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Audition parlementaireLCP (sur YouTube)· 6 octobre 2026 91 minContradictoireActualité / polémiqueÉducation & rechercheSécuritéÉconomie & entreprisesTravail & emploi

L'Intégrale des questions au Gouvernement | 6/10/2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 45 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 70 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:22OuverteRéponse directe

    Monsieur le Premier ministre, bilan humain et matériel des violences en lycées ?

  • 2:44RelanceRéponse partielle

    Une famille politique est-elle derrière les violences ?

  • 14:24OuverteÉludée

    Qu'avez-vous fait de la France ?

  • 18:48RelanceRéponse partielle

    Condamnez-vous la répression contre les lycéens ?

  • 23:46OuverteRéponse directe

    Quelles sont les revendications des lycéens ?

  • 27:44RelanceRéponse partielle

    Les armes utilisées sont-elles proportionnelles ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:44Fait
    « ceux qui cassent les choses devront en payer le prix »
  • 5:31Fait
    « la violence extrême a fait son apparition dans ces lycées »
  • 8:29Fait
    « il y a intentionnalité et disproportion délibérée dans l'usage de la force »
  • 9:12Fait
    « la police de la République et les militaires de la gendarmerie sont racistes »
  • 14:24Sébastien ChenuFait
    « Votre gouvernement n'a rien anticipé, n'a rien vu venir, n'a rien préparé, n'a rien planifié »
  • 15:08Sébastien ChenuFait
    « vous avez légitimé le poison de la violence qui alimente ce mouvement dans le débat politique »
  • 19:31Mathilde PanotChiffre
    « 4 400 enfants ont été placés sous la garde d'enfants »
  • 20:15Mathilde PanotFait
    « Un enfant de 15 ans a eu la main arrachée. Un jeune de 16 ans a perdu un œil. Un jeune de 14 ans a la mâchoire fracturée »
  • 28:28Benjamin LucasFait
    « un enfant de 15 ans qui a perdu sa main et son avant-bras parce qu'une arme de guerre lui a été lancée »
  • 32:35Yann BoucardFait
    « un commandant de police a été lâchement attaqué par derrière avant de recevoir deux coups de pied à la tête alors qu'il était au sol »
  • 54:26Fait
    « depuis deux semaines et encore aujourd'hui, les jeunes expriment massivement leur colère »
  • 55:10Chiffre
    « suppression de 1 588 postes d’enseignants du secondaire prévue dans votre projet de loi de finances »
  • 56:36Fait
    « Instructions du ministre de l'Intérieur, transmises à trois reprises aux forces de sécurité intérieure »
  • 1:00:12Chiffre
    « 180 000 enfants de moins »
  • 1:01:38Chiffre
    « le litre de diesel coûte désormais 2,40 € »
  • 1:14:08Chiffre
    « le litre de diesel coûte désormais 2,40 € »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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Monsieur le Premier ministre, Mesdames et Messieurs les membres du gouvernement, Mesdames et Messieurs les députés, mes chers collègues, le 31 août, l'ancien Premier ministre Édouard Balladur nous a quittés . En sa mémoire, je vous invite à vous lever et à observer une minute de silence . Merci. L'ordre du jour prévoit désormais des questions au gouvernement. La première question sera posée par le président Laurent Marcangelie pour le groupe Horizon et Indépendants. Merci, Madame la Présidente. Monsieur le Premier ministre, depuis plusieurs jours , nos compatriotes suivent avec colère et tristesse les événements qui se déroulent dans et autour des lycées de notre pays, et, soyons honnêtes, parfois avec une certaine forme d'impuissance qui nous touche tous profondément. Alors, disons-le d' emblée : si le dialogue est indispensable, si les lycéens ont le droit d' exiger davantage de ressources et une meilleure

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organisation de leur travail, rien ne saurait justifier un tel déferlement de violence. Aujourd'hui, il ne s'agit plus d'organiser la vie dans les lycées. C'est une question d'ordre public. Le groupe que je préside demande avant tout le rétablissement de l'ordre afin de permettre à cette mission de service public de s'accomplir dans les meilleures conditions possibles, car nous assistons à une véritable destruction du service public. Je tiens à avoir une pensée, plus que quiconque, pour le personnel de l'éducation nationale qui subit de plein fouet les conséquences de ces événements actuels, pour nos forces de police, pour toutes les victimes de ces violences et pour nos compatriotes qui voient leur argent public partir en fumée. Aujourd'hui, nous l'affirmons

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très clairement : ceux qui cassent les choses devront en payer le prix . Aujourd'hui, nous le disons très clairement : ce sont ceux qui causent la destruction qui devront payer. Monsieur le Premier ministre, plusieurs questions. Tout d'abord, un bilan humain, car nous savons qu'il y a eu des blessés des deux côtés, dans les services publics et parmi les étudiants. une évaluation des dégâts matériels car il faudra collecter cet argent pour les réparer, et il s'agit de l'argent du peuple français . Et enfin, une analyse politique. Monsieur le Premier ministre, la semaine dernière, vous avez suggéré qu'une famille politique, un parti politique, était peut-être derrière tout cela, qu'un parti politique était peut-être à l'origine de cette infiltration, de cette manipulation de notre

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jeunesse. L'Assemblée nationale souhaite savoir en quoi cela consiste. Merci. Merci beaucoup, Monsieur le Président. La parole est à vous, Monsieur le Premier ministre. Merci, Madame la Présidente de l' Assemblée nationale. Mesdames et Messieurs , Monsieur le Ministre, Monsieur le Président Marcangélie, permettez-moi, par votre question, de présenter à l'Assemblée nationale un aperçu des faits tels que nous les connaissons, de fournir quelques évaluations, et peut-être aussi quelques clarifications, car vous n'aurez pas manqué de remarquer que le débat public est parfois inondé de mensonges ou de fausses informations, mais aussi, puisque vous l'avez dit, quelques perspectives politiques pour le service public de l'

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éducation nationale. Tout d’abord, le bilan : 215 élèves blessés, la majorité d’entre eux à la suite d’agressions ou, plus rarement, d’accidents, 85 membres du personnel éducatif dont 34 directeurs et assistants. Mesdames et Messieurs, il s'agit du bilan le plus lourd depuis des décennies dans le domaine de l' éducation nationale en termes de nombre d'employés du secteur public blessés. Et je le dis comme vous l'avez dit, banaliser ces violences contre le personnel de l'éducation nationale n'est pas acceptable. 715 policiers et gendarmes ont été blessés, et outre les blessures, il y a eu de nombreuses insultes et actes d' intimidation, y compris contre des

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magistrats, comme nous l'avons vu avec le procureur dans la région de Bfort, et même contre des journalistes. Et je tiens à le dire ici, quelles que soient nos opinions et sensibilités politiques, et j'irai au fond des choses dans un instant. Nous n'avons pas le droit d'abandonner les employés de la fonction publique, quel que soit leur ministère, quoi qu'on puisse dire ici ou là, nous défendons la fonction publique. Autrefois, toute la salle aurait applaudi. Pour ce faire, les employés des collectivités locales méritent d'être soutenus, car il n'y a pas de service public dans la République sans l' union de la classe politique derrière ces services publics.

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La deuxième réalité, s'il vous plaît. La deuxième réalité, c'est que la violence extrême a fait son apparition dans ces lycées. Vous l'avez dit. Et cette violence extrême, Madame la Ministre Marcangelie, comme vous l' avez également dit, doit être condamnée sans condition dans une démocratie qui fonctionne. Nous ne pouvons tolérer aucune forme de violence. Je tiens à souligner que dans une démocratie qui fonctionne, les individus et les citoyens, y compris les mineurs, ont une responsabilité individuelle, et que l'incendie d'un lycée n'améliore pas l' état des bâtiments scolaires, et que l'incendie du domicile d'un enseignant n'améliore pas le taux de remplacement des enseignants

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. Ces vérités étant énoncées, justice doit être rendue car, une fois de plus, nous ne pouvons pas laisser cette violence se poursuivre sans apporter de réponse structurée. J'aborderai les problèmes de fond dans un instant. Deuxième point de clarification : beaucoup de choses ont été dites sur les actions des forces de sécurité intérieure, et puisque l’ Assemblée nationale supervise les actions du gouvernement , je voudrais apporter quelques précisions et m’assurer qu’elles soient bien comprises . Premièrement, par trois télex — que j’ai ici, soit dit en passant, et que le ministre de l’ Intérieur a rendus publics — des instructions sur la proportionnalité ont été données à la police. Il y

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aurait donc un manque de transparence concernant les ordres que les autorités politiques auraient pu donner aux forces de sécurité intérieure, qu'il s'agisse de la police ou de la gendarmerie. Deuxièmement, parce que là aussi circulent des contrevérités, ce qui déclenche le maintien de l'ordre, c'est l'existence de violences urbaines résiduelles contre les biens, mais surtout contre les personnes. Et dans un autre scénario, lorsqu'un lycée est bloqué mais que le proviseur a demandé l'aide de la police pour le débloquer. L’immense majorité des cas, explique le ministre Marc Angellie, impliquent le recours à la force policière car, malheureusement, des individus violents se mêlent à des

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lycéens non violents et les agressent, eux ou les autorités de l’éducation nationale. Alors, lors d' une opération de maintien de l'ordre aussi sensible , est-il possible que des accidents se produisent ? La réponse est oui. Et je dis accident parce que je vois la terminologie utilisée ici pour désigner les violences policières. Les violences policières laissaient penser que la répression policière avait reçu des instructions politiques. C'est faux. C'est un mensonge et il rejette entièrement la faute sur la police de la République. Et là où il y a accident, comme nous sommes un État de droit, il doit y avoir une enquête : administrative et judiciaire. La transparence est indispensable. Il faut rechercher les

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responsabilités et, excusez-moi de le dire en tant qu'être humain, il faut faire preuve d' empathie. Cela étant dit , il nous faut dissiper deux mensonges qui divisent la société, qui dressent la population contre la police de la République, et cela est inacceptable. Le premier mensonge consiste à suggérer qu'il y a intentionnalité et disproportion délibérée dans l'usage de la force. Ce n'est pas volontaire, malgré les mensonges de La France Insoumise. Et le second mensonge, encore plus grave, consiste à insinuer que la police de la République et les militaires de la gendarmerie sont racistes. Et nous devons combattre tous ces mensonges qui ont été diffusés ici et là sur les réseaux sociaux, sur la

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place publique et dans les médias. La situation est suffisamment grave pour ne pas avoir besoin d'une classe politique lâche qui se complaît dans la souffrance et cherche à attiser la violence afin de mieux la condamner ensuite, dans le but d' organiser le chaos à des fins électorales.

