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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 4 juin 2025 20 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéImmigration & asileInstitutions & électionsJustice

Jean-Philippe Tanguy : "Macron emmène systématiquement notre pays vers le bas !" (BFMTV)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 63 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:13OuverteRéponse directe

    Comment réagissez-vous au crime raciste d'Hichem Mirawi ?

  • 1:28OuverteRéponse directe

    Le racisme d'atmosphère, c'est l'expression d'Olivier Faure. Comment l'analysez-vous ?

  • 1:53RelanceRéponse partielle

    Ça ne vous touche pas plus que ça qu'un adepte du RN commette un crime pareil ?

  • 2:54OuverteRéponse partielle

    Le parquet national antiterroriste s'est saisi de l'affaire. Comment faire pour ne pas être suivi par des gens comme ça ?

  • 4:42RelanceÉludée

    Ce groupe Facebook montre des propos racistes et homophobes. Comment réagissez-vous ?

  • 6:20RelanceÉludée

    Au minimum, ça voudrait dire que ceux qui ont créé ce groupe sont des gens qui soutiennent Jordan Bardella ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:51Invité politiqueFait
    « Je pense que ce monsieur trahit les trois couleurs dont il se réclame, nos couleurs nationales et les valeurs dont il prétend incarner la défense. »
  • 3:48Invité politiquePromesse
    « Comme chaque année, avec Marine Le Pen, nous avons demandé la dissolution de ces groupes d'ultra-droite, comme nous demandons la dissolution des troupes d'ultra-gauche. »
  • 4:04Invité politiqueChiffre
    « Moi-même, j'ai reçu plus de 50 menaces de mort suite à mes déclarations et prises de position contre eux, qui ont suivi évidemment par des plaintes. »
  • 10:48Invité politiqueFait
    « Non seulement aux dernières élections, mais aussi à l'Assemblée nationale et notamment lors de notre niche parlementaire. Nous avions proposé ces peines planchées et ils les ont refusées. »
  • 12:26Invité politiqueFait
    « Marine Le Pen, lors des dernières élections présidentielles, avait été la candidate qui défendait la sacralisation de l'intégrité physique des Françaises et des Français, en particulier les forces de l'ordre, mais aussi tous nos compatriotes. »
  • 14:56Invité politiqueFait
    « Les plus ciblées, malheureusement, ce sont nos compatriotes de confession, je vais vous identifier comme tels, qui subissent le pire des racismes d'une intensité jamais vue depuis la Seconde Guerre mondiale. »
  • 19:44Invité politiquePromesse
    « Par exemple, le rétablissement du délit de séjour irrégulier qu'on nous a promis depuis six mois, on l'attend. »

Temps de parole

  • Jean-Philippe Tanguy72 %
  • Présentateur28 %

2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour Jean-Philippe Tanguy, vous êtes président délégué du groupe RN à l'Assemblée Nationale, vous êtes vous-même député de la Somme, nombreuses questions après les nouvelles peines prônées par Gérald Darmanin, après ses images et ses premières comparutions immédiates. On va en parler dans un instant, mais je voudrais d'abord vous interroger sur ce crime, ce crime raciste, le crime d'Hichem Mirawi, de nationalité tunisienne, qui a été tué ce week-end à Puget-sur-Ardan. Il a été tué par son voisin, Christophe B. Et on parle de l'ultra-droite, mais celui dont il se revendique, c'est Jean-Marie Le Pen.

Il dit, dans des vidéos qu'il a postées encore quelques heures avant ce crime, il parlait notamment de l'allégeance à Al-Qaïda, il dit « Je ne suis pas moi dans une allégeance à Al-Qaïda, je suis dans une allégeance au bleu, blanc, rouge ». Jean-Marie Le Pen l'avait dit qu'on serait dans la merde. Comment vous réagissez ?

