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Interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 8 mars 2018 25 minContradictoireActualité / polémiqueSolidarités & familleSantéTravail & emploiInstitutions & élections

Égalité salariale femmes-hommes : "une priorité" parce que "le compte n'y est toujours pas", estime Aurore Bergé

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 30 %Défensif 25 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:22OuverteRéponse directe

    Nous sommes le 8 mars, bonjour Aurore Berger, c'est la journée internationale des droits des femmes.

  • 1:15OuverteRéponse directe

    Ça a un sens encore aujourd'hui, la journée du 8 mars, Aurore Berger, et lequel ?

  • 2:17RelanceRéponse directe

    Les chefs d'entreprise qui résistent, même s'il y a eu des évolutions quand même, et heureusement positives, puisque l'écart s'est quand même réduit. Mais on a toujours ce 9% d'écart à travail égal. Raison pour laquelle nous, on prend un certain nombre de dispositions.

  • 2:46FerméeRéponse partielle

    Et si ça n'est pas fait, une nouvelle loi serait nécessaire à ce moment-là ?

  • 3:10RelanceRéponse partielle

    Sauf que Fanny Guinochet qui tient sa chronique économique tous les matins ici sur France Info nous expliquait qu'il n'y aurait pas plus d'inspecteurs du travail, que donc ces contrôles qui sont annoncés vont être difficiles à tenir.

  • 4:00RelanceRéponse directe

    Malheureusement on ne parle pas de toutes les entreprises. Celles de moins de 50 salariés ne sont pas concernées et ça fait beaucoup, beaucoup. Pourquoi est-ce qu'on ne discrimine ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:34Invité politiqueChiffre
    « On a toujours 9% de salaires à travail égale. »
  • 1:38Invité politiqueChiffre
    « 25% en moyenne, si on compare juste la moyenne du niveau de revenu des hommes et la moyenne du niveau de revenu des femmes. »
  • 2:29Invité politiquePromesse
    « les entreprises de plus de 50 salariés seront obligées de se doter d'un logiciel qui permettra de détecter justement les écarts, d'objectiver en fait les écarts entreprise par entreprise »
  • 2:50Invité politiquePromesse
    « Non, des sanctions financières pourraient être mises en place par les inspecteurs du travail »
  • 3:36Invité politiqueChiffre
    « on passe d'environ 1300 constats par an sur ces questions-là, contrôles par an, à 7000 contrôles par an. »
  • 3:45Invité politiquePromesse
    « on le borne dans le temps. C'est-à-dire on dit aux entreprises, vous vous dotez de ce logiciel-là qui permet d'objectiver les écarts salariaux entreprise par entreprise. Si en trois ans vous n'avez pas réussi à rattraper cet écart, là les sanctions tomberont. »
  • 4:46Invité politiquePromesse
    « on a annoncé avec Muriel Pénicaud qu'il y aura un plan dédié de formation au bénéfice des femmes »
  • 5:42Invité politiqueFait
    « il ne faut pas passer d'un régime de présomption d'innocence à un régime de présomption de culpabilité. »
  • 5:47Invité politiqueFait
    « Moi, je suis heureuse que des femmes aient le courage de porter plainte. »
  • 12:04Invité politiqueFait
    « Je pense qu'on n'emmerde jamais les Français quand on rappelle des règles de santé publique. »
  • 12:30Invité politiqueFait
    « Mais que la ministre de la Santé rappelle que le vin est un alcool, ça me semble être juste quelque chose qui est une vérité. »
  • 15:12Invité politiquePromesse
    « Cette mesure, elle sera mise en œuvre, comme annoncée à partir du 1er juillet. »
  • 15:31Invité politiqueChiffre
    « quand on a 3 000 personnes qui meurent chaque année sur les routes, et qu'on a 70 000 blessés, et qu'on sait qu'on a une mesure qui, par sa mise en œuvre, permet de sauver 300 à 400 vies... »
  • 17:08Invité politiqueChiffre
    « La vitesse, en général, on sait que c'est 25% des accidents mortels sur la route. »
  • 23:51Invité politiqueChiffre
    « Avoir un Parlement qui a été renouvelé ? Avoir dans un groupe majoritaire 47% de femmes ? »

Temps de parole

  • Aurore Bergé54 %
  • Présentateur27 %
  • Présentateur 29 %
  • Locuteur 102 %
  • Locuteur 32 %

4,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:14
Présentateur

L'invité de France Info ce matin est Aurore Berger, députée des Yvelines, porte-parole du groupe La République En Marche à l'Assemblée Nationale, Jean-Michel Apathy. Nous sommes le 8 mars, bonjour Aurore Berger, c'est la journée internationale des droits des femmes. Alors, ça n'est pas d'hier que l'on évoque les différences et les discriminations que subissent les femmes dans la société. Je vous propose d'écouter, ça nous rappellera pour certains des souvenirs, Yvette Roudy, en 1982, la première ministre des droits des femmes.

