Rodrigo Arenas :"On ne prend pas suffisamment en compte le changement climatique"
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Questions et réponses
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- OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous attendez du premier ministre aujourd'hui?
- OuverteRéponse directe
Vous portez quel regard sur à la fois l'adoption de ce texte définitivement sur la fin de vie et sur l'interdiction des réseaux sociaux pour les mineurs de moins de 15 ans sachant que vous avez vous-même travaillé sur ces questions-là?
Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
de l'été 10h 13h Anthony Martin Smith Rodrigo Arenas vous êtes député la France insoumise également conseillé à la ville de Paris vous lancez cette plateforme SOS logement.fr pour dénoncer ces situations de et bien de logement qu'on pourrait qualifier de quoi précaire euh insalubre. Ça ça dépend du cas de chacun.
En fait, l'essentiel de de mes permanences en tant que député et maintenant aussi en tant que conseiller de Paris, vous l'avez rappelé, concerne le logement. Et dans beaucoup de situations, pour pas dire l'essentiel, les habitants et les habitantes, notamment chez les bailleurs sociaux euh m'expliquent que quand ils écrivent au bailleurs, soit comme disait Coluche, on leur explique comment se passer de ce dont ils ont besoin ou alors il y a une minimisation des situations dramatiques dans lesquelles [raclement de gorge] vivent des habitants, des habitantes, notamment des familles avec enfants. Et à ce titre làà moi l'idée c'est que je me suis rendu compte c'est que c'est quelque chose de systémique.
C'est pas quelque chose qui est conjoncturel, c'est pas quelque chose qui est ponctuel. Il y a que parfois ça concerne un ensemble de bâtiments, un ensemble de tout un quartier dans lequel euh le bailleur fait peu ou mal son travail et qui met concrèement les habitantes et les habitants euh locataires dans des situations inextricables et que là c'est le pot de fer euh contre euh le pot de terre. Donc à partir de là, euh mon mon rôle c'est de visibiliser ce qui pour eux paraît invisible parce qu'ils sont comme on dit bien heureux d'avoir un appartement.
En tout cas, c'est ce qu'on leur dit régulièrement. Estimez-vous heureux d'avoir un appart. Donc à partir de là, ne rallez pas.
Et donc mon mon objet c'est de le visibiliser euh tout simplement à travers un site internet qui n'est pas un site de propagande, qui n'est pas un site partisan. C'est juste les les personnes qui le souhaitent peuvent faire une vidéo euh de leur situation, la la mettre très facilement parce que la technologie le permet euh en visibilité et donc tout le monde même vous pouvez aller consulter cette ces vidéos qui met en fait l'état du bâti dans lequel habitent ses habitants qui pour moi est insupportable. Quels sont les types de témoignages que vous que vous avez recueilli ?
Quelle température fait-il dans les dans les appartements sur Paris par exemple ? On en parle Oui, parce que vous le contextualisez dans le cas de la canicule notamment. Voilà.
Alors ça c'est dans le cas de la canicule d'ailleurs. Ça a été la base du logement. Pourquoi ?
Parce que j'étais en conseil de Paris et j'ai demandé au ma au maire de la capitale et donc à ses élus de de permettre au aux habitants de de faire l'urgence. notamment, je parlais à l'époque de mettre en place, ce qui maintenant devient un peu une habitude, de mettre des des couvertures de survie inversées sur les fenêtres, de permettre de d'occuper les espaces qui sont réfrigérés. Je pensais notamment à tous les lieux saints, les églises et cetera qui sont les lieux réfrigérés de permettre cet accueil là.
Et la réponse qu'il m'avait apporté à l'époque, qui m'avait profondément choqué, qui m'avait valu une réaction d'ailleurs assez virulente, il m'a dit "Allez voir sur paris.fr parce que tout est là." Bah, je le prends en mot puisqueà paris.fr maintenant, il y a soslogement.fr. faire c'està dire que cette invisibilisation dans une sorte d'institutionnalisation de la souffrance des habitants aujourd'hui bah il convient de la mettre en œuvre par eux-mêmes parce que les gens sont à bout.
