Apolline Matin du 31 août - 8h/9h
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 42 %Défensif 28 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 87 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 23:51OuverteRéponse directe
Quelle est la position de la France sur les frappes au Moyen-Orient ?
- 24:59FerméeRéponse partielle
Les aides au carburant seront-elles prolongées ?
- 27:10RelanceRéponse partielle
Est-ce que vous n'aviez pas anticipé que peu de Français feraient la demande d'aides ?
- 30:01FerméeRéponse directe
Combien de personnes ont fait la demande d'aides carburant ?
- 32:13OuverteRéponse partielle
Qui tient qui entre Total et le gouvernement ?
- 34:53RelanceRéponse partielle
Les objectifs du budget seront-ils tenus ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:31Locuteur 9Fait
« La croissance en berne. Les taux d'intérêt de la dette qui explosent. »
- 2:34Locuteur 9Chiffre
« Le déficit admet désormais le gouvernement, qui ne pourra pas passer sous les 5%. »
- 2:41Locuteur 9Fait
« Un plan de sauvetage de l'agriculture dans les cartons. »
- 2:50Locuteur 9Fait
« La sous-indexation des pensions de retraite les plus élevées est toujours sur la table. »
- 2:54Locuteur 9Fait
« Mesure difficile, mais pas brutale, assure Sébastien Lecornu. »
- 3:01Locuteur 9Fait
« Faute de majorité, le risque d'échec au Parlement est élevé. »
- 3:05Locuteur 9Fait
« Ce budget sera réversible. Autrement dit, fait pour durer seulement quelques mois avant la présidentielle. »
- 3:17Locuteur 9Fait
« Ne comptez pas sur nous pour adopter maintenant le programme du gouvernement. »
- 10:39Locuteur 9Fait
« En fonction du nombre de mots que vous maîtrisez à la maternelle, on est déjà capable de déterminer votre trajectoire scolaire. »
- 10:43Locuteur 2Fait
« Si vous ne maîtrisez pas plus de 500 mots à la maternelle, on est sûr que vous serez en échec scolaire. »
- 30:15Maude BréjonChiffre
« 1,4 million de Français ont aujourd'hui fait cette demande. »
- 35:46PrésentateurFait
« L'objectif, c'était 1% de croissance et un déficit de 4,7% du PIB. »
- 35:54PrésentateurChiffre
« À partir de 1%, on est passé à 0,9%, puis on est passé à 0,7%. »
- 36:02PrésentateurChiffre
« l'INSEE, et c'est vendredi qu'il l'en dit, estime que la croissance du PIB au deuxième trimestre était en réalité de 0. »
- 37:39PrésentateurChiffre
« des gels budgétaires à hauteur de 6 plus 3 milliards. »
- 38:22PrésentateurChiffre
« sans budget, c'est 15 milliards d'euros de coûts pour le pays et un déficit qui pourrait atteindre 5,9%. »
- 41:13PrésentateurFait
« C'est Edouard Philippe. »
- 41:39PrésentateurChiffre
« Il est de très loin le mieux placé. Il fait le double de ses concurrents. »
- 42:47PrésentateurFait
« C'est le seul aujourd'hui qui peut éviter au pays le cauchemar d'un second tour entre le Rassemblement national et la France. »
Temps de parole
- Présentateur65 %
- Locuteur 716 %
- Locuteur 27 %
- Locuteur 95 %
- Locuteur 32 %
≈ 2,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous écoutez RMC. Merci d'avoir choisi RMC. Très beau lundi à tous, il est 8h. RMC, Apolline Matin. Le journal de Quentin Vinet. Bonjour Quentin. Bonjour Apolline, bonjour à tous. C'est la semaine de rentrée pour les enseignants, pour les enfants, pour leurs parents aussi souvent et pour le gouvernement qui se réunit en séminaire et qui va plancher dès aujourd'hui sur le prochain budget. C'est la reprise et le pétrole repart à la hausse, vous verrez, sur les marchés après la reprise des frappes cette nuit au Moyen-Orient. Et nous irons dans ce journal à l'US Open de tennis. Grand chelème en attendant Arthur Fiss en fin de journée.
Il y a Novak Djokovic qui a été éliminé et qui était en larmes tôt ce matin. Toutes les bonnes choses ont une fin. C'est la fin des vacances et donc c'est la reprise ce matin pour beaucoup de Français. A l'image des 850 000 enseignants qui reprennent donc aujourd'hui pour préparer la rentrée des classes de demain. Bref, c'est le retour à la routine, Lucas Lobert. Est-ce que vous avez hâte, vous les garçons, de revenir à l'école ? Oui. Semaine de rentrée avec le sourire pour Robin et César.
Parce qu'il y a notre copain. Et puis c'est très intéressant de travailler.
Mais le sourire de la maman à côté est plus crispé. Pour elle, rentrée rime surtout avec routine très chargée.
Il y a la musique, il y a le volet, il y a la nounou. Avec trois enfants, c'est de savoir qui récupère qui à quelle heure. Donc effectivement, c'est un peu d'organisation.
Chemise à fleurs sur le dos, mais morale dans les chaussettes pour Stéphane et Myriam.
On revient d'Italie, 15 jours.
C'est notre dernier jour de vacances. Avec Ristoune quand même. C'est la reprise du boulot. Vous garderez la chemise à fleurs ou pas ? Bien sûr. Dans le déni ? Voilà, ouais. Reprise aussi pour Robin et Marie. Ils sont déjà agacés, rien que d'y penser. La reprise dans les transports blindés le matin et le soir.
Le retour au travail est toujours vertigineux. Ça va reprendre les réunions avec tout le monde au bureau.
Déjà envie de repartir en vacances, mais hélas, il va falloir patienter. On a gardé les prochains congés pour Noël, quoi. Ça va être long.
Le bronzage va vite partir.
Ah bah ça, c'est sûr.
Paris, le bronzage, je ne tiens pas beaucoup.
Alors, ils vont se consoler comme ils peuvent. Retrouver les amis qu'ils n'ont pas vus cet été, par exemple. Et puisqu'on en parle, on est, tiens, ce matin, j'ai regardé, on est à 116 jours de Noël. Alors, d'ici là, il y a un dossier qui va animer les débats. C'est le dossier du budget. Et le gouvernement va longuement en discuter dès aujourd'hui en se réunissant en séminaire. Il y avait déjà eu un conseil des ministres. Vous vous souvenez, la semaine dernière. Mais cette fois, tous les ministres sont conviés à huit clauses sans téléphone portable. Ça va se passer aux Invalides à Paris. Cyprien Peseril, du service politique à RMC, vous êtes avec nous en direct ce matin.
On se souvient des feuilletons des dernières années pour le budget.
Encore une fois, cette année, ça semble à une équation impossible à résoudre. Oui, d'autant que la situation économique se dégrade. La croissance en berne. Les taux d'intérêt de la dette qui explosent. Et le déficit admet désormais le gouvernement, qui ne pourra pas passer sous les 5%. D'autant que l'exécutif prévoit des dépenses nouvelles en 2027. Un plan de sauvetage de l'agriculture dans les cartons. La prolongation des aides sur l'énergie et le budget des armées en hausse. Côté recettes, pas d'augmentation d'impôts, promet le Premier ministre. Mais la sous-indexation des pensions de retraite les plus élevées est toujours sur la table.