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mensonges et contrevérités ayant été proférés . Monsieur le Ministre, je voudrais vous dire un mot au sujet des manifestations d'aujourd'hui. Non seulement le gouvernement accueille ces manifestations avec un grand respect, mais je vais vous révéler quelque chose qui pourrait vous surprendre. Je les accueille avec soulagement car nous disposons enfin d'un cadre juridique et démocratique déclaré au sein duquel les désaccords peuvent être exprimés, y compris avec le gouvernement que je dirige. Il est normal, Monsieur le Président, qu'il y ait des manifestations, et j'espère que le cadre d'expression du mécontentement et des désaccords sera désormais soit, comme nous le faisons ici, un

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exercice démocratique par le biais de la démocratie parlementaire, soit par le biais de la social-démocratie, c'est- à-dire par le biais de grèves et de manifestations. C’est un droit que notre constitution tout entière reconnaît , et c’est aussi la bonne réponse, à l’inverse, à la violence que nous condamnons également. de cette mobilisation. Monsieur le Ministre, Monsieur le Président Marc Angeli, j'espère que nous pouvons maintenant aller de l'avant pour apporter une réponse politique au mécontentement et à l'anxiété bien réels des lycéens, et que nous devons écouter avec une grande humilité en luttant contre toute manipulation politique. Plusieurs projets ont été lancés, dont certains sont d'envergure mondiale. La question des

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remplacements. Nous n'aborderons pas ce sujet cette semaine. Nous y travaillons depuis de nombreuses années. Le pacte relatif aux remplaçants a été décidé par Ellisabeth Borne, que je vois ici, et par d' anciens premiers ministres. Des sommes considérables ont été investies dans l' éducation nationale, avec une augmentation significative du budget depuis 2017. Si cela ne concernait que l' argent public, malheureusement, ce serait le cas. Nous pourrons toutefois reparler du budget dans un instant. La question des travaux doit être abordée objectivement, sans jeter le discrédit sur les conseils régionaux, comme certains l'ont fait en les instrumentalisant, quand je vois ce que la région Île-de-France a été capable de réaliser ces 10 dernières années. Nous

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devons être honnêtes et le reconnaître, et nous réunirons demain les présidents des conseils régionaux pour évaluer sérieusement la situation, comme savent le faire les élus locaux. Monsieur le Ministre de l'Éducation nationale, j'ai des questions qui se posent : sur la question de l' orientation, sur la question de l' organisation du temps scolaire, et aussi — et je pense que j'aurais peut-être pu commencer par ce point — sur la question de la démocratie au lycée et du recueil des opinions des lycéens, car derrière cela se cache un enjeu politique majeur qui doit être abordé . Monsieur le Président, nous devons maintenant évaluer objectivement la situation lycée par lycée. Ce qui me frappe au terme de ces 15 jours de mobilisation dans les lycées, et après

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avoir établi de nombreux contacts au sein de mon propre département, c'est que nous percevons une multiplication des revendications, très diverses, qui parfois ne trouvent pas d'écho d' un lycée à l' autre. À Paris, nous devons entendre cela avec beaucoup d'humilité et de pragmatisme. C’est pourquoi le ministre de l’ Éducation nationale a décidé de libérer du temps à partir de demain matin, à partir de jeudi, à partir de vendredi. Standardisation complète des emplois du temps afin de permettre à chaque équipe de direction et à chaque directeur de disposer d'un temps pour la démocratie interne au sein du lycée. Nous ne pouvons pas critiquer ou condamner la violence devant le lycée si nous n'avons pas un temps de réflexion politique, au sens noble du terme, au sein de chaque

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lycée. Le mandat est alors confié aux différents recteurs et à Azen pour organiser le retour d'informations afin de trouver des réponses. Enfin, il y a deux réunions car je ne voudrais pas que nous les passions trop rapidement. Premièrement, nous n'agissons pas comme si des discussions budgétaires n'allaient pas s'ouvrir prochainement, sur lesquelles un compromis devra être trouvé au sein de cette assemblée, y compris avec le Sénat, et sur lesquelles, avec une augmentation de 1,2 milliard pour le budget du ministère de l' Éducation nationale pour l'année prochaine, il serait difficile de dire qu'il n'y a pas de marge de manœuvre. Il faudra trouver des économies ailleurs , mais là où nous pourrons trouver des réponses urgentes. En tout cas, j'ouvre cette porte,

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c'est évident. Enfin, l'autre sujet tabou, l'éléphant dans la pièce, c'est l' élection présidentielle, au cours de laquelle tous les candidats devront présenter une vision, une perspective pour le service public de l'éducation nationale. Là encore, nous ne devons pas nous engager sur des mesures que ce gouvernement ne sera pas en mesure de mettre en œuvre à court terme, mais pour lesquelles nous pouvons apporter des réponses, mais pour lesquelles une vision d'avenir est indispensable. Merci. Merci beaucoup, Monsieur le Premier ministre . La parole est maintenant donnée à M. Sébastien Chenu pour le Rassemblement national . Merci, Madame la Présidente. Monsieur le Premier ministre, qu'avez-vous fait de la

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France ? C’est la question que Marine Le Pen a posée à votre prédécesseur en 2023. Et cette question reste cruellement d’actualité aujourd’hui. Une semaine après la visite du Pape, nous avons vu une France bienveillante, un changement d'atmosphère. Qu'avez- vous fait avec la France mardi ? Une jeunesse qui perd ses repères mais qui, surtout, s'interroge sur son avenir, nous appelle à revaloriser le métier d'enseignant et les classes surchargées. Nous entendons particulièrement ce qu'ils nous disent mardi. Votre gouvernement n'a rien anticipé, n'a rien vu venir, n'a rien préparé, n'a rien planifié et s'est retrouvé un peu comme un lapin pris dans les phares d'une voiture. Votre responsabilité, je vous le dis, est immense et votre bilan, votre

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échec, est mondial, il est éducatif bien sûr, il est lié à la sécurité, il est migratoire, il est économique, il est financier, il est social. La liste de courses que vous avez donnée à vos ministres est un peu pathétique. Vous êtes là depuis 10 ans. Vous étiez là sous Édouard Philippe et aujourd'hui vous nous présentez une liste de courses qui résonne sincèrement avec une certaine forme de déconnexion. Mais pire encore, en donnant un coup de pouce à La France insoumise lors des élections, vous avez légitimé le poison de la violence qui alimente ce mouvement dans le débat politique et dans les manifestations qu'il contamine. Qu'avez- vous fait à la France ? C’est également la question que se pose aujourd’hui toute la presse internationale. Alors aujourd'hui, quelle réponse allez-vous

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nous donner ? Quelle réponse comptez-vous apporter au peuple français, sinon une tribune, des débats, des numéros verts et le rétablissement de l'ordre ? Et puis, tout simplement, n'avez-vous pas honte d'avoir mis notre pays dans cet état ? Pour nous, il n'est pas question de résignation, il reste encore 7 mois pour que, avec Marine Le Pen et Jordane Bardella, nous puissions donner aux Français des raisons d'espérer et de croire en la France. Merci beaucoup, Monsieur Chenu. La parole est donnée à M. Édouard Jeffrey, ministre de l' Éducation nationale. Merci, Madame la Présidente. Monsieur le Député, je sers mon pays dans la fonction publique depuis 20 ans et comme ministre depuis un an. J'ai travaillé pendant quelques années au ministère des Affaires nationales. Je n'ai jamais eu honte de

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répondre à votre question concernant mes dix années de service pour mon pays. Jamais. Et je n'ai pas honte aujourd'hui de défendre le service public contre ceux qui l'attaquent. Tout à fait normal . Car, comme cela a déjà été dit, 85 membres du personnel ont été blessés en l'espace de 8 jours, ce qui est sans précédent dans l' histoire nationale. Nous avons 24 bâtiments qui ont été pillés et incendiés. De ce fait, 30 000 élèves sont privés de cours parce que certains ont encouragé ou légitimé la violence sous toutes ses formes. Pour répondre à votre question, il ne s'agit pas de sujets qui sont en cours de découverte pour certains d'entre eux. Je vais simplement vous donner un exemple. Nous avons réduit et triplé le taux de remplacement pour les absences de courte durée dans l'

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enseignement primaire en l'espace de 2 ans. Au début de l'année scolaire, nous avons réduit nos postes vacants de 57 %. Il est juste de dire que nous n'avons pas abordé cette question. Aujourd'hui, il est clair que nous devons faire plus et mieux, notamment pour les lycées. Le Premier ministre nous a donc présenté plusieurs projets : le projet de remplacement, afin que nos élèves ne subissent plus, comme je le disais, aucune perte ni aucun préjudice lié aux absences de longue durée non remplacées. J'ai lancé un plan d'action il y a quelques jours. Nous avons identifié tous les établissements un par un et nous allons résoudre tous les problèmes, comme nous l'avons fait au lycée Saint-Exupé de Créteille en moins de 8 jours lorsque les filles ont commencé. Nous allons évidemment

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aborder et continuer à traiter la question de la médecine scolaire. Je tiens à vous rappeler que dans le budget, nous proposons de créer 300 postes dans ce domaine, après 300 postes l'année dernière. Nous continuerons de travailler avec le ministre de l'Enseignement supérieur sur le Parcours Sup afin d'en améliorer la transparence et les orientations. Je suis d'accord pour que nous poursuivions le Parcours Sub qui, sur demande, il est bon de le savoir, a permis à un nombre sans précédent d'élèves du système scolaire de Saint-Ennie d' étudier dans le Sud de la France, à Paris, depuis 2019, et donc de créer une mixité sociale qui n'existait pas auparavant dans les mêmes termes. Il est important de le savoir. Tous ces projets sont ouverts, et nous les réaliserons . Nous les accomplirons avec

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honneur car servir l'État et le public est un honneur. Merci. Merci beaucoup, Monsieur le Ministre. Monsieur Chenu. Oui, Monsieur le Ministre. Vos observations, vos évaluations, votre satisfaction. Oui, sincèrement, vous devriez avoir honte de ce que vous avez fait à notre pays. Merci. Avant de donner la parole à l'orateur suivant, j'ai le plaisir d' accueillir une délégation de l' Assemblée nationale du Cameroun conduite par M. Jean-Jacques Zamé, président du Groupe d'amitié France-Cameroun.

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Bienvenue. Merci beaucoup. Je donne maintenant la parole à la présidente Mathilde Panot, représentante du groupe La France Insoumise. Monsieur le Président, Monsieur le Premier ministre, vos jours à la tête du dernier gouvernement d'Emmanuel Macron sont comptés, mais vous nous ferez honte jusqu'au bout. Depuis 18 jours, un puissant mouvement de jeunesse se mobilise pour l' égalité d'accès à l'éducation. Pendant 18 jours, vous avez laissé la situation se dégrader et vous avez déclenché une répression sans précédent contre les

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manifestants. 4 400 enfants ont été placés sous la garde d'enfants. Ces images ont semé la peur dans tout le pays. Un enfant de 15 ans a eu la main arrachée. Un jeune de 16 ans a perdu un œil. Un jeune de 14 ans a la mâchoire fracturée. Un jeune homme a eu la tête plongée sous l'eau. Un lycéen a été étranglé. Une autre victime d'agression sexuelle. Vous faites honte à la France. Monsieur le Premier ministre, la police exécute vos ordres, affirmant qu'aucune ordonnance de restriction n'a été émise et qu'elle peut utiliser toutes les armes à sa disposition. Vous avez autorisé le pire. Dans toute autre démocratie, vous auriez déjà démissionné. La répression sauvage est l'antithèse de l' ordre républicain. Les revendications politiques exigent une réponse politique, et non une

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réponse policière. Les lycéens, les étudiants, les enseignants et les parents se mobilisent pour obtenir des conditions d'apprentissage décentes , des locaux rénovés, le remplacement des enseignants et la fin du système d'enseignement supérieur. Ils exigent que la promesse de l' éducation républicaine soit tenue, celle d' annuler le verdict social et de donner à chacun le contrôle de son propre destin. Par manque d' inspiration, vous ressortez sans cesse la carte de la grossièreté. C'est sa faute, les filles. Vos manœuvres ridicules pour vous soustraire à vos responsabilités ne trompent plus personne. Ceci est un avertissement solennel. Nous ne brutalisons pas les enfants. Nous ne formons pas les jeunes comme adversaires militaires. Ces scènes défigurent l'image que nous avons

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de notre pays et déshonorent ceux qui s'y adonnent . Il n'y a aucun doute là-dessus . L’utilisation d’armes mutilantes doit être interdite, de même que les techniques de contention létales . Monsieur le Premier ministre, la seule façon de gouverner est par la répression. Sois prudent. Aucune arme blanche, aucune grenade ni matraque ne viendra à bout d'un jeune déterminé à défendre son avenir. Merci, Madame la Présidente Panot. La parole est à vous, Monsieur le Premier ministre. Merci beaucoup, Madame la Présidente de l'Assemblée nationale, Mesdames et Messieurs, membres du Parlement, Madame la Présidente Mathilde Panot. Vous parlez de violence, mais je comprends que vous ne la condamnez pas avec la même ambiguïté. Je me suis déjà exprimé très clairement dans ma réponse au

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ministre Marcang. S'il te plaît. Juste une question. Pourquoi le député Raphaël Arnaud a-t-il été condamné pour violences en réunion , alors que ses deux assistants parlementaires avaient été arrêtés pour le meurtre du jeune Quentin ? Pourquoi le député Raphaël Arnaud est-il toujours membre de votre groupe ? Madame la Présidente Panot ? Pourquoi le maire de Saint-Denis a-t-il légitimé la violence ? Madame la Présidente Panot ? Pourquoi M. Mélenchon a-t-il été condamné pour rébellion lors d'une perquisition menée par les autorités judiciaires ? Madame la Présidente Panu, pourquoi votre candidat à la présidence fait-il des jeux de mots d'une qualité écœurante, teintés d' antisémitisme ? Madame la Présidente,

