Canicule, incendies, sécheresse : quelles leçons pour l’UE ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 35 %Attaque 40 %Défensif 25 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:17OuverteRéponse directe
Quelles leçons tirer de la canicule et des incendies pour l'UE ?
- 4:16OuverteRéponse directe
Face à la flambée des prix du pétrole, quels remèdes préconisez-vous ?
- 5:45OuverteRéponse directe
La France a un déficit de 5,4 % du PIB. L'Eurogroupe est-il inquiet ?
- 8:25OuverteRéponse directe
Quelle est votre position sur le budget UE 2028-2034 ?
- 10:31OuverteRéponse directe
Quelles leçons tirer des défaites de l'extrême droite en Allemagne ?
- 11:56OuverteRéponse directe
Faut-il ratifier l'accord commercial avec le Canada ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:58Aurore LalucFait
« très paradoxal parce qu'en réalité malgré tout ce qu'on subit ces dernières années, c'est-à-dire qu'on est quand même sous attaque de l'administration Trump via la politique commerciale, il y a maintenant la crise avec le le prix de l'énergie, la guerre, la guerre hybride. »
- 1:42Aurore LalucFait
« On arrive dans des temps difficiles euh en terme de croissance économique, d'activité économique, en terme de pouvoir d'achat surtout. C'est ça en fait qui nous qui nous qui nous inquiète profondément, c'est la question du de l'inflation, de cette inflation importée sur lequel en fait on a très peu de prise parce qu'elle est liée à des événements extérieurs »
- 4:16Aurore LalucFait
« Face à la flambée des prix du pétrole, les 27 ont eu des politiques très différenciées. Certains ont abouti à un prix plus bas que dans l'hexagone autour de nous avec des des remèdes comme le plafonnement, la taxe sur les super profits énergétiques, des aides directes. »
- 5:00Aurore LalucFait
« Ce qu'il faudrait c'est la taxation sur les super profits. Et euh au niveau européen, il y a clairement une coalition de pays qui est en train de se dégager. Euh l'Espagne, l'Italie, l'Allemagne, l'Autriche, donc des gouvernements d'une couleur politique très différente, hein, très différente demandant la taxation des superprofits. »
- 5:45Aurore LalucFait
« Pour l'instant, la France s'y oppose. ce serait les moyens de récupérer de l'argent pour pouvoir justement faire des aides ciblées à protéger totale. Franchement en fait on quelle serait l'autre raison en réalité ? Il y a pas d'autres raisons. »
- 6:30Aurore LalucFait
« Les ministres des finances, euh les institutions européennes euh sont inquiet en général de l'état mondial des finances publiques, mais aussi de la dette privée de ce qui se passe aux États-Unis, la bullia et cetera et le fait que les Américains ne maîtrisent plus leur dettes comme avant. »
- 7:04Aurore LalucChiffre
« Au niveau européen, euh nous ce qu'on demande à la France, c'est une trajectoire de réduction de 100 120 milliards sur 5 ans. Ça veut dire qu'il y a pas besoin de faire un effort de 54 milliards. Déjà, ça n'existe pas, ça n'existera pas, c'est trop brutal. mais de l'ordre de 18 20 milliards. »
- 7:46Aurore LalucFait
« Sans l'Union européenne, la France n'est pas grand-chose. Elle n'est pas grand-chose du point de vue des exportation. Elle n'est pas grand-chose non plus du point de vue de la soutenabilité de sa dette si je peux me permettre. »
- 9:08Aurore LalucFait
« Si on n pas un budget qui vient répondre au défis européens, on va tous perdre. C'est ça en réalité. Si on n pas un budget qui nous permet d'avancer sur la défense commune dans l'indépendance numérique, si on a un budget qui nous permet pas d'être autonome dans en matière d'IA, qui nous permet pas d'avancer dans la manière de la transition écologique, dans la réindustrialisation, on va tous perdre. »
- 10:31Aurore LalucFait
« On voit aussi qu'en France, bah le le parti qui est dominant, c'est le rassemblement du moins du moins dans les sondages, c'est le rassemblement national. On voit une poussée de l'extrême droite en fait à peu près partout en Europe. »
- 11:56Aurore LalucFait
« Moi, je fais partie des gens qui étaient opposés pour des raisons sanitaires écoutant un certain nombre d'experts et et d'ONG. Néanmoins, là, je trouve que ce qui a été intéressant avec sa venue au Parlement européen parce que finalement ce que proposait Ursula Funderline était assez vague. »
- 14:38Aurore LalucFait
« Non, elle l'est pas. Elle ne l'est pas sur, vous citez ce dossier, mais pour le coup une vie qui est qui est qui est en jeu. Euh mais elle ne l'est pas dans un plein de points de vue. »
- 16:05Aurore LalucFait
« Je ne trouve pas qu'elle soit à la hauteur sur la Cour pénale internationale jusqu'à présent et j'espère que sa position changera. C'est-à-dire que Trump menace la Cour pénale internationale et a sanctionné des juges et ces juges jusqu'à présent ne sont pas protégés par la Commission européenne qui pourrait le faire. »
- 18:57Saskia BriquemontFait
« On n'a pas eu une seule minute de silence ici au Parlement européen pour leur rendre hommage et c'est important et ce n'est pas euh un fait divers parmi d'autres. »
- 20:19Grégory AlonFait
« En la matière, il faut savoir quand même que le mécanisme de protection civile est un mécanisme volontaire et on appelle à l'aide si on en a envie, si on le souhaite. »
- 21:41Saskia BriquemontChiffre
« Il faut quand même savoir qu'en 2025, 2024 2025, ce sont mo-000 effectifs de pompiers en Europe. Nos gouvernements ont décidé de diminuer à peu près partout les effectifs du pompier. »
- 22:59Saskia BriquemontFait
« Le fait de sortir des énergies fossiles. C'est au niveau européen qu'on doit prendre cette décision là d'arrêter progressivement les subsides aux énergies fossiles et de switcher vers quoi ? Le renouvelable qui non seulement rétablit notre souveraineté énergétique mais permet aussi de répondre à la problématique des factures, de l'explosion des prix du diesel. »
- 25:36Chiffre
« Nous avons connu cet été un moment de vérité. Presque aucune partie de notre continent n'a été épargnée. 6600 hectares réduits en cendre. Quelques 12 millions de tonnes de récoltes perdues, des fleuves aussi importants que le Danube, le rein ou la Garonne qui disparaissent sous nos yeux. Plus de 35000 décès supplémentaires pendant les vagues de chaleur. »
- 27:42Grégory AlonFait
« On vient de le souligner, il y a eu des votes contre l'ancien pacte vert. On n'ose même plus prononcer ce mot dans cet hémicycle. »
Temps de parole
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France 24 LCP public Sénap présente.
