Discours de François Bayrou - 14 Janvier 2012
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 93 %Attaque 6 %Défensif 1 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:23Invité politiqueFait
« la politique d'insouciance qui a été pratiqué depuis des années ne pouvait manquer de nous conduire à de graves risques »
- 6:34Invité politiqueFait
« cette crise ce moment critique pour notre pays nous impose de tout reprendre à la source dans la stratégie nationale »
- 7:18Invité politiqueFait
« les ressources humaines l'énergie la capacité du pays n'ont pas changé »
- 9:16Invité politiqueFait
« il n'existe aucun autre moyen de rétablir la situation de la France il n'y a pas d'emploi sans production »
- 19:06Invité politiqueFait
« il y a eu une erreur d'orientation profonde et à laquelle il faut que nous répondions par une réorientation »
- 19:50Invité politiqueFait
« la France elle avait un autre modèle de société une société de producteurs industriels et agricoles »
- 22:45Invité politiquePromesse
« il faut changer de modèles au lieu du modèle financier il faut retrouver le modèle d'un pays qui produit »
- 24:26Invité politiqueFait
« ce n'est pas de l'extérieur que viennent nos faiblesses et donc ce ne sera pas de l'extérieur que viendra notre redressement »
- 25:10Invité politiqueFait
« nous avons vu en grandeur réelle sous nos yeux ce qu'il advenait dans le même pays dans la même société de l'évolution parallèle d'une société fermée et d'une société ouverte »
- 27:00Invité politiqueFait
« il faut une stratégie européenne il y a des enjeux qui sont hors de portée d'un pays seul »
- 37:06Invité politiqueFait
« la force de nos voisins tient au réseau de leurs entreprises moyennes »
- 40:45Invité politiqueFait
« le blocage endémique la guerre froide sociale qui s'est instauré dans les relations entre l'entreprise et les salariés »
- 43:03Invité politiquePromesse
« je proposerai donc que pour les entreprises de plus de 500 salariés des représentants des salariés siège avec droit de vote au Conseil d'Administration des Entreprises »
- 48:15Invité politiqueFait
« la majorité du financement de la protection sociale repose encore sur le travail »
- 1:06:42Invité politiquePromesse
« la TVA devra être augmentée de manière modérée pour participer à la suppression du déficit »
- 1:10:16Invité politiqueFait
« la question principale c'est l'utilisation de carbone fossile dans les énergies que nous utilisons tous les jours »
- 1:16:06Invité politiqueFait
« la liaison de de de tous les logements avec Internet sera évidemment un très grand progrès »
- 1:16:50Invité politiqueFait
« la vie politique française qui est depuis 50 ans une vie politique d'affrontement stupide entre bord politique opposé »
Temps de parole
- François Bayrou99 %
≈ 0,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique] [Musique]
b bonjour à tous bienvenue pour une session d'information spéciale cet après-midi sur les chaînes parlementaires et ce bien sûr au lendemain de la dégradation de la note française par l'agence de notation standendaranp dans un instant en direct un discours de François Baayou quand candidat à l'élection présidentielle du MoDem prononcé depuis la Maison de la Chimie à Paris mais restez bien avec nous car juste après vous pourrez voir ou revoir d'une part la conférence de presse du Premier ministre François Fillon qui s'est déroulé ce matin à l'Hôtel Matignon et d'autre part l'intervention de François Hollande prononcée un peu plus tôt dans la matinée depuis le QG parisien du candidat socialiste à la présidentielle mais tout de suite place au direct direction donc la Maison de la Chimie à Paris François Baou il prononce un discours qui vient clôturer une réunion de son parti consacrée à son programme économique le tout donc moins de 24 heures après que la France est perdu son fameux triple A on écoute le candidat du MoDem à l'élection présidentielle et l' se retrouve juste
[Applaudissements]
après enlever la table non ça fait rien apporte moi oui merci voilà ça va être bientôt fini je vous assure c'est les mêmes que ce matin à moins que j'ai vieilli depuis c'est possible
[Musique]
mais
[Musique]
bien mes chers amis au terme de cette journée qui aura été j'en suis sûr pour beaucoup d'entre vous passionnante parce que plus de 100 contributeurs euh ont pris part à la discussion ont fait part de leur expérience et on quelquefois vigoureusement partager conviction et certitude au terme de de cette journée je voudrais si vous voulez bien faire un point sur ce premier sujet que nous avons choisi comme un des axes principaux pour ne pas dire euh un des deux axes principaux euh de ce grand débat national qui va s'ouvrir avec l'élection présidentielle et nous l'avons euh enfermé sous un seul terme produire alors nous n'imaginions pas évidemment que ce débat euh aurait lieu le jour même où la France euh hier soir à a appris que elle vivait un moment lourd de son histoire un moment qui a été ressenti comme tel par la majorité de nos concitoyens avec la dégradation de la note triple A de notre pays l'agence Standard d'ps indiquant qu'il y avait de sur croix une chance sur trois pour que cette note subisse dans les mois qui viennent une deuxième dégradation et ceci bien entendu a une résonance particulière au sein du peuple des citoyens français résonance accrue par le fait que l'Allemagne elle a été confirmé dans sa note et que d'autres pays les Pays-Bas sont dans le même cas et cela permet de vérifier deux choses dont j'avais pris la responsabilité d'avertir les Français depuis de longues années d'abord que la politique d'insouciance qui a été pratiqué depuis des années ne pouvait manquer de nous conduire à de graves risques nous y sommes et ensuite que cette crise est pour une grande part une crise national la preuve c'est que ces pays que je viens de nommer l'Allemagne les Pays-Bas avec la même monnaie que la nôtre le même Pact social que le nôtre présente un tout autre bilan pour l'Allemagne je vous rappelle simplement les chiffres en croissance 3 % vous savez où nous France nous en sommes en emploi grande vague de licenciement en Allemagne à l'agence pour l'emploi parce que dans de nombreuses régions allemandes il n'y a plus de chômeurs qui relèv de l'agence pour l'emploi et en enrichissement du pays alors je ne dis pas que tout soit bien chez les autres et tout mauvais chez nous j'ai j'essaie d'éviter les simplismes mais il y a là évidemment un symptôme frappant de ce qu'est aujourd'hui la réalité de la situation de la France comparé à celle de ses voisins cette crise est la plus grave économiquement psychologiquement que la France est vécue depuis plus de 50 ans elle a des ramifications nombreuses et elle ne provient pas d'une seule cause naturellement mais j'ai une certitude c'est c'est que cette crise ce moment critique pour notre pays nous impose de tout reprendre à la source dans la stratégie nationale qui a été celle de la France dans la décision publique aussi bien que dans la structure de l'État dans les rapports de l'État avec la société et notamment avec les acteurs économiques je veux vous dire ce que je crois la tâche qui est devant nous devant le peuple français pour les années qui viennent c'est la même tâche que celle que la France a dû affronter en 1958 les doutes sont les mêmes la crise financière est la même à l'époque c'est auprès du Fond Monétaire International que notre pays allait comme on disait faire ses fins de mois pour payer ses fonctionnaires et la capacité de rebond est du moins je le crois la même les ressources humaines l'énergie la capacité du pays n'ont pas changé nous en sommes là parce que ce sont