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Pano, pourquoi porter un brassard blanc pour mieux soutenir ceux qui portent des cagoules noires ? Madame la Présidente Panu, la réalité est que votre ambiguïté concernant la violence s'explique par le fait que la violence fait partie intégrante de votre projet politique visant à semer le chaos dans le pays d'ici à l'élection présidentielle. Et je vais vous dire une chose, Madame la Présidente : mentir sur les intentions du gouvernement ne vous sauvera pas électoralement. Semer le chaos comme vous le faites depuis le début de l'élection d'Esséen est un scandale. Et je vous le dis, même le Presonneau, nous ne vous laisserons pas faire. Merci beaucoup, Monsieur le Premier ministre

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. La parole est à Monsieur Boyard, s'il vous plaît. S'il te plaît . La parole sera à vous dans un instant. Monsieur Boyard. Monsieur Boyard, la parole est donnée à Madame Céline Calvez pour le groupe Ensemble pour la République. Merci, Madame la Présidente. Aujourd'hui, partout en France, des lycéens manifestent pour le droit à une éducation de qualité, pour eux- mêmes, pour les autres lycéens, pour les futurs lycéens et, plus généralement, pour l' avenir de notre société. Avec le groupe Ensemble pour la République, nous espérons tous

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que cette journée se déroulera dans la paix. Cette semaine, nous avons constaté des tensions et des violences aux abords des lycées. Ils sont intolérables. Tout aussi inacceptable est le comportement de ceux qui profitent de la mobilisation pour tout casser , pour en tirer profit, pour jeter de l'huile sur le feu. Elles mettent en danger les jeunes, leurs enseignants, leurs parents, la police et les journalistes, et surtout, elles rendent invisibles les demandes de financement des lycéens. Apaiser les tensions signifie aussi, avant tout, écouter les élèves. Hier, j'ai reçu à mon bureau parlementaire dix délégués élèves des trois lycées publics de ma circonscription, à Clich et à Levalois, en classes supérieures . Dévoués à leurs camarades de classe et préoccupés par

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les tensions croissantes avec la police, je les ai trouvés lucides et déterminés . Que demande-t-il ? Que chaque enseignant absent soit remplacé car un baccalauréat exige des cours toute l'année . Que leurs emplois du temps soient allégés. mieux organisés, que leur charge de travail soit mieux répartie, qu'une infirmière soit présente dans leur établissement , qu'ils bénéficient d'un meilleur soutien dans leur processus d'orientation et, plus immédiatement, une règle claire pour distinguer entre absence volontaire et absence forcée pendant cette période de confinement. Cette écoute implique que chaque adulte interagisse avec ces jeunes, nous, les responsables, en premier lieu. Écoutez, il ne s'agit pas seulement d'être d' accord, il s'agit d'échanger

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nos points de vue et de trouver les meilleures solutions. Envisager ces solutions implique de consacrer notre attention à l' éducation, un levier d'investissement que nous devons maintenir, et notre attention aux jeunes qui exigent et méritent d' être davantage impliqués dans le débat public, car les choix d'aujourd'hui déterminent non seulement leur avenir, mais aussi celui de notre nation. Comment permettre aux élèves et aux jeunes de s'exprimer dans un environnement calme tout en veillant à bénéficier de l' attention des adultes ? Madame la Députée, la parole est donnée à M. Édouard Jeffrey, ministre de l’Éducation nationale . Merci, Madame la Présidente. Monsieur le député Calves, depuis le début de ces événements, j'ai défendu une position que je crois que nous

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partageons, à savoir celle du débat démocratique, du dialogue et de la transparence. Et dès l’instant où nous mettrons de côté l’ indicible violence qui a finalement détourné les revendications des lycéens, nous devrons écouter et comprendre ces revendications. J'ai moi-même fait la même chose que vous. J'ai rencontré des dizaines d'élèves de lycée élus depuis la semaine dernière, date à laquelle je suis allé à leur rencontre. Et j'ai effectivement entendu parler d'un profond besoin d'éducation, ainsi que d'un besoin d'avoir voix au chapitre à un moment de notre histoire où le climat politique mondial est, pour le moins, bouillonnant, et où ils ont besoin de faire entendre leur voix. Concrètement, pour faire entendre leur voix , nous mettons

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en œuvre trois initiatives. Le premier objectif est de créer une plateforme sur laquelle chaque lycéen, qu'il ait ou non exprimé son point de vue, puisse librement soumettre ses commentaires sur ses difficultés et ses attentes. Le lien leur a été envoyé ce matin. Depuis ce matin, 12 000 étudiants ont répondu. Merci. 12 000 étudiants ont déjà répondu en 3 heures. Le deuxième aspect est qu'il faut évidemment donner aux gens la possibilité de s'exprimer, non pas sur le trottoir au milieu des toques de remise de diplômes, mais dans les écoles, loin des toques, afin que chaque élève puisse également participer à une évaluation objective de la situation dans son école. C’est pourquoi, à la reprise des cours demain et après-demain, les écoles bénéficieront

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dans un premier temps d’une demi-journée afin de donner du temps au personnel, principalement parce que de nombreuses équipes ont été traumatisées par les violences qu’elles ont subies, et dans un second temps, du temps sera également consacré aux élèves pour qu’ils puissent simplement discuter et décrire les événements qui se sont produits. Et non, les équipes n'ont pas été traumatisées par les violences policières contre l'école, elles ont été traumatisées par les tirs de mortier. Hier, j'étais en Guyane où les étudiants étaient en classe depuis le matin. Des tirs de mortier ont frappé leurs fenêtres pendant une heure et demie. Mesdames et Messieurs, et députés rebelles. Enfin, le troisième point concerne la refonte des instances démocratiques scolaires afin d'assurer une meilleure

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représentation et une meilleure prise en compte de la voix des jeunes. Merci. Merci beaucoup, Monsieur le Ministre. La parole est maintenant donnée à M. Benjamin Lucas Lundi, représentant du groupe écologiste et social . Merci, Madame la Présidente. Monsieur le Premier ministre, je vous écoute depuis un certain temps et vos réponses sont non seulement ineptes, mais aussi inhumaines. Accidents, une jeune femme, une fille de 14 ans étranglée, accidents, une tentative de noyade d'un jeune, un accident , un enfant de 15 ans qui a perdu sa main et son avant-bras parce qu'une arme de guerre lui a été lancée. Oui. Des accidents, Monsieur le Premier ministre. Vous n'avez rien d'autre à dire,

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rien de mieux à dire à un ministre de l'Intérieur qui, selon vous, applique le principe de proportionnalité. Un ministre de l' Intérieur qui a déclaré à la télévision il y a quatre jours qu'il ne donnait aucune instruction de retenue, et je cite, et qu'il appelait à l'utilisation de toutes les armes disponibles, y compris, je vous le rappelle, les armes de guerre, les grenades, les accidents, une petite bombe qui a fracturé la mâchoire d'un jeune de 14 ans… Monsieur le Premier ministre, vous avez perdu la raison. Vous êtes devenu fou. Ou peut-être faites-vous cela pour obtenir ce que nous avons vu il y a un instant : les applaudissements de l’extrême droite. Car c'est peut-être là votre objectif derrière ces accidents, Monsieur le Premier ministre : des parents contraints

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de participer à des manifestations dans les lycées pour protéger leurs enfants. Et vous riez à gorge déployée lorsqu'on évoque ces jeunes gens mutilés, mutilés sur vos ordres et sur les ordres de votre ministre de l'Intérieur. Premier ministre, pour défendre les services publics. Mais qui supprime des emplois de fonctionnaires ? Qui gèle les salaires des fonctionnaires, qui maltraite nos services publics depuis 10 ans ? C'est vous, et non ces lycéens mobilisés , mais ceux qui les soutiennent. Monsieur le Premier ministre, au travail. Vous dites donc faire appel aux règles d'une démocratie qui fonctionne. Je vous cite, Monsieur le Premier ministre, dans une démocratie qui fonctionne, lorsqu'un enfant est mutilé, lorsqu'un enfant perd une main parce qu'une arme de guerre a été tirée sur lui,

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le ministre de l'Intérieur démissionne immédiatement. Monsieur le Premier ministre, dans une démocratie qui fonctionne, on ne répond pas par la violence et les gaz lacrymogènes, mais par le dialogue social à un jeune qui revendique son droit à un avenir. Vous êtes la honte de la République. Merci beaucoup, Monsieur le député. La parole est donnée à M. Laurent Nunes, ministre de l' Intérieur. Merci, Madame la Présidente, et messieurs les membres du Parlement. Monsieur le député, je ne donne pas mes instructions aux forces de sécurité intérieure à 20 heures. Actualités sur TF1. Ce sont les instructions écrites que le Premier ministre a citées, et qui les préconise, et qui les préconise effectivement, qui prévoient des

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interventions systématiques en cas de violence, de dommages ou d'attaques contre le personnel enseignant, mais toujours avec proportionnalité. Toujours avec proportionnalité. Alors, quand vous dites : « Je vais vous dire quelque chose… » Dire que les forces de sécurité intérieure utilisent des armes de guerre est absurde. Ce sont des armes intermédiaires non létales. Monsieur le député, cessez de faire croire n'importe quoi à nos jeunes. Nous continuerons à faire ce que nous faisons, à savoir maintenir l'ordre et intervenir de manière proportionnée en cas de violence. Et lorsqu'il y a des blessés, comme vous le savez très bien, l' inspection générale de la police nationale est saisie, elle enquête et vérifie la proportionnalité de l'

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action. Ce qui importe, Monsieur le député, c'est de savoir si l'usage de la force était proportionné ou non. Voilà ce dont la police et les gendarmes doivent répondre . Alors, laissez-moi vous dire quelque chose, Monsieur le député. Dans une démocratie normale, les membres du Parlement n'auraient pas érigé de barrages routiers pour inciter les lycéens à la révolte ou à intervenir. Voilà ce qu'est une démocratie normale. Monsieur Lucas, merci beaucoup, Monsieur le Ministre. Monsieur Lucas, s'il vous plaît. La parole est maintenant donnée à M. Jean-Philippe Tangi pour le Rassemblement national. Oh, excusez-moi, excusez-

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moi, j'étais là, j'ai été trop rapide. Je suis désolée, Monsieur Boucard, je suis désolée. La parole est donc donnée à M. Yann Boucard, représentant le groupe de la Droite républicaine. Merci, Madame la Présidente. Mes chers collègues, ma question s'adresse au ministre de l'Intérieur. Monsieur le Ministre, notre pays sombre jour après jour dans une violence extrême. Depuis une semaine, nous assistons à un déchaînement de violence sans précédent, totalement débridé par la horde de voyous qui se joignent aux manifestations de certains lycéens français. De nombreux fonctionnaires du système éducatif national, des pompiers, des policiers et des citoyens ont été agressés et blessés . Des écoles ont été attaquées en groupe avant d'être incendiées. Du mobilier urbain a été détruit

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gratuitement. Dans ma circonscription de Fort , un commandant de police a été lâchement attaqué par derrière avant de recevoir deux coups de pied à la tête alors qu'il était au sol. Heureusement, il est toujours en vie. Mais il vous suffit de regarder les images, Monsieur le Ministre, pour comprendre que le pire aurait pu arriver. Les émeutiers ne recherchent plus seulement la confrontation. Ils veulent tuer des policiers. Le procureur a également ouvert une enquête pour flagrant délit de tentative d'assassinat de personnes occupant des fonctions publiques. Au nom du groupe de la Droite républicaine, j'adresse nos pensées et nos meilleurs vœux à ce policier, ainsi qu'à toutes les personnes blessées dans notre pays depuis le début de ces émeutes. Je tiens à rappeler que le droit de

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manifester est un droit qui doit être garanti par la République. Les revendications des lycéens doivent être entendues. La jeunesse de notre pays doit être entendue et l'abolition du Parcoursup doit être envisagée. Cependant, nous devons réaffirmer collectivement que la violence n'est jamais légitime et ne doit jamais être légitimée. Ceux qui légitiment cela et retournent la foule contre la police sont irresponsables et mettent en danger les jeunes pour servir leur cause du chaos. En ce sens, La France insoumise et son dirigeant Jean-Luc Mélenchon sont responsables et il devrait avoir honte. Monsieur le Ministre, cette violence qui s'installe dans chaque débat et chaque événement ne peut plus durer. Des mesures doivent être prises pour que chacun comprenne que