Mesure difficile, mais pas brutale, assure Sébastien Lecornu. Alors que, faute de majorité, le risque d'échec au Parlement est élevé. Pour convaincre les oppositions, il insiste désormais, ce budget sera réversible. Autrement dit, fait pour durer seulement quelques mois avant la présidentielle. Les années précédentes, le PS avait accepté d'entrer dans les jeux des négociations pour permettre son adoption. Cette fois, la censure se profile, prévient un dirigeant socialiste. Ne comptez pas sur nous pour adopter maintenant le programme du gouvernement.
Et on verra quelle est la tonalité du discours ce matin à 8h30. Au micro d'Apolline, c'est Maude Bréjon, la porte-parole du gouvernement, qui sera son invité.
Alors en attendant, il y a le défilé des candidats à la présidentielle qui continue à la foire de Chalon-en-Champagne. Aujourd'hui, c'est Édouard Philippe qui y sera. Ce week-end, c'était Gabriel Attal, notamment. Il y a un candidat de plus depuis hier soir. Le patron du PS, Olivier Faure, qui se lance dans la course à la primaire pour, dit-il, une France plus juste.
Cette semaine de rentrée, elle commence par une grève chez Marionneau. Les salariés des 400 magasins de cette enseigne de cosmétiques sont appelés à la grève. Donc, à partir de ce matin, pour demander des garanties au moment où la chaîne, rachetée par un groupe chinois en 2005, doit être vendue à un petit groupe français. Et les salariés voudraient bien savoir à quelle sauce ils vont être mangés. Car à l'heure actuelle, ils disent qu'ils n'ont aucun dialogue avec leur direction, Alexandre Thibault. C'est le cas de Chloé. Elle a appris un peu soudainement ce très probable rachat en revenant de vacances fin août.
Ça fait un petit peu peur parce qu'on ne sait pas à quelle sauce va être mangée. C'est bien beau d'être rachetée, mais à quelle garantie nous donne-t-il ?
Ça fait plus de 20 ans qu'elle travaille chez Marionneau.
Ce n'est pas tout le temps qu'on se met en grève chez Marionneau, donc je pense que c'est nécessaire quand même. Nous, on veut quand même garder nos emplois, nos primes. Enfin voilà, on n'a pas envie de se retrouver une main devant et une main derrière.
Les syndicats demandent une garantie des emplois à deux ans et l'assurance qu'aucun magasin ne ferme, d'autant que certains affichent un fort déficit. Ok pour ce rachat, mais attention. Marionneau est à vendre, mais pas d'autres emplois en groupe. Marilyn Gentil est déléguée syndicale CGT. C'est avec grand plaisir qu'on en passe au pavillon français, bien au contraire.
Pour autant, on quitte un groupe qui a quand même une assise financière et qui est un très gros groupe pour partir avec une filiale qui n'a pas du tout les mêmes moyens financiers. Avec un gros groupe, on n'a pas réussi. Avec quelqu'un qui a moins de finances, comment on fait pour y arriver ?
Contacté par RMC, la direction assure que la priorité est d'avoir un dialogue constructif pour préserver les perspectives d'avenir dans l'entreprise. Le bilan s'est alourdi ce matin au Népal. Désormais, on parle de 919 morts et près de 4800 disparus après l'effondrement d'un glacier la semaine dernière à la frontière avec la Chine. Quatre Français toujours parmi les personnes recherchées. L'autre information de la matinée, c'est la reprise des frappes au Moyen-Orient entre les Etats-Unis et l'Iran. Romain Haug, vous suivez ça pour RMC, ça a repris cette nuit, ça faisait un mois qu'il n'y en avait pas eu.
Oui, et conséquence immédiate, comme à chaque fois, le cours du pétrole remonte. Le baril de Brent a repassé ce matin la barre des 90 dollars. Ce qu'il s'est passé cette nuit, l'armée américaine dit avoir frappé deux lanceurs de missiles iraniens déployés sur l'île de l'Arak, dans le détroit d'Hormuz. Bombardement auquel a quasi immédiatement répondu l'Iran en attaquant des cibles américaines en Jordanie et aux Émirats, affirment les gardiens de la révolution, selon qui un navire serait également en feu dans le détroit d'Hormuz.
Après avoir heurté des mines, une reprise des hostilités qui menace de remettre en cause plusieurs semaines d'accalmie dans cette guerre au Moyen-Orient, qui dure maintenant depuis six mois. Et alors que les discussions entre les deux pays sont dans l'impasse, l'accord conclut en juin dernier, ayant à peine tenu un mois avant de voler en éclat. Ce qui n'arrange pas. Donald Trump empêtré dans cette guerre de plus en plus impopulaire aux Etats-Unis, alors que les élections en demi-mandat approchent. Le président américain avait affirmé privilégier la pression économique contre Téhéran.
Et c'est dans ce contexte international qu'Emmanuel Macron se rend en Suède aujourd'hui pour finaliser une commande de frégates françaises pour un montant dépassant les 4 milliards d'euros. C'est le premier jour à l'US Open de tennis et on a vécu tôt ce matin la première sensation avec l'élimination du serbe Novak Djokovic. Sur la même vue, en pleurs, ça faisait 20 ans qu'il n'avait pas été battu au premier match sur un tournoi du Grand Chelem. Il a perdu en 5-7 contre un joueur argentin moins bien classé que lui. Mon corps commence à me lâcher. Voilà ce que dit Novak Djokovic, âgé de 39 ans. Le tournoi va donc continuer sans lui. Eric Salio, vous êtes notre envoyé spécial pour RMC.
Et aujourd'hui, on va suivre l'entrée en liste d'Arthur Fiss qui vient de gagner le dernier grand tournoi avant l'US Open.
Oui, depuis son exploit à Cincinnati, Arthur Fiss sait qu'il a basculé dans une autre dimension. Il le sent dans les allées de Flushing Meadows, mais il garde la tête froide car le format des Grand Chelem n'a rien à voir avec celui des Masters 1000.
Le problème, c'est que je connais mon rang lorsqu'on fait les tournois au meilleur des 3-7. Mais en Grand Chelem, je ne connais pas encore mon rang, malheureusement, parce que je n'en ai pas joué. J'ai joué qu'un Grand Chelem, je crois. Un Grand Chelem, je vais essayer de faire au mieux. Je vais essayer de continuer sur le même lancé, de prendre match après match. Et puis voilà, on va voir. Mais c'est sûr que j'ai des bonnes cartouches à jouer.
Avec le climat new-yorkais et le stress, des défaillances physiques, comme on l'a vu hier avec Terrence Atman, perclus de crampes, sont possibles. Mais sur le plan tennis, Arthur Fiss n'a rien à envier au Cador. Le numéro 2 français Arthur Rindernech le confirme.
Quand tu gagnes le dernier Masters 1000 avant le Grand Chelem, évidemment que tu peux en faire un outsider. Moi, je ne suis pas surpris. Je le connais depuis un bon moment. On est proches aussi, donc je connais sa motivation. Et voilà, je suis ravi pour lui. Et j'espère qu'il va gagner encore plein de matchs.
Premier élément de réponse cet après-midi, sur le cours Louis Armstrong, face à Stéphanos Tsitsipas.
Et puis je vous signale que Monaco est seul en tête de la Ligue 1 de football ce matin, vainqueur 2-0 contre Marseille. Hier soir, c'était la fin de la deuxième journée. Monaco, en fait, est la seule équipe à avoir gagné ses deux premiers matchs de championnat. C'était le journal de Quentin Vina, il est 8h09 sur RMC.
RMC jusqu'à 9h.
