Sophia Chikirou face au MEDEF et à la CPME Paris
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 4:00OuverteRéponse partielle
Êtes-vous prête à réserver une part du parc social spécifiquement aux salariés du secteur privé via une cotation prioritaire ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Comment votre projet de parulaire se traduit-il dans votre relation avec les entreprises, artisans et commerçants ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Avant chaque grande décision, vous engagez-vous à mener des études d'impact en concertation avec les organisations ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Proposez-vous un plan d'urgence pour les commerces (propreté, sécurité, mobilité) ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Êtes-vous favorable à de nouvelles augmentations de dépenses publiques ou à la baisse de la pression fiscale sur les entreprises ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:00Sophia ChikirouFait
« Je connais beaucoup de chefs d'entreprise qui sont des travailleurs. J'ai moi-même été une chef d'entreprise. »
- 3:00Sophia ChikirouFait
« Il faut que la politique publique s'occupe de l'économie réelle avant tout, qu'elle s'occupe de l'économie qui crée de l'emploi, qui crée de la richesse ici à Paris. »
- 6:00Sophia ChikirouFait
« Il va falloir sérieusement poser la question de mettre fin et de lutter contre les spéculateurs à Paris. »
- 7:00Sophia ChikirouFait
« On veut créer un statut de commerce essentiel. »
- 8:00Sophia ChikirouPromesse
« On veut par exemple par l'intermédiaire de la foncière Paris-Commerce qu'on veut transformer multiplier par 3 le nombre de locaux publics et baisser considérablement les loyers. »
- 9:00Sophia ChikirouFait
« Il va falloir qu'on ait une politique volontariste de la part de la mairie pour par exemple décider qu'il y a des commerces essentiels qu'on accompagne dont on accompagne l'installation ou la réinstallation. »
- 10:00Sophia ChikirouChiffre
« Je voudrais que chaque Parisien qui mettait en 1998 24 % de son salaire dans son loyer, aujourd'hui c'est 36 % en moyenne, mais c'est souvent 50 %, je voudrais revenir à 24 % comme en 1998. »
- 11:00Sophia ChikirouChiffre
« Des aides publiques aux entreprises, il y en a 211 milliards d'euros par an, rien que pour 2023. »
- 13:00Sophia ChikirouPromesse
« Une des mesures phares, ça va être le zéro artificialisation de la pleine terre. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Je considère que une entreprise dont le capital est détenu par un fond d'investissement étranger ou par des actionnaire anonyme ou par de grands milliardaires, ce n'est pas du tout la même chose qu'une entreprise dont le capital est par son propre dirigeant ou par une poignée de dirigeant. Et c'est pas la même chose qu'entre le l'actionnaire principal est aussi un travailleur. Il faut dire les choses comme elles sont.
Je connais beaucoup de chefs d'entreprise qui sont des travailleurs. J'ai moi-même été une chef d'entreprise. Donc je sais ce que c'est quand on l'est au quotidien et qu'on détient le capital de sa société.
Ce n'est pas la même chose. Je crois que son son entreprise est aussi en quelque sorte le moyen de reproduction de sa propre existence. aussi euh je tenais à dire cela pour dire que aujourd'hui les petites très petites entreprises artisanales indépendantes subissent la même chose que beaucoup des travailleurs et des salariés à Paris.
Et donc je trouve que les conditions de travail sont dégradées. Je trouve que les conditions de transport pour se rendre à son travail pour un petit chef d'entreprise sont dégradés. Je trouve que les enjeux de logement, les enjeux des loyers aussi des commerces euh sont des problèmes que les petits chefs d'entreprise, enfin petits chefs d'entreprise mais que les chefs d'entreprise de petites entreprises subissent.
Voilà pourquoi euh j'ai pensé qu'il fallait pour l'année 2026 avec cette élection municipale penser à un véritable plan de relance de l'activité économique de proximité. Et donc je porte ce plan pour cette élection, pas seulement pour les services, pas seulement pour les commerces. Bien sûr, c'est un sujet dans notre ville, mais aussi pour la production et j'espère que nous aurons l'occasion de discuter et d'envisager pourquoi pas la relocalisation d'une production dans la ville.