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tout acte de violence sera désormais puni. Monsieur le Ministre, quels sont les projets du gouvernement pour faire payer aux diffuseurs ou à leurs parents les dommages qu'ils ont causés, pour punir plus sévèrement la participation à des mouvements violents , et comptez-vous enfin rétablir les peines minimales pour ceux qui s'en prennent aux fonctionnaires, aux pompiers, aux enseignants ou aux travailleurs de la santé ? Merci. Merci beaucoup , député Boucard. La parole est donnée au ministre de l'Intérieur, Laurent Nunes. Merci beaucoup, Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, Mesdames et Messieurs les députés, Monsieur le Député, tout d'abord, merci pour votre soutien et celui de votre groupe aux forces de sécurité intérieure . Il est important, dans le contexte actuel, de

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savoir qu'une grande partie des représentants nationaux soutient les forces de sécurité intérieure, qui font un travail remarquable. Et je peux vous dire qu'il y a une chose qui me frappe énormément en ce moment : c'est que, chaque fois que je parle à un policier ou un gendarme blessé dans le cadre de la manifestation, leur réponse est toujours la même : « Monsieur le Ministre, ce que je fais, je le fais avant tout pour protéger les élèves du secondaire et le personnel enseignant. » Je souhaiterais qu'une partie de cette assemblée entende clairement ceci, afin que nous puissions répondre précisément à votre point de vue. Et merci pour le soutien que vous avez apporté à ce commandant de police qui a été lynché à mort après avoir été accusé à Thort d' avoir tenté de noyer une personne qui le

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provoquait en lui lançant des projectiles, même si le procureur avait nié cette version. Plusieurs parlementaires sont présents ici pour contredire un procureur. Voilà à quel point la situation est grave. Pour répondre très clairement à votre question , et le Premier ministre l'a dit, nous avons présenté au Conseil des ministres un projet de loi qui établira un principe de « rupture payante », qui ira plus loin que la loi actuelle. La loi actuelle établit la responsabilité civile, une faute qui permet aux personnes responsables, éventuellement leurs parents, responsables du dommage, de payer. Ce que nous allons mettre en place, c'est un nouveau principe, de nouvelles dispositions qui permettront de contester la responsabilité collective d'un groupe

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présent lors d'un rassemblement ou au sein d'un groupe. Et dès lors qu'une personne reste dans un groupe après avoir été avertie, et qu'il y a dommage ou dégradation causé, nous pourrons engager la responsabilité civile de ces personnes, y compris de leurs parents, bien sûr, et notamment en les obligeant à se verser une indemnisation par le biais de certains services, tout en respectant bien entendu les montants insaisissables. Voici la réponse que nous vous fournirons. Ce texte sera débattu, comme l'a annoncé le Premier ministre , au Sénat à partir du 27 octobre, et cela paraît essentiel compte tenu de la situation et de l' ampleur des dégâts. Merci, Monsieur le député . Merci beaucoup, Monsieur le Ministre. La parole est maintenant donnée à Mme Florence et à

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Léoret, représentants du groupe socialiste. Merci, Madame la Présidente. Ma question s'adresse au ministre de l'Éducation nationale. 215 étudiants, 715 policiers, gendarmes et pompiers, 85 membres du personnel, tous blessés. Un garçon de 14 ans avec la mâchoire cassée à Saint-Touin Lumone. À Tours, un étudiant de 16 ans a été blessé et un jeune de 15 ans a eu la main arrachée par une lance. Faut-il qu'il y ait un mort pour que vous commenciez à écouter les jeunes ? Les députés socialistes condamnent avec la plus grande fermeté toute violence, d'où qu'elle vienne. Mais je tiens à exprimer notre soutien indéfectible aux jeunes qui passent à l'action et dont la voix ne saurait être discréditée

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par les méthodes violentes d'une minorité. Comme beaucoup ici, j'ai rencontré des lycéens. Notre responsabilité est de les écouter , non de les manipuler, et encore moins de leur répondre avec mépris et violence. Leurs revendications sont légitimes. Un professeur correctement rémunéré devant chaque classe, tous les jours, des murs qui les gardent au chaud en hiver et non comme des chaudières en été. Les mêmes opportunités s'offrent à eux, qu'ils grandissent en centre-ville, dans un quartier ouvrier, à l'étranger ou dans un petit village. La fin des études secondaires est une source d'anxiété considérable . Il est temps pour eux, car leur vie ne s'arrête pas à l'école. Ils subissent également les conséquences du changement climatique, la perte de

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pouvoir d'achat de leurs parents, les difficultés à trouver de la nourriture, un logement et à faire le plein d'essence pour aller travailler. Au cours des dix dernières années, vous avez éteint les lumières de l'éducation et l'espoir d'un avenir meilleur. Quel pays est en train de détruire ce que la République a de mieux à offrir : son système scolaire ? Cette crise aurait pu être évitée si vous aviez simplement écouté les recommandations de la convention citoyenne sur le temps des enfants, car tout y est écrit. Il suffit de se mettre au niveau des enfants pour comprendre qu'ils n'attendent rien de plus que le respect de la promesse républicaine. Messieurs, mesdames et messieurs, ministres, eh bien, ça les réveillerait ! Les jeunes sont le présent de l'avenir. Qu'avez-vous

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à leur offrir pour les réenchanter ? La parole est donnée à M. Édouard Jefy , ministre de l'Éducation nationale.

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Merci, Madame Erwin Loté, députée. sur les tragédies qui se sont produites et qui ont touché certains de nos élèves , quelles qu'en soient les causes. Je pense que vous me connaissez suffisamment pour savoir que, par définition et comme tous les membres du gouvernement, je partage leur douleur et leur tristesse, tout comme je partage celles des 715 membres des forces de défense et de sécurité blessés en tentant de protéger les personnes et les biens, tout comme je partage celles des 85 personnes du secteur de l' éducation nationale, je le répète, qui ont été blessées physiquement pour la première fois dans notre histoire. Et donc, lorsque nous défendons le service public d’éducation — et je sais que vous le défendez —, nous parlons de différents points de vue ; Mais je crois

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que nous défendons le service public d'éducation, et nous ne pouvons accepter qu'il ait été si gravement endommagé, tant dans ses bâtiments que chez ceux qui le servent . L'effet inévitable de tout cela est que le résultat final est exactement l' inverse de ce que les lycéens avaient demandé. Ils réclament de meilleures écoles, des bâtiments chauffés, etc. , et finalement, on les prive d' enseignement. J'arrive, nous arrivons aux écoles privées et 24 bâtiments ont été entièrement incendiés ou pillés. À partir de là, les réactions, nous les avons déjà commencées à la télévision. Premièrement, il y a une première réaction, qui est une réaction propre à la démocratie scolaire. Tous les lycéens que j'ai vus cette semaine disent la même chose : on nous

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consulte, mais on ne nous écoute jamais. Il nous faut donc simplement accorder du poids à cette décision. Il faudrait envisager, et pas seulement y réfléchir (j'y travaille), d'allouer un budget aux conseils étudiants des lycées afin qu'ils puissent décider eux-mêmes de certains projets ayant un impact direct sur la vie scolaire, y compris nos écoles, et travailler à leur réforme. Première chose. Deuxièmement, nous devons répondre à leurs demandes qui, malheureusement, sont très territoriales, et pas seulement nationales. La question du remplacement n'est pas la même d'une école à l'autre. C’est pourquoi j’ai demandé qu’on me le renvoie et j’aurai tout demain soir. La situation de tous les lycées en France et de tous les foyers de contamination sera

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gérée dans les 8 jours. C'est clair ? Afin de pouvoir apporter une réponse systématique. Merci beaucoup, Monsieur le Ministre. Excusez- moi. Laissez-moi partir. Merci. La parole est maintenant à M. Jean-Philippe Tangi, pour le Rassemblement national.

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Merci, Madame la Présidente, Monsieur le Premier ministre. Et sur 10 budgets, 10 budgets déficitaires, 10 budgets qui ont augmenté la dette, des budgets pour lesquels vous n'avez jamais été en mesure de contrôler les dépenses. Et comme l'a souligné mon excellent collègue Sébastien Chenu, oui, vous devriez avoir honte. Vous qui avez participé à tous les gouvernements pendant ces dix années, gouvernements qui ont eu des résultats si catastrophiques sur le budget et sur la trajectoire financière de notre pays et des marchés, le Premier ministre ne vous couvre plus. Les agences de notation ne sont plus en mesure de vous couvrir, malgré, il faut le dire, des tentatives désespérées pour faire croire que vous étiez l'une des incarnations de ce « Mozart de la finance

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» que les médias nous ont tant vendu et qui coûte si cher à notre pays. Car, évidemment, lorsque les marchés nous punissent, ce n'est pas vous qui payez ; Ce sont les Français, les contribuables, les entreprises, et vous aussi, qui insistez pour la désindexation des pensions de retraite, qui avez insisté pour la désindexation de certaines prestations sociales. Peut-être devrions-nous désindexer les salaires des ministres ou ceux des députés de Macron qui ont obtenu de tels résultats, de si brillants résultats. Si seulement on indexait les résultats de la France en fonction de vos salaires, on ferait enfin des économies, du moins quelques économies. Mais je ne voudrais pas vous réduire en esclavage puisque vos salaires seraient égaux à zéro. Alors, chers collègues, et cher

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Premier ministre, comment se fait-il qu'après 10 ans, vous n'ayez pas réussi à trouver un moyen de réduire les dépenses ? Pourquoi ne peut-on pas empêcher les dépenses d' augmenter systématiquement en volume après 10 ans ? Pourquoi n'avez-vous pas réussi à mettre en œuvre la moindre réforme structurelle permettant une réduction des dépenses liées au MIF administratif, à la bureaucratie, à la contribution à l' Union européenne, à la crise migratoire, aux normes, à la mafia qui entoure la politique énergétique, aux coûts supplémentaires des marchés publics ? Bref, sur rien ? À chaque fois, il n'y a qu'une seule solution, et ce sera ma question. Pourquoi est-ce toujours les Français qui paient pour votre incompétence ? Bien joué! Merci, Monsieur le député. La parole est

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donnée à M. Roland Lesqu, ministre de l'Économie et des Finances. Merci. Merci, Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les députés, et Monsieur Jean-Philippe Tangi, je crois comprendre que Marine Le Pen a présenté ce matin son contre-budget, et je crois aussi comprendre qu'avec un budget Le Pen , on rêvera en couleurs et on se rasera gratuitement. Je comprends que nous allons rêver en couleurs car j'ai entendu plusieurs de vos collègues nous dire : « Regardez, Mme Le Pen baisse les taux d'intérêt. » Madame Mélonie vous dira que les taux d'intérêt italiens ont baissé autant que les taux d'intérêt français. Il s'agit d' un mouvement mondial qui concerne la France, l'Italie et bien d'autres pays. Vous rêvez en couleurs car j'ai vu dans

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vos prévisions de croissance que vous anticipez une croissance de 1,8 % pour les 5 prochaines années. Cela dépasse de loin tout ce que

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prévoient les économistes français et internationaux sérieux. Vous rêvez en couleurs car il vous suffit d' inscrire un texte dans la Constitution pour que des économies s'ensuivent. Ça ne marche pas comme ça. Et surtout, vous rêvez en couleurs car, comme toujours, vous passez de l'Europe à l' immigration avec des mesures totalement incantatoires et totalement inapplicables. Quant à l'Europe, vous savez que le budget européen est adopté à l'unanimité. Donc, si nous réalisons les 9 milliards d'économies que vous proposez chaque année, cela devra être adopté par les 26 partenaires. Pour qui sera-t-il destiné ? Mais surtout, si vous réalisez ces économies, qui va les financer ? Les agriculteurs français, principaux bénéficiaires de la PAC, les

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entreprises françaises qui reçoivent des subventions et les laboratoires de recherche français qui bénéficient des programmes de recherche européens . Bien sûr, il y a l'immigration, comme vous l'avez mentionné dans votre question, avec ces 15 milliards de mesures, dont la plupart sont anticonstitutionnelles, qui auront un impact néfaste sur la santé des Français, et pas seulement des immigrés. Voici les mesures que je défends concernant le Département des affaires des anciens combattants et que nous verrons probablement lors de la modification du budget, dont nous aurons l'occasion de discuter plus en détail. 11 milliards en rachats d'actions. En France, les rachats d'actions s'élèvent à 30 milliards d'euros. Si vous parvenez à récupérer 11 milliards grâce aux rachats d'actions,

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il y aura d'autres rachats d'actions et toujours pas les 11 milliards. Merci beaucoup, Monsieur le Ministre. Monsieur Tangi, Monsieur L'Escû, vous avez raison sur un point : nous rêvons en couleurs, c'est la renaissance de la France avec Marine Le Pen. Merci. En

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rêvant en couleurs, tu nous prépares un cauchemar. Heureusement, nous l'éviterons . Merci beaucoup, Monsieur le Ministre. La parole est maintenant donnée à Mme Sophie Panonacle, du groupe Ensemble pour la République. Merci. Merci, Madame la Présidente. Monsieur le Premier ministre, je voudrais saisir cette occasion pour exprimer mes pensées les plus sincères à l'Assemblée nationale et à leurs familles à la mémoire des quatre pompiers décédés dans un incendie cet été.

