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InterviewManuel Bompard· 16 septembre 2026 8 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesTransportsSolidarités & familleInstitutions & élections

🔴 Prix des carburants, mobilisations populaires, budget : Manuel Bompard, invité de TF1 !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous soutenez les mobilisations contre la flambée des prix des carburants ?

  • 0:38RelanceRéponse partielle

    Les aides du gouvernement sont-elles suffisantes face à la hausse des carburants ?

  • 1:12OuverteRéponse directe

    Pourquoi les aides sont-elles trop ciblées et compliquées à utiliser ?

  • 1:48OuverteRéponse directe

    Les marges des raffineurs ont été multipliées par 4 ou 5. Comment y remédier ?

  • 2:21RelanceRéponse partielle

    Bloquer les prix des carburants ne risque-t-il pas de créer des pénuries ?

  • 2:55RelanceRéponse directe

    Le blocage des prix existe déjà dans les DOM. Pourquoi ça ne fonctionne pas en métropole ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:12Manuel BompardChiffre
    « Les aides, elles sont extrêmement réduites. Les chiffres aujourd'hui, c'est à peu près 400000 personnes qui ont profité des aides qui sont données par le gouvernement. »
  • 1:48Manuel BompardChiffre
    « Les marges, c'est simple, tout le monde peut consulter ses chiffres, les marges, elles ont été multipliées par plus de quatre depuis le début de la crise. »
  • 2:21Manuel BompardFait
    « Bloquer les prix, c'est votre piste. »
  • 3:26Manuel BompardFait
    « Il s'agit pas de bloquer les prix après la distribution. Il s'agit de remonter dans la chaîne justement pour les bloquer à l'issue des activités de raffinage. »
  • 5:08Manuel BompardFait
    « Le budget imparfait dont vous parlez il creusera aussi les déficits. »
  • 6:08Manuel BompardFait
    « Les consultations qui nous sont proposées aujourd'hui c'est pour savoir quelle est la mesure qu'on va choisir pour s'en prendre au retraités. »
  • 6:40Manuel BompardPromesse
    « Je souhaite qu'à l'occasion de ces nouvelles élections, on puisse enfin rompre avec ces logiques économiques qui nous mènent dans l'impasse. »
  • 7:16Manuel BompardFait
    « Moi je suis pas là pour dire ni du bien ni du mal des uns et des autres. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

7h36 avec Alba Ventura. Nous accueillons Manuel Bonpard, coordinateur de la France insoumise et député des Bouches du Round. Bonjour. Démobilisation donc contre la flambée des prix des carburants. Hier, c'était du côté de Faussurmer avec des pêcheurs qui cette fois-ci et ce sont d'autres pêcheurs manifestent à Frontignan ce matin dans l'héros. Imag tournée par nos équipes ce matin. Est-ce que vous soutenez ce mouvement ? Évidemment, je pense que la situation, elle devient absolument intenable pour un certain nombre de professions, pour les Français eux-mêmes d'ailleurs. Et donc, je comprends qu'il y a des mobilisations puisque le gouvernement a l'air de ne rien faire dans cette situation. Et ce que demande aujourd'hui ces pêcheurs comme il le demandait déjà hier, c'est

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que le gouvernement apporte du soutien, de l'aide à ces secteurs qui sont en très lourdes. Il y a de l'aide déjà, Emmanuel Bompard, pour les pêcheurs et les agriculteurs notamment. Les aides, elles sont extrêmement réduites. Les chiffres aujourd'hui, c'est à peu près 400000 personnes qui ont profité des aides qui sont données par le gouvernement. Or, cette augmentation des prix des carburants, elle est tellement importante qu'elle frappe des millions de personnes et la plupart d'entre eux ne sont pas du tout aidés face au gouvernement. Vous savez qu'il y a un million de gros rouleurs qui ne réclament pas ces aides. Bah justement, c'est-à-dire qu'il y en a plusieurs millions qui seraient normalement éligibles, je le disais, il y en a 400000 qui ont euh ces ces ces

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demandes mais parce que ces aides elles sont trop ciblées, trop compliquées à à utiliser. Et je pense que il faut que le gouvernement comprenne qu'il faut changer de braquet. C'est-à-dire que aujourd'hui, je pense que les gens qui nous écoutent peuvent le comprendre, cette augmentation des prix des carburants, elle profite à un certain nombre de grandes entreprises du raffinage en particulier qui ont vu leur marge être multiplié par 4 ou par 5 depuis le début de la crise et à un moment, c'est en particulier total mais c'est l'ensemble des raffineurs. Les marges, c'est simple, tout le monde peut consulter ses chiffres, les marges, elles ont été multipliées par plus de quatre depuis le début de la crise. Donc pendant que tout le monde galère, bah il y a des grandes entreprises qui font des

