"Ce n'est pas le sujet !" : Yaël Braun-Pivet botte en touche sur une candidature à la présidentielle
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Défensif 40 %
Questions et réponses
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- 0:36OuverteRéponse directe
S.Lecornu envisage de baisser les revenus des ministres pour faire des économies. Y voyez-vous une bonne idée ?
- 1:20RelanceRéponse partielle
Moins de ministres mais mieux payés ?
- 2:05OuverteRéponse directe
Et sur les députés, vous pensez qu'il faudrait réduire les indemnités ?
- 2:49RelanceRéponse directe
Donc il n'y a pas d'économies à faire ?
- 2:49OuverteRéponse directe
Les Français font des efforts lorsqu'ils font le plein. Le gouvernement reste sur l'idée d'aides ciblées. Les oppositions disent qu'il faut bloquer les prix ou baisser les taxes. Vous dites qu'il va falloir changer de méthode ?
- 3:33OuverteRéponse directe
Ca nous amène au débat sur le budget pour 2027. Ca va commencer en octobre, un peu tard, d'ailleurs.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:36Y.Braun-PivetFait
« Dans des moments compliqués de restriction où il faut faire attention, évidemment qu'il faut être exemplaires. »
- 0:36Y.Braun-PivetFait
« Ce qui est sûr, c'est que des ministres, des cabinets ministériels, ça coûte cher. On a toujours voulu faire des cabinets et des gouvernements resserrés. »
- 0:36Y.Braun-PivetFait
« J'observe qu'ils sont quasiment 40. Une des pistes pourrait être de faire réellement des gouvernements resserrés. »
- 1:20Y.Braun-PivetFait
« Ils pourraient être mieux payés, mais l'Etat gagnerait en efficacité. »
- 2:05Y.Braun-PivetFait
« Ce sujet est vieux comme le monde, vieux comme l'Assemblée nationale. On s'est toujours posé la question de si un parlementaire devait être payé pour représenter le peuple. »
- 2:05Y.Braun-PivetChiffre
« Le député français est payé 50 % de moins que le député du Bundestag, 30 % de moins que les députés anglais et 40 % de moins qu'un député européen. »
- 2:49Y.Braun-PivetFait
« L'aide ciblée, c'est la bonne solution. On arrose le sable. »
- 5:00Y.Braun-PivetFait
« Soit on arrive à trouver un compromis, et je m'engage à avoir ces discussions avec les parlementaires, soit nous n'y arriverons pas et il faudra que le gouvernement prenne ses responsabilités et passe par 49-3. »
- 5:44Y.Braun-PivetFait
« La loi spéciale a un coût pour nos compatriotes qui n'est pas acceptable. »
- 6:28Y.Braun-PivetFait
« La loi intégrale sur les violences faites aux femmes et aux enfants. Je suis confiante. »
- 7:09Y.Braun-PivetFait
« S.Lecornu n'est pas candidat. »
- 7:54Y.Braun-PivetFait
« Ce n'est pas le sujet ! Je vous parle de projet, de vision ! »
Temps de parole
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On va plonger la tête la première dans la politique avec vous, F.Letellier. Vous recevez Y.Braun-Pivet. - F.Letellier: Bonjour. Bienvenue dans Les 4 Vérités. Après un été caniculaire, la douche froide pour les Français, qui voient les prix augmenter. L'essence atteint des niveaux record. Ce climat va peser lors des prochains mois sur la campagne présidentielle. Mon invitée est la présidente de l'Assemblée nationale. S.Lecornu envisage de baisser les revenus des ministres pour faire des économies.