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Les pompiers, qu'ils soient professionnels, volontaires ou militaires, sont conscients des dangers auxquels ils s'exposent pour sauver des vies. Cependant, les héros de la nation sont épuisés et inquiets. Aujourd'hui, ce sont eux qui lancent un appel à l'aide. Il nous appartient donc de les protéger en garantissant la qualité du matériel déployé, tant aérien que terrestre, en assurant des effectifs suffisants et une formation adaptée à l' évolution des feux de forêt notamment. Il nous incombe également de protéger les populations et les biens, et de soutenir les personnes et les entreprises touchées par l'incendie. Face aux changements climatiques qui provoquent des vagues de chaleur et des sécheresses, il ne fait aucun doute que les feux de forêt se généraliseront dans toutes les

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régions avec une intensité sans précédent. Cet été, plus de 90 000 hectares de forêt ont brûlé et 220 000 personnes ont été évacuées. C’est pourquoi nous devons apporter des réponses opérationnelles pour moderniser notre modèle de sécurité civile. Voilà l'engagement que vous avez pris, Monsieur le Premier ministre. La mission parlementaire que vous m’avez confiée, ainsi qu’à trois autres députés, Sophie Pantel, Didier Lemire et Jean-Louis Tiot, et à trois sénateurs, Françoise Dumont, Pascal Martin et Olivier Bitz, a remis son rapport contenant 32 articles pour l’ élaboration d’un titre 4 du projet de loi sur la modernisation de la sécurité civile. Aujourd'hui, il s'agit d'anticiper , de se préparer, de combattre et de se remettre des incendies de forêt. Pour répondre à la

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question cruciale du financement, notre rapport contient 10 amendements au PLFS pour le PLF et 6 pour le PLFSS. Ces articles et amendements sont le fruit d'auditions, de visites sur le terrain, de retours d'information et de contributions d' élus locaux, de représentants de la sécurité civile , du DFCI, de l'ONF, du CNPF, d' organismes de recherche, de militants civiques , d'assureurs, de sociétés aéronautiques, de chambres consulaires et de bien d'autres. Monsieur le Premier ministre, vous portez la lourde responsabilité d'assurer la protection durable des populations, du personnel de sécurité civile, des zones à risque et des écosystèmes face aux changements d' échelle. Merci de nous avoir fait part de vos intentions ainsi que de celles des ministres concernés. Merci.

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Merci, Madame la députée. La parole est donnée à M. Laurent Nunes, ministre de l'Intérieur.

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Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, Mesdames et Messieurs les députés , Madame la Députée. Je vous remercie donc pour l'hommage que vous avez rendu aux quatre pompiers professionnels et volontaires décédés cette année lors de la saison des feux de 2026. Nous avons évidemment tiré toutes les conclusions de cette saison avec le Premier ministre. Comme vous le savez, un projet de loi visant à moderniser la sécurité civile sera bientôt déposé et nous aurons l' occasion d'en discuter. Ce projet de loi clarifie le mandat des sapeurs-pompiers et apporte un certain nombre de garanties attendues avec impatience par les professionnels. Il a ensuite été décidé d'y ajouter un titre 4. Je tiens à vous remercier pour le travail que vous avez accompli avec six de vos collègues du Sénat,

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députés et sénateurs, et en particulier pour le travail réalisé et qui sera intégré à ce titre 4, notamment en ce qui concerne le renforcement des sanctions pénales, les obligations légales de débroussaillage, le contrôle qui sera effectué et la protection des biens : autant de mesures qui seront maintenues et figureront dans le titre 4 de ce projet de loi. Mais surtout, j'aimerais ajouter deux autres points extrêmement importants. Le Premier ministre a validé l'idée que ce projet de loi comprendra une section relative aux ressources, puisqu'il s'agira d'une loi sur la modernisation et la programmation de la sécurité civile et qu'elle sera pluriannuelle. Nous prévoyons une augmentation significative des ressources de sécurité civile, à partir de 2027, grâce à l'augmentation de la

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taxe spéciale sur les contrats d'assurance, ce qui permettra de créer un nouveau dispositif qui générera environ 140 à 150 millions d'euros par an à partir de maintenant. Contrairement au précédent dispositif qui fonctionnait de manière ponctuelle, nous aurons la possibilité chaque année de venir aider le S10. C'est extrêmement important. Et puis, notamment dans le budget du ministère de l'Intérieur, nous avons prévu d'augmenter considérablement les ressources aériennes puisque nous doublons — nous doublons, au-delà des quatre Canadar qui ont été commandés — nous doublons la location de ressources aériennes comme prévu pour cette année. Et donc, c'est évidemment extrêmement important. Je vous rappelle que nous allons doubler notre nombre de 10 hélicoptères bombardiers d'eau et de 6

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avions bombardiers d'eau. Merci beaucoup, Monsieur le Ministre. La parole est maintenant donnée à M. Paul Mol, du Groupe de la liberté indépendante, votre maire et votre territoire . Merci, Madame la Présidente. Ma question s'adresse au ministre de l'Action et des Comptes publics. Le budget présenté par le gouvernement donne trop souvent l' impression d'une recherche d'économies au coup par coup , visant à grappiller quelques dollars ici et là sans vision à long terme. À titre d' exemple, citons le prochain retrait de 2 milliards du compte UNEDIC. La même logique s'applique aux agences de l'eau. Cependant, nous avons besoin d'une vision à long terme car l'eau est précisément un investissement pour l'avenir. Alors que les besoins augmentent, les recettes ne peuvent être

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utilisées. Les agences de l'eau ont un plafond quant à la quantité qu'elles peuvent utiliser, comme nous l'avons constaté lors de la sécheresse de cet été. Le principe est simple. L'eau finance l' eau, et ici, l'eau finance tout simplement le budget général de l'État. Ce n'est pas normal. L’agence de l’eau doit donc lutter contre la pollution, lutter contre les algues vertes, pour lesquelles je tiens à rappeler que l’État a été condamné, notamment en Bretagne, la transition écologique et l’adaptation au changement climatique. Ce sont des problèmes qui nécessitent de la détermination, des ressources et de la stabilité. Monsieur le Député, la parole est donnée à Monsieur Mathieu Le Fèvre,

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Ministre chargé de la transition écologique. Merci, Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, Monsieur le député Mol, merci pour votre question, qui me donne tout d'abord l'occasion de réitérer trois choses. Le projet de budget qui vous a été présenté est un budget de choix qui fait de l'adaptation au changement climatique une priorité, comme le souhaitait le Premier ministre , avec un fonds vert porté à 1 milliard d'euros et un fonds pour la prévention des risques naturels maintenu à son niveau le plus élevé jamais atteint, à 300 millions d'euros. Deuxièmement, cela me permet de réaffirmer la nécessité d’adopter un budget, comme l’a réitéré la semaine dernière le Haut Conseil pour le climat , au risque de se retrouver avec une année blanche pour les investissements qui soutiennent la

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transition écologique. Votre question me permet également de souligner que le budget consacré à l'écologie aura doublé en 10 ans. Vous avez donc raison, la sécheresse historique que nous avons connue cet été exige des ressources supplémentaires, et elle souligne la nécessité de mieux préserver et partager ces ressources, ainsi que d'aider les autorités locales à moderniser leurs réseaux. Les plafonds budgétaires des agences de l'eau ont été successivement relevés. Je tiens à vous rappeler que l'année dernière, ces fonds ont été augmentés de 135 millions d'euros, grâce au compromis parlementaire que vous avez pu trouver sur ce sujet, ce qui nous rapproche considérablement de l'effort annoncé par le Président de la République en 2023, à

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savoir une augmentation de 475 millions d'euros des ressources des agences de l'eau. Ainsi, dans un contexte budgétaire restreint, les ressources allouées aux agences de l'eau restent stables à 2,5 milliards d'euros. Mais comme l'a souligné le Premier ministre, ce projet de budget n'est clairement qu'un point de départ. Il ne s'agit pas d'un point final et le gouvernement sera naturellement attentif à tous les amendements parlementaires qui permettront de mettre en œuvre la promesse faite par le Président de la République d' augmenter sensiblement les ressources des agences de l'eau. Merci. Merci beaucoup, Monsieur le Ministre. Monsieur le député. Je comprends donc que le gouvernement cherche à réaliser des économies, mais je lui conseillerais de les faire non pas

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sur ses investissements, mais sur son fonctionnement. 300 000 normes, 1 000 fonctionnaires, quatre fois plus qu'il y a 50 ans pour l'élaboration des normes. Nous avons ici un potentiel d'économies phénoménal. Le rapport Rignon évoque des économies d'au moins 7 milliards d'euros. Mais pour ce faire , il faut changer la structure administrative et confier des pouvoirs de régulation aux autorités locales dans le cadre de leurs compétences, et cesser de vouloir tout réguler depuis Paris. C'est un défi, et j'espère que nous aurons l' occasion de le relever. Merci beaucoup, Monsieur le député. La parole est maintenant donnée à Monsieur le Président, Stéphane Peu, pour le groupe RDA.

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Merci, Madame la Présidente, Monsieur le Premier ministre, depuis deux semaines et encore aujourd'hui, les jeunes expriment massivement leur colère, mais une fois de plus, vous n'écoutez pas et vous faites preuve de mépris. Monsieur le Premier ministre, vous devez à la jeunesse de notre pays d'agir autrement qu'en réprimant les gilets jaunes ou en imposant une réforme des retraites. Des centaines de manifestations se déroulent sans violence, avec le soutien de parents, d'enseignants, de syndicalistes et d'élus. Nos jeunes formulent des revendications légitimes. En chantant la Marseillaise, elle défend les écoles de la République et demande qu'on croie en son avenir. Oui, nous sommes très fiers d'eux. Mais face à cette

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colère, vous répondez par une répression aveugle. Des centaines de personnes ont été blessées, des enfants mutilés et plus de 6 000 personnes arrêtées, dont 90 % étaient des mineurs relâchés sans inculpation, faute de preuves à leur encontre ; Du jamais vu. Monsieur le Premier ministre, écoutez ces lycéens. Ils dénoncent la sélection sociale. Ils veulent plus d'enseignants et moins d'élèves par classe. Fin du Parcours Sup. Ils rejettent une école qui reproduit les inégalités sociales. Ils exigent d'être respectés. Mes questions seront donc simples. Allez-vous ordonner une désescalade ? Mettez fin à cette répression aveugle et retenez votre

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ministre de l'Intérieur. Vous engagez-vous à abolir le Parcours Sup, source d'anxiété et de tri social ? Allez- vous abolir la réforme de blanchiment qui a perturbé les calendriers et accru la sélection et la ségrégation ? Allez-vous annuler la suppression de 1 588 postes d’enseignants du secondaire prévue dans votre projet de loi de finances qui sera débattu ? En résumé, allez-vous enfin répondre aux demandes au lieu de vous enfermer dans une course effrénée et répressive ? Merci beaucoup, Monsieur le Président. La parole est à vous, Monsieur le Premier ministre. Oui, merci beaucoup, Madame la Présidente de l'Assemblée nationale.