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profits extraordinaires. Donc total fait ses profits à l'étranger, même si c'est une société française, on peut pas les taxer, vous le savez bien. Bah non, précisément, on peut les taxer euh parce que ils sont déjà taxés par certes, certes, ils font euh leurs une partie parce qu'il y a une partie des activités de raffinage en France, une partie des activités de raffinage sont à l'étranger, mais le carburant, il est bien vendu en France et donc il y a une mesure très simple, c'est celle que nous défendons depuis le début, c'est d'instaurer ce qu'on appelle un blocage des prix et des prix des carburants de telle sorte à ce qu'on revienne à des niveaux de vente des carburants qui sont acceptables et qui permettent aux français de pouvoir se déplacer dans des

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bonnes conditions. Alors, bloquer les prix, c'est votre piste. Vous savez que les experts économiques disent que ça crée de la pénurie et que les fournisseurs risquent d'écouler ailleurs. U chose qui défendez une chose, vous qui défendez les petits entrepreneurs, les petites stations indépendantes. Voilà. Alors, je vais répond elles vont vendre à perte et donc elles vont fermer. Alors, justement, je vais répondre à vos deux questions. La première, on me dit ça fait des pénuries. Tout le monde a l'air d'ignorer que le blocage des prix existe déjà par exemple dans les départements et territoires d'outreemer aujourd'hui. Par exemple, sur l'île de la Réunion, les prix sont bloqués, sont fixé chaque mois. Quel est le prix du carburant aujourd'hui dans l'île de la

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Réunion ? 30 à 40 centimes moins cher que dans les que dans l'hexagone. Et il y a pas de pénurie. Donc c'est d'abord tout à fait possible de le faire. Deuxièmement, il s'agit pas de bloquer les prix après la distribution. Il s'agit de remonter dans la chaîne justement pour les bloquer à l'issue des activités de raffinage. Évidemment, c'est pas les petits distributeurs qui profitent de cette situation, c'est les raffineurs. Donc c'est eux qu'il faut mettre à contribution. Voilà la mesure que nous proposons. Et donc les petits distributeurs, non seulement ils n'ont pérent pas le prix, au contraire, ils en profiteraient parce que d'un côté vous avez Total qui est en mesure de plafonner ses propres prix. Eux-mêmes disent que ça les mettrait en difficulté.

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Mais non, mais parce que si vous parlez de du blocage des prix à la à la fin de la chaîne, évidemment que eux ça les mettra en difficulté. Mais c'est pas la proposition que je suis en train de vous faire. Manuel Bompard, Bruno Rotaillot a fait une proposition hier. Il appelle à supprimer ce qu'on appelle le CEE, le certificat d'économie d'énergie. C'est une taxe sur l'essence qui finance la transition écologique. Bon, c'est quand même pas rien. C'est 15 à 17 centimes d'économie sur le litre. Est-ce que ça c'est une bonne idée ? Est-ce que ça c'est une piste ? Bah on peut on peut on peut regarder toutes les pistes qui sont sur la table. Vous la suivz ? Non. Non, parce qu'ensuite il faut nous dire dans ce cas-là comment vous allez compenser dans le budget de l'État le

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manque à gagner des baisses de taxes. La proposition qui est la nre de bloquer les prix en vérité, elle revient aussi à ce que l'État contribue puisque ça veut dire que le surplus de taxe que l'État engrange sur l'augmentation des prix des carburants, l'État est renoncé. Donc la proposition qu'on propose, c'est la seule qui permet et de mettre à contribution les raffineurs et de mettre à contribution le budget. Je je reviens sur les les mobilisations dont dont parlait Bruce tout à l'heure. Donc manifestation syndicale, ça c'est pour le 29 septembre et puis le 17 octobre, il y a cet appel qui circule sur les réseaux sociaux de gilets jaunes. Vous croyez au retour des gilets jaunes ? Bah en tout cas, j'ai vu ces appels à mobilisation, moi je les appuie, je les soutiens totalement.

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Vous espérez un soulèvement ? Ben moi, j'espère une mobilisation populaire puisque manifestement le gouvernement ne fait rien. Donc si à un moment les gens ne se mobilisent pas par eux-mêmes pour contraindre le gouvernement à prendre des mesures, j'ai l'impression qu'il se passera rien. Donc mais comme Fabien Roussell, vous dites "Envahissons les ronds-points, allons manifester dans les disonsnous." Évidemment qu'il faut se Oui, envahissons les ronds-points. C'est ce que vous dites moi, c'est pas moi qui vais décider des formes que va prendre cette mobilisation. Si c'est sur les ronds-points, on ira sur les ronds-points. Parlons du budget maintenant. Le gouvernement est entré en discussion sur le budget. Alors vous vous ne voulez pas participer à ces discussions si j'ai

