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InterviewLyon Première — L'invité politique du samedi· 9 juillet 2022 44 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsSécuritéSolidarités & familleTravail & emploi

Alexandre VINCENDET : Député LR de la 7e circonscription du Rhône

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 69 %Attaque 14 %Défensif 16 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:32OuverteRéponse directe

    Comment analysez-vous les mariages houleux et leur impact sur l'insécurité ?

  • 2:44OuverteRéponse directe

    Comment rappeler la loi et remettre de l'ordre face à ces débordements ?

  • 5:15OuverteRéponse directe

    Comment suivez-vous le dossier de la vidéosurveillance à Lyon ?

  • 11:33OuverteRéponse directe

    Pourquoi mettez-vous les extrêmes de gauche et de droite dans le même sac ?

  • 17:24OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui vous a poussé à vous engager en politique ?

  • 23:20OuverteRéponse directe

    Pourquoi être à la fois député et maire ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 12:56PrésentateurChiffre
    « On avait un Front National à 25%, aujourd'hui il est en dessous de 10% systématiquement. »
  • 13:04PrésentateurChiffre
    « Gauche plus extrême-gauche à Rieux sur un premier tour d'élection législative, c'est moins de 30%. »
  • 24:13PrésentateurFait
    « Le vrai sujet, c'est que le généraliste de la République, c'est le maire. »
  • 25:48PrésentateurFait
    « Si le groupe auquel j'appartiens impose une discipline de vote, ce serait sans moi. »
  • 36:15PrésentateurFait
    « Les mesures technocratiques du chèque sont une erreur. »

Temps de parole

  • Présentateur73 %
  • Alexandre Vincendet25 %

0,9 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

A Lyon, vous écoutez Lyon 1ère.

0:02
Alexandre Vincendet

Lyon 1ère.

0:04
Présentateur

Lyon 1ère, l'invité politique du samedi. Avec immédiat positif, Frédéric Duval.

0:12
Alexandre Vincendet

Bonjour à toutes et à tous. On est heureux de vous retrouver pour cette dernière émission de la saison de l'invité politique, le samedi de 11h à midi sur Lyon 1ère. On est avec Alexandre Vincendet. Bonjour. Bonjour. Vous êtes député de la 7e circonscription d'euro, nouvellement élu. Mais les gens vous connaissent ici parce que vous étiez avant maire de Rieux-la-Pape. Alors d'ailleurs, toujours maire, on verra. Parce qu'il y a une petite anecdote que vous allez nous raconter. Vous êtes un représentant, on va dire, de la droite lyonnaise décomplexée et moderne. Vous n'avez pas encore 40 ans. Vous êtes aussi toujours secrétaire départemental de la Fédération... Président. Président.

Président de la Fédération. Président de la Fédération du Rhône LR. Voilà, donc ça fait partie des questions. Et on va découvrir avec vous l'Assemblée, un peu avec ce qui se passe à l'intérieur, les coulisses de l'Assemblée. Il y a beaucoup, beaucoup d'actualités. On a un nouveau gouvernement qui vient d'être nommé, vous nous en parlerez. On va parler de votre circonscription. On va découvrir un peu votre ville et votre parcours. Ma première question est toujours une question un peu d'actualité. Moi, ce qui fait l'actualité des Lyonnais en ce moment, ça n'aura échappé à personne. Il fait chaud, c'est l'été. C'est aussi la saison des mariages.

On a régulièrement un certain nombre de communes qui sont concernées et impactées par des mariages, on va dire, un peu houleux, un peu désordonnés, avec des vacs chauds, un peu chauds, etc. Au-delà de ce que ça raconte dans parfois la fièvre et la passion, il y a quand même aussi des choses assez complexes en termes d'insécurité ou de sentiments d'insécurité ou d'abus de ce qui se passerait normalement dans l'espace public. Vous, en tant que maire et même maintenant comme député, qu'est-ce que ça vous inspire ? Est-ce qu'on est dans une société du coup plus agitée, parfois un peu plus violente ? Comment vous lisez ce qui se passe aujourd'hui sur ces événements ?

1:42
Présentateur

Non, sur les mariages en particulier. En tant que maire de Rieux depuis 2014, on a connu ces événements. Jérémy Bréau, d'ailleurs, quand il était élu maire, mon ami et collègue Debron a connu ces événements en 2020. Puis d'autres maires les connaissent. À Ville-Orbanne récemment. À Ville-Orbanne, à Lyon, à Villefranche. Même, je suis originaire de Lens, j'ai des amis dans Lens qui m'en parlent quand ils sont à Bourg-en-Bresse, en Berion-Buget. Bref, je pense que simplement, c'est une poignée d'individus et ce n'est pas tous les mariages. C'est quelques mariages. Vous avez certaines personnes qui se disent, le jour de mariage, on fait ce qu'on veut. C'est ville ouverte, loi suspendue.

Et parce qu'on est content, on a le droit de faire du rodéo, de prendre des grosses cylindrées, de faire des donuts ou de se pendre par la fenêtre avec des drapeaux, de faire tout et n'importe quoi, de tirer des mortiers, d'arriver avec des motos et de faire une roue arrière. Non, la République, c'est tout le temps et c'est en tout temps. Et la liberté des uns s'arrête souvent ou commence celle des autres.

2:44
Alexandre Vincendet

Alors comment on fait, d'ailleurs, quand on est un élu républicain, attaché à ces valeurs, et c'est des sujets, on en reparlera, qui vous tiennent à cœur et sur lesquels vous avez fait un certain nombre de propositions et d'actions assez précises, comment est-ce qu'on rappelle la loi, comment on s'organise, comment est-ce qu'on peut remettre de l'ordre ? Parce qu'effectivement, ces débordements sont parfois des choses qui pèsent, y compris sur le moral des citoyens.

3:03
Présentateur

C'est insupportable pour nos concitoyens. Ça envoie un signal qui est quand même extrêmement délétère. Ça veut dire qu'en fait, quand vous ne dites rien que vous laissez faire, nos concitoyens qui, eux, sont chez eux, n'embêtent personne, payent leurs impôts, payent leurs loyers ou leurs prêts, travaillent de façon acharnée pour faire vivre leur famille, éduque leurs enfants. Et eux, par contre, quand ils dépassent d'un ou deux kilomètres heure la limite de vitesse sur la route ou sur l'autoroute, qui se gare mal, ont une prune et la payent, parce que c'est bien normal parce qu'ils ont enfin la règle, pour eux, c'est insupportable de voir ça.

Il y a un sentiment d'injustice derrière qui se met en place, qui, si elle n'est pas traitée, peut se terminer par de la colère dans les urnes. Colère dans les urnes, parfois même ailleurs, effectivement. Il y a un sentiment d'iniquité ou d'injustice. C'est d'injustice, même pas d'iniquité. Et en fait, nous, ce qu'on a fait à Rieux en arrivant, c'est qu'on a sifflé la fin de la récré tout de suite. Chartes des mariages, qui doit être signées en mairie par les futurs jeunes mariés, réunion en mairie des jeunes mariés en présence d'un représentant de la police municipale et d'un de mes adjoints, pour leur rappeler les règles.

Et en rappelant aussi que, premièrement, quand on a rendez-vous en mairie avec un officier d'État civil qui est, accessoirement, en plus, élu de la République, on arrive à l'heure, on n'arrive pas avec une demi-heure de retard, on se tient correctement et on respecte les règles. Sinon, c'est simple, c'est contrôle de police, on peut arroser de PV tout le cortège, c'est arrivé de monter à plus de 80 PV sur un cortège, il n'y a aucun problème, moi ça ne me dérange pas du tout.

