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Podcast / conversationJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 10 novembre 2016 16 minAutoproduitActualité / polémiqueEurope & internationalÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSolidarités & famille

RDLS #6 - SPÉCIAL ÉLECTIONS AMÉRICAINES

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Jean-Luc MélenchonFait
    « les grands instituts de sondage, les beaux esprits, les belles personnes, ils se sont tous trompés »
  • 0:45Jean-Luc MélenchonFait
    « il y avait un membre de mon équipe qui était là-bas, et qui faisait la campagne sur le terrain. Et elle l'a fait dans trois Etats, pas un seul, et pas dans l'état major, trois, sur le terrain »
  • 3:00Jean-Luc MélenchonFait
    « ils ont triché tout le long, tout le long, tout le long. Alors à la fin, ils se frottent les mains, ils sont contents, ils ont triché. »
  • 6:00Jean-Luc MélenchonFait
    « Sanders a plié Clinton dans toute une série d'Etats, où il a gagné la primaire démocrate »
  • 8:00Jean-Luc MélenchonChiffre
    « Madame Clinton, fait 6 millions de voix de moins que Monsieur Obama »
  • 10:00Jean-Luc MélenchonFait
    « Trump a retrouvé les voix du Républicain de l'élection précédente »
  • 12:00Jean-Luc MélenchonFait
    « derrière Bill Clinton on s'est retrouvé avec les Bush. Derrière Obama, on se retrouve avec Trump »
  • 17:00Jean-Luc MélenchonFait
    « il faut construire des hôpitaux et reconstruire les routes et les ponts : c'est Trump »
  • 19:00Jean-Luc MélenchonFait
    « à chaque fois la vague elle peut aller à droite, ou dans le camp progressiste »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour, voilà un numéro de plus de la Revue de la semaine Le précédent a bien marché, les autres aussi, donc je continue, avec obstination. Puisque ça a l'air de vous intéresser, et ça aide beaucoup de gens à comprendre un peu mieux ce qui s'est passé pendant la semaine. Evidemment, je vais parler de l'élection de Trump aux Etats-Unis.

J'ai un sourire en coin, parce que, je vais être un peu méchant, mais encore une fois, les grands instituts de sondage, les beaux esprits, les belles personnes, ils se sont tous trompés. Alors, moi j'ai un témoin de moralité, je ne dirais pas quel journaliste, mais il y a un journaliste à qui j'avais envoyé avant un petit message en lui disant, "Ecoutez, ne croyez pas ce qu'il y a écrit dans votre journal, elle va se prendre une tôle". Bon, c'est une manière un peu vulgaire de parler, mais tout le monde comprend ce que je veux dire.

Alors, qu'est ce qui me faisait dire que les choses n'étaient pas si simples que ce qui se racontait? D'abord, pendant la période des primaires démocrates, sur place, il y avait un membre de mon équipe qui était là-bas, et qui faisait la campagne sur le terrain. Et elle l'a fait dans trois Etats, pas un seul, et pas dans l'état major, trois, sur le terrain Donc ça lui a permis de voir trois situations différentes vues côté progressiste.

Il s'agit de la directrice de ma communication pour cette campagne, Sophia Chikirou. C'est pour cela d'ailleurs qu'elle a été là-bas, c'est parce qu'on préparait comment on allait travailler, on voulait voir le meilleur de ce qui pouvait se jouer sur le terrain. D'abord, c'est là-bas qu'on a vu l'importance des réseaux sociaux, de tout ce qu'on est en train de faire ensemble.

On a vérifié que ça fonctionnait. Après, on l'a envoyée faire la campagne de Podemos, en Espagne, pour bien terminer. Et on s'est trouvé pas si en retard que ça, et même, dans un certain nombre de domaines, plus avancés que les Nord-américains ou les Espagnols de Podemos, ou que Bernie Sanders.

