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interviewPS - Parti socialiste· 25 mars 2025 9 min

« Le départ à la retraite à 62 ans reste notre objectif. »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Adrien Gendre. Bonjour Boss. Votre invité ce matin Olivier Fort premier secrétaire du Parti socialiste et député de Saint-Emarne.

Bonjour Olivier Fort Bonjour Adrien Gendre. Bonjour Brustousin. On parlera dans un instant des possibilités de censure du gouvernement.

Mais d'abord ce drame hier la mort d'un adolescent de 17 ans dans les sonnes. Il a été poignardé à proximité d'un lycée. D'après le procureur, cela intervient dans un contexte de rix entre quartiers.

Le ministre de l'intérieur, Bruno Rotaillot, a tout de suite dit sa consternation, mais aussi évoqué l'ensauvagement des mineurs. Est-ce qu'il a raison de dire les choses de cette manière ? Oh, je ne sais pas s'il faut parler d'ensauvagement.

J'ai été exposé moi aussi à cette question dans ma propre circonscription où on a effectivement vous êtes enarne euh des bandes qui se constituent souvent d'ailleurs qui ne sont pas des bandes fixes avec euh des établissements scolaires qui se battent les uns contre les autres pour des raisons qu'on ignore et sur la ligne D du RER qui est maligne de RER et bien effectivement on a eu à plusieurs reprises des drames et je dois dire que c'est assez effrayant. J'étais avec deux mamans qui étaient venues me voir 1 an avant que l'une d'elles perde son fils dans UNERX. Et donc c'est vrai que ça fait partie des sujets sur lesquels on a pour l'instant trop peu travaillé et donc il faut à la fois une réponse pénale ferme, il faut de la prévention, de l'encadrement, un meilleur travail sur les renseignements faire en sorte que on puisse arriver à faire en sorte de maîtriser phénomè.

Il y a un texte sur la justice des mineurs porté par Gabriel Atal qui est d'ailleurs examiné aujourd'hui en séance publique au Sénat. Les socialistes en commission ont contribué à écarter toute une série de mesures. La comparition immédiate pour les mineurs, les dérogations et l'excuse de minorité.

Tout ça, ça ne serait pas utile pour éviter de pareils drames pour mieux justement encadrer cette justice des mineurs ? Mais je crois que il faut pas se tromper de réponse. Quand vous parlez de d'excuses de minorité, de quoi parle-t-on ?

On parle du fait que on a des jeunes qui du fait de leur minorité n'ont pas exactement les mêmes peines que celles des adultes. Mais ce que chacun doit comprendre c'est que cette excuse de minorité en réalité elle n'est appliquée que si le juge veut l'appliquer. Il n'est pas obligé de l'appliquer.

Donc c'est c'est absolument enfin là on fait de la communication, on fait des bulles de savon avec peu de savon et en qualité mais tout simplement parce que quand vous avez affaire à des jeunes qui sont des jeunes mineurs, on ne peut pas les considérer comme des majeurs tout simplement parce que on doit considérer qu'un enfant reste un enfant même s'il est un criminel. Exactement. On va en venir Olivier Fort à ce qui est devenu en quelques jours la question politique du moment.

En tout cas notamment depuis que le premier ministre a dit non à un retour à la retraite à 62 ans. La question de la censure qui fait son grand retour. Alors, je vous pose la question très simplement.

Allez-vous censurer le gouvernement Bairou ? Mais la question, il faut la poser à François Baïou, c'est est-ce que le dialogue social c'est vous qui la voteriez le cas ? Oui, mais enfin le dialogue social il existe, soit il n'existe pas.

C'est donc la question c'est dialogue social ou pas ? Je me souviens que François Beou devenu premier ministre nous avait juré ses grand dieux. Mais moi, je ne suis pas comme les autres.

Je vais être un premier ministre qui lui va respecter le dialogue social. Moi, contrairement à mes prédécesseurs, je serai celui qui permettra au patronat et au syndicats de se retrouver face-àface et de trouver les comprom pour les Français et les Français. Vous a trahi.

Mais ce n'est pas moi qui l'a trahi. Il a trahi les Français. Il est venu le dire devant l'assemblée, c'estàd devant l'ensemble de celles et ceux qui représentent frança et donc il y a encore aujourd'hui un dialogue social qui se maintient.

Je vois qu'il y a un certain nombre de syndicats et le patronat qui continue à discuter et que tout reste sur la table contrairement à ce que ce que dit François Beou. Donc y compris la question de l'âge légal reste posé et donc nous verrons si cette ce dialogue là aboutit. S'il aboutit, je souhaite qu'on puisse transposer l'accord.

S'il n'aboutit pas, je souhaite que le parlement soit saisi. S'il ne l'était pas Et s'il ne l'était pas, évidemment François Berou prendrait la responsabilité lui d'une censure de son gouvernement. Sur l'âge, Marie-Lise Léon de la CFDT dit "Revenir sur l'âge légal de 64 ans reste un objectif.

Est-ce que pour vous c'est d'une certaine manière un motif de censure ? Si on ne touche pas l'âge légal de 64 ans, il y aura censure." Mais ça reste l'objectif et je vais vous dire que ça n'est pas du tout inatteignable parce que je vois bien que aujourd'hui on cherche à nous dire il y a des tas de choses à financer, par exemple la défense et cetera et donc ça doit se faire contre le modèle social.

La réalité c'est que vous avez aujourd'hui 200 milliards de niches qui sont des niches fiscales. Vous avez 100 milliards de niches sociales. 300 milliards là de quoi parle-ton ?

