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InterviewPhilippe de Villiers· 17 octobre 2025 51 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileInstitutions & électionsRetraitesÉducation & recherche

Face à Philippe de Villiers / 17 octobre 2025 (CNews)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:10OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous êtes surpris par la réussite du livre Populicide ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    D'où vient le mot 'popul' dans Populicide ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Jean du Jardin a défendu la culture française et s'est fait critiquer. Qu'en pensez-vous ?

  • 10:00RelanceRéponse directe

    Sébastien Lecornu a présenté sa feuille de route. Quel regard portez-vous sur sa déclaration ?

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Que peut-il se passer pour la réforme des retraites après la suspension ?

  • 30:00OuverteRéponse directe

    Le budget va être marqué par des prélèvements supplémentaires. Comment l'analysez-vous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 25:00Philippe de VilliersChiffre
    « La charge de la dette va être de 80 milliards par an à partir de l'année prochaine. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Il est 19h. Merci d'être avec nous pour face à Philippe Devilier. Cher Philippe, bonsoir.

Vous avez le sourire, ça me fait plaisir. Non, parce que quoi ? Bah parce que vous sortez des vannes.

Ah oui, bah ça va être de ma faute maintenant. Je froid le jeûne, on est toujours responsable. Il n'est responsable de rien.

Il faut dire aux gens que il y a un côté macroniste en Philippe de Villier. Voilà, il n'est responsable de rien. Rien.

Faut dire que la demi-heure avant l'émission, il fait que ça mais bon ça oui évidemment et c'est de notre faute bien sûr. Philippe Devilier, vous avez aussi le sourire et je regardais euh euh l'information concernant Populicide l'information de la semaine, c'est que c'est un immense carton visiblement puisque vous êtes numéro 1 des ventes, 38000 exemplaires. La question c'est est-ce que vous êtes surpris par la réussite du livre ?

Mais surtout d'où vient ? Et c'est vrai qu'on en a pas parlé la semaine dernière puisque il y avait cette actualité politique majeure bien sûr ou du moins on n'a pas suffisamment parlé du livre. Et la question moi qui m'est suite venue c'est populide.

D'où vient le mot popul de Villier ? Alors le c'est un éologisme qui a été inventé par un communiste révolutionnaire Gracus Babuf. en 1794 pour désigner la politique d'extermination de masse des colonnes infernales sur les populations de l'Ouest.

Et il a écrit un livre qui s'appelle le système de dépopulation dans lequel il décrit ce qu'il appelle le populide, c'est la l'extermination d'un peuple. Ensuite, il y a eu un papier remarquable de Michel Onf dans sa revue Franc Populaire qui une revue remarquable d'ailleurs et qui un jour m'a dit "Tu sais celui qui a tout prévu, qui a tout dit dans le globalisme, c'est Anna Cararcis Clut. C'est un baron prussien.

Personnage incroyable. d'origine hollandaise et qui est devenu député de Loise et on l'appelait à la convention le l'orateur du je humain. C'est lui qui a terrorisé l'universalisme des droits de l'homme et il voulait recréer une humanité, recréer un peuple, recréer le genre humain.

Et pour recréer le genre humain, il voulait qu'on se débarrasse de toutes les nations pour parvenir au bien-être cosmique postnational. C'est c'est un globaliste avant la lettre. Il voulait fabriquer un seul peuple.

Donc les macronistes en fait ont là leur père spirituel et il parlait du populide au sens où il fallait faire un seul peuple. Mais surtout ce qui m'a passionné, intrigué aussi, c'est le mot de aimé Céser qui parlait du popul comme d'un génocide par substitution, substitution d'un peuple concomitant avec les l'effacement du peuple originel pour fabriquer un non peuple sans identité, sans histoire et même sans langue. Et en fait, qu'est-ce qu'on a fait depuis 50 ans ?

Et c'est pourquoi j'ai écrit ce livre. On a fabriqué une société de déracinés. Il y a les déraciné de l'extérieur face au déracinés de l'intérieur.

Le migrant face à l'homme global. Nous avons organisé la rencontre des errants et on a oublié que la victoire de la vie est précaire et incertaine et que la nature porte la civilisation comme l'abîme porte l'arche juste au-dessus du tombeau entrouvert. Philippe Devillier, parlons à présent euh d'une actualité chaude puisque elle date de jeudi soir.

Jean du jardin qui est au cœur d'un débat pour avoir eu le malheur de défendre la culture française. Il était invité du venteur de France 2 euh et il s'est posé cette question : "Peut-on parler de la France sans être taxé de facho Je propose de l'écouter. Très compliqué dès qu'on parle de la France parce que pour certains la France c'est c'est Rance, il y en a d'autres c'est ils sont dans la défiance.

En revanche, il y a vraiment plus de nuance. Donc je sais pas du tout ce qu'on peut dire moi sur la France. Ce que je vois moi depuis 25 ans, c'est je vois des gens qui aiment leur pays.

J'ai l'impression que les réseaux sociaux ne ressemblent pas aux humains que je rencontre depuis 25 ans. Les gens sont heureux. Alors peut-être que j'ai un traitement de faveur, ça c'est possible.

