Mathilde Panot parle de sa jeunesse militante et de 2027
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:36OuverteRéponse directe
C'est quoi ton premier moment de politisation ? Ton premier rapport à la politique ?
- 3:38OuverteRéponse directe
Tu peux nous parler du théâtre de l'opprimé ?
- 6:43OuverteRéponse directe
Comment tu as lancé les caravanes populaires ?
- 8:37OuverteRéponse directe
Tu es surtout militante associative depuis 9 ans, pourquoi te lancer en politique maintenant ?
- 12:04OuverteRéponse directe
Tu as fait Science Po, comment tu passes de l'engagement associatif à la fondation de la France insoumise ?
- 22:46OuverteRéponse directe
Comment tu te prépares à la campagne présidentielle 2027 ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 9:47Mathilde PanotChiffre
« Quand vous voyez une retraitée qui gagne 87 € par mois. »
- 9:47Mathilde PanotChiffre
« Depuis le bilan SarkoZi puis Hollande, c'est qu'il y a un chômeur en plus toutes les 2 minutes depuis 2 ans. »
- 10:22Mathilde PanotChiffre
« Pour sortir de la pauvreté en moyenne en France aujourd'hui il faut six générations. »
- 23:24Mathilde PanotFait
« Il faut absolument déconcentrer les médias. Ça c'est une urgence démocratique. »
- 25:39Mathilde PanotFait
« Il y a eu des ingérences étrangères confirmées qui viennent directement d'Israël sur les campagnes municipales de Sébastien de Logu. »
- 34:10Mathilde PanotChiffre
« La dernière fois, on avait mis 4 jours à obtenir les 1500 parrainages citoyens pour la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Cette fois-ci, on a mis moins de 24 heures. »
- 41:54Fait
« Moi je à l'époque, j'avais lancé les caravanes d'égalité des droits quand on avait lancé la France insoumise. Ça existe depuis 2016, on le fait chaque année. »
- 42:23Fait
« Il m'explique le bail un peu et je suis en mode "Ah bah oui, tu veux dire qu'on peut aller en bas des blocs, prendre une tablette et dire aux gens, "Tu as le droit à telle aide sociale" et que on peut dire "Ouais, le non recours c'est un problème", mais qu'on peut aussi faire que les gens aient recours à leurs aide sociales. »
- 42:53Fait
« Euh vous comprenez que c'est un enjeu majeur. C'est un enjeu majeur démocratique de dire c'est pas normal qu'il y a des millions de gens qui puissent pas donner leur avis sur euh sur ce qu'ils veulent pour euh pour le pays et pour eux-mêmes. »
- 43:25Fait
« Pourquoi vous les versez pas direct ? Exactement pourquoi vous ça vous coûterait pas si cher à développer ? Ça permettrait aux gens de sortir la tête de l'eau parce qu'en fait l'État a besoin du non recours. »
- 43:55Fait
« La mairie PS a radi 8000 électeurs sous prétexte de mise à jour. Résultat il y a plein de gens qui sont venus voter dans leur bureau de vote mais qui ont été refusés. »
- 44:22Fait
« Nous, on est fier de faire ce travail-là et puis quand même quelque chose qui donne de l'espoir, c'est automatique. Non, la première inscription est automatique. »
- 44:49Fait
« Plus c'est compliqué d'avoir accès au droits civiques, plus les gens s'en désengagent aussi quoi. »
- 45:17Chiffre
« On a quand même 4,2 millions de jeunes qui ont eu 18 ans entre 2022 et 2027. Donc ils vont pouvoir voter pour la première fois. »
- 46:55Fait
« Avant que nous on arrive à le faire voter pour la première fois dans notre niche parlementaire, en septembre, il y avait une tentative au Sénat et cette tentative avait échoué. »
- 47:22Fait
« Des sénateurs et sénatrices qui racontent que leur filles, petites filles, niè sont venues les voir et leur ont dit "Je ne viendrai plus jamais de voir à Noël, je ne viendrai plus jamais de voir aux vacances, bref, je ne viendrai plus jamais de voir si tu ne votes pas en faveur du droit des femmes à disposer de leur corps." »
- 50:02Fait
« Il y a toujours un petit côté où on se demande si certains sont vraiment candidats à gauche pour gagner ou s'ils y vont juste comme tu l'as dit tout à l'heure euh avant en 2022, il disait "Non, mais c'est pas la c'est pas la bonne élection." La bonne élection c'est 2027. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Les gens, on va regarder de Mathilde Pan et le titre de l'interview, c'est "Détester Mélenchon n'est pas un programme." Est-ce que elle va être salée sur la gauche des losers ? Allons-y. On va avoir une campagne qui va être très violente et qui va nécessiter aussi que sans cesse on déconstruise les mensonges qui sont dit contre nous. Détester Mélenchon et la France insoumise, ce n'est pas un programme. Et je trouve que bon, ils sont toujours d'une violence extrême contre nous, mais ils ont quand même compris qu'il y avait une grosse force populaire derrière nous et donc ils ont peur de nous. Maintenant, je trouve que ça enclenche un cercle vertueux qui montre que le peuple est de retour en politique et que en fait on est légitime à le faire. Bienvenue pour un nouvel épisode du
fauteuil. Aujourd'hui, j'ai le plaisir d'accueillir la présidente du groupe parlementaire de la France insoumise, Mathilde Panot. Bienvenue sur le fauteuil. Merci. Merci pour l'invitation. Comme d'habitude, on commence le fauteuil avec toujours une question une question régulière qu'on a toujours avec nos invités. C'est quoi ton premier moment de politisation ? C'est quoi ton premier rapport à la politique ? Je pense que c'est d'abord une colère. Moi, j'étais très très en colère de voir qu'on vivait dans un pays aussi riche et de voir non seulement des gens qui dormaient à la rue, qui n'arrivaient pas à s'en sortir. Et moi, en fait, je suis rentrée par la politique d'abord parce que c'est assez rare. C'est un truc qu'on dit souvent sur les sur les insoumis en général, c'est assez rare de
voir des insoumis parler d'eux-même et se mettre en récit. Donc la question, c'est à quel point elle va rentrer dans dans l'intime et le personnel ou à quel point elle va rester quand même dans le discours politique un peu maîtrisé. Or par l'associatif. h qui est d'ailleurs une forme aussi d'action politique euhh avec donc d'abord un premier engagement à ATD Carmonde donc agir tous pour la dignité et à l'époque je faisais à la fois du théâtre de l'opprimé qui vient de donc du Brésil à Augusto Boal au départ bon lui c'est un théâtreux il fait il fait d'ailleurs une pièce sur la révolution française. OK. Et donc il fait cette pièce et puis il se rend compte que le public quand il termine la pièce se lève et dit "Ouais, on va aller tout casser en fait." Et
incroyable, trop stylé. Je connaissais pas du tout ça le théâtre de l'opprimé en pédagogie des opprimés. L'objectif principal des techniques de boil est d'utiliser le théâtre comme moyen d'émancipation et de changement social. Technique la plus spectaculaire est le théâtre forum. Lors de cette représentation théâtrale interactive, le public a appelé à participer de sorte qu'en tant que spectateur, il explore, monte, analyse et transformité dans laquelle il vit. OK, je OK, je vois un peu le truc. [ __ ] je connaissais pas. J'ai bien aimé découvrir son origine théâtreuse. Oui, de fou, c'est Oui, de fou, de fou, de fou. Mais là-dessus, oui, c'est vrai que c'est c'est un truc qui est moins connu chez elle. Alors que c'est que niveau bouquin, théâtre, même
littérature et tout, c'est vrai qu'elle est vachement elle est vachement là-dedans. Ça se utiliser dans les Lords sociopsychos. Bah oui, j'imagine même des trucs un peu de pédagogie et tout de fou de fou. Donc ça interroge beaucoup sa pratique thétrale qui était une pratique théale assez classique. Et à partir de là, il fait ce qu'on appelle donc du théâtre de l'opprimé que moi je faisais avec des des jeunes à Nancy qui est euh le fait par la pratique théâtrale de savoir comment est-ce qu'on réagit à telle ou telle situation d'injustice. En fait, on fait une scénette avec une injustice généralement qui vient du vécu de quelqu'un ou alors on simule une grève dans dans une usine avec des ouvriers [grognement] et on fait agir, je sais pas, le patron, bon, quelqu'un qui est l'auteur d'une
injustice et le public peut dire donc les spectateurs peuvent dire stop quand ils veulent pour prendre la place de quelqu'un. Ah OK. Oui, j'ai déjà fait ça. J'ai déjà enfin j'ai déjà pas fait ça moi, mais j'ai déjà assisté à un truc comme ça. Enfin, j'ai pas j'ai pas eu les couilles de dire t'interrompre. Mais oui oui oui, c'est un truc de pédagogie sur des bailles de gestion des violences et des microagrés. J'avais fait un truc comme ça là-dessus. C'était assez stylé, très théâtreux, très animateur mais c'était assez cool au final parce que c'était vraiment mais pour moi c'était plus un outil pédagogique que un truc artistique. OK. OK. Et essayer d'influer sur le le cours des Oui, c'est très éducation populaire. Ouais, c'est ça. Ouais. chose pour dire
que en fait on peut changer la manière dont se passe les choses. Donc je faisais à la fois du théâtre forum, je faisais des bibliothèques de rue dans des quartiers populaires dans les hauteurs de Nancy. Et moi, c'est principalement par là que je suis rentrée dans la politique et puis par des rencontres aussi puisque j'avais la chance de faire mes études avec un certain Adrien Clou que je connais maintenant depuis 20 ans qui lui était très engagé politiquement parce que donc moi pendant ce temps-là, je faisais plutôt un engagement associatif et il m'a beaucoup beaucoup tané avec son engagement politique et c'est beaucoup grâce à lui aussi que je suis ici. Adrien Cloué, député de la France insoumise qu'on qu'on reçoit souvent en médias aussi. Oui oui oui mais c'est
vrai que ouais c'est c'est vraiment les les les les deux potes ever quoi. Oui c'est vrai dans l'associative on a fait beaucoup de culture en fait la la le la l'idée de ATD Carmonde au départ donc de l'association dans lequelle j'ai commencé à militer. Après j'en ai j'en ai fait d'autres mais au départ à TD Carmond c'est né dans un bidonville à Noisie donc on est dans l'après-guerre. Bon, au départ, c'est un prêtre qui font de ça. Et euh lui, la première chose qui fait, qui fait un gros scandale à l'époque, c'est queil crée dans le bilon de ville un salon de beauté. OK. Et en disant en fait, c'est ce qui permet aussi aux gens de retrouver leur dignité et ATD, c'est pas une association qui distribue la nourriture, qui distribue, c'est une association qui
