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Discours / meetingPhilippe de Villiers· 18 octobre 2025 7 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsRetraitesJusticeÉconomie & entreprises

Philippe de Villiers : "La parole publique est devenue une flaque de boue !"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 100 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Philippe de VilliersFait
    « Il a pris son risque, il a fait don de sa personne à la France socialiste. »
  • 3:00Philippe de VilliersFait
    « La démocratie c'est des rats dans un égût. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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Philippe de Villiers

Alors, j'ai regardé mardi la déclaration de politique générale et je vais vous dire franchement ce que je pense dans ma vie. J'ai vu des choses saisissantes, j'ai vu des choses inouies, j'ai vu des choses cocasses, j'ai vu des grandes choses. J'ai j'ai vécu faustoccopie qui s'envole dans l'isoir. J'ai vu à l'assemblée Gaston de fer prendre à partie un député qui s'appelait René Ribière et le provoquer en duel. Donc j'en ai vu mais j'avais jamais vu ça. Là on est au comble de l'esthétique. J'avais jamais vu euh sur les euh cet hémicycle dans cet état-là la parole publique qui devient une flaque debout.

Alors, je vais vous faire une sorte d'apologue avant l'apologue en vous faisant revivre ce que moi j'ai vécu et ce que vous avez vécu devant votre poste. Alors, il y a face à les myc le cornu racorni, recroquillé, penché, enveloppé dans son lutin. il avale ses deux micros pour ne pas avaler ses mots ni son honneur, il ne lève pas la tête et en fait c'est une scène d'humiliation et de capitulation qui m'a rappelé le groupe statuaire des bourgeois de galet d'Auguste Rodin. Il est là tel le bongeois de Calais. Cor de cou robe de mur ton sur cendré du moine soldat immolé et lui il sait et on sent qu'il s'apprête à livrer le trouau de clé de la ville à celui qui est là-bas tout en haut à gauche.

Ils ne se regardent pas mais ils savent qu'ils vont se comprendre que l'un parle pour l'autre. Tout est déjà réglé, tout est déjà promis. Le trousseau de clé. Et dans le trousceau de clé, il y a la retraite sur les retraites. Il y a la fin du 493, il y a taxer les riches, la justice fiscale, open bar sur l'impôt euh self service sur la dépense publique et cetera. Et là, je regarde et je vois grâce à la caméra qui tourne, je vois l'arc républicain qui retient son souffle. Va-t-il prononcer les mots ? Le mot suspension. On est dans la tente, le cornerisé accélère son rythme. Il s'enflamme pour donner un peu de feu et montrer comme il adhère à ce qu'il va dire. Et il lâche le mot suspension.

Il lève les yeux vers la gauche de l'assemblée tout en haut et il croise le regard. Monacal, un geste Olivier Fort, il a les deux doigts sur la temple depuis le début du discours, deux doigts sur la gâchette. Et là, il fait signe et il se tourne vers François Hollande qui est l'âme de l'assemblée, le nouveau président de l'Assemblée et qui fait "Oui, on a affaire à un homme d'état qui tient sa parole. OK Boomer, on apprendra un peu plus tard que tout était réglé effectivement puisque le Cornu explique plus tard que il avait envoyé un petit billet à Olivier Fort dans lequel il mettait j'ai pris mon risque et en fait c'était C expression, moi je la connais par cœur. Pourquoi ?

Parce que c'est l'expression qu'a eu devant moi Emmanuel Macron lorsque je lui ai dit "Vous êtes un peu jeune pour aller à la présidentielle en 2016, la première fois je l'ai rencontré et qu'il m'a dit je vais aller à la présidentielle dit vous êtes un peu jeune." Il me dit "Je prends mon risque." Et après je me suis renseigné, on m'a dit "Ah, c'est un truc de banquier. Le banquier prend son risque et c'est un truc de parieur, c'est un truc du Touquet, du casino. Et donc en fait l'élève parle comme le maître et quand il veut rassurer Olivier Fort H il lui dit "Je prends mon risque." Alors il a pris son risque, il a fait don de sa personne à la France socialiste. Il a tout cidé. Il est sauvé.

Le bloc central respire. C'était ou la mort ou le parjure. Ils ont choisi le parjur. Les députés LR sont soulagés comme on disait du temps d'Aladiier. Sont soulagés. C'était où les urnes ? ou le reniement. Ils ont choisi le reniement. Alors, il baissent la tête. Leur regard est poisseux, dégoûtant. Ils ont honte. Mais c'est une honte salvatrice parce que d'une main discrète, il caresse le banc de velour qu'ils vont préserver pour quelques mois encore. Le banc de velours, le banc d'infamille.

Et à cet instant, je regarde la haute verrière qu'en a vu d'autres qui a vu défiler des serments brisés et la haute verrière se rappelle d'un mot de Clémenceau en d'autres circonstances et qui s'adressant à un hémicycle du parjure a eu ce mot retrouvé pour la circonstance. La démocratie c'est des rats dans un égût. C'est la fin de de l'apologue mais Philippe de Villier que j'ai résumé à peu près mais c'est un résumé qui va plaire aux nombreux députés qui étaient absent. D'ailleurs, vous avez vu que l'hémicycle était tr vide, c'est-à-dire qu'il y avait effectivement du monde à gauche, à droite, mais au centre quasiment personne.