🔴 Canicules, inondations, feux de forêt : inventer une sécurité environnementale ? - CamPuS 2026
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 51 %Attaque 29 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 58:56OuverteRéponse directe
Les réunionnais sont résilients et tu me dis non, ils sont organisés.
- 59:37OuverteRéponse directe
Penser le présent, travailler la résilience. Comment l'art peut-il aider ?
- 1:00:17OuverteRéponse directe
30 % des noyades pendant les inondations sont dues à des gens qui vont chercher leur voiture dans les sous-sols. Comment expliquer ce manque de préparation ?
- 1:00:59OuverteRéponse directe
Comment faire en sorte que les nouvelles crises ne tuent pas ?
- 1:07:14OuverteRéponse directe
Quels sont les objectifs du programme Rescu européen pour la sécurité civile et intègre-t-il les extrêmes climatiques ?
- 1:10:42OuverteRéponse directe
Les plans de prévention des risques inondation intègrent-ils les climats futurs ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:38Chiffre
« 42000 hectares brûlés évacuation de 22000 personnes. »
- 11:52Chiffre
« 5000 hectares, c'est 7042 terrains football. Pour donner une idée, ça veut dire que même quand on sauve les maisons, les gens pendant 10 ans, ils vont être confrontés à un paysage lunaire. »
- 12:34Chiffre
« En 2021, on a rencontré le cabinet du ministre de l'intérieur et alors qu'on a fait la compilation de des chiffres de la sécurité civile, on leur a appris que sur la période 2004-2020, on avait perdu 1000 camions dédiés à la lutte contre le feu de forêt. »
- 13:16Chiffre
« En 1983, on avait 21 avions bombardiers d'eau alors qu'aujourd'hui on en a 20 et on a vu qu'ils sont pas tous capables de de voler au même moment. »
- 13:58Fait
« La sécurité civile avait le pantalon sur les chevilles. »
- 21:30Chiffre
« Celle qu'on a connu était plus intense en température, beaucoup moins intense en surmortalité que celle de 2003. »
- 22:09Chiffre
« La surmortalité commence beaucoup plus jeune. À partir de 45 ans, on a des courbes de surmortalité qui augmentent croissant. »
- 31:05Fait
« Le changement climatique ne peut-être qu'une question environnementale. Il y a forcément derrière cela une véritable question finalement de protection des populations, de protection de la nation. »
- 39:58Chiffre
« En 2026, vous avez 96000 hectares qui ont brûlé en France. C'est 30000 hectares de plus que le record précédent qui était 2022 où 65000 hectares avaient brûlé. »
- 44:28Fait
« Est-ce que aujourd'hui le ministre de l'intérieur, il est capable de savoir combien il y a de pompiers en réel, pas en théorie, qui sont de garde et combien sont mobilisables qui ne sont pas de garde ? »
- 58:56Fait
« le consentement à l'effort, c'est qu'il soit partagé et qu'il soit juste. Et aujourd'hui, il n'est pas partagé et il n'est pas juste. »
- 1:02:21Fait
« On a une deuxième phase qui est ça y est la menace arrive, elle est là, on entre en alerte orange, les écoles et les établissements sont fermés, on donne un certain temps pour que on puisse se préparer au passage à l'alerte rouge. »
- 1:03:02Fait
« passer l'alerte rouge, les secours ne pourront peut-être pas intervenir. Passer en alerte violette, les secours n'interviendront pas. »
- 1:05:50Fait
« la catastrophe, elle n'est pas vécue non plus de la même manière que l'on soit dans une chouette maison, bien assurée, bien raccordé, bien alimenté, bien normalisé, que l'on ait une voiture, qu'on en ait les moyens de bien se calfutrer, de se protéger ou que l'on soit totalement dépendant finalement des services publics. »
- 1:07:14Fait
« Il y a le programme Rescu qui est un programme de solidarité européenne sur les moyens de la sécurité civile. C'est-à-dire qu'on va mettre en commun l'argent européen pour acheter et commander. »
- 1:07:56Fait
« ça coûte moins cher, ça permet aussi parfois des livraisons plus rapides et ça permet de montrer ce qu'est la solidarité européenne en acte auprès des pays qui sont les plus touchés par les catastrophes climatiques. »
- 1:08:36Fait
« toutes ces substances-là, elles sont autorisées ou pas au niveau européen. Et donc, c'est à ce niveau qu'on doit aussi mener la bataille, y compris la bataille contre les lobby qui sont très puissants et qui assaillent les autorités sanitaires. »
- 1:12:03Sylvain LassondeFait
« en terme d'inondation, aujourd'hui, il n'y a pas d'obligation pour les assureurs de couvrir leur d'inondation infradescénale. »
- 1:13:21Fait
« la priorité serait vraiment de faire baisser les émissions carbone au niveau mondial. »
- 1:14:46Fait
« il y a une solution très facile à mettre en place pour la décarbonation au niveau mondial de manière très rapide et qui serait très positive pour les finances publiques. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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vous animateur national du collectif CGT des services départementaux d'incendie et de secours les 10 Emmanuel Grégoire maire de Paris Chloé Ridel
[applaudissements] Chloé Ridel députée européenne coordinatrice nationale du projet socialiste et conseillère municipal de NIM. Alix Soler Alcaras, conseiller municipal de Carcasson, premier fédéral de l'ode et délégué national à la protection civile et à la préparation aux crises [applaudissements] et Thierry Trijoul, maire de Mérignac. [applaudissements] Nous n'avons donc pas 1h30 puisque [raclement de gorge] nous avons débuté un peu en retard pour cette table ronde. Je vous propose de commencer par le
constat de terrain, par ceux qui ont vécu très récemment la gestion de ces crises indu par les extrêmes climatique. Et puis nous parlerons évidemment moyen, pilotage, formation, innovation, culture du risque, vulnérabilité et aussi un petit peu acceptabilité et participation citoyenne. Il y aura à la fin un temps d'échange avec la salle. Je vais demander à nos intervenants et puis à ceux qui souhaiteront prendre la parole dans la salle évidemment de resserrer leurs interventions le plus possible de manière à ce que la parole puisse circuler. Alors tout d'abord pour pour commencer Thierry cet été euh en Gironde
42000 hectares brûlés évacuation de 22000 personnes. Je je crois à Méignac pardon de 220000 personnes. Je crois à Méignac 15000 personnes. tu as parlé dans la presse, je trouvais une expression très imagée de d'un feu qui change de stratégie comme une bête. Alors peut-être pour commencer, raconte-nous et est-ce que déjà ça a changé pour toi dans ta pratique, comment tu appréhendes l'administration de ta commune maintenant à l'une de cet extrême climatique que vous avez vécu très récemment ? Bien, merci. Bonjour à toutes et tous. D'abord une pensée parce que dans les
événements qu'on a connu cet été euh avant le mégafeu qu'on a connu et qui est à nouveau un incendie du siècle pour notre département sur ma commune, il y a eu un feu qui semblait largement maîtrisable et qui a vu malgré tout deux pompiers périr. Et le terme soldat du feu n'est loin d'être usurpé puisque ça va sur jusqu'à l'engagement ultime et j'ai une pensée là aujourd'hui pour eux. Effectivement, cet incendie a eu lieu le 21 sur juillet sur un foncier de l'aéroport euh qui a été assez rapidement maîtrisé
mais qui a vu la perte donc de de soldats du feu et sachant qu'il y en a eu deux autres de par les incendies à travers le le pays et et le lendemain nous avions ce départ du feu de la commune de Somos entre [grognement] le Médoc et et le bassin et qui encl clencher ce cet incendie qui nous a particulièrement impacté. Alors, il est vrai que pour la solidarité existe et se lance très vite puisque nous avions connu ça déjà il y a 4 ans avec plutôt un feu sur à nouveau le bastoncachon et surtout le le sud
Gironde et euh on nous avait promis, il faudrait plus que ça arrive, d'où cette table ronde inventé une sécurité environnementale mais face à la nature, on voit bien qu'on est rapidement démuni. Alors pour nos communes alors Mignac qui est la deuxième ville de Gironde, ville au sein de la métropole, on se sent pas forcément on agit en solidarité à ce qui se passe sur le territoire girondin, mais on a l'impression qu'on est protégé ou on a tout fait. On sait que dans notre existence humaine, à l'histoire de l'humanité, nous avons eu toujours le
souci de se mettre à l'abri, de se mettre en en sécurité étant donné que l'être humain est assez fragile au regard de la nature et que la nature n'est pas forcément bonne et généreuse pour l'homme, même si elle a pu être pensée comme ça philosophiquement, dans les faits, on a eu toujours le souci de se mettre à l'abri, de se sécuriser par rapport aux événements naturels. Aujourd'hui, on est confronté à réchauffement climatique, crise environnementale euh et nos communes, on voit bien que il existe des plans de prévention, les plans de sauvegarde communaux de par le code
général des collectivités territoriales, le de le code de la sécurité intérieure qui prévoit qui nous oblige à prendre des mesures. Donc, est-ce qu'on est prêt ? Je voudrais dans ces situations où on a connu cette crise euh reprendre un peu ce concept de d'écologie humaine qui est le euh dans le sens où le pire n'est jamais certain, ce catastrophisme éclairé qu'il faut savoir des fois utiliser en politique et que au PS ayant fait 10 ans à la tête de la Fédération du PS avec les camarades et il y en a beaucoup dans la salle, j'utilisais ce concept pour dire que le pire n'est jamais certain et même en politique
quoi. Voilà donc et des fois ça sert bien. Mais ce catastrophisme éclairé pour dire que bon ben le pire n'est jamais certain et malgré tout on réagit. Est-ce qu'on est en mesure de réagir au niveau de l'événement qu'on peut subir ? Et bien non. Je reviendrai à aujourd'hui, je parlais de la métropole au sein du territoire girondin. Et ben oui, on a touché de près nos fragilités alors que j'ai eu des quartiers évacués mais je suis pas la commune la plus impactée, même si on a beaucoup agi en terme de solidarité. le vous avez cette année donc fait connaissance avec cette ville qui est pas forcément connue
nationalement, c'est le Porsge. Le maire du Porsge est un copain, je le connais très très bien. Euh je suis pas le maire du Porsche, je suis pas le maire d'Adange qui ont eu toute leur population, pas le maire de Samédangal qui est dans la métropole et qui a évacué 30000 personnes. Est-ce qu'on était prêt à évacuer ? Bah pas forcément. Je prends aussi cette image dans un mandat, pas le précédent, l'autre avant, on avait travaillé sur un rapport à l'échelle métropolitaine, la métropole en 2050 et mon prédécesseur Aland Diani disparu depuis faisait cette référence aucune ligne sur la crise sanitaire dans voilà et on parlait de
risque tout ça et on a été confronté et on a découvert ben qu' le confinement c'était on savait pas ce que c'était mais en fait c'était c'est une une procédure qui dans l'histoire de l'humanité a déjà existé. Et l'évacuation, ben oui, on l'avait connu dans les feux précédents mais pour des villes des villages. Euh et moi qu'à 2h du matin, on m'appelle, je suis en train d'essayer d'ouvrir pour accueillir des colonnes de pompiers qui venaient en renfer en renfort. On me dit "Monsieur le maire, il y a deux quartiers qui vont être évacués." Je suis là. Je dis "Vous êtes sûr ?" Alors, on parlait de la person et juste quand tu dis on, c'est parce qu'on je pense qu'on en parlera tout à l'heure. Quand tu dis on m'appelle, c'est qui ? C'est la préfecture. Préfecture,
voilà. Le directeur de cabinet de la préfet m'appelle. Euh voilà. Et puis on me rappelle en disant "Est-ce que vous pouvez ouvrir un centre pour accueillir des personnes vulnérables ?" Ouais, d'accord. Mais vulnérables, vous entendez quoi ? Euh, je suis pas en mesure d'accueillir des gens qu'on évacu d'un ÉPAD. ça relevit mais on me dit voilà et j'ai ouvert un centre H24 pour accueillir des personnes vulnérable sur Mignac. J'ai accueilli cin colonnes de de pompiers venant de de l'extérieur en base arrière. On a évacué donc deux quartiers de Mignac mais il y a des collègues donc je le disais ça male c'est 30000 habitants qui sont évacués.