Apolline Matin. Nos enfants sont-ils devenus illettrés ? C'est la question que vous vous posez, Madeleine de Gesset, à la veille de cette rentrée. Bonjour, vous êtes professeur de lettres en classe préparatoire. L'école des illettrés, voilà le nom de votre livre chez Albin Michel. Le niveau des élèves baisse. Vous le constatez. Comment redresser la barre ? Maîtriser la langue française, c'est la clé. Voilà votre parti pris. Vous nous le dites dans un instant. Oui, un constat terrifiant. Et d'ailleurs, on voit des échecs de la numérisation. Ça, c'est la grosse erreur de stratégie, pas seulement de la France, de plusieurs pays européens.
Oui, sauf que les autres pays, j'ai l'impression, reviennent en arrière. Exactement, c'est la différence. Et nous, bien sûr, on s'en tête. Si non, on y revient dans un instant, 8h09. RMC jusqu'à 9h. Apolline Matin. Apolline de Malherbe. Il est 8h12, demain c'est la rentrée, mais on en parle dès ce matin sur RMC à cause du niveau des élèves qui s'est littéralement effondré en français. Notamment, c'est le constat que vous faites au quotidien. Madeleine de Gesset, bonjour. Vous êtes professeure de lettres en classe préparatoire. Vous avez participé à l'époque à la campagne de François Fillon. C'était en 2017. Depuis, vous êtes professeure, vous êtes essayiste.
Et cette semaine, vous publiez l'école des illettrés aux éditions Albain Michel. C'est sévère quand même.
Oui, alors illettré, par illettré, j'entends une personne qui a des difficultés à lire et à écrire. Je suis persuadée que notre langue est une source d'émancipation pour nos élèves. Or, force est de constater aujourd'hui, malheureusement, que l'école ne sait plus la transmettre correctement. A fortiori, dans les quartiers les plus défavorisés. Mais ça touche aussi, malheureusement, les élèves venant de milieux plus privilégiés.
Désormais, c'est tous les élèves, et justement, c'est votre constat, c'est qu'il n'y a aucune catégorie d'élèves. De ce point de vue-là, pour le coup, tout le monde est logé à peu près à la même enseigne.
Même en classe préparatoire, dans les filières sélectives où j'enseigne, je constate que mes élèves présentent des lacunes en grammaire, en orthographe, en syntaxe et en culture littéraire, qui devraient être impensables à ce stade de leur formation.
Ce qui est quand même terrifiant, c'est qu'en fonction du nombre de mots que vous maîtrisez à la maternelle, on est déjà capable de déterminer votre trajectoire scolaire. C'est-à-dire que si vous ne maîtrisez pas plus de 500 mots à la maternelle, on est sûr que vous serez en échec scolaire.
Oui, et là, on touche du doigt à un problème que les politiques oublient très souvent, c'est que les premiers passeurs de la langue, ce sont les parents. Et il y a une sensibilisation qui est totalement insuffisante vis-à-vis de leur mission, qui est essentielle. Il ne faut pas tout attendre de l'école. Le rôle des parents dans la stimulation linguistique est immense.
Mais ça marche comment, ça ? Qu'est-ce que l'État peut faire pour stimuler les parents à stimuler leurs élèves, leurs enfants ?
Souligner l'importance de leur parler, notamment pendant les repas. On sait que beaucoup de foyers français passent des repas devant la télévision. Éviter de regarder des dessins animés juste avant d'aller à l'école le matin, ce qui épuise l'attention des enfants. Réguler, évidemment, l'accès aux smartphones. Les smartphones tuent les capacités d'attention profonde.
Ils ont quand même bien tenté, on peut le dire, au gouvernement. L'interdiction des téléphones au collège ou au lycée et l'interdiction des réseaux sociaux. Mais enfin, ça, c'est le Conseil constitutionnel qui a retoqué.
Oui, mais ça s'applique. C'est vrai, ça allait dans le bon sens, mais ça s'applique à l'école. On sait que c'est dans leur foyer que les enfants regardent le plus leur smartphone.
Oui, autre bon problème, évidemment, c'est le numérique. On se souvient, quand la Suède a annoncé numériser son école, tout le monde était extatique en France. On ne parlait que de ça. Vous expliquez que la Suède est revenue en arrière parce que ça produisait des échecs considérables.
Ça coûte des milliards de revenir en arrière. C'est un contre-investissement au moins aussi massif. Mais vous dites aussi qu'en France, on a investi dans la numérisation. On a acheté des tablettes pour les écoliers, pour le dire très simplement. Mais que nous, en revanche, on ne fait pas machine arrière parce que ça coûte trop cher de faire machine arrière.
Exactement. Depuis 2023, on sait que c'est une véritable gavie, ces distributions de tablettes. Et qu'il n'y a pas de bienfaits réels pédagogiques arrière. Pour le contraire. On remplace aussi les tableaux à craie par des tableaux numériques qui, concrètement, font asseoir nos enfants toute la journée devant un iPad géant. Et en plus, c'est un non-sens écologique et économique.
Et nous, du coup, on ne fait pas machine arrière parce qu'on ne veut pas admettre qu'on a fait une erreur ?
Les sommes investies ont été tellement énormes que faire machine arrière, c'est reconnaître qu'on a dépensé énormément d'argent public pour rien.
Enfin, on l'avait pensé de façon débile, excusez-moi, mais acheter des tablettes nulles à tous les élèves, c'était stupide. C'est-à-dire qu'il y a ceux qui avaient des bonnes tablettes à la maison et qui n'utilisaient pas les tablettes de l'école. Pourquoi on n'a pas juste pris les élèves vraiment en difficulté et pour leur payer du bon matériel ?
En fait, on pense que le numérique va résoudre toutes nos difficultés scolaires. Et ça, c'est une grande naïveté. Comment est-ce qu'on redresse la barre, Madeleine de Gesset ? En revenant aux méthodes efficaces, on a la chance d'avoir un conseil scientifique de l'éducation nationale qui est de grande qualité, qui s'appuie sur la recherche, notamment en neurosciences. Et le problème aujourd'hui, c'est que nos professeurs des écoles ne sont pas formés à ces méthodes efficaces très souvent.
Le problème est plus politique, en réalité, dans les choix politiques, que dans la question de la qualité des enseignants.
Je pense qu'il faut que l'éducation nationale reprenne la main sur la formation de ses formateurs et sur la formation de ses propres professeurs. Parce qu'aujourd'hui, ça dépend très largement du ministère de l'Enseignement supérieur.
Donc, c'est problématique. Dans la catégorie des choses assez stupéfiantes sur lesquelles vous revenez, il y a les polycopiés. Les polycopiés, on ne pensait pas que c'était dangereux.
On savait juste le fait de donner le cours en version imprimée aux élèves, histoire qu'ils aient le plan et l'introduction. En fait, vous expliquez que d'après une étude américaine qui date de 2014, de l'université de Princeton, si mes souvenirs sont bons, les polycopiés, en réalité, nuisent à l'attention et qu'en fait, ne pas prendre de notes pendant que le prof parle, ça nuit notre capacité à apprendre et à retenir ce qu'on lit. Donc, même ça, ça a détruit nos capacités d'apprentissage.
Oui, parce qu'en fait, déjà dès les petites classes, les polycopiés font moins écrire les élèves. Alors, c'est en écrivant des phrases que la syntaxe rentre dans votre esprit. Et par ailleurs, l'écriture manuscrite vous oblige à faire déjà un effort de synthèse et de mémorisation. Donc, il faut la privilégier. Moi, dans ma classe préparatoire, la prise de notes par ordinateur est interdite, par exemple.