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Mesdames et Messieurs, Monsieur le Président, bien que nous soyons des adversaires politiques, je vous remercie du ton respectueux et républicain que vous avez adopté dans votre question. Eh bien, oui, oui, ou bien, à un moment donné, le débat parlementaire peut être difficile, mais il peut être mené de manière respectueuse. Peut-être en répondant à votre question, et aussi à celle du député Benjamin Lucas, je ne sais pas s'il est encore là, il est parti. Euh, ce n'est pas nécessaire et vous ne l'avez pas fait, merci pour ça. Vous avez parlé de répression policière. Nous allons aussi dire la vérité. Nous pouvons nous opposer au gouvernement sans avoir à mentir. Instructions du ministre de l'Intérieur, transmises à trois reprises aux

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forces de sécurité intérieure. Non, non, mais je comprends que la vérité puisse être dérangeante, surtout lorsqu'on veut s'en servir comme prétexte pour tenter de canaliser la colère. Je cite l'un des deux Texans : « La grande majorité des personnes arrêtées sont mineures. » Je m'égare, 96% d'entre eux sont des garçons, mineurs, mineurs, parents de garçons. Je vous demande également de faire preuve de votre discernement habituel et de veiller à ce que votre usage de la force reste strictement proportionné . Je compte sur vous dans les prochains jours pour permettre la libre expression des revendications, pourvu qu'elles soient exprimées pacifiquement et dans le respect de la loi. Voici une autre citation, car puisque personne n'a décidé de la lire, je vais le faire.

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Au moins, la transparence est assurée. Attaquez-nous sur ce que nous faisons réellement et sur les instructions que nous donnons réellement, et non sur la base de fausses informations. Si la liberté d'expression des lycéens doit être respectée, les actes de violence ne sauraient être tolérés, c'est le moins qu'on puisse dire. Les forces de sécurité s'efforceront donc d'arrêter les auteurs de ces crimes et de préserver l' ordre public en faisant un usage proportionné de la force. Deuxièmement, je l'ai déjà dit, et je l'ai dit dans l' introduction à ces questions posées au gouvernement : je suis frappé par l'absence de condamnation des violences perpétrées contre le personnel enseignant. Il s'agit du pire bilan du ministère de l' Éducation nationale de ces dernières décennies, et j'en

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reviendrai sur le fond dans un instant. Mais nous ne pouvons pas organiser un débat public en faisant comme si le personnel d'encadrement , les directeurs, les directeurs adjoints , les éducateurs communautaires, les enseignants, etc., n'avaient pas été agressés ces dernières semaines. Après tout, dans l'histoire de la gauche, une gauche qui a défendu les enseignants et leur intégrité physique, et vous-même l' avez fait, votre famille politique par le passé, Monsieur le Président... Rares sont ceux qui le disent. Essayons tous de nuancer un peu ce que nous avons dit. Et peut-être aussi, oui, pour la France insoumise, ce sera plus difficile, en tout cas pour nous, euh, et je m'y engage puisque vous appelez au calme, comme nous aussi, et pour

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revenir au sujet. Troisièmement, je le répète, des accidents peuvent arriver, mais le député Lucas a menti précédemment. Aucune instruction n'est donnée en matière de répression policière et, en cas d'accident, de virgule ou même d'écart individuel, nous restons dans un État de droit. Si ma mémoire est bonne et si mes informations sont exactes, la gauche républicaine défend toujours l'état de droit . Nous avons donc toujours confiance dans la séparation des pouvoirs , nous avons toujours confiance dans l'action, Monsieur le Gardien des sauts du bureau du procureur, dans les juges du tribunal. Enfin, j'ai l'impression qu'en cette période si grave pour le pays, je ne fais que répéter des évidences qui devraient être évidentes pour tout le monde. Enfin, si un

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policier ou un gendarme n'a pas obéi aux ordres de ses supérieurs, il sera, comme toujours et en toutes circonstances, y compris sous un gouvernement de gauche, puni sans qu'il soit nécessaire de traduire en justice toute l'institution . Ceci étant dit, passons aux politiques éducatives. Mais Monsieur le Président, je crois avoir répondu clairement. Vous surveillerez ensuite les actions du gouvernement. Le ministre de l'Intérieur a répondu à la convocation du président du Corps , président de la Commission de la loi. Nous sommes responsables envers vous, mais nous sommes responsables de la vérité, et non des mensonges et des contre-vérités. Et vous pouvez vous opposer au gouvernement et même avoir des candidats à l'élection présidentielle

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sans qu'il soit nécessaire de proférer – vous ne l'avez pas fait dans votre question – un certain nombre de mensonges. Ensuite, la substance. Eh bien, la plupart des problèmes doivent être objectifs. Des questions se posent sur les chemins qui restent connectés à la réalité. Eh bien, le ministre de l' Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, qui est ici, a déjà animé plusieurs consultations et groupes de travail ces derniers jours. En réalité, nous assurerons également la transparence sur le niveau de référence en français faible avec tous les pays. Je note cependant que tous ceux qui veulent supprimer le Parcours Sup. Je ne suis pas certain non plus que le tirage au sort à l'aveugle du passé ait été aussi consensuel que tout cela. En tout cas, personne ne l'a défendu par le

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passé. Faut-il davantage de transparence ? Le ministre et moi-même sommes convaincus que la réponse est oui. Avons-nous besoin de beaucoup plus de simplicité ? La réponse est oui. Tout ce qui peut être corrigé, bien entendu, en toute bonne foi, nous le corrigerons. Le deuxième projet est formidable. Les ministres ont également travaillé dur. Le président de la République, ai- je dit, donnera des instructions très claires . La question des remplacements renvoie à la question du nombre d'enseignants dans le pays. Vous l'avez mentionné dans votre question. Il y a quelques mois, vous m'avez posé une question plus précise concernant votre circonscription de Saint-Di. Nous avons assisté, comme toujours, à un échange respectueux et républicain .

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Le pays est confronté à un énorme défi démographique. Ce qui est vrai pour les pensions, ce qui est vrai pour l' assurance maladie, ce qui est vrai pour la vieillesse l'est aussi, toutes choses égales par ailleurs , en matière d'éducation. 180 000 enfants de moins. D'ailleurs, il me semble avoir entendu un débat récent où plusieurs candidats à la présidence issus de la même famille politique en ont parlé. Que faisons-nous ? Cela dépend du moment. Que faire face à ce défi démographique ? C'est un sujet de discussion pour le moment. Quand je dis « pour l'instant », je fais référence aux discussions budgétaires qui vont bientôt commencer. Vous pouvez constater que nous abordons ce sujet d'une manière un peu différente de d'habitude. Nous reprenons la planification, que ce soit pour

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les quartiers sensibles et difficiles, comme vous le savez, ou pour les zones rurales. Si l'on applique une corrélation budgétaire aveugle entre la baisse du nombre d'élèves et la baisse du nombre d'enseignants, il faudrait fermer non seulement des classes, mais aussi des écoles en cascade. Nous refusons de faire cela. On voit clairement que dans 18 services pilotes, nous essayons de trouver une solution. Si nous voulons vraiment nous sortir de cette situation en essayant de nous isoler, si possible, du contexte électoral à venir, la question démographique est un enjeu absolument crucial. Les membres de ce gouvernement n'ont jamais dit vouloir une clé ou un coefficient aveugle. Ce ne sont ni mes convictions, ni, d'ailleurs, la sociologie de mon département. De plus

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, c'est un débat que j'ouvre non pas le jour de la Saint-Glinglin, ni après l'élection présidentielle, et pour lequel nous pouvons trouver une marge de manœuvre dans le cadre des discussions budgétaires. C'est un sujet important qui touche également à de nombreux enseignants et à leurs salaires. Il est temps, une fois pour toutes, d’orienter le débat et les orientations budgétaires en ce sens . Ce gouvernement aura davantage de responsabilités au début de la prochaine année scolaire, mais il nous appartient toujours de la préparer avec vous. C'est un sujet de travail, je pense que c'est tout à fait sérieux. Ensuite, d'autres sujets devront être abordés. Comme je le disais, demain nous réunirons les présidents des conseils régionaux conformément aux lois sur la décentralisation, sans

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opposer l'État et les autorités locales les unes aux autres, comme certains le souhaitent. Dans ce cas précis, il s’agit d’une compétence fondamentale des lois de décentralisation des années 80 . Là aussi, beaucoup de choses ont été faites. Dans tous les cas, c'est toujours la même chose. Si vous avez besoin d'un gouvernement détaché de l'élection présidentielle, soucieux de défendre l'intérêt général et désireux d'apporter autant de réponses positives que possible, nous le ferons. Si nous devenons le souffre-douleur électoral de ceux qui peinent à lancer leur campagne présidentielle, nous serons impuissants . Merci beaucoup, Monsieur le Premier ministre. La parole est maintenant donnée à M. Roger Vico, du groupe socialiste. Merci, Madame la Présidente. Ma question s'adresse

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au ministre de l'Intérieur. Monsieur le Ministre, je voudrais dire ceci en guise d'introduction : il n'est clairement pas question ici d'excuser ou de légitimer les actes de destruction, de dégradation ou même de violence urbaine dont nous avons tous été témoins ces derniers jours. Il n'est évidemment pas question de remettre en cause le droit constitutionnel de manifester dans notre pays. Cela dit, la question de la doctrine régissant l' usage de nos forces de police se pose désormais de manière réelle et douloureuse. Et même si le Premier ministre fait de grands efforts cet après-midi pour laver votre nom, vous avez déclaré il y a quelques jours que vous ne donneriez aucune instruction, je lève les guillemets, de

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conserver ou de vous abstenir d'utiliser toutes les armes intermédiaires disponibles. Premier point, ce que vous appelez armes secondaires, s'agit-il de lance-grenades ou de LBD ? Et je tiens à vous rappeler, contrairement à ce que vous avez dit précédemment, Monsieur le Ministre, que M. Benjamin Lucas ne disait pas de bêtises : les LBD sont bel et bien classées comme armes de guerre, interdites dans toute l’ Europe dans le contexte de la sécurité publique et du maintien de l’ordre, et réservées à des unités hautement spécialisées. Mâchoires brisées, gueule arrachée, et même des accusations contre des élèves qui avaient formé une chorale devant leur école en Ardèche. Comment peut-on s'étonner des dégâts irréparables qu'ils causent ?

