[DIRECT] Hantavirus : Stéphanie Rist est auditionnée à l'Assemblée nationale - 13/05/2026
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
du déploiement de la que l'épidémie d'hantavirus le gouvernement a pris un décret prescrivant des mesures d'urgence nécessaires à la gestion du risque d'infection de ce virus le 10 mai dernier. Ce texte prévoit à l'égard des personnes ayant séjourné à à bord du navire MV Ondus et des personnes en contact avec elle des mesures d'évaluation médicale et épidémiologique, un placement en quarantaine et le cas échéant leur placement en isolement. Il m'a paru évident que notre commission devait vous entendre Madame la Ministre sur ce sujet et surtout de [grognement] ses implications et je vous remercie d'avoir prestement répondu à cette invitation de venir nous rencontrer de manière à expliquer au-delà de ce que vous avez ce qui a déjà été dit hier notamment lors des questions au gouvernement les dispositifs qui sont d'ores et déjà déployés et ce qui est ce qui pourrait être envisagé.
Voilà, je pense que vous souhaiterez présenter de manière plus détaillée les mesures prévues dans le décret que j'ai mentionné au-delà chacun a besoin de de savoir quel est 6 ans après l'épidémie de Covid l'état de préparation de notre système sanitaire pour prévenir une situation de de crise et y faire face le cas échéant. Alors après votre exposé les orateurs de groupe et les autres commissaires qui le souhaiteront vous pourront vous poser des des questions auxquelles vous pourrez bien sûr répondre au fur et à mesure qu'elles sont exprimées. Voilà Madame la Ministre, je vous laisse tout de suite la parole.
Merci beaucoup, je suis ravie d'être avec vous. Il est évidemment indispensable que le gouvernement puisse répondre à l'invitation des parlementaires surtout dans ces moments où beaucoup de données scientifiques qui peuvent être exposées sont parfois aussi [gémissement] parfois pas forcément liées à une expertise scientifique majeure, on peut entendre un peu tout et son contraire donc c'est très important qu'en toute transparence le gouvernement vienne devant vous et je suis très attachée à cette commission vous le savez, donc je suis ravie. Euh peut-être deux mots sur le virus, mais euh je pense que l'information est passée.
L'objectif pour moi là est pas de faire un long discours préliminaire, mais de vous donner quelques éléments à date et puis de pouvoir répondre euh aux échanges. Donc euh sur le virus, c'est un virus que nous connaissons, qui est un virus donc euh hantavirus de la avec la souche des Andes, donc d'Amérique latine, virus connu depuis les années 90 euh qui a été décrit dans la littérature scientifique puisqu'il y a régulièrement en Amérique latine euh des clusters, c'est-à-dire des des des cas familiaux notamment euh liés à ce virus. Donc c'est un virus que nous connaissons même si euh la localisation d'Amérique latine est donc en zone rurale et je je pense que c'est important d'avoir ça en tête parce que euh c'est un virus qui a une mortalité euh qui est euh élevée dans les études que nous avons à disposition, euh mais il faut se remettre en tête que euh ces patients étaient euh dans des zones rurales d'Amérique latine avec pas forcément euh l'accès aux soins et les disponibilités technologiques qu'il peut y avoir à d'autres endroits.
Mais dans les études, le virus a un un taux de létalité, de mortalité lié à peu près à 32 euh %. C'est un virus dont on sait euh [grognement] dans les études qu'il se transmet, il peut se transmettre entre hommes euh et c'est là l'important de vous expliquer qu'il y a aussi euh un autre hantavirus qui est plus connu en France ou dans les pays européens et Asie, une autre souche qui n'est pas la souche des Andes et on a des cas régulièrement en France d'hantavirus euh notamment dans certaines régions euh du pays qui euh cet autre hantavirus qu'on appelle du de l'ancien monde euh ne se transmet pas euh d'homme euh à homme. On est bien ici sur un hantavirus avec la cellule la souche des Andes donc avec une transmission possible.
Il y a encore des choses qu'on ne sait pas à date aujourd'hui. J'espère que dans les jours qui viennent on aura la certitude de la non mutation de ce virus puisque vous savez que pour voir si il y a une mutation, il faut analyser toute la séquence génétique du virus. Une grande partie d'analyse a été faite mais pas les 100 % encore donc on va avoir dans les heures jours qui viennent la certitude que ce virus n'a pas muté donc on pourra l'identifier au au virus dans les études que nous avons à disposition.
Sur la chronologie des cas le nous avons un bateau qui avait 147 passagers. À ce jour, 11 personnes du bateau a l'hantavirus dans le monde. Nous avons donc en France rapatrié de façon très sécurisée, c'est-à-dire que entre le bateau et les chambres d'hospitalisation à flux d'air qui sont des chambres qui aspirent l'air pour éviter toute contagiosité, ça a été comme une bulle autour du du du cinq personnes du bateau pour les emmener à l'hôpital avec évidemment des professionnels formés à ce à ce risque infectieux dans l'avion et évidemment dans euh les établissements hospitaliers.
Je dis des parce que les cinq sont à l'hôpital Bichat, la la la presse l'a dit et dans les cinq, vous le savez, il y a une patiente qui s'est qui a eu l'apparition des symptômes au cours du vol retour et qui euh dégradée dans la nuit suivante et qui est actuellement en réanimation. Sur ce navire a fait des escales et lors des escales, une des des patientes une une des personnes qui était sur le la femme du 1er monsieur décédé a voulu rentrer chez elle aux Pays-Bas, a pris un 1er avion Sainte-Hélène Johannesburg. Dans ce 1er avion, il y avait huit personnes qui sont sur notre territoire en France, huit Français qui sont hospitalisés, qui ont tous des tests négatifs pour leur 1er test qui était réalisé le 7 mai et qui ont un 2e test en cours puisqu'on fait régulièrement les tests et donc on va avoir les les résultats aujourd'hui.
Cette personne malade qui est ensuite décédée qui a pris ce 1er avion a voulu prendre un 2e avion. Elle a elle a elle a elle est montée dans le 2e avion et elle était trop malade, ils l'ont descendu du 2e avion. Ce 2e avion faisait Johannesburg Pays-Bas Amsterdam.
Dans ce 2e avion, donc où la personne décédée avec l'hantavirus n'est pas n'a pas volé avec les passagers, mais elle est montée dans l'avion. Dans ce 2e avion, il y a 14 personnes sur notre sol qui sont aujourd'hui hospitalisées, les 14. Donc nous avons sur notre territoire cinq personnes considérées à haut risque puisqu'ils étaient dans le bateau, huit personnes dans un 1er avion qui a voyagé avec la personne décédée et 14 personnes qui ont voyagé sans la personne mais qui éventuellement ont pu avoir un contact.
On a pris un principe de de précaution pour ces personnes, notamment ces 14 dont le risque scientifique avec les données qu'on a actuellement semble très faible. On a pris la décision de établir le principe de précaution parce que l'on sait que dans les épidémies et notamment dans celle-là, ça a été démontré dans des études d'Amérique latine que si on arrive à faire une quarantaine très très forte à isoler à on arrive à briser la chaîne de transmission. C'est tout l'enjeu comme on sait qu'il peut y avoir une transmission entre les hommes, il faut pas que cette transmission puisse se faire.
Donc la décision [grognement] a été prise de hospitaliser donc ces cinq personnes du bateau et ces 22 personnes qui sont éventuellement contact sur notre territoire français. L'OMS a alerté le 3 mai de ce l'apparition de ce virus sur ce navire. Ce qui est d'ailleurs, je fais une remarque mais ce qui est une avancée quand on compare aux anciennes épidémies et notamment la pandémie Covid, c'est-à-dire que très tôt tous les pays qui avaient des ressortissants sur le bateau ont eu l'information.
Donc dès cette alerte de l'OMS, le gouvernement s'est mis en action évidemment entouré d'experts scientifiques puisque c'est un virus connu. Donc tout de suite on a travaillé, j'ai travaillé avec des experts scientifiques on a évidemment notre centre de crise s'est mis en action avec les agences, je pense à Santé publique France, évidemment la Direction générale de la Santé et les agences qui sont des agences infectieuses comme le Coreb qui est la commission de recherche sur les risques épidémiques et biologiques avec je l'ai dit ces experts scientifiques notamment l'Agence nationale de recherche scientifique en risque infectieux. Et entouré de ces experts scientifiques, on a pris donc les décisions dont je vous ai dit avec à l'aide d'arrêter dans un premier temps la le premier arrêté que j'ai pu prendre concernait les cinq personnes qui revenaient du bateau et même s'ils étaient d'accord [grognement] d'être hospitalisés, il fallait un arrêté puisque vous savez que on ne peut pas obliger des gens à rester à l'hôpital.
Donc cet arrêté a été pris et puis ensuite on a le Premier ministre a pris un décret pour les 22 autres personnes pour les euh les mettre en hospitalisation aussi. Nous avons euh je sais que c'est une question importante, j'ai pu répondre hier au QAG. Dans ces cas-là, on alerte et on informe les Français en trouvant le juste milieu entre euh euh se mettre à faire des conférences de presse tous les jours alors que le risque n'est pas euh nécessaire et en même temps une totale transparence envers les Français, c'est ce que nous avons fait avec des communiqués de presse, avec des prises de parole médiatiques euh que ce soit le Premier ministre ou moi-même avec euh aussi euh la conférence de presse que j'ai pu organiser hier.
J'ai voulu euh organiser cette conférence de presse puisque le Premier ministre avait rencontré avec moi les experts scientifiques euh la veille et que les Français puissent avoir l'ensemble de l'expression que ces scientifiques avaient eu auprès du Premier ministre. Donc nous avons fait cette conférence de presse hier soir. D'autre part, nous avons un grand enjeu de coordination internationale euh politique et d'expertise scientifique et euh j'ai euh proposé d'organiser une réunion qui aura lieu cet après-midi.
Je suis en contact évidemment depuis le début avec les homologues euh des autres pays qui ont des ressortissants qui étaient sur le bateau. Et cet après-midi à 16h30, j'aurai une réunion avec de nombreux pays de la zone européenne pour échanger sur les pratiques et surtout essayer de porter notre voix qui est une voix de précaution que d'autres pays partagent, je pense au Royaume-Uni, à l'Espagne. Donc cette voix de précaution auprès d'autres pays et essayer de d'être très actif et la France est très active avec évidemment le ministère des Affaires étrangères, le ministère des Affaires européennes.
On est actifs pour essayer que cette chaîne de transmission soit bloquée à tous les niveaux. Voilà pour un premier propos et je suis évidemment euh euh prête à répondre à vos questions. Très bien.
Merci beaucoup madame la ministre. Je vais prendre d'abord donner la parole aux orateurs de groupe en commençant par Thomas Ménagé. La règle c'est 2 minutes et réponse immédiate de la ministre de manière à avoir un débat qui soit le plus efficace et concret possible.