Moi, je porte la relocalisation d'au moins trois productions que nous pourrions relancer dans la ville de Paris euh pour cette mandature. Je pense aussi qu'il faut non seulement une relocalisation ciblée bien sûr de certaines activités. Il faut qu'on dans ce plan, il y a véritable des actions pour euh l'accès aux fonciers. pour la maîtrise publique finalement de de du plan d'urbanisme, du plan de circulation.
Il est temps de penser à un véritable plan de circulation à Paris qui va impacter la vie économique. Et puis je le dis très clairement, il faut que la politique publique s'occupe de l'économie réelle avant tout, qu'elle s'occupe de l'économie qui crée de l'emploi, qui crée de la richesse ici à Paris. Merci pour cette introduction.
Je vais maintenant vous demander de vous soumettre aux questions de la salle et des entrepreneurs qui sont là et qui vous écoutent. Euh la plupart vont détailler évidemment votre votre programme en matière économique. Ils ont aussi des points précis sur lesquels ils souhaitent vous entendre.
La première question euh vous est posée pour la CPME Paris par Kautar Kauta, présidente de Wipa euh sur le logement justement des salariés. Bonjour. Ah c'est à la je vous vois pas c'est là-bas.
Bonjour madame la député. Ma question pose porte sur le logement des salariés. Nos entreprises pein à recruter car nos salariés ont de plus en plus de difficultés à se loger dans Paris.
L'idéologie ne doit pas primer sur la réalité. Êtes-vous prête à réserver une part du parc social spécifiquement au salariés du secteur privé via une cotation prioritaire pour que ceux qui font tourner Paris puissent vivre ? Merci.
Alors nous avons euh nous annoncé d'entrée de jeu que nous allions mettre en œuvre tous les moyens possibles pour baisser les loyers à Paris. Baisser les loyers à Paris. Notre plan, il repose sur deux terrains.
Le premier terrain, c'est le terrain du logement public où nous voulons mener une véritable action non seulement de maîtrise des loyers des charges et de baisse des loyers des charges dans le public. Nous voulons faire davantage de logement public avec des moyens qui sont à notre disposition. Il y a bien entendu la la réquisition, il y a la transformation du vacant en logement.
Ça c'est pour le domaine public. Pour ce qui est du domaine privé, du marché locatif privé, nous proposons-nous de mettre en place une régie publique de gestion locative qui consistera à dire à des propriétaires de biens privés, confiez-nous votre bien et nous occupons de le gérer, de le mettre sur le marché à loyer modéré en échange d'une garantie de loyer, en échange d'une prise en main des travaux de rénovation thermique notamment. Pour cela, vous me dites, est-ce qu'on veut mettre en place une cotation, une réservée du logement à des salariés du privé ?
Euh, en réalité, c'est déjà ce qui se passe. Il y a des salariés du privé qui sont logés dans le logement public, qui sont hébergés dans le public. Il y a même le 1 % patronal qui existe pour cela, je dis pas de bêtises.
Donc, est-ce qu'on est prêt à passer de 1 % à 5 % ? Ça me dérange pas, mais c'est pas au niveau de la commune de Paris que cela se décide. Est-ce que on est prêt à discuter avec les organisations patronale et avec les entreprises et à leur dire le logement de vos salariés et de vos employés vous concerne directement ?
Parce que en grande partie aujourd'hui, les problèmes de désorganisation urbaine, les problèmes qui font que des salariés font 2 3 heures de transport par jour pour se rendre à leur travail, c'est une perte de temps précieux pour les salariés. C'est une perte de santé pour les salariés. C'est quelque chose que l'entreprise doit prendre en charge aussi et qui la concerne directement.