Donc vous avez raison de dire que la canicule a révélé ce ça cela le manque de de volet le manque d'occultant les écoles qui certaines ont dû fermer parce que c'était insupportable de faire de faire classe pendant la canicule. Toutes ces situations aujourd'hui sont systémiques et elles sont systémiques parce que nous avons aujourd'hui une capitale mais pas seulement Paris, c'est une question nationale aujourd'hui et parfois dans d'autres pays du monde aussi qui ne prend pas en compte depuis des années ce que ce que nous connaissons aujourd'hui, c'est-à-dire le changement climatique, on n'a pas pris la mesure. Il y a des pays qui l'ont fait.
Vous avez par exemple la Hollande qui a qui a investi des milliards et des milliards d'euros pour permettre de de lutter ou de s'adapter à la hausse du niveau des mers. Vous avez la Chine aussi qui a planté des arbres de façon massive euh notamment dans le désert de Gobi pour préserver la capitale, mais ça c'est des politiques qui mèent depuis 50 ans. Et donc nous, on est à la rue là-dessus.
C'est-à-dire qu'on n' pas pris la mesure de de ce changement qui était annoncé et que aujourd'hui arrive et que les locataires se prennent de plein fouet alors qu'on aurait très bien pu le faire et vous connaissez la capitale, nous avons de plus en plus de de tours qui en en acier et en verre qui nécessite de la clim comme le pavillon souhaité à l'Assemblée nationale par exemple qui n'est pas que le projet de Yelbon Pivet mais je vous laisse enquêter là-dessus ils sont plusieurs à cette mis sur ce sujet-là de différents groupes et donc à partir de là oui il y a il y a une une natation de la France à cette situation et le ce que vous disiez tout à l'heure dans dans les sujets précédents notamment ce qui se passe en Géronde qui est un drame pour les personnes qui sont victimes sont aussi dans cette logique là sont aussi dans cette logique que nous n'avons pas pris la mesure du changement qui est là et que nous aurions pu anticiper parce que nous savons depuis 50 ans et ceci permet justement de le mettre en avant. Donc c'est des questions, vous m'avez posé la question tout à l'heure, c'est des questions de de moisissure sur les murs parce que les fenêtres ne sont pas adaptées. C'est des questions de logements qui sont insupportables parce que le soleil vient taper sur des bittrées qui ne sont pas adaptés.
Il n'y a pas de volet, il n'y a pas d'occultant et moi jusqu'à 40°gr des fois jusqu'à 40°gr devant. Vous moi j'ai mesuré plus que ça parfois. Oui bien sûr.
Vous avez sur ma circonception par exemple tout un toute une politique de réhabilitation mais qui correspond à un temps qui n'existe plus. Le 14e arrondissement ce que [rires] je veux dire. C'est c'est c'est des c'est des c'est des projets qui ont été décidés à un temps qui n'existe plus.
Donc vous allez refaire par exemple de la réhabilitation autour pour faire baisser la température, on va dire 2 à 4°gr. OK ? Mais ça ça vaut quand vous êtes à 30 32 degrés mais quand vous êtes à 40 à 45 comme vous voulez de le dire mais tous ces projets là sont obsolètes aujourd'hui convient comme je l'avais proposé de faire un moratoire sur toutes les constructions dès que vous avez un espace ne construisez pas laissez la végétation revenir parce qu'on sait qu'aujourd'hui le meilleur ventilateur le meilleure climatisation et bien ça s'appelle un arbre voyez c'est toutes ces questions là quand on a une crise du du logement à ce point développé dans la ville de Paris on a on a du mal à loger On on a même euh débarqué la semaine dernière des personnes qui étaient en situation irrégulière ou régulière ou en attente d'être régularisé.
Euh vous l'avez vu notamment sur le SAMU social du 13e arrondissement où qui ont été délogés Manu military embarqué dans des bus pour des destinations dans d'autres villes qui peut-être les auraient davantage souhaité que Paris. Comment on fait parce que si on ne construit pas de nouveaux logements, on les met où ces gens-là ? Alors, il y a pas que ces gens-là parce que là, vous pointez une partie de la population qui sont les personnes qui sont à la rue clairement ou qui sont dans des hôtels sociaux ou qui n'acceptent plus de vivre dans ces conditions-là et elles ont des droits.
Euh, mais la question qui se pose aujourd'hui, c'est que c'est un problème systémique. Donc aujourd'hui, vous avez moins d'habitants à Paris. D'ailleurs, tout le monde le dit, c'est un problème pour les écoles, avec les enfants et cetera.