[musique]
Bonjour à tous et merci de nous rejoindre pour ici l'Europe sur France 24 et les chaînes parlementaires. Alors, nous parlerons dans notre partie débat de la canicule qui a sévie cet été, des leçons à tirer. Mais tout de suite, je vous propose de revenir sur cette semaine où les Européens étaient peu audibles à l'assemblée générale de l'ONU et surtout ils s'inquiétaient de leur faiblesse économique. Voilà pourquoi nous recevons aujourd'hui Aurore Laluc. Bonjour. Bonjour. Vous êtes député européenne, socialiste, française, coprésidente de place publique. Également, vous venez de sortir Trump contre l'Europe aux éditions donc les petits matins.
Et vous êtes présidente surtout de la commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen présente à la dernière réunion de l'Eurogroupe, Aurore Laluc, une croissance faible des 27 pays membres de l'Union européenne, 1,1 % pour 2026. des prix de l'énergie qui grimpent à plus de plus de 14 % sur 1 an selonstat. Comment vous qualifiez l'état de notre économie européenne ? très paradoxal parce qu'en réalité malgré tout ce qu'on subit ces dernières années, c'est-à-dire qu'on est quand même sous attaque de l'administration Trump via la politique commerciale, il y a maintenant la crise avec le le prix de l'énergie, la guerre, la guerre hybride.
Enfin, on est vraiment une économie qui est mise sous pression, que ce soit par la Russie, par la Chine ou par les États-Unis. On résiste quand même pas mal quand on y pense. On résiste quand même pas mal. On reste résilient. Néanmoins, on arrive dans des temps difficiles euh en terme de croissance économique, d'activité économique, en terme de pouvoir d'achat surtout. C'est ça en fait qui nous qui nous qui nous inquiète profondément, c'est la question du de l'inflation, de cette inflation importée sur lequel en fait on a très peu de prise parce qu'elle est liée à des événements extérieurs et c'est pas la première fois que ça nous arrive en fait.
Donc c'est ça qui est difficile aujourd'hui pour nous à gérer et puis le fait qu'au bout d'un moment on risque d'avoir de l'inflation alimentaire. Malgré tout, on résiste. Même si on est une zone qui est pas finie d'être construite, même si on a pas tous les outils et cetera, c'est ça qui est étonne. On arrive quand même à tenir. Mais néanmoins, on est mis sous pression et surtout les Européens sont mis sous pression. Et c'est ça le l'économie, elle est au service des gens. Et en fait, c'est là où nous on doit agir rapidement sur la question de l'électrification, agir sur la question des prix et surtout investir, investir, investir pour plus être dépendant des autres économies.
Alors comme chaque semaine, je vais vous proposer un tour de l'actualité européenne, c'est l'Europe en bref de Agnè Lecosec.
[musique]
Un électrochoc pour Friedrich Schmerz. L'extrême droite allemande remporte de nouvelles élections régionales tandis qu'avec moins de 5 % des voix, la CDU, le parti du chancelier est pour la première fois absente d'un parlement régional. Nous ne pouvons pas édulcorer le résultat obtenu en Meclourg. C'est un désar. Autre défaite électorale à Berlin où la gauche radicale de D Link est arrivée devant le maire conservateur sortant. Dans le reste de l'Europe, de nombreuses élections nationales sont attendues d'ici un an avec une percée annoncée de l'extrême droite qui met sous tension le projet européen.
En marge de l'Assemblée générale des Nations- Unies, les dirigeants américains, danois et Groenlandais ont signé un accord de sécurité. Cette signature devrait mettre un point final à la crise qui a envenimé les relations entre États-Unis et Europe après les menaces de Donald Trump d'annexion du Groenland. Le texte acte un renforcement de la présence militaire américaine sur l'île. Il interdit également à tout acteur hors Union européenne et autant d'exercer un contrôle dans des secteurs stratégiques. [musique] Donald Trump a annoncé qu'il pourrait interdire les exportations américaines de diesel. Une perspective qui inquiète des pays européens aux options de plus en plus limitées.
Le Premier ministre Slovaque Robert Fitzo, Ro Kremlin réclame un Conseil européen extraordinaire sur la crise des carburants. Je le dis clairement, je considère que l'Union européenne fait preuve d'un cynisme total en laissant les Étatsmembres gérer la crise pétrolière tout seul. Le dirigeant slovaque qui affiche sa proximité avec Vladimir Poutine conteste l'interdiction par Bruxelles des importations de gaz russes prévu fin 2027. Alors, Aurore Laluc, face à la flambée des prix du pétrole, les 27 ont eu des politiques très différenciées.