0:51
Jean-Philippe Tanguy

Je pense que ce monsieur trahit les trois couleurs dont il se réclame, nos couleurs nationales et les valeurs dont il prétend incarner la défense. Évidemment, ce crime odieux, moi je pense à la famille de monsieur Mirawi, à ses proches, qui a été victime de ce crime odieux, comme tant de Françaises ou de Français ou d'étrangers en situation régulière dans notre pays sont victimes de cette violence, de cette barbarie qui touche tout le monde. Et d'ailleurs, moi j'ai entendu beaucoup de commentaires, notamment venus de la gauche, dénonçant un type de racisme sur un autre, une type de haine sur un autre.

1:25
Présentateur

Le racisme d'atmosphère, c'est l'expression d'Olivier Faure.

1:28
Jean-Philippe Tanguy

Oui, mais il y en a d'autres qui utilisaient, considéraient que parce que cette personne était d'origine tunisienne, parce qu'il était peut-être de confession musulmane, ce crime se différenciait d'autres crimes haineux. Mais il faut condamner tous les crimes, et ne tous les crimes racistes, tous les crimes inspirés par la haine de l'autre. Et c'est les valeurs françaises, c'est les valeurs bleu-blanc-roule, c'est de défendre toutes les personnes, tous les êtres humains, quelle que soit leur origine ou leur religion.

1:53
Présentateur

Jean-Philippe Tanguy, sur ses messages, non seulement il fait cette sorte d'allégeance à Jean-Marie Le Pen, mais il évoque aussi régulièrement Jordan Bardella, Marine Le Pen. Ça ne vous touche pas plus que ça ? Ça ne vous bouleverse pas que quelqu'un qui est un de vos adeptes commette un crime pareil ?

2:10
Jean-Philippe Tanguy

Mais moi, le fait qu'on détourne nos valeurs, le fait qu'on détourne notre image, évidemment que ça me bouleverse d'être associé indirectement à cet horrible crime, à ce crime odieux. Évidemment, c'est pas que ça nous touche, puisque nous ne sommes pas responsables de ce qui a été dit, puisque tout le message que nous portons avec Jordan Bardella et Marine Le Pen, c'est des valeurs totalement, évidemment, opposées à cela. C'est la défense de toute personne, la défense de la sécurité, de l'intégrité de toute personne et le combat contre toute forme de racisme.

Et d'ailleurs, Marine Le Pen et Jordan Bardella, même avant d'avoir connu le détail, les détails dont vous parlez, avaient condamné ce crime, l'avaient qualifié de raciste et avaient même sollicité les services de l'État pour savoir si ça avait un caractère d'attentat ou pas.

2:54
Présentateur

Jean-Philippe Tanguy, d'ailleurs, sur le caractère d'attentat, le parquet national antiterroriste s'est donc saisi de l'affaire. C'est la première fois, à mon sens, pour un crime qui soit adossé à une idéologie d'extrême droite. Comment faire pour ne pas être suivi, être admiré par des gens comme ça ?

3:18
Jean-Philippe Tanguy

Malheureusement, on ne peut pas choisir si soit une personne déviante, soit une personne odieuse, fait référence à vous ou pas, vu que ça concernait d'autres personnalités politiques et d'autres forces politiques. Ce qui compte, c'est les actes. Et pour parler de l'ultra-droite, vous savez que le 9 mai dernier, nous avons eu une manifestation de forces d'ultra-droite, raciste, antisémite, homophobe, sédicieuse par rapport à la République, qui justifient, même s'ils ont l'air non-violents, qui justifient des idéologies qui recourent à la violence, qui justifient la violence.

Comme chaque année, avec Marine Le Pen, nous avons demandé la dissolution de ces groupes d'ultra-droite, comme nous demandons la dissolution des troupes d'ultra-gauche. Et c'est vrai que cette année, je l'ai dénoncé, j'ai accris un courrier aussi à M. Rotaillot, j'ai trouvé que ces forces étaient particulièrement nombreuses, particulièrement virulentes. Moi-même, j'ai reçu plus de 50 menaces de mort suite à mes déclarations et prises de position contre eux, qui ont suivi évidemment par des plaintes. Et ces forces d'ultra-droite, oui, elles existent malheureusement dans notre pays. Il faut les combattre.