Deuxièmement, vous avez plus de logement qu'avant et vous n'avez toujours pas réglé le problème. Par contre, je vois qu'il y a 2 millions de mètres carrés de bureaux qui ont été construits et qui sont non occupés. hez c'est ça où quand je dis qu'il faut penser les choses de façon globale il faut les penser de façon globale donc vous avez des solutions d'urgence qu'il faut prendre mais vous avez aussi une planification sur le tlon qui n'a pas été faite et à la fois des ascenseurs qui tombent en panne je l'ai beaucoup accueilli sur cette antenne on l'a beaucoup dénoncé sur Sud Radio dans l'émission que je présente faut que ça change avec des des ascenseurs en panne des personnes âgées qui restent bloquées chez elles pendant des mois voir des personnes en situation ne handicap utilisatrices de fauteuil roulant si vous construisez pas de nouveaux logements vous construisez pas des logements adaptés aux nouvelles normes Vous avez ça et et le sujet que vous évoquez m'amène sur vraiment un problème concret, c'est que ce qui est euh provisoire devient permanent.
Donc vous avez aujourd'hui des personnes qui sont dans des hôtels sociaux parce qu'elles ont le droit d'y être avec leurs enfants parfois mais qui restent pendant des mois voir des années. Donc vous voyez c'est ça aujourd'hui où cette urgence qu'il convient de faire, on doit mettre les personnes à l'abri notamment quand les quand les intempéries sont là. On a la canicule à Paris mais vous allez avoir les inondations à l'automne comme tous les ans.
Il y a que cette question du changement climatique amène ces situations là. il n'y a pas une réflexion d'ensemble pour faire en sorte de prendre en compte ces situationslà. Donc c'est pour ça que je fais ce site que j'accueille Olivier qui nous appelle de Melin au 0826 300300 et qui veut réagir à ce que vous dites Rodrigo Arenas.
Bonjour Olivier. Bonjour. Bonjour à tous.
On vous écoute Olivier. Alors le le la problématique, moi je je voulais faire un tout petit focus sur la problématique des des fours thermiques de tous ces gens qui sont dans des appartements pas isolés ou mal isolés et qui font que quand il fait chaud, ils complètement. J'ai personne pour l'instant que que j'aurais entendu passer sur un média qui fasse le calcul de pollution et énergétique de savoir ce que coûterait une ration une rénovation énergétique globale des 15 millions d'appartements qui doit y avoir à rénover en France. euh en terme de fabrication des matériaux, transport des matériaux, installation versus on met un climatiseur dans une pièce et l'appartement devient pour une pièce vivable.
Je pense honnêtement que le le l'hystérie des des écologistes qui veulent absolument euh faire des des isolations de tous les appartements existants, même si c'est une bonne idée d'avoir des appartements isolés qui soient thermiquement adaptés au réchauffement climatique, il y a pas à discuter sur le sujet. Mais transformer un vieux truc et une passoire en quelque chose qui serait vivable en dans le cadre du réchauffement climatique me paraît complètement illisoire. Euh vous seriez pour reconstruire Olivier pardon.
Vous seriez pour la nouvelle construction neuve de la nouvelle construction. Moi, mais non, mais vous pouvez pas remplacer 15 millions d'appartements. Il faut gérer 15 millions d'appartements qui sont des fours thermiques.
Je vois pas pourquoi on dépenserait autant des de de de matériaux de transport, d'énergie pour les fabriquer, d'énergie pour les transporter, d'énergie pour les faire installer versus un climatiseur qui coûte dans un instant Olivier et Rodrigo Arenas va vous répondre à tout de suite sur Sud Radio. Attends, dans un dans un instant, on revient. Merci.
Sud Radio 10h 13h Anthony Martin Smith 10h16 sur Radio. Merci d'être toujours à l'écoute de nos débats de l'été. Notre invité le député la France insoumise Rodrigo Arenas et également conseiller à la ville de Paris.
Olivier à l'instant vous posez une question, monsieur le député sur justement la question de la pollution et de la rénovation de ces passoirs thermiques. [grognement] Bah il a monsieur a raison, c'est pas un problème parisien. N'importe quelle personne qui habite dans les grandes villes de de France a vécu une situation dramatique.
