Nicolas Dupont-Aignan invité de Radio Classique
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 20 %Attaque 60 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:05OuverteRéponse directe
Nicolas Dupont-Aignan, vous avez été convaincu par Edouard Philippe ou pas ?
- 0:09OuverteRéponse partielle
Comment vous l'avez trouvé hier ?
- 0:51RelanceRéponse directe
Justement, j'écoutais le débat entre Jean-Luc Mélenchon et Édouard Philippe, j'avais le sentiment que vous auriez eu à peu près les mêmes questions et les mêmes réponses que Jean-Luc Mélenchon.
- 1:30FerméeRéponse directe
Vous avez parlé d'immenses escroqueries ?
- 2:37RelanceRéponse directe
Henri Poupard-Lafage a déploré de la part de certains un patriotisme mal placé. En quoi est-ce mal placé ?
- 4:03OuverteRéponse directe
Même discours sur STX et Fincantieri ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:29Invité politiqueFait
« on veut réserver la France à un duel tragique entre Macron d'un côté qui est en train de nous vendre par appartement et de l'autre Mélenchon qui pose parfois de justes questions mais qui apporte des réponses extrêmement dangereuses. »
- 1:33Invité politiqueFait
« Oui, mais de haute trahison. »
- 2:23Invité politiqueFait
« je veux une commission d'enquête parlementaire, car j'en ai assez que certains dirigeants d'entreprises françaises, pour recevoir des millions de stock options, bradent notre savoir-faire, notre intérêt national. »
- 3:22Invité politiqueFait
« Pourquoi Général Electric est soutenu par le gouvernement américain ? Pourquoi Hitachi est soutenu par le gouvernement japonais ? Et pourquoi Siemens s'empare, sans un centime, à cause de la faiblesse, j'allais dire, de la haute trahison du gouvernement français, des intérêts ferroviaires français du TGV ? »
- 4:20Invité politiqueFait
« ça veut dire que la France abandonne un chantier naval qui a des milliards de commandes. ce ne sont pas des canards boiteux. Abandonne la cale de Saint-Nazaire où on peut fabriquer le futur porte-avions pour un chantier naval dirigé par un autre État allié à des Chinois qui vont piller le savoir-faire. »
- 4:49Invité politiqueChiffre
« quand on a 50 milliards de déficit de balance commerciale, il faut peut-être s'interroger, avoir une stratégie industrielle. »
- 5:36Invité politiqueFait
« Ce que je souhaite, c'est que les personnalités dites de droite, ou qui aiment la France, arrêtent de chacun être dans leur couloir à penser à 2022. »
- 6:01Invité politiqueFait
« j'ai été candidat, et je suis convaincu qu'être candidat pour être candidat n'a pas de sens. »
- 6:44Invité politiqueFait
« il y a le pays qui est en train de mourir. En attendant, il y a une invasion migratoire. En attendant, la sécurité n'est pas assurée. »
- 7:00Invité politiqueFait
« on n'entend que M. Mélenchon qui propose une fiscalité délirante et la régularisation des clandestins. »
- 8:24Invité politiqueFait
« Le clivage, ce n'est pas simplement souverainiste, c'est le clivage entre ceux qui veulent une nation indépendante, une civilisation, une identité, ou ceux qui veulent noyer le pays dans une espèce de mondialisme destructeur. »
- 8:50Invité politiqueFait
« il faut contrôler l'immigration, il faut rétablir la sécurité, il faut libérer le travail, mais sur le terrain, dans les PME, pas dans les multinationales, il faut de la justice fiscale. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan75 %
- Présentateur18 %
- ?7 %
≈ 44,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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L'invité politique de Renaud Blanc sur Radio Classique et Paris 1ère.
Nicolas Dupont-Aignan, vous avez été convaincu par Edouard Philippe ou pas ? Comment vous l'avez trouvé hier ? Je n
'ai
pas vu toute l'émission,
parce que j'essaye d'être toujours honnête dans mes réponses. J'ai vu une partie, je ne
l
'ai pas trouvé convaincant.
Mais
j'écoutais Guillaume Tabard et je m'élève
contre
cette nouvelle fabrication médiatique
où
il n'y aurait que M. Mélenchon,
comme
opposition de sa majesté, on veut réserver la France à un duel tragique entre Macron d'un côté qui est en train de nous vendre par appartement et de l'autre Mélenchon qui pose parfois de justes questions mais qui apporte des réponses extrêmement dangereuses. Donc
moi
je revendique qu'il y ait, et c'est tout l'objet de mon combat politique, une autre opposition pour bâtir de grâce une alternative sérieuse à M. Macron.
Justement, j'écoutais le débat, je regardais l'émission hier soir, j'écoutais ce débat, je le regardais entre Jean-Luc Mélenchon et Édouard Philippe, et j'avais le sentiment que vous auriez eu à peu près les mêmes questions et les mêmes réponses que Jean-Luc Mélenchon. Parce que quand il dit « je crois en ma patrie, je suis pour la souveraineté nationale, je combats la casse industrielle », j'ai l'impression d'entendre Nicolas Dupour-Aignan.