Mais passé cela, ça c'est la satisfaction un peu "technique" Passé ça, ce qui était révélateur de ce qui se passait aux Etats-Unis, c'est le retour du peuple. Autour de Bernie Sanders, il y a eu des évènements, même si on ne nous aime pas, et c'est ça qui est quand même incroyable, les journalistes qui ne nous aiment pas, ils en ont le droit, mais, au moins, il pourraient regarder ce qui se passe, pour essayer de comprendre Ils étaient tous dans leur bureau, ils téléphonaient à leurs collègues les correspondants, sur place, les correspondants sur place, où est-ce que vous croyez qu'ils sont? Quand vous êtes correspondants de la presse de "gôche", et que vous êtes aux Etats-Unis, ils ne vont pas sur le terrain, ils restent dans l'état major, ils discutent, gravement, pendant des heures, et ils croient ce qu'on leur raconte !

Donc pour eux, Bernie Sanders, ça comptait pas. Et pourtant, il se passait des choses inouïes autour de ce type par exemple, le meeting qu'il a fait à New York. C'est la première fois depuis des décennies qu'il n'y avait pas eu un meeting dans la rue - imaginez-vous - avec 50 000 personnes, qui sont là, qui l'écoutent, qui crient.

Puis le gars, il ne faisait aucun effort, il est habillé pire que moi, il est mal coiffé et il répétait à peu près toujours le même discours. Donc pas du tout quelqu'un qui était dans le sensationnel, où on aurait pu dire, "Tiens, les gens viennent voir quelque chose qui sort un peu du commun" Non, ils venaient entendre quelque chose qui sortait du commun, qui est une politique préoccupée du peuple - ah, ça fait mal à certains d'entendre ça - s'occuper du peuple, pas les grandes phrases. Et c'est comme ça qu'il a fait avancer, par exemple, l'idée du salaire minimum à quinze dollars l'heure parce que là-bas il n'y en a pas, de salaire minimum à ce niveau.

Depuis, il y a plusieurs Etats qui l'ont adopté. Bref, en tous cas ce que l'on voyait c'était une mobilisation populaire et les "petites gens", ce qu'on appelle les petites gens, c'est-à-dire les gens qui ont deux, trois boulots dans la journée pour arriver - et parfois ils n'y arrivent pas - à joindre les deux bouts, qui passent leur vie à se demander si leurs gosses se sont levés pour aller à l'école, si ils ont mangé avant d'aller se coucher, parce que eux ne sont pas là, ils sont au boulot. Donc ça, c'était une chose qui signifiait quelque chose.

Mais c'est pas seulement qu'il y avait du monde dans les meetings de Bernie Sanders, c'est que Sanders a plié Clinton dans toute une série d'Etats, où il a gagné la primaire démocrate. Et dans quels Etats c'était le plus intéressant à observer? C'est les Etats à majorité républicaine.

Donc dans les endroits où il y avait une majorité républicaine, Sanders gagnait, ce qui veut dire que le peuple, au sens du peuple progressiste, se mobilisait pour lui, en face d'une majorité populaire de droite. Tandis que dans les Etats démocrates, ils se mobilisaient pour Madame Clinton. Les élites surtout, évidemment il y avait de très forts votes populaires du côté Sanders.

En particulier quand notre amie a été en Floride, elle a pu voir comment ça se passait. C'est un Etat où les Clinton se croyaient les rois, et bien pour un peu ils le perdaient. Et quand il est arrivé à New York, où notre amie était également, ça a commencé par une énorme tricherie !

Le maire de New York, qui est le patron des Démocrates là-bas, qui est un corrompu jusqu'à la moëlle, a changé les règles du jeu, et 130 000 personnes ont été éliminées du corps électoral démocrate. Tous ceux qui s'étaient inscrits depuis trois mois avant. Alors évidemment la femme Clinton, elle a gagné tranquille, dans des conditions pareilles.

Et rebelote en Pennsylvanie, et pareil dans l'Etat du Nebraska, et ainsi de suite. Ils ont triché tout le long, tout le long, tout le long. Alors à la fin, ils se frottent les mains, ils sont contents, ils ont triché.

Ca y est, ils ont obtenu le résultat qu'ils voulaient obtenir. Comme en France. C'est-à-dire, il y a un démon, pur, je vais en parler, Trump, et puis il y a une personne, qui est raisonnable, d'ailleurs c'est une femme, ils l'ont vendu comme ça, ils ont abusé de l'argument, dans des conditions qui n'étaient pas vraiment un argumentaire féministe.