0:39
Locuteur 3

Lorsqu'on sait que les femmes maintenant travaillent à 45%, mais que lorsqu'il s'agit par exemple des chances de formation à l'intérieur d'une entreprise, elles n'ont que 28% des places dans la formation, ce qui est vraiment une discrimination énorme. Sur 300 métiers, on leur en offre 30 à peu près. Pour ce qui est du chômage, en revanche, alors là, elles sont très largement majoritaires. Donc, vous voyez, au travers de ces deux, trois chiffres, qu'il y a des discriminations flagrantes. Et pour les réduire, il faut attaquer sur tous les terrains.

1:14
Présentateur

Voilà, il faut attaquer sur tous les terrains. Ça a un sens encore aujourd'hui, la journée du 8 mars, Aurore Berger, et lequel ?

1:18
Aurore Bergé

Ça a encore un sens, parce que justement, ce qu'elle dénonçait en 1982, moi, j'étais pas née à cette époque. Donc, moi, j'ai grandi avec des lois qui sont censées nous protéger et qui sont censées permettre de faire advenir l'égalité entre les femmes et les hommes, notamment l'égalité salariale. Mais aujourd'hui, le compte n'y est toujours pas. On a toujours 9% de salaires à travail égale. Et 25% en moyenne, si on compare juste la moyenne du niveau de revenu des hommes et la moyenne du niveau de revenu des femmes. Donc, ça veut dire que la loi ne suffit pas. Même si on a un cadre juridique qui existe, il faut maintenant qu'on arrive vraiment à la faire appliquer.

1:50
Présentateur

Et c'est ce qu'a dit d'ailleurs hier Édouard Philippe, puisqu'il a tenu une réunion sur ce sujet. Je vous propose d'écouter le Premier ministre à la sortie de l'hôtel Matignon. Ce qui est fou, c'est que tout existe dans le droit. Et dans les faits, l'égalité n'est pas là. Notre objectif, c'est de passer de belles déclarations juridiques à une véritable égalité réelle. Voilà, ce qui est fou, c'est que tout existe, dit-il. C'est vrai que c'est assez fou. Ce sont les chefs d'entreprise qui résistent.

2:17
Aurore Bergé

Les chefs d'entreprise qui résistent, même s'il y a eu des évolutions quand même, et heureusement positives, puisque l'écart s'est quand même réduit. Mais on a toujours ce 9% d'écart à travail égal. Raison pour laquelle nous, on prend un certain nombre de dispositions. Justement le fait que les entreprises de plus de 50 salariés seront obligées de se doter d'un logiciel qui permettra de détecter justement les écarts, d'objectiver en fait les écarts entreprise par entreprise, en leur laissant trois ans pour qu'il y ait un phénomène de rattrapage au sein de chaque entreprise au bénéfice des femmes.

2:46
Présentateur

Et si ça n'est pas fait, une nouvelle loi serait nécessaire à ce moment-là ?

2:50
Aurore Bergé

Non, des sanctions financières pourraient être mises en place par les inspecteurs du travail parce que l'idée c'est que ce soit les inspecteurs du travail qui puissent venir constater s'il y a ou non une infraction, puisque la loi existe. Donc si la loi n'est pas respectée, ça veut dire qu'on est donc en infraction avec le droit et on multiplie par quatre le nombre justement de constats qui seraient faits par les inspecteurs du droit du travail.

3:10
Présentateur

Sauf que Fanny Guinochet qui tient sa chronique économique tous les matins ici sur France Info nous expliquait qu'il n'y aurait pas plus d'inspecteurs du travail, que donc ces contrôles qui sont annoncés vont être difficiles à tenir. Cette promesse va être difficile à tenir, des contrôles et donc des sanctions.

3:25
Aurore Bergé

C'est qu'on en fait une priorité ? Tout dépend comment vous formez les inspecteurs du travail, quelles sont les priorités que vous leur donnez. On fait aujourd'hui la question de la lutte contre les inégalités salariales hommes-femmes, une priorité en disant qu'on passe d'environ 1300 constats par an sur ces questions-là, contrôles par an, à 7000 contrôles par an. Et là on verra une effectivité, d'autant plus qu'on le borne dans le temps. C'est-à-dire on dit aux entreprises, vous vous dotez de ce logiciel-là qui permet d'objectiver les écarts salariaux entreprise par entreprise. Si en trois ans vous n'avez pas réussi à rattraper cet écart, là les sanctions tomberont.

4:00
Présentateur

Malheureusement on ne parle pas de toutes les entreprises. Celles de moins de 50 salariés ne sont pas concernées et ça fait beaucoup, beaucoup. Pourquoi est-ce qu'on ne discrimine ?