Mais je vois des gens heureux. Je vois des régions magnifiques. Je vois un littoral.

Je vois des gens qui ont envie et et qu'est-ce qui nous empêche ? Alors, est-ce qu'on est pris en étoitique qui est parfois hein politique en ce moment Oui. qui est un peu un peu austère et un peu difficile.

Parfois aussi une espèce de de comment dire de de de d'actualité en continu qui fait qu'à un moment on ne réfléchit plus vraiment et on ne regarde plus vraiment. Vous savez, c'est comme quand on rentre chez nous, on met on met vite un GPS alors qu'on sait exactement comment on peut rentrer chez nous, mais on préfère mettre le GPS, on sait jamais. Et là, c'est pareil, on va regarder les infos pour avoir un avis.

Alors que je pense qu'on peut avoir un avis sur la France, on peut garder son avis sur les choses, sur les gens. On a un très joli pays entre le littoral, entre les régions, la gastronomie. Enfin, le problème c'est quand on le dit rapidement, on est on est taxé de fachot, alors on se dit qu'est-ce qu'il faut que je dise ?

Alors, je suis rétrograde parce que j'aime le pâté ou qu'est-ce qui est compliqué en fait là-dedans, quoi. Donc évidemment, c'est de la récupération et et il faut faut pas tout écouter, mais euh il faut garder l'espoir. La colonne des plus. et il était l'invité pour l'homme qui rétrécit son nouveau film Jean du j'allais d vous dire Jean du jardin le jeune adorer on aimerait tous être Jean du jardin je frois le jeune.

Ah non mais le pauvre à chaque fois qu'il dit quelque chose d'un peu touchant et mouvant sur la France il se fait il se fait taper dessus. Qu'est-ce que ça vous inspire vous Philippe ? Ben d'abord je je pensais à une phrase de Voltaire euh qui est reprise par les grands journalistes français.

Cette phrase c'est quand un chien mort un homme, ce n'est pas une information. Quand un homme mort un chien, c'est une information. Quand un artiste français dit du bien de la France, c'est une information parce que le mec, il a pas intérêt se pointer au César.

Donc il faut dénigrer ce pays, euh prendre de la distance, le regarder comme une nécrose pour être populaire dans ce milieu, dans le milieu du showbiz et de dans les milieux de la médiacratie. Et en fait, il est courageux. On comprend bien ce qu'il a voulu dire.

J'aime la France. Voilà. En fait, la France est un être vivant.

Et on a tout intérêt à pour la connaître à voyager dans son âme pour y découvrir son génie symphonique euh avec un jeu de tonalité multiple qui fait la richesse. En fait, c'est pour ça que dans mon livre, je parle de la francisation nécessaire. Il faut franciser, c'est-à-dire refaire des héritiers n déplaise à madame Pivé, la présidente de la l'Assemblée qui a osé dire qu'il fallait taxer les héritages.

J'irais taxer sur vos tombes. Il faut faire des enracinés. il faut faire des petits propriétaires du petit lopin de souvenirs pour chacun.

Et en fait, en écoutant du jardin à l'instant, je me disais, je pensais à mon père. Mon père nous disait à nous ses enfants euh le danger pour vous, c'est l'égreur parce que vous êtes lucide, parce que je vous ai appris la lucidité. C'est un regard juste et vrai sur le monde et donc douloureux.

Et il ajoutait ceci : "Si vous voulez pas céder à l'aigreur, si vous voulez garder votre équilibre et votre sérénité et la transmettre ensuite à ceux qui viendront derrière vous, il faut faire la chose suivante. Partager la journée en deux temps. Premier temps, le matin s'indigner parce que si vous n'êtes pas indigné, c'est que vous voyez rien. le matin un précateur, l'après-midi réparateur créateur.

Et c'est avec ce conseil que moi j'ai forgé une devise qui m'a été utile et qui m'est utile tous les jours. Une société se sauve non pas par des mises en garde mais par des réalisations qu'on accroche à contrepente. Donc celui qui dit "Tout va bien euh un député à l'air tout va bien euh ça pourrait être mieux mais c'est quand même pas mal.

Euh ne vous plaignez pas, ça pourrait être pire. Bon, rien compris. En revanche, quelqu'un qui se contente d'être un précateur sans être en même temps créateur, réparateur, euh il faut remettre des piolets sur la pointe du ho sinon sinon en fait on est euh par le vide qu'on dénonce.

Voilà. Et si j'ai voulu écrire ce livre, c'est ce livre testament, c'est parce que je voulais dire ce qui se passe dans la coulisse depuis 50 ans. Vous allez voir, c'est hard.

Et vous voulez avoir un Et en même temps, je voulais expliquer comment on pouvait sauver le pays. J'ouvre et je ferme une parenthèse. Mais vous vouliez avoir aussi un mot pour Brigitte Bardau, Philippe Devilier.

Oui, parce qu'on parle de gens du jardin, il y a une artiste qui est actuellement en difficulté qui est sortie de l'hôpital, je crois. Et je voulais lui dire Brigitte, toute la France t'aime. Et je crois que c'est réciproque.