Y voyez-vous une bonne idée? - Y.Braun-Pivet: Dans des moments compliqués de restriction où il faut faire attention, évidemment qu'il faut être exemplaires. C'est une piste évoquée par le Premier ministre. Je lui laisse le soin d'avancer. Ce qui est sûr, c'est que des ministres, des cabinets ministériels, ça coûte cher. On a toujours voulu faire des cabinets et des gouvernements resserrés. J'observe qu'ils sont quasiment 40. Une des pistes pourrait être de faire réellement des gouvernements resserrés. Ca amènerait peut-être plus d'efficacité dans la conduite du gouvernement et moins de dépenses. - F.Letellier: Moins de ministres mais mieux payés? - Y.Braun-Pivet: Ils pourraient être mieux payés,
mais l'Etat gagnerait en efficacité. - F.Letellier: Et sur les députés, vous pensez qu'il faudrait réduire les indemnités? - Y.Braun-Pivet: Ce sujet est vieux comme le monde, vieux comme l'Assemblée nationale. On s'est toujours posé la question de si un parlementaire devait être payé pour représenter le peuple. Très vite, la réponse a été oui pour permettre à tout le monde d'accéder à ce mandat et qu'il ne soit pas réservé qu'à ceux qui peuvent se permettre de ne pas travailler. Mais les députés... On a regardé pour savoir ce qu'on faisait sur nos indemnités. On n'a pas attendu aujourd'hui. On a fait des comparatifs européens. Le député français est payé 50 % de moins que le député du Bundestag, 30 % de moins
que les députés anglais et 40 % de moins qu'un député européen. Il faut être exemplaire. On est exemplaires dans la gestion interne de l'Assemblée nationale. On y veille. - F.Letellier: Donc il n'y a pas d'économies à faire? - Y.Braun-Pivet: Si on peut faire des économies, on le fera. Les députés sont alignés sur le traitement des fonctionnaires, mais nous n'écartons aucune piste. Il faut que chacun fasse des efforts. - F.Letellier: Les Français font des efforts lorsqu'ils font le plein. Le gouvernement reste sur l'idée d'aides ciblées. Les oppositions disent qu'il faut bloquer les prix ou baisser les taxes. Vous dites qu'il va falloir changer de méthode? - Y.Braun-Pivet: L'aide ciblée, c'est la bonne solution.
On arrose le sable. Il faut aider les gens qui en ont le plus besoin. Je souhaiterais qu'on continue l'aide ciblée aux gros rouleurs. Elle va s'arrêter dans quelques semaines. Compte tenu des prix, je pense qu'il faut qu'elle continue. Il faut aider tous nos compatriotes qui vont bosser, qui sont en ruralité... Jusqu'à ce que les prix reviennent. Ce n'est pas une date de fin qu'il faut fixer, mais un montant du prix de l'essence qui soit acceptable pour nos compatriotes qui sont en campagne, qui vont travailler, qui vont tous les jours faire 20 à 40 km. Il faut les aider. Une aide ciblée qui doit continuer au-delà du 30 septembre. - F.Letellier: Ca nous amène au débat sur le budget pour 2027. Ca va commencer en octobre, un peu tard, d'ailleurs.
D'habitude, c'est en septembre. - Y.Braun-Pivet: C'est toujours compliqué. Je rêverais qu'on commence beaucoup plus tôt. - F.Letellier: Ce n'est pas ce qu'a choisi le gouvernement. Vous le regrettez? - Y.Braun-Pivet: Comme d'habitude. On a besoin de travailler un budget de façon approfondie. Si on veut aboutir à un compromis... Un compromis, ça se travaille. Plus on a de temps pour travailler le compromis, mieux c'est. - F.Letellier: Vous auriez préféré que ça commence plus tôt? - Y.Braun-Pivet: Comme d'habitude. Ce n'est pas forcément du fait de monsieur le Premier ministre. Depuis toujours, on commence tardivement. - F.Letellier: Il y a une présidentielle qui va arriver. Pensez-vous que S.Lecornu pourra se passer de 49-3? - Y.Braun-Pivet: Je ne le crois pas.
C'est très difficile pour les oppositions de valider un budget. Il existe des outils constitutionnels. Ce que je ne souhaiterais pas, c'est que les discussions s'enlisent pendant des mois et des mois et qu'on arrive en décembre à faire des ordonnances. Soit on arrive à trouver un compromis, et je m'engage à avoir ces discussions avec les parlementaires, soit nous n'y arriverons pas et il faudra que le gouvernement prenne ses responsabilités et passe par 49-3. - F.Letellier: C'est ce que vous préconisez? - Y.Braun-Pivet: Je préconise de ne pas perdre de temps. On a quelques textes qui sont importants et que j'aimerais qu'on examine.