4:09
Aurore Bergé

C'est qu'on ne discrimine pas. C'est qu'à un moment il faut aussi pouvoir objectiver. Ce n'est pas la même chose quand vous avez une toute petite entreprise où vous avez trois ou quatre personnes, où c'est des métiers qui sont souvent des métiers différents, et 50 personnes où vous pouvez comparer sur des métiers comparables, puisque c'est bien ça le sujet. C'est à travail égal, à poste égal.

4:27
Présentateur

Ça représenterait 4 millions de femmes salariées.

4:28
Aurore Bergé

Mais à travail égal, c'est ça l'enjeu que nous nous avons à la mesure

4:32
Présentateur

et qui sont dans des entreprises de moins de 50. On ne peut pas tout faire.

4:37
Aurore Bergé

Je vous dis, moi la vraie difficulté qu'on a aujourd'hui, c'est le travail partiel subi des femmes. C'est ce que disait d'ailleurs Yvette Roudy sur la question des formations des femmes, pour laquelle on a annoncé avec Muriel Pénicaud qu'il y aura un plan dédié de formation au bénéfice des femmes, parce qu'on sait qu'aujourd'hui elle bénéficie moins d'accès à la formation. Et c'est que le fait qu'à travail égal, encore une fois, on a un écart qui est un écart persistant. Et donc il faut pouvoir constater cet écart à travail égal sur une base qui est suffisamment représentative.

5:03
Présentateur

Donc on verra si dans trois ans, on se reverra peut-être, la situation aurait évolué. Nous sommes donc le 8 mars. Vous portez un ruban blanc sur votre robe, donc c'est pour manifester votre solidarité dans cette journée du 8 mars avec les femmes qui subissent des violences et pour rappeler à ce que, quand la chose est possible, les violences soient connues, que donc les femmes parlent. C'est quelque chose qui nous préoccupe depuis plusieurs mois. Dans le gouvernement que vous soutenez, deux hommes sont accusés de violence par des femmes. C'est une situation inédite. On n'a jamais connu cela en France. Est-ce que cela appelle un commentaire particulier de votre part ?

5:39
Aurore Bergé

Le seul commentaire que j'ai à faire, et je l'ai déjà exprimé, c'est qu'il ne faut pas passer d'un régime de présomption d'innocence à un régime de présomption de culpabilité. Moi, je suis heureuse que des femmes aient le courage de porter plainte. Et il faut continuer à les encourager, à porter devant la justice la connaissance de faits dont elles auraient pu être les victimes. Mais on a des hommes qui sont aujourd'hui accusés, qui bénéficient de présomption d'innocence, et il faut le rappeler. Parce que sinon, on passerait à un régime qui ne serait plus en état de droit si on avait une présomption de culpabilité.

Il faut respecter la parole des femmes qui sont aujourd'hui des présumées victimes.

6:10
Présentateur

En manifestant immédiatement leur confiance à Gérald Darmanin et Nicolas Hulot, le président de la République et le Premier ministre ont essuyé des critiques. Notamment, elle était à votre place, Laurence Rossignol, sénatrice socialiste, qui disait, c'est une manière de dire, elle est femme menthe. Comment peut-on affirmer, sans savoir de quoi on parle, la confiance à des gens qui sont accusés comme mille leçons ? Est-ce que vous comprenez le raisonnement ?

6:34
Aurore Bergé

Dans le même temps, j'entendais l'interview de Laurence Rossignol, et elle parlait de victimes. Alors que nous avons des présumées victimes à partir du moment où il y a eu un dépôt de plainte, on ne sait pas si elles sont victimes. Elles sont présumées victimes de la même manière qu'ils sont présumées innocentes. Il faut être extrêmement prudent en la matière. Vous savez, nous, au sein du groupe majoritaire, on a connu un fait de ce genre, un parlementaire qui a été mis en accusation. Et moi, je me souviens très bien qu'on nous a demandé, très vite, d'agir en disant, pourquoi vous ne l'excluez pas ? Pourquoi vous ne me mettez pas au banc de votre groupe majoritaire ?

Et moi, j'ai défendu le fait qu'il ne fallait pas le faire, parce qu'il y avait une plainte et qu'il fallait que la plainte soit instruite. Et vraisemblablement, puisqu'il a été mis hors de cause de manière très claire, C'est son accusatrice qui avait menti. Qu'est-ce qui se serait passé pour cet homme, pour sa famille, si on l'avait marginalisé, si on l'avait sorti de notre groupe majoritaire ? Ça aurait été, à mon avis, désastreux, non seulement juste pour lui, mais aussi pour ce que ça voulait dire sur la question des droits des femmes. Il ne faut pas que ça se retourne contre les femmes, la libération de la parole.

Il faut continuer à l'encourager, mais il faut l'encourager aussi pour qu'elle aille devant la justice.

7:34
Présentateur

Vous restez avec nous, 8h40, l'essentiel de l'info, Edwige Coupez.