Si ce n'est quelqu'un qu'il connaît ou sa famille ou quelqu'un de proche. Donc aujourd'hui la question c'est est-ce qu'on accepte la radicalité des choses ? La radicalité c'est pas un gros mot.
C'est juste se dire que continuer à construire et rénover comme on le faisait dans les années 80 90 2000 et ben ça a vécu et qu'il faut résolument prendre un autre chemin. Vous savez moi j'ai fait un calcul qui va paraître utopique mais à Paris il faut un arrondissement d'arbre. C'est ça la situation.
Donc je dis pas qu'il faut sacrifier un arrondissement, je dis que en terme global, il faut qu'il y ait autant de végétation, autant d'arbres, autant de place à la nature pour faire en sorte qu'on puisse sortir, respirer. Ça a été le cas pendant la COVID quand notamment les étudiants qui sont des situations extrêmement précaires et contrairement à ce qu'a dit un journaliste d'une autre chaîne euh sur Canal Plus, euh non, c'est pas vrai que quand on habite sur les toits, on vit la on vit la canicule de la même façon que quand on est au rez-dechaussée. Ce n'est pas vrai.
Donc je il y a il y a il y a ce côté aussi hors sol aussi qui rentre en ligne de compte. Donc oui, monsieur a raison, il faut oser cette radicalité et que aujourd'hui quand on on décide des solutions techniques, c'est pas les solutions d'un monde qui était à on va dire à 30°gr, on est dans une dans un monde qui est à 40 voir plus qui va augmenter. Donc voyez, c'est ça aujourd'hui qui convient qui convient de de réfléchir, qui convient d'avoir et c'est à ce niveau-là qu'on met la focale.
Vous avez la question de l'électricité que monsieur n'aborde pas. euh pour pouvoir construire et pour pouvoir aménager des quartiers, il faut aussi euh réfléchir aussi l'électricité puisque on sait aujourd'hui, ce qu'on dit quand même depuis des années, que l'été il y a moins d'eau, que ce soit dans le rô ou ailleurs, là où il y a les centrales nucléaires et qu'on doit arrêter les centrales nucléaires parce qu'il y a pas assez d'eau pour réchauff pour pardon pour refroidir euh le cœur du de du du du réacte. D'ailleurs, il y a jamais eu autant de réacteurs étants en même temps.
Voilà. Et quand on disait ça, quand moi je disais ça en tout cas, on disait qu'on était des affreux des affreux écologistes, écoterroristes et cetera. Bon voilà, aujourd'hui ce qui terrorise c'est le climat et pour pas être terrorisé justement il vient de de l'aborder de plein fouet et moi je fais surtout confiance aux nouvelles génération parce que parce qu'on est en dette vis-à-vis d'elle et moi je pense que la jeunesse doit prendre une place très importante dans cette situation parce que finalement vous savez quand on parle du principe de précaution on leur permet pas de vivre avec les mêmes droits que nous avons nous de vivre relativement sereinement.
Olivier vous vous êtes d'accord avec ce que vient de dire Rodrigo Arenas ? Alors oui et non. Je suis désolé monsieur Arenas.
Non, c'est ça la démocratie, c'est bien. [rires] Alors euh l'avantage de la clim, c'est que vous en avez besoin quand il fait chaud et quand il fait chaud, vos panneaux photovoltaïques ou éventuellement vos éoliennes elles tournent. Donc il y a suffisamment maintenant sur le territoire d'éolienne et de panneau photovoltaïque pour assumer complètement la charge d'un acclimatiseur par appartement.
Il faudrait faire le calcul mais honnêtement je l'ai fait en croix avec un intelligence artificielle. ça passe. Donc la problématique de la centrale nucléaire qui doit être supplée quand il fait trop chaud alors que moi je suis un grand pro nucléaire, je suis entièrement d'accord.
Maintenant, il faut pas exagérer. Euh à 2°grès, on pourrait monter un tout petit peu le niveau de température des qui passent devant les centrales ou avoir des centrales qui aurait des systèmes de refroidissement un peu différents et ça passerait aussi 13 réacteurs nucléaires à l'arrêt. Oui, mais parce que c'est des grandes précautions et je suis d'accord qu'on pourra mais pour revenir juste précisément au climatiseur un appart un climatiseur par rapport pour tous les apparts de de France, vous avez largement de quoi faire avec les panneaux photosovoltaïques.