Interdite, parce que c'est déjà une manière d'apprendre que d'écrire. Il y a Jean-Christophe qui nous appelle au 32 16 depuis l'aube. Vous êtes à Champignolles, les Monts de Ville. Bonjour Jean-Christophe. Bonjour tout le monde. Viticulteur, vous n'êtes pas surpris, semble-t-il, par le constat assez sévère que dresse Madeleine de Gesset ?
Non, j'ai pu constater déjà avec mon plus grand. Maintenant, il a 21 ans, mais quand il était au CE2-CMA à l'époque, je me rappelle de l'astuce qu'il avait. Il montre un coup de natéros qu'il avait fait en histoire. C'était bardé de fautes. Et il me fait, pourtant, il avait une bonne note. Il me fait, non, mais la maîtresse, elle a dit, c'est ton histoire, on ne corrige pas les fautes de français, par exemple, vous voyez.
Donc, on ne corrige pas, voilà, c'est ça. Comme c'est de l'histoire, on ne corrige pas les fautes de français.
Non, comme c'est pas du français, on ne corrige pas les fautes. Alors, comme c'est moi qui ai dit, c'est bardéron.
Donc, vous-même, vous disiez à votre fils, non, mais tu ne mérites pas cette note-là.
Ben oui, carrément. Du coup, on a fait ce qu'il fallait pour... Voilà, ça roule maintenant, mais les parents foutent tout derrière aussi. Il y a un autre exemple, par exemple, mon plus petit, au collège, et on trouvait qu'il n'y avait pas fait de livres de lus en cours de français. La prof, qu'il avait une année, elle nous a répondu, mais je ne peux pas en faire lire de trop, parce que sinon, les élèves vont être débordés, ne vont pas réussir. Et mon gamin, quand il sort de... En réunion par en prof, mon gamin, quand il sort de la salle, à 12-13 ans, il me dit, mais papa, si tu n'en comprennes pas, comment on peut s'améliorer ? Même un gamin à 12-13 ans, il se rend compte.
Lui-même était plus exigeant que les professeurs eux-mêmes. Jean-Christophe, je voudrais que Madeleine de Gesset puisse réagir.
Oui, alors vous pointez du doigt un vrai problème, c'est qu'il faut qu'il y ait une très grande exigence sur les qualités rédactionnelles de nos élèves, et il faut que les fautes d'orthographe soient sanctionnées, quelle que soit la matière et quel que soit le professeur.
Les fautes d'orthographe, l'exigence à la lecture. Merci Madeleine de Gesset d'être venue ce matin répondre à nos questions. L'école des illettrées, réapprendre à lire et à l'expression. Juste un point d'optimisme, Pauline.
Les pays qui ont fait des réformes d'ampleur de leur système éducatif, je pense à l'Allemagne au début des années 2000, ça a payé assez vite. Au bout de trois ans, on voyait déjà des résultats. Donc ce n'est pas des réformes qui mettent des années à produire leurs effets.
Effectivement, ça fait plaisir. Merci et merci à Jean-Christophe pour son témoignage. Il est 8h19 à Arnaud Demanche.
RMC, Apolline Matin.
C'est tous les jours Demanche. Et bonjour.
Arnaud Demanche est avec vous, c'est-à-dire Arnaud.
Je ne le fais pas d'habitude, mais là j'aimerais quand même rebondir sur ce qui vient d'être dit, parce que je ne suis pas tout à fait d'accord avec notre invitée précédente. Les gens y croivent que les enfants ne sachent plus parler correct. C'est très exagéré. Voilà, c'était juste pour dire ça. L'édito. C'était mon édito coup de gueule. La chronique, c'est moi qui l'ai écrite en plus. C'est moi qui l'ai faite. Et ça m'a fait mal à la concentration tout le week-end. Donc on va parler de la présidentielle avec de nouveaux candidats. Vous avez vu, ce n'est pas les candidats qui manquent. En ce moment-là, on a eu trois tout neufs.
Alors on a eu Olivier Faure ce week-end, Dominique de Villepin et même Natacha Polony. Alors là, stop. Ah bon ? Stop, ouais, stop, Natacha. Elle y pense, elle veut y aller, c'est trop. Stop. Là, c'est Baladur qui avait raison. Je vous demande de vous arrêter. Je vous demande de vous arrêter. Alors Dominique de Villepin, il s'est déclaré chez notre ami Guillaume Daray sur BFM TV. Et alors, vous avez entendu, il n'a pas aimé toutes les questions de Guillaume. À un moment, Guillaume, il a voulu tenter une question piège. Et Villepin, il nous a sorti ceci.
M. Daray, je n'ai pas mis ce matin ma petite culotte de chou pour me faire poter le derrière par les petits lapins.
Mais qu'est-ce que c'est que cette formule exceptionnelle ? Nous, on est un peu bêta parce qu'on croive que c'est ça qu'il faut dire. Nous, on aurait dit, ça va, essaye pas de me la faire. Mais Villepin, c'est une marquise libertine du 18e siècle. Quand il n'est pas d'accord, il te convoque des lapins, de la lingerie, un potager. Alors, Guillaume a continué. Guillaume, il m'a dit. Mais M. de Villepin, est-ce qu'on doit demander des efforts aux retraités ? M. Daray, je vous l'ai dit, je n'ai pas enfilé mon porte-jartel en feuilles d'artichaut pour prédire des copions devant des vieilles tortues. Sur les retinettes, nous paierons, nous paierons l'addition.
Car, vous le savez, la petite carotte des conséquences budgétaires n'arrive pas en étant lubrifiée dans le petit oignon de la réalité. Et au moins, c'est original. Ça change, ça donne une couleur.
Il ne peut pas se faire brouter le derrière. En ce moment, plusieurs responsables politiques défilent donc à la foire de Chalon. Gabriel Attal, Karim Wamran, François Hollande, Edouard Philippe, Jordan Bardella. C'est mon défi.
Oui, c'est dédicace à Arthur Chevalier qui adore le club Dorothée. Ça, c'était les musclés. Ça doit être super, la foire de Chalon. Tout le monde y va. Moi, dit comme ça, j'aurais dit que c'était un concours d'andouillettes, un sosie de Johnny. Vous savez, le genre de foire où on envoie Miss France et où elle regrette d'être élue. Et en fait, c'est énorme. C'est 800 exposants, 250 000 visiteurs, 50 000 m2 sur l'agriculture. Et donc, une des premières épreuves obligatoires pour devenir président, faire semblant de s'intéresser à des machines agricoles. Oh, monsieur Attal, ça fait du bien de vous voir.
Tenez, ça, c'est un broyeur de menu paille avec rotor axial et essieu pendulaire et un déchaumeur à 8 vitesses. Un déchaumeur ? Oui, ça broie le chaume. Ça ne peut pas broyer les chômeurs. Ça, ça m'intéresse. Et là, t'as Hollande qui passe. Oh, le nul ! Il n'est pas capable de reconnaître un semoire monograine avec distributeur hydraulique double effet et rampe de pulvérisation à 450 tours. Il a 40 ans de Corrèze, donc évidemment, il a des petites astuces. Alors, le maire de Saint-Ouen, Karim Boanran, sera là aussi. Alors lui, surveillez-le. On rappelle qu'il est en guerre depuis des mois contre Master Poulet. Le mec, tu le lâches dans une forêt agricole avec des milliers de volailles.