Est-ce qu'on était prêt ? On ouvre un centre à Bordeaux. On a vu que la population se débrouille pas mal parce qu'on parle de 200000 personnes. Le centre qui a été ouvert à Bordeaux, le parc des expositions au maxi il a accueilli 8000 personnes quoi. Donc les 200000 ont trouvé des solutions dans l'arrièrepays et la solidarité citoyenne et ben elle a joué à plein. Euh voilà donc les gens étaient très contents de se mobiliser dans par par rapport à la crise. La solidarité elle est elle est pleinement là. les gens nous remercient mais j'ai envie de dire nous on faisait notre taf hein si on ait pas présence sur ces ces périodes de crise. Voilà donc après ben toutes les
questions se posent on n' pas toutes les réponses. Je vais conclure et en revenir et tous les soirs quand les pompiers rentraaient, ils étaient applaudis comme des héros et j'ai j'ai particulièrement repris le communiqué de presse que qu'ils ont fait de façon intersyndicale parce qu'on parlait des héros, ils sont extraordinaires tout ça et ce communiqué de presse disait "Mais arrêtez, oui, on est des héros peut-être mais on a c'est pas ça. Nous on veut faire notre métier dans les meilleures conditions." Et soyons clair, euh en 2022, on nous promet euh le renouvellement des 12 Canadaires puisque la France c'est 12 Canadaires, on nous en promet quatre de
plus et rien n'a bougé en 4 ans. Rien. Alors, on sait que c'est compliqué la fabrication des Canadaires, tout ça, enfin des moyens aériens. On nous promet une base de moyen rien et il y a ce qu'il faut en Montmarsan à Méignac. Aujourd'hui, soyons clair, euh on a vu que notre territoire national est est plus largement et très sensible par rapport aux incendie. Euh aujourd'hui, il faudrait trois trois bases consacrées au moyen aérien euh et c'est la question, c'est aujourd'hui mais quel moyen euh on reviendra sur cette question des des moyens. Merci pour ces témoignages, pour ce choc du réel. [applaudissements]
Donc on le voit, accélération des extrêmes climatiques, intensification et puis tu viens de de parler des pompiers. Donc je vais tout de suite passer la parole à à Sébastien. Une donnée 17 feux de plus de 5000 hectares depuis 1973 dont 6 depuis 2021 et déjà deux cette année et avec le sujet du croisement des risques puisque quand on préparait cette table ronde, tu as une expression qui m'a fait rire, tu m'as dit on ncope pas dans une flaque. C'estàd que étant donné qu'on a des eaux qui baissent notamment sur les lacs dû au réchauffement climatique, ben en fait on a de plus en plus de mal à ce que les Canada puisse écoper dessus. Alors toi ce cette
confrontation à ces extrêmes climatiques au réel au moyens on y reviendra mais comme représentant de la CGTS10. Oui, bonjour. Je je vais essayer de vous de pas faire un un focus sur les feux de forêt. Euh donc vous vous parliez des des morts qu'il y a eu. Effectivement, il y a eu quatre sapeurs pompiers qui sont décédés. Deux à Méign, un avant dans le 73 et puis un dans les bouches du Rô à chaque fois dans des opérations de lutte contre les feux de forêt. Mais il y en a eu aussi en Belgique, il y en a eu en Grèce et il y en a eu en Espagne. Quand on parle de phénomène plus violent, vous avez donné les chiffres des feux majors. 5000 hectares, c'est 7042 terrains football. Pour donner une idée, ça veut dire que même quand on sauve les maisons, les gens
pendant 10 ans, ils vont être confrontés à un paysage lunaire. Et puis euh la forêt quand elle brûle, même quand c'est pas la nôtre à côté de chez nous, faut bien imaginer ce que ça représente au point de vue climatique, culturel. En fait, c'est c'est notre patrimoine. Euh alors que tout le monde nous disait depuis des dizaines d'années, les scientifiques nous alerte sur les feux de forêt, une saison qui commence plus tôt, qui finit plus tard, des phénomènes plus violents et une a ère géographique qui se développe d'année en année. Et cette année, on a eu bah des feux de menton au Touquet. Donc je crois que tout le monde a compris maintenant que l'ensemble du territoire est menacé sur
la question des moyens. En 2021, on a rencontré le cabinet du ministre de l'intérieur et alors qu'on a fait la compilation de des chiffres de la sécurité civile, on leur a appris que sur la période 2004-2020, on avait perdu 1000 camions dédiés à la lutte contre le feu de forêt. En 1983, on avait 21 avions bombardiers d'eau alors qu'aujourd'hui on en a 20 et on a vu qu'ils sont pas tous capables de de voler au même moment. Alors que la forêt française, elle a augmenté 3 millions d'hectares. Donc ça pose la question en fait de la préparation. Euh et ce qu'on a vécu en 2022 et cette année, c'est ce que les scientifiques nous annonçaient pour 2040. Ça veut dire que non seulement les
scientifiques nous ont annoncé factuellement ce qui on en ce qu'on est en train de vivre, mais que finalement le le dérèglement climatique, il a de l'avance sur ce qui était prévu. Je vous parlais de pas faire un focus sur les feux de forêt, c'est important mais c'est l'effet loupe. Mais les secours, c'est toute l'année. Et en intersyndical, vous l'avez précisé, alors qu'on est dans une année où pour les pompiers, il y a deux élections. une élection qui vient de se terminer, qui est propre au pompiers et puis les élections professionnelles en fin d'année, les neuf organisations syndicales, elles ont été rencontrées le premier ministre, enfin le cabinet du premier ministre, on avait demandé le premier ministre, on a eu le le cabinet pour leur expliquer que la sécurité
civile avait le pantalon sur les chevilles. Alors, ça leur a un peu piqué les yeux et les oreilles en fait de nous entendre, mais factuellement, la description qui est faite par nos directeurs, par nos présidents et par nos hauts fonctionnaires est totalement en décalage avec la réalité quotidienne. Si on prend l'exemple d'un département d'Île-de-France, et bien ils attendent tous les jours 498 personnes en garde postée parce qu'on a aussi professionnalisé les volontaires et en moyenne il en manque 50 par jour. Ça veut dire que au quotidien sur le compromis en fait de ce que veulent nos employeurs et ce que veulent les syndicats, c'est pas toujours la même chose. Et le compromis des 498, ben en
vrai, on n'y arrive pas à à 10 % près. Euh les pompiers appellent donc à ils s'appellent à être en grève du 8 septembre au 20 octobre. Le préavis est parti hier. Et sur les feux de forêt, on peut quand même vous préciser quelque chose. Euh les seuls qui ont constaté qu'il y avait pas de manque de moyens, mais c'est les membres du gouvernement parce que je crois que ceux qui étaient pas très loin en fait, ils sont demandés si on avait vraiment les moyens. Et quand on a nos collègues de la colonne Normandie qui descendent et qui font 14h de route et qui sont engagés directement sur les feux, c'est pas parce que en fait ils voulaient y aller. Après 14 heures de tracteur, en général, vous êtes un petit
peu fatigué et depuis longtemps, on dit qu'on n'engage pas les gens qui arrivent de transit. C'est bien parce qu'il y a des problèmes de moyens et quand on met des engins urbains au milieu de la forêt alors qu'ils ont pas d'autoprotection, que les gens ils ont pas la bonne tenue, c'est bien parce que on le le plan dont vous avez parlé, le pacte capacitaire de l'achat des 1083 engins, ce ne sont pas tous des porteur d'eau. On ne les promet sur 5 ans et la majorité de ceux qui vont arriver, ils vont juste remplacer des camions en fait qui sont moins protecteurs pour les agents et tout vieux. Je m'arrête là. Merci. Merci beaucoup. Alors, [applaudissements] je vais être obligé d'un peu resserrer
les propos de chacun pour qu'on puisse arriver au bout. Alix, donc toi tu es dans l'ode, département qui a 5 à 10 ans d'avance finalement sur le vécu de ces crises. On pense aux inondations de 2018 et puis là tout récemment à à la tornade. Euh l'expérience de ton territoire sur ces extrêmes climatiques, est-ce que c'est quelque chose aujourd'hui qui est un acquis ? Est-ce qu'on a déjà eu des changements de comportement face aux réalités où est-ce qu'on est encore un peu dans l'attente de la prochaine crise ? Oui, bonjour à toutes et tous et merci Julien. [raclement de gorge] Je voudrais
également pour commencer remercier Chloé Ridel pour à la fois le travail qui a été mené sur le projet et d'avoir inscrit la question de la sécurité environnementale dans notre projet. Merci à toi parce que effectivement ça nous permet aujourd'hui d'évoquer ce sujet. Pourquoi on parle de sécurité environnementale ? parce qu'il y a urgence, il y a on en a tous conscience après avoir vécu et on le vit encore, on termine cet été absolument catastrophique sur tous les plans et qui met sous pression tous les organismes environnementaux et et humains. Et il est vrai que l' de mon département comme
beaucoup de départements de la façade méditerranéenne et particulièrement en première ligne, on fait partie des des hot spots en Occitant hein, des points chauds qui font que en réalité le changement climatique sera de toute façon beaucoup plus fort qu'ailleurs. Euh l'augmentation des températures, ses conséquences et tu le disais 5 à 10 années d'avance. Alors peut-être sur 5 an 5 à 10 années d'avance sur les départements de la moitié sud au moins. Alors qu'est-ce qui va vous arriver dans les prochaines années ? Donc c'est les inondations effectivement qu'on a vécu en 2018 avec plus de 15 morts. C'est
cette année, on a vécu, pour vous donner une idée à Carcasson, plus de 80 jours à 30°gr et plus de 35 jours à 35°gr et au-delà. Donc ça donne une idée donc de de la puissance d'un été caniculaire et et ressenti. Il y a donc je disais les inondations, les incendies, je vais pas y revenir mais l'an dernier, on avait quand même eu donc dans les corbières un incendie qui avait brûlé 16000 hectares et des dizaines d'habitations, ce qui était nouveau d'avoir des des parties entières de villages qui tombaient sous sous les flammes qui venait aussi qui suivait