7:38
Aurore Bergé

Alors que le PS se cherche un chef, Jean-Yves Le Drian officialise son départ. Après 44 ans passés au Parti Socialiste, l'actuel chef de la diplomatie française est l'un des rares ministres de François Hollande à avoir soutenu Emmanuel Macron pendant la présidentielle. Une grève féministe de 24 heures en Espagne. C'est une première pour dénoncer les inégalités. Les femmes sont appelées à ne pas aller travailler, mais aussi à ne plus s'occuper des enfants et des tâches ménagères. Et une première conséquence, c'est un trafic ferroviaire très perturbé en Espagne, avec des centaines de trains annulés. La deuxième livraison d'aide humanitaire pour la Gouta, reportée.

Une annonce de la Croix-Rouge tout à l'heure. Du matériel médical devait notamment être apporté aux habitants de cette enclave rebelle, pris au piège sous les bombes de Damas. Le régime syrien a d'ailleurs repris plus de la moitié de la zone. Sous la pression du CSA et du ministère de la Culture, Canal+, diffuse de nouveau les chaînes de TF1 depuis hier soir minuit. Du moins pour ses abonnés aux satellites. Le bras de fer se poursuit malgré tout. Canal refuse toujours de payer les 20 millions d'euros exigés par TF1. Et Orange et Free menacent à leur tour de couper le signal.

8:50
Présentateur

Aurore Berger, l'invité de France Info ce matin. Vous êtes députée des Yvelines, porte-parole du groupe La République En Marche à l'Assemblée. Et votre bio Twitter précise que vous êtes libérale féministe européenne. Dans cet ordre. Jean-Michel Apatis. Dans cet ordre. Une grève féministe en Espagne. On vient de l'entendre dans le rappel de l'actualité. C'est quelque chose qui vous paraît... Il faudrait le faire en France un jour. Que les femmes arrêtent de travailler. C'est ce que disent les femmes espagnoles qui sont à l'origine de ce moment. De travailler, de faire le ménage à la maison, de faire les courses. Rien. Une journée sans rien faire. Voilà.

9:27
Aurore Bergé

Ça démontre que quand les femmes justement se mettent à l'arrêt. On peut mettre un pays à l'arrêt.

9:32
Présentateur

Il faudrait le faire en France ?

9:33
Aurore Bergé

Je ne sais pas s'il faudrait le faire. Mais je pense que symboliquement c'est intéressant. Et on voit les dysfonctionnements que ça génère. Alors moi je ne souhaite pas qu'il y ait des dysfonctionnements qui soient générés en France. Mais si à un moment on arrive à une situation où justement on n'arrive plus à avancer. On est censé en faveur de l'égalité entre les femmes et les hommes. Alors symboliquement démontrer l'importance des femmes dans les secteurs économiques. Je pense que ça a du poids. En plus en Espagne ils sont confrontés à une situation particulière. De violences très importantes. Sur la question des violences faites aux femmes. Des violences conjugales.

Qui n'arrivent pas à réduire depuis des dizaines d'années. Nous heureusement on arrive progressivement à éradiquer les violences faites aux femmes. Mais on a encore une femme qui meurt tous les trois jours au sein de son propre couple.

10:10
Présentateur

Je comprends à la réponse et au petit sourire avec lequel vous la faisiez. que si quelqu'un l'organisait cette grève vous pourriez y participer.

10:15
Aurore Bergé

Moi j'ai la chance d'être députée. Et heureusement les députés femmes sont payés la même chose que les députés hommes. Il n'y a pas que les salaires, il y a tout, il y a la situation générale. Mais je pense que symboliquement c'est quelque chose d'intéressant de démontrer qu'un pays ne peut pas fonctionner si les femmes n'y participent pas. Et qu'elles occupent des postes qui sont nécessaires. Et donc qu'elles doivent pour cela être payées, considérées de la même manière que les hommes.

10:39
Présentateur

Et si quelqu'un l'organise vous y participez ? C'est possible.

10:41
Locuteur

D'accord.

10:42
Présentateur

J'ai ma petite réponse. Je suis content. Plusieurs débats de société semblent divisés. Le gouvernement et la majorité. Le premier débat, hélas on est en train de l'oublier mais il est intéressant. Le vin est-il un alcool comme les autres ? La ministre de la Santé Agnès Buzyn sur France 2 disait oui, c'est un alcool comme les autres.

10:59
Locuteur 2

Aujourd'hui l'industrie du vin laisse à croire que le vin est un alcool différent des autres alcools. Or en termes de santé publique c'est exactement la même chose de boire du vin, de la bière, de la vodka ou du whisky. Il n'y a zéro différence. Et donc on laisse penser à la population française que le vin serait protecteur, apporterait des bienfaits que ne font pas les autres d'alcool. C'est faux.

11:21
Présentateur

Les addictologues ont salué le propos d'Agnès Buzyn. Les viticulteurs l'ont critiqué. Et le président de la République, en marge du salon de l'agriculture, est tombé du côté des agriculteurs. On l'écoute.

