Budget et colère sociale: une rentrée politique mouvementée pour François Bayrou
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Le compte à rebour est lancé pour François Bairou, le premier ministre menacé de censure de toutes parts. Son plan budgétaire à 44 milliards d'euros d'économie rejeté par une grande majorité de la classe politique. Alors François Baou cherche à jouer son vatou et si les Français finissaient eux par le rallier, encore faut-il trouver les bons arguments cette fois ?
Est-ce qu'il va tenter demain après-midi, grande conférence de presse Sophie Dupont, on vous retrouve au fort de Brégançon où le Premier ministre a été reçu à dîner par Emmanuel Macron en cette fin de semaine. C'est un plan reconquête qu'ils ont élaboré ensemble. C'est en tout cas ce que Matignon laisse entendre aujourd'hui.
Ce que je peux vous dire c'est qu'Emmanuel Macron il il se trouve toujours au fort de Bgançon dans sa résidence d'été où est arrivé fin juillet. le chef de l'État qui joue un petit peu les prolongations car l'année dernière à la même date, il avait déjà quitté les lieux. Mais Emmanuel Macron, il se montre quand même concentré sur la rentrée.
Il a reçu, vous l'avez dit, jeudi soir à dîner son premier ministre et moins de 48h après, Matignon a annoncé donc cette conférence de presse qui se tiendra demain à 16h de François Bairou. Matilon qui fait cette annonce en rappelant bien au préalable que les deux hommes se sont rencontrés cette semaine. Manière donc de faire comprendre que cette conférence de presse, elle a tout simplement été validée par le président de la République au moment où François Baou, il est menacé de censure sur le budget et où les appels au blocage et à la grève se multiplient.
Le Premier ministre qui a besoin de tenter de convaincre les Français et d'envoyer des messages aux oppositions, il a d'ors et déjà commencé à le faire. En parallèle, le gouvernement, il va commencer aussi les concertations avec les syndicats et les formations politiques car l'exécutif a aujourd'hui un objectif, c'est la stabilité comme on a appelé Emmanuel Macron en début de semaine dans le contexte international actuel. Emmanuel Macron qui va d'ailleurs lui toujours être préoccupé par la situation internationale car à peine partie du fort de Brégançon, il se rendra mercredi en Moldavie toujours sur fond de guerre en Ukraine.
Sophie Dupont avec Agath Pichon en direct du fort de Brégançon pour les dernières informations sur sur BFM TV. Bonjour Bernardan. Bonjour président de l'Institut de sondage et LAAB.
Il joue son Vatou demain François Baou. pas demain mais en tout cas tout au long de ce mois de septembre entre le 10 septembre la mobilisation annoncée la motion de censure qui se préfigure évidemment c'est un mois c'est un mois décisif pour François Bairou on voit bien qu'il essaie aujourd'hui de ne pas rester j'allais dire comme une cible immobile. Les appels à la censure se se multiplient les appels à la mobilisation également et il essaie de jouer avec les cartes qu'il a dans sa main.
J'allais dire il lui en reste une et elle n'est pas négligeable. C'est le constat. Le constat il était partagé par les Français.
Je vous rappelle un sondage que nous avions fait pour BFM TV au lendemain de sa conférence de presse du 15 juillet quand le premier ministre avait dit notre pronostic vital comme état est engagé et bien il y avait deux Français sur trois qui partageaient ce constat notamment bien sûr dans le socle commun chez les électeurs renaissance chez les électeurs LR et donc il va essayer de jouer là-dessus sur cette carte de OK on n'est peut-être pas d'accord avec les mesures mais on ne peut pas échapper à ce à ce constat et puis la deuxième chose c'est que peut-être il s'est vu ouvrir ce weekend une petite fenêtre d'opportunité avec l'arrivée de Jean-Luc Mélenchon dans la mobilisation bien sûr pour le mouvement C'est un soutien très important qui va démultiplier les forces qui qui soutiennent la la la mobilisation du 10 septembre. Mais ce n'est pas pareil d'être contre le budget de François Baou et ce n'est pas pareil de souhaiter le blocage du pays. Et le premier ministre essaie sans doute de jouer là-dessus en disant ben voilà, il y a l'opposition au budget, l'opposition aux mesures que j'ai proposé.