plusieurs années de sécheresse chronique que l'on a en commun avec les Pyrénées orientales et puis cette tornade que l'on avait vécu euh il y a quelques jours euh qui fait partie aussi des conséquences dans la question de la puissance et de la répétition de ces événements. Alors vous disant ça, je me je me dis qu'en fait je vous dresse un tableau quand même de l'ode si je rajoute à ça à l'extrême droite, bon ça donne pas forcément envie de de venir mais venez quand même parce qu'on a des très très belles forteresses qui ont été classées à l'UNESCO. Voilà, faut faut quand même venir hein. Mais mais effectivement, je le dis en souriant parce qu'il faut quand même affronter tout cela avec une certaine
force intérieur et les doigts long cette force mais surtout penser à la fois être résilient par rapport à toutes ces catastrophes et quand on parle de sécurité environnementale préparer l'avenir réfléchir à l'aménagement un nouvel aménagement des territoires qui sont les plus vulnérables, les plus exposés une anticipation des besoins des populations. Je pense notamment à l'accompagnement psychologique lorsque il y a ces catastrophes, c'est terrible de les vivre et et donc il y a besoin de de penser une sécurité environnementale qui comprend l'ensemble des domaines, l'économie, l'agriculture, la gestion de l'eau. Ce
sont des sujets sur lesquels la puissance publique au plan national doit se saisir. Les départements et les territoires ne peuvent pas faire face eux-mêmes. Il y a un enjeu de de solidarité nationale sur ces sujets. Merci. Merci beaucoup. Alors Emmanuel, on nous dit que Paris devra vivre à 50°gr. Euh on voit que régulièrement des propositions ou des projets d'adaptation très récemment les terrasses, je crois on mérite de faire réagir les toits terrasses pardon. Euh peut-être plus spécifiquement pour pour commencer sur
la question des écoles, sur comment on fait quand on est en pleine canicule répéter que les corps souffrent, comment on fait quand on est enfant puis comment on fait quand on est aussi personnel de l'enseignement euh pour les enseignants euh sur une ville aussi dense que Paris. Euh d'abord bonjour à toutes et à tous. Euh Paris, c'est pas différent que n'importe quelle école, n'importe où ailleurs en France, je le rappelle. Euh il y a peut-être des différences entre la densité urbaine d'un côté et évidemment les lieux de faible densité de population, mais aussi surtout la question de la densité du pâ qui en l'occurrence est en question ici puisqueune école il y a des enfants dedans et queles que soient les circonstances les dimensionnements au
mètres carrés élèves sont à peu près les mêmes. Peut-être d'abord sur l'atipie et pourquoi le bâti scolaire a été particulièrement mis en avant. des canicules, on en avait déjà. D'ailleurs, celle qu'on a connu était plus intense en température, beaucoup moins intense en surmortalité que celle de 2003. Ce qui prouve que quand on travaille sur les choses, ça avance bien. On n pas du tout les mêmes taux de surmortalité sur les les plus fragiles, les plus les plus âgés, les plus 70 ans et notamment en plus polypathologie. En revanche, il y a un phénomène nouveau de deux ordres. La première, c'est que la surmortalité commence beaucoup plus jeune. À partir de 45 ans, on a des courbes de surmortalité qui augmentent croissant certes, mais il y a des gens qui ne
s'imaginaient pas fragiles, qui vont se découvrir fragiles, cadicule et il y a pas besoin d'être poli entre guillemets pathologique pour cela. Et donc, il va falloir seiser, éduquer à la santé. Donc une question d'éducation scientifique. La deuxième particularité de la canicule de juin, je parle hein, c'est que elle était en période scolaire. C'est la première fois que nous avons une canicule. qui est sur le temps scolaire. Or, celle de 2003, elle était hors temps scolaire qui est beaucoup plus simple en terme de résilience et de continuité de la vie quotidienne, économique, sociale, scolaire, services public et là on a vu qu'on avait encore beaucoup de choses à faire tous ensemble. Paris évidemment est souvent illustré pour cela parce que
il y a une particularité à Paris, c'est mais c'est pas Paris, c'est le Grand Paris en réalité hein, une densité d'habitation qui est exceptionnelle et dans lequel on rajoute un facteur aggravant à la canicule. C'est tout simplement un phénomène que tout le monde connaît, c'est l'accumulation de chaleur dans le bâti qui fait que la capacité à refroidir est altérée et en tout cas beaucoup moins rapide que dans un endroit qui est dégagé à forceurie s'il est végétalisé. Et ce stockage de la chaleur, il est extrêmement problématique et notamment parce que il dégage une forme d'insalubrité du bâti qui devient une insalubrité pour l'école quand elle est pas rafraîchie mais qui est en réalité l'insalubrité de tout local qui n'est pas rafraîchi, ventilé,
voire climatisé dans certaines circonstances. Et ça peut être un hôpital, ça peut être une usine, ça peut être des bureaux, ça peut être un service public euh et surtout des logements. Autre remarque que je veux faire pour pas être trop long, il y a 10 ans, on s'interrogeait dans les tables rondes de ce type là sur les risques liés au changement climatique. Désormais, nous en sommes à parler à la gestion des conséquences. aurait pas fait une table ronde sur canicule, inondation, cyclone, tyfon, feu de forêt et j'en rajouterai un parce qu'il est à mon avis le plus grave potentiel, c'est la sécheresse. La sécheresse, la gestion de l'eau va devenir un enjeu majeur rural pour des
questions d'approvisionnement et des questions de gestion agricole et dans les systèmes urbains pour la question de l'alimentation. Pour la première fois, pour la première fois de l'histoire, depuis que ce genre de choses sont mesurées, le Grand Paris, l'Île-de-France a frôer la prise de mesures contre la sécheresse, c'est-à-dire de mesures restrictives de consommation d'eau qu'on connaît tous. On part en vacances et cetera. Moi, je viens du Sud-Ouest, on vit dans des territoires depuis bien longtemps avec ça, mais dans les grands centres urbains, ce n'était pas le cas. Et en particulier en Île-de-France que l'Île-de-France, c'est une espèce de grande cuvette. Il y a la marne, il y a la scène, c'est gavé d'eau et généralement on se plaint plus de la pluie que de la sécheresse. Ça devient
un enjeu absolument majeur qui vient qui vient éprouver toutes les infrastructures et c'est là aussi que je veux insister y compris sur notre rôle et qu'est-ce qu'on raconte au mi-temp un colloque scientifique ici on a tous à peu près compris et pour je pense pour la première fois l'opinion publique a vraiment compris ce qui est en train de se passer et y compris sa mise en cohérence. Je le dis par exemple pour des agriculteurs qui sont pas franchement toujours dans un récit écolo ou dans une reconnaissance de l'avant-garde écologiste en matière d'alerte sur les conséquences et pourtant ils connaissent mieux que personne le risque de sécheresse depuis des décennies pour pas dire des siècles. Quels sont qu'est-ce qu'on va devoir
raconter au y compris pour le dire ici on est à la veille d'échéances électorales majeur ? Première chose que je crois indispensable, c'est de relier la question écologique et la question sociale. Il faut parler de la question sociale, le changement climatique, les émissions de gaz à effet de serre dans le monde, ça c'est bien gentil, ça parle à des publics de spécialistes, il faut continuer à en parler mais c'est pas comme ça, je crois qu'on va convaincre les gens de s'intéresser à nous. Oui, c'est tout le paradoxe par exemple qu'on les ver de se retrouver dans une situation où ils avaient sans doute raison bien avant d'autres ou en tout cas ils l'ont porté de façon plus volontariste sont incapables de le transformer tout simplement parce qu'ils ne parlent pas, je le crois de la
question sociale mais strictement de la question environnementale. La deuxième chose, c'est qu'il va falloir qu'on rassure quand même nos concitoyens et je pense avec des réalités différents en fonction des territoires et je me sens moins qualifié pour parler d'autres dans lequel la résilience des infrastructures va être majeure. On a frôé la côte d'alerte sur plusieurs secteurs stratégiques pour la continuité d'activité de notre pays. La question des mobilités, les trains ont failli totalement arrêter de rouler. On était bordeur. Pourquoi ? On n'a pas du tout les mêmes normes de rail, de déformation, de tolérance aux déformation des rails et cetera. Ça peut être un un élément extrêmement problématique. La question de la
résilience des réseaux électriques. Nous à Paris, on a un peu morflé. On a des vieux câbles des années 60 70 qui sont gainés dès qu'il fait trop chaud, ça fond, ça pète, tout est enfoui dans le sol. Et donc on a eu des interruptions d'électricité sur des dizaines de milliers de personnes. Ça s'est pas trop vu mais en réalité on a on a vraiment la côte d'alerte. Et qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire changer des milliers des dizaines de milliers de kilomètres de câbles électriques en sous-sol. Évidemment, je connais bien, je vais pas l'aborder ici, mais la résilience de notre mix énergétique notamment productif et nucléaire qui est bien des vertus, on pas tous d'accord là-dessus, mais enfin en attendant qu'on engage la transition de notre mix énergétique, les
centrales nucléaires sont ultra sensibles à la question de la sécheresse et de la disponibilité de l'eau. Et puis enfin, la question des services publics et ça rejoint ce que ce dont ce que vous avez évoqué. On a des faiblesses, l'État peut-être nous aussi, les collectivités territoriales sur la capacité à affronter des crises d'une telle intensité et d'une telle fréquence de répétition dans lequel se posera la question et moi je le porterai par exemple comme maire de Paris mais à l'échelle du Grand Paris. La question de la résilience alimentaire, on a un effondrement des rendements agricoles français, on est dans un contexte international qui met en insécurité un certain nombre de filière d'approvisionnement. Il va falloir que