Au bout du compte, ce n'est pas ma journée qui est gâchée, c'est celle des mariés, mais c'est eux qui sont responsables, accessoirement, du cortège du mariage, parce que ce sont eux les organisateurs, et puis on peut même aller, c'est déjà arrivé, très clairement, à l'annulation de la cérémonie, puis ils reviennent en semaine quand tout est plus calme.

4:44
Alexandre Vincendet

Au-delà de ça, ça raconte d'ailleurs peut-être d'autres choses, parce qu'il n'y a pas très longtemps encore, il y avait eu des sujets de discussion assez forts avec l'adjoint maire de Lyon sur les enjeux de sécurité, certains qui accusaient Grégory Doucet de laisser faire, que Lyon était devenu une ville très dangereuse, etc. Il y a aussi cette question-là qui revient, parce que ça a fait l'actualité, alors c'est plus technique pour nous, les personnes qui nous écoutent, mais il y avait une procédure d'appel d'offres pour équiper enfin la ville de vidéosurveillance qui a été déclarée infructueuse, c'est-à-dire que c'est encore reporté. Comment vous suivez-vous ce dossier ?

Est-ce que vous pensez que quelque part, la mairie ne s'empare pas suffisamment de ces sujets ? Est-ce que c'est juste une maladresse technique ? Est-ce que ça raconte des convictions plus fortes ? Et vous, est-ce que vous êtes pour cette vidéoprotection, cette vidéosurveillance ?

5:27
Présentateur

Je suis très à l'aise sur la vidéoprotection, puisque à Rieux-la-Pape, quand je suis arrivé, il n'y avait pas de centre superviseur urbain, qu'on appelle dans notre jargon un CSU. Aujourd'hui, à Rieux-la-Pape, comme dans d'autres villes, il y a eu la création d'un CSU, c'est-à-dire un mur d'image, on a plus de 80 caméras de vidéoprotection, on est aujourd'hui à Rieux sur 52% de taux d'élucidation, qui est le plus fort taux de la métropole, en zone police, toutes communes confondues. Donc, ce n'est pas suffisant, mais c'est quand même une vraie fierté d'être déjà... C'est-à-dire qu'un fait sur deux à Rieux est sûr d'être élucidé.

C'est dû notamment aux caméras, qui ne nous permettent pas tout le temps d'arrêter le méfait à l'instant T, où le délit est effectué, mais par contre, ça nous permet, dans le travail d'enquête, en lien avec la police nationale, de donner des éléments, et derrière, de pouvoir attraper, dans les jours, dans les semaines, ou dans les mois qui viennent, suite au travail d'enquête et de relecture de vidéoprotection, énormément, ça nous permet d'aller attraper les voyous, tout simplement. Et moi, je suis assez surpris quand j'entends que la ville de Lyon a eu des appels d'offres infructueux. Nous, on en a repassé encore il n'y a pas très longtemps. Chaque année, nous, on déploie des caméras.

Et on a un plan pluréniel de déploiement, où depuis 2014, chaque année, on déploie des caméras dans différents endroits de la commune, que ce soit sur la ville nouvelle ou sur les autres quartiers plus résidentiels. Et à chaque fois, nous, on arrive à avoir des appels d'offres avec des candidatures, on trouve preneur, et chaque année, on installe des caméras. Je pense simplement que de l'autre côté du Rhône, à Lyon, il y a un vrai sujet avec la sécurité. On ne va pas se raconter de bêtises. Je ne suis pas un ardent défenseur de Gérard Collomb. J'ai pu parfois être critique.

Cependant, je tiens quand même à le dire, c'est qu'à Lyon, qui est quand même la troisième ville de France, qui est la capitale des Gaules, je pense quand même qu'on doit pouvoir circuler aujourd'hui en paix, c'est la première des libertés. Et au-delà de ça, j'ai toujours considéré que la sécurité était la première des politiques sociales, puisqu'en général, ceux qui sont les premières victimes de l'insécurité sont souvent les plus faibles. Et aujourd'hui, moi, je mets au défi, ça m'est déjà arrivé, de sortir d'un repas chez des amis, traverser la place des Terros.

Moi, j'ai refusé que ma famille, avec mon petit garçon qui, à l'époque, était en poussette, traverse à 11h du soir la place des Terros. C'est impossible. Alors qu'on est devant l'hôtel de ville centrale de la ville de Lyon. Parce que très clairement, à un moment, c'est un endroit qui m'est très mal fréquenté. Quand je dis très mal fréquenté, c'est qu'on peut y faire des rencontres qui sont dangereuses pour une mère de famille et son enfant ou des personnes qui peuvent être vulnérables. Quand on est en soirée, ça peut devenir compliqué. Malheureusement, pas que. On le voit là du Cher, maintenant, on se tire dessus à l'arme automatique.

On est en train de vivre des choses qu'on ne vivait pas à Lyon. Et même si, je pense que sous Gérard Collomb, on aurait pu en faire plus, force est de constater qu'en tout cas, le travail était quand même fait parce que c'était bien contenu et qu'aujourd'hui, sous la nouvelle mandature de Grégory Doucet et de sa majorité, ça part à voler au complet. Pourquoi ? Tout simplement parce que, moi, on ne va pas se raconter de bêtises. C'est que dans la majorité, vous avez aussi des élus qui sont issus de l'extrême gauche, qui sont de la France insoumise et qui ont un vrai sujet avec la question, les questions de sécurité. Moi, je le vois dans mon conseil municipal.

J'ai quasiment plus d'élus de gauche, dit républicaine. J'ai quasiment que des élus, voire l'immense majorité, si ce n'est pas la majorité totale de l'opposition Riard qui est issue de l'extrême gauche, qui soutient les candidats d'extrême gauche quand ils se présentent aux élections, notamment législatives, et sur l'ensemble des questions relatives à la sécurité de nos concitoyens, augmentation du nombre de caméras de vidéoprotection, augmentation du nombre de policiers municipaux, classement de la ville en quartier de reconquête républicaine que j'ai obtenu auprès du ministre de l'Intérieur. Toutes ces questions-là, quand on les pose au vote, le vote est systématiquement contre.

Ce n'est pas simplement

8:57
Alexandre Vincendet

une évolution de la société, parce que la société a aussi évolué. Il y a pour vous une vraie approche très différente.

9:03
Présentateur

On est dans une société qui devient de plus en plus violente, parce qu'aujourd'hui, surtout depuis le confinement, on voit qu'il y a certains verrous psychologiques qui ont complètement sauté. Ça, c'est vrai. Ce qu'on a connu avec les gilets jaunes et la violence qu'on a vue dans la rue, que ce soit contre les forces de l'ordre, contre les institutions, on n'avait pas connu ça aujourd'hui, donc il y a un vrai sujet. On le voit aujourd'hui, les revendications sont de plus en plus violentes, parce qu'on est dans un pays qui de toute façon a aussi une tradition de revendications violentes.