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Deuxièmement, j'ai entendu ce matin à la radio, Monsieur le Ministre, parler de la différence entre le manque de retenue, qui signifierait que la police ne s'abstient pas d'intervenir, et la proportionnalité au moment même de l' intervention. Monsieur le Ministre, votre déclaration a désinhibé certains membres , et j'insiste, certains membres des forces de police, en suggérant que la doctrine des contrats de travail était désormais facultative. Nous devons mesurer la portée de cette déclaration. À chaque fois, le même mécanisme se déclenche : la doctrine est écrite, puis elle est suspendue au nom du contexte et les préjudices deviennent des statistiques. Merci beaucoup, Monsieur le député. Désolé,

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mais vous avez largement dépassé les bornes. La parole est donnée à M. Laurent Nunis , ministre de l'Intérieur. Merci beaucoup, Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs. Monsieur le député, je vais répéter ce que je disais tout à l'heure à votre collègue. Il existe une doctrine, le Premier ministre a pris connaissance de mes instructions, une doctrine pour le maintien de l'ordre qui, soit dit en passant, lorsque nous intervenons dans des cas de violence, que je crois comprendre que vous ne légitimez pas et que vous condamnez. Au moins, c'est clair et explicite. Ce n'est pas le cas pour tous ceux qui siègent sur ces bancs. Lorsque nous intervenons dans des cas de violence urbaine, lorsque des individus s'introduisent par effraction dans un lycée ou un collège, veulent

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agresser des enseignants, endommagent des espaces publics, brûlent des poubelles, saccagent des commerces, il ne s'agit plus de maintenir l' ordre, mais de lutter contre la violence urbaine. Et dans ces cas-là, oui, quand je dis qu'il n'y a pas de retenue, cela signifie que les forces de sécurité intérieure doivent intervenir. La discrétion n'est pas de mise. Nous intervenons, point final. Et la limite réside évidemment dans la proportionnalité de l'action. Cela est défini par le cadre juridique et réglementaire, et c’est ce que stipulent mes instructions, ni plus ni moins . Et c'est ce qu'appliquent les policiers et les militaires de la gendarmerie . Et cela n'empêche en rien les forces de police , qui accomplissent une mission à laquelle elles sont très attachées, de l'accomplir

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dans le cadre des règles républicaines. Ensuite, concernant les armes intermédiaires, il s'agit d'armes intermédiaires qui ont toujours existé. Je ne crois pas que, lorsque la majorité à laquelle vous appartenez était au pouvoir, nous n'avions pas de LBD. Je ne crois pas que nous n'avions pas de lanceur de défense. Je ne crois pas que nous n'ayons pas eu de Cougard qui lançait des grenades. Ces armes intermédiaires nous permettent de maintenir une distance. Elles nous permettent d'éviter l'utilisation d'armes létales. C’est pourquoi des policiers et des militaires de la gendarmerie leur sont affectés. Ce sont des armes absolument essentielles lorsqu'on est confronté à la violence urbaine, et lorsque la police les utilise, elle se trouve confrontée à une violence

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extraordinaire et hors du commun. Et donc, bien sûr, bien sûr, cette doctrine que nous appliquons ne sera pas remise en question et elle est appliquée sous la supervision des tribunaux et avec une grande proportionnalité. Merci beaucoup, Monsieur le Ministre. La parole est maintenant donnée à M. Laurent Croisier, du groupe démocrate. Oui. Merci. Madame la Présidente, Ministre de l'Éducation nationale, depuis plusieurs jours , les lycéens se mobilisent pour exprimer leurs inquiétudes quant à l'avenir. Les députés démocrates ne confondent pas ces jeunes qui s'expriment pacifiquement avec les émeutiers, qui viennent parfois de l'extérieur des écoles concernées. Nous condamnons fermement les violences commises aux abords des lycées.

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Nous condamnons les mouvements politiques qui attisent les tensions et encouragent ces violences. Nous pensons aux 85 membres du personnel de l'éducation nationale, aux 215 lycéens et aux 715 agents des forces de l'ordre blessés principalement par les fauteurs de troubles lors des interventions des forces de l'ordre . Nous pensons également aux lycéens grièvement blessés lors d'opérations policières. Il est temps de retrouver le chemin du lycée et du calme. Professeurs non remplacés, emplois du temps surchargés, bâtiments vétustes ou stress lié aux admissions universitaires. Les préoccupations des lycéens sont légitimes et appellent des réponses concrètes. Derrière le déclin démographique, nous voyons une opportunité.

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Réorganiser nos écoles pour mieux remplacer les absents, réduire la taille des classes et améliorer les conditions d'apprentissage. Pas besoin d'une autre réforme pour cela. Faisons de ces revendications un grand moment de démocratie en faisant confiance aux équipes pédagogiques et aux élèves responsables. Le groupe démocrate demande qu'à partir de demain, une demi-journée de débat soit organisée dans chaque classe de chaque lycée, sans oublier les spécificités de la France d'outre-mer. Chaque élève devrait pouvoir s'exprimer et être entendu. Le résumé envoyé au conseil municipal de Villenne a été étendu à la région aux élus locaux chargés de faire la distinction entre ce qui doit être résolu immédiatement, ce qui

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nécessite un arbitrage et ce qui requiert un travail plus long. Chaque action doit être accompagnée d'un responsable, d'une date limite et d'un engagement écrit. Une promesse sans responsable ni échéancier n'est pas une réponse. Monsieur le Ministre et moi. Merci, Monsieur le Député. La parole est donnée à M. Edard Gefrey, ministre de l' Éducation nationale.

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Merci, Monsieur le Président. Merci, Monsieur le Député, et merci de nous rappeler qu'il n'y a pas de solution en dehors de la démocratie et du dialogue. Nous ne pouvons pas, en même temps, exiger que les lycéens soient écoutés, ce que je fais chaque jour, et rejeter d'emblée toute forme de débat dans les écoles, comme toute possibilité d' expression universelle de leur opinion via la plateforme que j'ai mentionnée précédemment, comme si c'était une question d'histoire. La démocratie se met en mouvement, elle s'incarne. Elle s'incarne dans des lieux, dans des corps, et ces corps sont à la fois locaux et nationaux. Je peux donc confirmer qu'il y aura bien une demi-journée standard dans toutes les écoles de France à partir de demain. Parce que dans certains cas, les cours ne

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reprendront que jeudi, donc demain ou jeudi pour toutes les classes, afin de laisser du temps aux élèves et au personnel. Tout cela devrait permettre d'objectiver la situation d'une école à l'autre, car là aussi, nous pouvons dire ce que nous voulons pour occuper les médias. Il n'y a pas deux écoles dans une situation exactement identique. Nous devons donc aborder les situations d'une école à l'autre, voir ce qui est pertinent au niveau communautaire ou national et y remédier dans des conditions identiques afin de garantir que nous apportons des réponses assorties d'un calendrier, d'objectifs et de progrès que je pourrai vous communiquer, étape par étape, dans les jours et les semaines à venir. Le deuxième point que vous avez mentionné concerne

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la question démographique. Je vais profiter de cette occasion pour poursuivre notre discussion entamée précédemment . Comme vous le savez, nous avons un déficit démographique terrible, avec 180 000 élèves de moins l'année prochaine. Si nous suivions cette tendance au déclin démographique, nous serions contraints de supprimer 10 000 emplois dans un système défavorable. Et cela est évidemment hors de question. Cela n'a jamais été envisagé, même un quart ou la moitié, et c'est précisément pourquoi nous nous efforçons , de manière rationnelle, progressive et réalisable en ce qui concerne le personnel enseignant, de tirer profit, pour ainsi dire, des évolutions démographiques afin de garantir une diminution du nombre d'élèves dans toutes les classes l'année prochaine,

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y compris la maternelle, l' école primaire, le collège et le lycée. Merci. Merci beaucoup, Monsieur le Ministre. La parole est maintenant donnée à M. Pierre Merin pour le Rassemblement national. Merci. Merci, Madame la Présidente, et Madame la Ministre de l'Économie et des Finances. Vos illustres prédécesseurs étaient bien plus visionnaires que vous. En 1951, grâce à Antoine Pinet, le gouvernement a affecté la taxe sur les produits pétroliers à un fonds spécial d'investissement routier. Le réseau routier était ainsi devenu le meilleur et le plus sûr du monde, grâce à une sagesse politique qui vous fait

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défaut. Après 10 ans de macro-saxonisme, nos routes n'occupent plus que la 18e place du classement mondial et le litre de diesel coûte désormais 2,40 €. Quant à la taxe sur les carburants EXTICPE, elle ne sert plus à financer nos infrastructures futures, mais à rembourser les intérêts d'une dette que vous avez systématiquement augmentée à hauteur de 1,32 billion d'euros. Par conséquent, les routes françaises continuent de se détériorer, mais vous continuez à rouler avec une taxe de carburant comprise entre 1 et 1,20 € par litre pour rembourser vos Gabjis. Face à l'explosion des prix du carburant, votre réponse politique

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est presque insultante pour les Français. Vous insinuez qu'ils, et surtout les plus modestes, mendient un chèque de 100 €, soit l'équivalent d'un petit plein d'essence. C'est honteux. Je pense à la classe ouvrière française, à nos agriculteurs, à nos artisans, à nos infirmières indépendantes qui, contrairement aux autres, ne cassent rien. Et pourtant, ils paient en silence le prix de cette épouvantable parenthèse historique que nous appelons macaronisme. Votre devise est : fort avec les faibles, faible avec les forts. À compter du budget rectificatif de 2027, nous baisserons les taxes sur les carburants. Mais c'est maintenant que les automobilistes souffrent, Monsieur le Ministre. Des milliers de Français se limitent

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à 10 € pour 10 litres de carburant afin de ne pas voyager et de ne pas dépasser leur découvert autorisé. À la fin de votre règne désastreux, allez-vous enfin baisser les taxes sur les carburants ? Merci, Monsieur le député. La parole est donnée à M. Roland Lcur, ministre de l'Économie et des Finances. Monsieur Merin, Mesdames et Messieurs, Mesdames et Messieurs les députés, je serais surpris. Moi, où est le monsieur ? Il est là, désolé. Tu te caches derrière le micro. Non, mais vous dire que votre question me surprendrait serait évidemment vous mentir. Je m'attendais à cette question, car chaque semaine depuis le début de cette crise, vous nous la posez d'une manière ou d'une autre. Alors, se référer aux grands

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sages qui nous ont précédés, notamment Antoine Pinet, pour justifier des choix politiques qui me semblent risqués, c'est vraiment un peu excessif. Mais la réponse que je vous donne aujourd'hui, et celle que je vous ai donnée à plusieurs reprises dans cette Chambre, est que nous préférons être forts avec les faibles. Monsieur le député, nous préférons aider ceux qui en ont le plus besoin et ne pas gaspiller les fonds publics en aidant des personnes qui n'en ont pas réellement besoin actuellement . Vous dites donc, Monsieur le Député, 100 € c'est une misère. Si vous voulez payer le plein des réservoirs de tous les Français, allez-y. Ce n'est pas la politique que nous poursuivons. Nous poursuivons une politique qui vise concrètement à financer une partie du surcoût lié à

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la crise à Hormous. Et c'est ce que nous faisons. 100 € ce n'est pas rien, Monsieur Merin. Cela représente la moitié du surcoût sur les 3 prochains mois pour une personne qui fait le plein une fois par mois. Alors peut-être que pour vous, ce n'est rien, mais pour la plupart des Français qui conduisent, ce n'est pas rien. De plus, nous poursuivons nos activités à l'international. Le prix du diesel est en baisse depuis 3 jours. Ce n’est pas grâce à vous, c’est grâce au Président de la République qui, dans le cadre du G7, a organisé le déclenchement du choc stratégique. Face à une crise internationale qui devrait nous rassembler tous. Une fois de plus, vous proposez des solutions qui me semblent inappropriées. Nous proposons une stratégie globale qui, je l'espère, portera ses fruits .

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Merci beaucoup, Monsieur le Ministre. La parole est maintenant donnée à M. Arnaud Bonet, du groupe Vert et Social. Merci, Madame la Présidente, Monsieur le Premier ministre. Depuis des semaines, les lycéens et les étudiants se mobilisent. Je tiens à réaffirmer dans ces lieux historiques que leur mobilisation est légitime et que nous la soutenons. Quand on perd une année scolaire entière dans les quartiers ouvriers de Saint-Ni parce que votre ministère supprime des postes et ne propose pas de remplacement pour les classes, il est plus que légitime de se mobiliser. Leurs revendications sont simples et identiques à celles que nous formulons chaque année : plus d'enseignants. Nous ne pouvons pas enseigner et perdre du temps, et consacrer du temps à chacun d'entre

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nous, lorsque nous avons 35 ou 40 élèves. Vous êtes responsable de nos classes, parmi les plus fréquentées d'Europe. Ce sont des besoins essentiels dont nous devrions tous avoir honte. Bâtiments chauffés en hiver et protégés en été, toilettes propres, eau du robinet non brunâtre, tables et chaises simples et basiques. Ils vous réclament l'avenir auquel vous aviez droit, un avenir libéré des voies qui accentuent la pression scolaire et sont rejetées dès leur mise en œuvre. Ces revendications sont celles d'une jeunesse qui vous crie qu'elle étouffe sous le poids de vos politiques. Devant vous, en tant qu'enseignante et députée, je revendique mon rôle de porte-parole de leur colère. Après en avoir été témoin pendant 25

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ans, ma propre colère m'a conduite à ces bancs, où chaque cycle budgétaire apporte les mêmes coupes. Le fonds vert a été divisé en 3 depuis 2024, alors que nos bâtiments scolaires ont un besoin urgent de rénovation. Alors que nous aurions besoin de 4 milliards d'euros par an. Ils vous ont donné les solutions. Ouvrez les yeux sur les bâtiments en ruine, les fenêtres qui ne s'ouvrent plus, et cessez de mettre en avant notre situation catastrophique et, avec des médias complaisants, de dire aux gens que tout est de leur faute et qu'ils ne sont que des sauvages en les déshumanisant. La violence de quelques poubelles en feu n'égalera jamais la violence infligée aux corps, aux esprits et à l'avenir de nos enfants.