Elle vous apprécie beaucoup. L'année dernière, on avait vu c'était une déclaration, je crois dans valeurs actuelles oui où elle disait qu'elle suivait l'émission. Donc on pense chaleureusement à elle.

Une émission que c'était le meilleur moment de sa semaine et ah oui ben écoutez vous avez meilleurs souvenirs que moi et qu'elle été bluffée aussi par Philippe Devilier. Ça fait longtemps je crois qu'elle vous aime beaucoup. Non, elle a dit que elle aimait beaucoup les animaux et il y avait un animal politique qu'elle aimait aussi.

La politique justement, vous me faites la transition Philippe Devilier. Sébastien Lecorn a donc présenté sa feuille de route devant les députés. La motion de censure, les motions de censure n'ont pas été adopté.

La suspension de la réforme des retraites a permis de sauver le gouvernement le cornu. Merci au PS, merci aux Républicains. Euh ce sondage qui est paru cette semaine, 62 % des Français qui sont mécontents de la renomination de Sébastien Lecnu.

Philippe Devilier, quel regard portez-vous sur d'abord la feuille de route, la déclaration de politique générale de monsieur le Cordu. Alors, j'ai regardé mardi la déclaration de politique générale et je vais vous dire franchement ce que je pense dans ma vie. J'ai vu des choses saisissantes, j'ai vu des choses inouies, j'ai vu des choses cocasses, j'ai vu des grandes choses.

J'ai j'ai vécu faustocopie qui s'envole dans l'isoir. J'ai vu à l'assemblée Gaston de fer prendre à partie un député qui s'appelait René Ribière et le provoquer en duel. Donc j'en ai vu mais j'avais jamais vu ça.

Là on est au comble de l'esthétique. J'avais jamais vu euh sur les euh cet hémicycle dans cet état là parole publique qui devient une flaque debout. Alors, je vais vous faire une sorte d'apologue avant l'apologue en vous faisant revivre ce que moi j'ai vécu et ce que vous avez vécu devant votre poste.

Alors, il y a face à l'émique le cornu racorni, recroquillé, penché, enveloppé dans son lutin. il avale ses deux micros pour ne pas avaler ses mots ni son honneur. Il ne lève pas la tête et en fait c'est une scène d'humiliation et de capitulation qui m'a rappelé le groupe statuaire des bourgeois de Calais d'Auguste Rodin.

Il est là tel le bongeois de Calais. Cor de cou robe de mur ton sû c sendré du moine soldat immolé et lui il sait et on sent qu'il s'apprête à livrer le trouau de clé de la ville à celui qui est là-bas tout en haut à gauche ils ne se regarde pas mais ils savent qu'ils vont se comprendre que l'un parle pour l'autre. Tout est déjà réglé, tout est déjà promis.

Le trousseau de clé. Et dans le trousseau de clé, il y a la retraite sur les retraites. Il y a la fin du 493, il y a taxer les riches, la justice fiscale, open bar sur l'impôt, self service sur la dépense publique et cetera.

Et là, je regarde et je vois grâce à la caméra qui tourne, je vois l'arc républicain qui retient son souffle. Va-t-il prononcer les mots ? Le mot suspension.

On est dans la tente. Le cornerisé accélère son rythme. Il s'enflamme pour donner un peu de feu et montrer comme il adhère à ce qu'il va dire.

Et il lâche le mot suspension. Il lève les yeux vers la gauche de l'assemblée tout en haut et il croise le regard. monacal un geste Olivier Fort soldat il deux doigts sur la temp depuis le début du discours. doigt sur la gâchette et là il fait signe et il se tourne vers François Hollande qui est l'âme de l'assemblée, le nouveau président de l'assemblée et qui fait "Oui, on a affaire à un homme d'état qui tient sa parole.

OK boomer, on apprendra un peu plus tard que tout était réglé effectivement puisque le cornu explique plus tard que il avait envoyé un petit billet à Olivier Fort dans lequel il mettait j'ai pris mon risque et en fait c'était Cette expression, moi je la connais par cœur. Pourquoi ? Parce que c'est l'expression qu'a eu devant moi Emmanuel Macron lorsque je lui ai dit "Vous êtes un peu jeune pour aller à la présidentielle en 2016.

La première fois je l'ai rencontré et qu'il m'a dit je vais aller à la présidentielle." Dit vous êtes un peu jeune. Il me dit je prends mon risque.

Et après je me suis renseigné, on m'a dit "Ah, c'est un truc de banquier. Le banquier prend son risque et c'est un truc de parieur, c'est un truc du tout, du casino. Et donc en fait l'élève parle comme le maître et quand il veut rassurer Olivier Fort il lui dit "Je prends mon risque." Alors il a pris son risque.

Il a fait don de sa personne à la France socialiste. Il a tous c aidé. Il est sauvé.

Le bloc central respire. C'était ou la mort ou le parjure. Ils ont choisi le parjur.

Les députés LR sont soulagés comme on disait du temps d'Aladiier. Il sont soulagés. C'était où les urnes ? ou le reniement.

Ils ont choisi le reniement. Alors, il baissent la tête. Leur regard est poisseux, dégoûtant.