Écoutez très bien, la vraie question, c'est qu'on est face à un gouvernement qui a perdu la tête en matière industrielle. Et je lisais une interview de Jean-Pierre Chevènement ce matin dans un grand journal, vous pouvez écouter certaines personnalités des Républicains, et d'autres, personne ne comprend les choix industriels qui sont faits.
Vous avez parlé
d'immenses escroqueries ?
Oui, mais de haute trahison. Il
y a
un
article dans le
Code pénal qui punit ceux qui trahissent les intérêts fondamentaux de la nation. Quand vous acceptez
qu
'une entreprise comme Alstom passe sous complet contrôle étranger, alors qu'elle a plus de carnet de commandes que Siemens, qu'elle a une meilleure technologie, qu'on nous avait promis M. Macron lui-même, ministre de l'économie, quand il a déjà vendu, bradé la branche énergie, qu'on allait enfin avec l'argent récolté pouvoir renforcer Alstom ferroviaire, c'est indigne. Et j'ajoute dernier point, parce que je ne voudrais pas que les auditeurs se trompent sur mon propos. Je ne
suis
pas hostile à un projet européen.
On
nous le vend comme un Airbus ferroviaire. Mais ce n
'est
pas du tout ça, un Airbus. Airbus pour les avions, c'était à parité entre l'Allemagne et la France, avec d'autres partenaires. Il y avait un projet industriel. Là, c'est une liquidation. Et
je
veux une commission d'enquête parlementaire, car j'en ai assez que certains dirigeants d'entreprises françaises, pour recevoir des millions de stock options,
bradent
notre savoir-faire,
notre intérêt national.
Henri Poupard-Lafage, il était justement hier dans ce studio, dans le studio de Radio Classique. Et justement, il a déploré de la part de certains, je pense que vous allez vous reconnaître, un patriotisme mal placé. En
quoi
le fait de vouloir garder le contrôle de notre technologie, de notre savoir-faire, hérité du travail des ingénieurs, des ouvriers, est du patriotisme mal placé
?
Pourquoi Général Electric est soutenu par le gouvernement américain ? Pourquoi Hitachi est soutenu par le gouvernement japonais ? Et pourquoi Siemens s'empare, sans un centime,
à
cause de la faiblesse, j'allais dire, de la haute trahison du gouvernement français, des intérêts ferroviaires français du TGV
?
Monsieur le président d'Alstom, s'engage-t-il devant la nation, à ne pas toucher un centime de stock options, pour avoir bradé notre savoir-faire ?
C
'est extrêmement grave. Et ce que je dis, je le dis avec solennité. Pourquoi
? Parce
qu'on a eu cinq expériences au cours des cinq années dernières. On a eu Lafarge, on a eu Technip, on a eu Alcatel, on a eu Alstom Energy, on a eu l'aéroport de Toulouse. Et à chaque fois,
on
nous a donné les mêmes arguments. Les intérêts sont préservés, il n
'y
aura pas les licenciements annoncés, on gardera le contrôle. Et
à chaque fois,
la promesse de l'État a été trahie.
Même discours, j'imagine, sur STX et
Fincantieri
? Mais
bien sûr,
mais
Fincantieri, entreprise italienne,
alors
même
que cette entreprise est une entreprise à actionnariat public de l'État italien,
et
un accord avec la Chine, ça veut dire
que
la France abandonne un chantier naval qui a des milliards de commandes. ce ne sont pas des canards boiteux. Abandonne la cale de Saint-Nazaire où on peut fabriquer le futur porte-avions pour un chantier naval dirigé par un autre État allié à des Chinois qui vont piller le savoir-faire. Mais est-ce qu'à un moment, nos concitoyens, là j'appelle les Français, est-ce qu'à un moment, nos gouvernants, nos fonctionnaires, nos dirigeants d'entreprise vont comprendre que quand on a 50 milliards de déficit de balance commerciale,
il
faut peut-être s'interroger, avoir une stratégie industrielle. Et encore une fois,
je
ne suis pas hostile à des partenariats. Je prends un exemple, souvent. Georges Pompidou, Giscard d'Estaing, je ne sais plus, avait fondé avec les Américains une usine de réacteurs d'avions, Snakemas, Safran,
à
parité. Moi, je ne suis pas pour fermer tout derrière des frontières. Je veux des partenariats qui renforcent le savoir-faire et qui préservent les intérêts français.
Nicolas Dupoignan, en début de l'interview, vous avez parlé de Jean-Luc Mélenchon en disant que vous en aviez assez, qu
'on
le présente toujours comme le seul opposant. Comment faut-il faire à droite, justement, pour qu'on vous entende ? Est-ce que vous souhaitez une recomposition de la droite ? Est-ce que Laurent Wauquiez, ça vous intéresse
?
Ce que je souhaite, c'est que les personnalités dites de droite, ou qui aiment la France, arrêtent de chacun être dans leur couloir à penser à 2022. Madame Le Pen, M. Wauquiez, je pourrais faire pareil. Ça n'a aucun sens. Ce que j'aimerais, c'était le sens de mon soutien
au second tour. C'est pas
forcément négatif.