nous constituions des stocks d'eau de nourriture sur des produits essentiels de façon à assurer et à rassurer la population sur la continuité des services publics. La question des aménagements des horaires de travail va être fondamentale. Nous, on l'a vu, pour continuer l'activité économique, pour continuer les services publics. On peut pas continuer à faire à 40°, c'est-à-dire donc à Paris dans l'espace public plutôt de l'ordre de 65 66 ressentis quand vous êtes en plein canagard. Or, un quelqu'un qui travaille dans l'espace public, il est plutôt dans ce contexte-là, qui va pas se mettre à l'ombre sous l'arbre, hein, c'est pas vrai. Euh, on va devoir changer les cycles horaires. Il do on doit continuer à travailler, mais on peut pas leur demander de travailler dans les mêmes
conditions comme si c'était n'importe quoi. et peut-être aussi de mettre en pause comme c'est le cas dans des pays je pour avoir un peu travaillé dans des territoire de France qui ont l'habitude de gérer des des des phénomènes extrêmes climatiques depuis longtemps, je les crois bien mieux armé et on a aussi beaucoup à prendre de ce qui se fait à la Réunion, ce qui se fait aux Antill et dans bien d'autres pays du monde qui ont été confrontés à ça. On va y arriver mais je crois important toujours de relier notre resti écologique à la question sociale en disant nous ce qu'on veut vous dire c'est que les mesures écologiques qu'on porte elles sont toutes entières tournées vers la qualité de vie vers la défense du pouvoir
d'achat et vers la résilience et donc notre capacité à continuer à vivre de la meilleure façon possible et on a beaucoup appris de ce qui s'est passé. Merci. Alors tu tu en parlais on a à apprendre. Alors, je passe tout de suite de certains territoires. Je passe tout de suite la parole à Audré qui est un peu euh donc sénatrice de la Réunion, la Réunion qui est un peu notre canarie de la mine finalementin puisque effectivement cette culture du risque aujourd'hui, elle est quand même très imprégnée. Tu me disais, c'est peut-être même plus cultuel que culturel. Alors à la Réunion, comment vous appréhendez un chiffre un cyclone en 1948
morts et Garance c'était 5 qu morts pardon quatre morts donc c'est toujours évidemment regrettable mais on voit qu'on a une organisation aussi qui est adaptée et une population qui est acculturée. Et on reviendra juste après ton ton intervention sur cette question de l'organisation de l'État, du pilotage par l'État qui visiblement là aussi a peut-être à apprendre de la réunion. Merci. Merci de m'avoir invité à à cette table ronde et je commencerai parce que par la pensée très émue que nous avons depuis la Réunion pour les victimes de
cet été. Euh et il est vrai que ces événements en dramatique nous rappellent une réalité toute simple, c'est que le le changement climatique ne peut-être qu'une question environnementale. Il y a forcément derrière cela une véritable question finalement de protection des populations, de protection de la nation et c'est une réalité qui nous est très familière. Vous l'avez tellement bien dit tout à l'heure monsieur le maire. Effectivement, on est terre de cyclone mais nous vivons également les inondations, les incendies, les éboulements et puis parce que nous sommes sur une magnifique île avec l'un des volcans les plus actifs au monde, le pyon de la la fournaise, nous vivons également avec le risque sismique et
volcanique. Donc nous avons tout sauf la neige. Quoique il y a quelques années, nous avons eu de la neige sur le python des neiges justement. Et effectivement euh la culture du risque chez nous, malheureusement elle n'est pas théorique. Elle fait partie de notre quotidien et tu l'as et tu l'as dit tout à l'heure, elle a sauvé des vies puisque lorsque l'on regarde ce cyclone de 1948 où on a eu 165 décès et lorsque l'on parle de ce qui nous est arrivé l'année dernière encore avec Garance où nous avons eu quatre décès et cinq blessés graves, on se rend compte que cette culture du risque finalement elle sauve des vies. Alors nous, elle commence très jeune. Elle commence dès le plus jeune
âge parce que dès la maternelle dans nos écoles, nos enfants sont sensibilisé. On les apprend à connaître qu'est-ce qu'un cyclone, qu'est-ce qu'une inondation, qu'est-ce qu'un risque sismique et cetera et cetera. On leur apprend on leur apprend les comportements à adopter pour pouvoir se protéger, les consignes à respecter à la maison et bien sûr il participe à à plusieurs exercices PPMS donc de plan de de prévention de mise en sûreté. Et ces enfants euh on le sait, ils vont ramener cette culture du risque à la maison. Ils vont les ramener dans les foyers, ils vont en parler. Et puis euh nous on se dit qu'une véritable politique de prévention, cela passe également par construire finalement une population qui est capable de s'emparer
des risques. Et donc c'est pour ça que l'on intervient depuis nos écoles. Et euh je vais prendre le risque cyclonique. Par exemple, on sait en de novembre à avril qu'on rentre en période cyclonique. Il n'y a pas de risque certes, c'est la période cyclonique, mais l'on est d'ors et déjà dans une logique de vigilance et on est d'ors et déjà avec l'ensemble des acteurs institutionnel, les collectivités, la préfecture, les associations, les écoles, les établissements en phase de préparation et d'anticipation des risques. Donc quand bien même il n'y a rien, on est déjà en train d'identifier par exemple les centres d'hébergement, de préserver les éléments naturels dont on aurait besoin, de faire les réserves
alimentaires pour pouvoir alimenter les centres d'hébergement, à identifier les lieux qui vont nécessairement être évacués parce que le danger ne pourra pas être maîtrisé. Et effectivement, toute cette phase de préparation, elle se fait avec euh une espèce de chaîne très précise qui est de savoir qui surveille. Et donc là, on va à la recherche de la donnée scientifique, qui informe, comment on informe, qui protège et finalement qui fait quoi, à quel moment. Et il est très important parce que c'est la précision et la donnée qui qui devient finalement même une politique de sécurité, c'est l'information et la manière dont on va la transmettre et la manière dont on va la multiplier. Donc effectivement, on on
a cette culture qui nous permet aujourd'hui de de de nous protéger, de nous préserver. Mais effectivement ça date d'il y a des années. Nous nous sommes intervenus en amont de cela. On aménage notre territoire au regard des risques qu'il y a sur notre territoire insulire par rapport à sa typographie. Avant Garance par exemple, on pensait qu'on avait une île verte. Donc avec ce magnifique ce magnifique espace reconnu au patrimoine mondial par exemple, mais finalement Garance nous a démontré avec les crues centenaires que nous n'avions jamais vu, moi j'avais jamais vu hein, j'ai pas j'ai pas encore 100 ans et bien nous a démontré que notre territoire
finalement était bleu et que il faut que chacun finalement se mettre à répondre de ses compétences. Nous parlions tout à l'heure de du rôle exacerbé du maire. Effectivement, oui, le le maire occupe un rôle important. Il doit protéger sa population, il doit mettre en œuvre son plan de sauvegarde pour sa commune. Mais dès lors qu'il n'a pas enfin dès lors que les capacités dépassent, on va dire le périmètre de sa commune, effectivement c'est le préfet. Et chez nous, il est vrai qu'il est il a quelques responsabilités un peu plus un peu plus importantes, on va dire, que lorsqu'on est préfet sur le territoire hexagonal. Mais c'est bien le préfet qui prend les commandes et qui coordonne les
interventions sur le territoire. Merci beaucoup. On va revenir sur cette question, je le disais de l'articulation des services de l'État. Euh Chloé, alors le projet socialiste a fait un un choix, projet socialiste dont tu as animé la construction, c'est de en quelque sorte ranger l'écologie à la fois dans le chapitre des libertés et aussi dans le chapitre de la sécurité. Oui, merci déjà pour l'invitation. C'est un choix fort que nous avons fait euh nous qui avons mis en place la sécurité sociale de dire qu'il faut maintenant construire une sécurité environnementale, une sécurité
écologique. Parce que être en sécurité euh c'est bien se protéger contre les risques climatiques. Alors ce matin, on évoque les canicules, les incendies, les feux de forêt, mais dans la sécurité environnementale, on prend aussi la protection contre toutes les pollutions de l'air, de l'eau, des sols, des aliments, les perturbateurs endocriniens, les pifas qui ont des conséquences pour notre santé notamment dans les maladies chroniques, les cancers, même l'infertilité. Et ça aussi euh c'est une insécurité que nous ressentons quand vous avez 2 millions de Français qui signent une pétition contre la loi du plomb en allant se connecter sur leur compte d'impôt en plus pour pour la signer cette pétition. Ils étaient déterminés. Ça dit quelque chose
de l'insécurité que ressentent beaucoup de Français face aux pollions généralisées de notre environnement. Donc oui, pour nous, il faut construire une sécurité environnementale. Et parler de sécurité environnementale, c'est aussi une façon d'entrer dans la bataille idéologique et politique avec l'extrême droite qui ne prend le débat sur l'insécurité que sous l'angle de l'immigré, de l'étranger, disons les choses, et qui ne parle jamais de la sécur de l'insécurité de nature sociale ou de nature écologique. Il faut nommer leur responsabilité. Ils se défendent avec un plan clim. Mais qu'a fait Bruno Rotaillot, monsieur sécurité du gouvernement qui prétend
être sérieux sur ces sujets implacable, il a par exemple refusé l'implantation d'une base de Canader à Montem Marsan. Qu'a fait monsieur Atal qui lui aussi n'est pas avar de mots quand il s'agit de lutter contre, dit-il, l'insécurité en France. il baisse le budget de la sécurité civile quand il est premier ministre, ce qui revient à annuler la commande de deux Canadaires supplémentaires. Donc, je crois que nous n'avons pas à rougir. Il faut entrer dans ce débat. Et nous nous parlons de des insécurités au pluriel parce qu'une politique de sécurité qui ne prend pas en compte l'ensemble des insécurités qui frappe la vie des Français et dont l'insécurité écologique et