Certains ont abouti à un prix plus bas que dans l'hexagone autour de nous avec des des remèdes comme le plafonnement, la taxe sur les super profits énergétiques, des aides directes. Qu'est-ce que vous vous préconisez ? Et est-ce qu'il faut le même remède pour tous ? En fait, effectivement, on n'est pas exposé de la même façon et puis on n' pas le même état des finances publiques. C'est ça aussi, hein, la réalité euh dans les dans les différents pays. Ce qu'il faudrait c'est la taxation sur les super profits. Et euh au niveau européen, il y a clairement une coalition de pays qui est en train de se dégager.
Euh l'Espagne, l'Italie, l'Allemagne, l'Autriche, donc des gouvernements d'une couleur politique très différente, hein, très différente demandant la taxation des superprofits. Pour l'instant, la France s'y oppose. ce serait les moyens de récupérer de l'argent pour pouvoir justement faire des aides ciblées à protéger totale. Franchement en fait on quelle serait l'autre raison en réalité ? Il y a pas d'autres raisons. Donc de deux choses l'une soit à un moment total énergie les prix que eux ils font à la pompe bah ils font en sorte que tout le monde ait le même prix sur le territoire. Je pense pas que ce soit leur stratégie en réalité.
S'ils font pas ça pardon mes taxations des super profits, ça commence à bien faire. On peut pas mettre en danger comme ça les Français euh et les finances les finances publiques. Vous mentionnez la France avec un budget très difficile à adopter, une dette en hausse et un déficit le plus élevé de la zone euro à 5,4 % du PIB. Est-ce que vous avez senti l'Eurogroupe puisque je disais que vous vous y aviez été très inquiet de la situation française ? Non.
Les ministres des finances, euh les institutions européennes euh sont inquiet en général de l'état mondial des finances publiques, mais aussi de la dette privée de ce qui se passe aux États-Unis, la bullia et cetera et le fait que les Américains ne maîtrisent plus leur dettes comme avant. Et on n'est pas à l'abri d'un accident financier, hein, ça c'est clair, mais on sait pas d'où il va venir et on n'est pas à l'abri et c'est de la probabilité. Ça veut dire que ça peut arriver comme ça peut ne pas arriver. Bref, c'est c'est un sujet qui mérite de la nuance. Or, dans le débat politique aujourd'hui, la nuance, c'est pas le la chose la plus la plus commune en réalité.
Donc voilà quel est l'état de la quel est l'état mondial. Maintenant, au niveau européen, euh nous ce qu'on demande à la France, c'est une trajectoire de réduction de 100 120 milliards sur 5 ans. Ça veut dire qu'il y a pas besoin de faire un effort de 54 milliards. Déjà, ça n'existe pas, ça n'existera pas, c'est trop brutal. mais de l'ordre de 18 20 milliards. Et ensuite quand je suis à l'échelle européenne, je vois qu'il y a beaucoup moins d'inquiétude. C'est-à-dire que tout le monde dit oui, il faut que la France prense un effort. Mais personne se dit la France là tout de suite va rentrer en crise financière.
Mais inquiétude aussi par rapport au discours du Rassemblement national concernant l'Europe qui s'il accède au pouvoir veut baisser la contribution de la la France à l'Union européenne alors que l'actuel premier ministre a d'ailleurs demandé de retrancher 800 millions en les prélevant sur l'am. Ça accrédite avant les élections de 2027 l'idée que la France paye trop et c'est le cas. C'est pas le cas déjà euh parce que je suis navrée mais sans l'Union européenne, la France n'est pas grand-chose. Elle n'est pas grand-chose du point de vue des exportation. Elle n'est pas grand-chose non plus du point de vue de la soutenabilité de sa dette si je peux me permettre.
Parce qu'aujourd'hui, si la dette française est soutenable, c'est grâce à quoi aussi ? Parce qu'en fait, on sait que derrière il y a la Banque centrale européenne, il y a le mécanisme européen de stabilité, il y a tout ce qu'on a créé qui fait qu'aujourd'hui les dettes européennes reste quand même malgré tout forte. Et en revanche, ce qui inquiète les marchés financiers très clairement, c'est la perspective de 2027 et des élections présidentielles. Et c'est pour ça aussi que on on a une prime de risque, on a des taux un peu plus élevés contrairement à ce qu'on pense. C'est pas l'état de la dette, c'est à la fois l'instabilité politique depuis la dissolution. Très clairement.
le fait de là savoir ou pas si on va réussir à faire passer le budget et puis les élections prochaines. C'est vraiment le sujet politique qui inquiète quasiment plus les marchés financiers en réalité que le niveau de notre dette. Parlons justement du futur budget mais cette fois-ci de l'Union européenne pour 2028-2034 qui est négocié ardemment actuellement. l'Allemagne, le Danemark, la Finlande, les Pays-Bas, l'Autriche sont dans les fruots. Ce qu'on appelle les fruots, c'est ceux qui demandent que on soit en dessous des 2000 milliards d'euros sur 7 ans. Donc proposé par la Commission européenne, votre Parlement européen, Aurore Laluc veut maintenir ce montant, qui va gagner ?