Ca tombait bien, puisque comme Trump racontait des horreurs machistes et sexistes, ça confortait. Donc on aurait dit que le seul problème qui se posait était celui là, et que le reste n'existait pas. Alors maintenant, c'est le moment de voir ce que ça a donné comme résultat.

S'est retrouvée à la tête du camp démocrate Madame Clinton. Plutôt que M. Sanders, qui est lui un indépendant, pas un démocrate, qui s'était présenté à la primaire, d'accord?

Vous faites le rapport avec ici ? Les Démocrates organisent la primaire, puis disent "Tous ceux qui veulent, peuvent venir à la primaire" Et on met Sanders. Evidemment, après, les sondages : "il n'y a que Madame Clinton" Mais là-bas, manque de pot, les sondages disaient, "C'est Sanders qui gagne contre Trump".

De tout ça, vous n'en avez pas entendu parler dans la presse française. La presse française, les primaires étaient pas terminées, vous aviez déjà Libération, toujours aux avant-postes, pour dire "le match se met en place, c'est Clinton-Trump", alors que ce n'est pas vrai. Moi je me rappelle des discussions que j'ai eu avec des journalistes, je leur disais : "Vous êtes fous de faire ça, vous ne regardez plus ce qui se passe, vous êtes en train de prendre vos désirs pour des réalités".

Ok, vous voulez que Madame Clinton soit la candidate, on peut le comprendre, mais regardez au moins ce qui se passe autour. Donc ils ont réussi leur tour de force, c'est-à-dire, le peuple n'avait plus qu'un choix : voter pour une milliardaire, Madame Clinton, qui se contrefout de leurs problèmes, qui a méprisé, injurié, invisibilisé, triché contre Sanders. T'as pas le choix, t'es obligé de voter pour elle, parce que c'est elle qui a gagné la primaire.

Et Sanders a accepté la règle du jeu, lui. C'est-à-dire qu'il a été à la primaire, il perd, il y a eu triche, Mais il dit "Bon, je reconnais, j'ai perdu". Bon, c'est une chose que Sanders ait baissé pavillon à cette occasion, mais les gens qui ont eu confiance en lui, les gens qui se sont mobilisés pour lui, qui ont fait campagne et tout, ils font ce qu'ils veulent !

Ils se disent "C'est pas Sanders, c'est Madame Clinton? Moi je ne vote pas pour quelqu'un que je considère comme une corrompue, je ne vote pas pour une millionaire, je ne vote pas pour une milliardaire, elle a des rapports super suspects avec toutes les grandes entreprises du pays, elle s'intéresse pas à nous, ben elle fait ce qu'elle veut ! J'y vais pas." Plein de gens se sont dit ça!

Et je n'invente pas, c'est dans le résultat. Si vous regardez le résultat, vous vous apercevez que Madame Clinton, fait 6 millions de voix de moins que Monsieur Obama. Alors, elle fait un peu plus de voix que Trump, mais comme c'est un Etat fédéral, dans chaque Etat on vote, et ils ont un nombre de délégués, alors les délégués, dans certains Etats c'est à la proportionnelle du résultat, dans d'autres c'est tout d'un côté ou tout de l'autre, pour l'un ou l'autre des candidats.

Pour ça, chaque Etat s'auto-administre, c'est un Etat fédéral. Nous on a un Etat unitaire, donc on a un peuple un et indivisible ! Eux ils ont un Etat fédéral, donc la loi est pas la même partout, les règles ne sont pas les mêmes partout.

Je dis ça pour ceux qui adorent les Etats fédéraux, voilà, mangez, bon appétit. Voilà ce que ça donne quelqu'un qui est devant en voix a perdu l'élection. Donc, vous voyez bien que, si elle a perdu, c'est parce que des gens ne se sont pas mobilisés pour elle, qui auraient dû le faire.

Et pourquoi ils ne l'ont pas fait ? Voilà la question qu'il faudrait se poser. Vous croyez qu'ils se la posent ?

Pas du tout, c'est reparti : "Trump a été élu par des imbéciles", ceci, cela "Les gros boeufs blancs, Nord-américains". Mais non ! Trump, c'est la droite décomplexée.