C'est Rambo en Birmanie. Alors voilà, monsieur Boanran, ici, c'est notre élevage. Putain, il y a des poulets partout ! Il y a des poulets comme un Master Poulet à Saint-Ouen. Ça, c'est ma guerre. C'était horrible. Il y avait des pilons mâchouillés jusque devant l'épicerie de mon pote Bobby et des nuggets dégueux plein les trottoirs de ma ville. Il y a encore quelqu'un dans ce poulailler. Ne tirez pas. C'est moi, Dominique de Ville. J'ai juste voulu mettre mon string en pot de poulet pour me faire picorer le fessier par des gentils poussins. Écoutez, si c'est sa manière à lui de séduire des accueillendeurs. J'ai envie de dire. Ça se tente. Ça se tente.
Mon Dieu. Demain, c'est la rentrée des classes Arnaud avec une nouveauté. Les téléphones portables seront donc désormais interdits de la maternelle jusqu'au lycée.
Oui. Et bon courage pour les confisqués à des lycéens. Là, tous les profs du secondaire, je pense qu'ils vont démissionner pour trouver un emploi un peu moins dangereux. Genre jardinier à la colline du Crac. Voilà. Agent du Mossad à Téhéran. Cossion de Gaulle sur CNews. Sommier humain de Gérard Larcher. C'est dur pour un ado parce qu'un portable, c'est toute sa vie. C'est l'équivalent pour Manu Lechypre à 15 ans d'un annuaire pour le contact avec les amis, d'une cabine téléphonique, d'une encyclopédia universaliste pour les devoirs et d'un catalogue La Redoute pour la sexualité. Alors, c'est Emmanuel Macron qui a pris la décision de promulguer la loi.
Mais je trouve ça dur quand même pour les ados. Ils vont s'ennuyer au lycée, monsieur le président. Eh bien, ils s'occuperont autrement. Comme nous, on faisait. Nous, on essayait d'appuyer sur les quatre couleurs du bic, quatre couleurs en même temps. On faisait des serbacanes avec des effaceurs. On écrivait Metallica au Tipex sur nos trousses. On draguait la prof de français de 40 ans avant de l'épouser. Alors ça, c'est pas vrai. On n'a pas tous fait ça. Pas tous. Allez, à demain.
Arnaud Demange, tous les jours, à 7h20 et 8h20. Il est 8h25. Dans un instant, c'est le face-à-face. Mon invité, elle est porte-parole du gouvernement et ministre de l'Énergie. Les aides au carburant seront-elles prolongées ? Réponse dans un instant sur RMC et BFM TV. A tout de suite. Merci d'écouter RMC. Il est 8h27.
RMC, Apolline Matin.
Et le rappel des titres, Victor Pourchet.
Les échanges de frappe entre Etats-Unis et Iran. Au Moyen-Orient, ce navire en feu dans le détroit d'Hormuz. Cette base américaine visée aux Émirats arabes unis par Téhéran. Tout cela en représailles à des bombardements américains sur l'île de l'Arak, les premiers depuis un mois. L'enquête commence près d'Arras. Un adolescent de 14 ans a été tué, percuté par un TER. Hier soir, il se trouvait près d'un passage à niveau. La SNCF vérifie si les systèmes d'alerte ont bien fonctionné. Un socialiste de plus dans la course à la présidentielle. Le patron du PS, Olivier Faure, a officialisé sa candidature à la primaire de son parti.
Elle est prévue en octobre prochain. De son côté, le gouvernement en séminaire. Aujourd'hui, ce sera juste après le Conseil des ministres
avec au programme notamment la préparation du budget. Le foot, Monaco se réveille en tête de la Ligue 1 grâce à sa nette victoire 2-0 contre l'OM. Le Paris FC est deuxième, vainqueur 3-0 de Nice. Hier à égalité de points avec Rennes notamment qui est battu sur le fil Le Mans. Trois buts à deux. La météo avec un temps calme. Seulement quelques averses vers la Manche ce matin et vers les frontières du Nord cet après-midi. Côté température de 21 à 25 degrés pour la moitié nord et généralement 25 à 29 degrés au sud jusqu'à 34 près de la Méditerranée. Allez, il est 8h29 tout de suite le face-à-face. Apolline de Malherbe reçoit la porte-parole du gouvernement et ministre déléguée à l'énergie.
C'est Maude Bréjean.
Il est 8h29 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Maude Bréjean. Bonjour à tous. Merci de répondre à mes questions ce matin. Vous êtes la porte-parole du gouvernement. Vous êtes ministre déléguée à l'énergie. De très nombreuses questions évidemment à vous poser notamment sur la question du pouvoir d'achat et du budget. Mais d'abord après les frappes qui ont repris cette nuit en Iran. Frappe américaine d'abord, réplique iranienne ensuite et sans doute des navires touchés. La question des mines dans le détroit d'Hormuz, c'est reparti. Vous connaissez la position de la France. Elle est constante depuis des mois maintenant. On appelle évidemment au calme.
On appelle à la réouverture pacifique du détroit d'Hormuz. Et c'est ce à quoi travaille le président de la République avec notamment nos alliés européens. Pour autant, on n'est pas sans ignorer évidemment l'impact que ça a sur les Français, l'impact que ça a sur le prix à la pompe, l'impact que ça a pour nos entreprises. Et donc on va sûrement parler de la question de la réoconduction des aides dans un moment difficile, dans un moment où on a du mal à dire ce qui va se passer, quelle sera l'évolution des prix. Évidemment se pose et le Premier ministre l'a clairement mis sur la table chez vos confrères du Parisien dimanche.
Mais pardon, elle fait plus que se poser, puisque ce soir c'est la fin de la possibilité de s'inscrire pour toucher ces aides au carburant. Ce sera prolongé ? Tout à fait. Nous souhaitons poursuivre les aides sectorielles, notamment pour les entreprises les plus en difficulté. Nous souhaitons poursuivre ces aides. Nous allons encore discuter dans les jours à venir. Pourquoi vous ne dites pas ce matin ? Je vais terminer. Pardonnez-moi. Nous poursuivons ce jeu. Je vais terminer. Nous avons encore des discussions à mener avec les secteurs les plus touchés pour réfléchir avec eux dans quelle mesure ces aides doivent être prolongées, à quelle échéance, dans quelle proportion.
Maintenant on va se le dire très clairement, les entreprises les plus en difficulté qui font appel à ces aides pourront bien sûr dans les semaines à venir continuer à faire de demandes. Nous n'allons pas fermer les portails, nous n'allons pas fermer les guichets. Nous avons pris un engagement dès mars dernier de ne pas lâcher les entreprises, encore une fois, les plus en difficulté, les pêcheurs, les agriculteurs, les transporteurs, le secteur du bâtiment et du travail public. Vous nous dites ce matin, Maud Bréjon, que vous ne fermerez pas le guichet des aides. Non, et nous voulons poursuivre encore une fois ces aides. Parce que derrière ce sont des salaires et des emplois...
Pardon Maud Bréjon, je ne comprends rien. Je ne comprends pas pourquoi... Pourquoi vous dites nous souhaitons et pas nous prolongeons les aides ? Nous aurons l'occasion de détailler dans les jours à venir l'ampleur, la durée de cette prolongation. Il y a encore quelques discussions, quelques réunions à mener avec les fidèles. Mais je veux, moi, rassurer tout le monde ce matin, Pauline de Malherbe, on peut jouer sur les mots. Je veux rassurer tout le monde. Nous ne lâcherons, nous ne lâcherons personne. Nous avons été aux côtés de ces secteurs d'activité, encore une fois, depuis le départ. Ces aides ne seront pas suspendues.