11:30
Locuteur 10

Je peux vous dire très clairement qu'il n'y aura pas de justicement de la loi et de vin. On n'a pas besoin de ça. Je ne veux pas que la loi de quelques-uns de vin sur le vin. Donc vous pouvez avoir la tête au boulot, au développement, au reste, ce n'est pas une priorité. Il faut qu'on arrête d'emmerder les Français.

11:48
Présentateur

Arrêter d'emmerder les Français, c'est une référence à Pompidou qui disait ça il y a longtemps. C'est une vraie question. La loi est vin, est-ce qu'il faut la modifier ou pas ? Est-ce qu'il faut mettre davantage en garde les consommateurs contre les méfaits du vin qui est un alcool ? Dit la ministre de la Santé. Quelle est votre opinion, Ror Berger ?

12:04
Aurore Bergé

Je pense qu'on n'emmerde jamais les Français quand on rappelle des règles de santé publique. On a aujourd'hui une difficulté avec l'alcoolisme en général. Alors oui, le vin fait partie de notre patrimoine. En consommer avec parcimonie, et je pense non pas recommander, mais peut se faire et peut se faire de manière évidemment normale. et encore une fois fait partie de notre manière de vivre en France tout simplement. Mais que la ministre de la Santé rappelle que le vin est un alcool, ça me semble être juste quelque chose qui est une vérité. Et qui est une vérité nécessaire à rappeler parce que l'excès de consommation d'alcool a des effets évidemment néfastes en termes de santé publique.

Elle ne dit pas autre chose.

12:49
Présentateur

C'est une vérité qui a dérangé, au point que le président de la République a semblé lui répondre en disant non, on ne touchera à rien, ni à la loi LR1, ni à mi-viticulteur, dormez tranquille. Et j'ai cru comprendre au début de votre réponse que vous tombiez plutôt du côté d'Agnès Buzyn

13:03
Aurore Bergé

que du côté du président de la République, ce qui est courageux d'une certaine manière. Non mais attendez, moi j'ai pas l'impression qu'ils disent des choses extraordinairement différentes. On a une ministre de la Santé qui dit que sur les questions de santé publique, oui, étonnamment, dans le vin, il y a de l'alcool. J'ai pas l'impression que ce soit quelque chose de totalement inconcevable. Je pense même que c'est juste une vérité qu'il est bon de rappeler pour éviter qu'il y ait des abus.

13:24
Présentateur

Pardon de vous couper, elle dit que c'est un alcool comme les autres. C'est pas tout à fait la même chose parce qu'il me semble en effet que les Français, majorité en tout cas, ne considèrent pas le vin comme un alcool tel que la vodka et ceux qu'elle a cités. C'est ça d'ailleurs. C'est toujours l'excès qui est un problème. Vous disiez avec parcimonie. Le président de la République dit, moi j'en prends midi et soir. C'est parcimonieux ça ?

13:44
Aurore Bergé

Je n'ai pas à juger la consommation de vin du président de la République. Encore une fois, ça fait partie de notre culture. Est-ce que je consomme du vin ? Oui, ça m'arrive. Vous les en ? Non, je ne consomme pas tous les jours. Mais peu importe, ce n'est pas le sujet. Encore une fois, la ministre de la Santé est dans son rôle. Bien sûr. Et son rôle, c'est justement de faire en sorte qu'on puisse avoir des politiques de santé publique qui fassent que les Français ne soient pas justement dans une situation addicte vis-à-vis de la consommation, qu'on peut avoir des alcools, quels qu'ils soient. Et le vin, en effet, est un alcool.

14:17
Présentateur

Autre problème qui n'est visiblement pas facile à régler, la limitation des vitesses sur le réseau secondaire. 90 km aujourd'hui, 80 km à l'heure le 1er juillet. C'était l'annonce qu'avait faite le Premier ministre le 9 janvier. On l'écoute. Première série de mesures consiste à baisser la vitesse sur les routes. C'est pourquoi nous venons de décider d'y abaisser la vitesse maximale autorisée de 90 à 80 km heure. Des articles de presse sont parus cette semaine disant qu'entre le président de la République et le Premier ministre, il y a eu une petite différence.

Le président de la République jugeant, je reprends l'idée de tout à l'heure, qu'il ne fallait quand même pas emmerder les Français avec tout ça. Et donc, du coup, hier, le porte-parole du gouvernement a fait cette mise au point. Et je rappelle qu'il est question de sauver des vies par la mise en place de ce dispositif des 80 km heure. 3 à 400 vies d'après les études dont nous pouvons disposer. Est-ce que vous avez entendu, Ror Berger, des députés de la République En Marche, des députés peut-être des zones rurales, regretter cette mesure ?

15:12
Aurore Bergé

Moi, ce que je sais, c'est que cette mesure, elle sera mise en œuvre, comme annoncée à partir du 1er juillet. Mais, en fait, peu importe.