On va peut-être en en discuter a-til dit. Mais il y a aussi ceux qui veulent bloquer le pays et là il peut espérer dans une partie de son électorat non pas devenir majoritaire quand vous présentez un budget comme cela, vous savez que vous êtes forcément populaire mais en tout cas rééquilibrer un peu les forces entre ceux qui sont aujourd'hui, il faut le rappeler très opposés à ce budget près de 23 des Français selon nos confrères de de d'AIS et ceux qui en soutiennent l'objectif. Bonjour Xavier Acobelli, merci de nous avoir rejoint, sénateur Renaissance des Hautes SC, vice-président du Sénat.
Qu'est-ce qui peut être différent dans cette conférence de presse demain que celle qu'il a voulu faire au français avant qu'il parte en vacances le 15 juillet ? Je pense que c'est aussi pour l'occasion du du Premier ministre l'occasion de faire un peu le le point sur les travaux parlementaires qui ont eu lieu ou pas pendant l'été. Est-ce que les partis politiques ont travaillé pendant l'été pour faire des contrepropositions au Premier ministre en respectant l'objectif qui est de cette réduction des économies en fait de de 44 milliards mais avec effectivement des propositions alternatives ?
C'est ce qu'on essaie de faire avec territoire de progrès, avec Renaissance. On va faire des des contrepropositions à partir du 30 août lors de notre réunion à Paris et on va faire un certain nombre de propositions justement pour améliorer ce budget qui parce que moi vous savez, je pense que pour un pour qu'un budget soit accepté, il faut qu'il soit acceptable et il faut qu'il soit compris. Et aujourd'hui, ce que les Français demandent, moi j'étais encore sur le terrain hier à Suren dans ma ville, les Français me demandent euh plus de justice sociale, plus de justice fiscale.
La lutte contre euh la fraude. On voit par exemple la fraude à la TVA, c'est 20 à 25 milliards d'euros euh de manqu à gagner pour l'État. C'était un rapport d'ailleurs de la sénatrice Nathalie Goulet qui parlait de ça.
Donc on a aujourd'hui un certain nombre de mesures à mettre en place pour trouver des recettes supplémentaires sans pénaliser et sans faire de matraquage sur les Français. On va en parler dans un instant parce que c'est c'est ça qui est reproché de de faire toujours payer les mêmes. Votre collègue sénateur de Paris est avec nous, Yan Brossa, porte-parole du Parti communiste français.
Bonjour. François Baou qui précise à à nos collègues de la tribune dimanche ceci. Je veux remettre les choses en place sans ambiguïé et envoyer un message de mobilisation et de responsabilité.
C'est clairement le le clivage qui qui qu'il veut mettre en place pour cette rentrée. Responsabilité contre ceux qui appellent à tout bloquer. Ah, je pense que l'irresponsabilité, elle est du côté du gouvernement qui veut faire payer les Français les plus modestes pour pouvoir continuer à maintenir les revenus des plus riches.
Parce que ce qui se dessine avec ce budget, c'est une punition généralisée pour la grande masse des travailleurs de notre pays qui vont devoir poser de jours supplémentaires sans revenus supplémentaires. Pour les chômeurs qui vont voir leur indemnité baisser, pour les retraités qui vont voir leur pension bloquée, pour les malades qui vont subir un doublement des franchises médicales, je pense que l'irresponsabilité, elle est de ce côté-là, surtout dans un pays où on a déjà un niveau de précarité, de pauvreté extrêmement élevé. Les dernières statistiques de l'INC montrent que nous battons des records en matière de pauvreté et donc je pense que la responsabilité elle serait plutôt du côté de ceux qui ne veulent pas de ce budget et qui voudrai queon redémarre tout ça à zéro avec une logique de de justice sociale qui paraît bien éloignée de celle qui domine aujourd'hui du côté du gouver du côté du gouvernement.
On voit que les choses s'accélèrent avec cette conférence de presse annoncée hier par Matignon Ror Malval. Bonjour rédactrice en chef du site du magazine Marianne. Certains ministres n'étaient encore hier même pas au courant que François Baou allait donner cette conférence de presse parce que le compte à rebour est enclenché là.
