Mercosur : le ministre N.Forissier «ouvert aux accords commerciaux mais pas au détriments des fill
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Europin soir 19h 21h Pierre de Villneau et dans cette première heure Catherine Net et Antonin André pour m'accompagner. Bonsoir à vous deux. Merci beaucoup Catherine Grande voie d'Europe Antoné André rédacteur en chef politique du journal du dimanche.
Nous accueillons le ministre délégué auprès du ministre de l'Europe et des affaires étrangères chargé du commerce extérieur et de l'attractivité. Nous sommes en ligne avec lui. Bonsoir monsieur le ministre Nicolas Foricier.
Bonsoir. Vous nous entendez bien ? Ça tombe bien ?
Monsieur monsieur le ministre, il est pas encore premier ministre mais ça viendra peut-être un jour. Monsieur Forcier, euh nous avons entendu le président de la République sur l'accord sur le Mercosour qui a dit quand l'État le compte n'y était pas. Nous avons vu que George Méloni demandait un délai.
En tout cas, le président Loula va soumettre au mercour une demande de la présidente du conseil italien de reporter la signature de cet accord. Quelle est la feuille de route à 19h16 ce soir de la France sur cet accord ? Mais la feuille de la la feuille de route de la France sur cet accord, c'est de continuer à se battre pour obtenir des réponses précise aux trois sortes de catégories de de demandes, d'exigences, de conditions que nous avons apporté comme la président de la République l'a rappelé. euh nous sommes ouverts à des accords commerciaux, mais ça ne peut pas se faire au détriment de certaines filières et nous avons des filières en France, notamment la filière Bolvine, la filière volaille, le sucre qui sont euh qui peuvent être mises en difficulté s'il y a des dérives, des importations trop importantes ou des baisses de prix trop importantes.
Et donc, nous avons demandé une clause de sauvegarde renforcée. Nous attendons des précisions encore même s'il y en a eu un certain nombre qui ont été apporté hier pour être certain qu'il être opérationnel qu'elle fonctionne. Ce sera pas juste des mots mais quelque chose qui permet d'être un un frein de d'urgence comme l'a dit le président ce matin en arrivant à Bruxelles.
Deuxièmement, il y a des mesures miroires, c'est-à-dire au fond les produits qu'on importe qui doivent respecter dans leur production les mêmes normes et les mêmes contraintes que celles qu'on impose en Europe à nos producteurs et singulièrement en France. il peut pas y avoir de distorsion et enfin troisièmement on veut de vrais moyens de contrôle une force de contrôle européenne qui soit dotée qui ne soit pas simplement aléatoire comme c'est un peu le cas aujourd'hui mais qui permettent véritablement y compris sur place notamment dans les élevages bovins ou dans les élevages de volaille de vérifier que bah les produits qui seraient importés un jour chez nous ne sont pas traités avec des produits par exemple qui sont interdits chez nous. Donc on a des exigences très précises.
Les choses avancent, la discussion avance, mais comme le compte n' pas comme on n'est pas prêt et bien le président de la République a vraiment et je pense que le gouvernement tout entier, le premier ministre au premier chef, on a tous passé les messages et demandé qu'il y ait un report et semble-t-il aujourd'hui les choses avancent en ce sens pour qu'on ait le temps d'avoir de vraies réponses de la part de la commission. Donc c'est un report mais qu'est-ce que ça veut dire au sein des 27 et notamment auprès de madame Van Darleyen ? Quel est-ce que les rapports vont être plus tendus et qu'est-ce que qu'est-ce que ça implique au niveau européen ?
Mais je ne suis pas certain que on soit dans une logique de rapport tendu. La France défend ses positions, elle défend ses agriculteurs. On est constant dans notre position.
On a toujours de mauvais. Mais vous défendez les agriculteurs, monsieur Forcier. Les agriculteurs, ils sont en attendant devant le Parlement européen et ils disent pour schématiser que vos vos trois demandes et notamment sur les clauses miroirs n'aboutiront pas et que de toute façon du coup cet accord sur le Mercosouro ne pourra pas être signé.
Qu'est-ce que vous leur répondez ? Mais c'est la grande crainte qu'ils ont et je leur réponds que nous en tout cas à l'échelle française mais aussi dans certains d'autres pays, je pense à la Pologne, je pense à l'Italie qui est très sensible à cette question aussi et d'autres, nous nous battons pour obtenir des réponses très concrètes, très opérationnelles sur ces questions-là. On est bien d'accord.
Et donc la feuille de route de la France, c'est de ne pas lâcher. La feuille de route de la France, c'est de dire et de redire que tant que nous n'avons pas des réponses précises qui justement rassure nos agriculteurs, rassure nos filières, sont opérationnelles, peuvent être des freins d'urgence s'il y a une dégradation qui est anormale, et bien tant que nous n'avons pas ça, c'est non. En l'état, le texte ne répond pas et les éléments complémentaires que doit apporter la commission ne répondent pas à la demande de la France.