de mauvaises orientations qui ont été prises de mauvaises décisions qui ont été suivies il ne tient qu'aux français de choisir un autre cap et ils choisiront ce nouveau cap en choisissant un nouveau président au mois de mai alors il faut il faut que nous identifions la source de cette crise la source de cette crise est dans l'effondrement de la capacité de production de notre pays ces conséquences sont dans la chute de l'emploi l'appauvrissement consécutif au déficit du commerce extérieur permanent et sans cesse accru et le déficit et la dette ne sont que les symptômes les plus frappants la stratégie que nous devons adopter c'est de nous attaquer à la cause du mal et alors la démoralisation du pays cessera la dépression que nous traversons elle vient du sentiment que la crise est sans issue que nous ne pouvons pas en sortir alors nous croyons je crois le contraire nous pouvons en sortir même s'il faudra des années mais je préfère des années de mobilisation à des années de lamentation nous pouvons en sortir nous pouvons en sortir à condition de choisir la stratégiea et solide que la situation exige de tourner la page sur nos faiblesses et sur la première d'entre elles la division du pays quand il s'agit de l'essentiel je vais être plus précis encore la vraie cause de la morosité française de la dépression dans laquelle le pays donne parfois l'impression de s'enfoncer ce ne sont pas les défis qui sont devant nous c'est que nous n'avons pas encore commencé à nous y attaquer nous avons cédé à l'agitation factice et repousser sans cesse les décisions les réformes qui s'imposent au lendemain et rien au fond n'est plus angoissant retrouver la production il n'existe aucun autre moyen de rétablir la situation de la France il n'y a pas d'emploi sans production il n'y a pas d'intégration des jeunes dans la vie active sans production il n'y a pas de pouvoir d'achat sans production il n'y a pas de finances publiqu en équilibre sans retour de la production et symétriquement il n'est pas de retour à la production sans retour à l'équilibre alors stratégie le mot veut dire qu'on choisit une route qu'on sait où on va trop souvent depuis des années on a eu l'impression d'un grand désordre de pensée là où l'ordre aurait dû régner on a eu l'impression pas l'impression on a eu la certitude de l'improvisation de la fébrilité de décision qui était uniquement en réaction à l'actualité la plus immédiate et bien c'est avec cette immédiateté fébrile qu'il faut rompre il faut c'est l'objet de l'agenda 2012-2020 il faut un calendrier d'action où la fixation du but à atteindre de l'horizon qu'on définit compte autant que les décisions d'urgence et c'est précisément cela que nous avons voulu en entrant aujourd'hui dans cet agenda 2012-2020 qui précisera exactement les décisions les périodes que nous allons choisir dans les années qui s'annoncent après l'élection présidentielle avec des dates qu'on voit bien 2012 au mois de juin après les élections législatives c'est la rentrée parlementaire et les premières décisions d'urgence à prendre en 2015 c'est pour nous le terme du plan de rééquilibrage des finances publiques que je vais naturellement évoquer en 2017 il y aura semble-t-il une nouvelle échéance si elle vient à son terme et en 2020 au tournant de la décennie la France devra avoir retrouvé son modèle de société et sa force et donc nous avons choisi d'obtenir en 2020 de fixer comme but au pays en en 200 en 2020 nous avons choisi pour cet horizon la France productrice une France qui est pleinement retrouvé sa capacité de production qui sache je vais énoncer trois verbes innover produire et vendre car seul innover produire et vendre peuvent assurer l'avenir de notre pays nombreux sont ceux qui croient en réalité et on l'entend bien sous les discours des uns et des autres nombreux sont ceux qui croient que c'est impossible et bien pour moi c'est cet aveux d'échec qui est impossible parce que ce n'est pas d'abord avec sa tête qu'on dit non à l'abaissement c'est avec son cœur ou avec ses tripes comme vous voudrez parce qu'au fond c'est la même chose c'est en ayant devant les yeux le visage de ses enfants c'est avec ceux que la vie vous donne comme amis d'enfance pour moi amis de village les ouvriers les paysans ceux qui prenaient comme on disait ce dont les enfants prenaient comme on disait l'ascenseur sociale c'est avec une idée de son pays grande histoire grande identité grande puissance chaque fois qu'il a été humilié ou amoindri chaque fois il s'est redressé et ranimé alors je sais bien que c'est difficile j'en ai une preuve certaine c'est que si ça n'était pas difficile d'autres l'auraient fait je sais bien que c'est exigeant autrement on n'aurait pas l'impression de vide devant lesqueles les Français se trouvent mais c'est d'abord une question politique c'est-à-dire une question de cohérence et ensuite de persévérance or si les deux qualités que nous pouvons revendiquer sur les longues dernières années vous et moi c'est notre obsession depuis des années de la cohérence et notre abonnement depuis longtemps à la persévérance cohérence et persévérance ce furent des qualités de résistance et ce seront si les Français le veulent des qualités de présidence il faut une détermination là normalement c'était fait pour que vous applaudissiez
[Musique]
hein on n'est pas obligé je ne V l'ai pas demander j'ai simplement livré une information c'est exactement comme le HT français on veut informer on n'oblige personne alors je reprends cohérence et persévérance non ce qui est prévu normalement sur le programme et dans les codes c'est que vous applaudissiez à la fin de la phrase alors cohérence et persévérance ce furent des qualités de résistance et ce seront si les Français le veulent des qualités de présidence alors il faut une détermination il faut une stratégie il faut que le pays s'y tienne dans le long terme et dans le court terme et dans ce calendrier le moyen terme et le long terme seront des étapes de la réalisation du même dessin si tenir maintenir l'effort ne pas changer comme on le fait des années tous les qu matins pour satisfaire au dernier sondage à la dernière tendance comme on dit tout cela tenir et maintenir c'est le début de la confiance pourquoi tant d'acteurs économiques n'investissent-ils plus ne prennent-ils pas les décisions qui s'imposeraient parce qu'ils ne savent pas ce que demain sera dans un pays où l'on n'est même pas sûr la remarque vaut pour les uns et pour les autres de ce que j'appelle les PPP partis provisoirement principaux donc dans un pays où l'on n'est même pas sûr qu'ils maintiendront une demi-journée les annonces principales qu'ils font à destination des Français sur la fiscalité sur la fusion de la CSG avec l'impôt sur le revenu sur le cootient familial sur le mariage homosexuel ce qui est annoncé le matin et dénoncé l'après-midi alors on se demande on se demande s'ils ont réfléchi avant de parler on a l'impression qu'en fait ils réfléchissent comme réfléchissent les miroirs ils réfléchissent les sondages ou ce qu'il croit être décrit dans les sondages car il ne parle pas pour dire le fond des choses il ne parle pas pas pour mettre dans le débat ce que comme homme d'État ou comme homme tout court c'est encore mieux ils ont de plus précieux de conviction chevillé au corps ils parlent ils annoncent ils publient pour dire ce qu'il croi que les gens veulententendre et bien ceci n'est pas notre démarche ça n'est pas notre conception et ça n'est pas notre pratique je crois qu'on dirige un pays qu'on construit son avenir avec des orientations de fond avec des choix qui engage qu'on peut expliquer à tous d'abord et surtout à