veut donner au les outils aux gens euh pour qu'ils puissent récupérer leur vie, être sur leur vie. Donc avec beaucoup d'outils d'éducation populaire et cetera. Donc moi, j'ai fait ça longtemps avec eux. On faisait c'est que dans ma tête à descarmond, c'est les rapports. Mais c'est vrai que j'ai un peu une vision de beaucoup de ces de ces associations de lutte contre la pauvreté, lutte contre la précarité et tout. On [grognement] a beaucoup l'image médiatique c'està-dire que bah régulièrement ils sortent des rapports sur la précarité, sur la pauvreté, sur les conditions de vie et cetera et cetera. Et très souvent moi, j'ai toujours eu un peu cette image de oui, OK, c'est des grosses machines institutionnelles, un peu en mode c'est des single tank, tu vois. Et c'est vrai
que j'ai beaucoup tendance à oublier que bah non, en fait c'est aussi bah principalement du terrain quoi. Les universités populaires, je sais pas par exemple, j'ai travaillé avec des gens des Philippines qui vivaient sous un pont sur les objectifs du millénaire pour le développement. Donc des choses qui sont très loin. Et par exemple ces gens-là, c'était intéressant parce que on leur avait proposé un terrain parce que sous le pont, ils étaient régulièrement inondés jusqu'à la taille et on leur avait proposé un terrain au sec et en fait ils étaient retournés vivre sous le pont ce qui faisait dire à plein de réas que c'était des gens irresponsables qu'il fallait leur enlever leurs enfants et cetera et cetera. Or en fait la raison pour lequelle ils étaient pas restés sur le
terrain sec, c'est que s'ils restaient dans ce terrain, alors leurs enfants ne pouvaient plus aller à l'école si ce n'est à marcher pendant 5h pour pouvoir y aller. Et donc en fait il préférait dire bah en fait on préfère vivre dans des conditions. Oui. fait partie des trucs où les conditions de vie imposé imposé aux gens sous couvert de les sauver en fait en pire et son en mode bah en fait oui je préfère dans v dans un truc insalubre et que mon fils aille à l'école que oui oui je vois le truc h qui sont déplorables et que nos enfants puissent avoir un avenir plutôt que le contraire et du coup du coup c'était c'était assez intéressant et donc ouais en fait il y avait ça avait beaucoup de choses qui passaient par la culture effectivement et et c'est un engagement qui m'a
beaucoup appris y compris sur enfin là par exemple on parle souvent des mais d'ailleurs c'est pas pour rien aussi que bah Mathilde Pan elle a beaucoup insufflé ça aussi à la France insoumise les caravanes les fameuses caravanes populaire c'est elle qui les avait lancé en 2016 et c'était vraiment son projet et c je me rappelle à l'école à l'école à l'époque pardon c'était le moment où moi je l'avais rencontré où c'était vraiment un côté en mode tu voyais le vieux qui était vraiment en mode vas-y j'étais j'étais venu aux toute première caravane la toute première elle était à Belleville c'était un peu le truc de lancement et puis il y avait un petit un petit moment où il parlait à la presse avant de lancer le truc et cetera et il y avait un truc c'était un peu pas
mignon mais tu sais il y avait vraiment le truc où tu voyais vraiment que le vieux était en mode allez vas-y parle vas-y parle ma et Mathilde qui était encore un peu dans le truc de bah je sais pas trop un peu tu sais sentiment un peu d'illégitimité et en même temps qu'elle était en train de lancer le truc qui fait maintenant qui est maintenant hyper connu qui est vraiment une des marques de fabrique de la France insoumise he les caravanes et tu avais vraiment ce truc où tu voyais progressivement comment elle arrive avec ses méthodes de qu'elle a qu'elle a expérimenté é découvert et et pratiqué dans le monde associatif, dans le monde de l'éducation populaire et cetera et en même temps, on lui fait confiance pour organiser un gros truc vous êtes déployé un peu partout en France et enfin
c'était assez marrant de voir un peu cette période là quoi. Elle va en parler des caravanes. OK. Je rappelle d'un vie n'est pas couché couché où elle débarque avec Bon part où ils sont tout jeunes. J'arrive pas à le retrouver. [grognement] C'est on n'est pas couché 2016 lorsque Mélenchon annonce sa candidature 2016 et c'est à la toute fin. Euh oui, il y a un extrait qui a tourné récemment. Manuel Bpart, directeur de campagne. Je trouve que Jean-Luc Mélenchon fait appel à notre à notre raison. Euh, il essaie pas de construire ou de constituer. Oh, le Mateu, a raison tout de suite. Un club de supporters, il essaie de voilà de de faire avancer les gens, de les convaincre, de construire un peuple mobilisé, conscient, instruit. Et voilà, cette dimension là, elle me elle me
séduit. Et puis une deuxième dimension qui est cette [raclement de gorge] dimension de permettre à chacun d'agir dans cette dans cette démarche. Vous savez, on a un site internet jm7.fr où chacun s'inscrit. directeur de campagne. Il se rappelle qu'il faut dire le nom d'ici, contribue euh euh et chacun devient acteur de la campagne. Il est pas seulement spectateur. Mathilde Panot. Oui. Euh non, moi je je suis surtout là parce que moi je suis militante associative depuis 9 ans euh et parce que aujourd'hui quand on parlait du prix du malheur tout à l'heure et des chiffres en ce moment sur comment est-ce que le système fonctionne, on voit aujourd'hui que c'est absolument plus possible quand on est dans les quartiers populaires notamment. Et il y a quand même 10 ans qui se sont
passés hein. Bah oui hein, les gens ont changé. Elle a progressé en prise de parole. Bien sûr. Mais oui, tu voyais encore bien sûr. Mais comme l'exercice mais comme enfin c'est pour moi c'est vraiment la leçon numéro 1, c'est vous voyez beaucoup de gens qui sont aujourd'hui députés qui s'expriment bien et cetera, la tribune et cetera. Tu les regardes en 2016, ils étaient encore hésitants, ils étaient encore timides avec le sentiment d'illégitimité et cetera et cetera. Et ça montre que bah la politique c'est de la pratique hein. Genre si vous si vous êtes en mode "Ah, moi j'oserais pas parler et cetera". C'est de la pratique. Faut se faire un peu violence au début et en fait c'est il y a que en il y a que en faisant il y a que en forgeant qu'on vient un forgeron quoi.
J'ai beaucoup travaillé. On a fait une caravane là cet été. Oui la coupe de cheveux elle est hyper stylée. Oui. Qui a été dans les quartiers populaires aussi. La vie des gens aujourd'hui n'est plus possible. Quand vous voyez une retraitée qui gagne 87 € par mois. Quand vous voyez que depuis le bilan SarkoZi puis Hollande, c'est qu'il y a un chômeur en plus toutes les 2 minutes depuis 2 ans. Il y a 12 personnes par heure qui sont tombé dans Ah, je me rappelle, il y avait écrit ça sur les tractes. Pauvreté depuis 10 ans, une école fermée chaque jour depuis 10 ans, à un moment, il faut dire ça suffit quoi ça suffit. Il y avait des petits autocollants thématiques où on connait ça partout. Une école fermée, leur bilan je vote, il dégage. Incroyable. Oh là là, 2016. Ah
les souvenirs ! Ah mais oui, Mathil Pan à l'ancienne bien sûr elle a Ouais, elle a elle a il y a eu du il y a eu du chemin depuis c'est des personn qu'on oublie de dire souvent c'est que pour sortir de la pauvreté en moyenne en France aujourd'hui il faut six générations. Et moi je me rappelle par exemple à Nancy avoir croisé des jeunes qui par exemple quand ils te parlent ne te regardent plus dans les yeux. Et en fait ça c'est des choses qui qu'ils ont appris de leurs parents parce qu'en fait à force d'être tout le temps méprisé, ils préfèrent ne plus regarder. Donc en fait tu leur parles et ils te regardent pas euh par peur mais pour pas être confronté peur de d'y lire du mépris alors que c'est ultra di ce qu'elle raconte là et parce que aussi parce que ça me fait
penser au prof yeux quand je te parle regarde-moi et justement les profs ça les trigger de fou les élèves qui regardent pas dans les yeux et tu es un peu en mode bah oui mais en fait c'est humiliant quoi. Genre c'est c'est oui de fou de fou. Merci serviceus. Elle parle de l'autisme ? Non non, elle parle de la de l'intériorisation de la honte sociale qui fait que les gens regardent pas dans les yeux parce qu'ils ont ils veulent pas se confronter aux mépris qui vont y trouver quoi, qui s'attendent à y trouver. Euh très clairement, moi j'étais dans la même assos que enfin je veux dire on se voyait depuis longtemps. J'ai j'ai milité avec eux pendant 2 ans. Donc il y avait pas de problème a priori mais c'est juste que dans les corps en fait que la pauvreté elle s'ancre. Et ouais
ça m'a beaucoup appris cet engagement militant là. Bah, on va accélérer la vitesse pour parler de la France insoumise. Tu fais partie de des fondatrices du du mouvement. Euh, tu es pas passé par un système, Mes collègues regardent pas la patronne dans les yeux, ça me met hors de moi à chaque fois. Bah, il y a de ça, c'est ça. Après, évidemment, c'est compliqué de réapprendre à regarder dans les yeux et à soutenir le regard. Surtout quand la personne peut avoir littéralement un truc de vie et de mort sur toi, tu vois. Donc voà mon grand-père quand il s'énervait, il me disait "Bisse les yeux quand je te parle." Ouais, bah oui, mais ça c'est le truc de la domination. Du coup, en fait, ça maintient le truc dans la domination, mais je vois le truc un peu plus culturel où c'est pas juste
l'intériorisation de la pauvreté, c'est aussi le schéma de la la soumission à l'autorité, que ce soit l'autorité parce que la personne est plus âgée, que ce soit parce que c'est le prof. Tu as pas fait le truc de sciences polen quoi, enfin de de parcours classique qui qui emmène du Parti socialiste au reste enfin et c'est quoi ton point d'entrée ? Comment comment ça se fait ? Comment c'est quand le moment où tu passes de justement de cet engagement associatif à à la fondation de la France assoumise ? Alors, j'ai quand même fait un parcours un peu classique puisque j'ai quand même fait Sciencep. Euh euh Oui, c'est ce que je vous disais. Oui, elle a quand même fait sciance Po. Oui. Ououi. Et à Sciencepo, il y a quand même plein de gens. Moi, je me rappelle.
