suffisammentqu et inquiété par la situation internationale et par les désordres du monde mérite d'avoir une équipe gouvernementale un exécutif qui sait où il va qui a si je puis dire un cap clair euh et qui tient des propos des discours apaisants ou au moins auquel on peut on peut se fier et sur lesquels on peut se fonder voilà les deux petits éléments de réaction à l'actualité du weekend que j'avais envie de partager avec vous mais évidemment nous avons une bonne une bonne dizaine de minutes pour répondre à vos questions ouai ah oui faut le micro maintenant j'étais pas la semaine dernière je suis pas encore au fait des des nouveaux us et coutumes bonjour Anne Charlotte dusau pour LCP vous avez parlé des retraites est-ce que pour vous ça peut être à un moment avec vos partenaires de gauche on verra ce que font les socialistes mais l'objet du dépôt d'une motion de censure sur ce sujetlà alors la réunion du groupe écologist et sociale se tient en ce moment donc je peux pas parler au nom du groupe par contre je peux vous dire en mon nom à moi ce qui est mon intuition c'est que François baayerou a échappé à la censure avec la promesse que d'une manière ou d'une autre il y aurait une discussion sur la réforme borne euh nous nous considérions que les termes de la proposition du Premier ministre était trop flou trop ambigu et qu'on voyait bien que derrière il y avait une volonté de rester dans un forme de statu sur l'âge légal euh tout cela nous a été confirmé par par lui-même mais là il a y compris trahi euh les engagements vis-à-vis de ceux qui avaient donné du crédit à sa parole je pense à nos camarades à nos amis socialistes donc de mon point de vue tout à fait personnel il faudra censurer François baayrou euh je vous l'ai dit d'abord il a quand même démontré une incapacité à exercer la fonction pardon mais mais vraiment moi je je me fais l'écho de ce que m'ont dit mes concitoyens en circonscription ce weekend ils sont gênés quand ils regardent à la télévision quoi franchement il a il se contredit c'est poussif c'est c'est compliqué on a du mal à savoir ce que dit et ce que veut dire François Baayou une forme de Joe Biden à la française euh donc ça devient un peu compliqué mais en plus de ça il y a politiquement un problème majeur qui est que encore une fois le vote des Français en juillet il s'est fondé d'abord au second tour sur le rejet de l'extrême droite et sur la volonté de faire barrage républicain on a monsieur reetaillot qui chaque jour reprend les slogans les propositions de Madame Le Pen et de Monsieur Zemour et et au premier tour la claque reçue par les macronistes elle vient pas de nulle part elle vient pas de d'un problème de de logo ou de forme des affiches elle vient du fait que les Français ont dit on veut rompre avec la politique d'Emmanuel Macron et on veut notamment abroger la réforme des retraites qui n'a jamais été voté nulle part euh qui n'a jamais été approuvé par quiconque pas par les partenaires sociaux ils étaient unanimes contre pas par le Parlement hein nous n'avons jamais pu votter ici on a eu le 493 et pas par les Français qui si on les avait consultés par référendum aurait été si j'en crois les sondages plus de 7/10 à s'opposer à cette réforme donc il y a là un problème démocratique majeur donc il faut bien qu'à un moment donné on puisse discuter de cette réforme des retraites et donc si le gouvernement n'est pas prêt à la remettre en débat à l'Assemblée nationale si on ne peut pas voter de son abrogation alors il faudra faire tomber ce gouvernement évidemment parce qu'il faudra bien qu'un moment donné nous puissions chacune et chacun tenir nos promesses vis-à-vis de nos électrices et nos électeurs d'autres questions ah bonjour je sais pas si vous avez pu échanger avec ciel châelin sur la Conférence des Présidents mais donc la conférence a décidé d'inscrire la PPL réformant l'audiovisuel le 10 avril et visiblement Cyel Chatelin c'est c'est opposé à ce calendrier est-ce que vous en savez quelque chose il me semble que le 10 avril est un vendredi qui par ailleurs précède un jeudi bon en tout cas oui mais avec d'autres textes et donc ce texte sera débattu y compris en partie en fin de semaine une veille de trêve parlementaire de 15 jours ce n'est pas sérieux on peut pas fracasser l'audiovisuel public c'est ça le projet le projet de Madame Datti qui est ici la fondée de pouvoir de Monsieur Boret on peut pas fracasser l'audio visuel public euh comme ça entre 22h et minuit une veille de trêf parlementaire euh c'est pas possible c'est pas acceptable et donc évidemment le groupe écologiste et social opposé radicalement à ce démantelllement de l'audiovisuel public opposé radicalement à cette politique qui au final vise à une forme de de privatisation avec l'expression d'une e à l'égard du service public de l'audiovisuel qui est quand même qui transpire dans l'extrême droite et dans une partie de la droite incarnée ici