environnementale n'est pas une vraie politique de sécurité. [applaudissements] Donc nous avons les moyens de de mener cette bataille idéologique et moi je suis aussi donc député européenne et conseillère municipal anime. Et anim dans le gare nous avons cette base nationale de de sécurité civile qui abrite la coordination des moyens de répartition des Canadaires et nous avons euh en ce moment même 10 Canadaires sur cette base. Ce sont des moyens très insuffisants et je rejoins tout à fait ce qui a dit précédemment pour dire qu'il y a eu une impréparation
incroyable. Il faut que vous sachiez que notre base de Canada anime mais qui est la base nationale, la moyenne des Canadaires est de 25 ans. Vous aviez au début du mois d'août seul trois Canadaires qui étaient en état de fonctionner. Nous avons dû louer des Canadaires supplémentaires face à la multiplication des incendies partout dans le pays. Les chiffres ont été donné. En 2026, vous avez 96000 hectares qui ont brûlé en France. C'est 30000 hectares de plus que le record précédent qui était 2022 où 65000 hectares avaient brûlé. Donc on s'est retrouvé dans une situation apocalyptique. On a eu de la solidarité européenne grâce au programme
qui s'appelle Resque IU qui permet d'accueillir des des capacités d'autres pays de l'Union européenne, mais il y a eu une impréparation criminelle, je le dis, euh dans les moyens de Canadair et de sécurité civile que nous avons et dans la formation aussi des militaires capables de les faire fonctionner. Il faut savoir que pour piloter un un Canader, c'est un exercice extrêmement périlleux qui demande des années de formation que nous sommes en pénurie de de personnel euh sur ce plan. Vous vous retrouvez à aller devoir prendre de l'eau avec un avion qui tout d'un coup prend énormément de poids pour piloter ça et pour rester en l'air, il
faut du cran. Et pareil ensuite pour aller au feu quand vous déchargez d'eau, l'avion pointe du nez. Là aussi c'est un exercice très péril. Donc la formation des des des personnels. Et puis tu m'avais aussi demandé de parler du d'une expérience que j'ai vécu cet été dans mon département du Gare et qui touche à la façon dont la société se réorganise ou pas face au nouveaux risques climatiques. Il y a eu dans un village qui est le village de mes parents dans le gar un incendie au début du mois de juillet. En quelques heures, en 3h, le feu progressé à plus de 3000 m
he il a dévasté plusieurs centaines d'hectares de garg. Il a pu être arrêté et fixé rapidement. Mais il se trouve que cet incendie est partie du sud d'un circuit automobile qui est situé dans le nord euh de ce village. Et ce jour-là, au circuit, une course de karting avait été autorisée rassembler 600 personnes alors même que notre massif forestier était classé en risque noir incendie et que il était interdit pour les promeneurs de s'y rendre. Il était interdit pour les agriculteurs d'aller y travailler. Il était interdit de camper. Bref, tout était interdit. Mais le circuit automobile, lui était autorisé à
fonctionner. Et avec des associations locales, j'ai publié simplement une tribune dans la presse locale pour dire que les règles devaient être les mêmes pour tous et que la prévention et la prudence devaient valoir pour toutes et tous. Les réactions que j'ai eu, je ne m'y attendais pas mais ça a été des menaces de mort, des menaces contre le domicile de mes parents extrêmement violente pendant des jours et des jours. Tant et si bien que j'ai été placé sous protection et cetera des gendarmes. Mais c'est pas pour m'apesantir sur mon petit cas personnel, mais pour vous montrer à quel point l'adaptation des comportements aussi et des règles de prévention face à des
usages qu'on avait l'habitude d'avoir, des activités, des loisirs qui aujourd'hui ne sont peut-être plus compatibles avec la réalité que nous vivons aujourd'hui va être compliqué et va demander un effort aussi en local pour organiser, pour mettre tout le monde autour de la table et qu'on ait des discussions apaisées euh sur la nouvelle réalité climatique et pour construire toutes et tous ensemble cette sécurité environnementale. Merci beaucoup Chloé pour à la fois ce témoignage et le volet plus prospectif. Euh dans dans en échangeant cette table ronde pour préparer cette table ronde, il est apparu quand même que c'était en
réalité un échange d'expertise qui permettait de gérer ces extrêmes climatiques. Et quand on constate que l'ONF en 40 ans est passé de 15000 agents à 8000 agents que Météofance a perdu un/ers de ses effectifs en 15 ans. En fait Météofrance ils mettent à disposition des ingénieurs météo, des préfets pendant les périodes de risque. Quand on a un ingénieur météo pour six départements, et ben le 6e préfet qui est informé, il est informé très tard et il est plus forcément en mesure de réellement coordonner utilement les les services de l'État. Tu m'as alerté Sébastien aussi sur la
faiblesse de l'administration centrale de la DGSCGC. C'est ça si j'ai pas oublié une signale de la direction générale de la sécurité civile pour aller vite donc qui est rattaché au ministère de l'intérieur. Alors une question, est-ce que d'après toi le ministère est capable de savoir quels sont réellement ces moyens utilisables sur le terrain ?
E bien euh non, ça veut dire que pour les dispositifs euh feu de forêt, à partir de mai, on a un dispositif préventif où il y a des gens qui s'inscrivent sur une liste euh pour être mobilisable à tout moment de et donc ça, on est capable de le faire. Mais est-ce que aujourd'hui le ministre de l'intérieur, il est capable de savoir combien il y a de pompiers en réel, pas en théorie, qui sont de garde et combien sont mobilisables qui ne sont pas de garde ? Ben non, non, non. Mais en même temps, ça arrange tout le monde parce que comme notre problème peut-être qu'il faut le préciser, mais 80 c'est le seul service public où 80 % des agents sont sapeurs pompiers volontaires. Alors, ils
sont reconnus travailleurs depuis le 9 juillet par le conseil d'État. On attend toujours l'analyse en fait de l'État qui nous dit comment on va faire parce que le statut des pompiers volontaires pendant très longtemps, l'État et les employeurs locaux l'ont utilisé pour s'affranchir de toutes les règles. Les pompiers professionnels sont astreints à 2256 heures. Ça peut vous sembler beaucoup mais il y en a quand même pas mal qui le font. Et il y en a qui refont 1000 heures en tant que pompiers volontaire. Les pompiers de Paris, grosso modo, ils travaillent 3000 heures et 75 % d'entre eux sont également sapeurs pompier volontaire. Ça veut dire que le système il repose sur un surinvestissement des
agents. Et donc si jamais on prenait un département, ça pourrait être l'aude. En vrai, on a une capacité affichée, mais on s'assure jamais que cette capacité en fait, elle est atteinte. Alors qu'on a pour les Jeux Olympiques, on a été capable de le faire. On a dit en plus euh des 2200 des 3200 personnes qui sont attendues à chaque fois en fait qu'il y a des épreuves, il faudra augmenter dans chaque endroit où il y a une équipe en fait qui réside ou une épreuve une augmentation 10 % des effectifs de garde. Et là non seulement on a affiché un objectif ambitieux mais on s'est assuré qu'on le tenait. Pour la sécurité quotidienne on ne le fait pas. Et pourquoi on ne le fait pas ? et bien tout simplement parce que ce qu'on
affiche et ce qu'on est capable de réaliser, il y a un vrai delta et que si jamais on cumule l'ensemble de ces sous-résultats et bien ceux qui sont qui ouvriraient le qui découvriraient la carte sans doute qu'ils auraient des problèmes de tension ou des problèmes cardiaques. Donc un défaut de pilotage, en centrale, un défaut d'information, un défaut aussi d'indicateur. Effectivement, créer une sécurité environnementale quand on navigue à vue, c'est quand même très compliqué. Euh à Mignac, euh le rôle des services de l'État, le le rôle du préfet évidemment, des coordinateurs euh euh du DG de la
RS, euh bah des récteurs aussi, enfin des représentants de l'État en territoire là-dessus le le retour de l'expérience d'expérience. Alors, je je vais rester très prudent. Il y a il y a toujours des interrogations à avoir sur comment euh réagit l'État et son administration. Actuellement Gironde, vous imaginez bien que c'est tendu. Mercredi, il y avait un retour la préfet était face à 500 habitants qui du Porsche. Euh les images circulent sur le réseau, vous pouvez voir que c'est chaud. Et on peut comprendre aussi que les gens qui ont tout perduin tout perdu euh ne comprennent pas. Et aujourd'hui,
ben des questions pourquoi il y a pas eu d'alerte aux habitants du Porsche ? Voilà. Tout euh tout remonte. Oui, il y a beaucoup d'interrogations, mais après ça va être une responsabilité euh collective que ce qu'on fait euh ensemble. Euh j'évoqué les moyens, ça a été évoqué. Euh moi j'ai une caserne de pompiers sur ma commune aussi. euh le capitaine qui la commande, on a discuté parce qu'ils étaient aussi bas arrières et ils apportaient des des bien entendu ils intervenaient euh voilà euh sur et je pense que vous allez pas me contredire, il y a des endroits, il y avait euh deux camions ou quatre qui intervenaient et il en fallait deux de
plus et en plus on leur a dit euh bon m'en va en sortir deux pour aller ailleurs pour compenser la la pénurie. Donc toutes ces questions elles se posent. On peut accabler les représentants de l'État. Euh voilà, on a été nous aussi aux affaires et on a eu l'administration. Est-ce qu'on a été exemplaire ? Bon, tout ça peut se poser, mais la vraie question c'est ensemble collectivement, comment on va pouvoir améliorer ben toutous ce risque environnemental, cette canicule qui va qui va durer avant effectivement on gérait 3 jours de canicule. Aujourd'hui, on a vu que ça peut être 12 jours. C'est c'est pas la même entre guillemets pour prendre une expression la même limonade.