Merci madame la ministre d'être présente devant notre commission ce matin, d'avoir accepté la demande de notre président de commission que j'avais sollicité aussi au nom du groupe Rassemblement National dans cet exercice de transparence. Euh déjà saluer les décisions du gouvernement dans les premières heures depuis l'annonce de ce cet antiviral, euh cette décision de fermeté sur la quarantaine notamment en milieu hospitalier. Mais nous avons tous en tête bien entendu le souvenir du Covid-19, la pénurie de masques, les stocks stratégiques non renouvelés sur deux quinquennats, la doctrine sur le masque qui a évolué régulièrement, les difficultés de dépistage et les hôpitaux débordés.
Cette séquence a donc coûté des vies, abîmé la confiance dans la parole politique. Donc pour assurer les Français qui nous suivent, qui nous écoutent, mes questions sont très directes, très concrètes, très précises. Ma première question, elle est relative aux masque.
Pouvez-vous nous indiquer combien de masques FFP2 et chirurgicaux l'État détient aujourd'hui dans son stock ? Quelle est leur date de ? Pourquoi avoir dit que vous étiez actuellement en train de reconstituer les stocks alors qu'ils devraient déjà exister et où sont-ils stockés sur le ?
Ma deuxième question concerne les équipements. Est-ce que vous pouvez nous nous indiquer si nous avons suffisamment de blouses, de surblouses, d'équipements de protection ? On se souvient de l'épisode des sacs poubelles pour nos soignants.
Malheureusement. Quels marchés cadres sont activables en cas de tension d'approvisionnement et quels sont pour tant les masques que pour ces équipements les sources ? Françaises, européennes, à l'étranger, on sait très bien que dans la situation internationale, celle est question a aussi toute son importance.
Ma troisième question c'est sur la politique de test de test. Comment est-elle ? Combien de tests pouvons-nous réaliser si jamais une pandémie survenait sur cet hantavirus et sur cette ?
Et quelle est là encore l'origine de ces ? Et enfin, [grognement] même si ma collègue en parlera plus en détail sur le pire scénario, même si on en est très loin, mais gouverner c'est prévoir, on le sait tous. Euh quelles sont les capacités de monter en charge de nos hôpitaux et avons-nous les médicaments nécessaires pour la ?
On sait que ça avait été un point crucial la dernière fois pendant le Covid. Est-ce que on a appris en matière de de filière, de principe actif, de filière française et européenne sur ces médicaments utiles en cas de ? Je vous remercie.
Merci beaucoup monsieur le député, madame la ministre. Oui, merci merci monsieur le président. Alors, S'il vous plaît.
Je voudrais être très claire. Actuellement, tous les malades éventuellement cas contacts sont hospitalisés. Actuellement, il n'y a pas de circulation du virus.
Je pense qu'il faut commencer comme ça. Maintenant, la responsabilité du gouvernement c'est d'anticiper et d'anticiper tous les scénarios même les inimaginables et donc même les pires. Donc dès le début que nous avons eu cette alerte, j'ai demandé aux équipes et notamment aux services de faire un point sur évidemment les stocks stratégiques donc les stocks de masques mais aussi sur les appareils de poumons respiratoires qu'on appelle les ECMO parce que dont on sait que c'est une technique réanimatoire qui pourrait être nécessaire dans cette dans dans cette attente virale aussi sur les médicaments de premier recours, il n'y a pas de traitement à date pour ce virus donc les traitements symptomatiques Doliprane, paracétamol, cortisone, bref tous les traitements qu'on peut utiliser en réanimation, vous l'avez dit aussi les curares et cetera.
Donc évidemment nous avons anticipé cette question en tout cas et nous n'avons pas je vais revenir sur les masques et nous n'avons pas d'alerte sur la le nombre de places de réanimation avec des chambres nécessaires flux d'air sur tout toutes les nécessités qu'on a connues dans le Covid. Concernant les masques je vais essayer d'être clair parce que visiblement je ne l'ai pas été forcément hier en tout cas d'après Madame Le Pen. Le stock stratégique de l'État est suffisant pour protéger le pays pendant minimum 3 mois en cas de vague épidémique.
Encore une fois je rappelle c'est pas la situation actuelle. Il est d'ailleurs supérieur à la cible actée en sortie de Covid-19. À ce stock stratégique s'additionne vous savez qu'il y a le stock stratégique de l'État et à ce stock stratégique s'additionnent tous les stocks privés et publics établissements de santé, opérateurs, entreprises, collectivités, permettant d'étendre de plusieurs semaines cette capacité de protection.
Notre capacité de production de masques sur le sol français est estimée entre 2,6 et 3,5 milliards de masques par an. Cette capacité de production nationale est suffisante pour faire face à une pandémie type Covid-19. Elle peut d'ailleurs être étendue si nécessaire.
Je le rappelle, il n'y a pas d'épidémie d'hantavirus dans le monde aujourd'hui et nous avons un seul cas dans notre pays. Ce virus, euh, je le rappelle aussi, d'après les études scientifiques que nous avons aujourd'hui, n'est semble moins contagieux que le Covid-19 puisque, à l'heure d'aujourd'hui, dans les études dont nous disposons, dont certaines qui sont bien faites puisque dans publiées dans le New England Journal of Medicine, ce virus se transmet sur des contacts rapprochés. Voilà ce que je peux dire, euh, sur, euh, ce sujet.
Merci beaucoup, Jean-François Rousset, pour Ensemble pour la République. Merci, Monsieur le Président. Merci, Madame la Ministre, de venir, encore une fois, nous apporter des compléments d'information.
Bon, moi, je vais dire un mot bref pour la patiente qui est toujours hospitalisée et je lui souhaite un bon rétablissement et je pense à tous les soignants qui anticipent peut-être, quand on entend les discours des uns et des autres, une situation qui ne se produira probablement pas. Voilà. Euh, moi, je remercie le gouvernement et notre ministre d'avoir fait le choix de la transparence et de la pédagogie.
C'est pas si facile que ça parce qu'effectivement certains mots, euh, créent de l'inquiétude. Et chaque fois qu'on prononce le mot la Covid, pour moi, c'est négatif. Et pourtant, on est obligé de le faire puisque c'est à partir de cette épidémie qu'on a construit une stratégie qui marche et qui est efficace actuellement.
Vous venez de le dire sur les masques et cetera. Ma question, elle est simple. Je suis persuadé que euh l'évolution va rassurer tout le monde mais il faut aussi anticiper euh la stratégie à venir.
Euh comment envisagez-vous la la stratégie à venir et la communication sur euh l'évolution de de cette maladie actuelle puisqu'il y a finalement trois cas ? Euh tout disparaît dans quelques jours, il y a encore un petit peu d'inquiétude et puis euh le cas qu'on connaît pas qu'on a pas envie de vivre, c'est l'extension de l'épidémie. Et ensuite, euh comment communiquer à la fois en rassurant les malades et en évitant le catastrophisme parce que si gouverner c'est prévoir, c'est pas aussi prédire le pire quand c'est probablement pas le cas.
Voilà, merci. Monsieur le député, Madame la ministre. Merci euh merci pour votre mot pour les soignants.
Je tiens moi aussi à saluer euh l'ensemble des professionnels de santé qui sont très formés à prendre en charge ce risque euh de de risque infectieux euh actuellement et qui s'occupent donc des 5 + 22 euh personnes qui sont hospitalisées euh actuellement. Euh j'ai eu ce matin [raclement de gorge] d'ailleurs une réunion avec l'ensemble des représentants des professionnels de santé euh syndicats et ordres pour euh avoir un échange, répondre à leurs questions. Beaucoup de Français s'inquiètent et euh sont dans leur pharmacie en train d'acheter des masques.
Je le redis, il n'y a aucune raison euh de euh porter un masque actuellement concernant ce virus. Euh il n'y a pas de diffusion dans la population de ce virus. Euh sur l'anticipation, vous avez tout à fait raison et c'est vraiment notre responsabilité euh de de d'envisager, comme je le disais, euh tous les scénarios.
Je voudrais deux dire dire deux choses sur ce virus qui euh du coup nous nous nous nous questionne sur ces scénarios. C'est un virus qui a une incubation longue, c'est-à-dire que pendant 6 semaines, vous pouvez euh ne pas avoir la maladie et qu'elle apparaisse qu'au bout de la 5e semaine. Donc, on a euh ces 6 semaines d'incubation qui fait qu'il est possible qu'il y ait des cas et même statistiquement probable, si on se réfère aux chiffres des autres études, qu'il y ait des cas du bateau qui euh se positive.
Il est possible euh puisque on est on on a 2 mois d'incubation. Actuellement, je le redis, tous les cas dans le monde euh positifs euh avec cette souche hantavirus sont des euh passagers du bateau. Nous n'avons pas de cas euh euh contacts qui n'auraient pas été sur le bateau et qui euh est euh positif.
Parce que ça ça rentre dans les euh stratégies différentes euh que nous étudions. Et je voudrais vous apporter aussi une autre information que les les experts scientifiques euh ont évidemment euh euh m'ont apporté et ont confirmé, c'est que quand vous avez un test négatif, euh cela veut dire que vous n'étiez pas contagieux dans les jours précédents. Et ça, je pense que c'est très important parce que dans nos modélisations, euh notamment dans les cas contacts et tout ça, euh on prend ça en compte.
Concernant la communication, on n'est pas euh en phase euh de d'épidémie et de pandémie dans notre pays. Donc, je continuerai à faire la communication et avec le Premier ministre de la transparence. Donc, tout nouvel événement euh que nous connaissons, nous le euh partagerons.
Mais il n'y a pas à ce jour de communication euh euh formalisée euh de conférence de presse tous les jours. Il y a pas de de de raison, il me semble, là-dessus. Merci beaucoup.
Madame Karen Erodi pour le groupe LFI. Merci, monsieur le président. Madame la ministre, trois morts sur le MV Indos.
Un Français hospitalisé à Bichat dont l'état se dégrade, une mortalité de 30 à 50 % ni vaccin ni traitement. Hier lors de la question au gouvernement de ma camarade Élise Leboucher, vous n'avez répondu que par des formules de circonstances coordination proportionnalité sans un mot sur l'essentiel. Pourquoi cette épidémie et comment éviter la ?
Car l'hantavirus n'est pas un accident, c'est une zoonose symptôme symptôme du règle dérèglement climatique, de l'effondrement de la biodiversité, de l'élevage industriel, du braconnage et cetera. Hier le Covid d'aujourd'hui l'hantavirus demain ? Tant que vous refusez de nommer ces maladies pour ce qu'elles sont, vous courez derrière chaque crise.