Oui, c'est la mafia science. Moi, c'est aussi comme ça que j'ai rencontré. C'est via la mafia science des insoumis quoi. D'une nana que j'avais rencontré qui me disait "Je ne comprends pas pourquoi en France, elle venait dans un lycée français elle à l'étranger, je ne comprends pas pourquoi en France vous vous plaigniez avec un SMIC à 3000 € quand même c'est pas mal." Je lu dit "Le SMIC à 3000 € je te le prends direct." Une forme de déconnexion et en vrai, je le dis un peu en rigolant mais de violence aussi. euh euh que moi j'ai vécu euh euh à Sciencep et en fait le moment où moi je bascule euh en fait le même master que toi. Bah oui oui, c'est ce que je me disais. Oui, j'étais en mode mais oui, elle a fait Science, je comprends pas la question du journaliste. Mais oui, elle a fait
relation internationale. Je crois que je sais pas si c'était encore déjà fondu dans l'école doctorale, mais c'était le même. Ouais. Les camarades avec qui je militais faisait le masterie. Moi j'ai même j'ai fait le masterie. C'était un peu pendant un moment, c'était un peu le master de la pipeline insoumise. [rires] Je bascule pas parce que je fais pendant très longtemps les deux engagements associatifs et engagement politique. C'est le moment où justement j'arrive à Paris pour le master euh donc à Sciencepo Paris et que là je m'engage à l'époque c'était dans le Front de gauche Sciencepo et dans les campagnes la campagne notamment présidentielle de 2012 de Jean-Luc Mélenchon. Et donc c'est à ce moment-là que je commence à faire euh des réunions politiques, de
l'action politique avec une forme de violence aussi au départ, je le dis parce que à l'époque on va dire que particulièrement à Sciencep, faut imaginer qui est à Sciencep, euh il y avait par exemple dans les camarades qui militaient avec nous des gens qui connaissaient l'ensemble des groupesuscules d'extrême gauche dans le monde qui peut être très intéressant quand quelqu'un mais là là-dessus en vrai je c'est là que je me rends compte que j'ai vraiment été à l'école Mathil Panu parce Parce que c'est vraiment ce que je dis tout le temps, c'est vraiment les gens qui parlent des groupuscules d'extrême gauche de machin. Tu prends la première fois un verre avec des militants, tu en mode trop bien, j'ai rencontré des gens qui militent, peut-être que ça va me
donner envie de les rejoindre et cetera. Peut-être que je vais bienentendre avec eux et ils te font des trucs sur ah ben oui, la session et puis constat et puis machin et puis truc genre franchement c'est c'était c'est d'une violence terrible. Et c'est là que je vois vraiment, je comprends mieux pourquoi j'ai été autant à l'école Mathil Panos et je pense que elle a dû capter ce truc que ouais t'inquiète on est ensemble et pourtant je pense qu'on pourtant on vient pas du tout du même milieu social hein. Littéralement ce que Mélenchon décrivait quand il a commencé à militer à la fac mais j'ai l'impression que c'est un étos très enfin c'est un truc qui se transmet beaucoup chez les insoumis ça le truc de ah vous faites chier avec votre folklore de gauchiste
et pourtant je suis devenu ce mec qui fait chier tout le monde avec le folklore de gauchiste. Moi-même je rigole des maos et des trop de skis et cetera. Je suis pas aussi pire que Raz, mais c'est un truc que tu que tu chopes avec le temps mais enfin faut savoir s'en détacher quoi. Ça le souvenir de se faire regarder de haut parce qu'on connaît pas telle branche décidente des FARC. Ah ouais mais qui peut être aussi extrêmement excluant lorsqu'on ne vous explique pas. [souffle coupé] Et en fait on était assez peu de Nana à l'époque au front de gauche Chancep. Ça s'est amélioré petit à petit. Mais je me rappelle que ma première réunion, j'avais dit à Adrien Clou justement, enfin genre je suis pas sûre de revenir. Où est-ce que tu m'emèes ? Et je suis restée par fierté mal placé
et mais c'était bien en fait. Non, bien placé. Fierté bien placé, c'est jamais, c'est pas de la fierté mal placée. Quand tu es la seule meuf dans le groupe de mecs, vouloir rester, c'est de la fierté bien placée. C'est en mode je mérite d'être là. Genre, c'est pas parce que vous êtes tous des médiocres entre vous et que vous entressuscez que moi j'ai pas ma place là-dedans aussi. Moi, je suis moins médiocre que vous parce que je vais faire le double de votre taf. Bref, heureusement qu'elle est rester. Oui, on aurait pu rater ma petite panneau avec cause des enfants de prof. Tu imagines ? Terrible de rester parce que y compris en fait bon l'associatif ça m'a beaucoup appris. J'ai adoré mon engagement associatif. Après il y a quand même un moment où vider la mer avec sa cuillère c'est
fatiguant et on a envie que ça change pour tout le monde. Et moi, c'est principalement pour ça que je me suis lancé dans le combat politique, c'est parce que j'avais envie que ça change vraiment. Oui, c'est ça. C'est pas en mode genre oui, l'associative c'est génial, c'est super, tout le monde devrait en faire. Enfin, elle dit que c'est quand même un mode de militantisme comme un autre, mais le mode bon, ça suffit pas quoi. C'est à un moment tuas tu arrives quand même à un mur et se pose la question de de passer à la vitesse supérieure quoi, tout en se disant qu'il y a quand même c'est quand même important qu'il y a des gens qui continuent de tenir la baraque dans les assauts. Mais bonne chance pour résister à la la à la frustration et au dooming côté fourmi du du militantisme associatif
parce que je pense que c'est quelque chose qui freine beaucoup de gens à aller en politique, c'est le côté première réunion on on te bombarde de d'infos et tu as l'impression que tout le monde maîtrise et tu dis mais c'est c'est pas ma place. Moi je connais pas la théorie postmarxiste de Hier, je voyais les jeunes insoumis. Je leur ai dit soyez inclusif et inclusive parce que il y a plein de gens rien que passer le la porte de la réunion c'est compliqué. Alors euh se retrouver dans des discussions on comprend rien et où personne vous explique parce que c'est considéré comme normal. avoir tout vous avoir et et et puis il y a un truc de concurrence surtout chez les jeunes. Moi c'est pour ça que j'aime pas les jeunes. Enfin pas pas c'est pas que j'aime pas les jeunes.