Enfin voilà, tout ça c'est très très compliqué. Donc on peut accabler mais par exemple au pire de la crise, j'ai deux bases aériennes. Enfin ça s'appelle base aérienne. Un c'est un atelier aérien et l'autre il y a une base aérienne de l'armée de l'air. Ils ont accueilli les équipes du génie qui sont venues en renfort. Euh donc on m'appelle pour savoir si j'ai des darrés alimentaires à leur fournir. Et c'est une base aérienne qui nourrit tout au long de l'année 1500 2000 personnes tous les jours. Et là, on m'appelle et c'est vrai que là ça interpelle. C'est-à-dire que oui, on est dans s'il y avait on se dit on peut
assimiler ça à des situations de guerre et on se dit mais s'il y avait la guerre, comment qu'est-ce qui se passerait ? Et puisqu'on parle pilotage, état, c'est aussi une question de moyens. Nous avons le RN qui parle beaucoup euh du sujet des pompiers. Mais finalement alors toi dans ton territoire, je crois que tu as un pompier député Ern Alix. Mais la réalité, il vote quoi le député Eren pompier de l'ODE ? J'aurais pu te laisser le micro, c'est ça ? pour en parler. Effectivement, c'est euh on voit bien que le RN sur cette question, mais comme sur beaucoup d'autres, notamment social, euh il y a d'un côté les discours, vous avez les discours très forts hein sur le rapport aux pompiers,
le soutien au pompiers et puis derrière lorsqu'il s'agit d'aller chercher des moyens supplémentaires pour assurer et bien une sécurité civile financée pérenne, et bien il y a plus personne, notamment à chaque fois qu'il y a eu des votes à l'Assemblée sur la question de relever la taxe. euh sur les assurances parce que la la question en réalité quand on parle de financement, bien sûr que ça va coûter plus cher. On se rend bien compte qu'on a face à nous un mur de financement à à avoir et que pour ce qui concerne ne serait-ce que les assurances, 1 € de plus dans la sécurité civile ou dans la prévention, c'est 1 € de moins dans les destructions, dans les dégâts qu'il y aura dans chacune de ces catastrophes.
Et puis il y a une deuxième un deuxième point si tu permets parce que je voulais rebondir sur sur ce qui a été dit par rapport au rapport aux citoyens, aux français parce que quand on vit une catastrophe, on la vit euh très fort. Il y a a il y a l'enjeu psychologique mais il y a aussi collectivement la façon dont on va demain penser le territoire et l'organiser, le gérer. Je dis ça pourquoi ? parce que ça pose pour nous, je crois, une question une vraie question en débat sur les moyens d'organiser donc l'entretien des paysages et l'entretien notamment des fleuves au quotidien pour ce qui concerne les inondations. Il y a plus de 50 ans euh dans l'autre par exemple, moi
j'ai beaucoup de témoignages d'anciens qui nous expliquent que tout le monde s'occupait de la rivière. Tout le monde à un moment donné dans l'année venait entretenir les berges et aménager. Progressivement, il y a eu une professionnalisation euh et une anticipation des risques, une organisation, la puissance publique est venue est intervenue et c'est logique. Mais à un moment donné, on est face à un un mur de financement. On a un enjeu d'aller collectivement et et d'intégrer les Françaises et les Français à à cet enjeu-là. Il y a euh je crois il faut les intégrer. Ce que je veux dire en fait c'est il faut les intégrer à la fois sur la façon de penser euh l'avenir, l'aménagement du territoire et les intégrer dans ces réflexions, mais
aussi au quotidien euh peut-être euh réfléchir à de nouvelles formes d'entretien de nos espaces. Euh il y a aussi euh les éleveurs avec le rôle qu'ils peuvent avoir sur euh les aménagements pastoraux pour empêcher les incendies euh les viticulteurs avec des vignes coupe-feu. Euh donc que ce soit euh sur le plan professionnel ou sur le plan citoyen, je pense que cette question de la sécurité environnementale, il faut y associer euh la question de la citoyenneté de manière générale. Alors effectivement et on le voit, il y a une question de culture mais pour la culture on peut pas l'imposer. C'est aussi un sujet de participation su c'est
comment moment la population participe à la prise de décision au au bon niveau. Mais c'est aussi un rôle de puissance de puissance publique quand il faut exproprier. Bon effectivement c'est une préocc de puissance publique et l'État a à l'assumer en préparant je dis à Chloé mais dans le gar il y a quand même beaucoup de pont submersibles. C'est un vrai un vrai risque pour les populations. Et elle me dit mais qu'est-ce que tu veux qu'on fasse des ponts ? On va pas oui mais du coup c'est un enjeu par contre d'acculturation. euh d'acculturation des des populations. Alors à Paris, Emmanuel, comment tu vois cette articulation ? Alors évidemment avec les spécificités de la préfecture de police, de la préfecture et et du rôle de de la
ville, cette articulation entre acceptabilité de la mesure, comment on arrive à ce qu'il y a une acceptabilité sociale, quels sont les leviers et en même temps exercice de la puissance publique. Euh je voyer à ce que j'ai dit tout à l'heure. En fait, toute décision publique, elle crée de la contrainte et en vrai, tous les débats que nous avons, mais au-delà élargissons-les sur la question écologique en général, la transition écologique. La question c'est l'impact sur la consommation. L'exemple que donne Chloé sur la question de de du circuit de karting. Nous passons notre temps à savoir si on autorise ou pas un circuit de karting. C'est une image à Paris, je n'en ai pas et je n'en veux pas. En fait, on passe notre temps à ça. À quel moment on crée de la contrainte
sur la consommation individuelle, que ce soit par des leviers réglementaires locaux, maire t'autoris, t'autorise pas. Euh et de l'autre côté évidemment des sujets euh d'ordre législatif ou fiscal puisque c'est euh sur le plan euh pour compléter les éléments euh réglementaires. Le le législatif fiscal est un élément euh puissant. L'acceptabilité, elle repose sur le le consentement à cela. Et donc d'une certaine manière, je pense que ce qui s'est passé cet été dans sa très grande violence à travers les feux de forêt à certains endroit, à travers évidemment la question des pénuridos, à travers les canicules, la surmortalité, mais même le ressenti et la dégradation de la qualité
de vie. Évidemment, je pense que ça renforce le consentement à un certain nombre de politiques qui permettent de mieux anticiper tout cela. Et c'est là qu'on a un trail politique qui est fondamental. Si on pense qu'on va régler le problème des feux de forêt uniquement en achetant des Canadaires, ce n'est pas vrai. On peut acheter on peut acheter 600 Canadaires si on veut et on et les pompiers heureusement auront des moyens nécessaires pour faire mieux. Mais en fait le sujet il est plus compliqué que ça. C'est et c'est là encore pour reprendre un sujet de de bataille idéologique qu'on est en train de perdre sur les quand je dis nous c'est la gauche en général. Quand on nous explique que la feu des faux forêts, la
la faute des faux de forêt, c'est d'empêcher le débroussaillage qui est censé favoriser l'agriculture intensive de grande surface. Non, mais à quel niveau quel niveau on est arrivé ? Mais c'est pas tempant ce qui se passe hein. Beaucoup de territoires dans lesquels des gens disent "Ah oui, c'est limite la faute des méchants écolos, peut-être souvent un peu des socialis aussi parce qu'ils se sont opposés au débroussaillage et comme il y a de la broussaille, bah ça prend feu et cetera. Mais coupons les arbres, il y aura plus de feux de forêt, faisons des champs de maïs, perte de vue, il y aura plus de feu de forêt. Et donc, il faut sur le plan des solutions que nous proposons quand même mener la bataille. Et c'est une bataille idéologique, c'est une
bataille scientifique qu'il faut mener euh en la matière. Et ensuite le consentement, c'est je le crois en matière d'écologie comme en toute chose. Il faut que les gens ils aient le sentiment que s'ils font des efforts, c'est dans un but qu'ils ont compris et auquel ils adhèrent et deuxièmement que l'effort soi partagés. Je vais donner un exemple. Si on explique aux Français qu'il y a des restrictions d'eau partout dans des territoires qui historiquement y sont habitués mais dans les nouveaux parce que résilience électrique, stock de sécurité stratégique agricole et cetera, mais qu'il y a des gars qui pendant aussi plusieurs mois de l'année peuvent continuer à remplir leur piscine à eux et peut-être certains d'entre vous
ont la chance d'en avoir une mais ça ne passera pas. De la même façon, je vous donne un exemple sur lequel j'ai beaucoup travaillé à l'époque quand j'étais premier adjoint d'anne. On a pris des mesures d'économie d'énergie et notamment d'anticiper l'extinction de la tour effel et d'un certain nombre de monuments. C'est du bullshit au sens économie d'énergie. du bullshit, c'est pas cher et puis honnêtement ça change rien dans le mix énergétique du pays. C'est pas parce qu'on éteint la tour efffel 2 heures plus tôt que ça soulage la creuse d'un problème d'alimentation électrique. C'est pas vrai, c'est un mensonge. Mais c'est du symbole. Et le symbole c'est important parce que à quel moment vous expliquez à des territoires
entiers qu'il risquent des coupures d'alimentation électrique pendant plusieurs heures et que il voit à la télé peu importe que ce soit instrumentalisé ou pas mais qu'il voit à la télé des gens qui s'exonèrent de cet effort. Et le consentement à l'effort, c'est qu'il soit partagé et qu'il soit juste. Et aujourd'hui, il n'est pas partagé et il n'est pas juste. [applaudissements] Merci. Emmanuel, rapidement parce que un point euh qui qui peut paraître anecdotique mais c'est aussi sur la résilience des populations. On dit je te passerai la parole après Audrey que les réunionnés sont résilients. Les réunionnais sont résilients et tu me dis non, ils sont organisés.
Mais Alix, dans ton territoire, il y a cette question aussi de la place de l'art dans cette résilience. Pourquoi ? parce que tu me disais euh l'art permet aussi de garder une trace, une mémoire et d'éviter et je crois qu'en akitaine lors des inondations, il y a aussi des des pièces de théâtre qui ont été faites pour qu'il y ait une trace qui reste dans les mémoires et qui dépasse une génération dans ton territoire. Oui, très rapidement parce que c'est vrai que c'est un exemple qu'on avait évoqué ensemble en préparant cette table ronde, c'est et ça a rejoint ce que je disais tout à l'heure sur comment on associe la population à la fois à penser le présent avec un a et penser l'avenir avec un e.