Et courir derrière chaque crise, nous savons ce que cela produit l'urgence, l'improvisation et au bout du chemin l'atteinte à notre sécurité sanitaire et à notre liberté publique. Le conseil de défense sanitaire qui contourne le Parlement, les décrets qui tombent sans débat. La seule réponse possible c'est une planification transparente transparence sur les stocks vous dites alors que la Cour des comptes établit que près de 750 millions de masques ne sont pas mobilisables.
Transparence sur l'hôpital quand 108 établissements étaient en tension en janvier avec 28 plans blancs. Et transparence sur l'Organisation mondiale de la Santé, Trump l'a quitté, il refuse de payer les 260 millions qu'il lui doit qu'il lui doit. L'amputant donc de 18 % de son budget, c'est toute la coordination mondiale qu'il met à genoux et à un mois d'une Coupe du monde aux États-Unis, c'est dramatique.
Alors Madame la Ministre, quand gérerez-vous pardon ces maladies écologiques autrement que dans ? Quand assumerez-vous la planification sanitaire et quand comprendrez-vous que sans planification concertée collective et transparente, il n'y a pas de liberté publique qui ? Merci beaucoup Madame la Ministre.
Alors Je je je comprends votre question qui est importante puisque elle concerne la santé environnementale qui est un enjeu majeur et j'ai eu l'occasion déjà de de lors de nombreuses questions au gouvernement sur ce sujet mais qui me paraît être un un un sujet à part entière concernant cet hantavirus. C'est euh un virus comme je l'ai dit qui est connu depuis les années 90 et qui tous les ans en Amérique latine euh fait des cas et des des clusters euh connus puisqu'ils sont euh retracés dans la littérature scientifique. Euh à ce jour, nous avons un cas qui parce que euh la patiente était sur le le navire.
Alors vous savez qu'historiquement c'est assez intéressant mais les les les navires ont et sont vraiment des des des endroits historiques quand on regarde l'étude des épidémies euh en médecine. Euh on a euh des des des des cas de navires euh avec la peste ou des choses comme ça. Bon.
On n'est pas à ce stade euh ni dans une épidémie ni dans une pandémie. On a des patients qui sont allés voyager et qui dans un pays puisque le premier cas contact enfin le le la première personne décédée était avec sa femme euh c'est des ornithologues hollandais. Ils ont passé Ils ont passé plusieurs mois en Amérique du Sud à euh examiner et aller voir des des oiseaux rares et notamment un oiseau qui est euh qui se voit que sur des décharges euh en Patagonie.
Je ne dis pas que c'est là qu'ils ont attrapé le virus parce que ils ont fait plusieurs endroits où ils auraient pu euh l'avoir. Ils sont probablement montés sur le bateau euh avec euh ce euh virus. Donc oui, la santé environnementale est un enjeu euh majeur et d'ailleurs, je rappelle que le président de la République a porté récemment dans le sommet international sur le One Health et que nous avons des des des mesures et des une coordination internationale pour avancer ce sur ce sujet mais à ce jour euh concernant l'hantavirus, nous avons une patiente qui a pris un bateau où quelqu'un avait voyagé dans des foyers connus euh d'hantavirus.
Merci beaucoup. Monsieur Aurélien Rousseau pour le groupe socialiste. Merci merci monsieur le président madame la la ministre euh pour faire écho à la dernière question, j'ai envie de dire que que dans l'imprévu face à l'imprévu naviguer à vue est une compétence stratégique.
Et que ça me rassure plutôt de le dire ainsi que de reprendre cette vieille expression russe qui dit "Absolument idiot pas plan." Tout va selon le plan ce qui était une manière de dire qu'on allait dans le mur. Donc euh je pense qu'il est utile à la fois d'avoir des plans mais on sait que les plans sont la première victime de la guerre.
Donc euh pour le coup moi je je je continue à dire que euh la manière dont vous communiquez et je le dis d'autant plus tranquillement que ayant été acteur de la précédente crise, je considère que c'est beaucoup mieux fait que ce que nous avons mal fait il y a 6 ans. Donc je le dis je le dis euh tranquillement. J'ai euh j'aurais très rapidement euh six remarques.
Euh la première c'est que je souhaiterais monsieur le président et je ne suis pas membre de cette commission normalement mais il me semble qu'il y a une petite rotule qui manque. Il y a on est sous l'empire du décret euh d'avant-hier sur la situation sanitaire exceptionnelle. Je me dis qu'il ne serait pas absurde de se dire que par principe durant toute la le la la l'entrée enfin la durée de vigueur de ce décret chaque commission des affaires sociales la ministre puisse rendre compte des mesures de leur mise en œuvre et rendre compte à la commission qui au Parlement suit ces sujets.
Euh pardon pour la métaphore et le parallèle mais dès août 1914 le général Joffre était toutes les semaines devant le Parlement. Deuxième point euh si on fait le le retour sur ce qui a sur les gros chocs et les grosses blessures et pour ma part le ce qui me fait encore ce qui reste la principale blessure de la Covid et il n'y a sans doute aucun rapport mais c'est l'impact qu'on avait pas vu sur les populations les plus précaires. La santé aujourd'hui, c'est certes et un autre collègue le disait à l'instant la santé environnement, c'est aussi les déterminants 2 minutes hein. sociaux de santé, je finis les déterminants sociaux de santé.
Troisièmement, je redis, on l'a dit hier, Santé publique France, le lien science société, la prévention, si on si ça n'est pas remis en cause, on ira on ne on n'y arrivera pas. Et dernier point, où en êtes-vous dans le travail avec l'ordre des médecins sur la lutte contre les fake news et notamment la le le les médecins qui de ce point de vue ne respectent pas la déontologie médicale, pardon d'avoir débordé. Merci merci beaucoup.
On a appris de de la crise en tout cas euh euh je le dis avec humilité, je je je je pense qu'il y a encore beaucoup à apprendre, mais on a appris de la dernière pandémie, notamment au niveau international avec un déclenchement de l'Organisation mondiale de la Santé qui a été très rapide. Je rappelle que dans la dernière crise, ça avait mis plusieurs mois, là on est en terme de jours avec une coordination internationale beaucoup plus importante et un partage d'informations, c'est-à-dire très vite la France a su que il y avait une alerte sur un bateau avec des ressortissants français. Sur le décret, oui, pardon parce que le monsieur le président Valto aussi posé la question, j'ai pas répondu.
Donc on a un décret qui a été pris le 10 mai qui ce décret permet de prendre des arrêtés préfectoraux pour des mesures d'isolement nécessaires. Dans ce décret, donc concernant concernant les cinq personnes du bateau et les 22 personnes des vols. Dans ce décret, ce décret court pour 42 jours et tous les 14 jours, l'arrêté préfectoral doit être refait.
Comme je l'ai fait aujourd'hui de venir devant la la commission, je évidemment euh viendrai euh devant chaque commission euh demander, c'est le rôle du Parlement de contrôler le gouvernement euh qui prend dans ce genre de situation elle les responsabilités euh qu'elle a à prendre. Sur euh les déterminants, je les ai bien en tête. Pour votre information, demain, j'ai euh des euh longues réunions avec des des les experts scientifiques qui nous entourent pour définir justement toutes ces euh stratégies, ces modélisations possibles et ça fait partie des éléments que nous prendrons en compte.
Sur Santé publique France, j'entends bien votre message. Il est pas question euh je le redis, je l'ai dit à nombreuses reprises, j'ai pu faire des courriers. Euh, le fait de pouvoir euh récupérer de Santé publique France de façon beaucoup plus directe en pilotage et notamment en crise des stocks stratégiques permet de renforcer la mission régalienne du moment de la crise.
Mais aucune de ces évolutions de Santé publique France n'ont interagi avec la la prise en compte de la crise là et notre action ensemble commune quotidienne biquotidienne voire trois fois quotidienne euh euh n'est pas euh bousculée. Enfin, euh le dernier point, c'était sur euh les fausses informations, c'est ce que j'ai essayé d'exprimer en début de de de de de de d'audition, c'est que à l'heure où énormément de fausses informations circulent, on a encore plus de transparence euh à faire et à partager l'information. Donc, j'étais ce matin avec l'ensemble des professionnels de santé, syndicats et ordres pour pouvoir partager cette information et on a tous une responsabilité, je le crois, dans ce partage d'information validée scientifiquement.
Merci beaucoup. Yannick Nader pour le pour la droite républicaine. Merci monsieur le président.
Merci madame la ministre de pouvoir vous rendre disponible pour apporter les réponses et aux parlementaires et finalement nous permettre d'exercer la mission de de contrôle de l'action du gouvernement. Quatre quatre points s'il vous plaît. Le premier, permettez-moi quand même de rendre hommage aux soignants et je le dis d'autant plus aisément dans cette commission que parfois lors des phases budgétaires, on leur fait porter quand même parfois toujours un peu de responsabilité.
Donc il faudra quand même qu'on trouve le juste mesure entre les accuser parfois de de dépenser l'argent et de les applaudir quand les crises arrivent. Rappelons quand même que le taux de létalité de de ces virus sont importants et que un certain nombre d'entre eux sont s'exposent malgré les moyens de protection pour prendre soin des personnes contaminées. Le deuxième point, cet après-midi madame la ministre, vous allez rencontrer vos homologues européens.
Simplement, quel est-ce que vous avez quelques points concrets de coordination, d'harmonisation que vous souhaitez aborder avec vos collègues sur la définition notamment des cas contacts et leur prise en charge, sur les durées de quarantaine et puis comment est-ce qu'il y a la question de se poser sur la traçabilité des vols notamment en provenance des zones à risque qui sont des sujets importants qui ne possèdent pas forcément des réponses cet après-midi, mais j'imagine que c'est des sujets qui vont être évoqués. Le deuxième point, le troisième point pardon, est au niveau national, c'est notre capacité de diagnostic sur le territoire. Nous avons 22 cas contacts qui sont dans dans plusieurs villes.
Donc est-ce que nos laboratoires sont en capacité de pouvoir réaliser ces PCR spécifiques pour la souche Andes de cet hantavirus et est-ce que le centre national de référence sur les fièvres hémorragiques virales est en mesure d'absorber cette montée en charge et puis dernier point pour faire écho à Aurélien Rousseau sur la désinformation, moi je vous dirais quand même que c'est un sujet extrêmement préoccupant, c'est pour ça que j'avais confié cette mission à trois scientifiques pour faire des des propositions et des préconisations et je crois que nous devons tous lutter contre la désinformation et quand je vois certains propos de personnalités politiques qui sont qui propagent des idées très populistes et bien ce n'est pas de nature à à rassurer donc je crois que il faut raison garder, je crois que les mêmes personnes qui disent que nous en faisons trop maintenant parlementaires inclus seront les mêmes qui diront qu'on n'en fait pas assez donc je crois que nous avons tous à remettre à contrôler notre parole et à rappeler nos sources quand nous prononçons un certain nombre de sujets. Merci beaucoup. Merci beaucoup.