Il y a quelques discussions à mener encore, je le dis, sur l'ampleur, l'organisation. Mais ces aides ne seront pas suspendues. Pour que les choses soient bien claires, effectivement, et que les gens puissent se projeter. Les aides seront prolongées, dites-vous, mais on ne sait pas encore exactement dans quelle ampleur. Dans quelle ampleur et à quelle échéance ? Mais elles seront prolongées. Vous savez qu'on s'adapte au fur et à mesure, mois après mois, en fonction d'une situation. Encore une fois, géopolitique, vous l'avez dit en ouverture de l'interview, qui est très évolutive, qu'on a du mal à anticiper. C'est bien normal, mais notre cap, il est constant. Qu'est-ce qui doit être discuté ?
C'est quoi ? C'est que vous n'avez plus de sous ? C'est sans doute une des raisons. Mais est-ce que vous pouvez l'assumer comme tel ? Ou est-ce que c'est simplement que vous vous rendez compte que peut-être les aides n'étaient pas suffisamment précises ou pas ciblées sur les bonnes personnes ? Qu'est-ce qui pourrait changer ? L'impact budgétaire, il existe, et il est complètement assumé.
Nous assumons, encore une fois, des aides qui sont des aides ciblées, qui ne sont pas des aides universelles, qui sont à destination de celles et ceux qui en ont réellement besoin, qui sont particulièrement dépendants de l'évolution du prix du gasoil, du gasoil non routier notamment, pour faire fonctionner leur activité, pour faire fonctionner leur appareil productif. Donc ça, on l'assume. En fait, j'essaie de me mettre à la place ce matin de ceux, vous évoquiez tout à l'heure, notamment les pêcheurs, les agriculteurs, qui sont des professions qui pensaient se lever ce matin en se disant jusqu'à ce soir minuit, on a les guichets.
Vous venez de dire, les guichets ne vont pas être fermés, ils vont être prolongés. Je veux rassurer tout le monde. Mes collègues, que ce soit pour le secteur de la pêche, de l'agriculture, des transports, continuent de discuter avec les secteurs concernés. Il y a probablement des ajustements à porter, peut-être certaines parties sectorielles qui n'étaient pas complètement couvertes. Est-ce qu'on peut les aider davantage ? Vous pourriez élargir ? On le fera. Peut-être que certaines, encore une fois, modes organisationnels n'étaient pas parfaitement adaptés. Mais là encore, sans rentrer dans le détail ce matin et dans la mécanique... Vous êtes comme la ministre de l'Énerge ?
Bien sûr, mais sans rentrer dans la mécanique organisationnelle, ce que je veux dire aux secteurs les plus touchés, c'est que nous ne les laisserons pas tomber. Maude Bréjon, ce matin, les prix du carburant, c'est 2,03 euros pour le 95. C'est 2,20 euros pour le gasoil. Le baril de Brent est passé au-dessus des 90 dollars à nouveau après les frappes de cette nuit. Vous anticipez, j'imagine, que ça ne redescende pas ? Je n'ai pas de boule de cristal et encore une fois, personne ne sait dire qu'elle sera l'évolution des prix des carburants dans les semaines à venir. Ça dépend notamment de la situation évidemment au Moyen-Orient. J'ai dit deux choses.
J'ai dit d'abord, dans le budget 2027, le chèque énergie, le chèque énergie qui est versé en avril entre 150 et 270 euros pour plus de 4 millions de foyers, 4,2 millions de foyers de manière automatique, sera reconduit. Pourquoi je le dis ? Donc il n'y aura pas besoin de le demander. Je le dis, il n'y aura pas besoin de le demander. Je le dis parce que il y a eu des discussions ici ou là sur un rabot de ce chèque énergie, sur une suppression de ce chèque énergie. Le Premier ministre, j'étais présente, dès juillet dernier, arbitré de manière très claire au regard de l'évolution des prix de l'énergie et spécifiquement du carburant. Nous ne touchons pas à ce chèque énergie qui sera reconduit.
Le chèque énergie reconduit. Vous disiez d'ailleurs qu'il était versé de manière automatique. Ce n'est pas le cas des aides carburants. Vous aviez estimé qu'il y aurait 3 millions en gros de Français qui pouvaient prétendre en profiter. Combien de personnes ont véritablement fait la demande et obtenu cette aide ? 1,4 million. Donc c'est beaucoup moins que ceux qui pourraient prétendre. 1,4 million de Français ont aujourd'hui fait cette demande. Prenez pas de temps. Ont aujourd'hui fait cette demande. Encore une fois, nous on estime que c'est normal, légitime et contréhensible qu'il y ait un acte volontaire pour percevoir cette aide. Il y a certaines conditions à remplir.
Mais ça veut dire que 1,6 million de Français qui pourraient y prétendre ne l'ont pas demandé ? Encore une fois, c'est pour ça qu'on a prolongé. Moins de la moitié de ceux à qui ces aides normalement devraient arriver ne les toucheront pas. Ils n'ont pas encore fait cette demande. C'est pour ça qu'on avait notamment poursuivi cette possibilité de faire cette demande d'aide au-delà de juillet. Je vais vous poser la question un peu différemment.
Est-ce que vous n'aviez pas anticipé d'une manière, j'allais dire, un peu faucheton, l'idée que sur les 3 millions qu'ils pouvaient y prétendre, il y en aurait sans doute la moitié qui soit ne sauraient pas qu'ils pouvaient y prétendre, soit n'auraient pas le courage d'aller jusqu'au bout du formulaire à remplir et que donc ça vous ferait en fait des économies ? Non. On avait calibré cette aide pour qu'elle soit encore une fois bénéfique aux Français. Un, qui travaille. Je le rappelle, c'est une condition qui est importante. Et deux, aux Français les plus en difficulté.
Fin juillet, quand on s'est rendu compte qu'un peu plus d'un million de Français seulement avaient fait cette demande, on a décidé de prolonger le guichet jusqu'à fin août. Est-ce que ce guichet sera de nouveau prolongé ? C'est possible, on doit en discuter. Vous venez de me dire qu'il serait prolongé le guichet. On doit en discuter avec le Premier ministre. Là, on parle des aides gros rouleurs pour les Français les plus en difficulté. Je comprends qu'ils s'y perdent les plus en difficulté. Moi-même, je m'y perds alors que c'est mon job. Et moi, j'appelle, j'appelle, et David Amiel le fait, Roland Lescure le fait, H5 interview, tous les Français à faire cette demande.
On a mis en place un portail en ligne le plus simple, le plus accessible possible de telle façon que, encore une fois, cette aide puisse être versée de la manière la plus efficace pour les Français qui en ont besoin. Et donc, j'invite encore une fois ce matin celles et ceux qui y ont droit à faire cette demande. Maude Bréjon, le patron de Total, M. Pouyannet, a prévenu, je cite, s'il y a une taxation des super profits, on en tirera les leçons. Il n'y aura plus jamais de plafonnement des prix de l'énergie. Qui tient qui ? Est-ce que c'est Total qui tient le gouvernement ? Est-ce que c'est le gouvernement qui tient Total ? La question ne se pose pas dans cet ordre-là.
Nous, on a demandé depuis, encore une fois, le premier jour à l'ensemble des distributeurs. Je vais vous dire pourquoi je pense qu'elle se pose comme ça. Lundi dernier, je reçois le ministre de l'Économie, ici même Roland Lescure, qui laisse entendre que oui, cette taxe sur les super profits, elle va être prolongée parce que, de toute façon, vous n'avez pas le choix, vous avez besoin de sous. Entre-temps, Patrick Pouyannet dit attention, s'il y a une taxe sur les super profits, je fais remonter les prix à la pompe. Et, troisième étape de la fusée, Sébastien Lecornu qui lui dit hier reproduire cette surtaxe à l'identique, enverrait un très mauvais signal, c'est un impôt exceptionnel.