Ça y est le budget commence en octobre mais les députés font leur rentrée dans un mois et ils annoncent déjà en tout cas pour les insoumis une motion de censure dès le premier jour. Effectivement, il l'avait ils avaient déjà prévenu euh au 15 juillet, hein, lorsque euh François Baou a a profité en fait aussi des vacances parlementaires pour annoncer ses pistes euh justement de de d'économie pour ce budget 2026. Il savait qu'il ne pourrait pas être immédiatement censuré.
Mais déjà les oppositions, en tout cas la France insoumise avait dit "Nous déposerons une motion de censure pour une rentrée, je dirais un peu musclée." Et en fait, je pense que François Bairrou a senti aussi ces derniers jours et c'estes peut-être ces dernières semaines la situation se tendre un petit peu. Et ce qu'il veut surtout éviter, c'est que et bien cette colère prenne corps dans la rue, qu'il y ait effectivement un mouvement d'ampleur, un mouvement social et qui du coup trouverait à la différence par exemple, on parle beaucoup des gilets jaunes pour comparer un petit peu cette mobilisation un peu nébuleuse, un peu citoyenne qui s'organise aussi à la fois sur le les réseaux sociaux et avec des organisations plus classiques.
La différence avec les gilets jaunes, c'est que là, il y a un déboucher politique immédiat. C'est ce dépôt d'une motion de censure le 22 septembre, le vote le 23. Donc ce que veut François Baou, c'est d'éminer le sujet pour que l'étincelle finalement ne fasse pas flamber le pays.
En rebond, si je peux me permettre, il y a il y a un lien qui est qui est très fort dans la dynamique politique et sociale, c'est le lien entre succès ou pas de la mobilisation du 10 septembre et vote de la censure. Si la mobilisation du 10 septembre est réussie du 10 ou celle des jours suivants, si les syndicats appellent à rejoindre un autre mouvement, effectivement les députés qui font la clé du vote de censure, je pense par exemple au vote au groupe socialiste, les 66 députés du groupe socialiste, aux députés du Rassemblement national vont être enclin quand ils vont rentrer dans leur circonscription à dire "Bah voilà, j'ai j'ai mesuré la colère dans ma ville, dans ma préfecture et donc je suis favorable à la censure si la mobilisation est moyenne, ce n'est pas le cas." C'est aussi pour ça que peut-être le premier ministre va chercher, on verra demain, à déminer, à ouvrir sur certaines pistes pour éviter que cette mobilisation prenne comme le disait, trop d'ampleur.
Ouais. Et puis elle va être cruciale cette mobilisation du 10 septembre pour vous. Non, mais elle va être cruciale et puis elle peut aussi être un vrai chaos pour pour la France.
Je rappelle quand même que la censure qui avait été votée par les mélanchonnistes et par les le pénistes, je vous rappelle qu'elle a coûté 100 millions d'euros par jour. 12 milliards en tout sur le budget de l'État. C'est ça la réalité.
Aujourd'hui, si nous devons trouver aussi 44 milliards, c'est aussi en partie parce que on a eu euh la censure qui a coûté aux finances de l'État. Donc les Français, que nous ne soyons pas complètement euh satisfaits par ce budget, moi je vous l'ai dit, je suis pas complètement satisfait et pourtant je soutiens ce gouvernement. Donc je vais faire des propositions parce que c'est mon rôle.
Je suis payé aujourd'hui par les Français pour faire des propositions, pour voter des lois et pour voter des budgets, mais que nous allions jusqu'à bloquer le pays avec les conséquences économiques que ça peut avoir euh sur euh sur l'ensemble de des Français. Non, ça je suis euh opposé. Donc oui, il faut maintenant que les partis politiques prennent leur responsabilité, se mettent autour de la table, fassent des contrepropositions, face à avancer le débat euh parlementaire pour avoir un budget qui soit de justice sociale et qui puisse nous permettre de répondre aux attentes des Français et aussi au aux attentes économiques, c'est-à-dire trouver ces 44 milliards d'économie.