Ils ont honte. Mais c'est une honte salvatrice parce que d'une main discrète, il caresse le banc de velour qu'ils vont préserver pour quelques mois encore. Le banc de velours, le banc d'infamille.

Et à cet instant, je regarde la haute verrière qu'en a vu d'autres qui a vu défiler des serments brisés et la haute verrière se rappelle d'un mot de Clémenceau en d'autres circonstances et qui s'adressant à un hémicycle du parjure a eu ce mot retrouvé pour la circonstance. La démocratie c'est des rats dans un égût. C'est la fin de de l'apologue mais Philippe de Villier que j'ai résumé à peu près.

Ben c'est un résumé qui va plaire aux nombreux députés qui étaient absents. D'ailleurs, vous avez vu que l'hémicycle était trois/4 vide, c'est-à-dire qu'il y avait effectivement du monde à gauche, à droite, mais au centre quasiment personne. Et vous avez peut-être pas compris parce que cette suspension de la réforme de retraite, c'était en responsabilité, c'était le compromis, l'équilibre dans un contexte tendu.

Et ça vous ne l'avez peut-être pas compris. Alors, on a creusé, on a retrouvé une petite stabilité. La stabilité, bien sûr, ce que c'est la stabilité.

La stabilité, la stabilité du portefeuille. Non, mais vous êtes contre la responsabilité en fait. Vous êtes un irresponsable, Philippe Deviller, c'est ça votre problème.

Et alors, on a retrouvé une archive d'Élisabeth Born. à l'époque, elle était premier ministre, elle était à la place de Sébastien Lecornu, on était en 2023 et elle enchaînait les 493 sur la réforme des retraites au nom de la responsabilité, au nom de la stabilité parce que c'était un défi existentiel cette réforme des retraites évidemment. Élisabeth B.

Mesames et messieurs les députés, les mois de concertation en amont du texte, les propositions de la majorité et des oppositions et les 175 heures de débat au Parlement auront permis d'aboutir à une réforme équilibrée, porteuse de progrès et qui prend au mieux en compte les situations de chacun. Rejeter ce compromis, ce serait financer nos retraites par la dette et fragiliser dangereusement notre système par répartition. L'équilibre est porteuse de progrès.

Je ferais le zone. Est-ce que Philippe tous les partis qu'on appelle maintenant du bloc central, du socle commun, de la plateforme commune, il y a beaucoup de noms pour ça, en ne faisant pas tomber le gouvernement de Sébastien Lecnu, en fait ce que vous dites, c'est qu'ils ont privilégié le le poste à la France. J'ai une pensée pour Édouard Philippe quand même dont je parle dans mon livre.

Incroyable. Une grande amitié entre vous. Oui.

Mais c'est pas ça. Mais c'est le problème c'est que à cause de gens comme lui, les gens ne croient plus du tout du tout à la politique parce qu'il croient plus à la parole publique. Alors je répond à votre question.

Effectivement, ce qui m'a frappé, j'ai écouté écouté écouté le mot France n'est pas arrivé dans le dans le la déclaration de politique générale. La France, où était la France sous la verrière ? Or, tous ces politiciens en fait marchent à l'aveugle au-dessus du vide.

Ils ont même pas le vertige de l'abîme qui s'ouvre. Ils ne le voi pas. En fait, ce qu'on pourrait leur reprocher, c'est pas le parjure, c'est l'ignorance.

Il ne voit pas la béance, la béance, la France de la béance devant nous. Laabéance l'abyance du populcide anthropologique démographique. La France se dépeuple, la France se repeuple.

La France se dépeuple des siens, elle se repeuple des autres. Il faut être avec pour ne pas le voir. Euh pour la première année, pour la première année, dans l'histoire de France, le nombre des décès l'emporte sur le nombre des naissances.

Et récemment sur cette antenne, sur ce plateau, Dominique Rier, le président de la Fondapul, qui est un homme tout à fait remarquable disait "Dans trois générations, il y aura 37 millions de Français." Vous entendez le trou noir ? Et pire que ça, ce que je raconte dans mon livre, c'est que il y a un nouveau phénomène sociologique qui arrive des États-Unis en France.

Est-ce que vous connaissez les D ? C'est les Gins ? Alors, il y a le sans tabac, il y a le sans contact, il y a le sans gluten, le sans alcool.

Maintenant, il y a le sans enfant qui est une préconisation. Les gings, c'est les les dings, c'est double income, no kid. C'est double revenu, pas d'enfant.

C'est la conception consumériste de la nouvelle génération. Et puis les gings, c'est green inclination no kid. Pour sauver la planète, faut pas faire d'enfant.

Et donc en réalité, on est dans un tropisme suicidaire. Et c'est pourquoi j'ai écrit ce livre. C'est un livre d'alerte.

Il y a pas que cette béance là. Il y en a une autre béance qu'on ne voit pas. C'est l'abance des comptes.

L'abance des comptes publics avec une spirale hélicoïdale de la dette déficit des préèvements. Record du monde record du monde record du monde. Alors qu'il aurait fallu baisser les impôts, baisser les dépenses en même temps.