J'aime pas les orgas jeune. Ça c'est un truc que j'ai toujours détesté dans les orgas jeunes. C'est que c'est pas uniquement qu'on t'explique pas. Limite je trouve que on m'a plus expliqué quand c'était des vieux parce qu'en plus les vieux ils aiment bien parler que quand c'était des jeunes. Parce que les jeunes c'est des prouveurs, ils se regardent tous un petit peu en coin et on va pas se mentir surtout quand tu un parti qui commence à s'institutionnaliser de plus en plus ils réfléchissent à pour quel députés ils veulent bosser. Il se projettent énormément dans la carrière politique, dans les orgon, beaucoup plus que dans les groupes d'action un peu plus classique, lambda et tout et ça fait que ce genre de violence sociale, tu subis d'autant plus qu'il y a un
effet de concurrence un peu et qu'on va pas t'expliquer. Alors, on va pas t'expliquer déjà parce que ils ont conscience qu'ils comprennent les choses qu'à moitié et que c'est juste une petite distinction de dire un truc péremptoire en sachant que la personne y comprend rien parce que toi non plus tu comprends pas grand-chose mais tu sais que tu as suffisamment d'assurance pour la dire. Ça c'est vraiment le gros le gros tabou des jeunes militants, c'est que ils savent qu'ils sont plus ignorants qu'ils ne le paraissent mais ils veulent surtout pas montrer qu'ils le sont. Enfin bref et euh exactement. C'est pour ça que les gens nous quittent après la première réunion. Bah oui, et en vrai de vrai, moi c'est auprès de gens un peu plus âgés que j'ai vraiment appris des bails d'histoire euh
politique et d'histoires militantes. Parce qu'en fait, les vieux, ils voient des jeunes, ils sont en mode "Ah, j'ai envie d'en parler et cetera, vous y comprenez rien." Mais c'est pas juste vous y comprenez rien, c'est nul. C'est en mode il y a pas le truc de concurrence qui fait que ils vont pas t'expliquer, ils vont gip le truc, ils vont vraiment te le partager parce que ils ont besoin aussi d'être entendu. Il y a un besoin de reconnaissance aussi un peu plus chez les vieux qui font qu'ils vont beaucoup plus interagir avec toi. Bon, peut-être que tu pourras pas trop débattre avec le vieux, peut-être qu'il va pas te laisser en placer une et que machin, mais au moins tu auras appris des trucs plus que chez les jeunes qui vont dire "Comment ça, tu connais pas ça
?" Bref, c'est une volonté de périniser leur volonté de militance. Ouais. Ouais. Oui. Et du coup être terrifié de tomber en disgrâce parce que tu auras dit un truc un peu trop hasardeux, un peu trop aléatoire, que tu es passé dans la ligne et cetera et du coup bah et je trouve que les jeunes s'autorise beaucoup moins à avoir tort parce qu'ils sont persuadés que s'ils ont tort c'est fini euh leur carrière politique et de leur et de leur et de leur vie militante quoi. Et il y a une ou il y a une peur de se faire sortir du milieu aussi parce que beaucoup les jeunes quand ils se quand il se socialisent dans les milieux militants notamment dans les orgas jeunes les syndicats étudiants et cetera, il y a un côté très amis c'està-dire que ton groupe de potes avec
qui tu milit ton groupe de gens avec qui tu milit c'est aussi ton groupe de potes et du coup il y a un petit peu une confusion entre ton groupe amical ta sociabilité amicale et ta sociabilité militante et du coup tu as peur que perdre l'un et souvent c'est le cas un peu. perdre l'un revient à perdre l'autre. Perdre ton standing militant revient à perdre ton groupe d'amis. Et du coup, ça fait des jeunes qui sont terrifiés et qui n'arrivent même plus à imaginer leur vie hors du monde militant. Moi, ça m'est arrivé, c'est un peu pour ça que j'ai un peu drop et que je me suis éloigné de de mes de du militantisme partisan. Pas la seule raison c'est aussi que je commençais à streamer, mais je sais quand j'ai commencé à streamer, j'avais un petit peu cette angoisse là
de perdre mes amis. Et en vrai, non, enfin, je les ai pas perdu mes amis, j'ai je les ai gardé, tu vois. On continue de reste potes, on va prendre des verres parfois. Bon, j'ai pas trop le temps le soir maintenant du coup. Mais vraiment cette terreur là de perdre ce qui avait été tout mon milieu social, tout mon milieu amical pendant des années, ça m'a mis du temps à me dire qu'il y avait un monde au-delà de ça, quoi. Donc ouais, ayez des potes hors du monde militant. En plus, ça vous garde les pieds sur terre aussi parce que entre militants, on devient très très vite hors sol et ouais et même si vous avez plein de potes dans le monde militant, c'est pas l'alpha et l'oméga de votre vie et voilà quoi. Et au pire, vous pouvez les garder même si vous arrêtez de militer en fait. Perso, j'ai
f les groupes militants lié à des parties parce que c'est impossible de rentrer dans leur cercle et le jugement sur tout ce que tu dis parce que tu as pas les bons mots alors qu'on est des gauch, c'est trop douloureux. Ouais. Ouais. Bah ouais, ça c'est encore un truc pas dire que la France insoumise, ils sont parfaits là-dessus parce m tendance à dire que le le l'IILB c'est super et que le le truc de le la formation continue de l'IILB c'est trop bien parce que ça permet de former des cadres. C'est c'est le critique des cocos. Oui, vous avez pas d'espace de formation et cetera, c'est bon maintenant on a un espace de formation. Mais pour avoir discuté avec des gens qui faisaient le qui qui étaient dans les formations continu de l'Ilb déjà tu as une division entre vieux et jeune qui
parfois était mal vécu par des gens avec qui je parlais et aussi bah ça crée un effet de ressentiment et de concurrence quoi. C'estàdire que Ael a plus de pertinence à parler dans cette réunion parce que il fait partie du cursus continu de de l'IILB et pas moi et du coup une espèce de ressentiment et tu te finis tu finis par détester les gens pour rien quoi. plus parce qu'ils sont dans ce truc là un peu plus intello et que du coup ils sont plus éloquents parce que ils ont suivi des cours quoi. En fait forcément quand tu fais monter des cadres et c'est nécessaire de faire monter des cadres quand tu es un parti un peu institutionnalisé mais du coup bah ça crée ce truc là auquel aucun partier échappe quoi. Et c'est un truc qu'il faut sur lequel il faut constamment réfléchir surtout quand tu
es en responsabilité dans des dans des orgon et globalement ne pas rester dans les orgon vraiment voilà des effets d'irach interne un peu bizarre. Bah ouais, moi à l'époque, je me rappelle quand j'ai commencé à militer la France insoumise, j'avais un petit peu ce truc vraiment anti orgagon et cetera, ce qui fait que je me suis jamais rapproché des jeunes du PG. Et en vrai, je pense que ça a fait que j'ai eu une entrée dans le monde militant qui était probablement plus agréable que beaucoup de monde finalement. Mais aussi parce que était entouré de gens qui avaient cette même méfiance là et qui avaient ces mêmes obsessions là quoi. Effectivement difficile de se prémunir de la burecratisation de la reproduction sociale en deogamme pour un parti politique. Ouais, de fond hein. Supion
de GA où je suis obligé de me censurer pour éviter d'écraser la réunion. Ouais, bah ouais. Et en même temps, c'est parce qu'en fait, je pense que ça te donne une responsabilité du coup de de d'utiliser ton savoir non pas pour être professoral, mais pour euh encourager les autres à se rendre [grognement] compte qu'ils ont aussi du savoir et du savoir-faire, quoi. Donc c'est et en même temps bah c'est compliqué parce que parfois, il y a aussi un effet de différence des gens qui sont en mode "Non, mais vas-y, parle parce que naturellement ça te confè une autorité naturelle aussi." Donc bon, il y a un peu c'est un équilibre permanent à chercher quoi. Mais ça c'est la vie quotidienne d'une langue politique. Mais en tout cas, oui, très réel ce qu' raconte la Math Pano.
Explique parce que c'est considéré comme normal. vous devez avoir tout lu, vous devez avoir et en fait c'est dommage parce qu'il y a des gens qui partent aussi à cause de cela. Et là, on est quand même dans une campagne présidentielle. Une campagne présidentielle, c'est un moment qui est extraordinaire à vivre comme militant et militantes parce que c'est un moment le moment où le pays se politise mass aussi et que les orgon se constituent beaucoup au niveau des centres universitaires et que les organs sont pas du tout représentatifs d'une quelconque diversité sociale. C'est des orgas étudiantes en fait c'est pas des orgas jeunes. C'est notre problème. À chaque fois qu'il y avait des jeunes prol qui étaient pas dans le milieu étudiant qui essaient de se rapprocher
des orgas jeunes à chaque fois il partaient. Ordinaire à vivre comme militant et militantes parce que c'est un moment le moment où le pays se politise massivement. où les gens s'intéressent aux choses. Et donc du coup, c'est le moment où justement faut donner toutes les conditions à tout le monde de pouvoir s'investir comme il ou elle le souhaite. Cette campagne, elle va s'articuler aussi sur le rapport au médias et globalement, on a l'impression que il y a l'Empire Boloré, mais il y a aussi tout le reste des médias plus modérés qui s Transfo avec les [ __ ] de droitards qui font pas ce qui se sont passés pour des gens modérés. Ah tu as son agenda, on le voit dans les recrutements de France info qui va aller chercher des anciens chroniqueurs de C News
qui d'ailleurs disent bon bah restez sur ces news quand ils sont sur la chaîne toujours les réflexes. Bon comment vous vous préparez à ça ? Est-ce que la stratégie des nouveaux médias justement fait partie de de ce process de cette réflexion ? Bah en tout cas donc ça sera une des premières choses don on s'occupera quand quand on sera au pouvoir. Je commence par la fin on aura gagné. C'est qu'il faut absolument déconcentrer les médias. Ça c'est une urgence démocratique vieux insoumis. Ma première campagne, je suis ultra hype et optimiste. Mais du coup, je me demande si ça se passait si bien les autres campagnes. Il y a aucune autre campagne qui s'est passé aussi bien dès le début. Si peut-être 2016, mais 2016, on était vraiment 2016, il y avait un début optimiste, mais on était
tellement inconnu au bataillon que c'était beaucoup de travail pour rien que dire qu'on existait. Là, les gens savent qu'on existe et en plus, on fait un super début. Début de campagne 2022, c'était atroce. 2016, ça démarrait si lentement. Ça démarrait lentement mais tu avais un peu les caravanes, tu avais tu des trucs à faire mais c'est clair que il y avait pas de raison d'avoir autant d'enthousiasme qu'aujourd'hui quoi. Donc là c'est vraiment c'est le meilleur démarrage de campagne qui a jamais fait la France insouis. Comment ça c'est atroce en 2022 ? Bah 2022 la campagne a commencé donc en 2021 on était encore sous Covid. tu as eu les tentatives de meeting euh en ligne, tu as eu euh aussi beaucoup une absence un peu de débat euh de de débat médiatique