Ça marche en même temps. C'est une symbiose totale pour le coup. Là, on a un truc qui fonctionne bien.
Merci beaucoup Olivier de nous avoir appelé spontanément au 0826 300 Rodrigo euh Arenas. Peut-être voulez-vous lui répondre ? Une réaction rapide parce que la question c'est ce qui a été sur la clime pendant un certain temps, c'est que il faut arrêter de réfléchir seulement sur l'espèce humaine.
Aujourd'hui, sur la canicule, il y a des centaines et voir des milliers, si ce n'est plus de d'animaux qui ont souffert de la canicule. Vous avez aussi des arbres et des végétaux qui ont souffert de ça. Donc, vous allez pas mettre de la clime dans les champs par exemple.
Donc est-ce que la solution c'est que les agriculteurs euh arrosent euh des espèces qui ne sont plus endogènes, c'est-àdire qui ne résistent pas au hauses de température ou est-ce qu'on change de modèle ? C'est ça aujourd'hui qui est en question. Donc la clime pour nous les êtres humains, c'est peut-être bien parce que chacun regarde un peu son intérêt et ça je peux le comprendre mais quand on le met dans un truc global en fait ça fonctionne pas la clime.
Et ça on le sait. Alors, je voudrais juste qu'on fasse un point sur la situation de Sébastien Lavit de de Sébastien Lecnu, le premier ministre en Gironde avec vous Louis Randazo. Où est-ce que on en est là aujourd'h actuellement ?
Alors oui, Anthony, le premier ministre Sébastien Lecnu est en Gironde aujourd'hui accompagné de six ministres pour tenter de renouer le dialogue avec des élus locaux très remontés contre l'État. En cause, l'incendie qui a ravagé 42000 hectares fin juillet, le plus important en France depuis 1949, arrivé hier. Le premier ministre s'est rendu sans caméra au Porsge, la commune la plus touchée par ses incendies.
Ce passage discret a visiblement fait évoluer ces annonces du jour. Matignon promet désormais une reconstruction accélérée pilotée par une mission de cinq experts avec priorité donnée au logement des sinistrés. À son arrivée euh à son arrivée sur place, le premier ministre Sébastien Lecnou a été copieusement sifflé par les habitants.
Je vous propose d'écouter d'ailleurs. [cri] Honte Bravo Rodrigo Arenas, c'était pas sa place là. Sébastien le cornu que d'y être pourquoi il se fait huer de la sorte ? c'est sa place et c'était prévisible qu'il se fasse huer.
Euh, on a parlé tout à l'heure de des manquements de plusieurs années euh euh pour lutter contre euh les risques en fait ou les conséquences du changement climatique. Aujourd'hui, ce sont euh les habitants enquels vont mes premières pensées évidemment euh qui sont affectés. Ce sont des gens qui ont perdu la mémoire de leur famille parfois parce que ça a brûlé dans l'incendie de leur maison.
Euh ce sont des drames psychiques qui vont avoir lieu parce que quand vous êtes dans sessions comme ça, c'est extrêmement intense. Et aujourd'hui, on voit l'impréparation euh euh qui était prévisible malheureusement que c'est tombé en Gironde mais ça aurait pu euh malheureusement tomber ailleurs. Vous avez parlé des inondations, ça va être le cas euh dans pas longtemps.
Est-ce qu'on est là pour faire du témoignage politique ? Aller voir quand ça chauffe ou aller voir quand ça quand ça mouille ? Non, la question c'est comment est-ce qu'on prépare ?
Et justement justement les politiques, on a l'impression quand même que quand on regarde les les [grognement] habitants sur place, on a des témoignages. Par exemple, Olivier qui nous dit "On attend pas grand-chose mais là effectivement on attend plus rien. On en a marre des politiques.
On a l'impression finalement que les Français n'ont plus confiance dans les politiques, pas que envers le gouvernement mais tous les politiques." Ouais. Ben moi-même parfois ça m'arrive ça m'arrive parfois à l'Assemblée nationale d'avoir des des débats qui me paraissent complètement lunaires.