Et Yan Brossa, est-ce qu'on peut se le permettre aujourd'hui en France dans le contexte actuel ces nouveaux blocages ? Enfin, je trouve que c'est quand même extraordinaire d'entendre aujourd'hui des leçons de bonne gestion budgétaire de la part de gens qui ont augmenté la dette du pays de 1000 milliards d'euros. Je rappelle que François Baou qui nous explique en ce moment qu'il veut redresser les finances du pays, a voté tous les budgets depuis 8 ans, a soutenu tous les budgets depuis 8 ans, ceux qui nous conduisent à la situation budgétaire que nous connaissons en ce moment.
Donc je veux bien, c'est le son de responsabilité, c'est le son de sérieux mais à un moment donné, il faut savoir se regarder dans la glace. Et par ailleurs, puisque Xavier Yakovéelli a juste le titre, nous dit il faut mettre des propositions sur la table, il faut regarder les travaux parlementaires. Et bien regardons par exemple ce qu'a fait la commission d'enquête parlementaire transparisane par définition sur les aides publiques aux entreprises où on s'aperçoit que chaque année les traverse 211 milliards d'euros d'aide publique aux entreprises sans contrepartie.
Certaines le méritent, certaines assurément pas. notamment de très grosses entreprises qui touchent des aides publiques, qui font de l'optimisation fiscale, qui licencient, qui versent des dividendes astronomiques à leurs actionnaire. Si on veut faire des économies, regardons de ce côté-là, mettons sous condition les aides publiques aux entreprises.
Si vous investissez dans dans l'emploi, on vous aide. Si en revanche, vous faites le choix de l'optimisation fiscale et des licenciements, vous remboursez les aides que vous avez touché. Voilà une proposition de bon sens et je suis sûr que sur un sujet comme celui-là, si on décide de se mettre ensemble, on est capable d'avancer.
On va y revenir. Il y a il y a Brossa sur le fond aux contrepropositions aussi mais sur sur la question du blocage. On voit que des syndicat et pas des moindres, la CGT forces ouvrière sont beaucoup plus réticents par rapport à à ce mouvement du 10 septembre de de tout bloquer.
C'est pas comme ça qu'on fait nation dit le patron de de force ouvrière uniquement en en en en appelant au blocage. Vous savez il y a il y a plusieurs échéances qui arrivent. Il y a une première échéance qui est le 1er septembre où l'intersyndical doit se réunir.
Je suis persuadé que l'intersyndical prendra un certain nombre d'initiative et puis ensuite il y aura la journée du du 10 septembre. Mais je pense que les syndicats ont un rôle central à jouer. Ce qui est sûr, c'est que le blocage, ça n'est pas un objectif. le blocage, ça peut être un moyen moyen de de légitime défense populaire si le gouvernement persiste à vouloir punir les Français comme c'est le cas aujourd'hui en les soumettant à à à des mesures qui sont particulièrement rudes notamment pour les plus modestes.
Xavier Covelli François Bairou, il a essayé tous l'été de parler directement au français comme il l'avait déjà fait avant leur départ en vacances le 15 juillet comme il va tenter de de le faire demain avec ses vidéos FB FB direct. Ce qu'on retient sur toutes ces vidéos, c'est qu'il persiste et signe. Il veut faire travailler les Français 2 jours fériers de plus. sans être payé.
C'est ça qu'on retient de de cet été. Pas sûr que ça convainque beaucoup de Français. Non.
Et puis moi, je vous le dis à titre personnel, moi je ne suis pas non plus convaincu. Je pense que euh à tout travail mérite salaire et que supprimer des jours fériers euh devrait être revu. En tout cas, c'est 1,5 milliards, je crois, par jour férier des d'économiser.
Et donc moi, je pense qu'il y a d'autres mesures aujourd'hui à à mettre en place plutôt que de faire travailler plus ceux qui déjà travaillent. Je pense honnêtement que moi, c'est ce que j'entends sur le terrain, les gens en ont marre que ça soit toujours les mêmes qui payent, toujours ceux qui travaillent, toujours ceux de la classe moyenne qui sont trop qui gagnent trop pour être aidé et bénéficier de la solidarité nationale et en même temps paye quasiment 100 % des impôts. Et donc aujourd'hui, mais c'est exactement ce que dit François Baou, donc votre colère, elle doit aller contre lui.