On peut remonter à mai 68, mais même encore avant, où en France, les grands changements se sont souvent faits sur des manifestations qui ont pu être très violentes. Mais au-delà de ça, il y a aussi aujourd'hui, sur l'échiquier politique, des personnes pour qui l'action violente, ça c'est plutôt les extrêmes, et notamment l'extrême gauche, on le voit avec ce que font aussi les antifas à Lyon lors du 1er mai ou lors de certaines manifestations anti-vax, mais aussi, on le voit face à des personnes qui aujourd'hui n'ont plus de limites, face à des élus qui jouent aussi avec ces acteurs-là, on a certains verrous qui ont complètement sauté.

Là où il pouvait y avoir avant un consensus sur le fait de dire qu'il y a des principes républicains, notamment en termes de sécurité, de respect des règles et des lois, et là on ne bouge pas une oreille parce qu'il en va de la sécurité de nos concitoyens, aujourd'hui, il y en a certains qui très clairement font fi de tout ça.

Notamment, par exemple, je vous prends sur le trafic de stupes, aujourd'hui, vous en avez qui vous expliquent que sur les stupes qui sont en train de pourrir complètement la vie de nos quartiers et la santé de nos jeunes, et on voit très bien que la violence aujourd'hui à la duchère, c'est notamment dû au trafic de stupes, mais pas qu'à la duchère, c'est le cas à Vaud-en-Velin, c'était le cas à Rieux, parce que j'ai vraiment fait un point d'honneur de travailler contre le trafic de stupes, vous avez des personnes qui vous expliquent que finalement, il faudrait un peu laisser les gens en paix.

Et ça, ce n'est pas entendable aujourd'hui, en tout cas, à mon sens, par nos concitoyens, et c'est pour ça que je pense qu'on est toujours du bon côté, ou en tout cas, on est toujours du côté de la raison et de la justice quand on essaye justement de faire en sorte d'être extrêmement ferme sur ces questions-là.

10:56
Alexandre Vincendet

On y reviendra d'ailleurs parce que vous avez des positions assez claires et assez tranchées sur les extrêmes, on est beaucoup partis sur ces zones de sécurité. Dans une deuxième partie de l'émission, on va re-rentrer à l'Assemblée nationale. A tout de suite. On se retrouve pour cette deuxième partie de l'émission L'Invité politique le samedi de 11h à midi sur Lyon 1ère. Je suis toujours avec Alexandre Vincendet, député de la 7e circonscription du Rhône, toujours maire de Rieux-la-Pape et vous allez nous expliquer pourquoi, conseil métropolitain par ailleurs.

On parlait juste avant la pause des enjeux de la sécurité qui nous ont emmenés un peu plus loin que ce qu'on imaginait, mais c'est des vrais sujets et des vraies questions. Et puis, vous étiez en train de finir sur ce qui se passait dans votre conseil municipal notamment. Et moi, j'avais une question parce que vous avez toujours été, contrairement à d'autres, très clairs sur les extrêmes. Toujours. Mais vous avez une position qui est assez étonnante, c'est que vous mettez les deux dans le même sac. C'est-à-dire à la fois l'extrême gauche et l'extrême droite. Sans aucune ambiguïté. Comment ça s'explique dans votre cheminement,

11:47
Présentateur

du coup ? Parce que je pars du principe que les extrêmes ne sont pas une solution. Ce ne sont pas les électeurs que je combats. Ce sont en tout cas les élus et les responsables politiques des extrêmes que je combats pour une bonne et simple raison. C'est que les extrêmes, en fait, ne sont pas là pour apporter des solutions. Ils sont là pour essayer d'apporter en tout cas des discours simplistes à des questions complexes. Et ils essayent de profiter du fait il faut que chacun puisse balayer devant sa porte. Ils essayent de profiter du fait que les élus et les responsables politiques des partis de gouvernement n'apportent pas des solutions aux problèmes que rencontrent nos concitoyens.

À partir du moment où vous réglez les problèmes et vous répondez aux inquiétudes que peuvent rencontrer vos administrés, les extrêmes reculent. Et en fait, qu'ils soient de droite ou de gauche, déjà, ils ont besoin les uns des autres pour se soutenir et grandir. Mais au-delà de ça, ils sont aussi là pour vivre sur les problèmes de nos concitoyens. Quand vous réglez le problème, ils n'ont plus de carburant et à partir de là, ils reculent. Je l'ai vu, moi, dans ma commune depuis que je suis élu, systématiquement, les extrêmes de droite et de gauche reculent à toutes les élections.

Et plus on avance depuis 2014 sur le parcours qu'on est en train de faire avec toute l'équipe qui m'entoure à Rieux, plus les extrêmes reculent. On avait un Front National à 25%. Aujourd'hui, il est en dessous de 10% systématiquement et l'extrême-gauche est extrêmement contenu puisqu'aujourd'hui, gauche plus extrême-gauche à Rieux, sur un premier tour d'élection législative, c'est moins de 30%. Dans une ville qui a été pendant très longtemps tenue dans une alliance entre la gauche et l'extrême-gauche.

13:15
Alexandre Vincendet

Ça, c'est le travail de terrain, de l'élu local et vous le dites souvent, vous êtes très attaché au terrain, etc. Mais si on poussait un petit peu le raisonnement, moi, j'entends les extrêmes et je vous le dirais pareil à si j'avais en face de moi des élus de gauche, entre guillemets. Si on regarde un peu l'échiquier, on se dit quand même que la gauche traditionnelle a explosé. Elle a disparu. Vous qui êtes au LR, on en parlait, président de la Fédération des LR du Rhône, on peut quand même se demander ce qu'est devenue la droite républicaine.

Où est-ce qu'elle est partie et pourquoi peut-être vous n'avez pas su à un moment, pas vous simplement, mais la droite, répondre à ces fameuses interrogations du coup ?

13:47
Présentateur

Parce que je pense qu'à un moment, en fait, dans un monde qui bouge très vite, on s'arrête parfois sur des anciens logiciels ou des anciennes postures. Moi, je le vois en arrivant à l'Assemblée nationale. On se dit, on est dans l'opposition d'Emmanuel Macron puis on va y rester. Emmanuel Macron est sur son dernier mandat. Déjà, on vient d'être élu, on ne va pas commencer à se taper avec le président pour une bonne et simple raison. C'est que déjà, si on est là, on ne nous a pas élu pour taper sur la majorité, on nous a élu les uns et les autres, tous partis confondus, pour trouver des solutions aux problèmes que rencontrent nos concitoyens.

On ne s'aura pas échappé qu'il y a des problèmes sur le pouvoir d'achat, il y a un projet de loi qui arrive sur le gouvernement, enfin que le gouvernement a présenté cet été qu'on va débattre à l'Assemblée nationale. Il y a le Covid qui est de retour. On a des problèmes de précarité énergétique qui vont arriver avec l'augmentation des matières premières et notamment de l'électricité, du gaz et du fioul pour cet hiver. Il y a des Français qui travaillent et qui ont du mal à boucler leur fin de mois et qui ne savent pas s'ils vont pouvoir faire bouffer leurs enfants à la fin du mois.

Il y en a même qui savent, alors qu'ils gagnent bien leur vie, qui ne savent pas s'ils vont pouvoir partir en vacances alors qu'ils ont travaillé toute l'année et qu'on sort de deux ans de confinement. Bref, il y a des personnes qui ont peur pour leur sécurité, leur intégrité physique en descendant de chez eux. Ce que vous dites,

14:57
Alexandre Vincendet

c'est qu'il y a des vrais, vrais sujets et que c'est ça qui vous intéresse et que vous allez vous positionner

15:00
Présentateur

par rapport à ça. Moi, mon engagement politique, c'est pas la fonction que j'occupe. Je suis maire depuis 2014, je suis député depuis 15 jours. Je veux dire, moi, ce qui m'intéresse dans la politique, ce n'est pas porter l'écharpe qu'on m'appelle M. le maire ou M. le député et avoir les honneurs qui vont avec, ça, ça ne m'intéresse pas. Moi, ce qui m'intéresse quand je fais de la politique, c'est qu'est-ce que je peux faire du mandat qu'on m'a confié et est-ce que ce que j'ai promis en campagne, qu'est-ce que je peux mettre dans la balance pour le réaliser et pour apporter des solutions concrètes au quotidien.