ceux qui n'ont ni relation ni les codes secrets du langage des initiés voilà pourquoi je crois que conduire une action politique à la tête d'un pays c'est d'abord un devoir de pédagogie civique il y a eu une erreur d'orientation profonde et à laquelle il faut que nous répondions par une réorientation on s'est trompé en France depuis les années 80 peut-être plus gravement encore au cours des années 90 nous étions un pays d'ingénieurs on a cru qu'il fallait en faire un pays de financier jean-père Levade jean-père Levade a très finement analysé de quelle manière le modèle anglo-saxon américain et britannique appuyé sur la puissance que représentait la livre et le dollar deux monnaiees de réserve du monde comment ce modèle anglo-saxon a fasciné la planète la France elle avait un autre modèle de société une société de producteurs industriels et agricoles elle en avait même fait un modèle politique assis sur de grands choix industriels que de de Gaul à Valérie jisard destin elle a maintenu et puis paradoxalement paradoxalement parce que c'était un gouvernement socialiste qui était au pouvoir dans la longue période où ce où cette mutation est intervenue paradoxalement dans les années 80 et 90 notre pays a sans s'en apercevoir subreptissement rendu les armes à l'autre modèle celui où la maîtrise industrielle cédait le pas à la maîtrise financière rendu les armes sans conditions adoptant d'enthousiasme toutes les normes notamment comptabl et même juridique qui n'étaient pas les nôtres et dont les marchés financiers étaient le parangon le plus pur champ d'application c'était un combat en réalité culturel et nous l'avons perdu peu à peu nous nous sommes alignés alors je n'ignore pas que la période précédente politique industrielle d'État avait des défauts elle entraîna sans doute des erreurs et il suffit d'appuyer sur le bouton pour qu'on puisse en nommer quelques-unes et alors la mémoire dira le Concorde et le Plan Calcul et on et on stigmatisera cette attitude il demeure que l'effacement de cette politique laissa notre pays sans stratégie chacun jouant pour son compte chacun des acteurs chchant cherchant comme on dit à maximiser ses profits résultat les pays qui avaient une forte solidarité nationale des pays à stratégie comme l'Allemagne avec la détermination peut-être implicite mais en tout cas partagé par tout le monde de défendre la place de leur production de défendre de vrais liens entre entreprises et banques ces pays ont sauvé d'abord et porté ensuite leur appareil de production au plus haut niveau mondial et nous nous n'avons peu à peu plus accorder beaucoup d'attention à l'appareil de production et bien je pense que nous devons affirmer devant les Français qu'il y a un grand enjeu dans cette élection présidentielle il faut changer de modèles au lieu du modèle financier il faut retrouver le modèle d'un pays qui produit retrouver la production voilà la mère de toutes les batailles tout doit être subordonné à cette ardente obligation ce qui signifie une chose très simple et très exigeante il faut que dans les 3 années qui viennent à l'échéance 2015 notre pays est réussi à inverser la tendance rement continu de la production qui dure depuis 30 ans si nous voulons en effet remonter au sommet de la courbe il faut qu'à un moment dans les tro années qui viennent la courbe s'infléchisse et cela nous ne pouvons et d'ailleurs ne devons le faire quen s'appuyant qu'en nous appuyant sur les forces retrouvées de notre pays et dans le cadre d'une Europe qui elle-même doit avoir sur ce sujet une vraie stratégie alors j'ai prononcé ces mots les forces retrouvées de notre pays cette phrase est un choix politique une affirmation politique qui oriente ma vision elle signifie que ce n'est pas de l'extérieur que viennent nos faiblesses et donc ce ne sera pas de l'extérieur que viendra notre redressement il est vain il est vain de croire que c'est la faute de la mondialisation entre guillemets ou que c'est la faute de l'Europe entre guillemets ou la faute de l'euro la mondialisation est en marche depuis des siècle elle sera dans l'avenir plus ou moins fluide notamment pour des raisons qui tiennent par exemple au prix de l'énergie mais n'écoutez pas les menteurs on ne referme AA pas nos frontières et si l'on avait la folie de le faire ce serait un drame parce que nous pouvons en apporter la preuve nous avons vu en grandeur réelle sous nos yeux ce qu'il advenait dans le même pays dans la même société de l'évolution parallèle d'une société fermée et d'une société ouverte l'Allemagne de l'Est et l'Allemagne de l'Ouest la Corée du Nord et la Corée du Sud deux pays deux identiques deux sociétés identiques séparé par une frontière artificielle d'un côté on ferme de l'autre côté on ouvre point de départ identique et point d'arrivée terrible et dramatique pour les uns et spectaculaire et bienfaisant pour les autres donc nous ne devons pas céder au mensonge il faut avoir la force et le courage d'affirmer que ça n'est pas en fermant les sociétés qu'on les sauve c'est en les armant et en acceptant qu'elle demeure ouverte c'est donc sur nos propres forces sur notre propre capacité de réforme que nous devons nous appuyer pour construire la France productrice alors je veux ici en évoquant les forces retrouvées de notre pays répondre à ceux qui m'ont objecté assez souvent que nous courant de penser européen nous n'aurions pas dû poser la question sous l'angle national mais sous l'angle de l'Union uniquement je crois que quoi que bien intentionné je crois qu'il se trompe et je voudrais vous dire pourquoi bien entendu je sais et j'attends je le dirai dans une minute qu'il faut une stratégie européenne il y a des enjeux qui sont hors de portée d'un pays seul mais deux raisons imposent que l'effort soit national il faut une politique nationale de reconquête parce que la totalité de la solidarité s'exerce et se finance dans le cadre national il n'est pas indifférent que les emplois soient situés en Allemagne ou en France ou dans un autre pays européen il n'est pas indifférent que les revenus soient localisés d'un côté ou de l'autre de la frontière parce que dans un cas ils acquitent les impôts qui soutiennent les services publics et des taxes sociales qui permettent de financer nos régimes sociaux et dans l'autre non dans un cas ils font solidarité et dans l'autre non et il faut une politique nationale de reconquête parce qu'il faut dans dans le cadre de l'Union européenne un vrai équilibre entre les pays différents qui la forment et les sociétés différentes qui y vivent de même que dans un pays donné comme le nôtre comme la France il faut un aménagement du territoire des activités qui soient harmonieusement réparties des régions qui soient équilibrées de même il faut des activités au plus près des populations harmonieusement réparties dans l'espace européen il faut pour que l'Europe marche qu'elle soit formée d'un ensemble de pays également en bonne santé et pas un déséquilibre entre des pays en santé éclatante entourés d'autres de jour en jour plus fragile l'Europe c'est un équilibre c'est même la civilisation de l'équilibre et elle doit aussi s'exprimer dans la répartition des activités sur le sol des pays qui la forment retrouver la France productrice en 2020 cela impose et vous allez voir là l'application de la gestion par objectif que propose l'agenda 2012-2020 cela impose de fixer le but à atteindre de définir des étapes intermédiaires de les de les intégrer dans un plan et enfin de décider de l'urgence ce qui impose donc d'identifier clairement dans les mois qui viennent les décisions les orientations que nous allons devoir assumer et ainsi répondre