On parle de dans 10 ans, il faut 10 milliards de plus. Vous avez pu en parler à François Bou en direct de tout cela depuis ces échanges, on va dire par média interp. contreetours.

Et donc mais en fait la réalité c'est que ces proposition là elles sont sur la table et je souhaite que le débat qui se prolonge permette de contribuer à faire connaître les alternatives qui existent. Est-ce que vous trouvez normal que on exonère de fiscalité des gens qui sont très très riches et qui aujourd'hui se voient offrir 200 milliards par an ? Vous avez vous-même souligné le contexte, la nécessité de trouver de l'argent aussi pour financer la défense.

Censurer dans un tel contexte, ça ne pose aucun problème. Ben, on change de gouvernement aussi facilement que ça. On a vu que c'éta quand même pas si simple.

Bah, ça peut être très simple. Ah bon ? Comment ?

Bah, il suffit de prendre une décision, c'est-à-dire euh monsieur Berou n'est plus premier ministre, je nomme X ou Y, ça prend 5 minutes. Jordan Bardella du Rassemblement national, il a une autre suggestion. Il est pas forcément compte l'idée d'ailleurs de voter la censure, hein, il dit pouvoir d'achat, retraite, énergie, ça peut être des sujets.

Il dit lui, il faut surtout une dissolution à l'automne. Est-ce que c'est aussi votre souhait une dissolution de l'Assemblée nationale ? Ben, j'ai pas de souhait en fait.

Moi, je souhaite que la France puisse avancer dans de bonnes conditions. Après, si ça doit passer à un moment par la dissolution, ça passera par la dissolution. Ça ne me fait pas peur.

Ce que je dis simplement, c'est que l'objectif que nous nous sommes fixés depuis le début, vous l'avez compris, nous n'avons pas censuré le gouvernement au moment du vote du budget parce que nous souhaitons que le pays soit gouverné. Ça n'était pas notre budget pour autant, mais nous avons fait l'effort de chercher y compris des compromis. Simplement pour trouver des compromis, il faut un interlocuteur.

Si vous avez quelqu'un qui en face de vous dit "Écoutez, ça m'est complètement égal ce que vous dites. Moi, je continue comme j'avais prévu de faire alors que je n'ai pas de majorité, ça ne marche pas." Et donc à un moment il faut que ce gouvernement comprenne que il n'a pas de majorité absolue de la même façon que nous n'en avons pas.

Donc ça suppose qu'à un moment les gens se retrouvent une table, il se disent bon ben voilà on n pas la solution à nous seul, il faut discuter. Comme vous avez des gens qui disent je fais tout seul, ça ne marche pas. Jeis également vous entendre sur les accusations, les critiques qui visent la France insoumise notamment à nouveau depuis ce weekend suite à l'agression d'un d'un RBin à Orléan.

Plusieurs personnalités politiques ont évoqué un antisémitisme d'atmosphère. Euh le ministre de la justice, Gérald Arman, a été très clair, hein. Il cible l'ambiguité de certains àfi.

Euh ambigué qui, de son point de vue est mortifère, qui crée une atmosphère de violence, je le cite, contre les juifs, qui engendrent des passages à l'acte. Est-ce que les insoumis ont une part de responsabilité dans l'agression de ce rabin à Orlé en ce weekend ? Bon, d'abord, je veux dire euh ma solidarité et mon soutien à la fois à Ryan Gelberg qui est le rabin d'Orléan, mais aussi à son fils qui euh a assisté à cette scène odieuse et euh dont j'imagine qu'elle sera un traumatisme profond pour lui euh pendant de très très longues ils sont les victimes d'un antisémitisme d'atmosphère alimenté par ils sont victimes d'un antisémitisme, je sais pas ce que ça veut dire d'atmosphère. et un antisémitisme qui existe en France avec des gens qui considèrent que les juifs, les Français juifs sont responsables de ce qui se passe, y compris à l'extérieur de nos frontières.

Et je crois qu'on ne défend pas correctement le peuple palestinien en laissant penser que les Français juifs sont aujourd'hui coresponsables où on partage un point de vue qui est celui d'un gouvernement qui est vraiment en Israël à Naganiao. Mais je pense effectivement à LFI mais je pense à beaucoup d'autres. Je pense que nous n'avons pas aujourd'hui à mêler les Français juifs à ce qui se passe sur un territoire au Proche-Orient.

Et donc euh aujourd'hui, on peut on doit même rappeler que le droit international est bafoué par Benjamin Netanyahou euh à Gaza, mais que ça ne concerne pas des gens qui ici peuvent prendre position pour, contre et cetera, mais ça n'en fait pas des coupables et donc ils n'ont pas à subir cet antisémitisme qui a des racines profondes, diverses en France, de droite, de gauche, parce que malheureusement l'antisémitisme est un poison qui depuis longtemps sévit. Et moi ce que je dont je me souviens c'est que longtemps la gauche radicale a été le refuge justement des Français juifs. Je me rappelle de Alain Cvin, Henry Webbert, Daniel Ben Saïd qui ont été en fait les les figures de prou de l'extrême gauche des années 70 parce qu'à l'époque, il considérait que l'extrême gauche était le meilleur rempart contre le fascisme.

Et bien, je souhaiterais que tout le monde se souvienne de ce que furent ces trois-là. Merci beaucoup Olivier Fort. Merci à.

« Le départ à la retraite à 62 ans reste notre objectif. » — Olivier Faure · Pourquijevote