Donc on continue à se pas tant qu'on a pas ses noms, ça veut dire on signera pas. J'entends bien ce que vous dites, monsieur le ministre. Question question d'Anton André du JDP.
Monsieur le ministre, on entend assez peu le gouvernement défendre cet accord de façon positive. Or, beaucoup d'entreprise français attendent cet accord avec impatience parce que la France a besoin de conquérir de nouveaux marchés. Alors, c'est bien beau de vouloir calmer la la colère des agriculteurs qui est en partie légitime mais en partie seulement parce que on pourrait regarder filière pas filière mais notamment ce qui concerne les volailles, le Brésil a des aujourd'hui des standards de d'élevage de volaill qui sont comparables à ceux qu'on a en France mais ça n'est qu'une petite part de cet accord.
Pourquoi est-ce que vous n'avez pas aussi un discours positif en disant le Mercosur c'est une opportunité une opportunité pour beaucoup d'entreprises françaises et on en a besoin pour créer de l'activité et de la croissance en France. Pourquoi on entend pas ce discours-là ? Nicolas Forci monsieur je suis le ministre du commerce extérieur et je partage vos propos et j'ai d'ailleurs commencé ma réponse tout à l'heure en disant que nous étions favorables.
La France était favorable à la signature d'accords commerciaux ne serait-ce que parce que ça permet de diversifier et de sécuriser les débouchés et même les approvisionnements aussi dont nous avons besoin dans dans notre industrie pour nos filières, nos entreprises. Donc je suis d'accord avec vous pour dire qu'il y a aussi beaucoup d'avantage de bénéfices pour l'Europe et singulièrement pour la France y compris dans certaines filières agroalimentaires qui sont je pense notamment vin spiritueux qui attendent cet accord qui commencent à le dire d'ailleurs je pense à la filière lait et fromage. Il y a besoin là aussi de se déboucher de façon notamment à pouvoir compenser monsieur le ministre l'accord l'accord de libre échange l'accord de libre échange avec le Canada par exemple c'est plus 60 % d'exportation de fromage.
Je suis d'accord. C'est les agriculteurs. Le vin spiritueux, c'est les agriculteurs et on n pas vu une invasion de bœuf d'Amérique du Nord.
Donc si vous voulez, il faut aussi crever ces fantas. Je suis d'accord avec vous. On a moins de 1000 tonnes provenant du Canada pour des tas de raisons.
Ce serait trop long à expliquer. Donc je suis parfaitement d'accord avec vous. Simplement honnêtement le vrai sujet pour débloquer la situation c'est que on ne et ça c'est la position de la France, on ne sacrifie pas une filière et notamment la filière Bovine ou la filière Volaille au profit d'autres.
C'est c'est une position qui est qui est quand même je pense largement partagée dans notre pays et c'est donc le devoir du gouvernement et c'est ce que je fais à mon niveau, mais le président de la République et le premier ministre ont tenu cette position depuis le début et on se bat là-dessus que d'obtenir des réponses qui permettent au fond de rassurer, de sécuriser ces filières. Mais je suis le premier à dire la même chose que vous. C'est-à-dire que globalement c'est accord notamment pour notre industrie au-delà de certaines filières agroalimentaires, notamment pour nos le secteur des services, notamment pour protéger nos indications géographiques protégées dans le vin, dans le fromage et cetera, notamment pour avoir un meilleur accès au au marché public dans ces pays.
Tout ça, c'est très favorable à l'Europe et en particulier la France, on est bien d'accord, mais on est dans un débat qui focalise très largement sur les inquiétudes aujourd'hui. Il faut avoir une réponse qui est équilibrée. Vous avez raison.
C'est pour ça que je vous réponds aussi avec Catherine à une question pour Oui, mais on a même été surpris que ça soit madame la première la présidente du conseil italien qui veut qui a la France, madame Mélonie et puis il y a la Pologne, la Hongrie, ça fait quand même quatre pays qui soutiennent la France et qui mènent le même combat et qui donc ça fait une minorité de blocage. Oui, mais ce qui prouve bien que la France n'est pas contrairement à ce que j'ai pu entendre ces dernières semaines isolée sur la scène européenne qu'au contraire elle a une voix qui porte qu'elle est entendu et que le président de la République mais madame Mélodie ne fait pas ça par gentillesse pour être sympathique à son voisin donc c'est que elle aussi elle y trouve son intérêt c'est que quelque chose à revoir quand même. Et les Polonis et les Polonais ont d'autres ont d'autres recommandations. par exemple, il dénonce le fait que certains engrais qui sont vendus au comment dirais-je qui sont vendu par les les pays de d'Amérique du Sud sont composés aussi ont été faits avec de du gaz biélorusse et russe.
Et donc évidemment, il y a il y a cette notion pour les Polonais qui on est d'accord. Donc ça veut dire quand même que la position de la France qui a été très motrice dans ces questions, elle a été rejointe par d'autres pays, compris par l'Italie dont on disait qu'elle ne nous rejoindrait pas. Madame Mélonie le fait.