aux raisons de fond qui explique notre effondrement je propose que cette réflexion sur les raisons de fond soit ou reprenne un modèle qui a été celui des années 1958- 1960 é non seulement avec les forces politiques mais avec les entreprises et les partenaires sociaux et le modèle que j'évoque est naturellement celui du rapport ruef Armand que chacun en tout cas chacun de ceux qui s'intéressent à l'histoire de la 5e République à présent à l'esprit le but c'est que une loi cadre puisse être adoptée quelque part du côté de la rentrée parlementaire à l'automne 2012 une loi dont le sujet sera le réarmement productif de la France d'ors et déjà je veux vous livrer mes orientations ou les orientations que je crois nécessaire la première question et c'est cela explique que nous choisissions la méthode des lois cadre pour orienter notre action la première question c'est la confiance ce que nous devons écrire préparer et voter ce seront des textes en petit nombre dans dans leur rénoncer bien écrit j'espère ça changera durable destinés à garantir que sur une longue période les axes choisis par le pays ne changeront pas la confiance en matière juridique en matière fiscale c'est la stabilité dans la durée ensuite il faut une mobilisation générale et une stratégie mobilisation générale changement d'état d'esprit mentalité autant que règles mobilisation des entreprises des ingénieurs des chercheurs des commerciaux car on ne produit que si on sait vendre des réseaux de distribution des consommateurs du système de financement la mobilisation est d'ordre psychologique elle dépend donc du peuple et elle doit être portée par ses élus au au premier rang desquels celui qui a été choisi pour incarner un temps le destin du pays le président de la République et aussi la mobilisation comme vous le voyez ne vient que si les élus lapportent et le débat politique l'incarne voilà pourquoi l'élection présidentielle est cruciale et puis il faut aussi une stratégie c'est-à-dire une organisation une incitation une stratégie et une incitation portée de la manière la plus légère car bien entendu en ce domaine rien ne se décrète du haut imaginative car tout est à inventer en France dans le domaine d'une stratégie nationale de production associant des acteurs libres et ambitieuses car le principal obstacle sera dans l'esprit des acteurs dont on peut craindre que parfois parfois chacun voit d'abord son intérêt et la dimension de ses propres difficultés l'état 3isè conviction en raison de ce qu'il est en France doit être stratège il y a des pays qui peuvent se passer d'État entre nous il y en a moins qu'on ne croit dans les grandes réussites économiques du siècle chaque fois qu'un pays a su se transformer rapidement son état quand il existe à jouer le rôle d'aiguillon et de fédérateur alors tout le monde sait évoque le MIT japonais l'agenda que l'Allemagne s'est donné au début des années 2003 2004 qui a abouti en 2009-20 et en France plus qu'ailleurs il en a toujours été ainsi notre énergie nationale donne toute sa mesure quand un état stratège accepte de la prendre en charge et de la et de la de la porter alors je m'empresse de dire que stratège ça ne veut pas dire comme en grec commandant en chef ça ne veut pas dire je décide ils exécut stratège cela veut dire un état qui se sent en charge de faire partager un plan de bataille et qui se donne pour tâche de convaincre les acteurs l'organisme qui était chargé de préparer et de porter la stratégie existait c'était le Commissariat au plans alors bien entendu ça avait un côté un peu rétrograde les plans quinqueno sur le modèle du gos planan soviétique tout le monde voit bien qu'il y a des années qu'ils ne sont plus de saisons mais une réflexion pour la nation qui ouvre sur des progrès à faire sur des des terrains à réoccuper qui parlent aux industriels aux syndicats aux organisations professionnel qui leur propose de se rapprocher qui surveille l'évolution des autres parties de l'Europe ou du monde qui discerne la stratégie qu'ils adoptent dans les technologies les plus nouvelles cela c'est non seulement de saison mais d'avant-garde alors je ne reprendrai pas le mot pour ne pas choquer mais je défendrai l'idée d'un commissaire au stratégies tourneré non seulement vers le pouvoir politique mais vers la société civile j'ai toujours été frappé de ce que Jacques Delord dit sur ce que le Commissariat au Plan apportait à la France tout ce croisement de prospective d'expérience d'inventivité en discutant de ce sujet avec jean-pre levad hier soir il me disait que au fond le bon nom mais malheureusement il est pris ou heureusement il est pris c'est le nom d'une revue qui s'appelle futurible futur d'un côté et possible de l'autre et bien en effet commissariat aux stratégie stratégie étant écrit au pluriel c'est une idée qui parle du futur et des possibles pour la société française je trouve que c'est une bonne idée quand on pense à la Chine à la grande Chine dont je ne me connais pas les travers mais qu'on mesure les de réflexion à l'avance que prépare son appareil d'État je me dis que les quelques dizaines de talents et d'expérien que nous placerons dans cette réflexion sur les stratégies seront un bon et juste investissement léger et rempli d'intelligence prospective naturellement tout cela se fera sans dépenser 1 € de plus de plus puisqu'ils seront prélevés tout simplement sur les moyens de fonctionnement de l'État un commissa au stratégies pour la République française nous avons besoin de soutenir les entreprises et notamment les PME c'est une c'est un lieu commun désormais il est répété à peu près partout que la force de nos voisins tient au réseau de leurs entreprises moyennes nous avons laissé s'affaiblir ce réseau il faut au contraire le soutenir nous avons deux moyens de le soutenir d'abord une politique qui incitera à faire naître des réseaux entre les PME et les grandes entreprises contrairement à ce que trop souvent on dit je veux soutenir devant vous que les grandes entreprises sont un des atouts maîtres de la France c'est généralement sous-estimé parce que c'est caricaturé parce que ces groupes sont éclatés en en miriade d'entreprises différentes mais ces groupes sont une puissance et un atout pour notre pays ils maîtrisent de très importants réseaux d'exportation ils ont une très grande maîtrise de la recherche appliquée dont il porte d'ailleurs la majorité des investissements ils ont acquis la maîtrise des processus de production les plus contemporains numérisation automatisation dont on sait que ces processus vont à coup sûr dominer la décennie qui vient alors ces grands groupes bien entendu ont déjà commencé à les partager ces processus et ces réseaux à les transmettre à accepter que ce greffe à leurs compéten des entreprises en développement et ils le font en général avec leurs sous-traitants mais d'autres entreprises peuvent profiter de cette capacité d'innovation ces entreprises seront plus souples plus réactives elles sont donc complémentaires avec les grands groupes c'est un devoir d'état de pousser à la création de réseau entre les grandes entreprises et les entreprises petites et moyennes en France première premier moyen de les aider deuxème moyen de les aider nous avons besoin d'instruments nouveaux de financement alors ces dernières années des progrès ont été faits au zoo par exemple le FSI tout cela n'a pas été sans fruit mais très souvent les entreprises surtout moyennes ont des besoins par exemple en fond propres devant lesquels les banques et les réseaux de financement habituel sont frileux nous avons donc besoin d'un instrument nouveau de crédit aux entreprises qui sera décentralisé qui