avec bah beaucoup la guerre en Ukraine aussi qui a beaucoup monopolisé euh du temps de parole, ce qui est en soit logique mais ce qui a fait que ça a un peu été le prétexte aussi pour Macron de pas faire campagne et de rester sur son truc de on a besoin d'un homme prévidentiel en plus qui sortait du Covid en mode on a géré une crise et cetera. Donc 2022, j'irais même jusqu'à dire qu'il y a quasiment pas eu de campagne. Non non, 2022 c'était ce qui a bien lancé la campagne 2022, c'est le débat versus Zemour. Oui, c'est le débat Zemour qui a vraiment lancé la campagne. Mais après, c'est très vite retombé. C en fait en 2022, c'est difficile de garder des dynamiques constantes. Là où en 2016-27, il y avait des dynamics qui étaient un peu plus lisibles. 2022
c'était très assuré en vrai la campagne. Mais en vrai, là, on fait le meilleur démarrage he absolu et puis y compris une urgence sociale pour les journalistes qui travaillent aussi. Euh donc ça c'est la première chose. Ensuite, la deuxième chose, évidemment, vous avez vu que ça a fait hurler et pleurer nombre de médias le fait que Jean-Luc Mélenchon fasse maintenant régulièrement des conférence avec les nouveaux médias qui est une manière aussi de leur donner à la fois de la visibilité mais aussi de contourner un peu l'officialité médiatique sur lequel on continue d'aller mais qui sont de plus en plus des gardes à vu médiatiques avec bon on a vu des mensonges répétés effectivement un alignement sur l'agenda de de l'extrême droite de plus en plus et donc on a
besoin de trouver des espaces pour contourner tout cela d'autant que cette campagne présidentielle En plus de cette main mise encore plus forte des milliardaires sur l'information, elle va avoir une, je dirais pas une nouveauté mais une difficulté supplémentaire qui va s'accroître encore, c'est la question des ingérences étrangères. On a vu là dans les élections municipales et ça a été encore confirmé récemment que donc il y a eu des ingérences étrangères confirmées qui viennent directement d'Israël sur les campagnes municipales de Sébastien de Logu, de François Pigmal ou encore de David Guirot pour donner un exemple de ce que ça donne parce que pour beaucoup ça a été euh des raides numériques. Et ça là-dessus encore une fois avec le scandale de Macron qui au
début veut rien faire, fait un rapport complètement caviardé donc on a la moitié du rapport en fait qui est qui est disponible au final parce que ils veulent pas trop que le fait qu'on découvre que la France insoumise et subie des ingérences étrangères ne nous serve et tu en mode bah en fait ouais mais ça marche pas comme ça en fait ça parce que ah non mais en fait il risque d'utiliser ça comme argument et en fait les gens risquent d'avoir de la sympathie pour eux. Bah peut-être que les gens auraient raison d'avoir de la sympathie pour nous. D'accord. Enfin bref, peut-être que ça les arrange. Mais bien sûr que ça les arrange. Au fond du fond, ces campagnes déstabilisation les arrangent largement. Bien sûr. Et par exemple, Sébastien Deogu avait dans les rues de Marseille des
affichettes qui étaient collées d'une certaine Sophie qui affirmait que Sébastien Delogu l'aurait violé. Et ça c'était l'ingérence étrangère qui vient directement de proche de Netaniaou de enfin don dont on essaie de remonter la piste. Euh euh donc je veux dire ça c'est ça a vraiment euh des effets qui sont extrêmement graves et qui vont faire qu'on va avoir une campagne qui va être très violente vraiment une dinguer et qui va nécessiter aussi que sans cesse euh on déconstruise les mensonges. Envie de m'engager en tant que militante insiste à Toulouse mais j'ai 40 ans et ma culture politique est très récente dernière les solutions pensez que ça peut quand même le faire ou pas ? Bien sûr et encore une fois, tu vas vraiment, il y a pas de diplôme qui est demandé
pour militaire, beaucoup de tes connaissances se feront aussi sur le terrain et dans tes expériences. Et fais confiance à tes instincts aussi. Et ne laisse jamais personne te dire que tu es moins légitime parce que tu as moins de culture politique. Au contraire, tu es là pour apprendre autant que les gens qui prétendent en savoir plus que toi. Donc en vrai, vas-y hein, go. Ils sont dit contre nous. Alors, je trouve qu'il y a un truc qui est intéressant qui s'est passé dans les élections municipales, notamment suite à la violence qui s'est déployée contre nous. On avait bon plusieurs épisodes de violence, mais notamment suite à la mort de Quentin [raclement de gorge] Der. Je trouve que ce qui est intéressant, c'est que à la fin peut-être que certains comprennent que les médias c'est pas la
vraie vie et qu'il y a plein de gens qui ne croient plus l'officialité médiatique lorsqu'elle nous qualifie ici d'assassin, ici de raciste, ici et cetera et cetera. Mais du coup, ça fait un cocktail bizarre où les gens font pas confiance aux médias mais les médias gardent quand même une immense main mise sur l'agenda politique et du coup la fonction des médias de tribune politique est neutralisé aussi en même temps. Enfin c'est un peu bizarre quoi. C'est vraiment il y a des gros médiatiquement cette campagne est probablement la plus imprévisible qu'on aura jamais vu. Après, j'ai l'impression qu'on dit ça qu'on dit ça chaque année, mais dans le rapport aux médias, aux déstabilisation via les réseaux sociaux, c'est ça wouh, ça va être ça va être ouais très peu prévisible cette campagne là.
C'est évident qu'on a une difficulté qui est immense et que donc il faut non seulement déployer du terrain mais aussi déployer Ouais. un démontage des mensonges qui sont dit sur nous en continu et donc en général il ne faut pas croire ce qui est dit sur nous à la télé. On va revenir sur ton parcours. C'est un petit aparté sur les médias. Tu prends la tête du groupe parlementaire en 2022 euh dans ce même contexte d'attaque parce que les attaques médiates, elle était déjà vice-présidente en 2017. Présidente du groupe parlementaire c'était Mélenchon, elle était vice-présidente et elle est devenue présidente du cours 2022. Ouais, c'est ça. Comment tu l'as vécu ? Tu étais prête à ça ? Comment ça se passe les les les la gestion de de ce groupe parlementaire ?
Comment tu comment tu t'es retrouvé à à ce degré de de responsabilité ? Alors, j'étais prête et pas prête. Bon, de toute façon, on a tous appris sur le TAS. Faut rappeler, faut se rappeler que la France insoumise, elle rentre pour la première fois à l'Assemblée nationale en 2017 seulement et que en 5 ans, on a quand même multiplié par quasiment 5 notre nombre de députés, donc avec des gens qui n'ont jamais été élus pour un grand nombre d'entre eux, c'était par exemple mon gars. Euh et qui donc bon, apprennent plein de choses sur le tas. En même temps, je dis j'étais prête aussi parce que depuis 2019 en fait, j'étais vice-présidente du groupe. Donc en fait, je g beaucoup de choses du groupe. Moi, la plus grande fierté que j'ai dans le groupe parlementaire, je le
dis souvent, mais pour moi, c'est la chose la plus importante qu'on a réussi à démontrer en étant à l'Assemblée nationale, c'est d'abord que tout le monde peut faire de la politique et que même on en fait mieux que celles et ceux qui s'y croient prédestiné quand on est arrivé à l'assemblée. Mais faut imaginer le niveau de Bah, c'est ce qu'on voit avec le avant après, le avant après qu'on a vu avec on n pas couché quoi. C'est le truc de Oui. apprendre sur le tas, bah c'est le c'est le cœur du truc quoi. et prix qu'on avait euh euh à notre rencontre. Euh je me rappelle euh bon alors il y avait Caroline Fiat, première soignante élu à l'Assemblée euh qui était la députée bac-2, Jean- Graton euh qui était au RSA, activité député de la Réunion qui pose une question au gouvernement sur
l'augmentation de la pauvreté dans notre pays et le premier ministre lui répond ou le ministre, je ne sais plus lui répond en disant de toute façon vous ne dénoncez pas la misère, vous en vivez. Ah oui, je me rappelle de ça. C'était atroce. La façon dont ils ont traité Ratmon, c'était atroce. Mais euh Cat Nin aussi euh le député call center Caroline Fiat Backm enfin genre franchement c'est non cétait c'était vraiment atroce c'était vraiment le le il y avait un mépris de fou qui était et il faisait même pas semblant de le dissimuler. Et c'était aussi le moment parce que quand les insoumis sont arrivés, c'était aussi la première génération de macronistes en face et les macronistes qui venaient tous d'assurance de machin qui venaient vraiment tous de la fameuse société
civile qui en fait juste le monde du privé l'enfer quoi qui se retrouvai députés déjà ils avaient le seum d'être moins payé qu'il l'était dans le privé quoi. Ils étaient vraiment et oui pas dans la poissonnière et tout enfin enfin et vraiment un truc où tu avais une rencontre et un clash en terme de classe sociale entre le groupe Macronis et le groupe Insoumis alors que le groupe Insoumi était vraiment tout petit. Il y avait quoi ? Il y avait 17 députés, il y avait 15 députés, je sais pas 15 16 17, je sais plus. Mais oui tu avais tu as vraiment eu une opposition où vraiment les insoumis étaient identifié comme les nit de classe quoi. Des des choses mais qui étaient hallucinantes et je trouve que bon, ils sont toujours d'une violence extrême contre nous
mais ils ont quand même compris qu'il y avait une grosse force populaire derrière nous et donc ils ont peur de nous maintenant. Et je trouve que le fait d'avoir eu et d'avoir toujours bon alors je disais une aide soignante une ouvrière agricole Mathilde Ligier qui est élu actuellement un chauffeur de taxi enfin plein de Rachel Kéké qui est qui est élu de 2022 à 2024 je trouve que ça enclenche un cercle vertueux qui montre que le peuple est de retour en politique et qu'en fait on est légitime à le faire. Et je pense que ça c'est un message qui est très très important notamment dans un moment où et en plus pour si peu enfin je veux dire on peut vraiment se féliciter de du bon de représentativité qui a été fait avec le groupe insoumis euh mais tout en soulignant le fait que c'est toujours
pas assez et que même même le peu même le peu qui a été abattu par la France insoumise en terme de faire monter des députés qui ne viennent pas du serrail, qui viennent de milieu ouvrier, de milieu populaire et cetera, rien que ça ça a suffi pour les faire câbler. Rien que ça, ça a suffi pour qu'il montre leur mépris crass. C'est enfin ça où tu vois que c'est vraiment genre c'est c'est les d ils sont pipés quoi. Genre c'est on a eu de cesse de dire au Oui et déjà le peu qu'on fait c'est des années lumières des autres parties. Oui. Genre c'est bref brefant TDS gen un qui étaient dépolitisés notamment au gens des quartiers populaires. Ce qui est insupportable à entendre. ce serait un sacré coup n'empêche. Euh et deux que en fait euh il fallait être un peu expert pour pouvoir