Vous aviez reçu Marine Le Pen pendant les dernières législatives, vous aviez eu l'honnêteté de reconnaître qu'elle avait demandé cette dissolution depuis des années. Et malheureusement, ces groupes ne sont pas dissous. Et je le regrette parce que moi, c'est comme sur l'islamisme, je ne me fais pas avoir par leur taquia, leur comportement soi-disant respectif.

4:34
Présentateur

C'est la dissimulation.

4:34
Jean-Philippe Tanguy

Cette dissimulation. On peut manifester dans le calme et avoir toute la haine du monde dans ce qui nous sert de cerveau ou de cœur.

4:42
Présentateur

Jean-Philippe Tanguy, les Arabes dehors, la France est dirigée par les Juifs sionistes. Ce sont des propos qui ont été tenus dans un groupe Facebook qui s'appelle La France avec Jordan Bardella. Ce groupe Facebook, révélé par nos confrères du média Les Jours, montre que dans ce groupe Facebook où il y a 11 500 membres, où il y a des propos non seulement racistes, mais également homophobes, qui parlent de Macron comme, je cite, d'un petit PD. Dans ce groupe, il y a des députés RN.

Il y a dans ce groupe le député RN de l'Aisne, le député RN des Alpes de Haute-Provence, le député de Côte d'Or, la députée de Charente, la députée de l'Essonne, le député de Charente-Maritime, la députée du Gard, la députée d'Haute-Marne et la députée des Bouches-du-Rhône.

5:32
Jean-Philippe Tanguy

Mais suite à l'enquête des jours, même vos confrères qui avaient enquêté sur les suites avaient prouvé que nos collègues s'étaient retrouvés sur ce groupe sans le vouloir.

5:38
Présentateur

Lorsqu'ils ont su qu'ils s'étaient retrouvés sur ce groupe, enfin, ils disent que ce groupe a sans doute évolué, c'est-à-dire qu'ils ont un moment cliqué pour rentrer dans ce groupe.

5:45
Jean-Philippe Tanguy

Mais tout à fait, si vous voulez, moi, ça m'est arrivé de me retrouver dans des groupes, non mais ça m'est arrivé de me retrouver dans des groupes, ces groupes peuvent changer d'intitulés, on peut être dans des milliers de groupes, ne pas le voir, ne pas le suivre, tous ceux qui sont sur Facebook depuis des années savent que malheureusement, on se peut retrouver dans des groupes. Enfin, à un moment, moi, je ne me suis jamais retrouvée dans ce groupe. Mais peut-être que vous ne savez pas comment on se retrouve dans ce genre de groupe.

Mais parce qu'on fait aussi de la politique à travers certains groupes Facebook qui, à la base, peuvent être des groupes tout à fait normaux, mobilisation locale. Moi, ça m'est arrivé dans la Somme. Et puis un jour, ce groupe change de titre, change de propriétaire, change d'administrateur, peut être piraté et devient un groupe délirant. Oui, enfin, là, ça veut quand même dire que...

6:20
Présentateur

Alors, au minimum, si j'écoute votre défense, au minimum, ça voudrait dire que ceux qui, au départ, ont créé un groupe qui s'appelle quand même, ce groupe s'appelle la France avec Jordan Bardella, sont des gens qui, ensuite, alors qu'ils soutiennent Jordan Bardella, sont capables aussi de dire des phrases comme « Les Arabes dehors », « La France est dirigée par les Juifs sionistes » et « Macron peut y pédé ».