enrichisse l'offre de crédit et nous avons besoin on tranchera ça d'ici au mois de mars nous avons besoin de ressources nouvelles qui permettent de sécuriser l'épargne qui serait dirigé vers ces entreprises deuxème type d'action en faveur de des PME de nouveaux instruments de financement pour les aider il faut 4èe certitude pour moi il faut changer le climat social dans l'entreprise peut-être d'ailleurs si j'avais vraiment fait les choses dans l'ordre dans l'ordre d'importance des c'est par ce point que j'aurais dû commencer mon propos faut changer le climat social dans l'entreprise aujourd'hui tout paraît organisé pour que rien ne bouge le blocage endémique la guerre froide sociale qui s'est instauré dans les relations entre l'entreprise et les salariés c'est l'une des principales faiblesses de la France c'est d'ailleurs aujourd'hui la même chose dans le dialogue social à l'échelon national et l'État porte dans ce blocage une responsabilité chaque fois que l'État dit Mesdames et Messieurs les organisations syndicales et professionnelles vous allez ouvrir une négociation si cette négociation ne se complu pas dans les 2 mois je vais état voter une loi et bien mes chers amis ça n'est pas autre chose qu'organiser le blocage et la stagnation et la guerre froide parce qu'à ce moment-là tous chacun se met en situation d'attente et au fond se prépare à flinguer pour entretenir sa réputation auprès de ses mendant les décisions qui seront prises et bien ceci est une déresponsabilisation et nous savons depuis longtemps que le progrès est dans la responsabilisation et pas dans la déresponsabilisation je propose donc ouvre dès la fin du processus électoral du printemps un travail approfondi qui pourra prendre plusieurs mois sur l'évolution de la démocratie sociale en France bien des sujets devront être mis sur la table et tous ne seront pas consensuels les taux de syndicalisation la gouvernance de l'entreprise le financement des syndicats autant que des organ patronale et cela me permet de dire au passage qu'il est honteux que le rapport de Nicolas peruchot est été interdit de parition et même d'évocation sous peine de poursuite pénale par un accord souterrain et conjoint de l'UMP et du PS en une décision en réalité digne de l'Inquisition je pense que dans le domaine des relations sociales en France et dans l'entreprise il faut faire un pas décisif je proposerai donc que pour les entreprises de plus de 500 salariés des représentants des salariés siège avec droit de vote au Conseil d'Administration des Entreprises bien sûr que c'est un pas bien sûr que c'est un changement très important je crois que ce pas et ce changement sont bienvenus et j'ai été heureux ce matin d'entendre de grands chefs d'entreprise autour de la table soutenir une telle idée alors les modalités devront être discutées bien sûr puisque les comités d'entreprise ils sont aujourd'hui représentés sans droit de vote mais avec droit de vote et sans droit de vote ce n'est pas la même chose ce n'est pas le même statut et les problèmes ou les règles qui toucheront à la désignation mériteront d'être soigneusement réfléchi pour ma part je pense que l'élection directe sur liste ouverte à tous syndquée et non syndiqué et le système le plus simple et le plus transparent celui qui donnera le plus de légitimité qui représenteront les salariés au sein de l'entreprise je soutiens qu'il faut associer les consommateurs aussi à cet immense enjeu du produire en France autant de la traçabilité et des labels de production bio commerce équitable j'ai la certitude qu'il existe une attente des consommateurs qui librement librement à prix égal ou à qualité égale voudront soutenir les emplois et la valeur ajoutée dans leur pays j'ai été très heureux de constater qu'en quelques semaines cette idée a fait des progrès inattendus j'ai vu fleurir même des drapeaux tricoleurs sur les produits blancs comme on dit par exemple et j'en ai été très heureux j'ai vu se multiplier les articles de journaux les enquêtes les reportages sur des réussites industrielles qui relocalisent ou qui ont surmonté le défi du maintien de la production sur notre sol nous savons tous que la complexité de la production fait bien entendu qu'une part des produits est très souvent intégré en provenance d'autres pays parfois loinint et bien je pense que c'est légitime que l'introduction de composants même de de composant à coup de revient plus bas n'est ni anormale ni choquante je pense que l'important est de conserver les produit et de les regagner et c'est précisément la bataille que nous avons perdu en France donc je soutiendrait l'idée d'un label produit en France vous aurez observé que j'ai dit produit en France et pas made in France non pas que je n'arrive pas à comprendre ce que made in France veut dire on est pyrénéen mais polyglote troglodite comme disait une grand-mère chez moi et donc donc j'arrive à comprendre ça mais c'est une revendication de fierté que de que d'employer sa propre langue je propose donc un label accorder sur dememande de l'entreprise librement sans qu'il soit imposé à qui que ce soit par qui que ce soit un label d'information qui indiquera au consommateur de manière transparente quel pourcentage de la valeur ajoutée du produit a été réalisé en France euh ce pourcentage pourra par exemple être certifié par une association ad hoc regroupant des consommateurs je trouve que c'est que ce doit être léger ces labels montreront à chacun ce qu'il PAE pour son emploi pour celui de ses proches pour sa retraite quand il fait ses courses ils nous aideront aussi à prendre conscience des forces qui sont les nôtre de la qualité de l'excellence de nombreux produits français dont on ne savait même pas qu'ils existaient et nous verrons alors que nous avons tous les atouts pour figurer avantageusement dans la compétition mondiale parce que c'est évidemment dans la compétition mondial que les choses se jouent conviction supplémentaire l'enjeu principal est bien entendu celui des charges qui pèsent sur les entreprises et làagent Artu de nouveau lève les yeux vous observerez que je n'ai pas dit seulement des charges sur le travail car les charg fiscal d'imposition directe ou indirecte les charges sociales les charges administratives tout cela fait masse par exemple la différence dans l'impôt sur les sociétés dit-on une étude vient de sortir peut-être du simple au double en entreprise comparable dans le même secteur d'activité entre deux pays voisins par exemple la France et l'Allemagne il n'est pas sain et il est dangereux pour nos emplois que la majorité du financement de la protection sociale repose encore sur le travail je dis bien sur le travail car ce sont les entreprises qui paient mais en PR en prélevant sur les sommes qu'elle pourrait verser au salariés je crois que nous devons nous donner 3 ans pour réfléchir et mettre en place une mutation en profondeur de la structure des charges qui pèsent sur l'entreprise pour amener ces charges au niveau moyen qui sera celui des pays industriel qui nous entourent pourquoi ai-je été réservé sur la TVA d'abord malgré les débats nombreux nourris que nous avons eu avec beaucoup de ceux qui sont dans cette salle mais comme au bout du compte c'est moi qui do prendre la responsabilité je veux vous en expliquer les raisons pourquoi j'étis réservé d'abord parce qu'on envisage pas une réforme de cette ampleur inextrémiste dans les dernières semaines précédant une élection présidentielle ensuite parce que tout mouvement d'ampleur se traduirait et il faut un mouvement trempleur si on veut obtenir un effet autrement tout le reste sera marginal ensuite parce que tout mouvement