Merci monsieur le ministre. Madame la maire sur le les les les les la coordination euh entre les différents États de la zone européenne euh les la coordination se fait, vous le savez par l'OMS et puis par le centre de coordination européen. La position de la France souhaitée par le Premier ministre et que euh je soutiens et que nous puissions être un pays euh qui pèse dans une stratégie de principe de précaution, je veux dire et qui euh qu'on a pris depuis le début en décidant d'hospitaliser euh [grognement] les 22 personnes plus les cinq du du bateau.
Donc jusque-là, il y a eu des échanges informels que j'ai eu avec les les certains des homologues euh des pays, ce soir ça sera une réunion un peu plus un peu plus formelle avec de nombreux pays. L'idée de cette réunion, elle est déjà de partager euh les informations et de pouvoir euh porter nos arguments de décision politique. En parallèle de ça, j'ai souhaité qu'il puisse y avoir et on est en train de travailler à ça, un réseau d'experts scientifiques aussi.
Euh souvent les scientifiques se connaissent bien en plus sur ce euh sur ces pathologies et donc un réseau d'experts scientifiques pour nous aider à faire euh ce apporter le poids de la France dans dans dans sa façon de de faire envers les autres pays. Vous avez raison sur les tests, j'ai oublié de répondre d'ailleurs tout à l'heure sur la cette même question, la capacité des tests. Vous savez que c'est des tests PCR, donc analyse euh du du du gène euh qui se font à l'Institut Pasteur actuellement.
Euh en terme de quantité de matériaux pour faire les tests, on n'a pas de sujet euh on n'a pas de sujet de de de pénurie ou de trucs comme ça, ça c'est pour le matériel nécessaire. Le seul endroit en France actuellement où c'est fait, c'est à l'Institut Pasteur, centre national de recherche. Même avant que ce virus arrive sur notre sol, [grognement] euh les la commission de recherche épidémiologique et biologique avait débuté un travail pour que ces tests puissent se faire dans les différents centres euh hospitaliers qu'on appelle les établissements les ESR établissement euh santé référence qui sont des centres donc dans les dans les centres hospitaliers universitaires où dedans il y a des infectiologues, des virologues, des euh professionnels de santé où tout le monde est très formé par rapport à ces sujets infectieux.
Et donc le le ce travail d'installer la possibilité de faire des tests en région dans ces centres était déjà débuté, nous l'accélérons, nous proposons de la de l'accélérer. Merci beaucoup Marie-Christine Marie-Charlotte pardon Marie-Charlotte Garin, excusez-moi. Je sais pas pourquoi.
Marie-Charlotte Garin. Vous allez me contrarier monsieur le président. oui oui non mais un moment d'inattention, ça m'arrive.
Attention. Merci monsieur le président madame la ministre depuis plusieurs jours notre pays découvre avec inquiétude la situation autour du navire MV Ondine et les cas d'entavirus signalés à bord. Derrière l'émotion et l'inquiétude qui sont légitimes, il y a une question simple qui se pose et ça a déjà été évoqué dans cette commission.
Avons-nous collectivement tiré toutes les leçons des précédentes crises ? Ce qui frappe aujourd'hui, c'est pas seulement la dangerosité potentielle du virus, c'est aussi le sentiment d'une gestion tardive, insuffisamment coordonnée et insuffisamment transparente et ça c'est l'héritage direct de la mauvaise gestion de la crise Covid. Il y a plusieurs décès qui ont été signalés, des des passagers qui ont été débarqués dans différents territoires avant que les opérations de suivi des cas contacts ne soient pleinement engagées et j'ai évidemment une pensée pour les familles concernées et pour les soignantes mobilisées.
Dans ce contexte, votre responsabilité, c'est évidemment de protéger la population avec sérieux, sans panique et sans minimisation. Il y a quand même une question qui traverse cette crise, c'est est-ce que il y a pas eu des considérations économiques et touristiques qui ont pu peser dans la gestion sanitaire de la situation notamment au tout ? Dimanche soir, il y avait France Info qui diffusait un documentaire qui mentionnait que les Espagnols avaient finalement refusé de garder le bateau à quai par crainte d'une baisse du tourisme en tout cas d'un impact sur leur économie touristique.
Une de mes questions, c'est pourquoi est-ce que la France n'a pas proposé de garder le bateau à ? On a eu un large sentiment en fait de flottement ces derniers jours et peut-être que cette proposition-là, ce choix-là, ça aurait pu permettre de prendre des décisions plus tôt ou plus fermement. Avec le groupe écologiste et social, on a d'autres questions.
Sur la question de la transparence, la priorité, c'est de s'appuyer sur des instances scientifiques existantes existantes pardon, sur leur expertise reconnue et sur leur indépendance plutôt que sur des communautés scientifiques ad hoc qui sont soumis aux politiques comme on l'a vu pendant le Covid. Justement, l'indépendance de Santé publique France aujourd'hui, elle est menacée. Vous projetez de transférer leur mission de gestion des stocks de produits de santé en cas d'urgence sanitaire au ministère de la Santé.
Les agents seraient donc sous l'autorité directe du ministère. Et dans ce contexte-là, comment contester des décisions qui ne sont pas fondées scientifiquement dès lors qu'elles viennent d'un supérieur hiérarchique ? Plus largement, vous mentionnez des mesures assez floues sur la question de la gestion des zoonoses.
Est-ce que le gouvernement y prévoit très concrètement des dispositifs de surveillance dans un contexte de dérèglement climatique et de description des des ? Et donc, où en est la stratégie française de préparation aux prochaines pandémies et crises sanitaires ? Je vous remercie.
Merci Madame Garin. Madame la ministre. Ouais, je vais commencer par Santé publique France.
Santé publique France, le fait de de raccrocher les les stocks stratégiques est une recommandation de l'IGAS suite à la crise Covid. Donc, on peut pas nous dire "Vous tirez pas les leçons de la crise Covid." et en même temps, voilà.
Donc, pour vous rassurer, euh l'indépendance de Santé publique France n'est absolument pas euh euh concernée euh par ces évolutions. D'ailleurs, je le je le dis, hier, la conférence de presse que j'ai faite et tous les jours était faite avec la directrice Caroline Semail de Santé publique France, qui est dans le groupe d'experts, des scientifiques avec qui je travaille depuis le début. Donc, évidemment que l'expertise indépendante de Santé publique France euh est euh respectée et absolument nécessaire dans leurs compétences.
Et c'est justement ce que nous renforçons et que nous voulons renforcer, c'est de euh la la compétence et l'indépendance euh d'expertise scientifique de Santé publique France. Sur votre question pour le bateau, euh c'est une question importante puisque beaucoup de enfin, quelques Français en tout cas me me l'ont posée. Pourquoi on n'a pas euh laissé les gens sur le ?
Au moins, on était sûrs que le virus sorte pas du bateau. Alors déjà, si on a sa grand-mère sur le bateau, je pense qu'on pose pas la question. Euh, mais de toute façon, si ces malades s'étaient aggravés, notre patiente actuellement qui est à Bichat se serait aggravée sur le bateau.
Il aurait fallu, parce qu'on ne laisse pas euh, des personnes décédées sans rien faire, il aurait fallu euh, aller la chercher à un moment où l'aggravation est très très rapide. En fait, dans cette maladie, visiblement, l'aggravation est très très rapide. Et donc, dans des conditions euh, euh, très difficiles pour la personne, avec une perte euh, de de de chance euh, évidente.
Et donc, chaque nationalité de ce bateau, chaque gouvernement était responsable euh, de cette compétence-là et donc, euh, devait euh, rapatrier euh, ces euh, personnes. Et je suis désolée, parce que j'ai oublié la dernière question, je crois. Et sur le le sur les zoonoses euh, et sur les maladies infectieuses émergentes, je l'ai dit tout à l'heure, c'est un enjeu euh, majeur qu'on a qu'on rentre dans euh, le le le une seule santé, le le One Health.
Euh, je rappelle qu'il y a toujours le soutien massif de la France euh, dans euh, le cadre de cette recherche, euh, qu'on continue d'une recherche très euh, translationnelle avec la recherche industrielle, la recherche scientifique et que l'engagement de la France est est très importante pour travailler euh, avec d'ailleurs les autres États membres, parce qu'on voit bien qu'il faut pas travailler que la France sur ce sujet. Euh, depuis euh, enfin, et que le le l'impulsion donnée par le président de la République avec One Health nous permet de travailler euh, sur ces sujets. Merci beaucoup.
Nicolas Turquois Turquois pour les démocrates. Vous avez un problème avec les noms, monsieur le président. Non non non non, c'est Euh, merci, madame la Ministre de de venir.
Donc comme ça a été dit par certains, mais moi je je je tiens d'abord au préalable à saluer euh les mesures qui ont été prises et la communication que vous faites que le gouvernement porte sur ce sujet. Euh, m'associer aussi au au au remerciements et et aux félicitations qu'on peut qu'on peut envoyer, au soutien qu'on peut envoyer au personnel qui prend en charge. Et je voudrais aussi souligner, moi je trouve qu'il y a un élément de responsabilité du gouvernement espagnol qui a pris la responsabilité d'accueillir ce bateau euh à Tenerife pour prendre en charge et apporter une une une une une prise en compte de des des des personnels qui pourraient être concernés.
Mais de fait, sur ce bateau, il y avait une centaine de personnes. Euh, la France met en place un dispositif très structuré de suivi des cas contacts, mais 100 personnes de par le monde, je ne suis pas sûr que tous les pays aient la même la même attention euh vis-à-vis de ces cas contacts potentiels, parce que 100 personnes qui en rencontrent chacune 10, ça fait tout de suite un côté exponentiel. Comment envisagez-vous euh la stratégie au-delà même des pays européens, parce que le le le monde n'arrête pas de tourner, les avions n'arrêtent pas de voler euh pour suivre euh ce que deviennent ces 100 personnes de par le monde euh et qui sont un risque potentiel pour demain ou ?
Merci monsieur le député. Madame la Ministre. Ouais.
Il y avait 147 personnes sur le bateau, 23 nationalités. On a euh on a euh il y a il y a il y a deux choses, je pense, qu'il faut avoir en tête. C'est qu'on n'est pas euh dans une épidémie de rougeole ou dans une épidémie de Covid, visiblement, à ce jour avec les données de la science que nous avons sur ce virus connu.
La transmission se fait beaucoup plus euh probablement de façon très rapprochée effectivement euh par gouttelettes euh aéroportées mais rapprochées. On n'est pas On est probable dans les chiffres qu'on a des études d'Amérique latine, on n'est pas euh dans une contamination euh euh autant importante que d'autres virus. La question que vous posez euh c'est comment au niveau euh international, on met en place euh la récupération des informations et alors c'est l'Organisation mondiale de la Santé euh qui a organisé cette coordination internationale qui est étroite et là pour le coup, c'est ce que je disais tout à l'heure, on a appris du Covid parce que euh dans la même situation, ça avait mis beaucoup plus de temps.