Il doit donc rester exceptionnel. Il a donc entendu l'appel de Patrick Pouyannet. Je ne suis pas certaine qu'il parlait exactement de la même surtaxe. En l'occurrence, Roland Lescure parlait de surimpôt sur les entreprises qui était chiffré à 7,5 milliards d'euros l'année dernière, qui est un impôt qui doit être exceptionnel, qui a été mis en place d'abord en 2025, reconduit en 2026. Déjà, c'est celui-là qui serait reconduit alors ? Déjà en 2026, on avait diminué l'assiette. On avait exonéré les ETI de cette surtaxe sur les entreprises. Est-ce que la question de la prolongation se pose et est étudiée ? La réponse est oui.
Est-ce qu'on s'était engagé à ce que cette surtaxe soit exceptionnelle ? La réponse est également oui. Donc, si on peut réduire l'assiette de cette surtaxe, bien sûr, on le fera. Mais pardonnez-moi, on ne le fera pas parce que Patrick Pouyanné ou d'autres nous le demandent. On le fera parce que permettre aux entreprises de payer un peu moins d'impôts que ce qu'elles payaient, je parle pour les très grandes entreprises l'année dernière, c'est leur permettre d'investir, c'est leur permettre de créer des emplois.
Vous avez reçu régulièrement des patrons sur vos antennes qui expliquent que trop d'impôts, c'est ce qui leur empêche de développer leur appareil productif et notamment leur appareil productif en France et donc de créer des emplois. C'est pour ça qu'on fait attention. Et ensuite, nous, on a demandé aux distributeurs à Total comme aux autres d'être extrêmement vigilants que Total aujourd'hui plafonne les prix en France, qu'on ait un grand pétrolier qui soit en capacité de faire ce geste-là, qui soit en capacité de nous aider, de nous assurer un approvisionnement suffisant.
même quand la situation était particulièrement tendue sur la question de l'approvisionnement, c'est une bonne chose pour la France. Vendredi, la Bulgarie s'est financée moins cher que la France sur les marchés. On est dans une situation budgétaire, on va sûrement en parler. On arrive dans une période qui est la période de la construction du budget 2027 qui est très difficile à plusieurs égards. Il y a la question des taux, il y a la question du contexte au Moyen-Orient, on en parlait qui pèse sur les Français, qui pèse sur l'activité économique. Il y a la question du déficit, qui est un déficit encore bien trop élevé.
Et puis, je terminerai sur un point quand même, il y a le contexte politique national qui pèse sur notre capacité à redresser les finances publiques. Et donc, ça va appeler des choix, ça va aussi appeler de la responsabilité de la part des uns et des autres. Est-ce que votre responsabilité n'est pas de dire que les objectifs ne seront pas tenus ? Je rappelle le contexte. Lorsque le budget 2026 a été écrit, en réalité, il était déjà, semble-t-il, faussé, mais il l'est encore plus aujourd'hui. L'objectif, c'était 1% de croissance et un déficit de 4,7% du PIB. Aujourd'hui, la croissance, le gouvernement lui-même l'a revu à la baisse.
À partir de 1%, on est passé à 0,9%, puis on est passé à 0,7%. Aujourd'hui, l'INSEE, et c'est vendredi qu'il l'en dit, estime que la croissance du PIB au deuxième trimestre était en réalité de 0. C'est donc une stagnation. Alors que l'estimation était de plus 0,2. Ça veut dire que tout va être revu à la baisse. Ça veut dire que déjà les 0,7% sur lesquels vous continuez à tabler, alors qu'ils étaient déjà bien moindres que ceux qui étaient prévus au départ, ne seront pas tenables. D'abord, Apolline de Malherbe, je ne peux pas vous laisser dire que le budget tel qu'initialement adopté au Parlement était un budget faussé. C'était déjà un budget alors on va le dire très optimiste.
C'était un budget très optimiste. Je ne veux pas dire que vous avez menti mais qu'au moins vous avez fait preuve d'un optimisme. Je voudrais être très clair pour les Français qui nous écoutent là-dessus. C'était un budget qui s'appuyait sur le contexte qui était celui de janvier. Entre temps, on a connu la fermeture du détroit d'Ormuz qui a considérablement ralenti l'économie mondiale, impacté la croissance française, pas uniquement, mais aussi française. On a vécu un été là encore extrêmement difficile, épisode de canicule qui se sont enchaînés, sécheresse, impacte aujourd'hui sur les filières, je pense notamment aux filières agricoles et donc tout ça bien sûr pèse sur l'économie française.
Mais on n'est déjà plus à 0,7. Je ne ferai pas ce matin de prévision d'actualisation. Enfin, j'ai assez mécanique. Si l'INSEE nous dit que c'était zéro au dernier semestre, on sait qu'on ne tiendra pas les 0,7. Je ne suis pas ministre du budget, je ne vais pas actualiser ce matin les prévisions de croissance. Ce que je peux vous dire, c'est que tout est fait et que tout sera fait pour atteindre l'objectif que nous nous sommes fixés. Le ministre de l'Action et des Comptes Publics, David Amuel, avait déjà anticipé ces difficultés en annonçant des gels budgétaires à hauteur de 6 plus 3 milliards. Donc, c'est des sommes qui sont extrêmement importantes et qui visent à atteindre cet objectif.
Puis ensuite, il va falloir qu'on regarde devant nous. On a une année 2027 qui est charnière sur le plan économique, sur le plan politique, sur le plan international. Et là encore, dans quelques semaines, le Parlement va débuter les discussions budgétaires. Il serait inconcevable et irresponsable de commencer l'année 2027 sans budget pour le pays. Alors, le problème, c'est que vous l'avez sans doute entendu ce week-end, les socialistes laissent entendre que la censure arrive et donc ce budget ne pourra pas passer.
Oui, alors, moi, je vous propose d'abord de repartir du contexte et d'un rapport de l'Inspection Générale des Finances qui dit une chose simple, sans budget, c'est 15 milliards d'euros de coûts pour le pays et un déficit qui pourrait atteindre 5,9%. Le Premier ministre a dit une chose très juste chez vos confrères du Parisien dimanche. Il a dit les petits calculs politiques s'arrêtent là où commence le risque financier. Je trouve cette phrase, encore une fois, particulièrement juste et particulièrement cohérente dans le contexte. Il y a un risque financier pour la France aujourd'hui ?
Si on prive ce pays de budget, si on continue à s'enliser dans un déficit dont on n'arrive pas à sortir, au regard du contexte international, au regard de la hausse des taux dont vous avez parlé, il y a un risque financier pour le pays si on ne fait rien. Qu'est-ce que vous dites aux socialistes ? Je dis aux socialistes comme à l'ensemble des forces politiques, d'abord, vous ne pouvez pas refuser le débat. Il y a un point de méthode qui est très important. Nous, on va proposer... Vous trouvez que le fait que... On va proposer le copie de départ. Cette idée de censure plane déjà, alors même que les discussions n'ont pas commencé, ce n'est même pas joué le match.