Quand vous avez par exemple sur la la réforme des retraites quand vous avez les pompiers qui expliquent qu'on ne peut pas travailler 2 ans de plus parce que c'est un métier à haut risque et intense et bien et qu'on leur dit circuler, il y a rien à voir ou met de plus et qu'en plus on les réprime de façon violente quand ils manifestent mais ils ont raison de dire que qu'en tout cas dans ce gouvernement et ben il y a il y a rien à attendre et rien à espérer. Moi ce que je dis c'est que j'attends du du premier ministre 1 de faire la lumière complète sur les choix qui ont été faits puisque vous avez la polémique qui est montée. Est-ce qu'on a favorisé une ville par rapport aux autres ?
G mais selon vous, on a favorisé plutôt le Cap Ferré plutôt que le port ? Vous pensez ? Non, moi j'attends j'attends les résultats d'enquête.
Je suis pas quelqu'un, je suis pas une Cassandre qui vient taper sur là où ça fait mal. Non, je il y a les ces personnes ont demandé à juste titre une commission d'enquête. Il faut qu'elle ait lieu, il faut sentiment des gens qui habitent le Porsge que je peux pas leur donner tort.
Vous avez vous savez que dans ces territoires là, dans ces régionsl dans ces départements, vous avez plus de 90 % des forêts qui sont privées. C'estàd que le risque il est là et que parfois, en tout cas, c'est les les rapports que j'ai pu consulter, les travaux n'ont pas été faits pour faire en sorte par exemple d'avoir des points d'accès d'eau pour les pompiers. Ce sont les agriculteurs qui ont amené leur citerne pour que les pompiers fassent leur travail.
Vous pensez que c'est sérieux ? Donc les gens ont raison de de dire que c'est dégueulasse et qu'ils ont ils sont maltraités. Maintenant la question c'est comment il apporte une réponse collective ?
Et désolé moi je veux pas politiser le débat parce qu'on fait pas de la politique sur le malheur des gens mais une présidentielle caré ça sera un sujet majeur. Mais un petit sujet quand même. Il y a un des de vos collègues députés LFI Jean-François Coulum qui avait dit pendant les le bah cette affaire du Porsge, il avait demandé si les bourgeois du Cap Ferré vont désormais accepter de contribuer davantage fiscalement.
Et ça avait fait beaucoup parler. Il a supprimé d'ailleurs son tweet. Il avait dit qu'il y avait une lutte des classes.
Vous vous êtes cet avis ? Ben moi, je pense qu'aujourd'hui quand vous regardez par exemple la question des assurance qui soit au cœur de ce problème, elle ne perdent jamais. Voilà, c'est-à-dire que quand vous plus vous avancez dans le risque climatique, parce que c'est ça dont on est en train de parler, plus les critères se renforcent et moins de gens sont assurés par rapport à ça.
Vous savez, il y a des il y a des il y a des territoires dans notre pays, notamment dans les départements de trémmer où les gens ne peuvent pas assurer leurs habitations parce que c'est trop cher, parce qu'ils sont sur les trait de côte par exemple. Mais ça va arriver aussi dans les mais face au réchauffement climatique, les riches sont avantagés. C'est un peu ça le tweet que Oui, vous avez mais c'est il y a pas que sur cette questionlà.
Plus vous avez des moyens d'une façon générale, plus vous pouvez vous prémir du risque. On est en en période estivale, si on permettez plus vous avez de l'argent, plus vous avez les moyens de partir en vacances. Donc vous êtes dans cette situation quand même réduit le fond vert passant 2,5 milliards à 83.
Non non, je je dis oui mais quand même avec le le soutien du parlement malgré tout 2,5 milliards à 837 millions en 2026. 12,5 milliards, c'était en 2024. C'est pas là aussi quand même la scandale, c'est un scandale et je je sais pas pour vous vous vous corriger, mais nous n'avons pas en tout cas les députés de mon groupe donné un feu vert à la baisse du fond vert.
Au contraire, nous avons dit très clairement qu'il fallait au contraire l'abonder et de mettre davantage de moyens sur sur cette situationl. Euh vendredi, le Conseil constitutionnel s'exprimait sur différentes différents textes, notamment celui de la fin de vie et également l'interdiction des réseaux sociaux pour les mineurs de moins de 15 ans. Vous portez quel regard là sur sur à la fois l'ad l'adoption de ce texte définitivement sur la fin de vie et sur l'interdiction des réseaux sociaux de moins de 15 ans des pour les mineurs de moins de 15 ans sachant que vous avez vous-même travaillé sur ces questions là.