Si on n pas un budget qui vient répondre au défis européens, on va tous perdre. C'est ça en réalité. Si on n pas un budget qui nous permet d'avancer sur la défense commune dans l'indépendance numérique, si on a un budget qui nous permet pas d'être autonome dans en matière d'IA, qui nous permet pas d'avancer dans la manière de la transition écologique, dans la réindustrialisation, on va tous perdre. C'est ça que certains pays devraient avoir en tête. Donc il y a la question de ce budget et sur lequel vous avez voilà le Parlement européen est toujours plus 10 ans que les que les Étatsmembres dans y compris l'Allemagne qui est chez les fruot maintenant. Exactement.
Donc on a on a voilà, on va essayer de pousser un maximum mais à côté de ça de toute façon il faudra créer de nouveaux instruments financiers. Je sais que les débats sur l'animalisation de la dette agite beaucoup la bulle française mais en réalité au niveau européen le débat qu'on a c'est sur la question ce qu'on appelle des actifs sûrs. Alors c'est un peu techno mais c'est le fait d'avoir un endettement commun donc des taux d'intérêt commun. Ça c'est un débat que nous avons pour le coup c'est un débat que les ministè beaucoup avec l'Allemagne qui ne veut pas s'endetter en commun.
Alors justement précisément le chancelier Mertz très fragilisé suite à des défaites dans trois régions dans les fameux Linder à la faveur de l'extrême droite à l'est. Les vieux démons sont de retour et de l'extrême gauche à Berlin quelles leçons vous en tz ? C'est une situation qu'on peut retrouver aussi en France. En réalité, on voit aussi qu'en France, bah le le parti qui est dominant, c'est le rassemblement du moins du moins dans les sondages, c'est le rassemblement national. On voit une poussée de l'extrême droite en fait à peu près partout en Europe. Donc il y a un sujet qui est de rappeler ce qu'est l'extrême droite, c'est l'extrême droite, c'est pas un parti comme un autre.
Voilà, faut rappeler ce que c'est. Et ensuite de prendre soin des Européens, de prendre soin des Français. Je crois aussi qu'il y a des il y a des leçons euh qu'on a tiré après la Seconde Guerre mondiale qui ont été oubliées euh et qui était de dire que le meilleur remède euh à la montée des populismes et des nationalismes, c'est de faire en sorte qu'il n'y ait pas de ressentiment. C'est de faire en sorte qu'il n'y ait pas des inégalités inacceptées. Il y a toujours un niveau d'inégalités acceptable. Moi, je m'en fous qu'il y a des milliardaires euh du moment que je vis bien et je pense que ça peut pareil pour tout le monde.
Euh donc là, on est arrivé sur des choses qui deviennent inacceptables et qui peuvent engendrer des monstres. Alors, parlons de diversification de nos sources d'approvisionnement, de rapprochement et entre l'Union européenne et le Canada avec Marc Carnet qui était accueilli en héros dans votre hémicycle de Strasbourg. Il y a quand même 10 pays manquants au fameux traité de commerce qu'on qu'on a signé avec lui, le CTA dont la France. Est-ce qu'il faut le faire ? Moi, je fais partie des gens qui étaient opposés pour des raisons sanitaires écoutant un certain nombre d'experts et et d'ONG.
Néanmoins, là, je trouve que ce qui a été intéressant avec sa venue au Parlement européen parce que finalement ce que proposait Ursula Funderline était assez vague. C'està-dire que concrètement, on sait pas trop de quoi il s'agit. Ce qui était important, c'est qu'enfin, il y avait quelque chose de positif qui se passait. C'est ces derniers ces derniers mois, ces dernières années, on subit, on a mauvaise nouvell sur mauvaise nouvell. On est on traverse des temps difficiles, rudes et là enfin il y a quelque chose de constructif qui se passe.
On voit qu'on est en train d'essayer de créer du du dialogue et de créer des associations, on sait pas encore sous quelle forme ce sera avec des pays qui résistent et qui ont envie d'être constructifs et qui se disent après tout bon bah les États-Unis font ce qu'elles veulent. Voilà, ils ont voulu le Trump peisme, ils ont le Trump peis. C'est pas parce qu'on est les voisins des États-Unis qu'on leur appartient. Je trouve cette formule très forte d'ailleurs. Euh et nous on a décidé de suivre un autre chemin. Oui, vous parliez des accords commerciaux, on en a 80 après l'Indonésie, l'un de l'Australie, l'Union européenne est en bonne voie pour conclure avec les Philippines.
Euh cette stratégie de diversification parce qu'on a des tensions commerciales avec la Chine aussi, faut pas oublier un autre acteur mondial. Est-ce que pour vous quand même elle a un intérêt ? Il faut l'encadrer ou il faut l'interdire ? Non, elle peut avoir un intérêt mais enfin c'est comme tout en économie. Euh le les moyens sont jamais la solution. Donc on peut signer des accord de commerce mais ça peut pas être n'importequel. Ça peut pas être n'importequel. Ça peut pas être avec n'importe quelle norme euh sociale et environnementale. Ça peut pas être sans clause miroir et cetera. Faut pouvoir quand même se protéger. Donc c'est un élément stratégique mais ça ne peut pas être la stratégie.
La stratégie qu'on doit avoir en réalité, c'est de ne plus être dans des dépendances suicidaires comme dans le domaine du pétrole par exemple et du gaz. On est en train de redécouvrir à chaque à chaque crise qu'on a pas de pétrole. Enfin quand même en réalité. Donc il faut accélérer sur la question de l'électrification dans le domaine des systèmes de paiement. Il faut accélérer aussi, mais là c'est bon, c'est en bonne voie pour être indépendant dans le domaine du numérique. En fait, c'est plus la politique industrielle et c'est plus le fait d'être de protéger un maximum notre industrie, de reproduire certaines choses en Europe qui va réellement nous protéger.
