ESSENCE À 2€ : Le moment EXACT où Roland Lescure reconnaît la crise
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 67 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:25RelanceRéponse partielle
Le RN demande à baisser les taxes, LFI demande à geler les prix. Quelle est votre réponse ?
- 3:37RelanceRéponse partielle
Les contrôles de la DG CCRF servent-ils à quelque chose ?
- 6:04OuverteRéponse directe
Quand vous dites solidarité, la hausse des taxes ne devrait-elle pas commencer par là ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:52Promesse
« Je convoque les distributeurs demain à 9h45. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
On a d'ailleurs appris ce matin qu'un cargo avait été touché dans le D3 d'Omouse. L'équipage a été évacué. La situation sur place est donc extrêmement tendue. Qui profite aujourd'hui de tout cela ? Les prix à la pompe qui continuent à monter, qui ont encore monté ce matin alors que dans le même temps, le prix du baril s'est au moins stabilisé voir même et redescendu. Il y a bien quelque part où passe l'argent. Si tu aimes les analyses des débats politiques, abonne-toi. Ici, on ne suit pas la foule, on analyse les faits. Bon, d'abord globalement personne en profite. C'est une mauvaise nouvelle pour nous tous hein. Il y a une guerre dans le Moyen-Orient, le pétrole monte et l'essence monte dans tous les pays. Et c'est encore pire en Asie. On y reviendra peut-être parce que ça ça va
nous conduire sans doute à prendre des décisions importantes. Aujourd'hui, le prix de l'essence globalement, je parle bien de l'essence, il a monté d'à peu près 15 centimes. Le prix du gasoile, lui, il a monté de près de 30 centimes et il est aujourd'hui à 2 €. Mais vous l'avez dit, un certain nombre de distributeurs sont au-delà et même bien au-delà. Donc un, j'engage quand même nos auditeurs à faire jouer la concurrence. Il y a un site qui donne tous les prix d'essence partout en France. Ça s'appelle carburant prix garburant.goof.fr. Et d'ailleurs et d'ailleurs RMC et BFM TV sur l'application vous aide à faire le plein le moins cher possible autour de chez vous. C'est géolocalisé donc on peut on peut effectivement faire jouer la concurrence mais enfin à la fin il y en
a pas non plus qui soit vraiment pas cher un il y a aujourd'hui alors le prix de l'essence a monté partout j'allais dire c'est normal et c'est malheureux et je comprends notamment pour nos concitoyens qui roulent beaucoup qui ont des professions qui les amènent à conduire beaucoup ça fait une sacrée hausse. On n'est pas en 2022 au sens où l'électricité elle n'a pas bougé. À l'époque on avait fait x 10 le gaz n'est pas au niveau où il était à l'époque. On est à 50 € sur les marchés. On était à 350 €. Donc le gaz pour l'instant ça va surtout parce qu'on est au printemps. L'électricité ça va très bien grâce à EDF et au réacteur nucléaire. L'essence ça monte. Aujourd'hui vous avez 60 % des stations service dans lequel le gasoile est à 2 € ou moins. Donc faites jouer la
concurrence. Et pour les autres moi je convoque les distributeurs demain à 9h45 parce que je souhaite qu'on corrige les anomalies. Donc je souhaite les entendre là-dessus. Je souhaite aussi qu'il me fasse des propositions. Il y a eu dans le passé des distributeurs qui se sont engagés dans des campagnes après coupant dans des campagnes de plafonnement. Donc moi à ce stade, je souhaite encore être dans une logique de collaboration et d'écoute. Mais eux-mêmes m'ont indiqué la semaine dernière qu'ils avaient, ce sont leurs termes, pas les miens, quelques brebis galeuses. Moi ce que je m'attends, c'est à ce que les brebis galeuses, elles rentrent dans le rang et qu'on se retrouve avec oui, une hausse de l'essence qui est malheureuse mais j'allais dire qui est qui est qui qui
est automatique aujourd'hui, mais qu'on narrive pas ni trop loin ni trop vite parce que le rôle et quel est le rôle de l'État ? On va y revenir. Le RN demande à baisser les taxes, LFI demande à geler les prix. Euh je vous interrogerai là-dessus dans un instant, mais la réponse pour l'instant de votre côté a toujours été de dire "Bon, en fait, on va leur demander au distributeurs, on va les observer, on va même les contrôler." Ça a été l'annonce de Sébastien Lecornu euh qui a donc annoncé en 3 jours euh 500 contrôles. C'est censé s'être arrêté là il y a quelques heures. Vous avez fait, on a fait 513. Je peux vous dire qu'on a même dépassé les 500. 513 contrôles. 513 contrôles avec un certain nombre de sanctions, on aura l'occasion d'actualiser le chiffre en milieu de
journée. À hier, on avait à peu près 6 % de sanction hein de pratique trompeuse. Là encore, c'est une minorité. sanction de pratique tonuse. En fait, on est à un peu plus de 10 % de de comment dirais-je de d'erreur d'affichage de prix de publicité mensongère et à 6 % de sanctions. Ça c'était à lundi soir. On aura les chiffres à aujourd'h pardon dans la journée. Donc on est à la fois sur une très faible minorité mais une minorité qui doit être corrigée parce que quand vous retrouvez sur quoi les erreurs dont vous parlez ? Ça peut être des erreurs d'affichage, ça peut être de la publicité mensongère, ça peut être des marges dont on considère qu'elles vont trop loin. Aujourd'hui, on a besoin de solid. J'ai besoin justement de comprendre précisément avant qu'on