Moi, je me suis engagé quand j'avais une vingtaine d'années, je suis issu d'une famille plutôt modeste où j'ai des grands-parents paternels et maternels qui étaient très politiques parce que de chaque côté, ils militaient chacun de leur côté et moi, depuis que je suis petit, j'entends parler de politique à table, derrière pas de famille. Et pourtant, il n'y a pas d'élus dans ma famille. Je suis le premier à avoir sauté le pas.

J'ai fait un parcours d'abord en école de commerce, en droit, et puis après, j'ai fait des études en sciences politiques à Paris où j'ai fait des rencontres importantes qui ont été celles d'Étienne Blanc qui était le député de ma circonscription dans l'un à l'époque qui est aujourd'hui sénateur du Rhône. En allant à l'Assemblée nationale avec Étienne Blanc, j'ai rencontré Jean-François Copé, je pense qu'on en parlera dans un instant, mais qui est quelqu'un qui, même si malgré tout aujourd'hui, ce n'est plus une personne politique de premier plan, c'est quelqu'un pour moi qui a beaucoup compté, pour qui j'ai encore beaucoup de... j'ai une profonde estime et une profonde amitié.

Et puis il y a Philippe Cochet, ancien député du Rhône et maire de Caluire qui m'a accueilli quand je suis arrivé dans le Rhône. Mais moi, quand je me suis engagé, je me suis dit finalement, à force de dire et d'entendre dire « ce sont tous les mêmes, ils sont là pour eux et on ne fera rien changer », plutôt que de râler et de ne pas les voter, vas-y mon grand. Essaye de faire bouger les lignes. Et c'est pour ça que je me suis engagé. Et finalement, je pense qu'à Rieux-la-Pape, depuis 2014, on a réussi à prouver qu'on fait bouger les choses de façon assez importante.

Quand vous êtes réélu au premier tour en 2020, après six ans de mandat où on nous disait que je n'étais que de passage, puisque, soi-disant, j'avais gagné sur un coup de dé en 2014, on gagne au premier tour avec 66% des voix, deux tiers des voix. Ce qui est énorme. C'est-à-dire que là, pour le coup, ce n'est pas une gloriole, c'est l'inverse, c'est même un poids qui est très lourd à porter parce que, pour le coup, quand les gens mettent beaucoup d'espoir en vous, ça vous oblige à aller encore plus loin. Parce que je pars du principe qu'en politique, plus les gens croient en vous, moins vous avez le droit de les décevoir.

Parce qu'en général, si vous commencez à prendre les gens pour des idiots, ils vous le font payer très cher.

17:24
Alexandre Vincendet

Alors, vous avez beaucoup de responsabilités du coup sur les épaules puisque votre campagne ou législative était assez réussie au sens où, je crois qu'au premier tour, vous aviez quasiment 2000 voix de retard et vous finissiez avec presque 2000 d'avance. Donc, c'est qu'il s'est passé quelque chose. Alors, sans doute, il y a des reports, etc. Mais ça veut dire que quelque part, c'est un vrai choix et les gens vous ont fait confiance et vous ont envoyé là-bas. À titre personnel, est-ce que c'était quoi ? C'est la réalisation d'un rêve ? Est-ce qu'il y avait une notion un peu de revanche par rapport au scrutin d'avance ?

17:58
Présentateur

Non, je ne marche pas à la revanche.

17:59
Alexandre Vincendet

Vous le vivez comment, du coup, cette arrivée à l'Assemblée, cette reconnaissance ? C'est une lourde charge.

18:03
Présentateur

C'est une lourde responsabilité. Quand vous passez... En plus, je connais cette maison pour y avoir été stagiaire et collaborateur. J'ai travaillé à l'époque, en plus, dans un groupe parlementaire majoritaire qui était le groupe UMP entre 2007 et 2012. C'est quand même une lourde charge. Quand vous passez pour la première fois et que vous montez pour la première fois les marches de l'Assemblée nationale, vous rentrez dans le temple de la démocratie française. Il y a le poids de l'histoire que vous prenez sur les épaules, en plus du poids de vos responsabilités, parce qu'on est dans une période, en plus, où les gens attendent de leurs élus qu'ils apportent des solutions concrètes.

C'est pour ça que moi, je l'ai dit d'ailleurs sur Pendant la campagne, je ne serai pas un élu qui devra sa légitimité à un parti politique. Je suis un élu et je serai un élu qui doit sa légitimité à celles et ceux qui m'ont fait confiance. Je ne suis pas là parce qu'un chapeau à plumes parisien m'a mis sur un siège en disant c'est lui qui deviendra député. Non, non. C'est parce qu'il y a des habitants qui se sont déplacés deux week-ends de suite pour me qualifier au soir du premier tour et pour m'élire au soir du deuxième tour député de la 7e circonscription pour les cinq années qui viennent.

Donc pour le coup, il y a une vraie demande et ma légitimité, je la tiens de chacune et de chacun qui ont un jour, enfin un moment, mis un bulletin Alexandre Massendet dans l'urne. Et puis la dernière chose, c'est quand vous passez les marges de l'Assemblée Nationale, ce n'est pas un accomplissement, c'est un début puisqu'il y a tout le travail qui reste à faire mais c'est vrai que quand vous rentrez dans ce lieu qui est chargé d'histoire, évidemment, et puis que vous êtes un peu passionnant politique, vous rémérez les grands discours qui ont pu avoir lieu tous bords politiques confondus.

Quand vous relisez le discours de Simone Veil sur l'IVG, c'est un des plus beaux discours de la Ve République au sein de l'Assemblée Nationale. Quand vous reprenez le discours de Robert Badinter qui va abolir la peine de mort, vous prenez le discours du général de Gaulle en 58 quand il est rappelé par René Cotty et qui demande justement à l'Assemblée Nationale de lui voter les pleins pouvoirs pour qu'il puisse construire la Ve République, c'est des grands moments de notre démocratie et aujourd'hui, il y a des figures illustres pas seulement sous la Ve République qui ont foulé le marbre de l'Assemblée Nationale. Donc tout ça vous accompagne quand vous rentrez.

20:06
Alexandre Vincendet

Avec aussi les plus petits côtés de la vie politique et c'est vrai que de l'extérieur, j'ai interviewé la semaine dernière votre collègue Anne Bruniera qui elle aussi a été reconduite, etc. mais nous parlait de ce qui se passe. On est beaucoup dans le début de cette législature dans des nominations, des querelles un peu compliquées, des batailles d'appareils. Le côté un petit peu moins... Ce qu'on appelle entre nous de la popole. Voilà. La politique un peu politicienne et qui n'est pas forcément quelque chose de très valorisant à l'extérieur et surtout que les citoyens ont peut-être du mal à comprendre. On a eu donc tout un ensemble d'élections.