Vous mentionnez à juste titre la Chine parce qu'on est toujours en train de regarder les États-Unis et la Russie pour des raisons évidentes, mais la Chine est très agressive d'un point de vue commercial. On doit protéger notre secteur automobile par exemple. Et et moi je suis désolé là-dessus, la question des droits de douane ne peut pas être un tabou en fait parce queon peut pas laisser notre industrie automobile, nos batteries et cetera euh être détruite par une concurrence déloyale.
Alors l'Union européenne cette semaine, elle a sauvé inextrémiste ses sanctions contre Moscou en se ralliant à contre-cœur en en dépit des des critiques de Kiev aux exigences de la France et du Luxembourg qui ont obtenu le retrait de deux oliges russes de la liste noire. La faveur faite à l'oligarque russe qui était bien introduit en Azerbaïdjan c'est traduite par une grâce accordée à ce ressortissant français emprisonné là-bas. Est-ce que l'Europe est cohérente et unie sur le dossier ukrainien et dans ses sanctions vis-à-vis de la Russie ? Non, elle l'est pas. Elle ne l'est pas sur, vous citez ce dossier, mais pour le coup une vie qui est qui est qui est en jeu.
Euh mais elle ne l'est pas dans un plein de points de vue. La question du gaz reste une question épineuse. Il y a il y a il y a plein de choses sur laquelles on a du mal à être cohérent et où les intérêts nationaux ne reprennent pas le le dessus. Je trouve que malgré tout ça tient à peu près mais il faut que ça tienne très fort parce que les temps à venir vont être extrêmement rudes et on sait que la stratégie de Poutine depuis le début c'est de tenter de nous diviser. C'est ça en fait et il a été surpris par le fait qu'on qu'on que nous soyons restés unis et que nous ayez répondu.
Alors dans votre livre Trump contre l'Europe, vous dites qu'il faut être en position combat donc face aux attaques venues de l'extérieur. Est-ce que l'Europe pour vous a bien réagi ? Par exemple, cette semaine, il y a eu assemblée de l'ONU vis-à-vis de d'un certain Donald Trump qui trouve pas je trouve pas que l'Union européenne est été à la hauteur sur la question des droits de douane. Je ne trouve pas qu'elle soit à la hauteur sur la Cour pénale internationale jusqu'à présent et j'espère que sa position changera.
C'est-à-dire que Trump menace la Cour pénale internationale et a sanctionné des juges et ces juges jusqu'à présent ne sont pas protégés par la Commission européenne qui pourrait le faire. ces juges ont mis sous sanction américaines. Donc, ils n'ont plus accès à un grand nombre de sites euh internet américains. Ils n'ont plus accès à la carte de paiement et cetera et cetera visa Mastercard. Ils ont plus accès à rien. Voilà, le la possibilité de les protéger, c'est de mettre en place ce qui appelle le mécanisme de blocage. Et ça, la Commission européenne se refuse à le faire pour l'instant.
Donc, typiquement, si vous voulez être respecté, si vous voulez si vous en appelez tout le temps au droit international et ben il faut protéger les juges qui l'appliquent. Et Donald Trump ne comprend qu'une seule chose, je le dis depuis le début, c'est le rapport de force. Il faut tenir ce rapport de force, même si c'est pas dans l'ADN de la construction européenne. Tant pis. Aurore Laluc, merci d'avoir été en notre compagnie. On rejoint tout de suite le Parlement européen, votre Parlement européen. On va parler climat, canicule, feu de forêt. Quelles leçons tiré là encore ? C'est tout de suite le débat. Merci de nous rejoindre au Parlement européen à Strasbourg.
Strasbourg capitale européenne qui n'a pas été épargnée cet été par la canicule qui a touché toute l'Europe. Août 2026, le mois le plus chaud jamais mesuré dans le monde. Et l'Europe dans son ensemble a vécu le pire été de son histoire, 2,7°gr de plus que les normales de saison. Résultat, une sécheresse record qui dure jusqu'à aujourd'hui. Au pic de l'été, les 2/3 du territoire de l'Union européenne se sont euh retrouvés en état d'alerte de quoi euh fragiliser la végétation, notre agriculture et également faciliter la propagation des incendies. Oui, elle a rentré euh 6600 hectares avaient déjà brûlé cette année en Europe, au sud, mais aussi au nord.
Euh c'est euh deux fois plus que la moyenne des territoires ces 30 dernières années qui sont partis en fumée. L'Union européenne a mis des moyens inédits en activant son mécanisme européen de protection civile qui permet une solidarité entre les Étatsmembres et la Commission européenne veut aller encore plus loin avec une loi sur la résilience climatique face à l'urgence de l'adaptation au réchauffement climatique. Pour en parler aujourd'hui avec nous, nous avons deux eurodéputés. Saskia Briquemont, bonjour. Bonjour. Vous êtes eurodéputé belge, membre du groupe Les vert au Parlement européen et face à vous Grégory Alon.
Bonjour, vous êtes eurodéputé français, membre du groupe Réunion Europe au centre de l'hémicycle européen et vous êtes aussi l'ancien président de la Fédération des sapeurs pompiers de France. Alors madame Bricont, la chaleur a fait plus de 35000 morts sur le continent européen supplémentaire hein par rapport aux autres aux autres années et a impacté toutes les activités humaines cet été. Est-ce que les Européens se sont sentis trop longtemps à l'abri de ce réchauffement climatique et tout d'un coup ce réveil ? Merci de remettre le sujet à l'agenda et de parler des 35000 morts supplémentaires parce qu'on en a certainement trop peu parlé encore. Je voudrais d'abord euh leur rendre hommage.