d'ampleur se traduirait par une hausse massive du coût de la vie que pirrai d'abord les salariés mais aussi les retraités et les chômeurs enfin parce que seul l'argent dépensé et non l'argent épargné acquiterait cette charge et comme un grand nombre de familles les moins favorisées dépensent par nécessité tout ce qu'elles gagnent elles serait amené à consacrer une plus grande une une part de leurs ressources plus grande que celle des plus favorisé et enfin ultimement je dois être tout à fait honnête parce que nous aurons nécessairement besoin d'une hausse modérée de la TVA pour réduire le déficit qui nous coule mais qu'il soit nécessaire de penser à d'autres bases plus juste plus équilibré pour le prélèvement des cotisations sociales je maintiens que que c'est juste et donc nécessaire et je propose d'en faire un chantier à part entière une réflexion partagée d'abord et ensuite de années pour la transition qui sera je le crois nécessaire un allègement de ces charges permettrait aux entreprises de trouver un peu d'oxygène pour investir ce qui est la condition même de leur survie et de leur développement enfin la situation exigera une stratégie européenne il est des produits que nous avons que nous avons perdu nous France mais que toute l'Europe en même temps que nous a perdu je cite souvent l'exemple qui me choque le plus celui des écrans plats produit de grande consommation universel omniprésent des smartphones jusqu'à l'écran de télévision des ordinateurs tablettes produit de très haute technologie produit dans lequel on ne peut pas dire que le travail manuel pèse d'un poids décisif c'est produit en salle blanche avec le plus haut niveau d'exigence de performance alors pourquoi nous Europe avons-nous perdu la fabrication de tous les écrans plats aucun pays ne pourra le reconquérir pour son compte reconquérir non pas la technologie actuelle technologie actuelle elle était là entièrement capté mais la technologie suivante je ne sais pas quelle elle sera mais je suis sûr qu'il y aura une technologie suivante et c'est celle c'est à celle-là me semble-t-il qu'il faut aller aucun pays ne pourra les reconquérir pour leur compte il faut donc pour son compte il faut donc une stratégie européenne concertée avec des investissements qui ne seront pas négligeables et bien il est temps que la politique économique de l'Europe qui s'est jusqu'à a maintenant limité à une politique de la concurrence devienent aussi une politique industrielle l'Europe se trompe de chemin quand le souci des de ses étatsmembres est de se surveiller j'allais dire de se neutraliser avant de réfléchir à ce qu'il peuvent faire ensemble toute la législation actuelle est pourtant dominée par une seule crainte empêcher qu'un pays membre fausse la concurrence en avantageant ses entreprises au détriment de celle des autres je dis que nous devons avoir une politique active en commun une politique industrielle et qu'elle ne doit pas se limiter à de rares grands programmes fussent-il aussi prestigieux qu'erbus l'a été autrefois c'est le complément naturel de l'intimité entre nos économies dans tous les secteurs d'activité il faut se fixer un objectif stratégique l'Europe ne peut pas accepter d'être complètement absente d'aucun des grands secteurs d'activité elle doit raisonnablement être présente dans la concurrence sur son propre marché il ne doit pas il ne devrait pas pouvoir exister de secteurs de production dans lesquels l'Europe ne vise à atteindre de l'ordre de 50 % de son propre marché la France proposera à ses partenaires européens un plan de reconquête des marchés dont elle est absente et en particulier dans les secteurs de haute teologie cela sans protectionnisme avec une démarche fondée sur l'offre sur la qualité à ceux qui me disent que cette bataille est perdue il en est beaucoup je réponds qu'elle n'a pas encore été livrée nous avons d' d'immenses compétences dans les services dans les technologies de pointe appuyons-nous sur ces forces pour reconquérir des filières que l'on aurait tort de croire perdu pour l'Europe il y a de plus en plus de hautes technologies incorporé dans les produits de la vie courante dans l'électroménager dans les équipements sportifs il y a de plus en plus de design et de marketing dans le textile comme l'ont montré de nombreuses entreprises françaises ou européennes nous pouvons gagner des position dans ces secteurs en concurrençant les produits à bas coût d'aujourd'hui par les produits à forte valeur ajoutée de demain le succès des grandes aventures industrielles on pense par exemple à l'automobile n'a pas d'autre secret mais toujours s'agissant de l'Europe il n'y a pas de reconquête sans reconstruction de l'ordre dans les domaines monétaires et budgétaires les choix qui ont été faits ces derniers mois ont conduit à la situation chaotique que nous avons sous les yeux et dont nous payons hélas les additions les fragilités sont trop grandes pour qu'on imagine pouvoir continuer ainsi sans accident l'absence de surveillance et de transparence sur la situation de certains états la Grèce bien sûr mais d'autres dont la France n'est pas exclue le jeu de maquillage des chiffres le refus de solidarité et d'intervention en soutien de la Banque centrale ou d'un organisme qui lui aurait été adossé ont permis au soupçons de se propager cette propagation n'est pas finie j'écrivais cette phrase quelques heures avant d'avoir la nouvelle que nous avons eu hier soir cette propagation n'est pas finie nous n'en sommes pas au conséquences ultimes mais de tout cela on ne sortira pas sans une refondation en profondeur des mécanismes de loyauté de transparence et de solidarité en tout cas à l'intérieur de la zone euro il est de la responsabilité des institutions européennes de garantir la vérité des chiffres et la lo uté des engagements pris c'est le rôle de la Commission d'être la première agence de notation ou de faire naître auprès d'elle une agence de notation prévisible et lisible pour tous les acteurs économiques et politiques et je dis ma conviction il sera de la responsabilité de la banque centrale d'intervenir pour empêcher une dégradation de la situation lorsque nous en serons menacés ce qui veut dire que l'Europe si elle veut exercer cette responsabilité doit avoir à sa tête une autorité politique elle doit cesser d'être un ensemble vide une zone d'échange sans volonté sans capacité labyrintique la réforme de l'Europe est nécessaire à la reconstruction de notre pays notamment seulle l'Europe peut conduire une politique d'équilibre avec nos grands partenaires la Chine en particulier pour qu'aucun artifice par exemple une sous-évaluation chronique de la monnaie ne vienne porter atteinte à la loyauté des échange une vraie une vraie autorité politique est nécessaire mais en démocratie il n'est pas d'autorité politique sans légitimité démocratique pour jouer pleinement le rôle indépendant qui doit être le sien pour rendre tout son poids à une voie communautaire de plein exercice l'Europe a besoin d'un président et ce président doit tenir sa mission d'une élection et pas d'une désignation diplomatique un jour un jour et nous soutiendront cette démarche le président de l'Union qui présidera à la fois la commission et le Conseil devra être élu au suffrage universel direct s'il est besoin d'une transition il peut-être élu par un congrès des parlements de l'Europe représentant à part égale les parlements nationaux et le Parlement européens mais il faut qu'il échappe à la crise d'anonymat à la crise de de d'incommunication dans laquelle il est fondé il faut qu'il trouve la légitimité démocratique qui enfera auprès des citoyens le visage de l'Europe et