6:39
Jean-Philippe Tanguy

Mais ce n'est pas forcément des gens qui soutiennent Jordan Bardella dans la réalité. Vous pouvez aussi y avoir dans des groupes, des groupes qui sont détournés, des gens qui se réclament d'un message et qui portent un autre combat. D'ailleurs, toute la ligne politique de Marine Le Pen, et vous la suivez depuis longtemps, ça a été justement de lutter contre ces infiltrations, d'expulser des gens qui ont sali les valeurs que l'on porte, qui ont sali le patriotisme, qui ont sali l'amour de la France. Il n'y a absolument rien à attendre de gens qui prétendent défendre la France et défendre la haine. Ce sont des valeurs contradictoires.

Et si vous allez voir aussi les réseaux sociaux, puisque vous voulez en parler, si vous regardez les commentaires de ces personnes haineuses d'extrême droite, d'ultra droite, sur Marine Le Pen, sur Jordan Bardella, contre moi, vous allez voir la violence des mots qu'ils utilisent contre Marine Le Pen, contre Jordan Bardella et contre moi-même ou d'autres comme Sébastien Chenu. Donc ce sont des gens qui n'hésitent pas aussi à dénoncer Marine Le Pen parce qu'elle les chasse, parce qu'elle les a toujours combattues.

7:28
Présentateur

Mais vous le voyez bien, Jean-Philippe Tanguy, vous êtes régulièrement obligé, et ça a été le cas notamment lors des dernières élections législatives, où vous vous êtes retrouvé avec certains de vos candidats qui avaient été jusqu'à la candidature, jusqu'à l'étiquette RN, dont les propos parfois homophobes, parfois antisémites, parfois racistes, ont fini par faire que vous les ayez exclues. Mais toujours trop tard. Est-ce que ça ne veut pas dire quand même que vous attirez des gens comme ça ?

7:54
Jean-Philippe Tanguy

Mais toujours trop tard. Ce qui compte, c'est ce qu'on fait quand nous sommes au courant. s'il avait été prouvé que nous aurions dissimulé... Non mais là, je ne vous dis pas que vous êtes complice. Je vous dis simplement que vous attirez des gens

8:03
Présentateur

qui, au nom de Jean-Marie Le Pen, au nom de Marine Le Pen, soit ont des propos comme « Les Arabes dehors, Macron peut t'ébédé », soit même vont tuer leurs voisins.

8:14
Jean-Philippe Tanguy

Mais Madame de Malherbe, c'est un compliment dans ma bouche. Dans votre bouche, tout à fait. Dans la bouche de plus de millions de Français. Comment dire ? Il n'y a rien d'autre discours qui les attirait. Si vous pouviez prouver ce matin ou ailleurs que notre discours justifiait la présence de ces personnes odieuses, avec des comportements ignobles, nous pourrions nous interroger. Mais tout le discours qui est porté par Marine Le Pen, Jordan Bardella, va contre ces personnes. Il devrait les intimer de ne rien avoir à faire avec nous.

Donc si malheureusement, ils veulent s'infiltrer, peut-être aussi pour changer ce discours, pour combattre de l'intérieur la ligne portée par Marine Le Pen, Jordan Bardella, il y a des gens qui ont cherché aussi à s'introduire pour porter leur propre ligne et à être combattus. Des gens qui, par ailleurs, après, sont allés souvent dans d'autres formations politiques qu'ils estimaient plus aptes à défendre ce genre de comportement. Mais on sait très bien que lors des dernières élections, Reconquête, par exemple, n'a pas cherché à lutter contre un certain nombre de groupes qui non seulement se sont infiltrés, mais avaient pignon sur rue dans leur organisation.

Et je vous rappelle qu'aux derniers événements aux Etats-Unis, par exemple, quand Jordan Bardella parlait assister à un meeting aux Etats-Unis où M. Bannon a eu un geste absolument inacceptable au Dieu, Jordan Bardella a immédiatement quitté les lieux. Ce n'est pas le cas de toutes les personnalités politiques présentes.

9:31
Présentateur

Il y avait Marion Maréchal, c'est à elle. Il y avait Madame Ctinfo, surtout. Il y avait Madame Ctinfo, c'est à elle.