L'entreprise ne peut pas considérer que le temps de trajet de ses salariés ne la regarde pas. et les logiques qui dominent à Paris qui font qu'on se retrouve avec une logique de bureau centralisé dans Paris Tramuros au détriment finalement de la petite couronne par exemple ou du reste de l'Île-de-France où on fait venir des gens de plus en plus loin pour venir travailler dans des services au dans Paris. Peut-être qu'il faut discuter avec les entreprises pour voir leur logique d'installation, l'intérêt qu'elles ont à toutes se concentrer dans Paris parce que cela c'est a des conséquences directes que ce soit sur le prix de l'immobilier et sur la question des transports.
Donc moi, je pense en effet qu'il faut réfléchir avec les entreprises et qu'il faut planifier avec les entreprises. Donc oui, il y a un véritable enjeu à rediscuter de la part du 1 % patronal par exemple dans le logement. Il y a un vrai enjeu à rediscuter de la façon dont les entreprises euh s'installent, de leur stratégie d'installation euh et d'occupation du foncier en Île-de-France et à Paris.
Merci pour cette première réponse qui euh manifestement fait réagir. Euh 2è 2è question posée du côté du du MEDF Paris par Astrid Veille, directrice générale de groupe AMA immobilier. Nous sommes cette fois-ci sur la concertation et [rires] l'impact écologique.
Alors madame la vice députée dans votre exposé où vous avez beaucoup parler de l'emploi. Comment votre projet de parulaire se traduit-il dans votre relation avec les entreprises, les artisans, les commerçants et bien évidemment leurs salariés ? Est-ce que vous comptez les associer aux décisions qui les concernent en mesurer l'impact y compris avec les organisations professionnelles représentatives ?
Le maire de Paris n'a-t-il pas une responsabilité proent entrepreneuriat ? Le maire de Paris a une responsabilité proérêt général et cela implique naturellement de tenir compte des acteurs de l'économie. Dans notre programme, nous avons envisagé en effet un espace de renouvellement de la gouvernance de notre ville.
Et cet espace s'appelle le le c'est un équivalent de 16 parisien. Ça n'existe pas à l'heure actuelle à Paris. Or, il nous faut un espace où justement des représentants des organisations euh patronales, des organisations syndicales, associatives de l'économie sociale et solidaire et des élus se retrouvent, discutent, analysent ensemble, arrivent à se mettre d'accord sur des diagnostics.
On est tout à fait capable de se mettre d'accord sur des diagnostics et arrive à coordonner des interventions. Donc oui, il y a cette préoccupation d'avoir un espace où on discute. Ça existe au niveau de la région, vous savez, c'est le Césarer qui est légalement inscrit et qui s'organise.
D'ailleurs, il faut le défendre et le protéger parce qu'il a tendance à être attaqué par la présidente actuelle de la région. Il faut vraiment prendre au sérieux ces espaces là, les impliquer. Ensuite, il y a ce niveau parisien départemental disons.
Mais nous, on a aussi un souci du très local, vous voyez. Donc on a prévu dans notre programme qui est qui est ici hein, on parle des conseils de quartier et on veut revitaliser les conseils de quartier et on considère que nos conseil de quartier sans leurs commerçants et sans leurs entreprises et bien ils fonctionnent pas très bien. Il faut absolument que dans les conseils de quartier, on ait des représentants d'association de commerçants du quartier, des entreprises du quartier.
Il faut que tout le monde puisse se retrouver. Pourquoi ? Parce que quand on décide d'aménager une rue, il faut que les citoyens, les habitants puissent donner leur avis.
Mais les commerçants aussi, on a des conflits de voisinage, vous les connaissez très bien à Paris, notamment la question du bruit, la question de la production des déchets ménagés, de la production des déchets professionnels par exemple peut être interrogé aussi sur la façon dont on légère, comment on répartit la part qui relève de de des déchets ménagers et puis celle des déchets professionnels. Est-ce qu'on continue de gérer de la même façon avec le même type de ramassage ou est-ce qu'il faudrait pas faire appel à une régie pour les déchets professionnels ? ces chosesl pourraient se discuter au sein d'un conseil de quartier et pour que ce soit plus fluide, moins de de d'opposition aussi finalement et plus de compréhension.