Ce qui était possible, ce qui est facile, simplement faut pas obéir à l'état profond. On fait l'inverse, on s'apprête à augmenter les dépenses, à augmenter les impôts. Et derrière la le déséquilibre des comptes, il y a quelque chose qui est encore plus grave, c'est que c'est la déchirure des tissus conjonctifs de l'économie productive.

Vous avez vu le chiffre des faillites en septembre, c'est un record dans l'histoire de France, record des des PME. Et donc euh euh le en fait on au lieu de dés étatiser l'économie, on étatise un peu plus chaque jour l'économie. Et il faudra qu'on aborde ce sujet une prochaine fois.

La France est en train de devenir un protectorat américain sur le plan économique, un protectorat américain, protectorat chinois. On a annoncé cette semaine que Stellantis, Sanofi LVMH partent s'installer aux États-Unis. et que les industries de main d'œuvre sont maintenant grignotées par la Chine.

Et enfin, la dernière béance, c'est la plus importante, c'est la béance de l'imaginaire français. En fait, les Français voient que le pays a perdu les clés de la maison puisque on a plus la souveraineté. On a plus la souveraineté sur rien.

Et deuxièmement, quand on a démolé les murs porteurs de la maison, qu'est-ce qu'il en reste de la maison ? On a démolé les murs porteurs, c'estàd qu'en fait, il y a plus d'imaginaire collectif en France et un pays qui a plus d'imaginaire collectif, il peut pas survivre. C'est l'urgence des urgences, c'est la béance des béances.

On revient dans un instant Philippe Deviler, on a encore beaucoup de sujets à traiter dans la seconde partie. à tout de suite. Retour pour la suite de face à Philippe Devilier, toujours avec Chau le jeune bien sûr.

Philippe Devilier, vous souhaitez terminer votre réflexion autour du gouvernement de Sébastien Lecornu. Sébastien Lecornu et son gouvernement sauvé. Et maintenant, Philippe Devilier, que peut-il se passer ?

Il y a il y a trois il y a trois questions. Il y a que peut-il se passer pour le pour le la réforme des retraites la suspension promise ? Alors là, ma réponse c'est c'est peut-être une arnaque parce que il y a une course de ha maintenant de 400 m euh avec quatre séries de donc d'abord il faut soit voté par l'assemblée parce que là on est dans un régime d'assemblée hein.

Donc la cacophonie organisée. Ensuite, il faut que ça soit voté par le Sénat. Or, le Sénat est contre.

Ensuite, il faudra la commission mix paritaire, c'est une autre histoire. Et enfin en embuscade, l'état de droit à Richard Ferrand, le copain du locataire de l'Élysée où il se retrouve de temps en temps à prendre une soupe aux oignons. Voilà.

Donc euh en fait euh on n'est pas sorti de l'auberge et à mon avis quand je vois beaucoup de socialistes me dis ils ont quand même des têtes de cocu. Donc ça peut arriver en politique ça peut arriver d'être cocu. car on croit baiser le mec en face mais pardon on est on est à la télévision Philippe on n'est pas dans le salon je retire bien évidemment que mais comme ça les gens sauront maintenant en dehors de l' alors on va dire Ber bien sûr on trouve toujours plus malin oui voilà donc ça c'est le premier point deuxème point après le budget alors le budget ça va être la foire à l'impôt puisque c'est un régime d'assemblée donc chacun va ajouter ses impôts Euh alors déjà, on nous annonce donc 14 milliards de prélèvement supplémentaire, certains 10 19.

Dans les 14 milliards, il y a 10 milliards de de d'impôts sur le revenu avec 200000 foyers supplémentaires. Excusez du peuple, ils nous regardent là, ils savent pas encore mais ils vont le comprendre assez vite qui pour l'instant ne paye pas l'impôt sur le revenu. Ensuite il y a 19 ou 20 ou 29, on sait pas trop, dépenses supplémentaires.

Euh vous rendez compte alors que on est dans une situation d'endettement sur 3400 milliards et que la charge de la dette va être de 80 milliards par an à partir de l'année prochaine. C'est beaucoup plus que le ministère de l'éducation nationale. Ils sont complètement fous.

Et euh alors euh ticket restaurant taxé, l'éthanol taxé, le le le chèque Noël taxé, les chèqus vacances taxés, les indemnités pour les personnes qui ont des affections de longue durée taxé et cetera et cetera. Et encore, on n' pas tout vu. Et encore, c'est avant le débat vu que le gouvernement a donné les clés à cette assemblée de l'UD de Ludion et Distron.

Donc chacun va amener sa dépense, chacun vient avec son panier. C'est le grand piquenique piquenique de l'impôt et de la dépense. Bon, troisièmement, le devenir des députés.

Faut quand même qu'on a une pensée pour eux, non ? Bonsoir. Alors, je vais vous dire euh en les regardant, je pensais à une image de Mariefance Garot quand j'ai créé le MPF.

En fait, j'ai créé le MPF parce que après la stri moi je veux rien avoir à faire avec ces gens-là. Ils ont trahi la France et donc ils ont largué la souveraineté. Donc moi, je veux faire un parti souverainiste. 1994 et je parle avec Marie France Garot et elle me dit "Vous savez Philippe, c'est un petit parti.