C'est au premier ministre qu'il faut le dire. Il faut faut peut-être rendre mouvement d'opposition. Juste, je suis plutôt libre dans ma parole et je vous ai dit et je le dis depuis le mois de juillet, nous nous ferons des contrepropositions puisque toutes les mesure annoncé par le premier ministre ne nous convain pas.
Voilà, donc sur la question de l'abattement des 10 % pour les retraités, je ne suis pas convaincu aussi que toucher les retraités puisse être ça rapporte, je crois 900 millions seulement au budget de l'État. Je suis pas sûr que sur les 44 milliards, il y a pas d'autres économies. Je vous l'ai dit tout à l'heure, il y a un rapport de Nathalie Goulet, sénatrice Nathalie Goulet qui parle la fraude à la TVA, c'est 20 à 25 milliards.
L'affro à l'Ursaf, c'est 7 milliards. On a 1,1 million de personnes dont les droits ont pris fin et qui continuent à toucher encore des droits. 6,3 milliards d'indus dans la branche famille donc par la il y a aujourd'hui.
Est-ce que c'est nouveau tout ça ? Mais j'ai pas dit que c'était nouveau. Sauf que aujourd'hui on a vous avez raison et c'est pour ça d'ailleurs que Nathalie Goulet se bat depuis plusieurs années sur la question de la lutte contre la fraude fiscale et la fraude sociale.
Mais pour répondre à Yan Brossa, moi je veux bien mais si on avait écouté le groupe communiste au Sénat et à l'Assemblée nationale depuis euh plusieurs années et notamment depuis 8 ans, c'est pas 1000 milliards de dettes supplémentaires qu'on aurit, c'est le double voire le triple. Aujourd'hui, un/ers de notre dette effectivement repose sur les aides qui ont été mises en place pour les entreprises et pour les les Français notamment pendant la COVID. Donc oui, on a protégé les Français un coup.
On savait très bien que l'argent ne tomberait pas du ciel. Il fallait un moment le rembourser. Maintenant, il y a besoin de serrer la vis sur en tout cas les dépenses de l'État qui sont indu et retrouver des recettes qui sont d à l'État et notamment sur la fraude fiscale et la fraude sociale.
Yan Brossa, un moment il faut serrer la vis. Non mais là où je ne suis pas d'accord avec ce que dit Xavier Yovelli, c'est que au fond il y a un tabou avec ce gouvernement. Il y a des gens qui bénéficient d'une espèce de totem d'immunité.
Dès lors qu'on parle de mettre sous condition les aides publiques aux entreprises, vous ne voulez pas en entendre par parler. Et une fois de plus quand même, on a un rapport sénatorial qui était présidé par un sénateur LR, certes à l'initiative du groupe communiste, mais présidé par un sénateur LR qui propose de de mieux regarder ces aides publiques aux entreprises, d'arrêter cette GAJ qui consiste à percer des aides publiques qui n'aboutissent strictement à rien si ce n'est à enrichir des boîtes qui n'en ont pas besoin. Ça pose quand même une question.
Comment est-ce qu'on peut dans le même temps ne pas toucher à cela alors que vous vous apprêtez ? En tout cas, le gouvernement que vous soutenez s'apprête à ponctionner les Français et notamment les plus modestes de manière extrêmement rude. La question centrale en cette rentrée, c'est la question de la justice sociale.
Les Français ne peuvent pas accepter de se faire plumer alors que dans le même temps, on a des gens qui se gavent et on a des entreprises qui touchent des aides publiques sans aucune espèce de contrepartie. Ça s'appelle la justice et je pense que c'est vraiment ça qui doit être mis à l'ordre du jour si on souhaite que le pays puisse avancer. Aurore Malval, la justice sociale, ça va être le thème de cette rentrée.