On n'a pas eu une seule minute de silence ici au Parlement européen pour leur rendre hommage et c'est important et ce n'est pas euh un fait divers parmi d'autres. Si on avait eu autant de morts lié à une crise, une pandémie, un attentat, ça aurait été le branle bas de combat et l'activation d'un vrai plan d'urgence. On n'a pas vu ce déclenchement de plan d'urgence ni au niveau national ni au niveau européen.
On l'a pourtant demandé en plein été que l'on puisse se réunir, avoir un sommet des ministres compétents au niveau européen pour mettre en place les mesures d'urgence qui pouvaient l'être en matière notamment de de prévention et de protection de la population face à à ces vagues de chaleur. Il en a rien été. Et donc il y a une je pense volonté politique d'invisibiliser de ne pas politiser la problématique alors que le dérèglement climatique on va continuer à en subir les conséquences. Grégorion il a manqué un plan d'urgence européen cet été au cœur de la crise face à ces multiples vagues de chaleur.
En fait on peut pas demander à l'Europe ce que les États membres réclament c'estd leur souveraineté. Et en la matière, il faut savoir quand même que le mécanisme de protection civile est un mécanisme volontaire et on appelle à l'aide si on en a envie, si on le souhaite. On appelle les [grognement] autres États à l'aide en terme donc il faut vraiment préciser que dans l'Union européenne, l'Europe ne peut pas tout faire parce qu'elle n'a pas la mesure [grognement] de prendre la main sur quelque chose qui appartient d'abord aux États. Ça c'est le premier point. Et dans les États, ce principe de subsidiarité existe aussi parce qu'on a des États fédéraux.
En France, pour mon pays, ce sont des États où c'est organisé au niveau départemental et la solidarité ne s'exprime que quand les autorités communales départemental en exprime finalement la nécessité. Donc c'est bien là le finalement le le la double difficulté, c'est que c'est une politique très territoriale qui n'est pas au sens du régalien, qui prend pas le dessus, qui n'est pas euh au niveau européen exprimé avec des grands plans de prévention et derrière vous avez une Europe à qui on demande tout le temps d'agir. Si si on prend les le cas des incendies, c'est vrai que même la Commission européenne se félicite de ce mécanisme mis en place avec des moyens inédits.
800 sapeurs pompiers, 22 avions bombardeur d'eau. Sans oublier donc cette solidarité qui a été sur tous les territoire incendiés bien réel. Est-ce que ces moyens ont montré leur intérêt peut-être aussi leurs limites par rapport au déploiement de de moyens nationaux aussi ? Oui, mais tout à fait. On a vu l'importance de l'Union européenne dans ce contexte et du fait qu'on puisse se venir en aide entre État, que ces mécanismes d'urgence puissent être activés par les États concernés par des crises, par des incendies majeurs, des mégafeux contre lesquels en fait les les les équipes de pompiers territoriales locales ne n'ont pas pu faire face.
Mais le mécanisme a effectivement rapidement montré ses limites. Il faut quand même savoir qu'en 2025, 2024 2025, ce sont mo-000 effectifs de pompiers en Europe. Nos gouvernements ont décidé de diminuer à peu près partout les effectifs du pompier. là où ils n'ont pas arrêté d'alerter, y compris en Belgique avec les incendies qu'on qu'on a vu dans les Hautes Fagnes en France qu'ils étaient en sous-effectif et qu'en cas d'incendie majeur très vite ils allaient être confrontés à des problèmes. Donc oui, parce que c'est remonté au nord hein jusqu'à la Belgique. Vous vous faites bien de le noter. La Grèce, l'Italie, l'Espagne ont brûlé.
Mais là où je ne suis pas d'accord avec mon collègue, c'est que l'Europe a énormément de leviers d'action et le fait que depuis 2 ans, on a sur notre table au Parlement européen de part l'action de la Commission européenne un agenda de dérégulation, donc de détricotage des lois environnementales, des lois climatiques, le fait qu'à un moment donné, on n'investisse pas massivement au niveau européen pour dire "OK, la priorité c'est d'isoler tous les logements pour des raisons évidentes de factures énergétiques, mais pour que personne ne meure de chaud sous son toit aussi." C'est un enjeu sanitaire majeur dans le cadre des vagues de chaleur qu'on va encore subir.
Le fait de sortir des énergies fossiles. C'est au niveau européen qu'on doit prendre cette décision là d'arrêter progressivement les subsides aux énergies fossiles et de switcher vers quoi ? Le renouvelable qui non seulement rétablit notre souveraineté énergétique mais permet aussi de répondre à la problématique des factures, de l'explosion des prix du diesel. Tout se tient et l'Europe a tous ces leviers là en main et elle ne les actionne pas suffisamment aujourd'hui. Une réaction Grégorien. Oui, j'ai pas dit que l'Europe n'avait pas de levier. J'ai simplement dit que la politique de protection civile, de sécurité civile était une politique très territoriale.
Et je souscris pleinement finalement au propos puisque à savoir quand même que quand je suis arrivé au Parlement, vous avez dit que j'avais une fonction au préalable, j'étais président des sa pompiers de France, on a créé un intergroupe réunissant l'ensemble des groupes politiques pour justement traiter de ces sujets-là. Et par rapport au discours de la semaine dernière sur le discours de l'état de l'Union avec madame Vanerleyen qui évoquait la protection civile, euh nous on attend encore plus parce que au-delà des au-delà des moyens, il faut des hommes et des femmes et les hommes et les femmes en Europe, c'est 80 % de la ressource, c'est du pompier volontaire.