Je crois qu'à Paris, on en a vraiment besoin. Donc, je propose un échelon départemental et des un échelon par quartier bien entendu. Vous avez commencé à parler des commerces.
Euh qu'est-ce que vous pourriez imaginer ? Quelles sont les idées novatrices que vous avez que vous portez dans dans votre programme pour justement favoriser le commerce ? On a vu que le nombre de rideaux baissés dans Paris avait augmenté de de manière significatif ces dernières années.
Si j'en crois les études qui ont été menées, il y a de moins en moins d'entrepreneurs qui souhaitent rester dans dans Paris. Donc qu'est-ce qu'on fait ? Qu'est-ce qu'on fait pour pour que le commerce de proximité, pour que les commerces en général et les entreprises en en particulier restent restent dans Paris et continuent de pouvoir y vivre correctement.
Déjà, on a un énorme problème qui est celui qui est dû à la spéculation immobilière dans Paris. Il va falloir sérieusement poser la question de mettre fin et de lutter contre les spéculateurs à Paris parce qu'aujourd'hui les les les locaux commerciaux sont directement touchés par ces logiques spéculatives. Donc c'est on a une proposition d'action directe.
On veut par exemple par l'intermédiaire de la foncière Paris-Commerce qu'on veut transformer multiplier par 3 le nombre de locaux publics et baisser considérablement les loyers y compris accompagné sur les trois premières années de nouveaux commerçants. On veut créer un statut de commerce essentiel. Aujourd'hui, on a besoin de commerce de proximité.
Et nous ce que nous disent les habitants, c'est que faire 400 m, 500 m, 600 m pour avoir le premier commerce alimentaire, on a des endroits où sur 1 km, il y a pas de alentour, il y a pas de commerce alimentaire. Il faut aujourd'hui remettre des commerces alimentaires, mais il faut aussi remettre de l'artisanat. Alors, il y a de l'artisanat de service.
On pourra rediscuter peut-être aussi de l'artisanat productif, hein, qui serait intéressant de repenser dans Paris. Mais il va falloir qu'on ait une politique volontariste de la part de la mairie pour par exemple décider qu'il y a des commerces essentiels qu'on accompagne dont on accompagne l'installation ou la réinstallation. Il faut pas hésiter et je l'utiliserai parce que c'est dans les pouvoirs du maire à préampter des beaux commerciaux.
Ça c'est une possibilité que le maire a pour essayer de préserver la la des commerces essentiels. Il va falloir aussi que on accompagne les entreprises. Alors ça peut être qu'est-ce que essentiel et bien la définition des commerces essentiels aujourd'hui il va y avoir beaucoup de commerces alimentaires qui sont des commerces essentiels, mais il va y avoir tout ce qui peut être par exemple des commerces de services euh cordonniers, ça a disparu. des métiers de ce type là qui aujourd'hui deviennent de moins en moins accessibles dans beaucoup de quartiers.
Alors, je pense que il y a une utilité très sérieuse à les identifier ces commerces essentiels et ce qu'il est ce qu'il est normal de ne pas avoir un commerce de bouche, un boucher, un charcutier, un boulanger, une épicerie à moins de 400 500 m de chez soi ? C'est ce genre de pratique qu'il va falloir faire et puis essayer de maintenir la vie de quartier parce que vous savez les commerces constituent un écosystème. Un commerce seul au milieu de nulle part ses chances de survie sont de développement sont pas très grandes.
Par contre, les ce qu'on crée dans une rue, toute la vitalité que l'on peut créer dans une rue autour d'une école, quand une école ferme, j'ai eu le cas dans ma circonscription, quand une école ferme, c'est tous les commerçants qui se mobilisent parce qu'ils disent l'école ferme, nous c'est terminé, on perd le la restauration, on perd la la vente de livres de librairie et cetera et cetera. C'est ça que j'appelle les commerces essentiels. On considérant que pour nous les librairies indépendantes sont des commerces essentiels.