Oui, j'allais dire c'est le thème crucial et je pense qu'il y a une question qui se pose et qui s'est déjà posé ces derniers mois, c'est celle aussi du consentement à l'impôt qui est étroitement lié. Et là, ce plan en tout cas d'économie tel qu'il est présenté, beaucoup de de gens disent que ça attaque justement ce consentement à l'impôt. Combien de temps les Français vont accepter de faire corps pour justement financer et bien une dépense publique qui, il juge, ne correspond pas à ce qu'ils vivent au quotidien.
Et d'ailleurs, il faut bien faire la différence entre la dépense publique et le fonctionnement des services publics qui eux restent plutôt stables et qui souffrent. On le voit avec ce qui se passe dans l'éducation nationale, on voit avec ce qui se passe à l'hôpital dans la vie de tous les jours, les Français ne constatent pas une un bon fonctionnement de ces services publics et pourtant cette dépense augmente. Donc effectivement que tout le monde soit mis à contribution et de façon juste, c'est une demande qui est majeure et qui se retrouve d'ailleurs dans tous les électorats.
Vous l'avez sur les les sondages récents, 70 % des Français soutiennent justement le mouvement du 10 septembre. C'est pasin et il y en a même presque 40 % chez les électeurs du bloc central. Donc encore une fois, c'est une remise en cause un peu là de ce qui est présenté qui se fait à tous les niveaux.
On a l'impression que c'est quand même totem contre totem. Totem de ne pas toucher à l'imposition des plus aisés. Totem au contraire de de ne pas faire payer que que ceux qui sont dans la classe moyenne et au final donc même dans le bloc central certains ne s'y retrouvent plus.
Vous savez, dans la société française, la question de la justice est une question majeure, j'allais dire historiquement. On a régulièrement, je dirais en dehors du contexte du budget, prédit français sur 10 qui considèrent qu'on vit aujourd'hui dans une société française qui est injuste. Donc toute mesure euh et c'est le cas en tout cas de la perception du budget qui a été présenté, toute mesure qui donne le sentiment de ne pas rectifier, voir d'aggraver ces ces ces ces injustices et euh immédiatement immédiatement rejeté.
Donc les Français, moi je trouve que parfois on dit les Français sont contre les efforts et cetera, c'est pas tout à fait exact. Ça demande évidemment les Français vont pas aller dans la rue pour dire qu'ils sont d'accord pour euh faire des efforts, mais il y a une partie de ces efforts qui sont compris. Par exemple, tout ce le le chantier de la lutte contre les fraudes, de la réduction des excès et cetera, ce sont des des chantiers qui pourtant concernent beaucoup de gens mais qui sont euh qui sont soutenus.
Euh en revanche effectivement euh la la mesure des jours fériers, elle est devenue, vous l'avez dit, en emblématique, totemique et euh c'est vrai qu'elle elle, j'allais dire, elle elle crée presque un point de rupture avec l'écoute sur les autres mesures. C'est-à-dire tant qu'il y a ça, c'est compliqué euh pour l'opinion d'entrer dans le reste du budget. Donc, on verra s'il y a un bouget comme on dit du gouvernement sur ces questions ou pas.
On se demande comment ça peut passer. On se demande si la jurisprudence Michel Barnier ne n'est finalement pas une fatalité désormais pour tous les premier ministres dans ce contexte. En tout cas, il veut faire une conférence de presse pour s'adresser au Français mais enfin ce sont les députés qui auront le dernier mot de la censure ou non.
Et pour le coup même les socialistes sont sont assez frontales face à ce qu'a proposé François Bairou. Ce qui est sûr, c'est que l'arrivée de François Berou à Matignon n'a pas changé l'équilibre parlementaire à l'Assemblée nationale. Il y a une tripartition aujourd'hui de notre parlement et qui fait qu'il n'y a pas de majorité qu'elle soit absolue ou ou relative à l'Assemblée nationale.
Mais moi, je pense que on peut se retrouver effectivement sur un certain nombre de propositions et je pense que Yan Brossa pourra acquisser sur cette proposition par exemple sur les allocations familiales. Aujourd'hui, on a des allocations familiales. Quand on, je sais pas moi, quelqu'un qui est au 440 qui gagne, je sais pas plus de 15 20000 € par mois touche pour deux enfants 37 € d'allocation familiale.