par par Madame Datti le groupe écologiste sociale est opposé à ce texte sur le fond et il considère que un débat de cette nature avec les conséquences qu'il aura doit se tenir dans de bonne conditions et qu'on peut pas le faire comme ça en fin de semaine à à à 15 députés dans l'hémicycle et donc c'est ça qu'a voulu exposer la présidente Chapelin je crois que qu'on soit pour ou contre ces textes les débats aussi importants l'audiovisuel public pour les Français c'est pas rien partie de notre vie quotidienne ça fait partie de notre histoire ça fait partie de notre culture euh ça doit être l'objet d'un débat le plus transparent le plus accessible possible à nos concitoyens ou faut le micro le microion politique sur la loi PLM quelle est votre position est-ce que vous pensez que ça sera voté au cours de cette législature écoutez là aussi il y a une forme de bricolage quand même quel que soit ce qu'on pense du fond d'abord le timing si je peux dire j'ai commencé en latin je vais finir en anglais le timing de faire tout ça moins d'un an des élections municipales c'est quand même assez curieux en tout cas ça nourrit la suspicion ça nourrit la confusion et ensuite un texte qui est annoncé puis finalement décalé et puis on sait pas bien là aussi ça montre l'impréparation de ce gouvernement de cette minorité qui prétend être majorité et donc nous verrons moi je suis pas c'est pas moi qui détermine l'ordre du jour je ne suis ni président de l'Assemblée national ni ministre des Relations avec le Parlement donc on verra nous nous sommes des parlementaires assidus et disciplinés on discute des textes quand ils nous sont soumis mais à ce stade on voit quand même une forme de de confusion et d'amateurisme qui pose question sur des sujets qui sont des sujets qui concernent pour ces trois grandes villes les trois plus grandes villees de France la démocratie locale et donc il sont pas des sujets mineurs par ailleurs il y a aussi dans l'amateurisme le fait que soit découplé la réforme de la loi électorale et celle des compétences renvoyées à plus tard ça pose un sujet voilà je partage de ce point de vue-là les interrogations du président Larcher vous voyez je suis pas secteur et donc même si nous nous voyons qu'il y a évidemment toujours nécessité de renforcer la démocratie et nous sommes nous partisans effectivement que les modes de scrutin soient les plus démocratiques possibles la question de la temporalité interroge et la question de d'avoir scindé en deux la loi électorale et la question des compétences me d'arrondissement ou mriie de secteur et commune métropole et cetera que la question des des compétences soit renvoyée à plus tard pose aussi question ça veut dire que on va avoir des campagnes électorales qui vont commencer dans ces communes comme partout d'ailleurs dans le pays pour les élections municipales elles ont d'ailleurs déjà un peu commencé ici ou là sans trop savoir d'ailleurs pour construire son projet son programme c'est pas rien dans une démocratie de d'avoir un programme quelles sont les compétences qu'on aura vraiment et comment elles vont s'organiser là aussi peut mieux faire François Baayou oui victorien viillaum RFI il y a une reprise des bombardements à Gaza intense avec il y a eu plus de 300 morts êtes-vous inquiet de cette situation que cette situation se dégrade encore et et quelle voie la France doit-elle porter nous sommes plus qu'inquiets nous sommes révoltés indignés sidérés par la politique criminelle de Monsieur néanahou que nous n'avons cessé de dénoncer nous depuis des mois ici à l'Assemblée nationale à travers des questions au gouvernement à travers des débats à travers des interpellations des différents ministres à travers des propositions de résolution nous nous avons dénoncé en permanence tant les actes terroristes barbares qui ont touché Israël que la ripose disproportionnée aveugle brutale sanguinaire de Monsieur Netanyahou la destruction de Gaza le massacre de population civile et donc de ce point de vue-là ce qui s'est passé avec ce bombardement est est révoltant et vous m'interrogez sur ce que doit être la voix de la France la France doit apporter la voix du respect du droit international et une voix ferme à l'égard de Monsieur netaniaou peut pas être un gouvernement démocratique et se comporte comme un voyou sanguinaire sur la scène internationale on peut pas massacrer des populations civiles impunément et donc la France elle doit par ailleurs monsieur netaniah il est il est il a quand même été misise en cause par la justice internationale c'est pas rien et donc la France elle doit faire preuve d'un langage de de fermeté absolue à l'égard de ceux qui commettent ces actes et donc du gouvernement d'extrême droite israélien et que malheureusement nous avons trouvé la France beaucoup trop timide ces derniers mois ces dernières années face à Monsieur netaniaou plus rien et bien bonne journée à tous
Benjamin Lucas