Au niveau européen, c'est la Commission européenne qui ré- a réuni euh quotidiennement très régulièrement le Health Security Committee afin de partager euh toutes les évaluations sanitaires, coordonner les doctrines de prise en charge et préparer les opérations de rapatriement et en parallèle, l'OMS organisait des échanges réguliers quasi tous les jours euh à entre les points focaux nationaux afin d'assurer un suivi en temps réel de l'évolution de la situation et de coordonner le retour des croisiéristes dans leurs pays respectifs. Et l'OMS, si vous avez vu tous les jours, donne le nom de cas euh dans le dans le monde en tout cas, euh répertorie un nombre de cas. Nous sommes hier à 11 cas tous qui étaient euh du bateau.
Merci Merci beaucoup Madame Nathalie Colas-Stellier. Merci euh Monsieur le Président. Merci euh Madame la Ministre pour votre présence ce matin.
Alors nous avons pris connaissance avec attention des éléments que vous avez partagés hier en conférence de presse et ce matin euh ici même et je voudrais dans un premier temps saluer cette transparence euh dans un contexte où évidemment la tentation du raccourci médiatique est très forte. Alors vous avez eu raison de le dire, nous ne sommes pas euh face à un nouveau Covid, la situation est même et les équipes scientifiques l'ont l'ont souligné, une fenêtre d'opportunité rare parce que nous disposons d'un foyer identifiable de cas contacts dénombrables donc d'une chaîne de transmission potentiellement maîtrisable. Mais c'est précisément parce que cette fenêtre existe que je souhaite vous poser trois questions sur la manière dont le gouvernement traduit en pratique les recommandations scientifiques.
Tout d'abord s'agissant du périmètre de du principe de précaution. Vous avez appliqué des mesures strictes aux passagers du navire et à ceux des cas contacts de vols identifiés mais compte tenu des incertitudes que vous avez vous-même rappelées notamment sur la contagiosité possible 48h avant l'apparition des symptômes, est-ce qu'il ne faudrait pas envisager une interprétation plus extensive de ce principe en élargissant le cercle des personnes concernées quitte à le resserrer à posteriori. S'agissant ensuite de la durée de l'isolement.
Vous évoquez une hospitalisation minimale de 15 jours pour les cas contacts. Or l'Académie de médecine nous a adressé hier un courrier préconisant une période d'isolement de 6 semaines pour les personnes à risque, une durée qui correspond d'ailleurs au délai maximal que vous avez prévu dans votre propre décret. Donc pouvez-vous dès lors clarifier si l'isolement a bien lieu pendant 42 jours et quelles sont les modalités précises de cet ?
Et enfin et si un scénario plus pessimiste venait à se produire ce que évidemment nous souhaitons pas, le gouvernement travaille-t-il déjà sur d'éventuelles mesures plus restrictives et est-il prêt à déclencher des mesures ? Je vous remercie. Alors merci pour votre pour votre question.
Vous l'avez dit, je pense c'est très important de le redire, on agit on est dès le début d'un risque de de de virus et donc il est très important d'agir dès le début pour briser les chaînes de transmission. C'est ce que nous avons mis en place avec un principe, je l'ai dit de de précaution qui a permis que toutes les personnes en France qui ont été en contact alors dans le bateau dans le 1er vol ou dans le 2e vol soit hospitalisé dans des services spécialisés où les professionnels de santé et les locaux sont adaptés à leur prise en charge pour éviter tout risque de transmission. Je pense qu'il y a des éléments importants sur le virus.
C'est vrai que dans les 48 heures avant les symptômes, il y a probablement d'après les scientifiques des prodromes qui sont par exemple une fatigue donc ils sont pas forcément signalés, la fièvre arrive 48 heures après. Donc ça c'est ce que nous disent les experts scientifiques. Ce qu'ils nous disent aussi, c'est que quand vous avez un test négatif, vous n'êtes pas contagieux.
Vous n'avez pas pu contaminer des gens avant. Ça c'est important je pense dans le raisonnement des cas contacts, des contacts de contacts parce que évidemment nous travaillons sur tous ces scénarios qui est contact, qui est contact de contact, contact de contact de contact. Nous sommes avec les experts scientifiques qui m'accompagnent au travail sur ce sujet mais en tout cas, un test négatif, vous n'êtes pas contagieux avant.
Donc on aura l'ensemble des tests pour l'ensemble de nos 22 alors les 5 on a déjà les tests une positive et 4 négatifs, c'est refait tous les 2 jours test dans la prise en charge et pour l'ensemble des 22, nous aurons l'ensemble des tests ce jour. Ce qui veut dire que si l'ensemble des 22 a un test négatif ce jour, ils n'ont pas été contagieux avant. L'arrêté, le décret que nous avons pris que le 1er ministre a pris, c'est 42 jours mais un arrêté préfectoral doit être pris tous les 14 jours.
Mais on a couvert le décret pour ces 22 personnes plus 5 pour 42 jours parce que oui, l'incubation et on est en accord avec l'académie de médecine, l'incubation étant longue de 42 jours, nous avons pris un décret qui peut durer 42 jours et nous avons décidé qu'il y ait des arrêtés préfectoraux tous les 14 jours parce que nous savons aussi que la science évolue et que nous voulons avec les experts scientifiques qui nous entourent décider au fur et à mesure aussi de l'évolution des données scientifiques. Merci beaucoup Yannick Monnet pour le groupe GDR. Merci monsieur le président, madame la ministre.
Moi je salue votre intervention devant notre commission car elle répond à un besoin d'information transparente et régulière sur la situation actuelle et les mesures mises en œuvre par le gouvernement pour y faire face. J'espère juste que cette situation ne sera pas parasitée par le débat de la présidentielle de 2027 dans les réactions des responsables politiques. Mais outre la transparence du gouvernement dans un cas comme celui qui nous préoccupe aujourd'hui, nous savons aussi à quel point l'expertise scientifique indépendante est cruciale pour guider au mieux la décision publique et je partage l'idée qu'il faut que les responsables politiques dont nous nous nous sommes partis soient responsables mais dès que nous posons des questions, nous ne nous sommes pas accusés de porter la suspicion et c'est pour ça que je voudrais vous parler, comme je l'ai écouté tout à l'heure, je voudrais vous parler de Santé publique publique France.
En 10 ans d'existence, Santé publique France a montré toute la pertinence d'une agence publique alliant surveillance de l'état de santé de la population, veille alerte sanitaire, prévention et promotion de la santé. Cette cette agence permet de maintenir une distinction essentielle entre l'évaluation scientifique des risques d'une part et la [grognement] décision politique d'autre part. Pendant la Covid, euh Santé publique France a assuré des fonctions essentielles comme l'analyse épidémiologique quotidienne, l'appui à la décision publique, la gestion logistique des produits de santé, des actions de prévention ciblées et cetera.
Et et et même si vous avez répondu à certaines préconisations, votre décision a immédiatement soulevé une vive incompréhension et pas seulement des agents directement concernés. 350 scientifiques et professionnels de santé publique ont rapidement publié une tribune expliquant pourquoi affaiblir ou fragmenter cette agence constituerait une grave régression d'autant que les risques épidémiologiques comme nous le constatons aujourd'hui ne sont pas derrière nous. Ma question est donc simple, à l'aune de l'actualité, pensez-vous qu'il soit vraiment opportun de remettre en cause cette expertise publique scientifique et surtout indépendance en santé indépendante en santé.
Merci. Merci beaucoup Madame la Ministre. Merci euh merci monsieur le président euh monsieur le député, j'ai j'ai pu euh je je sais pas en fait comment je je peux le dire d'autres que effectivement les stocks et réserves stratégiques conformément aux recommandations post-crise Covid de du rapport IGAS sont euh transférés euh au centre de crise direction de crise du ministère.
Concernant la mission de surveillance euh de sécurité sanitaire de Santé publique France, son évaluation, son expertise est préservée. Nous n'y touchons pas. Mais je sais que dès le début il y a eu des craintes et je les comprends en fait ces craintes.
Nous avons une une agence indépendante de sécurité sanitaire. Enfin, je suis médecin, je je suis citoyen, j'y tiens à cette indépendance. Indépendance scientifique.
Scientifique oui. Très bien, merci beaucoup. On continue le le le feu des questions Michel Lozana.
Alors très rapidement mais vous avez répondu Madame la Ministre à la question que je voulais vous poser sur la mutation et le séquençage. Alors je voudrais faire euh avoir une réflexion. Tout d'abord merci et beaucoup l'ont dit euh pour cette séance de de euh de transparence que vous faites ce matin, que vous avez fait hier aussi et c'est très important, c'est une transparence et une mise au point scientifique.
Mais on voit que pendant la crise du Covid et cette crise aussi, la santé c'est un terreau vraiment fertile pour la désinformation et les fake news en particulier sur les réseaux et puis c'est l'occasion pour certains d'agiter les peurs pour en tirer un bénéfice politique, on l'a même vu dans cette commission. Donc est-ce que Santé publique France ne pourrait pas être chargée d'une réponse scientifique autonome régulière sur toutes ces fake news médicales sur la santé qui se multiplient plutôt que de créer des au coup par coup des comités scientifiques parce que on l'a vu ça aussi été dit chaque fois qu'il y a un politique qui parle il y a aussi une suspicion. Donc il faudrait me semble-t-il un organisme scientifique indépendant mais qui soit chargé de cette réponse là.
Madame la ministre. Oui merci sur la la première question du séquençage donc je l'ai dit on est est presque à 100 % du séquençage à ce stade il y a pas de mutation et dans les jours qui viennent on va avoir la réponse de l'Institut Pasteur qui fait ce séquençage. Sur la lutte contre les fake news c'est un travail quotidien c'est une des raisons pour lesquelles j'ai voulu cette conférence de presse avec les experts scientifiques avec Santé la directrice de Santé publique France hier en parallèle de ça et avant ce virus nous travaillons à une structuration de d'info vigilance que j'aurais pour lequel je suis en train de de de construire dans l'opérationnalité j'avais pu annoncer déjà que on créait cette info vigilance en gros l'idée c'est qu'il puisse y avoir des groupes d'experts indépendants qui quand ils sont spécialistes d'un sujet puissent se coordonner pour répondre très vite aux fausses informations et casser là aussi le l'acheminement de la fausse information.
Voilà. Christophe Benz. Merci monsieur le président, madame la ministre.
Alors oui, gouverner c'est prévoir et c'est anticiper. Pour le groupe Rassemblement National, notre collègue Thomas Ménagé vous a posé tout à l'heure un certain nombre de questions précises et vous y avez apporté un certain nombre de réponses partielles. Madame la ministre, nous vous demandons des chiffres.