Est-ce que vraiment aujourd'hui cette personne, ce couple, cette famille a besoin des 37 € d'allocation familiale par mois pour élever ses enfants ? Ben moi, je ne pense pas. Je pense par contre que la justice ferait que ces 37 € on les remette sur les allocations familiales dès le premier enfant.
Ça ça serait une mesure de justice fiscale, de justice sociale et qui permettrait de soutenir ceux qui en ont réellement besoin. Moi, je suis contre la Sistana, je suis pour la solidarité et je suis pour donner à ceux qui en ont réellement besoin et que chacun contribue à hauteur de ses moyens. Je pense aussi qu'il faut voir sur la question de l'impôt citoyen.
Aujourd'hui, c'est pas normal que les impôts soient payés uniquement par la classe moyenne principalement. Donc, il y a aussi des mesures, il y a des mesures aussi sur la question de la prévention. dit que vous êtes pour la solidarité mais mais par contre on ne touche pas aux retraités qui ont un niveau de vie bien plus important que que les qui vous dit ça tous les chiffres le monde sont eu qui le plus aujourd'hui.
Aujourd'hui les retraités sont souvent ceux qui aident leurs enfants et leurs petits-enfants au quotidien et donc oui il y a peut-être de l'épargne mais il y a aussi donc voyons sur la question des successions, revoyons sur la question des donations pour faire en sorte que l'argent aille plus facilement à ceux qui en ont besoin, c'est-à-dire les actifs, les les plus jeunes. Oui, moi je suis d'accord pour revoir ces questions là, mais aujourd'hui taper les retraités sur une mesure fiscale qui va rapporter à peine 1 milliard d'euros 900 millions aujourd'hui dans les dans les caisses de l'État, mais il faut fasse un effort ou pas ? Mais tout le monde doit faire un effort sauf les retraités.
Je je non je les retraités indirectement, ils vont faire aussi des efforts puisque s'il y a une année blanche, il y aura aussi une année donc ils vont également faire un effort mais toucher l'abattement des 10 % moi je trouve que c'est une erreur. Donc il y a ça, il y a ces mesures aussi. Moi, je pense que l'industrie agroalimentaire aujourd'hui qui nous empoisonne, qui coûte 125 milliards d'euros à l'assurance maladie chaque année sur la question du surpoids et de l'obésité, ça touche 6 millions de personnes.
On ne fait rien sous prétexte du lobby du sucre. Donc, on a aussi besoin de de faire des économies là-dessus, mais il faut avoir du courage politique et c'est ce que nous porterons au sein du débat parlementaire. Yan Brossa plutôt que peut-être de que d'appeler à bloquer le pays parce que bloquer c'est bien ça n'apporte pas de proposition et donc pas de pas de solution.
Est-ce que vous soutiendrez l'idée d'un d'un référendum ? C'est François Baou lui-même qui en avait émis l'idée il y a il y a quelques mois sauf que c'est pas sa prérogative, c'est celle du président de la République. Un référendum sur le budget.
C'est le référendum, il a eu lieu aux dernières élections législatives. Enfin, moi je suis pas fermé à des tas de référendum, mais en tout cas, les Français se sont prononcés aux dernières élections législatives et jamais les partisans du socle commun n'ont proposé les mesures qui sont annoncées aujourd'hui par François Baou. Quel dommage qu'il ne se soit pas présenté aux élections législatives en disant qu'il allait soumettre les Français à du travail supplémentaire non payé au doublement des franchises médicales au gel des pensions de retraite.
À ce moment-là, les Français auraient pu voter en connaissance de cause. En tout cas, il n'a pas de légitimité pour mener cette politique. S'il veut soumettre tout ça à référendum, il y a pas de problème.
Mais je suis très confiant dans le vote qui serait celui des Français. D'ailleurs, ils le disent déjà lorsqu'ils sont interrogés par sondage interposé et je suis convaincu qu'ils le diront aussi dans la rue. Mais en tout cas, pour ce qui est d'un référendum, chige qu'il y aille, pas de problème.
Merci beaucoup. Merci à tous les quatre d'avoir été mes invités dans le live weekend sur BFM
François Bayrou