9:35
Jean-Philippe Tanguy

Marion Maréchal n'est pas restée à ce lieu.

9:37
Présentateur

Madame Ctinfo y est restée. Vous voulez dire que Madame Ctinfo a cautionné ce geste.

9:40
Jean-Philippe Tanguy

Oui, en plus, elle l'a revendiqué chez vos confrères, il y a un mois, sur France Inter.

9:43
Présentateur

Jean-Philippe Tanguy, je vous repose quand même la question. Vous vous êtes assuré que les autres députés, vous qui êtes vice-président du groupe RN à l'Assemblée, vous vous êtes assuré que les députés qui étaient, si je vous entends bien, à l'insu de leur plein gré dans ce groupe Facebook, s'en sont retirés ?

10:01
Jean-Philippe Tanguy

En tout cas, oui, on s'en s'est assuré. Oui, on a suivi. Mais surtout, comment dire, on s'est entretenu avec ces députés pour comprendre comment ça avait été possible pour que des comportements, des conseils soient donnés.

10:11
Présentateur

Mais vous nous assurez qu'ils n'avaient jamais vu ces propos, qu'ils n'avaient jamais cliqué sur ce...

10:14
Jean-Philippe Tanguy

Par ailleurs, quand vous voyez la liste, si vous voulez, ce n'est pas ça m'a rassuré, mais là où j'ai su que cette enquête était de mauvaise foi, c'est quand j'ai vu la liste des députés, je veux dire, ce sont aussi des gens que je connais, avec qui ils travaillent, avec qui j'ai échangé, j'ai débattu, je connais très bien leur opinion et à aucun moment, cette hypothèse qui soit sur ce groupe volontairement n'était crédible.

10:31
Présentateur

Jean-Philippe Tanguy, les peines minimales et supprimer le sursis, voilà deux des propositions proposées par Gérald Darmanin, le ministre de la Justice hier. Au fond, ça fait partie des propositions de Marine Le Pen lors des dernières élections.

10:48
Jean-Philippe Tanguy

Non seulement aux dernières élections, mais aussi à l'Assemblée nationale et notamment lors de notre niche parlementaire. Nous avions proposé ces peines planchées et ils les ont refusées. Ils ont refusé de les voter, même une version amendée, même une version un petit peu changée par rapport à ce que nous proposions. Parce qu'on nous dit toujours, oui, le texte que proposait le Rassemblement national n'allait pas. Dans ce cas-là, il faut l'amender, l'améliorer. Mais non, ils l'ont refusé en bloc et ils ont refusé de discuter ce texte, de le faire voter par la représentation nationale.

Donc c'est trop facile de venir, dès malheureusement qu'il y a des émeutes et malheureusement cela arrive bien trop souvent dans notre pays, de venir piller le programme de Rassemblement national pour rassurer les Français. Mais vous voterez ? Tout ce qui va dans le bon sens, on le vote. Tout ce qui permet, même quand ce n'est pas parfait, d'améliorer la sécurité des Français, d'améliorer la réponse pénale d'atteinte qui sont faite à notre pays, évidemment, nous nous soutenons et nous proposerons, nous, des amendements constructifs pour améliorer ce texte, contrairement à la Macronie, mais aussi aux Républicains de M.

Retailleau qui ont toujours refusé de voter ce texte, soit en ne le votant pas directement, soit en étant absents. Parce que ça, c'est la grande spécialité aussi des amis de M. Retailleau et M. Wauquiez, c'est de dire dans les médias qu'ils sont d'accord avec leur assent national et c'est d'être absents à l'Assemblée pour voter ces textes, pour voter ces amendements, pour voter ces dispositions, pour protéger les Français. Sans doute veulent-ils garder quelques cartouches pour mentir aux élections.

12:04
Présentateur

Les peines minimales, les peines planchées, donc, et la suppression du sursis pour les petites peines, la suppression du sursis, est-ce que vous y êtes également favorable ?