s'occuper de la politique. Moi je vois souvent des enfants en classe qui me demandent il faut faire quoi comme étude pour être député et je leur dis bah rien de spécial en fait. et et je pense que c'est hyper important pour justement ouais redire que le peuple se laissera pas exclure de la politique et qu'on laissera pas des décision se prendre en autre nom sans qu'on qu'on puisse être là et sans qu'on ait notre mot à dire et je pense qu'on dit notre mot à dire assez fort et assez haut et que ça permet notamment dans là dans la période où ils sont devenus minoritaires de contrecarrer à de nombreuses reprises leurs plans. On on tourne cet épisode quelques jours enfin après l'annonce de la candidature de Jean-Luc Mélenchon pour 2027. C'est c'est toujours c'est toujours la le même
euh les mêmes discussions à gauche. Euh bon, il y a des il y a des gens qui disent que c'est une erreur euh stratégique parce que Jean-Luc Mélenchon ne serait pas capable de rassembler. Euh mais on a envie de poser la question inverse. Est-ce que il y a quelqu'un d'autre à gauche qui est capable de faire 22 % [grognement] au premier tour ? Euh est-ce que cette critique elle J'adore le [rires] média, c'est vraiment genre bon les gens critiquent Mélenchon mais bon un est-ce qu'il y en a qui sont mieux que lui ? Bon, je pose simplement la question. Voilà, je ne fais qu'une interview. Mais donc elle a une résonance. Tu trouves qu'elle qu'elle qu'elle c'est juste c'est juste des gens qui qui pensent en intérêt partisan ou c'est c'est quelque chose qui peut vous poser une difficulté
pendant la campagne ? On nous l'a fait à peu près à chaque élection. Rappelez-vous en 2022. En 2022, on nous expliquait que de toute façon la gauche ne pourrait jamais gagner l'élection présidentielle de 2022 et que de toute façon ce qui se jouait c'était 2027. Donc en fait on nous le fait à chaque fois. En fait, ceux qui font ça non seulement bon dégoûtent des gens, essayent de mettre le pays dans un espèce d'état de on peut rien faire, on peut rien changer, un état de désespoir absolu et euh je pense que le lancement de notre candidature et de la candidature de Jean-Luc Mélenchon montre au contraire euh qu'il y a une forte envie dans le pays, euh voilà, d'inventer un autre avenir ensemble. Euh, il y a qu'à voir le le nombre de signatures, avenir en commun sur Mélenchon 2027.fr. C'est
impressionnant. La dernière fois, on avait mis 4 jours à obtenir les 1500 parrainages citoyens pour la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Cette fois-ci, on a mis moins de 24 heures et là euh bon, à l'heure où on enregistre cette émission, on est à peu près à 275 273000 si je suis exacte pas de prédiction sur combien dans 10 jours. Mais exactement, mais ce qui est ce qui ce qui est en terme de dynamique, personne ne peut faire ça dans le pays. Enfin, je veux dire, c'est la construction d'une force politique. Et Jean-Luc Mélenchon, contrairement à toutes les caricatures qui sont faites sur lui, moi je vous demande qui est-ce que vous connaissez autour de François Ruffin ? Qui est-ce que vous connaissez autour de Rapfla Gluxman ? vous ne connaissez personne
alors que Jean-Luc Mélenchon qui est décrit comme l'homme gotihique par excellence et celui qui non seulement a fait émerger toute une génération et une équipe voir des équipes qui sont prêtes à gouverner et puis surtout Jean-Luc Mélenchon c'est pas un aventurier de ce qu'on fait en politique. Jean-Luc Mélenchon, il a une haute conscience du temps long dans lequel on s'inscrit. Nous, on fait pas la France insoumise pour euh s'imaginer être une fois ministre euh premier ministre euh président pour être les gestionnaires de la France pendant 5 ans. Nous, on fait la force politique de la France insoumise en pensant le temps long dans lequel on s'inscrit et c'est ce qui terrifie la gauche. Ben bon après bon, je vais pas refaire le le truc mais c'est ce qui se terrifie la
gauche, c'est que on fait la France pour tous les remplacer et pour tous les rendre un gar en fait. et justement la manière dont on veut changer profondément ce pays et et l'avenir que que qu'on propose notamment aux jeunes générations. BOP PS mais en même temps c'est un bon résumé de ce qui est devenu le PS quoi. Des gestionnaires qui font leur carrière de ministre et qui calculent leur bail quoi. Genre c'est [souffle coupé] donc euh cette question du temps long, elle est importante et puis Jean-Luc Mélenchon, c'est quand même un extraordinaire candidat. C'est quelqu'un qui a une culture historique qui est immense, une profondeur politique, qui est quelqu'un qui est reconnu, y compris internationalement par des chefs d'état, y compris parce que Jean-Luc Mélenchon
est un des rares qui s'est toujours intéressé à l'international, ce qui est pas du tout le cas du reste des partis politiques ni à gauche, ni à droite, ni nulle part. qui arrive à évoluer sur ces questions aussi parce que si on compare avec des positions précédentes notamment la réflexion qui est en cours sur la Palestine et sur notamment la positionition, il y a ça c'est une critique qui est souvent en fait sur le quand sur les précédentes positions de Jean-Luc Mélenchon en 2016 et cetera, c'est les soutiens de Ruffin ou de Rousell en parle souvent sur les réseaux mais en c'est pour le coup le seul politique qui arrive à à dire OK bah j'évolue sur cette il fait les questions et les réponses en même temps c'est très bien question parce qu'on vasy convaincu [rires] de ça ou ça
par exemple en 2016 moi je me rappelle J'avais fait rencontrer à Jean-Luc Mélenchon un ami qui était à ce moment-là dans la plateforme Stop ou contrôle au faciè et Jean-Luc Mélenchon pour plein de raisons dans son histoire était encore dans un moment où il voulait dire je fais confiance à la justice à la police enfin avait du des difficultés à appréhender ce que c'était les violences policières et moi je me Oh c'est marrant qu'elle aille spécifiquement sur le terrain des des violences policières parce que souvent quand tu poses des questions à Mélenchon en ce moment il il l'accepte de plus en plus en ce moment interview il est il est moins à dire parce que pendant un moment il est en mode Non, j'ai pas évolué. J'ai simplement mis en cohérence mon logiciel humaniste avec quand même.
Du coup, tuas un peu évolué quand même. Maintenant, il a un petit peu plus avoir évolué mais encore un peu à demiot donc c'est précis que va-til soit là en mode non vas-y quand même oui il a bougé quoi. Rappel de cette discussion avec Isa où il lui dit en fait dès qu'on a 8 10 12 ans dans un quartier populaire notre lien avec la République bon c'est l'école et sinon c'est la police il n'y a que l'institut enfin que ça. [souffle coupé] Euh et en fait des 8 10 ans 12 ans, j'ai bon surtout quand tu es un jeune homme euh on t'apprend que tu es étranger dans ton propre pays. C'est ça le contrôle au faciè en permanence en fait. Et bah par exemple ça Jean-Lucis Mélenchon est quelqu'un qui aujourd'hui le porte complètement. Enfin, je veux dire, c'est donc il y a aussi le fait de
d'à la fois de discuter, d'être très en lien avec les C'est vrai que oui, le truc sur la police républicaine. Bon, ça reste un truc du programme dans la question de comment est-ce qu'on transforme la police, mais la présomption de enfin avant tu avais un peu un discours de faut faire une police républicaine tout en donnant à la police actuelle une présomption de républicanité en mode que non mais si on leur donnait d'autres ordres, il se comporterait correctement et là tu as de plus en plus un truc d'assumer de non la police n'est pas républicaine aujourd'hui et il faut lave le fameux de la cavogrenier qu'on avait eu notamment beaucoup bah avec le débat contre Zemour en 2022 et cetera, le truc vous obéirez et cetera il a un petit peu plus affirmé que bah non, c'est pas
juste c'est pas juste des mauvais ordres qui sont donnés. En 2016, c'était un petit peu encore le discours, tu vois, de de le discours un peu de la bavure. Même si on parlait pas trop de bavure, on parlait déjà on parlait déjà un peu de violence policière. Mais le truc en mode bah c'est des bavures, donc voilà bah tu as bavé quoi. Tu as bavé mais si tu avais pas bavé bah en fait tu aurais été un bon flic quoi. Différents mouvements sociaux, collectifs, intellectuels du pays qui fait que ouais on est aussi capable de dire ben de changer d'avis, de d'avancer sur des questions, de faire avancer notre programme toujours en mieux et ça c'est aussi une force de Jean-Luc Mélenchon. Oui. Et la stratégie de la France insoumise, c'est pour pour le présentiel si on fait
on fait évidemment c'est c'est un peu caricatural, mais est-ce que c'est d'augmenter la participation dans les bastions forts, dans les quartiers populaires et cetera ? Parce que j'ai l'impression que l'analyse que fait la France insoumise des électorats c'est toujours les électorats sont sont pas stables et on peut les faire augmenter et j'ai l'impression que le reste de la gauche se dit ahou la question de la conquête électorale. OK, d'accord. OK, pour gagner, j'ai 7 % faut que j'aille récupérer les 12 de chez Macron, les trois de je ne sais qui et qu'il y a pas une volonté d'aller chercher un un électorat qui n'existe pas en fait. Bah déjà le fait de vouloir faire une primaire, c'est déjà un signe de cet entre soi en fait de dire on va essayer de se convaincre entre gens déjà
convaincus de savoir qui est le meilleur. Puis après on connaît l'histoire généralement celui qui a gagné n'est pas soutenu par celui qui a perdu, qui va soutenir parfois un autre candidat qui prend beau. Bref, on connait l'histoire. Donc à mon avis, c'est assez juste comme comme analyse. Par exemple, nous élections européennes, on a réussi à faire un million de plus de moi. Typiquement, ça c'est le truc que j'ai appris avec les insoumis, c'est qu'en fait à partir du moment où tu arrêtes de regarder la politique comme un gâteau qu'on se partage qui est la vision gestionnaire et que tu commences à l'avoir comme c'est vraiment le cliché de on ne veut pas partager le gâteau, on veut augmenter la taille du gâteau. Quand tu arrêtes de le regarder comme un
gâteau qu'on se partage et où tu as déjà un corpus de gens et ce oui comme la mer. Exactement la mer. Très bonne idée. Comme un fleuve. comme un fleuve qui suit son cours et qui prend de l'ampleur au fur et à mesure qu'il dévale la pente. Euh voilà, je sais pas où je voulais aller avec ça. Mais oui, ça c'est vraiment un truc qui est qui est au cœur de l'ADN de l'ADN insoumis, le truc de de rompre avec cette vision gestionnaire de l'électorat quoi. C'est pour ça qu'à chaque fois les gens, ils disaient il il va chercher telle et telle communauté. Tu en mode non, vous ne comprenez toujours pas parce que vous ne pouvez que lire le monde politique en terme de communauté à séduire, en terme de part de marché électoral. C'est juste en fait on ne parle pas la même langue.