Est-ce que vous félicitez à titre personnel d'avoir une femme Premier ministre ou une présidente de l'Assemblée Premier ministre ? Est-ce que c'est quelque chose pour lequel vous dites que c'est une bonne chose même s'ils ne sont pas des gens qui sont de votre bord ? Une femme Premier ministre

20:57
Présentateur

c'est déjà arrivé donc ce n'est pas une nouveauté même si c'est arrivé dans un temps un peu restreint. C'était assez restreint. Mais ça c'est le choix du Président de la République. Sur le choix de la Présidente de l'Assemblée nationale, pour le coup, je me félicite plutôt de l'arrivée de Mme Broun-Pivet qui, de la vie générale, est une bonne parlementaire, a été une bonne présidente de la Commission des lois sous le précédent quinquennat.

Donc pour le coup, on a quelqu'un qui connaît très bien l'institution, qui est respecté par ses pairs, qui est quelqu'un de compétente et puis qui en plus va apporter, je pense, un petit vent de fraîcheur parce que justement, c'est une femme et c'est aussi la première femme présidente de l'Assemblée nationale. Député en 2017,

21:34
Alexandre Vincendet

c'est quand même un parcours assez impressionnant. Alors vous allez siéger dans votre groupe parlementaire, donc avec les LR, il n'y a pas de discussion, tout va bien ? Non, tout va bien. Est-ce que vous allez vous occuper d'un certain nombre de fonctions particulières ? Dans quelle commission vous allez travailler ? Je vais siéger

21:48
Présentateur

dans la Commission des affaires sociales, commission importante quand vous êtes élu de la 7e circonscription du Rhône, puisqu'on a quand même des villes comme Bron, Rieux-la-Pape et Vaud-en-Velin qui ont accessoirement, je pense que ça ne vous aura pas échappé quelques quartiers politiques de la ville, des quartiers populaires, ce sont des villes de banlieue avec des vraies problématiques, des populations qui pour certaines gagnent moins de 8500 euros par an, ce qui en fait une population précaire qui en demande de soutien, d'aide, d'insertion, d'intégration, parce que ce sont aussi des personnes qui sont pour beaucoup issues de la diversité.

Donc on a toutes ces questions-là qui s'entrechoquent et quand vous êtes à la Commission des affaires sociales, on va traiter de la politique de la ville, de la rénovation urbaine, c'est peut-être des sujets que je connais un petit peu pour les traiter en tant que maire depuis 8 ans.

On va traiter des questions d'emploi, d'insertion, en tant que maire, justement, j'ai aussi mon petit avis sur la question, des questions de santé, de désert médical, de désert médicaux, pardon, on va traiter, là on a la loi, le projet de loi sur la prolongation de l'état d'urgence et de surveillance du Covid qui arrive, là, cette semaine, j'ai une réunion, j'ai des réunions là en ce moment hebdomadaires sur ces questions-là. Donc c'est, en tout cas, quand vous êtes députés de la 7ème circonscription, être dans cette commission-là, il y a des vrais sujets sur lesquels vous pouvez apporter vraiment votre expertise au quotidien.

23:05
Alexandre Vincendet

Alors c'est intéressant parce que vous êtes tout le temps en train de parler du terrain, de l'ancrage, etc. Normalement, un député, surtout s'il est maire, ne peut pas rester député et maire. Donc normalement, vous auriez dit... Ce qui est une erreur monumentale de François Hollande, j'ai envie de vous dire une fois de plus. Alors, justement, j'avais une double question dans ma question, puisqu'on sait que c'est aussi une des missions d'un parlementaire, c'est à la fois de voter les lois, de surveiller le gouvernement, mais aussi de faire le lien avec la circonscription d'où il est élu. Mais vous, vous avez, je crois, exprimé le souhait d'être vraiment comme un porte-voix des maires.

Ce lien de député-maire, pour vous, c'était très important. Et je le dis d'autant plus que ce que j'apprenais quand on a préparé cette discussion, il y a visiblement un recours sur votre élection. Vous êtes toujours maire.

23:46
Présentateur

Et en plus, il y a un recours national qu'on a pris aujourd'hui. Il y a un recours national sur les élections où il y a eu un taux de participation faible qui fait que le Conseil constitutionnel de toute façon doit tout regarder. Donc en fait, le temps que tout ça a regardé, le fait que le délai de 30 jours où vous devez vous mettre en conformité avec la loi sur le non-cumul est suspendu. Donc ça durera quelques semaines, je pense. Mais encore pendant quelques semaines, je suis député-maire et je suis un ardent défenseur. Pourquoi c'est important pour vous, ce lien entre le Parlement ? Parce qu'en fait, le vrai sujet, c'est que le généraliste de la République, c'est le maire.

C'est le plus beau mandat de la République. Mais dans le même temps, si vous n'êtes pas parlementaire, il y a un certain nombre de choses pour votre territoire et votre circonscription que vous ne pouvez pas faire avancer. Moi, j'ai passé, ça fait à peine 15 jours que je suis élu, j'ai déjà cette semaine rencontré l'ensemble des maires de la circonscription, tous bords politiques confondus, comme je m'y étais engagé. Jérémy Bréau, Damien Monnier, Hélène Geoffroy. Le sujet, ce n'est pas de regarder s'ils sont de ma couleur politique ou pas, c'est concrètement comment je peux les accompagner pour agir pour leur territoire.

Et il est vrai que dans des communes comme les nôtres, on a besoin, à un moment, d'un lien avec Paris, ce qu'on n'a pas eu pendant cinq ans avec la députée sortante, Mme Cader, qui a été battue au premier tour. Donc là, aujourd'hui, en plus, le gros avantage qu'ils ont, c'est qu'ils ont un de leurs collègues qui siège à l'Assemblée nationale. On est en train de regarder tous les dossiers sur lesquels il va falloir que j'interpelle les ministres, les administrations centrales, et on va pousser les dossiers les uns après les autres, soit pour aller chercher de l'argent, des crédits, débloquer des situations un petit peu compliquées.

Il y a des questions d'éducation, des questions d'établissement scolaire, il y a des questions de sécurité, d'augmentation d'effectifs de police, il y a des questions de crédit à aller chercher à l'Agence nationale de rénovation urbaine que je connais un petit peu. Donc oui, il y a toutes ces questions-là et moi, je pense que ce qui est extrêmement important, c'est de maintenir ce lien entre le local et le national.

25:33
Alexandre Vincendet

Vous aviez dit d'ailleurs que vous ne seriez pas, et c'est une expression qui date un peu, mais dans la politique qu'on revoit souvent, vous ne seriez pas avec le doigt sur la couture du pantalon.

25:46
Présentateur

J'avais même été très clair, je vais vous dire mieux, c'est que je l'avais dit, si le groupe auquel j'appartiens impose une discipline de vote, ce serait sans moi. Pour une bonne et simple raison, c'est que déjà, j'estime que la famille politique fondatrice de la 5ème République ne peut pas oublier un principe qui est inscrit dans la Constitution, c'est que tout mandat impératif est nul. C'est-à-dire que vous n'êtes pas élu pour voter ce que votre parti vous demande. Vous êtes élu de la nation, je suis là pour représenter mes concitoyens et non pas pour représenter un parti. C'est votre côté un peu trublion qu'on vous accorde

26:18
Alexandre Vincendet

souvent, c'est que vous êtes quelqu'un d'assez indépendant et libre. Libre. Alors du coup, là j'entendais un petit peu vous êtes comme un ambassadeur un peu de votre territoire, comme un VRP du terrain et du local, comment vous envisagez cette mandature qui arrive, cette législature, dans votre rôle de député, comment vous vous imaginez ? Ça va être des allers-retours

26:37
Présentateur

incessants entre le terrain et Paris. Quand vous êtes à Paris, le vrai sujet c'est qu'en fait, vous avez les ors de la République. Et ça peut être très grisant et vous pouvez très vite vous faire aspirer. Parce qu'en fait, pour ceux qui ne connaissent pas Paris et le quartier de l'Assemblée Nationale, vous êtes dans une espèce de triangle d'or où finalement, vous avez l'Assemblée Nationale, quelques restaurants et quelques services de l'Assemblée Nationale autour, les ministères qui entourent toutes ces rues.