Voilà comment euh nous voyons les choses. Prochain exercice euh c'est un un questionnaire que nous soumettons euh à tous les candidats. Même question hein, cinq questions, cinq réponses, 5 minutes pour y répondre.
Euh certaines, vous allez le voir, ont déjà commencé à à être abordées. Euh vous maire de Paris, Sopia Chikirou, avant chaque grande décision, vous engagez-vous à mener, je sais que ça a fait réagir, des études d'impact en concertation avec nos organisations qui sont présentes dans la salle et et de quelle manière en fait est-ce que on est sur simplement de la consultation ou de la coconstruction ? C'est très important parce que les Parisiens ont beaucoup souffert des pseudoconcertations qui aboutissent à remettre sur la table le même projet avant et après concertation.
Nous, on a énormément de demandes qui nous ont été faites concernant les enjeux de concertation. Les enjeux de concertation, on les a mis dans notre programme comme étant essentiel et en effet avec un esprit de coconstruction. Mais il faut donner à la fois les pouvoirs d'intervention.
C'est ce que le rôle des conseils de quartier chez nous est fondamental. On crée des maisons de quartier où justement peuvent avoir lieu les débats, les échanges sur des projet qui concerne le quartier ou qui concerne la ville et comme je vous le disais tout à l'heure avec la participation des entreprises locales et au niveau de de Paris avec le sais parisien en quelque sorte. Mais des études d'impact, c'est ce qu'on nous demande à chaque fois notamment sur les plans de circulation.
Euh ça me semble tellement évident qu'il faut l'envisager que j'ai envie de dire oui, cela sera fait. D'autant plus que on veut doter le CE des moyens de d'organiser et de produire des études d'impact et d'évaluer avant de décider. La décision, elle sera peut-être pas euh rapide du jour au lendemain.
On nous dit il faut aller vite, mais le temps de la concertation, c'est un temps nécessaire et le temps de l'étude de l'impact est un temps nécessaire. Donc il faut en tant qu'élu, je serais pressée de mettre en œuvre mon programme, c'est normal. Mais euh dans mon plan, je me dis euh si je veux que ça marche et que ça marche sur la durée, que l'impact soit long sur le long terme, il va falloir prendre le temps de cette concertation.
Il va falloir prendre le temps de la publicité, de l'information, de l'échange et de la décision. On donne un pouvoir aux Parisiens dans notre programme. C'est le pouvoir euh d'initiative citoyenne pour demander un référendum par exemple local. dans la loi, on a la possibilité d'un référendum d'initiative euh citoyenne.
Nous, on veut le la l'actionner, on veut permettre de l'actionner plus facilement parce qu'il y a des certains projets qui ont été décidés euh qui auraient mérité de faire l'objet d'une discussion plus large et pourquoi pas d'un vote y compris d'une consultation des Parisiens. des Parisiens, donc des citoyens, des habitants, mais aussi des entrepreneurs de la même manière parce que les enjeux sont pas toujours les mêmes et parfois contradictoire. Les commerçants à Paris ont le droit, même s'ils n'habitent pas Paris hein, ont le droit de participer à la vie des conseils de quartier.
Nous ne remettrons pas en question ce pointlà. Au contraire, nous avons besoin que tous les commerçants, tous les chefs d'entreprise et toutes les entreprises puissent participer aussi bien à la vie du quartier qu'au cise bien entendu. Vous avez commencé à parler des des commerces.
Est-ce que vous allez mettre un un plan d'urgence quand on voit l'état effectivement des des commerces, un plan d'urgence pour les commerces pour améliorer à la fois la propreté, la sécurité mais aussi la mobilité ? Alors le plan d'urgence pour nous pour ce qui est de la propreté de remettre à plat un peu l'organisation mixte que vous connaissez qui avec une délégation euh une privatisation d'une partie de la collecte et une municipalisation. Nous on est pour tout municipaliser pour tout coordonner.