Euh penser le présent, penser travailler la résilience. Euh ça s'est matérialisé notamment lors des inondations de 2018 où il y avait eu une initiative de de proposer à des compteurs d'aller dans tous les villages qui avaient été meurtri par ces inondations et d'avoir par l'art justement à la fois un outil pour libérer la parole. l'expression notamment pour les plus jeunes qui euh ont avaient vécu ce drame. Enfin, quand on a ces témoignages d'une personne qui est dans sa maison et qui voit le toit s'envoler avec une tornade, c'est clairement quelque chose qui est un choc et qu'il faut accompagner et euh et donc l'art peut aussi à ce moment-là, je
pense, être utile pour accompagner les populations et toutes les démarches citoyennes qui suivent derrière pour recomposer, repenser le territoire aussi à ce titre sont utiles. Merci. Je crois qu'il y a une table ronde après qui parlera de participation citoyenne, donc peut-être aussi de participation citoyenne environnementale. Audrey, tu tu 30 % des noyades pendant les inondations, Sébastien qui me disait ça, sont d à des gens qui vont chercher leur voiture dans les sous-sols. Ça c'est quand même une impréparation euh un schéma mental que toutes les populations n'ont pas. vous à la Réunion euh vous avez cette capacité, mais aussi
parce que vous avez de l'antériorité à avoir acquis des réflexes qui conduisent à ce que finalement la réflexion lors du moment de crise euh c'est pas le moment de la réflexion, c'est le moment du réflexe. Et après par contre, on tire très vite les conclusions de ce qui s'est passé. Raconte-nous. Euh effectivement, c'est vrai que nous nous demandons pas euh comment mieux intervenir, comment mieux secourir. Nous, on se demande simplement comment faire en sorte que cette nouvelle crise ne tue pas. C'est ça notre essentiel. Et finalement, vous avez, je le disais tout à l'heure, cette donnée scientifique qui nous est transmise et qui devient tout de suite finalement des décisions publiques. Par exemple, lorsque nous sommes en période
cyclonique et que Météofance nous alerte qu'il y a une menace qui peut intervenir dans les jours, euh nous centrons dans une phase de préalerte et ça c'est le préfet qui met en œuvre et qui déploie le plan Horsc sur le territoire. préalerte, là signifie qu'on va intervenir tout de suite dans les écoles, rappeler les gestes, informer et cetera, inviter les familles à se préparer, leur équipement, les réserve et tout de suite tout de suite les collectivités, les maires qui ont ce rôle à ce moment-là s'organisent, identifient les lieux où les les évacuations sont indispensables, ouvre les centres d'hébergement et cetera et cetera. On a une deuxième phase qui est ça y est la menace arrive, elle est là, on entre en alerte orange, les écoles et les établissements sont fermés, on donne
un certain temps pour que on puisse se préparer au passage à l'alerte rouge. Et donc nous communiquons d'ors et déjà les lieux des centres d'hébergement et nous nous rendons donc les maires, les conseillers municipaux, nous nous rendons d'ors et déjà auprès des habitations qui ont un risque d'inondation. par exemple dans le cadre de cyclone avec les crues que nous avons eu et nous invitons d'ors et déjà à évacuer les lieux. Alors évidemment, c'est toujours très difficile. Il y a un affect particulier euh que de se dire je dois quitter ma maison. Encore plus lorsque réunionné que nous sommes, nous avons un lien tout particulier avec la terre. Et jusqu'aux dernières heures avant de basculer en
alerte rouge, nous nous rendons sur place près de ses habitants et ceux qui refusent signe une décharge parce que nous leur rappelons bien que passer l'alerte rouge, les secours ne pourront peut-être pas intervenir. Passer en alerte violette, les secours n'interviendront pas. Et c'est très important parce que il nous faut absolument nous dire que la politique que l'on met en œuvre dans le cadre de la prévention, celle que l'on met en œuvre dans le cadre de la sécurité environnementale, elle existe pour nous sur notre territoire afin qu'on ne tue pas. Et le rôle de l'État est très important et et j'ai une petite anecdote pour cela. Juste après Garance,
nous avons eu à la Réunion donc une annonce comme quoi le ministre des outresemères, c'était Emmanuel Vasque à l'époque, devait se rendre sur le territoire. Et donc Erica Baredge, maire de Saint-Denis, ancienne ministre également, me dit "Mais là, il faut lui il faut qu'il vienne dans nos ravines là." Alors, c'était compliqué en fait. On dit "Mais non, il va pas venir dans les ravines, on va lui montrer comment tout ça a bien marché parce qu'on est on est tellement bien organisé." et elle disait non, elle a insisté, il faut qu'il vienne dans les ravines. Pourquoi ? Parce que on a une petite particularité dans les outres mères, c'est que l'État est compétent sur les cours d'eau, donc très largement sur les lits des rivières. Nous, Mairie, nous ne sommes compétents que sur les parties
iguées. Tout le reste, donc à savoir 80 % c'est l'État. et elle elle voulait que l'État vienne, regarde l'état des ravines et surtout prenne conscience de sa compétence. Et c'est important qu'elle le voit parce que nous juste après en cyclone quand on a fini l'alerte verte, l'alerte rouge, l'alerte violette et qu'on passe en phase de sauvegarde qui est encore une phase où les dangers existent n'oublions pas, nous devons d'ors et déjà tout de suite anticiper la prochaine saison cyclonique et donc venir constater l'état des ravines, voir que il n'y a pas d'écoulement naturel des eaux et que nous n'avons pas curé la la ravine correctement. Ce n'est pas finalement simplement de l'entretien des ravines,
c'est une politique de prévention. C'est une politique de prévention pour éviter que lors de la prochaine saison cyclonique les clu les crues soient tellement importantes qu'elle ne tue les populations. Et c'est en ça qu'on doit changer de doctrine lorsque l'on parle de de d'agir sur le territoire et lorsque l'on on en vient à dire qui surveille, qui informe, qui protège, qui intervient. Nous sommes organisés au point où euh euh tout le monde est sollicité, les maires, les collectivités, les élus, les bénévoles, euh les les services de secours et de sécurité, l'État bien sûr, mais également on va plus loin. On va voir également les associations qui interagissent sur les thématiques des violences faites aux femmes. On va voir
également celles qui sont auprès des personnes qui n'ont pas de domicile. Pourquoi ? parce que la catastrophe, elle n'est pas vécue non plus de la même manière que l'on soit dans une chouette maison, bien assurée, bien raccordé, bien alimenté, bien normalisé, que l'on ait une voiture, qu'on en ait les moyens de bien se calfutrer, de se protéger ou que l'on soit totalement dépendant finalement des services publics. Et donc parce que c'est une question de sécurité des populations et de sécurité de la nation, nous nous sommes constamment organisés. Donc nous tenons l'État par la main et nous l'emmenons sur les problématiques pour que ça ne soit pas dans l'esprit d'entretenir quelque chose
mais bien d'entrer dans une politique de prévention pour pour protéger nos populations. Nous n'avons pas d'autre choix que cela. Merci d'avoir souligné l'impact des vulnérabilités croisées pour les populations. Chloé peut-être avant de de passer rapidement la parole à la salle. Une question, est-ce que finalement on parle pas aussi un peu de santé publique et d'ailleurs une prochaine table ronde sur la question de la santé publique. Est-ce que et au niveau européen je crois que 2026 c'est l'année où le financement du rescu et son mécanisme de protection est revue donc qui est un mécanisme de sécurité civile et de
réserve de capacité. Quels sont les objectifs et est-ce que euh cette préparation intègre euh la question des extrêmes climatiques et est-ce que finalement ça peut changer la donne même si évidemment ça reste des compétences nationales ? Ben, tu as raison de de pointer qu'il y a beaucoup de choses qui vont se décider au niveau européen pour ce qui est de notre sécurité environnementale, notre santé. Il y a le programme Rescu qui est un programme de solidarité européenne sur les moyens de la sécurité civile. C'est-à-dire qu'on va mettre en commun l'argent européen pour acheter et commander. Comme on a fait des commandes de vaccin en commun, ben on fait des commandes de moyens de sécurité civile en commun. ça coûte moins cher, ça
permet aussi parfois des livraisons plus rapides et ça permet de montrer ce qu'est la solidarité européenne en acte auprès des pays qui sont les plus touchés par les catastrophes climatiques. Et c'est aussi au niveau européen que se décide par exemple euh tout un tas de réglementations qui concernent des substances toxiques qui sont dans notre environnement, euh les pesticides, les pifaces et donc il faut les des néonécotinoïdes, don on entend souvent parler euh dans le débat public français, des choses comme l'acétamide aussi. toutes ces substances-là, elles sont autorisées ou pas au niveau européen. Et donc, c'est à ce niveau qu'on doit aussi mener la bataille, y
compris la bataille contre les lobby qui sont très puissants et qui assaillent les autorités sanitaires euh qui décident de l'autorisation ou pas de ces substances. Euh voilà, il faut qu'on soit qu'on soit présent à ce niveau-là pour pour mener le la bataille. Mais je voudrais aussi simplement peut-être dire que dans l'année présidentielle qui s'ouvre sur la question de la sécurité environnementale à construire, je crois que c'est nous qui pouvons porter le discours le plus cohérent, le plus complet à la fois sur l'atténuation du réchauffement climatique, donc lutter contre les émissions de gaz à effet de serre. Hein, nous, on prône un mixte énergétique avec du nucléaire et du renouvelable. Du nucléaire autant que nécessaire, du renouvelable autant que
possible. C'est la formule qui est consacrée dans notre projet. Et en cela, nous allons nous opposer à la droite et à l'extrême droite qui euh euh mise sur du nucléaire alors que euh et son en mettant de côté les énergies renouvelables qui restent quand même moins chères et de l'autre côté la France insoumise qui eux prôent un mix 100 % renouvelable. Et nous le disons, nous pensons que cela est irréaliste parce que la priorité, ça doit bien être de sortir des énergies fossiles euh et un mix 100 % renouvelable nous ralentirait dans cet objectif et demanderait de couvrir la France entière euh de des déoliennes et de panneaux solaires alors qu'on voit bien que le déploiement parfois peut-être
plus difficile et plus lent qu'escompté. Donc nous avons ça à mettre en valeur et puis sur les mesures d'adaptation à la nouvelle donne climatique, Emmanuel a mentionné beaucoup de choses tout à l'heure qui qui se retrouve dans notre projet. Donc je crois que on marche sur nos deux jambes et que nous avons tous les atouts pour euh montrer aux français que nous sommes crédibles, efficaces, sérieux sur sur ce sujet et dénoncer l'imposture environnementale de l'extrême droite, c'est très important. [applaudissements] Merci. qui a effectivement arrêté de faire croire qu'en faisant de l'adaptation, on aura plus à faire d'atténuation parce que en fait il y a des choses auxquelles on ne pourra pas s'adapter.