27:03
Alexandre Vincendet

C'est un peu une bulle loin du terrain.

27:04
Présentateur

C'est une bulle loin de la France, loin des Français et loin du terrain. Et vous pouvez vous faire happer complètement parce que vous vivez dans l'entre-soi assez rapidement. Et moi, ce que je ne veux pas, c'est être dans l'entre-soi, c'est aller à Paris, voter les lois, représenter mon territoire et après redescendre très vite pour voir les effets des lois votées sur le terrain et porter la voix des territoires au sein de l'Assemblée Nationale.

27:24
Alexandre Vincendet

Eh bien, ça tombe bien, on parlera dans la troisième partie de l'émission de votre circonscription. A tout de suite. On se retrouve avec plaisir pour la dernière partie de notre émission L'Invité politique le samedi de 11h à midi sur Lyon 1ère, toujours avec Alexandre Vincendet, député de la 7e circonscription du Rôme et toujours maire de Rio-la-Pape et conseiller métropolitain. On verra ce qui se passe et vous nous expliquez juste avant l'importance de ce lien entre le local et le national, à la fois pour rester au contact des habitants et pour être au plus près du terrain et un véritable ambassadeur de votre territoire.

Juste avant qu'on repart dans la circonscription et que vous nous la présentiez un peu et que vous nous parliez des sujets qui vous concernent directement. Deux petits mots encore un peu de politique nationale, un plus personnel puisque c'est vrai que quand on table votre nom sur Internet, le nom qui est associé généralement en face c'est celui de Jérôme Lavrieux.

Alors peut-être que pour nos auditeurs qui ne connaissent pas, c'est quelqu'un qui a été un ancien député européen, qui a été un très proche collaborateur de Nicolas Sarkozy, qui a bossé avec Jean-François Copé, il devait son directeur de cabinet à l'époque et qui a été emporté et condamné en première instance dans une affaire dont on a entendu parler qui s'appelait Big Malion. Ce qui m'intéresse moi c'est de se dire tiens, ce choix il n'est forcément pas innocent. Pourquoi est-ce que vous avez choisi un collaborateur parlementaire comme lui ? Qu'est-ce qu'il y avait derrière comme message en fait ? Parce qu'évidemment il y avait derrière une envie ou un souhait.

28:41
Présentateur

Je connais Jérôme Lavrieux depuis maintenant presque 15 ans. Il était directeur de cabinet où il avait dit Jean-François Copé quand celui-ci était président du groupe UMP à l'Assemblée Nationale qui était le groupe majoritaire présidentiel et il a été aussi directeur de cabinet de Jean-François Copé quand il était patron du parti. J'ai travaillé 5 ans avec Jean-François Copé sous les ordres de Jean-François Copé et de Jérôme Lavrieux qui était le directeur de cabinet. Et je peux vous dire aujourd'hui c'est que premièrement je pense même pas je pense j'en suis sûr c'est qu'il y a peu de très grands professionnels comme lui.

Il est reconnu au-delà des étiquettes politiques comme étant un des meilleurs collaborateurs qu'on puisse avoir en tant qu'élu et c'est important d'avoir un collaborateur qui vous éclaire un collaborateur qui vous permet aussi à un moment de vous challenger parce que c'est quelqu'un qui a une capacité d'analyse hors norme et qui en plus a une expérience qui est monstrueuse. Et j'estime que quand on fait de la politique qu'on est là pour justement défendre un territoire défendre des idées vouloir porter des choses extrêmement importantes au sein de l'Assemblée Nationale c'est important d'avoir un bon sherpa.

Et j'ai je pense le meilleur des sherpas au-delà du fait que c'est quelqu'un pour qui j'ai une profonde amitié je n'ai pas l'habitude de renier mes amis quoi qu'il arrive je ne fais pas partie de ceux qui détournent le regard quand les gens peuvent avoir des ennuis ou des accidents de parcours.

30:05
Alexandre Vincendet

Parce que ça veut dire que la fidélité pour vous c'est une valeur qui compte même en politique ?

30:08
Présentateur

Essentielle. Il y a deux choses pour moi qui sont essentielles en politique je sais que ce n'est pas forcément des qualités répandues malheureusement mais la fidélité le respect de la parole donnée aux électeurs et aux électrices c'est évidemment quelque chose sur lequel je ne transige pas. Et au-delà de ça il y a un respect mutuel entre Jérôme Lavrieux et moi qui fait que quand j'ai été élu le soir du second tour de l'élection législative député de la 7ème circonscription je lui ai proposé tout de suite de m'accompagner dès le lundi à l'Assemblée nationale.

Ça me paraissait coulé de source parce que j'ai toujours voulu en tant qu'élu travailler avec les meilleurs j'estime que c'est l'un des meilleurs si ce n'est le meilleur et s'il travaille à mes côtés ça sera au service des concitoyens de la 7ème circonscription du Rhône. J'imagine que

30:53
Alexandre Vincendet

certains de vos collègues ont dû être un petit peu surpris parce que vous saviez aussi que vous faisiez un petit coup de communication au lieu des fondamentaux mais c'est de la preuve d'ailleurs on ne parle pas que de ça mais beaucoup de ça et c'est aussi ça qui était intéressant.

31:03
Présentateur

Ce qui est plutôt intéressant c'est qu'au-delà de ce que certains peuvent dire c'est qu'en fait le retour de quelqu'un de cette qualité aux côtés d'un nouvel élu qui aussi de temps en temps a envie de briser les codes c'est plutôt extrêmement bien perçu et vous n'imaginez pas le nombre de personnes tous bords politiques confondus qui se disent ah mais on se réjouit de cette initiative parce que c'est une très bonne idée au-delà du fait que ça prouve qu'il y a certaines personnes qui n'oublient pas d'où elles viennent qui elles sont et qui n'oublient pas aussi qu'il y a un jour des personnes qui ont compté dans leur parcours et puis moi je trouve que c'est normal à un moment de s'entourer de personnes qui ont un talent particulier et puis en plus comme je ne suis pas pour la double peine vous savez M.

Lavrieux Jérôme Lavrieux a été certes connu parce qu'il y a eu cette affaire Big Malion mais il n'a pas été condamné à la relégation nationale ou à l'indignité nationale il a le droit de continuer à travailler comme en plus c'est quelqu'un que j'estime et en plus au-delà du fait que c'est quelqu'un que j'estime je pense qu'encore une fois que c'est le meilleur conseiller politique possible je suis très heureux de travailler à ses côtés qui travaillent à mes côtés qu'on travaille ensemble et je vais même vous dire au-delà du fait que je sois très heureux c'est même une fierté

32:14
Alexandre Vincendet

Bon tact alors dans l'actualité politique on a eu aussi ces derniers jours enfin j'allais dire la composition du dernier gouvernement ça fait un tordant ça s'est fait attendre est-ce que l'attente valait le coup selon vous ?

