Ultra-droite et maintien de l'ordre : Passe d'armes entre Anaïs Belouassa-Cherifi et Laurent Nuñez
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Monsieur le ministre de l'intérieur, à Lyon, en plein couvre-feu, des miliciens d'extrême droite ont pu défiler en toute impunité en scandant des slogans racistes. Samedi dernier, partout en France, des néonazis se sont coordonnés pour attaquer des manifestations.
- 1:26RelanceRéponse directe
Alors, monsieur le ministre, entendez-vous le vol noir des corbeaux sur nos plaines ? Nous, agissez ou partez.
- 2:11ComplaisanteRéponse directe
Madame la députée, vous avez raison de souligner que samedi, on a constaté la constitution de groupes de militants d'ultradroite.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:00Fait
« À Montpellier, des manifestants ont été violemment agressés. À Nice, ils ont été attaqués à coup de couteau. À Bordeaux, ils ont subi des tirs de pistolets à plomb à Clairmont et Orléan. »
- 2:11Chiffre
« Que les services de police sont intervenus à de nombreuses reprises pour empêcher ces RCS et ont interpellé un certain nombre de ses militants à Nice. 11 d'entre eux ont interpellé deux à Rouan. »
- 2:52Promesse
« Nous engageons des procédures de dissolution. que la justice a été saisie de la constitution, de ces groupes de combat, de ces milices, que des suites seront données »
Temps de parole
- ?99 %
≈ 5,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Monsieur le ministre de l'intérieur, à Lyon, en plein couvre-feu, des miliciens d'extrême droite ont pu défiler en toute impunité escander des slogans racistes. Samedi dernier, partout en France, des néonazises se sont coordonnés pour attaquer des manifestations. À Montpellier, des manifestants ont été violemment agressés. À Nice, ils ont été attaqués à coup de couteau. À Bordeaux, ils ont subi des tirs de pistolets à plomb à Clairmont et Orléan. Des individus ont fait des salut nazis. En résumé, quand les lycéens se mobilisent, ils se retrouvent mutilés par des LBD. Quand des fascistes prennent la rue, il n'y a personne pour les arrêter.
[applaudissements]
Quel pays sommes-nous devenus ? Quel pays sommes-nous devenus pour laisser des nazis défiler dans nos rues ? Des partisans du Rassemblement national commettre des attentats racistes ? des milices d'extrême droite s'organisé pour intimider [applaudissements] des policiers regardés sans rien faire. Monsieur le ministre, l'aveuglement est le début du renoncement. En ignorant cette menace, vous contribuez à banaliser et à diffuser leurs idées racistes, antisémites, sexis, LGBTI phobe. [applaudissements] Hier encore, le député voyou Julien Audoule faisait l'éloge de l'antisémite Jacques Binville, figure de la Ligue Fasciste action française.
[applaudissements]
En laissant faire vous renforcez l'impunité de ces groupuscules suprémistes dangereux, en détournant le regard depuis tant d'années, vous donner des ailes à ceux qui veulent agir comme attrape ces idées. Tu nous n'oublierons jamais les victimes. Nous n'oublions pas toutes celles et ceux qui vivent chaque jour dans la peur d'être à nouveau la cible. Alors, monsieur le ministre, entendez-vous le vol noir des corbeaux sur nos plaines ? Nous, agissez ou partez. Merci madame la députée. La parole est à monsieur Laurent Nunz, ministre de l'intérieur. [applaudissements] Merci beaucoup madame la présidente, mesdames et messieurs les députés.
Madame la députée, vous avez raison de souligner que samedi, on a constaté et je l'ai dit hier dans une quinzaine de villes, la constitution de groupe de militants d'ultradroite, particulièrement des identitaires ou des des nationalistes selon le cas, qui ont cherché à qui ont offert leur services aux commerçants pour protéger les commerces. Et évidemment, il ne nous a pas échappé que ces groupuscules avaient l'intention d'aller affronter des groupes d'ultra gauche comme ils en ont l'habitude. Que les services de police sont intervenus à de nombreuses reprises pour empêcher ces RCS et ont interpellé un certain nombre de ses militants à Nice. 11 d'entre eux ont interpellé deux à Rouan.
Évidemment évidemment que comme ministre de l'intérieur, j'ai parfaitement conscience de la dangerosité que représentent ces groupes d'ultradroite. C'est bien pour ça que nous engageons des procédures de dissolution. que la justice a été saisie de la constitution, de ces groupes de combat, de ces milices, que des suites seront données que des suites seront données évidemment et ces groupuscules font l'objet d'un suivi extrêmement attentif.
Vous avez cité l'exemple de Lyon quelques jours auparavant où effectivement un groupe de militants d'ultradroite s'est glissé dans une manifestation de la société civile pour dénoncer les pillages et puis à la fin à la fin de ce rassemblement est parti en cortège en plein couvre-feu. Vous avez raison, de manière extrêmement limitée et là encore le préfet du Rône a saisi la justice et les suites seront données. Je ne peux pas vous laisser dire que nous laissons faire ces gropuscules. Ils sont dissous. Ils sont poursuivis.
Il y a des actions judiciaires et et croyez-moi bien madame la députée, ça reste pour le ministre de l'intérieur que je suis le suivi des mouvance d'ultradroite une priorité réelle et je ne crois pas avoir le démontré. Merci beaucoup monsieur le ministre de l'intérieur.