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bien compris. Marine Le Pen disait dimanche il vaut mieux un budget imparfait qu'une loi spéciale qui creuserait les déficits de 15 milliards. Est-ce qu'elle a pas raison ? Non parce que le budget imparfait dont vous parlez il creusera aussi les déficits. Je va vous faire remarquer que l'année dernière on nous a fait à peu près la même histoire. On nous a dit qu'il allait falloir baisser les dépenses, qu'il allait falloir s'en prendre au retrait et le déficit cette année, il va être sans doute plus important que l'année dernière. Donc en fait le problème c'est là on on mettrait 15 milliards de plus de Oui. Mais le problème c'est qu'il faut changer de logique économique parce que cette logique-là qui consiste en fait à avoir une politique qui va contre le pouvoir d'achat des Français, ça se

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traduit ensuite par un ralentissement de l'activité économique. La croissance est à tonne cette année et donc il faut changer absolument de logique. Faut avoir au contraire une politique qui est une politique de pouvoir d'achat parce que c'est ça qui profite à tout le monde et à l'économie en particul. Vous voulez pas discuter, vous voulez censurer. C'est à quoi ça sert de censurer ? Mais non mais attendez d'abord, moi je ne veux pas discuter parce que le cadre de la discussion qui est posée par le gouvernement est un cadre piégé. Le gouvernement nous dit mais attendez de savoir ce qu'il y aura dans le t. Non non mais c'est très Attendez madame, c'est très clair. Les consultations qui nous sont proposées aujourd'hui c'est pour savoir quelle est la mesure qu'on

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va choisir pour s'en prendre au retraités. Moi je ne suis pas d'accord pour qu'on s'en prenne au retrait. Donc je vais pas aller discuter sur des bases de discussions avec lesquelles je suis pas d'accord. Mais vous dites d'entrée on censure. Pourquoi vous voulez censurer ? Vous voulez faire tomber ce gouvernement ? Bah oui puisquil faut faire tomber ce budget parce que ce budget il sera mauvais qui va faire souffrir les gens et qui sera un mauvais budget pour l'économie. Et comme le gouvernement refuse toute idée d'avoir un changement de logique économique, moi je vais pas continuer à approuver une politique qui nous amène dans le mur. Vous souhaitez une dissolution, une dissolution de l'Assemblée nationale ? Là, moi je propose ce que je souhaite c'est une censure du budget, une censure

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du gouvernement et vous le savez, il va y avoir de nouvelles élections dans les prochains mois et je souhaite qu'à l'occasion de ces nouvelles élections, on puisse enfin rompre avec ces logiques économiques qui nous mènent dans l'impasse. Manuel Bonpard, Mathieu Pigas, le banquier d'affaires hein, qui lors de vos universités d'été était présent. Il a déclaré d'ailleurs qu'il y avait beaucoup de convergence avec vous, avec la fille. Il vient d'être épinglé par le canard enchaîné pour des vacances somptuaires sur l'île moustique 19 nuits dans un palace à 130000 € la semaine. Ça vous choque ? Vous trouvez ça honteux ? Il est déconnecté ? Alors moi je suis pas là pour dire ni du bien ni du mal des uns et des autres. Et vous l'avez dit, Mathieu Pigas, il est

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venu à l'université d'été comme beaucoup de gens qu'on invite pour débattre. Ah si moi le les de manière générale l'étalage de la richesse a plutôt tendance à me choquer. Je suis plutôt favorable à une politique qui est une politique de redistribution des richesses. Non non mais moi attendez moi je m'en prends pas aux individus. Je suis favorable à des propositions politiques qui permettent qu'on partage davantage les richesses. Ce qu'on a appelé la taxe Zucman augmenter la fiscalité sur les ultra riches et ça s'applique à tout le monde et à Mathieu Pigas comme aux autres. Alors notre dernière séquence j'y crois j'y crois pas. Je vous fais des propositions des hypothèses et vous me dites j'y crois j'y crois pas. Aucune hausse d'impôts dans le prochain budget. J'y crois, j'y crois pas.

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J'y crois malheureusement parce qu'il faudrait précisément augmenter les impôts pour les plus riche. Manuel Bompard, participer à un gouvernement socialiste. Olivier Fort ne ferme pas la porte à des ministres LFI. J'y crois ou j'y crois pas ? J'y crois pas. Faudrait déjà qu'il se mettent d'accord pour avoir un candidat. François Hollande, candidat en 2027. Lui, il a l'air d'y croire en tout cas. Et vous ? un peu moins. En tout cas, je crois pas que les Français aient envie du retour de François Hollande comme président de la République au vu de son bilan. Merci beaucoup Manuel Bard.