12:13
Jean-Philippe Tanguy

Mais surtout pour, comment dire, les atteintes à l'intégrité physique. Oui, aux policiers, à nos forces de l'ordre, aux pompiers, aux médecins, à ceux qui ont une autorité ou qui exercent une mission de service public, mais aux Français en général pour l'intégrité physique. Marine Le Pen, lors des dernières élections présidentielles, avait été la candidate qui défendait la sacralisation de l'intégrité physique des Françaises et des Français, en particulier les forces de l'ordre, mais aussi tous nos compatriotes.

Il faut resacraliser l'intégrité physique des gens, porter atteinte, porter des coups, même menacer de coups physiques, c'est une atteinte à quelque chose de sacré qui est l'intégrité physique des gens. Il ne faut pas banaliser le recours à la violence, la crapulerie gratuite, qui, il faut bien le dire, fait vivre nos compatriotes dans une très grande inquiétude, en particulier quand même les femmes qui sont particulièrement victimes de ces intimidations et coups physiques en permanence dans notre pays.

Parce qu'on en a peu parlé sur ces émeutes, il y a quelque chose qui était quand même encore plus choquant que la violence, que le saccage des lieux publics et privés, c'était aussi vraiment la chasse aux femmes dans l'espace public. Je regardais les vidéos, les femmes n'avaient pas le droit de célébrer la victoire du PSG samedi et à peine dimanche. Et aussi des vidéos qui circulent.

13:18
Présentateur

J'ai posé la question ici même dès lundi matin au préfet de police de Paris.

13:23
Jean-Philippe Tanguy

Au vêtement, dire qu'elles ont croisé des jeunes femmes en jupe ou un t-shirt et qu'il fallait, je cite, qu'elles rentrent chez elles.

13:30
Présentateur

Qu'elles rentrent chez elles ?

13:30
Jean-Philippe Tanguy

Oui, vous pouvez voir, et d'ailleurs j'ai isolé la vidéo et je vous regarde s'il y en a d'autres, d'individus à Paris qui estiment que quand même voir des Françaises dans la rue, je cite, en mini-jupe ou en t-shirt, elles n'ont rien à faire. C'est une sorte de police

13:44
Présentateur

du vêtement ou d'une sorte de pudeur ?

13:47
Jean-Philippe Tanguy

C'est malheureusement ce que nous voyons avec le dévoiement de l'islam, cet islamisme d'atmosphère qui consiste aussi à faire la chasse évidemment aux libertés et en particulier la liberté des femmes.

13:56
Présentateur

Vous, vous parlez d'islamisme d'atmosphère, vous reprenez évidemment l'expression racisme d'atmosphère.

14:00
Jean-Philippe Tanguy

Mais il y a un racisme d'atmosphère dans notre pays et c'est ce que j'ai voulu dire en introduction, mais il ne touche pas malheureusement une catégorie de Français ou d'étrangers, il touche tout le monde. Tout le monde est atteint par ce racisme. Vous savez, moi j'ai grandi en banlieue aussi, il y a un tabou qui commence à être levé d'ailleurs. C'est par exemple le racisme d'une communauté envers l'autre étrangère.

C'est-à-dire que les Françaises et les Français sont touchés par un racisme, les étrangers sont touchés par différentes formes de racisme, mais il y a aussi des racismes au sein des communautés avec des vieilles haines, des vieux préjugés qui existaient dans d'autres continents et qui viennent chez nous pour pager leur propre haine.

14:33
Présentateur

Donc il y a un racisme d'atmosphère dites-vous, mais ça n'est pas un racisme anti-immigré, anti-musulman.

14:41
Jean-Philippe Tanguy

Non, c'est un racisme. Il y a malheureusement des pratiques racistes, des pratiques de haine qui reviennent. Les plus ciblées, malheureusement, ce sont nos compatriotes de confession, je vais vous identifier comme tels, qui subissent le pire des racismes d'une intensité jamais vue depuis la Seconde Guerre mondiale. Mais oui, nous avons laissé se développer l'État, des gouvernements successifs, d'ailleurs qui faisaient barrage républicain aux élections contre le Rassemblement National, mais qui en fait laissaient se propager cette forme de haine dans notre pays.