15:19
Présentateur

Est-ce que c'est un débat chez vous ?

15:20
Aurore Bergé

Est-ce que c'est un débat chez vous ? Mais le débat, il ne devrait même pas exister. Le débat... Non, mais je suis désolée. Est-ce que c'est un débat chez vous ? Mais écoutez, j'ai entendu 2-3 voix sur cette question. OK. Très bien. Sauf que quand on a 3 000 personnes qui meurent chaque année sur les routes, et qu'on a 70 000 blessés, et qu'on sait qu'on a une mesure qui, par sa mise en œuvre, permet de sauver 300 à 400 vies...

15:40
Présentateur

On ne sait pas. Comme souvent, la politique décide de s'en savoir.

15:43
Aurore Bergé

Alors, déjà, décide de s'en savoir, je ne suis pas d'accord avec vous. Il n'y a pas d'études. D'ici de s'en savoir, je ne suis pas d'accord avec vous. Il n'y a eu plusieurs études. D'autre part, on a toujours dit qu'on mettrait une clause de revoyure. Aucune étude rendue publique.

15:53
Présentateur

À moins que vous y ayez eu accès, en tant que parlementaire.

15:55
Aurore Bergé

On a toujours dit qu'on mettrait une clause de revoyure. Ce qui signifie que dans deux ans, on constatera. Et on constatera quelle a été la mortalité constatée sur les routes abaissées à 80 km. Ça veut dire qu'aujourd'hui, vous ne le savez pas. Ça veut dire qu'il y a eu des études qui ont permis au gouvernement et au Premier ministre... Écoutez, moi, je fais confiance un moment au Premier ministre. Non, mais est-ce que vous pensez sérieusement...

16:14
Présentateur

Il y a une expérimentation en 2016 sur trois départements dont les résultats n'ont pas été rendu public.

16:18
Aurore Bergé

Est-ce que vous pensez sérieusement que le Premier ministre s'est réveillé un matin en se disant « Comment je vais, je vous cite, emmerder les Français ? » Et tiens, est-ce que je ne pourrais pas abaisser la vitesse sur les routes ? Non. À un moment, on doit prendre des mesures qui permettent de faire baisser la mortalité aujourd'hui sur nos routes. On a 3 000 morts par an, 70 000 blessés. Moi, je pense que ça mérite qu'on sacrifie 10 km heure sur les routes secondaires si ça permet de sauver des vies. Et quand j'entends les Républicains qui disent que c'est opposer les territoires urbains aux territoires ruraux, qui meurent sur ces routes ?

C'est quand même ceux qui les empruntent pour faire une belle la palissade. Et donc peut-être ceux qui vivent justement dans les territoires ruraux.

16:54
Présentateur

Certains disent que l'état du réseau est tout autant responsable que la vitesse de ces accidents, que la consommation d'alcool, de cannabis, l'est aussi. La vitesse ne peut être qu'une des raisons, mais peut-être pas la raison principale. Et en fait, on n'en sait rien.

17:08
Aurore Bergé

La vitesse, en général, on sait que c'est 25% des accidents mortels sur la route. 25% des accidents mortels sont causés par des excès de vitesse. Donc pas de débat.

17:16
Présentateur

75% par autre chose.

17:18
Aurore Bergé

C'est un facteur aggravant, excusez-moi. Et c'est la raison pour laquelle aussi on renforce les contrôles sur la question de la lutte contre la prise de drogue et la prise d'alcool quand on est au volant, puisque là, il y a une tolérance évidemment zéro.

17:29
Présentateur

Donc vous dites, pas la peine de débat, d'avoir de débat.

17:32
Aurore Bergé

Quand on peut, justement, circuler, circuler moins vite, parce que quand on peut sauver des vies, je pense qu'en effet, ça mérite qu'on s'abstienne de ce type de débat.

17:41
Présentateur

Bien, vous restez avec nous ? Aurore Berger, 8h50, l'essentiel de l'info, Edwige Coupez.

17:46
Aurore Bergé

Les écarts de salaire entre les hommes et les femmes, toujours de 9%. Et ils seront sanctionnés, ces écarts, à partir de 2022 jusqu'à 1% de la masse salariale. Une annonce d'Edouard Philippe, hier, à la veille de cette journée des droits des femmes. D'autres mesures doivent être dévoilées ce matin par le Premier ministre. Et puis déplacement aussi d'Emmanuel Macron dans une entreprise jugée modèle à Paris. Une troisième plainte contre Tariq Ramadan. Une femme l'accuse de l'avoir violée une douzaine de fois entre 2013 et 2014. L'islamologue suisse en détention provisoire, actuellement, déjà mis en examen pour viol sur deux autres femmes.