Mais penser à
2022, si
c
'est pour multiplier des candidatures
individuelles... Vous n'y pensez pas à 2022, parce que vous avez déjà été candidat plusieurs fois à la présidentielle. J'ai été
candidat, et je suis convaincu qu'être candidat pour être candidat n'a pas de sens. Ce qui est intéressant, c'est d'offrir une alternative sérieuse
à
Emmanuel Macron, c'est de tirer les leçons de l'échec de 2017. Et je suis convaincu
que
nos électeurs, parce que j'en rencontre beaucoup, qui ont voté soit Debout la France pour moi, soit François Fillon, soit Marine Le Pen, si on était capable de s'entendre sur un beau programme commun, sans les excès ou les défauts de chacun des partis... C
'est compliqué quand même, Nicolas Dupont. Et pourquoi ce serait compliqué quand il s'agit de l'avenir de la France ? Excusez-moi, pourquoi ce serait compliqué ? Mais quand Marine Le
Pen, par exemple, salue la victoire de l'AFD, ça doit être compliqué pour vous et ça doit être aussi compliqué pour les Républicains. Peut-être,
mais en attendant, il y a le pays qui est en train de mourir. En attendant, il y a une invasion migratoire. En attendant, la sécurité n'est pas assurée. En attendant, la seule opposition
qui est
une fausse loi antiterroriste. Mais vous la voterez. Mais bien sûr. Mais en attendant, on n'entend que M. Mélenchon qui propose une fiscalité délirante et la régularisation
des clandestins. Descendre dans
la rue alors que vous, vous dites aux gens de descendre dans la rue mais vous n'y allez pas. Mais écoutez,
l'enjeu, ce n
'est
pas de descendre dans la rue. Tout le monde va s'apercevoir très vite
de
la catastrophe Macron. Et je dis à nos amis, notamment retraités qui ont voté pour lui, ils vont voir comment ils vont être traités.
Ils ont manifesté
hier.
L'enjeu n'est pas là, pardonnez-moi. L'enjeu est de proposer un programme. C'est pourquoi, moi j'essaye d'être concret, à partir du 25 octobre, je vais m'adresser avec une plateforme internet
à
ce que j'appelle les amoureux de la France, amoureuxdelafrance.fr et on va partir à la base. C
'est
très Macron. Très bien, dans la démarche. Écoutez la base, écoutez les électeurs, les respecter, bâtir avec eux un beau programme de redressement. Allez à l'essentiel
parce
que ce qui est enjeu, ce n
'est
pas le FN, ce n
'est
pas Debout la France, ce n
'est
pas le Républicain. Ce qui est enjeu, c'est la survie de notre pays comme pays libre, de notre civilisation, de notre identité, j'ose le mot.
Mais ça veut dire que vous essayez de faire, alors ça ne
va
pas vous plaire, mais un peu ce que Mélenchon fait à gauche ? Oui, tout à fait, mais j'assume.
Il
y a eu une recomposition politique. M. Macron a réuni ceux qui gouvernaient séparément depuis 20 ans à tour de rôle et qui faisaient la même politique.
Donc ce n
'est
plus le clivage droite-gauche aujourd'hui, c'est souverainiste européen.
Le clivage, ce n'est pas simplement souverainiste, c'est le clivage entre ceux qui veulent une nation indépendante, une civilisation, une identité, ou ceux qui veulent noyer le pays dans une espèce de mondialisme destructeur. il faut être ouvert au monde.
Moi,
je ne suis pas justement pour fermer, mais on peut être ouvert au monde, comme les Japonais par exemple, sans pour autant renier ce qu'on est, notre civilisation. Et pour ça, il faut contrôler l'immigration,
il
faut rétablir la sécurité, il faut libérer le travail, mais sur le terrain, dans les PME, pas dans les multinationales, il faut de la justice fiscale. Et tout ça,
on
n'est pas capable de le faire ? Pourquoi on ne serait pas capable ? Parce qu'on se divise ? Parce que chacun pense à sa boutique
? Justement, Florian Philippot vient officiellement d'annoncer qu'il crée son parti. Est-ce que
vous le
regrettez ou est-ce que vous auriez eu envie de travailler avec lui ? Écoutez, pour recomposer, il faut parfois
décomposer. Il y aura un nouveau parti, mais l'enjeu, ce n'est
pas d'additionner des boutiques. Oui, donc ça part mal quand même.
Mais
écoutez, si ça permet
à
certains de se retrouver, c'est leur choix. Moi, je n'ai qu'un objectif, en tout cas,
c
'est ce que je crois devoir faire avec mes amis, c'est de parler aux Français pour leur dire on va vous bâtir avec vous un beau projet et on va tirer les leçons de l'échec de 2017 et on va enfin montrer aux Français qu'il
y
a une autre voie possible. Car je suis convaincu que les Français ont voté Macron plus par défaut que par enthousiasme.
Merci beaucoup, Nicolas Dupont-Aignan, d'avoir été mon invité ce matin, le député de l'Essonne, président de Debout la France. Très bonne journée. Merci. Merci.
Merci.
Nicolas Dupont-Aignan