Voilà, on voit bien, beaucoup de Français ne reconnaissent pas leur pays, non seulement sur les violences que nous subissons, mais aussi sur les mots qu'ils entendent, les violences, qu'ils entendent, les préjugés qui sont brandis. Tout ça n'était pas dans la civilisation, dans les valeurs françaises, rien à voir avec notre modèle d'éducation. Quand vous dites

15:20
Présentateur

le mot civilisation, ça veut dire que le mot de sauvage utilisé par Bruno Retailleau à propos de ceux qui ont cassé, violenté, pillé ce week-end, sauvage au sens non-civilisé, vous l'auriez utilisé ?

15:33
Jean-Philippe Tanguy

Oui, sauvage. Moi j'ai repris aussi le terme barbare, parce que ça veut dire quoi dans le terme grec, l'acceptation grec ? Ça veut dire aussi des gens qui ne partagent pas notre civilisation et nos valeurs. Ce n'est pas seulement la langue, ce qui renvoie à l'usage grec, c'est aussi les valeurs qui sont derrière cette langue-là. La façon de vivre ensemble, ces gens veulent se marginaliser de la société et veulent attaquer notre société. D'ailleurs, ce qui est quand même, comment dire, dans cette myriade de tristes nouvelles, je vois aussi sur les réseaux sociaux, parce que je suis de bonne foi, je ne vais pas non plus dénoncer que les mauvais comportements.

Un certain nombre de Français d'origine étrangère qui eux-mêmes se saisissent de cette question qui disent nous ne voulons plus être assimilés à ces gens qui détestent la France, nous ne voulons plus être assimilés à cette violence, nous on agrandit en France, on aime la France, on travaille en France, on veut faire une famille en France et nous aussi on veut profiter de la sécurité, on peut pouvoir rentrer dans notre bar HLM sans que notre voiture soit saccagée, on veut pouvoir venir célébrer un mal de foot sans se faire taper ou avoir peur d'emmener notre famille.

Voilà, la moins des mauvaises nouvelles c'est de voir beaucoup de ces Français d'origine immigrée qui se saisissent qui veulent dire on veut être Français en France comme tout le monde et ça c'est le programme de Marine Le Pen.

16:35
Présentateur

Jean-Philippe Tanguy, la proportionnelle ligne rouge pour les Républicains, Bruno Rotaillot qui menace même de démissionner si la proportionnelle était appliquée, c'est la ligne rouge si elle était mise en place pour les Républicains, est-ce que c'est votre ligne rouge si elle n'était pas mise en place du côté du HLM ?

16:52
Jean-Philippe Tanguy

Excusez-moi, c'est pathétique, c'est-à-dire que M. Rotaillot ne menace pas de démissionner quand il est humilié et la France avec lui sur le dossier algérien, il ne menace pas de démissionner parce qu'on n'arrive pas à ramener en sécurité et en liberté Boile Nsensal, il ne démissionne pas parce que sa politique pénale n'est pas adaptée, il ne démissionne pas parce qu'il a fait venir des imams algériens pour le ramadan, il ne démissionne pas parce qu'il est incapable d'interdire le voile dans les sorties scolaires, à par contre toucher aux prébandes de ces petits copains de l'Assemblée qui ne sont élus que grâce à ce système électoral et s'il y avait à égalité, là il démissionne.

Donc je pense que ça veut beaucoup dire de M. Rotaillot que c'est tout pour sa gueule et rien pour les Français.

17:30
Présentateur

Tout pour sa gueule ?