Alors quelques questions à la salle. Je vous ce que je vous propose parce que on va être sympa pour la table ronde suivante, c'est essayer de pas les mettre trop en retard. Du coup, je vous propose de prendre trois questions et puis de laisser nos intervenants répondre. Oui. Si si. Oui. Si si si tu peux parler fort ou tu veux le Si tu veux, je viens. Merci. Merci à tous. Sylvain Lassonde, je suis militant à Sarcel, climatologue de formation, expert sur les questions d'assurabilité, de prévention des risques naturels. Merci à tous pour ce tout ce que vous avez dit. Vous avez dit que le changement climatique était en avance par rapport à ce que ce que les scientifiques ont dit. Euh on a beaucoup parlé d'incendie mais pas forcément beaucoup des inondations. Au niveau des
plans de prévention des risques inondation, faut savoir que aujourd'hui euh les cartes qui sont utilisées sont prennent en compte les climats passés mais pas encore les climats futurs. Alors qu'il faut qu'on s'adapte justement au climat futur et que très souvent les cartes de ne prennent pas en compte les inondations par ruissellement uniquement par débordement alors que c'est près plus de la moitié des inondations que l'on a aujourd'hui dans le pays. En terme d'assur, j'ai deux propositions à vous faire pour pour ajouter au projet. Il faut savoir qu'en terme d'inondation, aujourd'hui, il n'y a pas d'obligation pour les assureurs de couvrir leur d'inondation infradescénale. Le régime 4ATNat le couvre au-delà de 10 ans, mais en de ça, ce n'est pas une obligation. Alors que
les qu'il y a l'obligation de couvrir les risques, tempêtes, grê et neige. Je propose que l'on puisse ajouter à la loi de 90 justement l'obligation de couvrir les ris d'inondation de manière à ce que ce soit pas une garantie facultative et que tous les Français soient bien couverts sur la question d'inondation. une une autre une autre chose, c'est que tout à l'heure, il a été dit 1 € 1 € en prévention 1 € investi. Là où je travaille, on a fait les calculs sur la question au niveau du fond Barnier notamment, c'est 1 € pour 3 € 1 € investi, c'est 3 € en en dommage évité sur les 50 prochaines années. Et si on agit sur la question de des plans de prévention, on est sur 11 €. Donc il faut amplifier les efforts de
prévention. Aujourd'hui sur tous les Français, on paye au niveau du régime d'insurence des catastrophes naturelles, il y a un prélèvement qui est fait par l'état de 12 % sur tout ce qu'on paye. Faut savoir qu'aujourd'hui, si on est appliqué 12 %, ça ferait 510 millions d'euros qui seraient alloués au fond de Barnier. Or, les crédits qui sont alloués aujourd'hui dans le qui sont ouverts aujourd'hui dans le budget de l'État, c'est seulement 300 millions. Donc, remettons les moyens à la prévention. Merci. On a une deuxième question ici. Est-ce que tu Je t'amène
Merci. Euh alors, comme question, est-ce que vous avez bien en tête que la priorité serait vraiment de faire baisser les émissions carbone au niveau mondial ? Puisqueen fait euh en France euh nous sommes plutôt un pays où qui avons des émissions carbone plutôt faibles en proportion du PIB, mais nous avons énormément de conséquences très négatives et donc c'est vraiment la priorité de faire baisser les émissions carbone au niveau mondial et qu'il y a et il y a une solution très facile à mettre en place. pour la décarbonation au niveau mondial de manière très rapide et qui serait très positive pour les finances publiques, qui serait très positive pour notre base industrielle, pour le pouvoir
d'achat et je pourrais vous l'expliquer euh mais est-ce que vous avez bien en tête que c'est bien la priorité le de faire baisser les émissions carbone au niveau mondial ? parce que si on reste sur la actuellement c'est très dynamique les émissions carbone et euh le changement climatique va devenir bien plus terrible si on reste sur le sur le scénario où les émissions carbone au niveau mondial continuent à monter de manière très dynamique et en plus on les dope euh parce que on importe de plus en plus des produits très carbonés, on dope la croissance des pays très carbonés et donc on fait monter leurs émissions carbone au niveau mondial. Merci. On a une troisème question et puis après on va laisser.
J'avais pas vu la main.
Merci. Ouais. Bonjour à tous. Merci. Euh moi, j'aais une question sur la question de l'articulation de la politique de sécurité avec la la question sociale. Euh je suis conseillère municipal de Fontainebleau. Euh et nous avons expérimenté cet été euh une mesure de pardon, excusez, une mesure de restriction d'accès à la forêt euh qui est tout à fait compréhensible et voilà mais qui a posé beaucoup de questions puisque à mes yeux, elle a un impact quand même sur ben les plus modestes d'entre nous euh
puisque cet été beaucoup de personnes ne sont pas partis en vacances, vivent voilà dans des passoirs thermiques que voilà, ça c'est c'est une mesure qui à mon sens impacte quand même un certain nombre de de voilà de de public vulnérables. Et j'aimerais savoir comment voilà est-ce que comment construire une politique de sécurité qui ne conduisent pas à des restrictions d'usage qui a voilà qui aura un coût toujours sur les mêmes et donc c'est ce qu'on disait monsieur monsieur Grégoire tout à l'heure sur la question de la répartition de l'effort et du partage des coûts et de la voilà et de la justice sociale. Merci.
Merci beaucoup. Alors, qui pour répondre euh en premier ? Chloé, peut-être si tu veux prendre la parole. Je suis désolé, je mets du temps à descendre. Donc
mais merci beaucoup pour toutes ces interventions. Peut-être sur la question des assurances qui a été posé et de des risques qui ne sont pas couverts. Ça c'est une autre dimension majeure de la crise climatique et de la catastrophe. c'est que beaucoup beaucoup de choses vont devenir euh plus assurables, c'estàd que les assurances vont progressivement se retirer de la couverture des grands risques liés au réchauffement climatique. C'est déjà le cas avec notamment la question des du retrait gonflement des argiles qui concerne 9 millions de maisons en France. est énorme et vous avez des gens qui se retrouvent du jour au lendemain touchés par ce phénomène euh qui doivent parfois refaire euh l'ensemble du sol de
leur maison et le prix est supérieur au coût de leur la maison elle-même qui ne sont pas suivis par leur assureur et qui se retrouvent à devoir vendre leur bien pour rien, une bouche enfin je veux dire donc des drames terribles. Nous dans dans le projet, nous portons la responsabilisation évidemment des assureurs, c'est au secteur privé aussi de couvrir ces nouveaux risques. Mais nous portons également la création de ce que nous appelons le fond de sécurité climatique qui sera financé par l'impôt et qui aura vocation à indemniser les risques qui ne seront eux vraiment pas assurables, mais aussi à financer une partie de la politique d'adaptation. Et ce fond doit être non seulement géré à parité par les
partenaires sociaux, les responsables associatifs, nous les mettrons autour de la table, mais de façon juste. Il doit être financé de façon juste euh et équitable, notamment par une fiscalité carbone sur les activités les plus polluantes. Ce qui permet d'assurer, comme le rappelait Emmanuel tout à l'heure, mais ce qui fait vraiment l'identité de ce que nous portons quand on parle d'écologie, la justice sociale, l'un ne va pas sans l'autre. Et donc c'est évidemment un objectif qui traverse notre projet. Est-ce que quelqu'un veut rebondir ? Bon, peut-être pour laisser à la place une deuxième enfin sur le je crois qu'on est tous persuadés que sur le problème des émissions carbonées bien sûr qu'il
faut que ça diminue. La France essaie de prendre sa part mais c'est un défi mondial de toute manière par rapport à ça sur l'aspect forestier et des bois moi est aussi une commune classée forestière et donc quand il y a les il y a des bois donc quand quand il y a les interdictions, vigilances euh ben on les accès sont limités donc en fonction de la classification on peut jusqu'à 14h puis et là on a effectivement des interdictions, ça a été compliqué parce que je partage que les gens ont leurs habitudes, on l'a connu aussi sur la crise
du Covid sanitaire et que la l'heure de balade et s'il y a rien autour pour effectivement trouver un peu de bien-être. Et là en période de canicule avec l'interdiction d'accès, moi ça a été un souci et les gens essayent de conserver leurs habitudes. On est obligé d'envoyer la police municipale en prévention puis après de verbaliser. Mais c'est vrai que c'est c'est un vrai souci et d'où la question sociale aussi la qualité de vie au quotidien des gens et c'est une préoccupation dans cette sécurité environnementale mais c'est vrai que c'est un vrai souci. Oui. Alors le le mot de la fin rapidement, vas-y Sébastien avec un peu plus de pompiers, un peu
plus de camion, un peu plus d'avion pour limiter la superficie brûlée parce que quand les feux de forêt la sont importants, la contribution au réchauffement climatique est quand même vraiment importante. Et puis après les pompiers, ils pourraient aussi essayer de limiter leur impact. Je pense par exemple, on fait 50000 feux de voiture par an. Et ben au niveau des de des du conflit des usage, on pourrait essayer d'utiliser un peu moins d'eau en utilisant en fait des bâches. Pour ça, il faut que les pompiers, ils s'appuyent sur des scientifiques pour être capable de mesurer l'endroit où il faut les mettre et en fait le le rapport la plusvalue qu'elles peuvent nous apporter. Et puis euh quand on traverse la France, quand nos collègues du nord, ils vont à Haubagne pour les feux de
forêt, mais peut-être qu'on pourrait mettre les camions sur les trains, il y aurait moins d'usure des pneumatique parce qu'il y a un aller-retour, ça veut dire qu'on change les pneus. Un pneu, c'est 500 € en moyenne. Ça veut dire que c'est des dizaines de milliers d'euros qui sont assurés. En plus, nos camions, c'est des tracteurs, donc ils aiment pas du tout en fait l'asphalt. Et les pompiers, quand ils arriveraient, ils seraient plus frais. Et donc, il y a un vrai intérêt à à remettre les camions sur les trains pour leur faire traverser le territoire. Merci. Vraiment 30 secondes ce que je vais me faire rappeler à l'ordre. Oui, je voulais juste parler de finalement de cette acceptabilité. C'est très difficile en fait quand on a un certain affect parfois de de prendre
en considération que les décisions qui sont pris, même si elles sont violentes, même si elles font du mal, elles interviennent pour sauver des vies. À Saint-Di la Réunion, nous sommes allés jusqu'à exproprier des gens, à les empêcher de vivre là où ils habaient depuis 20, 30, 100 ans. Et c'est difficile et moi le message que je voudrais quand même laisser, c'est vous savez les outremères effectivement nous sommes les avant-postes climatiques. On dit souvent qu'on est très résilient, mais on est surtout très organisé. Et moi ce que je voudrais dire, c'est que il faut venir partager et il faut qu'on puisse transmettre également ce que nous nous savons faire depuis chez nous parce que malheureusement ce qui se passe à la Réunion fréquemment tous les ans préfigure ce qui va se passer sur le
territoire hexagonal très rapidement. Et nous et bien nous avons appris et nous continuons à apprendre et donc nous aimerions pouvoir transmettre la manière dont on s'organise pour prévenir des risques. Merci. [applaudissements] Merci beaucoup. Merci à nos intervenants, merci pour vos questions et puis ben bonne suite du campus.
M.
Chloé Ridel