Bon, c'est normal, c'est un parti naissant, mais méfiez-vous quand même d'une chose, c'est que la 5e République, c'est un manège qui tourne très vite et à cause d'un mode de scrutin qui fait que vous avez un axe central et vous avez des forces centripèes et des forces centrifuges. Et donc, si vous êtes dans les forces centripèes, c'est les parties installées, les parties majoritaires, il y a pas de problème. Et si vous êtes dans les forces centrifuges parce que vous êtes trop petit pour y aller tout seul, vous êtes obligé de vous allier si et de vous arrimer au parti majoritaire sinon vous êtes éjecté.

Ce qui m'est arrivé. Bon et alors là en fait je regarde le PS et je regarde LR. Donc le PS en fait si demain ils vont s'arrimer à nouveau en cas d'élection à LFI sinon ils sont liquidés.

Et LR eux ils sont devant un problème existentiel beaucoup plus grave parce qu'ils veulent s'arriver à personne maintenant. Ils sont arrivés au bloc central mais le bloc central va disparaître. Et une toute partie une petite partie d'entre eux va entendre l'appel d'Éric Sioti mais une toute petite partie.

Donc en fait il restera rien. Donc en fait le paysage politique va être complètement recomposé. Le manège de la 5e République aura fait jouer ce que Marie France Garot avait appelé l'arithmétique de la survie.

Autre sujet à présent Philippe Devilier. On va parler de l'école face au terrorisme islamiste. Mardi, une minute de silence a été observée dans tous les collèges des lycées de France afin de rendre hommage au professeur Samuel Patti et Dominique Bernard, victime du terrorisme islamiste assassiné en 2020 et en 2023.

Je vous propose d'écouter la sœur de Samuel Patti qui se bat justement pour son pour son défunt frère. écouter. Je n'arrive pas à comprendre pourquoi personne n'a pris fait et cause pour mon frère.

C'est totalement invraisemblable et c'est pour c'est ce qui continue de se produire à l'heure actuelle. On attend ça continue de se produire. Je dirais que oui, beaucoup d'enseignants et on le voit euh que l'enseignant est quelque part un peu toujours considéré fautif s'il y a un trouble qui se produit.

Alors, les personnes concernées, je dirais que se sont expliquées eux-mêmes avant même que je les sollicite dans un rapport qui avait été sorti par éducation nationale. C'était une enquête administrative qui avait été dégentée et qui a été assez baclé puisque l'enquête a été bouclée en 15 jours. C'était quand même assez compliqué de faire le tour de la question en seulement 15 jours.

Voilà où eux ont donné leur version des faits qui qui en résumé dans ce rapport c'est que ils estiment qu'ils ont agi comme ils devaient agir et qu'ils ont qu'ils ont tout fait pour essayer d'aider mon frère. Sauf que dans les faits, le fait d'envoyer un référent laïcité à mon frère pour lui expliquer que que il ne maîtrisait pas les règles de laïcité, euh c'est quand même une prise en charge totalement lunaire par rapport aux événements. Jeffre le jeune.

Philippe, au mois de juillet dernier, on avait noté que François Baou dans son discours à l'Assemblée n'avait pas prononcé une fois le mot immigration. Cette fois-ci, c'est le mot islamisme qui n'a pas été prononcé une seule fois par Sébastien Lecnu. Comment vous expliquez cette omission ?

Bon, d'abord, je suis bouleversé parce que je pense à la solitude des familles, la famille Patti, la famille Bernard. Et en fait, à la question qui se pose et que pose Michael Patti, a-t-on tiré la leçon ? Visiblement non puisque dans le discours de monsieur le cornu, il y a pas eu un mot sur l'islamisme.

Alors, les leçons euh pour moi, il y en a quatre. La première leçon, c'est euh c'est la leçon des revenants. Vous avez fait un papier excellent là-dessus dans le JD News.

Il y a 350 terroristes dangereux, hyper dangereux, qui ont été libérés, qui sont dans la nature. Il faut savoir queil faut un policier pour non, il faut 10 policiers par cible. Donc on n pas le compte pour les suivre.

Et par ailleurs, le Conseil constitutionnel, j'ai lu ça dans cet excellent papier du JD News signé par William Moligent. Euh le Conseil constitutionnel s'oppose à ce que la durée de du suivi soit supérieure à 1 an. Donc ça c'est la c'est la première chose.

Ensuite, il y a la question de l'islamisation de la France. On avait parlé d'un rapport sur les frères musulmans. Il s'est rien passé depuis.

On n'a pas interdit les frères musulmans et petit à petit l'infiltration continue. Il suffit d'écouter Florence Berge Blackler qui dans le magazine Frontière remarquable magazine d'Éric Tegner explique laalisation de la société française. Et puis après euh il y a évidemment le problème de l'école.

En fait, dans mon livre, je raconte une conversation avec Ernest Chenier qui était un homme remarquable qui était le principal du collège de Cray et qui m'a dit "Tu verras, Philippe, on va se coucher, on va se soumettre sur le long terme. C'est fini, c'est fini. On n pas la force, on a plus la force." Et là, qu'est-ce qu'on a ?