17:31
Jean-Philippe Tanguy

Oui, quand on en est là. C'est-à-dire qu'après des nuits d'émeute, la seule chose que M. Rotaillot ait à dire après six mois comme ministre de l'Intérieur, j'avais allé toutes les couleuvres sur ce que j'avais promis aux Français, sur la sécurité, sur l'immigration, sur la laïcité. Là, il accepte tout, il s'est couché sur tout, sur l'AME, sur l'aide médicale d'État alors que M. Bérou j'étais en commission mixte paritaire, c'est la droite qui main dans la main avec les socialistes qui ont abandonné les mesures pour réduire l'aide médicale d'État pour les clandestins. Pour passer de l'aide médicale d'État à une aide médicale d'urgence ?

Par contre, pour garantir le siège d'un certain nombre de ses amis qui ne seraient pas élus si le système proportionnel était en place, là il n'y a personne...

18:09
Présentateur

Vous estimez qu'il aurait dû démissionner après les émeutes ? C'est-à-dire que vous considérez que c'est de la responsabilité du ministre de l'Intérieur le fait qu'il y ait eu ces émeutes ce week-end ?

18:16
Jean-Philippe Tanguy

Enfin, le paquet des émeutes. Mais le fait que la réponse n'ait pas été adaptée à une situation que l'on connaissait, qui avait été annoncée, tout le monde savait, y compris lui, qu'il y aurait ce genre d'émeutes. Et après, pleurnicher dans les médias avec M. Darmanin sur le fait que les lois ne seraient pas assez dures alors que ce sont leurs lois que M. Darmanin était à la place de M. Rotaillot quelques mois seulement avant qui travaillent en tandem qui, je pense, se finiront, vous verrez, par se présenter ensemble au moins dans la main aux élections alors que l'un prétend que l'autre n'ait pas fait le bon travail.

Bref, tout ça, c'est une mascarade et je trouve que cette sortie sur la proportionnelle est particulièrement symbolique de ce qu'est les Républicains. Et M. Bérou, j'en filmerai juste là, a reconnu lui-même que la proportionnelle pouvait empêcher Marie-Le Pen, Jordan Berdella d'avoir une majorité. C'est-à-dire que nos propres adversaires reconnaissent que notre position n'est pas justement pour défendre des avantages politiques parce que nous, avec le scrutin majoritaire, il serait plus facile d'avoir une majorité qu'avec la proportionnelle. Mais nous, on défend des principes

19:10
Présentateur

et on a toujours défendu la proportionnelle. Est-ce que vous censureriez un gouvernement Bérou qui ne mettrait pas en place la proportionnelle ?

19:17
Jean-Philippe Tanguy

Nous verrons l'équilibre général. Mais si vous voulez, il y a d'autres choses que la proportionnelle est très importante et c'est un combat que Marine Le Pen veut défendre même si une fois plus cela peut nous désavantager électoralement parce que c'est un principe. Il n'est pas normal dans notre pays que la voix d'un Français dans un territoire compte moins que la voix d'une Française dans un autre. Mais il y a d'autres sujets de censure qui vont arriver qui sont très importants pour les Français. C'est évidemment les sacrifices qu'ils vont leur demander dans le budget. C'est l'incapacité d'avoir une politique migratoire.

Par exemple, le rétablissement du délit de séjour irrégulier qu'on nous a promis depuis six mois, on l'attend. Donc vous savez, il y a aussi un piège d'ailleurs ce que dit M. Bérou, c'est de réduire le débat politique à l'avis des politiques. Les Françaises et les Français, vous le savez très bien, ils ont d'autres problèmes que les institutions, le statut de l'élu, tout ça. Où est les questions du pouvoir d'achat, la question des salaires, la question des impôts,

20:09
Présentateur

Jean-Philippe Tanguy d'avoir répondu à mes questions. Vous êtes président délégué du groupe RN à l'Assemblée nationale et député de la Somme.

Jean-Philippe Tanguy : "Macron emmène systématiquement notre pays vers le bas !" (BFMTV) — Jean-Philippe Tanguy · Pourquijevote