Vous nous avez répondu sur les besoins, sur les cibles, sur les capacités de production française de masques, mais nous n'avons pas de chiffres sur le reste. Nous avons posé la question des stocks de masques, euh la question de la date de péremption de ces masques, le nombre de blouses, le nombre de surblouses, le nombre de tests et l'origine de ces tests. Madame la ministre, nos questions sont précises, nous attendons des réponses précises, même si évidemment nous pouvons comprendre qu'à ce stade vous n'ayez pas toutes les réponses, mais dans ce cas-là, il suffit de nous le dire.
Je vous remercie. Madame la ministre. Merci.
Euh sur les stocks stratégiques pour les masques, j'ai détaillé et été précise, il me semble. Sur les blouses, les surblouses, les blouses et les surblouses, euh alors, sur les blouses, nous Madame la ministre, vous allez les redonner. Sur les blouses, les surblouses, vous savez que c'est euh les établissements de santé.
Moi, ce que je peux vous dire à ce jour, c'est que euh dès l'alerte OMS, nous nous sommes réunis euh avec la cellule de crise, nos directions, direction générale de la santé, à qui j'ai demandé de faire un point euh de situation sur l'ensemble des éléments si jamais on était dans une situation type pandémie euh grave. J'ai donc les éléments de rassurance sur tous les éléments que vous avez proposés, même d'autres que j'ai demandé, euh qui à ce jour ne nous permettent pas, enfin qui à ce jour ne euh donnent pas d'alerte particulière. Je Je que j'ai été claire, notamment sur les masques.
Euh Madame Bamana. Merci monsieur le président. Madame la ministre, à Mayotte, les épidémies frappent durement la population, maladies vectorielles comme le paludisme, chikungunya, dengue, mais aussi maladies favorisées par la consommation d'eau non potable comme l'hépatite A, la typhoïde ou la gastro-entérite.
Pourtant, les Mahorais constatent l'absence de message de prévention claire, massive et régulière de la part de l'ARS alors même que l'information sanitaire devrait être une priorité absolue. La situation est d'autant plus préoccupante dans les bidonvilles ainsi que dans le fameux camp migrant de Tsounzou situé dans une mangrove où les conditions d'hygiène et de promiscuité constituent un foyer épidémique dangereux d'abord pour les occupants mais aussi pour toute la population de Mayotte. Madame la ministre, j'ai deux questions.
À quoi sert aujourd'hui l'ARS de Mayotte si elle est incapable de piloter une véritable politique de prévention, d'alerte et de santé publique pour les ? Deuxièmement, comment l'ARS pourra-t-elle gérer demain les mesures d'urgence liées à l'orthantavirus sachant que nous avons déjà le ? Je vous remercie.
Merci Madame la ministre. Merci euh Madame la députée, je sais votre votre intérêt sur le sujet puisque on est régulièrement en contact. Euh peut-être redire ici euh que euh l'ARS, le nouveau directeur de l'ARS étant arrivé, il est accompagné euh des inspecteurs euh généraux des affaires sociales de l'IGAS pour faire la mise en place de toutes ces stratégies.
Donc vous le savez euh je le crois euh qu'il y a un engagement très important. D'ailleurs, j'aurai l'occasion euh probablement de venir euh prochainement. Merci Merci.
Merci beaucoup. Madame de Gorce est là. Merci monsieur le président.
Madame la ministre, depuis 20 jours, les soignants des cliniques privées de Perpignan sont en grève pour dénoncer l'épuisement physique et psychologique des équipes, les difficultés de recrutement, du matériel vieillissant et parfois défectueux, des locaux inadaptés et la dégradation continue des conditions de prise en charge. Cette situation entraîne un report massif de patients vers l'hôpital public déjà sous forte tension. Les conséquences sont lourdes.
Des opérations sont reportées, des traitements sont retardés, certaines chimiothérapies sont limitées. Derrière ces chiffres, il y a des patients, des familles et des soignants à bout de souffle. Ma question est donc simple.
Comment notre gouvernement entend-il préparer notre système de santé à un risque sanitaire émergent d'hantavirus alors même que nos capacités hospitalières sont déjà saturées dans certains territoires, notamment les ? Quelles mesures concrètes de surveillance, de coordination avec Santé publique France, de mobilisation hospitalière et de soutien au personnel soignant comptez-vous mettre en œuvre afin d'éviter qu'une nouvelle crise sanitaire ne trouve notre système de santé une nouvelle fois affaibli et ? Euh comment comptez-vous garantir la continuité des soins dans les Pyrénées-Orientales et accompagner à la fois les hôpitaux publics, les cliniques privées qui participent pleinement à la permanence des ?
Je vous remercie. Merci beaucoup, madame la ministre. Merci.
Alors, on est un peu loin de de du virus, mais je vais vous répondre. Euh redire quand même, parce que votre question, si des gens nous écoutent, peuvent euh euh encore plus inquiéter sur la situation à date liée au virus. La première chose, c'est que je vais répondre à votre question mais la première chose c'est quand même de bien redire, il n'y a pas de circulation virale ce jour dans notre pays et tous les patients qui sont dans notre toutes les personnes qui sont dans notre pays qui auraient éventuellement été en contact sont en hospitalisation dans des services spécialisés qui avec des professionnels formés pour éviter de la transmission éventuelle de ce virus.
Maintenant, vous posez la question sur l'état de nos établissements de santé publique en France. Je vous rappelle que lors du dernier PLFSS budget de la sécurité sociale que nous avons monté, je rappelle que j'avais pu augmenter de 850 millions le budget prévu pour nos établissements de santé un nom d'homme un objectif national de dépenses d'assurance maladie de 3,1 % ce qui nous a permis d'avoir des tarifs stables. Je pense que nous avons montré notre engagement depuis ces dernières années pour l'hôpital.
Merci beaucoup monsieur Florquin. Madame la ministre, je souhaite vous interroger sur le risque sanitaire lié aux infections à hantavirus en particulier dans le département du Nord. Nous vous avons adressé en début de semaine à l'initiative de mon collègue Alexandre Dufossé et des parlementaires Rassemblement National du Nord un courrier afin d'attirer votre attention sur cette situation préoccupante.
Selon les éléments rappelés dans ce courrier Santé publique France a recensé 75 cas humains en France hexagonale en 2024 hors le département du Nord, on a enregistré 13 à lui seul soit le niveau le plus élevé à l'échelle nationale. Cette situation appelle une vigilance particulière pour les personnes les plus exposées notamment les agriculteurs, les forestiers, les chasseurs, les agents communaux ou les habitants des zones rurales ainsi que les randonneurs et usagers de bâtiments susceptibles d'abriter des rongeurs. Ma question est donc la suivante, pouvez-vous nous préciser l'état de la surveillance épidémiologique de l'hantavirus dans le Nord, les enseignements tirés des cas recensés en 2024 ainsi que les mesures que le gouvernement entend prendre pour renforcer la prévention et l'information du public comme des professionnels exposés.
Je vous remercie. Merci beaucoup Madame la Ministre. Alors, il y a des cas comme je l'ai dit euh au début d'hantavirus en France tous les ans euh l'hantavirus, vous savez pourquoi ça s'appelle ?
C'est parce que c'était une rivière entre les deux Corées, c'est des Coréens qui ont découvert ce virus dans les années 70. Comme c'est des Coréens qui ont découvert, ils ont pris le nom de la rivière Hantan qui est entre les deux Corées et donc ça s'appelle l'hantavirus. L'hantavirus de l'ancien monde découvert en Corée en 1970, cet hantavirus là, il existe dans nos pays en Europe, dans notre pays avec une dizaine de cas euh connus par an.
Il ne se transmet pas entre les hommes ce virus là euh donc l'ancien monde euh et euh il donne des atteintes qui sont plutôt des atteintes rénales qui peuvent parfois être graves avec des insuffisances rénales. C'est typiquement euh la personne qui est en contact avec des des des rats euh enfin qui a eu fait des excréments et qui balaie euh quelque chose, la poussière avec l'excrément va arriver, il va inhaler euh cette poussière là et peut avoir une atteinte d'hantavirus d'une souche qui est une souche de l'ancien monde. Nous ne sommes pas avec l'hantavirus actuel du bateau sur les mêmes hantavirus.
C'est la même famille mais dedans il y a il y a beaucoup beaucoup de souches différentes. Sur la souche du bateau, c'est c'est la souche des Andes qui est la souche découverte dans les années 90 en Amérique Latine. Et pourquoi il ?
Parce que les les les deux personnes hollandaises ont été 4 mois en Amérique latine à regarder les oiseaux et probablement ont attrapé cette souche des Andes. C'est important parce que je pense qu'il faut pas qu'on mélange les deux parce que scientifiquement, ils donnent pas les mêmes complications. La souche des Andes donne des complications cardio-pulmonaires alors que la la souche de l'ancien monde donne des atteintes plutôt rénales avec une mortalité dans la littérature beaucoup plus basse que la mortalité dans la littérature de la souche des Andes.
Merci beaucoup, Monsieur Müller. Merci Monsieur le Président, Madame la Ministre, mes chers collègues. Tout d'abord, au nom du groupe Rassemblement National, je souhaite rendre hommage à notre personnel soignant au personnel soignant de notre pays.
La crise sanitaire liée au Covid-19 a révélé des dysfonctionnements majeurs dans la gestion de l'épidémie, de nombreuses incohérences dans les consignes, des pénuries de matériel, masques, gels, tests et de personnel soignant. Ainsi qu'une communication parfois contradictoire, source de confusion pour les concitoyens et les professionnels de santé. Ces erreurs, dont les conséquences ont été lourdes, ne doivent pas se reproduire.
Aujourd'hui, face à l'émergence du virus Hantavirus, deux questions urgentes se posent. Premièrement, pouvez-vous nous éclairer avec clarté et stabilité sur la dangerosité réelle de ce virus pour la population ? Nous attendons une réponse précise qui ne sera pas remise en cause dans les jours suivants, notamment lorsque Agnès Buzyn affirme sur TF1 que la létalité de ce virus s'élève de 30 à 50 %.
Deuxièmement, et on le répète encore une fois, quel est l'état des stocks stratégiques des hôpitaux français en masques, protections, gels hydroalcooliques et autres équipements ? Sommes-nous prêts à affronter une épidémie d'ampleur comparable au Covid-19 sans reproduire les erreurs du passé, notamment le manque de matériel et de personnel dans nos hôpitaux. La transparence et la et la préparation sont essentielles dans les crises.
Je vous remercie. Merci de de de votre question. Euh il est impossible de donner une donnée scientifique en disant dans la même phrase "Elle ne sera pas remise en cause." C'est le principe même de la science.