leur défenseur dans le débat entre pays et entre grandes zones du monde mais pour en revenir à la France il n'y aura pas d'investissement ni d'accès facile au crédit ni de taux d'intérêt assez bas pour être intéressant pour les entreprises sans une remise en ordre des finances publiques aujourd'hui l'État est presque perçu comme un risque ou une hypothèque sur notre pays alors qu'il devrait être un soutien et un garant de dernier recours la remise en ordre doit être rapide le déficit budgétaire je vous dis ma conviction doit être supprimé en trois exercices par un plan sérieux et progressif qui reposera à part égale sur la diminution des dépenses et l'augmentation des recettes les pays qui ont réussi le redressement de leurs finances ont toujours dû jouer sur les deux leviers des dépenses et des recettes au moins dans un premier temps le déficit à combler est aujourd'hui de l'ordre de 100 milliards soit selon le principe de la réduction à parts égales des dépenses et des recettes 50 milliards de dépenses et 50 milliards de recettes à mettre en rapport avec les 1100 milliards de dépenses de l'état de la protection sociale et des collectivités locales et les 960 milliards de prélèvements ces sommes sont à atteindre en trois exercices et demi un collectif budgétaire de être voté dès l'installation de la nouvelle Assemblée nationale permettant de mettre en place les premières mesures de rééquilibrage ensuite les budgets 2013 2014 et 2015 doivent permettre de réaliser le plan de modération des dépenses conjugué à une recherche juste et équilibrée des recettes on me dira que 3 ans c'est irréaliste mais ce qui est irréaliste c'est de croire que nous avons du temps devant nous c'est de croire que nous pourrions disposer d'une longue période d'acalmie en dehors du cours de l'histoire pour nous rapprocher lentement à pas compter de l'objectif c'est ce qui a été fait jusqu'ici et cela n'a pas marché plusieurs principes devront animer l'action du gouvernement je voudrais évoquer la maîtrise de la dépense en valeur en eurocourant qui si elle était maintenue permettrait à elle seule avec une inflation autour de 2 et dem % de dégager l'équivalent de 25 milliards d'économies par an et si je compte bien 25 milliards d'économies par an cela fait en 2 ans atteindre l'objectif de 50 milliards en tout cas c'est en ménageant même en ménageant une marge de souplesse cet objectif peut-être atteint en 3 ans les niches fiscales devront pour certaines d'entre elles être supprimé par exemple la défiscalisation des heures supplémentair ne se justifie en rien les heures supplémentaires qui apporte de la souplesse au temps de travail et des revenus complémentaires au salariés peuvent être en partie déchargés pour compenser la prime à verser au salariés c'était ma proposition de 2007 je ne la Renis pas mais il n'est pas normal il est même injustifiable que le revenu qui en est issu ne soit pas soumis à l'impôt par parce que il n'y a pas de différence entre le revenu d'un salarié provenant d'une entreprise en bonne santé provenant d'une entreprise qui n'est pas florissante et qui assume entièrement l'impôts et les revenus d'un salarié qui provient d'une entreprise en très bonne santé donc dans laquelle il y a des heures supplémentaires et qui lui n'est pas soumis à l'impôt il y a un principe simple tous les revenus devraient être soumis à l'impôt et il n'y a pas de différence dans la nature de ces revenus qui proviennent pour les salariés de
[Applaudissements]
l'entreprise l'impôt sur le revenu devra devra être rendu plus progressif avec une tranche marginale actuellement fixé à 41 % qui serait porté à 45 % et une tranche marginale nouvelle pour les plus hauts revenus par exemple fixé autour de 20000 € par mois qui elle acquiterait 50 % pour la tranche marginale de l'impôt sur le revenu deux tranches celle de 41 porté à 45 et une tranche marginale supplémentaire à 50 %.
l'impôt sur la fortune impôt de solidarité sur le patrimoine je considère qu'il est justifié en période de crise mais il doit être rationalisé et simplifié pour être débarrasser de ses effets les plus néfastes plusieurs schémas sont envisageables ils doivent naturellement être appliqué après abattement de la résidence principale et exclusion de l'outil de travail mais je considère qu'il est normal qu'à partir d'un patrimoine de 1 million d'euros il y ait une une participation de solidarité je propose que l'on adopte le système suivant les chaque patrimoine supérieur après les abattements que j'ai indiqué à 1 million d'euros se verrait affecter d'un revenu théorique de l'ordre de 1 % et intégré dans la base de l'impôt sur le revenu ce qui veut dire que au maximum il serait frappé d'un impôt de solidarité sur la fortune de ce taux marginal de 50 % et bien je trouve que un impôt de 05 % sur le patrimoine c'est juste et c'est nécessaire dans la situation de crise où le pays se trouve et puis ce sera ainsi un moyen de se singulariser c'est un sondage très intéressant parce que je vois ainsi la différence dans l'assemblée entre ceux qui atteignent pas le seuil et ceux qui le dépassent et qui donc sont tout d'un coup beaucoup moins saisis de sympathie à l'endroit du projet que je porte la TVA devra être augmentée de manière modérée pour participer à la suppression du déficit et ma certitude c'est que tous les gouvernements le feront dans la situation de crise où l'on se trouve cette hausse de l'ordre de de points contribuera pour une vingtaine de milliards au retour à l'équilibre de notre pays et l'expérience a prouvé que si cette hausse est modérée elle est souvent absorbée en partie par le circuit commercial et de distribution et que de points de TVA cela peut n'entraîner qu'un point d'augmentation du coût de la vie iste sur ce point le redressement de nos comptes publics ne doit pas être vu comme un exercice sacrificiel comme une série de soustractions qui nous approvviraient ce redressement ne nous rendra pas moins riche les avantages dont nous nous berçons aujourd'hui sont illusoires puisqu'ils sont financés à crédit il est même certain que ce redressement nous rendra plus fort il ne sera pas seulement fait de moins mais aussi et surtout de plus loin de connaître des effets récessifs prononcés les pays qui ont redressé leurs comptees ont en général bénéficier d'une accélération de leur croissance et d'une phase d'expansion prolongée le Canada en a donné un exemple éclatant et c'est bien naturel on entreprend davantage on se tourne avec plus de confiance vers l'avenir quand on sait que chaque année qui passe renforce les excédents consolide les Ret et permet d'engranger plus d'acquis remettre de l'ordre dans nos comptes constitue aussi une véritable occasion de repenser en profondeur l'action publique de la rendre plus juste et plus efficace c'est particulièrement vrai pour la rénovation de notre état qui accompagnera nécessairement et même précédera nécessairement le retour à l'équilibre euh et donc je vais je vais peut-être abréger le les paragraphes qui suivent je veux simplement en arriver à cette idée qui faisait l'objet de la 3ème table ronde et sur laquelle je j'achèverai cet énoncé la mutation que nous vivons elle n'est pas un passage à vide après lequel le monde redeviendrait ce qu'il était auparavant c'est au contraire l'occasion et la nécessité de faire changer notre modèle de société et d'inventer un nouveau modèle dans lequel le durable la qualité d'être durable sera évidemment l'article le plus important durable parce qu'il prendra en compte l'intérêt des générations qui viennent durable parce qu'il pourra s'ouvrir sur l'emploi durable parce qu'il garantira l'équilibre des