En fait, on a une école de la soumission avec les trois soumissions. La soumission, d'abord des enseignés parce que le nombre est là, c'est le nombre qui fait la classe et donc c'est l'assimilation à l'envers. C'està-dire que les élèves d'origine française sont minoritaires et donc en fait ce sont des petits dimis en puissance.

Ensuite, il y a la soumission des enseignants après la soumission des enseignés. La soumission des enseignants parce que en fait dans le temps la menace pour un prof c'était de perdre sa classe maintenant c'est de perdre la vie à cause de la fameuse recommandation. On va te faire une Samuelle pathie.

Donc le prof, il guettete les regards, il se sait surveiller et il apparaît comme un intru. Et la question qui se pose, c'est se taire ou fuir ? Et puis la soumission de l'enseignement lui-même, c'est encore plus grave.

C'estd qu'en fait on nenseigne plus le creusé français, on n'ose plus puis c'est plus possible. Et pourquoi ? parce que il y a la analysation des esprits et la wisation des esprits et donc c'est une double soumission de l'école aujourd'hui de l'école française.

Est-ce que dans l'école française on peut encore parler de la France du récit fondateur mis à la portée des jeunes élèves ? Non. Et donc voilà les trois urgences.

C'est refaire une école française avec des élèves qui relèvent la tête, des petits français qui relèvent la tête avec des enseignants qui n'ont plus peur et avec un enseignement euh dont l'éducation nationale dira désormais c'est le roman national et rien d'autre. Philippe de Villier actualité internationale également cette semaine. Vous savez que actuellement Voldimier Zelinski échange avec Donald Trump depuis la la Maison Blanche et puis cette semaine ce même Donald Trump était au cœur de cet accord de paix entre les terroristes du Hamas et Israël.

Et évidemment, vous avez pu suivre en direct sur ces news la libération des otages après 2 ans au duas. C'est un sommet pour la paix qui a été organisé en Égypte. Et puis il y a une petite séquence qui vous a marqué, je vous propose de la regarder puisque c'est Donald Trump qui qui s'amuse de l'absence autour de lui d'un certain Emmanuel Macron.

J'aurais imaginé qu'Emmanuel se serait mis de bougies derrière moi. J'y crois pas. Tu as choisi de faire profil bas aujourd'hui.

Très beau travail. C'est mon ami. Très beau travail.

Alors Philippe de Viller, est-ce que cette séquence est anecdotique ou est-ce qu'elle témoigne de quelque chose d'un peu plus profond ? En diplomatie, il y a jamais rien d'anecdotique. Tous les gestes sont calculés.

Tous les gestes ont une valeur symbolique. C'est ce que disait Taleran. Donc là en fait notre président qui représente la France, il est ridicule.

Il est ridiculisé devant toute une assemblée avec une estrade qui rit. Ma mélonie derrière derrière président Trump rit. Euh il y a une autre chose qui est risible d'ailleurs au même moment, c'est qu'on apprend que Emmanuel Macron se réjouit que chez Victor Orban, dans quelques jours, le président Trump et le président Poutine vont se réunir pour sur la question ukrainienne.

Il sera donc en fait c'est vous savez comment on a en diplomatie euh on appelle ça un coupeur de citron. Voilà, c'est qu'en fait on a un président qui s'est fâché avec le monde entier, s'est fâché avec l'Afrique, s'est fâché avec la Russie, fâché avec les États-Unis qui le méprisent. Il est pas fâché.

Voilà. Et euh j'ai un ami belge euh qui me disait hier comment vous allez faire pour durer avec cet homme et c'est cet ami cultivé qui m'a dit il me rappelle des Chanel c'est le président des Chanel h qu'on a retrouvé au bord du train un matin en chemise de nuit dans un arbre dans un chaîne tout en haut et il disait "C'est moi le président c'est moi le président c'était en 1920 20 par là et on l'a destitué. H ça peut arriver vous savez.

Philippe vous souhaitez pour votre J'ai bien compris. Ouais, j'imagine. Oui, quand même.

Après un ch c'est un bel arbre. Oui. Des arbres avec des épines.

Mieux vaut avoir un chîn. Oui. Puis je le vois pas en chemise de nuit.

Vous souhaitez aborder dans votre apologue l'idée du chef. C'est vrai qu'on vit en ces temps de crise qui se multiplient. La transition bah oui, vous êtes vous êtes un homme de transition aujourd'hui, un homme de dérapage aussi mais un homme de transition en période de crise où les lieutenants s'égarent, le chef n'est plus écouté.

Alors Philippe Deiler, qu'est-ce que c'est un chef ? On entend cette semaine une expression une expression affreuse d'ailleurs. Un tel est chef mais il faut qu'il chef, il faut cheffer.

Bon donc ça veut dire qu'il y a vraiment un problème de chef en France et et en fait la question que alors il y a mon frère le chef de l'étatmaur des armées qui a écrit un très beau livre Qu'est-ce qu'un chef magnifique et les politiciens devraient le lire. Bon, alors qu'est-ce qu'un chef ? D'abord, un chef c'est pas le titre ou la fonction qui font le chef qui le définissent.