Une donnée est remise en cause, c'est comme ça que les scientifiques avancent. Donc ce que je dis aujourd'hui, c'est à partir des données et c'est pour ça que dès le début je suis entourée des experts scientifiques qui donnent les résultats des études qu'on a à ce jour. Et j'ai pu le dire au début euh de la de l'audition, cette cette situation va permettre aussi à la science d'avancer.
Aujourd'hui, dans les études et dans notamment dans la l'étude correctement faite du New England Journal of Medicine, journal qui fait référence, qui a une étude d'un anniversaire qui s'est passé dans une zone rurale euh en Amérique du Sud, la mortalité, puisque c'est ça votre question, était de 32 . Il y a d'autres études euh sur des plus petits nombres de cas en Amérique du Sud, toujours parce que c'est des zones rurales, puisque c'est là où il y a les rongeurs, voilà. Toujours en Amérique du Sud, dans des zones rurales, montrent une mortalité qui peut aller de 40 à 60 % avec cette souche.
Aujourd'hui, voilà le le taux de mortalité que je peux vous répondre d'après la science. Demain, avec des gens qui sont hospitalisés, qui vont être hospitalisés dans des endroits où il y a des réanimations, où l'évolution des réanimations s'est faite, où il y a des poumons artificiels, peut-être que la mortalité demain sera différente. Et vous direz peut-être comme ce que vous venez de dire là et qui euh et qui je trouve est important et je En fait, je vous remercie de poser la question parce que ça permet d'expliquer que oui, aujourd'hui, je peux dire que la mortalité de 32 % et peut-être que comme Agnès Buzyn l'avait fait à l'époque, dans 3 mois, je dirai qu'elle était un autre chiffre.
Et c'est pas parce qu'on s'est trompé, c'est parce que la science évolue. Merci beaucoup. Monsieur Alim Laatrache.
Monsieur le président, merci. Madame la ministre, mes chers collègues, tout d'abord, Madame la ministre, je tiens à vous remercier de votre présence, de votre soutien auprès des patients et du personnel hospitalier. Cette actualité autour de l'hantavirus suscite naturellement des interrogations chez nos concitoyens.
S'il vous plaît. Même si les autorités sanitaires indiquent à ce stade que la situation n'est peut-être euh ne peut être comparée à celle de nos à celle que nous avons connue, pardon, avec la Covid-19, chacun comprend que les Français restent particulièrement attentifs à toute menace infectieuse émergente. Car au-delà du virus lui-même, c'est aussi le souvenir encore très vif de la pandémie qui resurgit.
Depuis 2020, beaucoup de leçons ont été tirées. Des engagements importants ont dû être pris pour renforcer notre capacité d'anticipation et de réaction. Amélioration de la surveillance sanitaire, meilleure coordination entre les agences de santé et les territoires, reconstitution des stocks stratégiques, montée en puissance de certaines capacités industrielles, adaptation des protocoles hospitaliers et développement d'outils d'alerte plus rapide.
Aujourd'hui, face à à cette incertitude sanitaire, les Français souhaitent savoir si notre pays est réellement mieux préparé qu'il ne l'était il y a quelques années. Ils veulent savoir si nous sommes en capacité d'identifier plus rapidement une menace émergente, si les hôpitaux disposent des moyens nécessaires pour faire face à une éventuelle montée en charge, si les professionnels de santé du terrain reçoivent des consignes claires et coordonnées et si l'État est en mesure d'assurer une information transparente, réactive et crédible. Madame la ministre, ma question est donc la : qu'est-ce qui est aujourd'hui différent de la préparation sanitaire de la France par rapport à ?
Merci Madame la ministre. Merci. Je reprends la Merci euh pour votre question.
Euh le le la première chose quand vous êtes en responsabilité et quand vous avez une alerte OMS, vous il y en a régulièrement des alertes il y a des ministres dans la santé de de la santé dans la salle, ils savent très bien. Alors c'est souvent le weekend d'ailleurs, mais il y a souvent des alertes euh de d'épidémie virale. Dès que vous avez ces alertes-là, euh vous les prenez en considération et vous mettez en fonction du niveau de l'alerte en en en action l'ensemble des services du ministère, mais aussi comme je l'ai pu le dire euh des agences.
Euh là, on s'est associés dès le début avec des des experts euh scientifiques pour nous nous aider euh puisque c'était un virus connu et euh ensuite votre première euh vous prenez les mesures qu'il y a à prendre rapidement, c'est l'arrêté pour les cinq personnes qui étaient euh dans le bateau et ensuite vous euh vous communiquez évidemment sur cet arrêté, c'est ce qu'on a fait euh alors avec des communiqués de presse à ce moment-là. Et puis ensuite vous envisagez et vous essayez d'anticiper. C'est ça votre responsabilité quand vous êtes au gouvernement.
Et donc cette anticipation-là, la première chose a été de demander où on était la la préparation de notre système concernant les stocks, concernant euh euh les différents établissements, ce que nous avons fait. Et puis maintenant on est dans une phase et notamment qu'on travaille avec les des différents scénarios qui pourraient arriver donc des modélisations pour pouvoir à chaque fois mettre en face la déclinaison opérationnelle de tout ce qu'il y a à mettre en place si jamais ces scénarios arrivaient. Merci beaucoup monsieur Califer.
Merci monsieur président. Merci madame la ministre de nous donner quelques précisions. Écoutez au moment où je prends la parole peut-être que vous avez décelé quelques émotions et et peut-être une sensibilité particulière.
Et comme vous le voyez ou le sentez, je viens bien sûr d'un territoire qui a payé un lourd tribut à la crise Covid que nous avons connue tout dernièrement. Je ne sais pas s'il y a eu un véritable retour d'expérience sur nos territoires mais tout ce que je sais c'est que euh les les les États-Unis se sont retirés de l'OMS et que les Antilles-Guyane sont proches des États-Unis. Et que les gens vont continuer à circuler les euh euh dans un un temps qu'on ne connaît pas.
Si euh ça va arriver tout de suite ça ça va arriver tout de suite sauf que le président a a dit dans sa dernière phrase il y a une mobilisation pour le reste à venir. Et moi je m'inscris dans ce reste à venir qui peut être une aggravation. Madame madame la ministre euh pour essayer de corriger les choses que nous avons vécues sur nos nos territoires il y a quelques années avez-vous mis en place avec l'ARS des fiches réflexes euh actualisées sur le diagnostic et la prise en charge des cas sévères au cas où on aurait eu des cas sévères.
Quand vous vous avez dit qu'on a fait les choses pour la pour la France pour la nation mais souvent on oublie que les territoires d'outre-mer font partie de la nation. On oublie aussi de les agréger et toutes les mesures qui sont prises. j'aimerais vous demander aussi pour l'Outre-mer comment vous garantissez l'accès aux tests.
Les tests se faisant euh seulement euh disons dans les euh les euh labos Institut Pasteur, nous en avons chez nous, mais est-ce qu'ils font les ? Et les tests, il faut avoir une durée de 7 jours, quelque chose ainsi. Euh nous avons lors de la dernière crise sollicité des respirateurs.
Peut-être qu'il y a un terme technique médical plus précis. Que nous avons pas eu. Maintenant, l'idée serait ce que il y a des la mobilisation des médecins réanimateurs afin qu'on fasse euh face à bien sûr euh pardonnez l'expression à toute aggravation de la situation de là où nous nous trouvons.
Merci beaucoup, Madame la Ministre. Merci euh Monsieur le Député, ça me permet de saluer les les agences régionales de santé avec qui depuis le début euh évidemment euh j'ai des réunions une à deux fois euh par par euh jour puisque c'est les agences régionales de santé notamment qui sont en lien pour hospitaliser les cas qui ont été identifiés euh sur le sol et permettent leur hospitalisation. Donc avec les agences de régionales de santé depuis le début euh nous travaillons et nous travaillons évidemment avec les agences régionales de santé des Outre-mer euh aussi.
Euh les mesures des agences régionales de santé, c'est évidemment comme je l'ai dit tout à l'heure, on met tout euh l'État et les services de l'État et les agences en action à l'anticipation. Il n'y a pas de cas euh à ce jour euh en Outre-mer euh identifiés. Euh s'il y avait besoin de réaliser des tests, on est en train de mettre en place mais euh par le biais des des des Instituts Pasteur euh c'est là est possible, sera possible euh de ce que je les experts m'ont encore dit hier soir sur les respirateurs, je l'ai dit nous n'avons pas d'alerte particulier si euh on n'est pas dans un virus qui euh qui a la même cinétique que le Covid.
On peut pas calquer le Covid sur ce virus qu'on connaît quand même sauf s'il y avait une mutation qui arrivait à ce virus mais à l'heure des données actuelles et donc je je crois que c'est normal d'avoir des craintes, c'est je comprends tout à fait et notre boulot est vraiment d'anticiper qu'il y ait pas de risque de pénurie ou de manque de matériel évidemment. Merci euh Adrien Cloarec. Merci monsieur le président, merci madame la ministre.
Je pense que cette séance elle est utile et elle est nécessaire, elle me permettra moi de poser trois types de questions. La première c'est les raisons du choix qui a été fait de rapatrier les différents malades de cette euh de de cette forme d'hantavirus plutôt que d'opter pour l'hypothèse d'un hôpital de campagne ou d'un hôpital provisoire qui aurait pu accueillir l'ensemble des personnes qui étaient sur le navire et ainsi opérer le travail d'isolement, surveillance, éviter la dissémination et du coup éviter de devoir nous vous interroger et vous-même de devoir interroger vos services sur les modes de transport qu'on peut prendre les uns les autres en retournant dans leur pays euh d'autant plus que certains pays, je pense aux USA, n'ont pas de dispositif unifié de quarantaine et donc c'est là évidemment que le bas blesse sur l'ensemble de la gestion potentielle de la crise à cette heure-là. On a entendu dire dans les médias qu'il se une des raisons avancées aurait été de préserver la saison touristique à Tenerife.
J'espère que c'est pas la raison qui a conduit à trancher et puis surtout on aurait de toute façon pu accueillir dans un tiers-lieu, faire un hôpital de campagne ailleurs qu'à Tenerife si cette option avait été prise par les partenaires de la France. Deuxième interrogation à l'heure où on se parle là combien de gens est-on capable d'accueillir en France dans des soins intensifs si jamais il y avait un besoin plus important de de d'assurer une oxygénothérapie pour des gens de détresse respiratoire. Combien de personnes aujourd'hui on peut prendre en ?
Et la 3e interrogation c'est celle sur les modalités que vous imaginez pour faire la transparence et rendre régulièrement des comptes. Je trouve que cette séance elle est très utile. Comment est-ce que vous voyez la ?
Est-ce qu'il y aura régulièrement des points comme ça ? Est-ce qu'il y aura des séances au Parlement qui seront organisées ? Comment est-ce que vous imaginez les capacités à vous interroger, avoir des réponses à chaque étape de la ?