puisse en venir justement à est-ce qu'il faut libérer les stocks, est-ce qu'il faut baisser les les taxes et cetera. Mais dans ce que vous avez observer, nous on les a suivi, nous journalistes sur RMC, sur BFM TV, on les a suivi les contrôleurs de la DG CCRF. Euh honnêtement, j'ai trouvé que ça ne servait à rien. C'està-dire que en fait, ils étaient avec des carnets et ils vérifiaent effectivement que les papiers avait bien été remplis, que les déclarations des différents pompistes avaient été faites et que il y avait pas un décalage entre le prix affiché et quand le ticket sort, ce qu'on avait vraiment demandé et cetera. Mais en réalité, vous n'avez aucun moyen de contrôler les prix eux-mêmes puisque les prix sont libres. Donc c'est le grand bluff ce qu'on non,
c'est pas du bluff. Non non non puisque je vous dis on a un certain nombre d'erreurs qui sont notées et un certain nombre de sanctions qui sont passés. Attendez attendez je vais continu des erreurs d'affichage sur les prix. Quand vous mettez sur votre totem comme on dit un essence à 1, la réalité c'est que dans la pompe il est à deux. Bah oui vous trompez le client et clairement vous faites quelque chose d'illégal. Oui mais à la fin vous allez pas faire payer le consommateur 1,92 au lieu de de en fait. Ah bah si si c'est à la pompe 1 enfin si c'est de ce sera deux. Donc non, ce que je dis c'est que si vous arrivez sur s'il est à deux, il le payera à deux. Vous vous direz au pompistes, "Ah bah vous avez mal affiché mais à la fin pour le français ça ne change rien." Si,
parce que c'est une publicité mensongère. C'est un comportement parmi d'autres. Là où je rejoins, c'est que sur les 10 % par exemple qui aujourd'hui vendent leur gasoile au-delà de 2,30 € on a besoin d'explication, on a besoin d'engagement, on a besoin de correction de la part des distributeurs. Sinon, il faudra qu'on envisage d'aller plus loin. Mais moi, à ce stade, je reste convaincu que face à un choc extérieur important, on a plus besoin de se serrer les coudes, de solidarité, de faire jouer la concurrence. Ça c'est très important. Et de faire en sorte que chacun joue son rôle. Donc moi ce que je vais leur dire demain, c'est j'attends que vous jouiez votre rôle. Sinon effectivement, faudra sans doute qu'on aille plus loin. Je voudrais pour que les choses soient
très claires. Euh on en est sûr. Quand je dis c'est le grand bluff cette histoire de contrôle, c'est qu'au fond on a un problème majeur qui est la question de la hausse des prix euh du carburant. Votre réponse pour l'instant c'est de dire et d'ailleurs l'expression hausse abusive a été utilisée par le Premier ministre. Nous on va montrer les muscles, on va faire des contrôles. Mais en réalité ce que vous pouvez contrôler c'est pas les prix. Ah bah si on contrôle et on mesure tous les prix. Vous ne pouvez pas empêcher un distributeur d'augmenter les prix. Je peux pas libre. un distributeur d'augmenter les prix, c'est la concurrence. Mais en revanche, je peux mesurer, je peux regarder la distribution, je peux identifier ce qui est en front, je peux les pointer du doigt, je peux faire
Alors, quand vous dites solidarité, pardon Roland l'escur, mais puisque 60 % du prix de l'essence, c'est vous, c'est l'État, est-ce que la solidarité, elle doit pas commencer par là ? [musique] Dans cette interview, Roland l'escur tente d'expliquer la hausse du prix du carburant qui inquiète de nombreux Français. Pour le ministre, la situation est avant tout la conséquence directe des tensions géopolitiques au Moyen-Orient, notamment autour du D3 d'Ormuse, une zone stratégique pour le commerce mondial du pétrole. Selon lui, l'État ne peut pas contrôler directement les prix à la pompe car ils dépendent du marché et de la concurrence entre les distributeurs. Mais il affirme que le gouvernement peut surveiller les abus, sanctionner les pratiques trompeuses et exiger plus de
transparence dans la distribution. Le ministre insiste aussi sur un point souvent ignoré dans le débat public. Contrairement à ce que certains pensent, la hausse du carburant n'est pas forcément une bonne affaire pour l'État car lorsque les prix montent trop, les consommateurs roulent moins et la consommation baisse. En réalité, cette crise énergétique montre surtout à quel point les économies modernes restent dépendantes des tensions internationales et des marchés du pétrole. Et vous, pensez-vous que l'État devrait intervenir davantage pour limiter la hausse des prix du carburant ? Mets ton avis en commentaire car ici chaque avis compte. Est-ce que c'est Mais ça c'est pas le grand bluff du siècle pour reprendre votre expression. C'est la grande escroquerie du siècle
d'imaginer que l'État s'en met plein les poches quand on fait face à un choc pétrolier, ça n'est jamais arrivé. Alors je vais faire un peu de pédagogie là. On a un peu plus de 50 % sur la naissance qui est effectivement des impôts qui servent à financer les services et notamment beaucoup dans les collectivités locales. Plus de la moitié de ces impôts, c'est ce qu'on appelle la TICPE. C'est une taxe qui est assise sur les volumes. C'est-à-dire que vous payez un certain nombre de centimes par litre, le volume ne va pas changer. Là, peut-être mais il va il va baisser. Typiquement, on a une baisse de 10 à 20 % parce que les Français sont pas idiots. Quand le prix de l'essence monte, ben ils conduisent moins, ils font du couvurage. Non, mais il y a beaucoup de gens qui le font quand même.
Je le répète, il y a des gens pour lesquels la conduite est un outil de travail. Tu fais partie de ceux qui veulent comprendre avant de réagir ?
Roland Lescure