32:29
Présentateur

C'est un remaniement technique Rien de signaler

32:32
Alexandre Vincendet

de particulier ?

32:33
Présentateur

Franchement ceux qui sont tombés de l'armoire sont ceux qui avaient envie de tomber de l'armoire et qui étaient placés sur le bord pour être surpris mais franchement c'est un remaniement qui est très technique on est aujourd'hui au mois de juillet on se retrouve d'ici cet hiver je vous mets un billet sur le fait qu'il y aura un remaniement beaucoup plus politique d'ici la fin de l'année où le président de la république par contre pour le coup va comprendre qu'il va falloir commencer à élargir encore un peu plus là je suis convaincu d'une chose c'est que c'est un remaniement qui est très technique pour porter les dossiers de cet été je pense qu'à la rentrée les choses seront bien différentes dans les mois qui viennent

33:05
Alexandre Vincendet

Oui vous étiez et vous vous êtes exprimé aussi très clairement là-dessus vous étiez parmi les premiers à dire c'est important peut-être que la famille politique auquel je appartiens les républicains travaille dans un certain esprit de rassemblement enfin faites attention pas de rassemblement de concord national je suis pour la

33:22
Présentateur

je suis pour la co-construction législative

33:24
Alexandre Vincendet

sans aller forcément jusqu'à des passerelles un peu complexes mais vous avez l'impression que les sujets méritent

33:30
Présentateur

J'ai une conviction je pense que les gens aujourd'hui n'ont pas donné de majorité absolue au président de la république ils n'ont donné qu'une majorité relative pour que justement les différentes formations politiques puissent non pas construire des barricades et se lancer des pavés dans la figure les uns sur les autres mais plutôt essayer de construire des passerelles pour qu'on puisse travailler ensemble parce qu'ils en ont assez je vais vous dire un truc j'ai l'habitude de parler un peu cash ils en ont ras la casquette des postures politiciennes où dès que vous êtes dans l'opposition vous faites le plus d'outrances possible et vous avez les discours les moins responsables possibles pour essayer de vous faire entendre alors que quand vous êtes dans la majorité vous faites strictement l'inverse et c'est exactement ce que j'ai dit moi à la réunion de groupe qui a eu lieu lors de la deuxième semaine j'ai dit à un moment ayons à l'esprit une chose c'est que les français nous regardent que nous n'avons pas le droit de bloquer les institutions nous devons rester qui nous sommes pas la question d'aller se vendre ou de faire un chèque en blanc c'est la question d'aller défendre des convictions d'aller défendre des solutions que nous allons proposer au parlement pour qu'elles s'appliquent concrètement et simplement et directement aux français sur le terrain mais ayons à l'esprit que si nous bloquons les institutions et que rien n'avance je pense que les français nous le feront payer très cher à nous mais également à l'ensemble de la classe politique tout entière parce que je pense que les politiques aéri je pense que les français ne veulent plus en entendre parler ce qu'ils veulent c'est pas ils regardent pas l'étiquette en fait moi je suis convaincu que les français ne regardent pas l'étiquette des élus qu'ils ont en face d'eux ils regardent leur capacité à faire et leur capacité à faire bouger les lignes et voir à quel point l'élu qu'ils ont choisi ou le candidat qu'ils vont choisir va mettre à quel point il est capable de s'engager dans son mandat moi je vis l'engagement politique comme une mission c'est temporaire ça fait certes quelques années maintenant malgré mes 38 ans ça fait presque je crois que ça fait 18 ans maintenant que je suis engagé en politique ça fait 8 ans que je suis élu de la république et que mes concitoyens m'ont fait cet honneur là il y a des gens avant il y aura des gens après et moi je ne suis que locataire des mandats que j'occupe par contre le temps que je suis locataire le but c'est de se donner au maximum parce que c'est une moi je vis l'engagement politique comme une mission et un jour la mission s'arrête mais autant qu'au moment où la mission s'arrête elle a été accomplie et réalisée

35:38
Alexandre Vincendet

tant que vous êtes dedans c'est à fond alors sur les sujets on en a parlé un petit peu tout à l'heure qui arrivent dans les lois les projets de loi et les propositions de loi qui vont se mettre en place il y a un sujet qui concerne beaucoup les français c'est tout ce qui est autour des questions de pouvoir d'achat là on a l'impression de l'extérieur qu'il pourrait y avoir une forme de consensus puisque le constat est partagé par tout le monde est-ce que vous avez l'impression par rapport à la connaissance qu'on a aujourd'hui du projet de loi du gouvernement que c'est quelque chose auquel vous allez pouvoir souscrire qu'il faut amender est-ce que vous avez une vision un peu différente de ce qu'il faudrait faire ?

il y a une chose qui est sûre

36:08
Présentateur

c'est que de toute façon à la fin du vote par le parlement de ce projet de loi il faut que les français voient tout de suite la différence moi je pense que par exemple que les mesures technocratiques du chèque sont une erreur ça fait bien à Bercy on fait un chèque que les gens reçoivent dans la boîte aux lettres concrètement c'est très compliqué personne n'y comprend rien moi je pense que les gens une fois qu'ils ont ce qu'ils veulent c'est voir que les prix descendent où sont contenus que l'inflation on arrive à trouver des solutions et qu'à la fin du mois soit sur l'encompte en banque quand la paie arrive soit quand ils font l'addition des factures après avoir payé l'essence la bouffe le logement etc et bien ils voient une différence il leur reste plus de restes à vivre je pense que ça c'est essentiel donc on sort un peu des mesures technocratiques il faut que ça soit simple direct et concret c'est à dire qu'il faut que d'ici la rentrée les gens voient la différence

36:55
Alexandre Vincendet

en étant réaliste c'est à dire qu'il y a un moment aussi ah mais il ne faut pas non plus

36:58
Présentateur

que ça soit

36:59
Alexandre Vincendet

Bruno Le Maire s'est exprimé il n'y a pas longtemps en disant qu'on arrivait quand même au bout du bout de l'exercice le quoi qu'il en coûte qui était une spécificité à la fois macronienne et française aidée en cela d'ailleurs aussi par l'Europe a bien fonctionné mais à un moment

37:10
Présentateur

notamment parce que les allemands en ont eu besoin aussi donc ils ont lâché les cordons de la bourse mais aujourd'hui l'argent il ne s'invente pas mais l'argent ne s'invente pas il ne peut pas faire fonctionner la machine à billets indéfiniment pour une bonne et simple récence et sinon c'est que les billets ça se transforme en billets de monopolie puisqu'ils ne valent plus rien

37:24
Alexandre Vincendet

et l'inflation est aussi potentiellement loin alors comment est-ce qu'on fait pour à la fois donner plus et j'allais dire en étant responsable vis-à-vis des finances publiques pour ne pas endetter davantage et on sait que le poids de la dette commence à être très important comment on fait pour trouver ce subtil équilibre

37:38
Présentateur

selon vous ?