Je le dis parce que quand même évidemment que la Covid-19 est totalement différent sur la transmission, la létalité. Je fais pas la comparaison sur le fond des effets. En revanche, on a quand même une expérience de gestion gouvernementale assez baroque à l'époque qu'on a pas tout à fait oublié.
Je rappelle quand même sur le calendrier que en janvier 2020 la nouvelle maladie avait été découverte, la Covid. Le 12 janvier on a vu la séquence génétique qui était partagée par la Chine. Le 24 janvier la ministre avait dit que ça ne nous concernait pas.
Début février les spécialistes avaient dit pandémie possible. Le 7 février la DGS avait avait sorti 800000 masques des stocks. Le 25 février, il y avait eu le consensus scientifique de Nature sur le fait que c'est une pandémie.
Le 29, Olivier Véran avait dit pas besoin de porter un masque. Le 2 mars l'OMS avait dit il faut dépister, tracer, isoler. Le 6 mars, monsieur et madame Macron étaient partis au théâtre en disant il faut sortir.
Bon, donc on a vu ce moment-là un peu compliqué. Comment vous imaginez notre ? Madame la ministre.
Merci. On a un cas symptomatique d'un virus qu'on connaît d'une personne qui était sur un navire et qui est isolé strictement et suivi par des professionnels formés. Ça ça répond à plusieurs de vos questions en fait.
Si à la 1re question, à la 1re question ça répond puisque on chaque État a la compétence pour rapatrier euh ces personnes. Donc on ne les on peut pas les mettre tous sur un même bateau. Donc faudrait envisa- envisager 23 bateaux-hôpitaux provisoires.
On prend quelle ? Celle qui travaille déjà en soins intensifs euh à Bichat dont les autres patients ont aussi besoin. Donc il est le transfert de ces patients, il y a une bulle de sécurité qui a été faite autour d'eux.
Euh il me semble que chacun d'entre nous, si ces gens étaient de notre famille, aurait souhaité euh ce rapatriement. Sur les capacités de réanimation et et ça répond aussi sur les capacités de réanimation. On est on a pas le même virus dans sa mais même dans sa durée euh probablement de réanimation ou de choses comme ça.
Donc on est on a pas d'alerte sur notre situation de notre système euh à ce jour et rappeler vraiment que le virus diffuse pas euh aujourd'hui. Le virus n'a pas diffusé. Notre objectif, c'est d'avoir pris les choses à temps.
Ça c'est une amélioration euh depuis le Covid parce que l'OMS s'est organisé, on a eu une alerte et que c'est un virus qu'on connaît. Donc on on a euh tout tout ce qui est mis en place est fait pour briser la chaîne de transmission. L'autre La dernière de vos questions, c'est comment euh les points réguliers de transparence et de contrôle euh bah vous savez que j'ai j'ai été députée et que évidemment je me plierai à tout ce qui sera demandé euh par le Parlement euh euh sur la nécessité de venir partager des informations, mais je l'ai dit pour tous les Français aussi que dès qu'une nouveauté, soit le Premier ministre, soit moi, communiquerons dès qu'on avait du nouveau.
En tout cas, pour ce qui est de la commission, vu l'état aujourd'hui de l'épidémie qui a été rappelé depuis 1h30 par la ministre, il y a pas question de mettre en place un protocole de de de de de de communication, de convocation, d'audition systématique. On verra et on s'adaptera au fur et à mesure, bien sûr. Et l'audition de ce matin est la preuve que on on tient à être réactif lorsque l'actualité le nécessite.
Alors, monsieur Ratnon. Merci, monsieur le président, madame la ministre, chers collègues. La crise du Covid a rappelé avec force que l'anticipation sanitaire ne peut pas toujours être pensée de manière uniforme entre l'Hexagone et les territoires ultramarins, mais aussi d'un océan à l'autre, compte tenu de leurs réalités géographiques, de leurs éloignements et de certaines fragilités structurelles.
Aujourd'hui, le virus hantavirus, sans être comparable au Covid, interroge sur notre capacité à tirer pleinement les leçons de cette crise pour les outre-mers. Il s'agit d'un virus un virus principalement lié aux rongeurs, ce qui pose des enjeux de surveillance, de prévention, de préparation sanitaire dans dans des territoires déjà exposés à certaines pathologies liées à ces animaux, comme la leptospirose, notamment à La Réunion. Dans ce contexte et à l'approche de périodes de forte mobilité, notamment dans la zone de l'océan Indien, mes questions sont les suivantes, même si vous avez déjà partiellement répondu.
Est-ce que les outre-mers disposent de consignes spécifiques par rapport à l'Hexagone sur ce type de risque, avec une capacité d'adaptation des doctrines et une stratégie logistique garantissant des stocks suffisants et immédiatement mobilisables en cas de circulation ? Comment est organisée la surveillance épidémiologique des rongeurs dans les dans les outre-mers et son articulation avec les agences régionales de ? Et en fond enfin, comment est assurée la vigilance et la préparation sanitaire face aux risques émergents ou importés dans un contexte de forte circulation régionale, notamment avec les pays voisins, comme l'Afrique du ?
La COI, Commission Océan Indien, dont la France est membre, est-elle déjà associée à une éventuelle circulation de la ? Merci, Madame la Ministre. Merci.
C'est c'est vraiment euh depuis la crise Covid, je crois qu'un des trucs qu'elle nous a appris, c'est et le Président de la République a eu l'occasion de le redire plusieurs fois et c'est notamment son ambition aussi avec One Health, c'est que on ne peut pas considérer notre santé, mais qu'elle soit dans l'Hexagone ou en Outre-mer sans considérer l'interaction euh avec l'ensemble de l'environnement et notamment des autres pays. Et donc c'est tout le travail euh que nous faisons avec euh le le dans le sur le sujet euh One Health, c'est aussi l'enjeu que j'ai à échanger avec les autres pays actuellement, notamment ceux qui ont des des gens sur le bateau, mais pas que, des autres pays pour essayer de de porter cette voix de coordination sur la santé, d'homogénéisation des stratégies [raclement de gorge] sur la santé et enfin redire que les Outre-mers ne sont pas oubliés. J'ai des réunions euh quasi quotidiennes avec les directeurs d'ARS, dont évidemment il y a les directeurs d'ARS des Outre-mers.
Très bien, merci beaucoup. Dernière question, Madame Karine Lebon. Merci, Monsieur le Président.
Euh Madame la Ministre, merci pour ce temps d'échange. Alors ma question va rejoindre celle de mes collègues ultramarins. [grognement] Donc vous avez indiqué échanger avec euh les autres pays, mais quels autres ?
Puisque vous avez dit les nationalités présentes sur le bateau, mais pas que, ce qui laisse euh un éventail assez large. Alors euh nos Outre-mers sont pas seulement des territoires éloignés de l'Hexagone. Ils ont des frontières sanitaires actives, enfin euh avec plusieurs bassins régionaux, donc l'océan Indien, les Caraïbes, l'Amérique du Sud, le Pacifique.
La Réunion est connectée à Madagascar, à Maurice, à Mayotte, à l'Afrique australe, à l'Inde. La Guyane partage des frontières terrestres avec le Brésil et le Suriname. La Guadeloupe et la Martinique s'inscrivent dans un espace caribéen où les circulations humaines, maritimes et aériennes sont importantes, Mayotte se trouve au cœur de dynamiques régionales particulièrement sensibles avec les Comores et l'Afrique de l'Est.
La Polynésie française, la Nouvelle-Calédonie, Wallis et Futuna sont-elles aussi insérées dans des environnements régionaux où les coopérations sanitaires doivent être pensées avec les pays voisins. Et dans une politique dans une crise sanitaire, on ne maîtrise pas la politique de santé des États voisins, ni leur capacité de surveillance, ni leurs protocoles de dépistage, ni leur niveau de transparence épidémiologique. Le le monde est un village, on a on a l'habitude de le dire.
Je j'aurais tendance à dire que c'est une succession de villages et tous les villages euh n'ont pas les mêmes moyens de santé publique. Donc, quelle stratégie spécifique l'État met-il en place pour les territoires ultramarins qui sont à la fois français, européens pour certains et pleinement insérés dans des bassins régionaux non ? Est-ce que Alors, vous avez indiqué échanger avec les ARS, mais est-ce qu'il existe un protocole propre aux Outre-mer pour l'alerte sanitaire, l'information des voyageurs, le contrôle au point ?
La coordination Donc, là avec les ARS, vous avez répondu. Les les hôpitaux, les ports et les aéroports. Et surtout, en fait, pouvez-vous nous garantir que si un foyer épidémique apparaît dans un pays voisin ou dans une zone fortement connectée à un territoire ultramarin, pouvez-vous nous garantir que il y a un pilote dans ?
Pouvez-vous nous dire qui décide, à quel moment et selon quel critère du renforcement des contrôles sanitaires, de l'information des passagers, du traçage des cas contacts ou de la mobilisation hospitalière ? Merci. Merci beaucoup, Madame la Ministre.
Merci euh pour votre question. Vous avez euh vu que le Premier ministre organisait deux régions deux réunions par jour. Ces réunions, elles sont interministérielles.
Il existe évidemment les Affaires euh étrangères, les Affaires européennes, mais aussi le ministre des Transports avec qui nous travaillons, le ministre de l'Intérieur, euh ces réunions sont interministérielles et pour répondre à votre question, évidemment que à ce jour, la question ne se pose pas puisqu'il n'y a pas de cas identifié mais comme je l'ai dit de la même façon que pour l'hexagone, nous nous anticipons tous les scénarios possibles qui pourraient arriver et donc les questions que vous avez posées, elles se font aussi dans ces scénarios et que nous travaillons nous déclinons en interministériel. L'autre chose que je voulais vous dire, c'est que au niveau de l'Organisation mondiale de la Santé, il y a à partir de dimanche l'Assemblée générale mondiale de la Santé à laquelle je vais me rendre et là aussi j'ai des rendez-vous d'ici là et nos représentants à l'OMS font ce travail là actuellement pour essayer de porter notre euh notre façon de de de notre stratégie pour qu'elle soit aussi internationalisée et que cette coordination mondiale puisse faire et donc ça se fait aussi par un poids apporté à l'OMS de la France. Très bien, merci beaucoup Madame la Ministre, on est arrivé au bout des des questions.
Merci à vous chers collègues d'avoir participé à cette audition et une nouvelle fois, je vous remercie ainsi que votre équipe d'avoir répondu rapidement à notre invitation à venir vous exprimer et donner toutes les informations nécessaires à la représentation nationale. On fait une pause de 2 minutes pas plus mais vraiment 2 minutes maximum parce qu'on a encore un dernier point à l'ordre du jour et je regarde Monsieur Le Sio, que j'invite à se rapprocher de la de la tribune. Euh merci beaucoup Madame la Ministre. !
Stéphanie Rist