Je constate que annoncer une censure alors même qu'on n'a pas lu le dossier est à la fois irresponsable et très décalé par rapport à la situation encore une fois économique du pays. On ne peut pas avoir des responsables politiques qui se prétendent de partie de gouvernement et en même temps avoir des censures annoncées avant même que l'on ait mis sur la table la copie budgétaire. Le même Olivier Faure qui a été en réalité votre allié pour le dernier budget aujourd'hui est celui qui laisse entendre qu'il n'y aura même pas de discussion. Nous, on va encore une fois tendre la main à toutes les forces politiques, toutes, qui ont envie de discuter et qui ont envie de travailler.
On ne négocie pas avec les uns ou les autres, je pense notamment au RN ou LFI, mais enfin, on fait avec l'Assemblée nationale et avec les élus que les Français ont choisis. Et puis, ensuite, il y aura des amendements, il y aura des modifications à ce budget, ça va prendre du temps et nous, Apolline de Malherbe, on prendra tout le temps qu'il faut pour cette discussion budgétaire mais ce travail-là, il doit se mener et les parlementaires, la première prérogative d'un parlementaire, c'est de discuter et c'est de voter le budget. Vous êtes toujours membre du parti Renaissance ? Je suis toujours membre du parti Renaissance. Et pourtant, vous soutenez Edouard Philippe Horizon ? Oui.
Et non pas Gabriel Attal, le candidat de Renaissance. Alors, sans transition. Je suis un peu perdue. Sans transition. Je me suis engagée il y a près de 10 ans maintenant avec le président de la République que je suis très fière de servir et qui a d'ailleurs fondé ce parti. J'ai une conviction profonde, c'est qu'on doit réussir à unir aujourd'hui la droite et le centre face à la montée de l'extrême droite et à la montée de l'extrême gauche. Il y a un candidat aujourd'hui, un candidat qui est en capacité d'être au second tour et de gagner cette élection présidentielle à droite et au centre. C'est Edouard Philippe. Donc vous dites à Gabriel Attal que c'est le moment de se retirer ?
Je dis aux Français qui nous écoutent, je dis à tous mes amis politiques qu'ils soient de la droite, du centre. Encore une fois, dans notre famille politique, il n'y a pas match. Il n'y a pas match. Edouard Philippe est le seul à pouvoir se qualifier au second tour et gagner l'élection présidentielle. Je vois les différentes enquêtes d'opinion publiées il y a encore deux jours sur BFM TV. Il est de très loin le mieux placé. Il fait le double de ses concurrents. Encore une fois, au sein de la droite et du centre, au premier tour, il est en capacité de rassembler. Gabriel Attal doit se retirer. Avec un projet. Pardonnez-moi, je ne m'adresse pas qu'à Gabriel Attal. Je m'adresse à l'ensemble.
C'est votre patron. C'est quand même le patron de votre famille politique. Vous êtes membre de renaissance. J'ai quand même du mal à comprendre. D'abord, mon patron, c'est le président de la République et le Premier ministre. Ensuite, je m'adresse à l'ensemble des forces politiques de la droite. Et Bruno Retailleau dans ces cas-là. Bruno Retailleau, Xavier Bertrand, Laurent Wauquiez. C'est vrai. Vous avez raison, il y en a beaucoup. Pardonnez-moi, il n'y a pas que les candidats supposés ou déclarés à la présidentielle. Il y a aussi des responsables politiques importants. Je pense à Yael Broun-Pivet, par exemple.
Chez nous, il y a des femmes, on en parle moins, mais qui ont un rôle à jouer dans cette élection présidentielle. Moi, je dis une chose simple. Édouard Philippe, il a de la constance, de l'expérience et une vision claire pour le pays. C'est le plus à même d'être en capacité de rassembler. C'est le seul aujourd'hui, c'est le seul aujourd'hui qui peut éviter au pays le cauchemar d'un second tour entre le Rassemblement national et la France. Est-ce qu'il faut des primaires ? Est-ce que ça suffira que vous fassiez ce genre d'appel ? Est-ce qu'il faut à un moment une primaire ? Gabriel Attal dit pourquoi pas. Bruno Rotadio dit s'il y en a une, j'y participerai.
David Disnard ici même disait faisons une grande primaire. Édouard Philippe dit non. Il y a une forme d'hypocrisie dans les déclarations des uns et des autres. D'abord parce que ceux qui disent aujourd'hui pourquoi pas disaient non hier. Et ensuite parce que quand vous rentrez dans le détail et je sais que vous prenez le temps de le faire, ils ne placent pas tous le curseur de la primaire au même endroit. Entre ceux qui veulent une primaire du Parti Socialiste ALR, ceux qui veulent une primaire de la droite à Sarah Knafow, ceux qui disent j'accepte une primaire mais je ne m'engage pas et je termine.
Mais je ne m'engage pas à soutenir le gagnant ce qui est quand même un concept, vous en conviendrez, assez particulier. Donc je crois que le temps est venu de parler aux Français. Je crois qu'encore une fois le temps de la primaire est terminé. Oui mais comment vous allez me convaincre de partir s'il n'y a pas une manière de distrainer les uns des autres ? Le temps de la primaire est terminé. Il n'y a, encore une fois je le dis, plus match.
Edouard Philippe est le seul à pouvoir faire ce rassemblement-là et je pense que les Français commencent à le voir et que l'heure est désormais à parler aux Français, non pas à parler entre partis politiques mais à parler à l'ensemble encore une fois des Français de la droite, du centre, des Français qui doutent, qui ne se retrouvent pas forcément dans les partis politiques aujourd'hui mais qui estiment comme nous que l'école doit être une priorité, que le redressement budgétaire du pays est la condition sine qua non Il n'y a plus match et le temps de la primaire c'est fini.
Il faut avancer pour plus de fermeté notamment sur le régalien que la France ne se construit pas sans une Union Européenne forte. Voilà ce qu'on pense. Merci Maude Bréjon, porte-parole du gouvernement. Quand vous dites voilà ce qu'on pense, ça veut dire que vous pensez que Gabriel Attal, Bruno Retailleau, Edouard Philippe pensent à peu près la même chose et que donc autant se mettre derrière le gagnant. C'est ça ce que je comprends dans vos mots ? Je pense qu'on peut avoir des différences de nuances mais qu'on est d'accord sur l'essentiel. Mais c'est un haut large. Et c'est pas pour rien qu'on gouverne ensemble depuis des années maintenant.
Bruno Retailleau était ministre de l'Intérieur de François Bayrou qui lui-même a été un des premiers grands alliés du président de la République. Merci Maude Bréjon d'avoir répondu à mes questions. Porte-parole du gouvernement et ministre délégué à l'Energie 8h50 sur RMC et BFM TV. Ne bougez pas dans un instant. L'actualité continue sur RMC. C'est les GG avec Alain Marchal, Olivier Truchot. De quoi allez-vous débattre messieurs ? Dans les grandes gueules ma chère Apolline et avec vous bien sûr au 32-16 nous reparlerons de la proposition d'Éric Ciotti.
Il veut une levée des couleurs que les élèves des écoles niçoises se rassemblent le matin une fois par semaine au moins et regardent la levée du drapeau français en chantant la Marseille. Est-ce que c'est une bonne idée ou pas ? Maude Bréjon parlait à l'instant d'Édouard Philippe de Gérald Darmanin. Édouard Philippe qui fait des frites à Gérald Darmanin. Ça c'est la com à l'ancienne. Laurent Jacobelli le député Rassemblement National sera l'invité des jugés et on regardera
ce qui se passe en Italie où si vous traversez la rue de manière inopinée en regardant votre portable ça vous risquerez une amende de 75 euros.