Bah, écoutez, sur le texte de la fin de vie, d'abord il y a beaucoup de fake news qui ont été données sur le fait que ça serait une loi qui était une loi pour pour encourager. À la fin de vie, ce n'est pas le cas. Il y a des moments de critères qui sont mis en place qui sont de nature à être des gardes de fous.
Donc, je tiens d'abord à rassurer vos auditrices et vos auditeurs. Il y a aucune incitation à à mettre la fin de vie de façon autoritaire. Non, au contraire, c'est quelque chose de compliqué à mettre en œuvre.
Et heureusement parce que c'est pas une décision neutre qui a prise en place. Et concernant les réseaux sociaux, moi je me rends compte que finalement ce que j'avais dit et ce que mes camarades de la France insoumise avaient dit que ce texte ne passerait pas le Conseil constitutionnel parce qu'il n'était pas en accord avec les réglementations européennes notamment sur les questions de liberté individuelle. Euh c'est malheureusement confirmé parce que ce sont les enfants qui sont victimes et qu'il faut aujourd'hui euh mettre le le point d'honneur sur euh ce que moi j'appelle des dealers de données.
Ce sont les plateformes qui aujourd'hui organisent l'addiction des enfants et aussi des adultes et qui les mettent dans une situation de faire en sorte que les réseaux sociaux sont devenus toxiques pour les jeunes. Donc voilà aujourd'hui la situation dans laquelle nous sommes, c'est vous êtes d'accord du coup avec la majorité, vous êtes du coup d'accord avec la majorité présidentielle ? Ben non, puisqu'elle a insisté sur une voix qui d'un point de vue parlementaire était une impasse sur le fait que les réseaux sociaux sont toxiques pour les les moins de 15 ans.
Ça vous savez moi je suis un ancien dirigeant associatif, j'ai travaillé assez longuement avec un grand philosophe qui est notamment grand spécialiste des réseaux sociaux et du numérique qui s'appelle Bernard Stigler et déjà nous disions que les réseaux sociaux étaient toxiques et qu'il fallait vraiment trouver une solution là-dedans. Donc ce n'est pas quelque chose de nouveau que la classe politique notamment le membre du gouvernement où ses soutiens le découvre aujourd'hui ou en tout cas aille sur ce chemin bah écoutez tant mieux mais en tout cas le chemin parlementaire qu'ils ont suivi était une impasse. Il le savait Emmanuel Macron a voulu passer en force le conseil écautionnel lui a dit plus cette loi elle passera plus cette loi.
Cette loi va être difficile puisque le conseil consiste à dit ce qu'il avait à dire mais par contre une loi est nécessaire et notamment de lutter contre les plateformes c'est évidemment volontaire mais vous savez favorable au référendum comme le souhaite Gabriel Atal vous vous êtes favorable à un référendum sur cette loi référendum c'est une sortie on va dire honorifique. C'est pas une question de référendum, c'est une question de comment est-ce qu'on accepte le changement de civilisation. Vous savez, on va venir sur l'école parce que ça va être la rentrée là-dessus.
Ouais, vous avez pas besoin d'une loi. Une circulaire suffit pour interdire les téléphones portables ou les plateformes au sein des établissements notamment des lycées. Il y a pas besoin de main pour ça.
Merci beaucoup Rodrigo Aren. Je rappelle, vous êtes député de la France insoumise et conseiller municipal à la ville de Paris. Vous lancez cette plateforme SOSlogement.fr FR pour et bien dénoncer les situations de d'ement précaires ou insalubre qui mérite et bien qu'on les regarde de plus près chez les bailleurs sociaux.
Euh vous bougez pas dans un instant, nos débatteurs se mettent autour de la table et on va notamment parler de ces réseaux sociaux. Est-ce que justement les live TikTok peuvent tout se permettre ? Est-ce que nos influenceurs et influenceuses peuvent tous permettre sous le motif de la liberté d'expression avec cette influenceuse qui a dit si vous avez des problèmes de santé, si vous êtes en situation de handicap, vous n'avez rien à faire sur cette terre.
Ah.
Rodrigo Arenas