Si on consacre toute la période jusqu'à décembre aux discussions budgétaires, ça veut dire qu'on ne va pas parler de logement, de transports, d'enseignement supérieur, qu'on ne peut pas aller au bout de la loi intégrale sur les violences faites aux femmes. Ce sont des priorités. - F.Letellier: 49-3 plutôt que les ordonnances, plutôt qu'une loi spéciale? - Y.Braun-Pivet: Evidemment. La loi spéciale a un coût pour nos compatriotes qui n'est pas acceptable. - F.Letellier: S.Lecornu a écrit à votre homologue du Sénat, Gérard Larcher, pour lui dire: "Pour faire passer le budget, j'ai besoin de votre aide et de vos idées." Ce ne vous gêne pas qu'il aille au-dessus de l'Assemblée? - Y.Braun-Pivet: G.Larcher avait écrit à S.Lecornu. C'est un échange de courriers. J'ai vu G.Larcher hier.
On a eu un échange de rentrée, comme on en a régulièrement. Je vois le Premier ministre la semaine prochaine. Il n'y a aucun sujet. - F.Letellier: Le budget va prendre du temps. Il y a des textes qu'il va falloir passer. Pour vous, quelle est la loi qui doit absolument passer avant la fin du quinquennat? - Y.Braun-Pivet: La loi intégrale sur les violences faites aux femmes et aux enfants. Je suis confiante. Les parlementaires sont en train de travailler sur cette loi en commission spéciale. L'examen de la loi commencera le 1er octobre dans l'Hémicycle. Je suis confiante. Il faudra que la navette parlementaire se fasse, que le Sénat inscrive ce texte. A l'Assemblée nationale, nous avons 243, presque la majorité absolue, signatures de parlementaires qui endossent la proposition de loi,
de tous bords confondus. C'est un travail remarquable, transpartisan. Il n'y aura pas de problème. Les femmes et les enfants de ce pays méritent que les parlementaires se retrouvent autour de cette cause. - F.Letellier: Il y a quelques semaines, vous disiez qu'il fallait qu'on ait un projet en octobre et décider qui le portera pour la présidentielle. On n'en est pas encore là. - Y.Braun-Pivet: On n'est pas en automne. - F.Letellier: La météo est en train de changer. Il va falloir passer par une primaire? - Y.Braun-Pivet: C'est une vision. La primaire est là pour déterminer quel candidat... Pour le moment, on voit des programmes, des hommes, beaucoup. Je crois que S.Lecornu n'est pas candidat. Je ne sais pas pourquoi vous avez choisi cette photo.
- F.Letellier: Il pourrait être candidat. - Y.Braun-Pivet: Plein d'autres personnes pourraient être candidates. - F.Letellier: Vous? - Y.Braun-Pivet: Je n'en peux plus de ces images où on voit 4 hommes. Vous ne devriez plus faire ça aujourd'hui. - F.Letellier: Ce sont ceux qui sont déclarés candidats. - Y.Braun-Pivet: S.Lecornu n'est pas déclaré candidat. Vous auriez pu mettre E.Borne, vous auriez pu me mettre... Je ne veux plus voir ça! - F.Letellier: Vous aviez dit "je prendrai mes responsabilités le cas échéant". Si vous voyez que personne, chez les hommes, par exemple, ne se détache, vous y allez? - Y.Braun-Pivet: Ce n'est pas le sujet! Je vous parle de projet, de vision!
Tout l'été, j'ai discuté avec des Français qui m'ont dit: "Où on va aller ensemble?" J'entends personne nous dire ça. Si nous devons avoir un seul candidat, ce que je souhaite, il faut qu'il porte une vision partagée. Ca ne peut pas être sa vision. On n'en est pas là aujourd'hui. Je continue à appeler à cela, à ce travail commun, à ce rassemblement, à la construction d'un projet avec des idées, un programme. - F.Letellier: Vous allez accueillir dans quelques heures Les présidents d'assemblées nationales du G7.
Yaël Braun-Pivet