Moi par exemple je défends un dispositif on verra pour l'instant ça n'a pas été retenu mais par exemple sur l'essence des personnes dans ma famille politique défendent un litre d'essence à 1,50€ je pense que c'est irréaliste et au-delà de ça ça coûte excusez-moi le terme 35 ou 40 milliards on est à 30 35 ou 40 milliards moi je défends par exemple un dispositif qui est de dire on bloque le prix de l'essence à 1,80€ c'est un plancher et un plafond je m'explique aujourd'hui le litre d'essence il est à environ selon les pompes et selon le carburant entre 2€ 2,20€ 2,25€ bref donc il est au-dessus d'un 80€ vous le bloquez à 1,80€ donc ça veut dire que vous abondez pour que derrière le prix ait un prix plafond à 1,80€ à un moment l'essence va sûrement redescendre en dessous d'un euro vous le laissez à 1,80€ pourquoi ?

parce que le surplus que l'Etat encaissera vous le mettez dans un fonds spécifique pour préparer les futures hausses et au-delà de ça parce que nous sommes aujourd'hui dans une métropole notamment il y a ce qu'on appelle une Zobla Femmémission qui va se mettre en place c'est-à-dire que les personnes qui nous écoutent doivent le savoir dans les années qui viennent dans la métropole de Lyon si vous n'avez pas une voiture classée qui ritère 0 ou 1 vous ne pourrez plus prendre votre voiture je crois que les gens n'ont pas encore la conscience non ils n'ont pas encore la conscience mais juste ça et bien un moment et à la métropole on nous promet d'acheter des voitures c'est totalement faux il faut arrêter 30 secondes on n'aura pas de quoi on ne sera pas prêt dans 5 ans on n'aura pas de quoi équiper un million de personnes dans l'agglomération jeunesse pour qu'elles achètent des voitures électriques c'est faux par contre il va y avoir un marché de l'occasion sur les voitures hybrides sur les voitures électriques et bien pourquoi pas ce fonds à un moment si demain l'essence ne remonte pas au-dessus d'un 80 et bien que ce fonds serve notamment aux plus modestes à pouvoir acheter des véhicules propres d'occasion c'est des choses sur lesquelles il faut réfléchir et ça permet de préparer l'avenir on m'a toujours expliqué que gouverner c'était prévoir et bien il y a un moment il faut peut-être justement sortir un petit peu des postures arrêter de faire du gros rouge qui tâche et réfléchir un petit peu aux défis que vont rencontrer nos concitoyens alors le vrai sujet aussi et j'ai un peu une voix spécifique dans ma famille politique c'est que sur 62 parlementaires les républicains nous sommes seulement 2 Philippe Juvin élu de la Guerre de Colombes dans le 92 et votre serviteur à être élu de zone urbaine et je suis le seul élu de droite en zone urbaine et de banlieue de France ça veut dire que pour le coup enfin au parlement ça veut dire que pour le coup j'ai une voix spécifique parce que les problématiques que rencontrent nos concitoyens aucun autre élu de ma famille politique ne les rencontre ça veut dire que pour le coup c'est pour ça que j'ai peut-être parfois une voix qui détonne un peu mais n'empêche que je suis là pour défendre mes convictions et ce que je rencontre sur le terrain

40:11
Alexandre Vincendet

et justement c'était un peu ma dernière question sur ce sujet au-delà des lois qui seront portées au niveau national est-ce qu'il y a sur votre circonscription une loi un projet une thématique qui vous tient particulièrement à coeur si on avait qu'une il faut en choisir au moins une pour cette émission mais je sais qu'il y en a plein mais sur lequel vous avez envie de travailler particulièrement

40:29
Présentateur

moi par exemple je pense qu'il faut retoileter complètement la politique de la ville et je pense qu'on a beaucoup parlé on entend parler notamment dans l'Ouest au Lyonnais de la fameuse loi SRU qui est en fait la loi qui oblige les communes à construire 25% de logements sociaux sinon elles ont des amendes et bien moi je pense qu'il faut aussi interdire dans les communes qu'il y a plus de 50% de logements sociaux et que dans les quartiers on doit interdire à ce qu'il y ait plus de 50% de logements sociaux non pas qu'il ne faille pas de logements sociaux mais simplement la surconcentration aujourd'hui des logements sociaux crée des phénomènes de ghettoïsation et de paupérisation et on voit aujourd'hui dans le quartier de la Duchère à Réulapap dans la Ville Nouvelle au bas du Taureau à Voix-en-Velin à Paris ou à Terraillon à Bron aux Minguettes à Vénissieux on voit aujourd'hui les dégâts que cette politique que cette non-politique de peuplement a fait et quand j'entends des élus dire il y a trop de rénovation urbaine notamment dans l'agglomération pas de tous parce que je pense que tout bord confondu il y a une vraie responsabilité et une vision de cela quand même et on arrive nous en tant que maire à faire partager des personnes qui pouvaient être réfractaires à la démolition dans les quartiers à la reconstruction à leur montrer en tout cas qu'il y avait aussi une réalité du terrain et qu'il y avait un mur du réel et qu'à un moment il fallait aussi qu'on crée cette mixité mais je pense que la mixité sociale dans les quartiers populaires c'est un peu le salut c'est un peu le salut des enfants de la République parce qu'aujourd'hui moi je le vois quand vous êtes maire et que vous êtes élu dans une ville où vous avez Rieux-la-Pape qui a la ville nouvelle qui est un des plus grands quartiers politiques de la ville de France 18 000 habitants et que vous avez des quartiers 100% logements sociaux et que vous avez l'école qui est le dernier équipement public qui est posé au milieu du quartier et la carte scolaire est découpée justement sur ce quartier là et bien ça veut dire que c'est une assignation résidence pour les habitants des quartiers des immeubles et même des enfants parce qu'au bout du compte il n'y a plus de mélange de population quand vous n'avez plus de mélange de population à partir de là vous avez un vrai sujet c'est que vous avez justement ce phénomène de ghettoïsation qui aujourd'hui excite les extrêmes qui raconte tout et n'importe quoi et emprisonne aussi des gens qui n'ont qu'une envie c'est de s'en sortir et de faire en sorte que leurs enfants grandissent dans un pays où ils auront plus de chance que leurs parents

42:28
Alexandre Vincendet

On le voit les sujets ne manquent pas et votre passion est profonde pour votre territoire on aurait pu parler de plein d'autres choses et on aura certainement d'autres occasions de vous inviter On se quitte sans avoir découvert vos hobbies, vos passions etc. à ce que vous faites le dimanche mais juste un petit mot pour un choix musical Imagine Dragon Believer pourquoi ce choix en quelques secondes ? Pour une bonne et simple raison

42:47
Présentateur

c'est que je connais cette chanson par coeur parce que quand j'ai un petit bout de 6 ans qui monte dans ma voiture c'est la première chanson qu'il me demande de mettre donc cette chanson je l'ai en tête régulièrement et puis ça permettra à vos auditeurs pour ceux qui ne la connaissent pas désormais de l'avoir en tête aussi parce que c'est une très belle chanson au demeurant

43:03
Alexandre Vincendet

On se quitte en musique Merci beaucoup Alexandre Vincendez d'avoir accepté notre invitation et puis j'espère à très bientôt pour d'autres questions Merci à vous à bientôt Au revoir

43:10
Présentateur

C'était l'invité politique du samedi sur Lyon Première en partenariat avec Immédiat Positif le web média qui rend visible l'essentiel Retrouvez tous les invités politiques en podcast sur lyonpremière.fr et sur immédiatpositif.fr Écoutez votre radio Lyon Première en direct sur l'application Lyon Première lyonpremière.fr et bien sûr à Lyon sur 90.2 FM et en DAB+. Lyon Première