comptes et désendettera les générations durable parce qu'il sera évidemment respectueux de notre environnement je ne veux pas entrer longuement dans le débat sur l'énergie mais je veux le faire de manière claire lorsqu'on débat d'énergie en France aujourd'hui on débat essentiellement du nucléaire je pense qu'on se trompe parce que si les scientif on raison et je crois qu'ils ont raison la question principale aujourd'hui c'est le réchauffement de la planète que certains estiment devoir être certain à deux ou tris degrés et dont on peut imaginer qu'il risque même d'atteindre 4 ou 6 degrés en moyenne de réchauffement cela entraînerait des changements considérables dans notre mode de vie si cette affirmation scientifique est vraie alors la question principale c'est l'utilisation de carbone fossile dans les énergies que nous utilisons tous les jours et je veux rappeler et je veux rappeler simplement que la question du nucléaire en terme d'énergie consommée la question du nucléaire c'est quelque chose comme 15 ou 16 % de l'énergie finale et qu'en revanche les énergies fossiles le pétrole le gaz le charbon c'est quelque chose comme 70 % des énergies finales que nous utilisons si c'est si cette sertitude scientifique est juste et si les chiffres que je viens d'énoncer le sont alors on voit bien que la priorité c'est de changer nos habitudes dans l'utilisation de l'énergies habitude qui utilise à profusion carburant et combustible qui proviennent du pétrole du gaz ou du charbon et d'en réduire notamment dans le transport notamment dans nos logements l'utilisation là doit être la priorité je dois reconnaître que l'industrie a fait des progrès considérables dans les des économies d' énergie et dans une utilisation plus rationnelle et plus respectueuse mais notre vie quotidienne non le le l'utilisation dans le chauffage l'absence d'isolation le le les progrès insuffisants qui ont qui ont été faits dans les moteurs automobiles tout cela c'est un défi qui est devant nous je considère que dans le mode de société durable dans le projet de société durable que nous nous voulons adopter l'utilisation des énergies qui proviennent du carbon fossil doivent être impérativement limité et ce doit être notre première priorité je veux dire un mot du nucléaire et des énergies renouvelables et je vais faire une profession de fois je crois que dans quelques décennies c'est-à-dire une génération ou deux les énergies renouvelables qui proviennent de l'éolien qui proviennent du solaire du photovoltaïque qui proviennent de l'énergie irrésistible qui existe dans la mer les hydroliennes je suis persuadé que ces énergiesl non polluantes pour la planète euh auront gagné un terrain considérable je pense que c'est à porter de la main je pense que c'est affaire d'une génération ou de deux dans ces conditions je pense que le nucléaire peut-être une bonne énergie de transition dans la mesure où cette énergielà ne rejette pas de gaz à effet de serre elle explique en particulier que la performance de la société française par rapport à la société allemande qui est de l'ordre de 40 % de moins de gaz de rejet de gaz à effet de serre par unité je considère que cette cette énergie de transition peut-être utile et je ne la rejette pas à priori à une condition c'est que les questions de sécurité soient évidemment traitées et deviennent une garantie absolu pour les citoyens j'ai été heureux de voir l'Agence de sûreté nucléaire et dictter les prescriptions qu'elle a formulé à propos des centrales nucléaires françaises c'est pas tout à fait rien ce sont des travaux de l'ordre de 10 milliards d'euros qui ont été prévus pour garantir un que le disjoncteur fonctionnera bien 2 que le refroidissement des centrales une fois la réaction nucléaire arrêtée en cas d'accident sera garantie avec 100 % de sécurité et bien je pense que s'il le faut il faut renforcer encore la la sécurité les garanties offertes par une telle agence de sécurité naturellement ça ne s'arrête pas là le projet de société durable c'est aussi des changements de mode de vie changement dans les déplacements économie de déplacement et les nouvelles technologies de l'information peuvent en effet autoriser des comportement nouveau tous vous parlez avec vos enfants ou vos frères et sœurs par Skype et et c'est une c'est évidemment une pratique tout à fait intéressante qui favorise télétravail et la et la liaison de de de tous les logements avec Internet sera évidemment un très grand progrès voilà ce que je voulais vous dire sur ce dernier point du projet de société durable qui va entraîner une mutation bienfaisante bienfaisante des modes de vie pour chacun d'entre nous je veux finir avec une seule idée tout ceci les défis qui sont devant nous la reconquête du produire le rééquilibrage de nos comptes publics l'invention d'un nouveau modèle de société tout ceci est impossible si la vie politique française ne change pas la vie politique française qui est depuis 50 ans une vie politique d'affrontement stupide entre bord politique opposé ou prétendument opposé qui passent leur temps à s'injurier par-dessus la tête des Français et à se faire réciproquement pter la responsabilité des accidents qui touchent notre peuple cette vie politique là est une vie politique régressive et pénalisante nous ne pouvons pas nous ne pouvons pas relever les défis qui se présentent devant nous et dont la longue liste que j'ai évoqué devant vous donne à peine une idée nous ne pouvons pas les relever s'il n'y a pas en en France un esprit nouveau un esprit d'union nationale ou d'unité nationale comme vous voudrez qui permettra enfin de faire travailler ensemble sur l'essentiel sur un cahier des charges défini et garanti par les Français au moment de l'élection du nouveau président de la République des sensibilités différentes tout légitime mais qui doivent s'accorder au lieu de se diviser sur le redressement du pays autrement autrement c'est impossible autrement nous n'y arriverons pas autrement nous irons d'échec en échec comme on l'a vu hélas depuis trop longtemps et il n'y a que l'élection d'un nouveau président de la République indépendant des forces traditionnellement dominantes toutes alourdi par des affaires multipliées et des réseaux sans nombre et des intérêts qui tiennent au passé et des cadavres dans les placard il n'y a qu'un président de la République indépendant de ces forces avec un projet dans lesquel les Français se reconnaîtront pour garantir que désormais la vie politique va changer et que la France va se red je vous remercie depuis la Maison de la Chimie à Paris c'était donc le discours de François baayrou prononcé à l'issue d'une réunion de son parti consacré vous l'avez compris à son programme économique le tout donc moins de 24 he après que la France ait perdu son fameux triple A et le déficit budgétaire selon François baayrou doit être supprimé en trois exercices budgétaires par un plan dit-il sérieux et progressif qui reposera selon lui à part égal sur la diminution des dépenses et l'augmentation des euh recettes voilà ce que nous pouvions dire euh sur ce discours prononcé il y a quelques minutes par François Baayou avant d'entendre François Hollande cette fois et pour poursuivre cette session spéciale d'information sur les chaînes parlementaires et bien je vous propose cette fois de voir ou de revoir l'intervention ce matin depuis l'Hôtel Matignon du Premier ministre François Fillon il réagissait au nom du gouvernement français bien entendu à la dégradation de la note française par la agence de notation Standard and pour le ton est grave vous allez le voir mais le Premier ministre a tout de même tenu
François Bayrou