3 millions de ça pour pomp volontaire. L'Union européenne, elle a acheté des Canadaires en très grand nombre et précisément, on a reproché à Emmanuel Macron du coup de ne pas le faire. En très grand nombre, c'est 12 appareils qui sont répartis sur six pays dont deux pour la France. Mais les accusations contre le gouvernement français justement de substitution, don deux pour la France. Ce qui a été reproché à mon nez qui a fait le débat politique, c'était le report d'une commande de deux appareils parce que l'usine qui est au Canada, rappelons-le, et on peut parler de souveraineté industrielle et en l'espèce et ce que nous revendiquons n'était pas en capacité de les fabriquer.
Donc la flotte qui a été annoncée par Uso sur la Vanderleenne, c'est probablement celle qui a déjà été commandée et je souscris pleinement où il faut faire beaucoup plus certes en matière de matériel, c'est ce que nous travaillons actuellement mais aussi en matière humaine et notamment sur le volet sapeur pompier volontaire. Alors, la présidente de la Commission européenne a fait des annonces sur cette adaptation au réchauffement climatique mercredi 16 septembre dans ce dans son discours sur l'état de l'Union face au Parlement européen et elle prévoit de présenter une loi sur la résilience climatique. On l'écoute. Nous avons connu cet été un moment de vérité.
Presque aucune partie de notre continent n'a été épargnée. 6600 hectares réduits en cendre. Quelques 12 millions de tonnes de récoltes perdues, des fleuves aussi importants que le Danube, le rein ou la Garonne qui disparaissent sous nos yeux. Plus de 35000 décès supplémentaires pendant les vagues de chaleur. Le mois prochain, nous présenterons un nouveau cadre pour la résilience au changement climatique. Nous identifierons 100 des territoires les plus vulnérables d'Europe et nous évaluerons les risques ainsi que le niveau auquel ils doivent être gérés. Ça se briquement. Comment vous recevez cette future loi sur la résilience climatique ?
Ça montre que la Commission européenne actionne un nouveau levier pour être plus résistant face à ces phénomènes extrêmes. J'espère que ce n'est pas un nè effet d'annonce parce que des plan, rappelons-nous du pacte vert européen qui était le bébé de madame Vanerlion qui était censé en fait organiser toutes les politiques européennes pour atteindre nos objectifs climatiques. Ici elle ne parle que d'adaptation. L'adaptation est extrêmement importante. On l'a vu cet été. Les citoyens européens l'ont vu cet été. On n'est pas prêt. On n'est pas prêt à faire face à ces mégafeux. On n'est pas prêt à faire face à des inondations.
On doit adapter nos territoires, nos villes, nos maisons, notre agriculture parce que les pertes de récolte, on en parle trop peu aussi. la flambée des prix, de l'énergie, de l'alimentation, tout ça. Mais si on s'adapte sans par ailleurs lutter contre le dérégèglement climatique, en fait on va elle en a parlé également, elle a dit atténuation et adaptation en même temps.
Sauf que tout l'agenda européen depuis le nouveau mandat 2024 va dans l'autre sens et que dans le discours de madame Vanerlion pardon, on n'a pas entendu une seule fois le lien qu'elle fait entre le dérèglement climatique et la politique économique européenne et notamment cette agend de compétitivité qui ne tient pas compte des effets du dérèglement climatique. Alors la commission prétend qu'on peut faire en même temps, c'est le en même temps. Ça va vous plaire monsieur Alon. atténuation du réchauffement climatique, c'est-à-dire baisse des C2 et l'adaptation. Mais en effet, on vient de le souligner, il y a eu des votes contre l'ancien pacte vert.
On n'ose même plus prononcer ce mot dans cet hémicycle. Apparemment en tous les cas nous euh qu'on on fait surtout de l'adaptation et pas de la Oui. Au cours au cours de cette mandature, ce que l'on souhaite c'est continuer de s'adapter, continuer de pousser les textes qui font que aujourd'hui vous savez à nos concitoyens, il faut leur expliquer que certains ont voté finalement contre le fait d'avoir des voitures électriques. Et aujourd'hui, avec la situation géopolitique, on s'aperçoit qu'à la pompe finalement le pouvoir d'achat est obéré.
Et ceux qui critiquent en ce moment les gouvernements qui sont en manœuvre sur le pouvoir d'achat sont ceux qui ont voté contre les textes qui auraient permis d'accélérer justement cette électrification de nos usages, cette décarbonation de nos usages. On reste trop dépendant des énergies carbone et aujourd'hui ça pèse sur le pouvoir d'achat. Donc cette cette atténuation cette adaptation il faut continuer et faire en sorte que entre adaptation qui est celle que nous prenons et atténuation nous ayons ces deux leviers en même temps.
Et je vais juste rajouter et en conclusion ce qu'il faut faire comprendre à nos concitoyens à tous nos peuples au travers le territoire européen c'est que ces deux mesures là ces deux politiques là sont des vrais vecteurs économiques. Ce sont des vrais vecteurs finalement de réussite économique. Et ceux qui l'ont bien compris, ce sont les Chinois. Ce sont eux qui nous vendent la plupart des matériels électriques, des panneaux photovoltaïques. Donc eux, ils sont en train de réussir une transition et nous nous sommes en train de la louper.
D'ailleurs, la VERLen a dit que l'Union européenne pouvait devenir la championne de l'adaptation au réchauffement climatique avec des entreprises compétitives dans ce domaine. Ça veut dire qu'on peut allier écologie et économie. Mais en fait, l'écologie est la condition synéquanon de l'économie et de la compétitivité. Si on n'intègre pas ça dans nos plans d'industrialisation, de développement économique, en fait, on loupe totalement le coche.