C'est pas parce qu'on est chef d'état qu'on est chef. D'ailleurs, Togul dans ses mémoires de guerre, je crois fait allusion à Albert Lebrin, président de la 3e République qui nous a emmené à la guerre. particulièrement médiocre et de dit euh en fait deux choses lui ont manqué euh pour être chef il fut un chef et qu'il y est un état et donc en fait euh et Cléans avait dit plutôt euh il y a deux organes inutiles dans l'État. la euh postat et la présidence de la République.

Donc en fait un chef, un vrai chef, il a trois qualités éminentes. Euh la première qualité éminente, c'est la vision. Le chef voit avant les autres.

Le chef voit loin, plus loin. Le chef voit haut, plus haut. Le chef voit ce que les autres ne voient pas.

Un chef d'état, un vrai chef d'état ne subit pas le temps, il le sculpte. Un vrai chef d'état ne dit pas, comme nos politiciens aujourd'hui, la politique consiste à rendre euh nécessaire ce qui est possible. Mais l'inverse, la politique consiste à rendre possible ce qui est nécessaire.

Un vrai chef d'état, un vrai chef, on on le on on mesure sa son autorité et sa valeur à la hauteur qu'il impose à son peuple dans son cœur, dans son esprit. Un chef il crée. Un chef il anticipe.

Il crée, il anticipe. Il a toujours un coup d'avance. Un chef d'entreprise par exemple, il va essayer de définir d'imaginer un produit ou un service qui le met à l'abri du meilleur, qui le guettete pour la vallée euh à partir d'un ahorisme de Steve Jobs que vous connaissez peut-être le graal du stratège, c'est l'avantage concurrentiel inimitable.

Mais le chef de guerre lui-même anticipe et crée exemple Jean Dark en en juin 1429 tous ces capitaines disent il faut aller en Normandie parce que la Normandie est occupée. Il faut maintenant qu'on a délivré Orléan en finir avec la libération de tout le territoire français. Et elle a dit non c'est pas ça qu'il faut faire. toute seule et dit le dauphin recevra plus de force d'une seule goutte d'huile que de 10000 lance.

Il faut aller à Reince. Ça c'est un coup de génie. Le chef crée.

Le chef a un coup d'avance. C'est pour ça qu'on lui fait confiance. En fait le chef a une vision historique.

Derrière la foudre de l'épée. Il y a la lumière de l'esprit. de Gold disait dessous euh le les visions d'Alexandre, les victoires d'Alexandre, il y a toujours Aristote.

En fait, la deuxième qualité du chef, c'est le la force du caractère. La force du caractère, c'est la constance dans l'adversité. Un chef avale les creux et les bosses d'une égale humeur.

Ensuite, c'est le la solitude la solitude du chef. Le chef qui marche sur la Sim, il est seul. Il est seul le chef.

Et puis surtout le courage et je repense au fameux discours d'Harvard le déclin du courage de Soline qui dit il y a trois formes de courage. Le courage de voir le chef doit voir par exemple aujourd'hui je cite sur le génédecine que le système occidental va vers son état ultime d'épuisement spirituel. S'il ne le voit pas, il ne fera rien pour corriger le tir.

Ensuite, le courage de dire le chef, il est comme les rameurs, il faut gagner la rive comme les rameurs en lui tournant le dos. Le chef, il est dans le il est à contrepente, il est dans le contetemps, il est à contre-courant, il est pas dans le langage commun. Et en fait le courage de faire, le courage de faire parce que le chef se laisse habiter par le souci exclusif du bien commun.

Euh en disant ça, je repense à au maître de Santiago qui oppose la pureté à la fortune et qui morigène les chevaliers de Saint-Jacques en leur disant ceci : "Homme de terre, chevalier de terre." Bien sûr, nous savons tous qu'à la fin, les valeurs nobles sont toujours défaites. L'histoire n'est jamais que le récit de leur défaite renouvelée, mais il ne faut pas que ce soit ceux même qui ont la charge de les défendre qui les mine.

La troisème qualité du chef, la plus mystérieuse et qui ne s'apprend pas, c'est le magnétisme. Le chef, en fait, il est entouré par le peuple, par la troupe qui le regarde et qui ne cherche pas en lui et ne trouve pas en lui un despot, mais un dépositaire. C'est c'est là une mystérieuse alchimie par laquelle un homme attire, agrège des volontés, des esprits et des cœurs.

Et en fait, en répondant à cette question, qu'est-ce qu'un chef, je me dis que un chef, il doit relire le testament politique de Richelieu et notamment cette phrase qui m'a toujours frappé. Ceux qui sont dans le ministère de l'État doivent imiter les astres qui non obstant les aboiements des chiens ne laissent pas de les éclairer. Qu'est-ce qu' un chef ?

Voilà la réponse donc de Philippe Devilier et vous avez rendu hommage à votre frère. Pour tout vous dire en toute transparence, je ne savais pas que je me rappelais plus du titre du moins du livre de votre frère Qu'est-ce qu'un chef ? C'est l'occasion de de le saluer chef d'étatmajor des armées.

Un grand merci Philippe Deviller. Merci. À la semaine prochaine bien sûr.

Merci à vous le jeune. Et nous on se retrouve dans un instant dans quelques instants pour l'heure des pro. à tout de suite.