Donc à chaque fois nous notre but c'est pas juste dans les bastions fort parce que je trouve ça a été beaucoup caricaturé du fait notamment de Rua je je le dis très clairement par exemple je sais pas dans le système où est-ce que moi j'appartiens je veux dire moi je je OK je suis élu à Ivri sur scène c'est vrai que c'est une bonne question mais par exemple moi j'ai grandi à Saint Privé sans mes main dans une ville de 4000 habitants dans le Loiré donc je bon enfin bon vous comprenez le problème quoi. Bref, euh mais du coup euh en fait euh notre notre but principal c'est de redonner le goût de la politique aux gens et donc de ramener massivement les gens aux alors évidemment les les endroits où euh il y a le plus abstentionniste, il y a évidemment dans les quartiers populaires.
Ça me semble pas si compliqué à comprendre. Je sais pas s'ils comprennent pas aussi ils font semblant. Non mais parce que en fait voir le truc comme un gâteau que tu te partages et que comme comme une part de marché électoral c'est pratique parce que du coup ça te rassure sur le fait que tu as pas beaucoup de travail à faire. Il suffit de dire les bons mots aux bonnes personnes, les bons mots clés et ça va débloquer l'achievement. tu as convaincu tel groupe de personnes. Donc en fait, je pense que c'est juste que c'est consubstantiel au fait que c'est des gens qui bossent pas parce que s'ils admettent que le monde politique fonctionne différemment, bah ils sont obligés de se dire que [rires] ils peuvent pas juste être des héritiers politiques quoi. Mais il y a aussi partout sur le
territoire la question de la jeunesse. Il y a bon les plus précaires de ce pays qui sont aussi ceux qui votent le moins. Et donc nous, on est par exemple fier à la France insoumise d'être quasiment les seuls à faire tous les ans des campagnes d'inscription sur les listes électorales. Moi je à l'époque, j'avais lancé les caravanes d'égalité des droits quand on avait lancé la France insoumise. Ça existe depuis 2016, on le fait chaque année. C'était à la caravane pour l'égalité des droits. Incroyable. J'étais là, j'étais là au lancement sur l'accès à la citoyenneté politique, donc l'inscription sur les listes électorales, mais aussi à la citoyenneté sociale. Donc l'accès au droit. Et ça c'est, tu sais genre c'est vraiment moi ça fait partie vraiment des trucs qu'on
fait que je me suis dit "Ah ouais, je suis je milite au bon endroit parce que genre j'étais vraiment en mode j'arrive, je commence à militer, un de mes camarades me dit "Ah ben viens, on va à Belleville pour le lancement de tel truc et cetera." Il m'explique le bail un peu et je suis en mode "Ah bah oui, tu veux dire qu'on peut aller en bas des blocs, prendre une tablette et dire aux gens, "Tu as le droit à telle aide sociale" et que on peut dire "Ouais, le non recours c'est un problème", mais qu'on peut aussi faire que les gens aient recours à leurs aide sociales. Pardon ? Mais c'est vrai, on peut inscrire les gens sur les list sélect. Oui, c'est vrai parce que je oui, [rires] c'est vraiment et pourtant c'est pas beaucoup he tu sais. Alors, c'est vraiment du enf pour le coup, c'est
vraiment du militant de terrain de base, tu vois. Mais le fait que penser que militer en politique, c'est pas juste distribuer des tractes et essayer de trouva quelqu'un et aussi c'est être utile ici et maintenant, moi ça fait partie des trucs qui m'ont m fuck parce que c'est ce qui a contribué à ce que j'arrête de voir la politique de façon uniquement cynique quoi. Donc bon, quand on voit qu'il y a quasiment 11 millions de per des tablettes, ça se voit que vos milités appar dans les caravanes, il y a toujours des tablettes. Je sais pas, peut-être, je sais pas. Je je peut-être que oui, peut-être que c'était une oui, je sais pas. personnes dans notre pays qui sont non inscrits ou mal alors les gens prenaient leurs ordis quoi inscrits parce qu'ils ont déménagé.
Euh vous comprenez que c'est un enjeu majeur. C'est un enjeu majeur démocratique de dire c'est pas normal qu'il y a des millions de gens qui puissent pas donner leur avis sur euh sur ce qu'ils veulent pour euh pour le pays et pour eux-mêmes. Euh mais surtout euh ce qui est délirant c'est que depuis 2016, l'État refuse de faire des campagnes d'inscription sur les listes électorales parce qu'ils savent très bien que ceux qui ne vont pas voter. Ça c'est un truc qu'on en a parlé avec Antoine Sal Papou quand on l'a reçu en Zawat talk mais mais c'est quand même une dinguerie que mais mais même sur le sur le recours aux têtes sociales on dit "Ah oui le non recours c'est un problème et mais genre pourquoi c'est pas automatique ? Genre pourquoi genre si l'État est capable de savoir à quoi tu
as le droit et en plus que maintenant les les trucs sont déjà préremplis. Je sais pas pour le le le je sais pas la prime d'activité, les bails comme ça maintenant c'est déjà prérempli parce qu'il y a le il y a la transmission automatique de tes revenus et cetera. Pourquoi vous les versez pas direct ? Exactement pourquoi vous ça vous coûterait pas si cher à développer ? Ça permettrait aux gens de sortir la tête de l'eau parce qu'en fait l'État a besoin du non recours et bon ceux qui s'abstiennent massivement sont enfin parce que l'état imagine que si moins de gens recourent aux aides sociales ça va leur coûter moins cher alors qu'en réalité ça leur coûte plus cher. Mais bon ça c'est encore un truc une logique de boutiquier typique de l'état néolibéral. Ils font
deux pauvres campagnes de pub sur l'inscription les électorales. Ils disent qu'il luttent pour inscrire les gens md je déteste les macros. Mais rien que le fait que pourquoi l'inscription n pas automatique genre pourquoi genre ou alors pourquoi vous envoyez pas des formulaires je sais pas dans la dans la boîte aux lettres ou un truc comme ça ou pour dire e bonjour municipal c'est pire que ça. La mairie PS a radi 8000 électeurs sous prétexte de mise à jour. Résultat il y a plein de gens qui sont venus voter dans leur bureau de vote mais qui ont été refusés. Oui. Bah oui mais oui ouioui. Je me rappelle au municipal tu avais plein de gens qui étaient baladés de bureau de vote en bureau de vote parce que tout à coup tout ça avait changé et tout. Enfin c'est Ouais. Donc nous, on est fier de
faire ce travail-là et puis quand même quelque chose qui donne de l'espoir, c'est automatique. Non, la première inscription est automatique. Et en fait le problème c'est que les gens sont pas sont en fait quand les gens sont pas inscrits en fait, ils sont mal inscrits. C'est-à-dire que le fait que pour les jeunes l'inscription est automatique n'est pas condition d'avoir fait la JDC. Ah ouais ! Ah parce que c'était recensé. la JDC, ça permet de faire le recensement et du coup ils t'inscrivent automatiquement sur les listes. [grognement] En fait, oui, c'est que la plupart des gens la plupart du temps les gens sont souvent mal inscrits. En fait, c'està dire que après un déménagement, après avoir bougé et cetera, ils se réinscrivent pas et du coup ouais, ils sont inscrits quelque part mais ils
peuvent pas vter à l'endroit où ils sont inscrit quoi. Et souvent, ils savent même pas où ils sont inscrits et tu as un truc de en fait, c'est pas compliqué. Plus c'est compliqué d'avoir accès au droits civiques, plus les gens s'en désengagent aussi quoi. Donc voilà, c'est fa. En plus, mon inscription était pas automatique et j'ai fait la JDC. Peut-être que c'est nouveau, que c'est un nouveau truc. Moi je crois que je me suis inscrit manuellement sur les listes électorales en 2016. Peut-être parce que j'étais mineure quand j'ai fait magie d'cè mais il me semble. Ou alors je suis juste allé vérifier mon inscription, je sais plus. Ah bonne question. Inscription automatique à ton recensement à 16 ans mais à condition de pas déménager antiser ton éco. OK. OK.
Oui. Bon du coup j'ai dû juste vérifier. Alors alors je trouve pour la campagne de 2027 c'est que on a quand même 4,2 millions de jeunes qui ont eu 18 ans entre 2022 et 2027. Donc ils vont pouvoir voter pour la première fois. Et on a quand même la chance d'avoir dans ce pays une jeunesse qui est massivement antiraciste, antifasciste, féministe, consciente des enjeux écologiques. Et puis l'autre chose, c'est moi quelque chose que qui qui me parle particulièrement, c'est ce dont parle Vincent Tibéri dans son livre La France est de droite. Il dit "Pour la première fois, on observe une socialisation à l'envers." En fait, il dit "Pendant des années, pendant des décennies, la socialisation, elle se faisait du haut vers le bas, c'est-à-dire des générations les plus âgées vers la
jeunesse, un professeur dans une école, des grands-parents ou des parents dans une famille et cetera." Il dit "Pour la première fois, on voit l'inverse." Et l'exemple parfait, c'est ce qu'on a réussi à faire avec les associations féministes, c'est l'inscription de l'avortement dans la Constitution. Pourquoi ? Depuis 50 ans que l'avortement est légalisé en France, il n'y a jamais eu de vote favorable du Sénat. Donc pour changer la constitution, faut voter dans les mêmes termes, assemblée Sénat. Est-ce que c'est si vrai que ça que ce soit la première fois ? Parce que d'un point de vue aussi massif, oui. L'association à l'envers, tu l'étudies en cours de enfin, j'avais étudié en cours de sociologie au lycée. Donc ça oui. Mais est-ce que c'est la première
fois queil y a un mouvement de jeunesse aussi puissant qui impacte les parents aussi ? Oui, j'imagine parce que quand tu penses au cliché auquel tu penses quand tu dis un mouvement de jeunesse, c'est M68, tu es une opposition générationnelle. Ah non, pas tant que ça parce que tu avais aussi les mouvements ouvriers qui sont aussi politisés à la rencontre du monde étudiant sur certains sujets et même bon même qui ont même pas eu besoin de rencontrer le mouvement étudiant mais où tu as eu aussi une politisation féministe. Peut-être qu'aujourd'hui c'est juste plus massif et que c'est pas juste cantonné aux mouvements sociaux déjà en mouvement quoi. J'imagine. C'est impossible puisque en 50 ans il y a jamais eu de vote favorable du Sénat. Donc ce que faisaient les lois c'est
qu'elles allaient à l'Assemblée au Sénat c'était il votaiit contre et puis le dernier mois allit à l'Assemblée qui votait pour. Et d'ailleurs, avant que nous on arrive à le faire voter pour la première fois dans notre niche parlementaire, en septembre, il y avait une tentative au Sénat et cette tentative avait échoué. Alors, pourquoi est-ce que en février d'après au Sénat, la constitutionnalisation du droit à l'avortement a été votée ? Et ben ça, c'est des sénateurs et sénatrices qui racontent que leur filles, petites filles, niè sont venues les voir et leur ont dit "Je ne viendrai plus jamais de voir à Noël, je ne viendrai plus jamais de voir aux vacances, bref, je ne viendrai plus jamais de voir si tu ne votes pas en faveur du droit des femmes à disposer de leur corps."