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Demain, nous commencerons à examiner votre budget pour 2027. Mettez-vous au travail pour trouver les ressources dont nous avons besoin. Merci, monsieur. La parole est à vous, Monsieur Édouard Gfre, Ministre de l' Éducation nationale.

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Monsieur, d'accord, je connais vos convictions et nous pouvons avoir des désaccords, je voulais dire des désaccords plus ou moins profonds, ou des désaccords sur des questions éducatives. Mais quand je vous entends parler de déshumanisation des étudiants, franchement, j'ai du mal à comprendre . Il y a des limites, après tout. Il y a bel et bien des limites. C'est comme si on disait : « Non, non, attendez une minute. » Dès le début, dès le tout début des événements, même à une époque où personne n'y prêtait attention, j'ai expliqué que nous devions faire attention à ne pas inciter à la violence, que nous ne devions pas inciter à des blocages dont nous savions déjà qu'ils étaient infiltrés par des membres ultra-violents qui tiraient des mortiers sur les étudiants. Et j'ai dit

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dès le début qu'il y avait des revendications légitimes, qu'il fallait les distinguer de cette violence et qu'il fallait évidemment y répondre . Et c'est ce que nous faisons. À tel point que plus personne ne parle du Saintxupéré Créteille où tout a commencé, car j'ai personnellement géré le problème. Je suis cette école depuis le début. Eh bien, on ne peut pas dire ça. Oh, je crois qu'ils sont de retour. Tout ceci pour vous dire qu'il nous faut effectivement aborder les problèmes un par un : le projet de loi de finances et le lieu d'un débat démocratique pour les résoudre précisément. Lorsque nous travaillons sur un sujet, par exemple, qui, je crois, vous tient à cœur, il s'agit de la santé scolaire. L' an dernier, nous avons créé 300 équivalents temps plein pour la

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santé scolaire. Nous proposons d'en créer 300 de plus cette année. Lorsque nous travaillons sur le soutien , notamment en matière de vie scolaire, nous proposons la création de 200 conseils scolaires principaux cette année, ce qui constitue une demande. Quand on parle de la situation à Saint-Denis, si je prends l’ exemple des collèges pour lesquels j’ai fait cela, comme vous le savez, pour lutter contre d’importantes difficultés éducatives, les collèges de Saint-Denis, nous avons… nous avons recommencé pour la première fois au début de l’ année scolaire 2026 pour leurs IPS afin de moduler les heures, vous savez, des allocations spécifiques qui leur sont allouées. Les collèges ayant les scores IPS les plus faibles disposent de six fois plus d'heures spécifiques que

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les autres établissements de la région de Saint-Denis, précisément pour les aider. Nous sommes donc en train de réaliser ce travail. Nous faisons ce travail tous les jours avec des personnes issues du système éducatif national , avec tous ceux qui, comme vous, mais avec des opinions différentes, luttent contre les problèmes scolaires. Merci. Merci beaucoup, Monsieur le Ministre. La parole est maintenant à M. Maxime Michet, du groupe UDR. Merci, Madame la Présidente. M. Jeanz, ministre de l' Éducation nationale, souhaitait que les écoles soient des asiles inviolables où les querelles humaines ne puissent pénétrer. Depuis une semaine, cet asile est pris d'assaut par l'extrême gauche , qui nous fait revivre Mai 68, le mélenchonisme remplaçant le maoïsme et les pavés faisant office de mortier

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. Si l' expression des lycéens est légitime, la violence ne l'est jamais autant , et les blocages ne sont pas des écoles de citoyenneté mais des leçons de bolchevisme et de violence politique. Cette violence est intolérable. Elle blesse des élèves, du personnel éducatif et des forces de l'ordre en nombre sans précédent, et cette violence coûtera des millions d'euros à la France. Contrairement à Mme Binet, nous ne pensons pas que les contribuables devraient payer. C’est pourquoi, avec Eric Sioti, le groupe UDR propose que les dégâts soient payés par les vandales et leurs familles, que leurs allocations soient suspendues, ainsi que leur accès au logement social. Car les familles doivent prendre leurs responsabilités pour mettre fin à la violence, cette violence

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qui se propage dans nos villes, mais qui est aussi un phénomène quotidien pendant les heures de classe. L’indiscipline que nous constatons dans nos rues existe bel et bien dans nos salles de classe, et Pisale est un cruel rappel de la France et du pays européen où l’indiscipline est la plus répandue. Selon l'UNSA, organisation qu'on soupçonnerait difficilement d'être une branche du Bloc national, 68 % des enseignants ont constaté une augmentation de la violence dans les écoles. Cette violence est un facteur majeur de la crise de l'évocation et du déclin du niveau d'éducation . Puisque les jeunes nous demandent légitimement de leur garantir un avenir meilleur, ayons le courage de leur dire qu’ils ont aussi besoin d’autorité et que le respect de l’ autorité est une condition de la

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vie collective. C’est pourquoi, Monsieur le Ministre, vous auriez dû conditionner l’ouverture du dialogue à la fin des violences, car le dialogue ne peut se tenir sous la pression du chaos. Aujourd'hui, vous ne jurez que par la démocratie au lycée, mais nos lycées ne sont pas des unions soviétiques autogérées et votre prétendue démocratie n'est rien d'autre que de la démagogie. Nos jeunes ont besoin d'une autorité qui les écoute, mais pour que cela se produise, il faut qu'il y ait une autorité. Alors, Monsieur le Ministre, quand allez-vous enfin parler d'autorité ? Merci, Monsieur le député. La parole est donnée à Édouard Gefy, ministre de l' Éducation nationale.

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Monsieur le député, après avoir longuement discuté, je suis paradoxalement assez rassuré par l'idée qu'il existe une forme d' équilibre caractéristique de l' état de droit. Pardonnez-moi, mais j'y ai cru dès le début. Dans un État de droit, nous réagissons fermement lorsque des émeutiers prennent le contrôle de l'institution et nous condamnons régulièrement chaque jour ce que je n'ai pas vu sur certains bancs, la violence commise contre le personnel de sécurité nationale . Lorsque nous vivons dans un État de droit, nous écoutons les personnes qui s'expriment, que ce soit lors de blocages, librement ou dans le cadre de la liberté de manifestation. Et je suis ravi qu'aujourd'hui cela se déroule dans un cadre légal, démocratique, organisé et supervisé, et que

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nous essayions de trouver des solutions. Les lycéens qui manifestent aujourd'hui ne manifestent pas , à mon avis, en vain ou par hasard. Ils expriment une attente réelle et profonde. Ont-ils raison partout ? Très probablement pas. L’ objectif même des discussions entre adultes est de déterminer ce qui est faisable et ce qui ne l’est pas, ce qui est légitime et ce qui ne l’est pas . Mais rejeter leurs revendications en considérant que, parce que leurs petits groupes sont, pardon, parce que leurs rassemblements sont infiltrés par de petits groupes, leurs revendications seraient légitimes, cela n’est pas possible non plus . Il n'y a donc qu'une seule solution : redonner à chacun un cadre démocratique, même si cela implique un certain manque de respect, car il se trouve

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que nous sommes en train de former des consciences républicaines. C’est pourquoi je n’ai pas conditionné l’ouverture des discussions avec les lycéens au fait que les voyous cessent de lancer des mortiers. Je vais recréer précisément, au sein même de l'école, un cadre républicain et démocratique où nous pourrons discuter. C’est précisément la raison d’être de notre institution. Les voyous seront poursuivis et punis. Les élèves du secondaire seront, par définition, écoutés. Quant à ceux qui s'en prennent aux enseignants et au personnel, il en sera de même pour eux qu'il en a toujours été ainsi. Ils seront poursuivis en justice, ils seront punis et nos enseignants seront protégés. Merci beaucoup, Monsieur le Ministre. La parole est maintenant à M. Louis Boyard, pour La France Insoumise.

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Madame la Présidente, Madame la Ministre de l' Éducation nationale, nous avons un gros problème. Des centaines de milliers de jeunes se retrouvent dans la rue depuis des semaines. Vous avez des lycées qui sont bloqués. C'est vous qui devriez régler la situation, mais vous êtes incapable de comprendre ce que veulent les jeunes. Incapables de comprendre qu'ils ne retourneront pas dans leurs salles de classe tant qu'il fera trop froid, trop chaud, lorsqu'ils seront 40 ou lorsque les salles de classe seront trop sales. Tant que les élèves handicapés ne seront pas soutenus, tant qu'il n'y aura pas d'infirmières, de conseillers d'orientation ou de psychologues, vous nous inventez une farce, un dialogue dans les lycées pour discuter des problèmes.

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Vous avez déjà les chiffres concernant le mauvais état des bâtiments ou le manque de personnel et d' enseignants, vous êtes un menteur. Pour répondre concrètement aux demandes des jeunes, il va falloir sortir le chéquier. Vous devez comprendre que ces jeunes ne veulent pas continuer à travailler de 8h à 18h. Être trié par la farce de la méritocratie, de l'enseignement supérieur, être rejeté par l'université, suivre des cours qui ne leur plaisent pas, finir dans la distribution alimentaire comme étudiant précaire ou être payé en dessous du salaire minimum comme apprenti. C’est pourquoi les étudiants ont rejoint la mobilisation. Et pour régler tout cela, il va falloir sortir votre chéquier. Toutes ces demandes coûteraient 10 milliards. Tu peux le faire. Et vous le ferez

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parce que vous ne les arrêterez pas en tirant sur des adolescents avec des armes à feu. Vous ne les arrêterez pas en étranglant une lycéenne, vous ne les arrêterez pas en crevant un œil à un jeune. Vous ne les arrêterez pas en arrachant la main d'un jeune de 15 ans. Les jeunes commencent tout juste à prendre conscience d'eux-mêmes. Vous êtes allé trop loin. Ils ont déjà trop sacrifié pour reculer maintenant. Monsieur le Ministre de l' Éducation nationale, admettez donc que vous avez perdu, que les jeunes avaient raison depuis le début . Monsieur le Ministre, allez-vous sortir votre chéquier ? Faut-il accorder ces 10 milliards pour l'égalité et la dignité des jeunes ou doivent-ils continuer à les bloquer chaque jour, vous forcer à démissionner et obliger le ministre qui vous succédera

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à sortir son chéquier ? Merci, Monsieur le député. La parole est donnée à M. Édouard Jeffrey, ministre de l'Éducation nationale.

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Monsieur le député Boyard, vous avez un problème.

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Nous vivons dans un État de droit et dans un État démocratique où règne la liberté de manifester, mais aussi le droit à l' éducation, et où la violence n'a pas sa place. Et quand on entend, par conséquent — je crois que c’est votre candidat à la présidence Jean-Luc Mélenchon — parler de discipline de combat ; lorsque nous vous entendons, lors de votre première tentative de « défi de blocus » il y a 2 ou 3 ans, parler de semer la panique générale ; Quand on entend le maire de Saint-En-Ferret dire que la violence peut être légitime, en bref, quand on attise les braises, on ne l’ est pas – on ne peut pas s’exonérer après l’incendie. Alors, excusez-moi, Monsieur le député, mais je crois que vous avez un problème. Et la meilleure preuve que vous avez un

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problème, c'est que lorsque nous apportons… pourquoi criez-vous quand quelqu'un vous répond, madame ? Quand pourrons-nous ? Voici donc un exemple typique de votre problème. Nous ne pourrons jamais, au grand jamais, vous répondre sans que vous nous provoquiez et que vous criiez. Terminons . Ça te dérange? Merci. La réponse est que vous venez vous-même de qualifier de farce le cadre démocratique que nous proposons, qui est le seul permettant de trouver des solutions concrètes et non pas seulement de faire des promesses en l'air. Monsieur le député, la démocratie au lycée n'est pas une farce. Les écouter n'est pas une farce . Répondre à leurs problèmes au

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cas par cas n'est pas une farce. Vous êtes au service de la division. Vous servez la haine. Nous servons l' intérêt général. Chacun dans sa zone de confort. Merci beaucoup, Monsieur le Ministre.