Le Canada et le Mexique, sans doute exemptés des nouveaux droits de douane envisagés par Donald Trump sur l'acier et l'aluminium. Le président américain pourrait lâcher du lest, donc, pour ses voisins. Mais pas pour l'Union européenne, qui dénonce une guerre commerciale, ni pour la Chine, principale producteur qui menace de représailles. Donald Trump doit signer ce texte ce soir à la Maison Blanche. Ouverture d'un procès hors normes tout à l'heure à Copenhague, celui de Peter Madsen, inventeur danois jugé pour le meurtre d'une jeune journaliste suédoise, Kim Wall, venu l'interviewer à bord de son sous-marin l'été dernier.

Il reconnaît avoir démembré son corps, l'avoir jeté aussi à la mer, mais ni l'avoir tué. Il risque la prison à vie.

18:58
Présentateur

France Info. Aurore Berger, député La République En Marche des Yvelines, et l'invité de France Info ce matin, Jean-Michel Apatis. La politique est une chose sérieuse, mais pas toujours. Le 21 février dernier, on a entendu le ministre de l'Intérieur répondre à un député de l'Assemblée nationale sur le droit d'asile. Au début de sa réponse à la surprise générale, Gérard Collomb a parlé en latin.

19:20
Locuteur 1

C'est un grand philosophe qui disait « Amabam amare et amans amare quid amarem quae rebam ». C'était Saint-Augustin, je vous le traduis, il disait « J'aimais aimer et aimant aimer, je cherchais qui aimer ».

19:42
Présentateur

Alors, tout le monde a été surpris, tout le monde n'a pas compris l'intérêt de la citation à cet endroit-là, et on a appris quelques jours après qu'en fait, le Premier ministre et Gérard Collomb avaient fait un pari. Tu ne citeras pas Saint-Augustin à l'Assemblée nationale ? Ben oui, je le ferai. Le pari, c'était « On revient au vin rouge, une bouteille de vin de Côte-Rotie ». Et cet exercice du pari appliqué au droit d'asile a un peu indigné des associations, des gens qui ont dit quand même « C'est pas très sérieux tout ça ». Alors, je voulais savoir, en tant que parlementaire, vous étiez auditrice de cette réponse de Gérard Collomb, ce que vous en pensez ?

20:14
Aurore Bergé

Je suis rarement choquée d'avoir un ministre de l'Intérieur qui cite Saint-Augustin.

20:18
Présentateur

Et des paris comme ça ? Simplement.

20:19
Aurore Bergé

Après, je ne suis pas concernée et je ne sais pas s'il y a des paris entre le ministre de l'Intérieur et le Premier ministre.

20:24
Présentateur

Il y en a un. Des paris qui conditionnent des propos devant l'Assemblée nationale, Homsmar.

20:29
Aurore Bergé

Mais est-ce que vous, ça vous choque que Saint-Augustin a été cité à l'Assemblée nationale ?

20:32
Présentateur

Non, pas que Saint-Augustin a été cité, mais en fait, il n'y a pas grand-chose qui me choque. Ce n'est pas tellement la question d'être choqué. C'est la question qu'on nous dit « Tiens, la politique, c'est une chose sérieuse, tout ça ». Et puis, quelquefois, on se rend compte qu'on joue avec, voilà, même au sein de l'hémicycle de l'Assemblée nationale. On se marre entre copains, ça fait un peu chambré de garçons, des choses comme ça, quoi. Je ne sais pas, vous ne le ressentez pas comme ça ?

20:53
Aurore Bergé

Ça, c'est votre interprétation. Moi, j'étais présente, en effet. Et ça ne vous a bien plu qu'il cite Saint-Augustin ? À citer Saint-Augustin, je n'ai pas l'impression que ce soit une atteinte aux parlementaires ou même à la culture française.

21:06
Présentateur

Alors, certaines associations n'ont pas aimé, voilà. Nous enregistrons votre réponse. Vous, ça ne vous a pas particulièrement ému. Certains de vos collègues ont du retard par rapport à l'actualité. Vous connaissez Clair Opetit, député de l'heure. Mayotte, elle ne sait pas trop où c'est, elle ne sait pas trop ce qui s'y passe. C'était hier, ce France Info.

21:22
Locuteur 7

Vous savez ce qui se passe à Mayotte, en ce moment ?

21:25
Locuteur 4

Oui, non. Qu'est-ce qui se passe à Mayotte ?

21:28
Locuteur 7

Troisième semaine de grève générale contre l'insécurité.

21:33
Locuteur 4

Mayotte, c'est une ville extrêmement particulière.

21:34
Locuteur 7

Vous n'êtes pas au courant qu'il y ait une manifestation, enfin plusieurs manifestations, des barrages routiers ?

21:38
Locuteur 4

Je suis désolée, mais non, je n'ai pas eu cette information. Vous voyez, je travaille sur mes dossiers, surtout, et je ne l'ai pas eu.

21:46
Locuteur 7

À Mayotte, qui est un département français. Oui, merci.

21:49
Locuteur 4

C'est pour ça que je vous dis... Non, ne nous prenez pas non plus que pour des BK5.