Donc il a obtenu les voix des racistes, sexistes, machistes, ils sont tous comme ça, donc il n'y a pas de différences! Il a récupéré les voix traditionnelles de l'électorat républicain plus les hommes et les femmes qui là-bas ne sont ni machistes, ni racistes, ni sexistes mais qui sont de droite quoi! Ils ne vont pas voter pour quelqu'un dont on leur dit : "C'est la gauche, et en plus elle est corrompue, et en plus elle ne respecte pas la loi fédérale sur la Défense.", c'est tout.

Les gens se sont mobilisés, ils se sont dit "On ne veut pas de cette femme non plus, on préfère voter pour Monsieur Trump." Trump a retrouvé les voix du Républicain de l'élection précédente. Qu'est-ce qu'il vous faut de plus comme démonstration, vous avez compris ?

Cette femme a empêché la mobilisation populaire. Elle, la Clinton. S'ils ont perdu, si Trump a gagné, c'est à cause des Clinton.

C'est à cause de cette ligne politique. Et le premier Clintonien de France, en 1983-1984, c'était déjà Hollande. Il écrivait des textes, qui étaient la copie des textes des Clinton aux Etats-Unis.

Et après en Europe ça a donné Blair, un clintonien, Schröder, un autre clintonien et Bill Clinton en personne venait tenir des réunions en Europe. Ça s'appelait les sommets des Modernisateurs, vous aviez le communiste d'Alema, italien les socialistes allemands, espagnols, qui étaient là, autour de lui, en plus c'était nul, parce qu'il faisait des couplets, Blair, qui étaient à pleurer sur Monsieur Clinton grâce à qui l'horizon s'est éclairci. Des numéros de culte de la personnalité pas possibles.

Donc ces gens là sont responsables du désastre. Et à chaque fois d'ailleurs, que c'est l'un deux qui passe, c'est une droite abominable qui passe derrière. Parce que derrière Bill Clinton on s'est retrouvé avec les Bush.

Derrière Obama, on se retrouve avec Trump, la prochaine fois, on se demande avec quoi on va se retrouver. Vous m'avez compris. Cette femme a bloqué la mobilisation populaire, c'est exactement le problème que nous avons dans notre pays, c'est la même chose, c'est la même situation.

Quant à Trump, il a remobilisé la droite, mais il faut aller plus loin, il faut aller plus loin! Il ne faut pas en rester aux étiquettes, la droite / la gauche, parce que ce n'est pas ça qui s'est joué. Trump, il n'a pas fait campagne qu'avec des injures racistes et sexistes, Ça c'est les parfumés qui croient ça, ils n'écoutent pas le reste du discours. "Oh il a dit ça!

Oh c'est affreux !". Ils ne regardent pas le reste.

Et le reste, qu'est-ce qu'il a dit? Il leur a dit : terminés les traités de libre-échange, réindustrialisation du pays, on arrête de faire la guerre sur la Terre entière. Mais les gens ils entendent ça.

C'est cela qu'ils ont entendu. Quand vous avez trois boulots pour vous payer votre salaire à la fin du mois, et que vous y arrivez à peine, c'est ça que vous entendez. Vous n'écoutez pas les injures racistes ou sexistes.

Les gars s'en fichent, ce n'est pas leur problème - ceux-là, puisqu'ils sont de droite. Américains en plus, donc ils n'écoutent pas, ils s'en foutent. Eux aussi sont racistes et sexistes, une partie d'entre eux, ce n'est pas un sujet pour eux.

Mais par contre c'est un sujet la ligne politique. C'est un sujet la paie. C'est un sujet le boulot.

Vous comprenez ? C'est ça qui s'est joué. C'est pas le choc des étiquettes, les bien-pensants contre les autres.

Et en France ça sera pareil. Si comme vous dites la gauche c'est pour entendre Hollande, Valls, Montebourg, je sais pas quoi encore. Que, dès que vous ouvrez leur programme, qu'ils soient d'un côté ou de l'autre ils racontent tous des horreurs et bien les gens n'iront pas aller voter pour eux !

C'est évident. Voilà pourquoi il faut que je tienne bon. Il ne faut pas que j'aille dans leur machine à déchiqueter.

Je ne me soumettrai pas à leur vote. Je ne me soumettrai qu'au vote du peuple français, le reste je ne veux pas en entendre parler. Voilà pourquoi je le fais, les étiquettes je m'en fiche.