[souffle coupé] Et du coup, ça a fonctionné et ça a même continué le processus puisquil. Oui. Pour moi, c'est plus une anecdote que un mouvement profond. Je sais pas comment Tibéry en parle dans son bouquin. Je sais pas si c'est exactement le même exemple que Mathil Pan a donné, mais pour moi c'est plus de l'anecdote qu'autre chose parce que pour moi la socialisation inversé implique aussi queil y ait un rapport d'enseignement et donc un rapport de subordination des vieux aux plus jeunes. Moi, l'exemple qu'on m'avait donné quand j'avais étudié ce concept, c'était l'exemple des jeunes qui expliquent à leurs grands-parents comment utiliser un téléphone ou comment utiliser une tablette ou un ordinateur et tout et que en gros ce que j'avais retiré du du concept, alors peut-être
que le concept a changé, évolué depuis hein, mais ce que j'avais retiré du concept, c'est pas tant le fait d'enseigner quelque chose qu'un jeune apprenne quelque chose à un vieux ou voilà, mais c'est que un jeune ait de l'autorité sur le vieux. Mais oui, du coup, j'imagine que du coup si en fait ça rentre dans l'exemple parce que du coup les jeunes qui disent à leur vieux papi sénateur, je vais plus jamais te voir, c'est qu'ils font une preuve d'autorité sur une personne plus âgée et qu'on rond avec l'autorité naturelle du vieux sur le jeune. En vrai, oui. Oui, c'est un exemple parmi d'autres mais oui, en fait si du coup en fait c'est c'est moi qui su en fait ça rentre totalement dans le truc parce que si tu déplaces ça non pas sur est-ce que les jeunes enseignent quelque chose au vieux
mais est-ce que les vieux reconnaissent l'autorité des jeunes sur des sujets ? Dans ce cas là-dessus, elle a raison il y a une il y a une inversion du rapport de force. Peut-être sur les réseaux sociaux aussi avant la télé a dominé pendant plus de 60 ans. Oui aussi aussi. Oui oui oui mais parce que voilà moi je voyais beaucoup la socialisation rétroactive au travers des réseaux sociaux et du numérique mais c'est vrai que vis-à-vis du mouvement social et les mouvant sociaux notamment féministe et tout en vrai oui on a observé ça quoi. Encore plus de votes au Congrès quand on a rassemblé Assemblée et Sénat que le cumul des votes qui avaient vraiment eu lieu à l'Assemblée et au Sénat. Et donc s'il y a des jeunes qui nous écoutent allez parler à vos grands-parents parce que nous les
grands-parents, on les touche pas. Enfin souvent ils sont touchés par la télé ou autre. Et en fait cette socialisation inversée, on va la voir dans les votes aussi, j'en suis certaine. Non mais c'est c'est c'est déjà le cas. Enfin, je pense que moi ma grand-mère en Tunisie, elle vote pour qui je lui dis de voter, hein. Donc [rires] par exemple, c'est un exemple de socialisation inversée. J'ai précisé en Tunisie pour qu'il y ait pas de de ensuite une polémique de j'oblige ma grand-mère à voter les filles ou je sais quoi. Ben du coup, c'est pire, tu obliges à voter pour un truc qui [rires] du coup pire. Tu rajoutes le le soupçon d'Arabité par-dessus quoi. [rires] Je je voulais te parler de encore de pourant un très bon conseil. Oui, je voulais te parler de de cette ce
contexte à gauche. Il y a toujours un petit côté où on se demande si certains sont vraiment candidats à gauche pour gagner ou s'ils y vont juste comme tu l'as dit tout à l'heure euh avant en 2022, il disait "Non, mais c'est pas la c'est pas la bonne élection." La bonne élection c'est 2027. J'ai l'impression que que en faisant un peu de sciences politiques, c'est c'est est-ce qu'ils y vont uniquement pour les législatives pour avoir l'exposition médiatique qui va avec ? en en il y a un petit côté, je sais pas s'il y a il y a un problème de sincérité politique dans la chose de dire non, on peut gagner sur cette ligne là, sur cet agenda là alors que ah la question de vas-y dunk sur les petits candidats qui sont là pour rien alors que l'idée c'est plutôt
d'exploiter la campagne comme outil pour législative. Il y en a c'est une campagne de notoriété, il y en a d'autres qui effectivement ne pensent déjà qu'au législative et au places au législatives en se disant déjà que les présidentiels c'est perdu. Euh donc ça c'est ça c'est évident que euh il y en a beaucoup qui font ça et par ailleurs, je trouve que ça donne un spectacle un peu lamentable en fait quand on regarde euh la manière dont ils sont tous en en fait comment tu veux que ça tu veux que ça n'augmente pas le le cynisme et le tout pourri euh si tu vois que c'est évident que des gens qui sont censés être dans des grands partis et cetera, ils vont que pour que pour négocier des places derrière quoi en train de se pouiller entre eux et enfin de se pouiller ça c'est interniste ça.
Nous quand même dans la grande force quand Jean-Luc Mélenchant dit "Nous, c'est carré, on a euh un programme, euh une équipe et un seul candidat, en fait même c'est agréable. Tu sais pas, c'est pas juste que c'est carré que nous on donne, on est en ordre de bataille alors que les autres sont euh aux fraises en train de faire je ne sais quoi. C'est que c'est agréable en fait. T'inquiè tu peux le dire que les autres ils sont aux fraises. De ne pas passer son temps euh à euh critiquer les camarades avec qui tu mènes la lutte, à baver les uns sur les autres, à faire des complots les uns sur les autres, ce qui ne cessent de faire. Et puis peut-être que quand même en conseil qu'il faudrait leur rappeler. Ça c'est un gros truc des partis traditionnelles. C'est le truc qu'on
qu'on répète tout le temps. Mais la démocratie interne, c'est aussi passer ta vie à faire campagne à l'intérieur du parti au lieu de faire campagne à l'extérieur quoi. C'està dire que même quand tu vas négocier des trucs à l'extérieur et quand tu vas militer à l'extérieur, c'est en espérant que les autres tes camarades de parti qui sont pas dans le même dans le même courant que toi euh se voit la route coupée une fois que toi tu auras gagné quoi. Bon comme il s'appelle souvent la gauche non mélanchonniste. Détester Mélenchon et la France insoumise, ce n'est pas un programme. Et donc un petit conseil pour eux, il ferait mieux d'arrêter de parler de nous, d'arrêter de parler sans cesse de Jean-Luc Mélenchon et puis peut-être de commencer à faire des propositions au pays.
Oui, bonne conclusion. En vrai, je vais pas aller plus loin que ça pour l'interview parce que je commence à être vraiment épuisé et que même si j'ai mangé trois pims, là, je recommence à avoir hyper faim. Euh mais je trouve que c'est un c'est un bon truc pour finir l'interview. Bon, on en a regardé que la moitié en tout cas pas mal. Je trouve que c'est cool qu'elle est parler un petit peu de ses débuts militants, du rapport un petit peu qu'on ait pu un peu parler de bah de la violence que ça peut être d'arriver dans un milieu militant avec des gens qui sont qui ont leur propre mépris et leur propre façon un petit peu de t'exclure aussi de certains cercles. Mais en tout cas, c'est plutôt plutôt chouette des moments où j'ai beaucoup moins réagi mais je trouve que
bah les parties où elle parle de son parcours et les parties où elle a parlé de de la difficulté qu' a un peu à militer des des plafonds de verre et de elle, comment elle a elle a réagi par rapport à ça ? C'est c'était plutôt chouette. Plutôt chouette. Et ça fait du bien de voir Mathil Panu dans ce dans ce genre de cadre aussi parce qu'on l'a beaucoup vu à l'Assemblée. On l'a beaucoup vu parfois un peu moins dans les médias ou du moins un peu moins mise en avant par les fans de Twitter mais je trouve que elle gagne gagne vraiment être connu Mathil Pano là-dessus pour le coup. Donc voilà. Ça l'humanise beaucoup. Ouais énormément. Énormément. Pas qu'elle manque d'humanité mais que justement elle a c'est Ouais c'est une personne hyper chouette et qui gagne de connu quoi. Voilà. Et je
dis pas du tout ça parce que je le pense personnellement. [rires] C'est madame la présidente. Bah oui, c'est madame la présidente qui s'occupe du groupe parlementaire. Elle a un peu le mauvais rôle aussi à devoir un peu être la garde de chourme des insoumis à l'Assemblée quoi. Ça va être fatiguant aussi là, pauvre. Mais oui. Hop. Et avant de partir, n'hésitez pas si cette vidéo vous a plu à liker, commenter, partager comme d'habitude. Ça aide à faire tourner l'algorithme. Et si vous voulez me soutenir financièrement, n'hésitez pas à cliquer sur le lien Stream Elements qu'il y a dans la description de cette vidéo. [musique] Allez, cette fois je vous laisse.
Mathilde Panot