Mais par contre, faire en même temps adopter une loi du plomb et l'équivalent au niveau européen de ne pas sortir des pesticides et au contraire d'octroyer des dérogations supplémentaires, de continuer à donner des quotas et des permis d'émettre des émissions de CEO2, ne pas sortir des énergies fossiles, ne pas prendre des décisions politiques courageuses qui nous permettront de réellement réduire nos émissions de gaz à effet de serre. En fait, c'est pas possible. Donc on nous dise on veut s'adapter, on veut un grand plan de résilience climatique mais en même temps on est sur la trajectoire de baiss Oui.
Mais sauf que sauf que climat et biodiversité ça va main dans la main que cet hémicycle sous l'égmission européenne a proposé de réduire les capacités et les outils de surveillance de nos forêts. Et voilà où on en est aujourd'hui. On a on a passé un été à voir les incendies se démultiplier et l'Europe affaiblit nos standards en matière de surveillance des forêts.
Elle fait la même chose avec ce qui concerne le rétablissement de la biodiversité et la suppression de tout ce qui est pesticides qui qui qui sont contre les pollinisateurs et qui détruisent la biodiversité alors que nos agriculteurs sont les premiers confrontés à l'appauvrissement de leur terre et au conséquen des règlements climatiques à la sécheresse parce que il y a il y a aussi cette question de l'eau finalement et ça a été un des temps forts aussi de ce discours l'insistance sur une initiative européenne sur de par Urzula Van Derleen à améliorer notre réseau, miner par les fuites, soutenir les agriculteurs.
Euh est-ce que vous vous critiquez parfois le stockage de l'eau mais on va être obligé de stocker pour assurer notre sécurité alimentaire ? En en fait euh on peut pas euh dire "On va lutter contre finalement des règlements climatiques et lutter donner les moyens au saur pompiers pour lutter contre les feux l'été s'il y a pas d'eau." Euh donc à un moment donné, il faut trouver le juste milieu. Je comprends tout à fait le raisonnement mais à un moment donné stocker de l'eau, c'est nécessaire pour de nombreux usages. C'est nécessaire pour assurer l'alimentation en eau de nos populations, pour nos agriculteurs, pour nos industries, pour nos sapeurs pompiers pour lutter contre les feux.
Donc oui, à mon moment, il faudra stocker de l'eau. On est dans une période où il y a de l'eau qui tombe en abondance, on n'est pas capable de la garder. Donc oui, il va falloir avoir des mesures courageuse et ne pas être dans la doctrine absolue de dire "J'empêche tout de tout faire." Exactement. Sasca Briquement, vous êtes d'accord ? On va être obligé de stocker de l'eau pour nos différents usages agriculture, pompiers, consommation.
Écoutez, quand j'entends l'idéologie donc enfin ça me ça me rend dingue quand même qu'on continue à mettre la question écologique dans la case idéologique parce queau nom de idéologie libérale aujourd'hui on ne fait pas ce qu'il faut en matière d'écologie et à nouveau, je répète que les deux sont éminemment liés. Si on parle d'eau, oui, il est grand temps qu'il y ait un plan global à l'échelle de l'Union européenne puisqu'on va manquer d'eau pour voir comment on fait en sorte que d'abord on puisse donner de l'eau à la population. Donner de l'eau potable, c'est vital. C'est un un besoin vital premier. Ensuite, effectivement, il risque des conflits d'usage pour l'agriculture.
On a besoin de se nourrir. Donc à un moment donné, il faut voir comment on fait en sorte euh d'approvisionner en nos eau nos champs. Ce sera nécessaire. Mais si tout ça est pensé intelligemment à l'échelle de l'Union européenne pour faire en sorte de ne pas arriver au stade de pénurie et de pouvoir euh s'organiser et qu'on narrive pas à ces conflits d'usage de l'eau, voire pire, voir des des voilà des problèmes sociaux et et des conflits liés à l'eau, c'est éminemment important. Mais je j'ajoute par exemple, on n pas entendu Madame Vlon parler des big data center que l'Europe est en train de déployer qui sont extrêmement consommateurs en eau par exemple.
Donc tout ça va devoir être dans ce plan pour qu'on réfléchisse intelligemment à l'usage. Deux mots pour conclure, vous avez confiance, le prochain été sera meilleur que celui-là ? Non, je pense qu'on aura un été qui sera encore très complexe et il faut préparer nos concitoyens à être beaucoup plus mieux préparés. En tous les cas, moi j'ai vu des populations qui ont demandé d'évacuer qui ne savaient pas quoi faire, quoi emporter. Donc c'est cela la préparation et c'est aussi de dire à nos populations que l'État, l'Union européenne ne pourra pas tout faire. Lorsque j'étais sap pompier, je disais que je n'avais pas la capacité de mettre un camion de sap pompier devant chaque maison.
Ça se Briqumon, l'Europe sera prête pour l'été 2027 qui sera également chaud. Je pense que l'Europe et nos gouvernements doivent vraiment se préparer et faire en sorte qu'il n'y ait plus des morts supplémentaires lié à la prochaine canicule qui pourrait arriver en mai, juin l'année prochaine. Effectivement, il faut se préparer, accéder à l'eau. C'est aussi une question d'aménagement du territoire et ça ce sont nos villes, ce sont les les décideurs politiques à tous les niveaux de pouvoir qui doivent intégrer la question du dérèglement climatique, de ses conséquences dans toutes les politiques. Merci à tous les deux d'avoir illustré ce débat. Merci à vous de l'avoir suivi.
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Ohoh.