Évidemment, chaque pays a ses intérêts, se retrouve sur des lignes communes et c'est le cas actuellement. Je pense que c'est ça le fonctionnement de l'Europe. Il faut discuter, débattre, se faire entendre, faire valoir ses positions.
Et honnêtement, on peut pas dire que le gouvernement français, le président, les ministres concernés ne le font pas. Madame Jeev après la tournée de l'ensemble des des des pays qui pouvaient être sur notre ligne sur ces questions depuis très longtemps. Euh on continue, on se bat.
Mais je suis d'accord, il faut aussi dire et ça n'est pas suffisamment dit dans le débat débat public, j'en conviens qu'il y a aussi des avantages. J'attends moins des grandes filières y compris de l'industrie qu'elles le disent. Ça veut pas dire qu'on qu'on sacrifie certains au au bénéfice d'autres, mais il faut que il y ait un débat équilibré un peu de positif avec le commerce international dans ce pays.
Monsieur Foricier, un mot sur cette sortie de Sébastien le Cornu qui qui pense peut-être à une loi spéciale si la commission mixte paritaire n'arrive pas à s'entendre sur le le budget 2026. Quel est votre sentiment là-dessus ? Mais ce qui est certain, c'est que Sébastien Lecue a laissé la parole au Parlement depuis le début.
Euh je crois que tout le monde dans le pays euh souhaite que nous trouvions une issue. Les Françaises et les Français le disent massivement dans les équipes d'opinion euh et dans la rue tous ceux que l'on rencontre tous les jours. Il on a besoin de de se poser.
On a besoin de lisibilité notamment pour nos entreprises, notamment pour nos commerces qui aujourd'hui souffrent une grande incertitude chez les consommateurs. On a besoin de pouvoir commencer l'année 2026 avec un texte budgétaire et non pas avec une situation de difficulté. C'est tout le sens de l'engagement de Sébastien Cornu et du gouvernement qui est assez de côté d'une bonne partie du parlement que d'essayer de trouver des compromis là où il n'y a pas de majorité absolue.
Et donc bah il vaut mieux un lâ soulagement. C'est pas un lâche soulagement, c'est une situation de stabilisation du pays. Moi, je ne comprends pas ceux et celle je vous dis comme je le pense qui explique qu'il faut à nouveau une solution, qu'il faut dire non à tout.
Mais on sait quoi ? Et que font les Françaises et les Français si nous n'avons pas de solution budgétaire pour commencer les l'année pour faire vivre l'économie. On fait comment ?
Donc je pense que on doit stabiliser la situation. On doit faire en sorte que il y ait un compromis au parlement si possible dans un texte voté. Sinon par les no lo spéciales ou une autre solution ça semble être à l'étude.
C'est quoi l'autre solution ? C'est quoi l'autre solution Nicol For ? Moi je dis la presse comme vous on regarde diverses solutions qui ne sont aujourd'hui absolument pas avéré pour l'instant on va jusqu'au coudre paroup beaucoup de personnalités politiques qui espèrent encore un 493 mais ce sont les mêmes qui disaient qu'il n'en fallait pas.
Absolum. Donc euh bon euh le vrai sujet c'est de trouver là aussi un compromis avec l'ensemble des forces qui au Parlement sont prête à à donner la priorité à la stabilité du pays euh à au redémarrage et aussi à la lidibilité à la visibilité pour nos compatriotes. C'est à mon avis la principale urgence.
Et ensuite dans le courant de l'année 2026, moi je ma conviction profonde, il faudra qu'on ait un débat très transparent, très nourri pour remettre les choses à plat sur les choix qui peuvent être faits par les Françaises et les Français et qui feront au moment de l'élection présidentielle de 2027. En attendant, il faut que le pays fonctionne. Et donc, je suis au fond au regard de votre question convaincu que la meilleure solution serait qu'on trouve un accord au sein du parlement.
Mais sinon, il y a des solutions comment dire si je peux dire de rattrapage mais une loi spéciale, ça veut dire qu'on recommence la discussion budgétaire au début de l'année. Donc c'est c'est pas très satisfaisant. En tout cas, c'est mon opinion personnelle.
On verra comment les choses se passent. Le premier ministre fait confiance au parlement et on continue à être à disposition pour accompagner cette discussion parlementaire. surtout que le parlement doit s'arrêter le 15 février en raison des des élections municipales.
Absolument, vous avez tout à fait raison. Ce qui réduit encore plus les délais en début d'année. Donc le mieux serait de trouver une solution et un compromis avant le 31 décembre.
C'est ce que au fond tout le monde souhaite dans l'intérêt du pays, mais aussi pour pouvoir aborder l'année 2026 et les débats démocratiques que l'année 2026 fait connaître de façon plus transparente, plus sereine et plus constructive. Merci Nicolas Forcier, ministre délégué au commerce extérieur et à l'attractivité. Merci d'avoir été avec nous en direct pardon pour les légers problèmes de sonore pour nos auditeurs d'Europe 1.
Nicolas Forissier