Ce que je veux qu'on entende, ce n'est pas que je suis un homme qui vient de la gauche, ce n'est pas ça que je veux qu'on entende, c'est ce que je raconte, ce que je propose. C'est ça qui compte. Alors figurez-vous qu'aux Etats-Unis, vous avez eu le passage de la vague qui et en train de traverser le monde entier.

Partout, le peuple dit ras-le-bol des politiques libre-échangistes, la concurrence libre et non-faussée, la mondialisation, la compétitivité et toutes ces salades pour faire misérer les pauvres gens à qui on dit : "Vous n'avez aucun avenir, vos enfants n'en auront pas non plus. D'ailleurs ils n'iront pas à l'école parce que des écoles il n'y en a plus. Et si vous voulez qu'ils apprennent quelque chose, vous paierez" etc.

Tout ce que vous connaissez. Vous le croyez, une chose pareille : le lendemain du vote, qui est-ce qui s'amène et dit : il faut construire des hôpitaux et reconstruire les routes et les ponts : c'est Trump. C'est le type de droite qui dit ça, parce que les autres n'avaient même pas pensé à le dire.

Forcément, ça ne les intéresse pas. Donc c'est ça qui est passé aux Etats-Unis. Il y avait déjà eu une première vague.

C'est quand Monsieur Obama a été élu. Monsieur Obama a été élu par une mobilisation des déshérités des Etats-Unis d'Amérique. Ils se sont dit: "Ce gars, c'est un Noir donc il sait ce que c'est d'être mal vu il sait ce que c'est d'être discriminé, il sait ce que c'est que d'être maltraité." En fait il ne savait pas, la preuve, c'est qu'il n'a rien fait, ou presque.

Voilà ce qui s'est passé aux Etats-Unis d'Amérique. Et la vague était passée avant en Amérique Latine. C'était la même, et elle est en Europe.

Mais à chaque fois la vague elle peut aller à droite, ou dans le camp progressiste. La plaie pour nous, c'est qu'à droite, ça y va ! Ça va voter le Pen, ça va voter Sarkozy, Juppé, l'exagéré de service.

Ça, tant que vous voulez les gens. Il y a eu le résultat de Trump, qui on invite sur le plateau de France 2, télé-PS ? - Madame Le Pen.

Ça vous manquait hein? Il y avait longtemps que vous ne l'aviez pas vue, Et puis à chaque fois qu'ils font quelque chose à France 2, il y a un lepéniste qui arrive. Ça vous manquait, et vous êtes servis.

Ça, tant que vous voulez. Mais de l'autre côté à gauche, on vous bloque. "Mangez du Clinton! - Mais non, je ne veux pas - Mangez quand même!" "Hollande, Valls, Montebourg, je ne sais qui, mangez quand même!" "-Mais non, je ne veux pas - Mange quand même, t'auras droit qu'à ça!" Alors les gens se disent "Si je n'ai droit qu'à ça, je reste chez moi." Ils organisent méthodiquement la déroute.

Ces gens là sont responsables de la catastrophe. Et maintenant vous avez vu comment ils ont changé de ton, tout d'un coup ? Parce que quand leur maître américain parle, ça y est, ils reprennent tous le pli.

C'est pour cela que je vous dis que vous verrez que Trump, ça ne fera pas d'histoire. On va lui dire "Monsieur le Président, c'est là qu'on a les laisses pour tenir les caniches." "Formidable !", il va tirer sur les laisses et tous les caniches obéirons, comme d'habitude.

Parce que vous vous rappelez qu'ils aient beaucoup protesté sous Bush? Bouche fermée. En France, le parti atlantiste est aux ordres.

Alors là, il est un peu indigné, parce qu'être représenté par un type comme Trump, ça leur fait mal à la gorge. Mais vous allez voir, ils vont bien avaler, ça va passer. Ces gens sont très dangereux.

Je ne peux pas conclure sans vous dire que maintenant on est 46 500, donc que l'on va finir par arriver à 50 000. Si cette chaîne vous plait, abonnez-vous, s'il vous plaît. Mais avant ça, il y a déjà quelque chose à faire.

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