21:52
Présentateur

Alors, ça nous a rappelé Laurent Wauquiez, qui, lors d'une intervention désormais célèbre, devant des étudiants à Lyon, avait qualifié les députés de la République en marche, dont vous êtes, Aurore Berger, de Guignol. Et il avait persisté, signé sur BFM, quelques jours plus tard. On écoute Laurent Wauquiez.

22:06
Locuteur 10

Vous avez vu les propos tenus par un certain nombre de députés en marche ? Cette députée qui a expliqué que, depuis qu'elle était élue, elle ne pouvait manger que des pâtes. Cette autre députée qui a organisé, par son agence de voyage, des visites payantes de l'Assemblée nationale. Vous savez ce que je pense ? Je pense qu'en utilisant le terme de Guignol, j'ai été très sobre.

22:25
Présentateur

Est-ce que ça manque de professionnalisme chez vous, Aurore Berger ?

22:28
Aurore Bergé

Je pense que c'est Laurent Wauquiez qui manque de sobriété. C'est plutôt ça. Non, mais écoutez, qu'est-ce que vous voulez que je commente ? Claire Opetit a eu une méconnaissance sur un sujet. Je pense qu'elle s'en souviendra. Et voilà, je pense qu'elle travaille surtout. Moi, elle était dans ma commission des affaires culturelles, maintenant la commission des affaires économiques. Je la côtoie régulièrement à l'Assemblée. Elle est investie sur des sujets. Elle a en effet manqué sur une question qui lui a été posée. Ce qui est important, c'est la mobilisation du gouvernement à Mayotte. Le fait que des élections législatives partielles vont avoir lieu et qu'elles vont bien avoir lieu.

Le fait qu'il y a une mobilisation sur les questions d'insécurité. Le fait qu'on a une rentrée scolaire lundi 12 mars et qu'il faut que cette rentrée scolaire se passe de la meilleure des manières. Par contre, ce serait bien que ce sujet ne soit pas instrumentalisé politiquement par certains.

23:14
Présentateur

Vous, vous avez une sensibilité politique. Au fond, vous faites de la politique depuis tout le temps. Parce que vous aimez ça et vous avez envie de servir la collectivité, le pays auquel vous appartenez. Mais dans le groupe La République en marche... Mais il y a des gens qui sont arrivés à la politique un peu par le hasard des choses. Mais pas par le hasard des choses. Qui se sont présentés et qui ont été élus peut-être à leur plus grande surprise. Est-ce que du coup, ça ne manque pas de professionnalisme à l'intérieur même de votre groupe ?

23:37
Aurore Bergé

Mais Jean-Michel Appétit, personne n'a été élu par hasard.

23:38
Présentateur

Par surprise de certains.

23:39
Aurore Bergé

Et celles et ceux qui ont été candidats ont souhaité être candidats. Ils ont fait des démarches pour l'être... Ils ont fait campagne pour être élus.

23:45
Présentateur

Mais on aurait dit six mois avant que tu vas devenir député, ils n'y auraient pas cru.

23:48
Aurore Bergé

Écoutez, qu'est-ce qui vaut mieux ? Avoir un Parlement qui a été renouvelé ? Avoir dans un groupe majoritaire 47% de femmes ? Avoir des gens qui viennent de la société civile ? Ou reconduire depuis 30 ans les mêmes ? Qui n'ont pas, je trouve, toujours tous brillé par leur intelligence ? Faire croire que l'Assemblée Nationale aurait chuté de niveau parce qu'on aurait des gens issus de la société civile qui auraient été élus est clairement faux. L'Assemblée Nationale n'a pas baissé de niveau.

24:13
Présentateur

Certains ont découvert un univers, je ne vous l'imaginais pas, le mécanisme. Bien sûr. Ça ne me paraît pas l'un seul temps de livre.

24:21
Aurore Bergé

C'est différent, la manière avec laquelle vous présentez les choses. Dire qu'ils ont été élus par hasard, non, ils n'ont pas été élus par hasard. Non, pas surprise, il y a eu les deux. Ah, vous l'avez dit par hasard ?

24:29
Présentateur

Jean-Michel Appétit, qu'est-ce qu'il vous prend ? C'est sympa d'essayer de m'aider quand même.

24:33
Aurore Bergé

Et très honnêtement, non, personne n'a été élu par hasard. Déjà parce qu'ils ont été élus par la volonté des Français et parce qu'ils ont été élus, parce qu'ils ont fait le choix, courageux de se présenter et de s'exposer dans une élection.

24:42
Présentateur

Mais c'est ce que je disais, on sent bien que vous, vous avez une sensibilité politique et que vous n'avez pas été élus ni par hasard, ni par surprise. Merci beaucoup, on s'arrête là. C'est des grandes retrouvailles entre Aurore Berger et Jean-Michel Appétit. Merci beaucoup d'avoir été notre invité ce matin sur France Info. Très bonne journée.