Mais vous pouvez rire, vous êtes marrant. Mais ça coûte moins cher à la ville de Paris de municipaliser. Ça reviendra moins cher et ce sera [rires] beaucoup plus efficace que de laisser ça à la privatisation.
Et quand aujourd'hui on parle des problèmes de propreté à Paris, c'est souvent des problèmes d'organisation qu'on évoque là-dedans qui sont soulevés. Donc il y a aussi une question de propreté de proximité, celle qui est liée que les commerçants peuvent dénoncer en disant on a des des dépôts sauvage. Mais ça m Non non non, je prends pas ça pour un manque de respect.
Ils peuvent exprimer leur désaccord. Ça m'est égal dans l'absolu. Moi j'exprime mes idées. [rires] Ça ne me dérange absolument pas.
Je suis pas là pour draguer qui que ce soit. Donc je vous dis ce que je pense. Ce sera municipalisation de la propreté avec moi.
C'est dans mon programme et nous le ferons. Voilà. parce que c'est moins cher pour les Parisiens, c'est plus efficace, ce sera mieux organisé.
On aura aussi des services de propreté de proximité. Comme je vous dis, on compte beaucoup sur le poids des conseils de quartier et leur rôle pour organiser la propreté. à partir du moment où il y a de l'implication citoyenne et il y en aura parce qu'elle se elle sera non seulement encouragée mais les conseils de quartier auront des pouvoirs directs d'intervention et d'action notamment sur la question de la propreté de proximité et et sur la sécurité et sur la sûreté parce que nous nous parlons de sûreté et de tranquillité.
C'est le terme républicain fondamental qui nous vient de la révolution française entre autres. Donc nous parlons de sûreté et de tranquillité. Pareil dans nos conseils de quartier et dans nos maisons de quartier, mais pas seulement.
Il y aura des antennes de proximité. Ces antennes de proximité, ce seront des lieux où il y aura à la fois des policiers municipaux territorialisés avec des éducateurs spécialisés et avec des médiateurs. Parce que pour avoir de la tranquillité, la meilleure façon de gérer, c'est la médiation.
Quand on a des problèmes de voisinage, quand on a des problèmes de bruit, quand on a des problèmes d'incivilité, il vaut mieux avoir des gens qui sont implantés dans le quartier, qui connaissent les gens pour intervenir et je vous assure, ça marche beaucoup mieux que des caméras derrière lesquelles il n'y a personne pour intervenir parce que c'est bien beau d'avoir les caméras mais vous le savez aussi bien que moi, Paris est une des capitales d'Europe où il y a le plus de caméras. Il y a personne pour regarder ce qui se passe quasiment. Donc c'est pas la je vous dis on remet de l'humain.
Moi je dis moratoire sur les caméras. D'abord pour avoir travaillé dessus à la région Île-de-Fance, je peux vous dire avec certitude, la cour des comptes le dit très bien, si on devait les auditer, vous qui aimez les audits, je vous garantis que les trois/4 ne fonctionnent pas ou fonctionnent pas bien. À partir du moment où vous ne mettez pas des êtres humains derrière des écrans pour vérifier ce qui se passe et des êtres humains à proximité des lieux pour intervenir rapidement, la vidéo sert après coup.
Est-ce qu'elle est dissuasive, nous dit-on. Elle est dissuasive. Regardez les taux de délinquence à Paris.
Est-ce qu'ils ont baissé malgré toutes les caméras qui ont été installé ? On est les une des villes des capitales d'Europe, voir la capitale d'Europe qui a le plus de caméras de vidéosurveillance à par habitant. Donc sécurité, propreté, mobilité au service de ce plan d'urgence pour les commerces.
C'est ce sont des conditions qui sont nécessaires pour que ce plan puisse puisque pour que le commerce puisse être relancé aujourd'hui. Non, si on voulait le le plan de relance de l'activité économique des commerces, je dis pas qu'il sera là, on a une urgence, c'est 2026. Pour 2026, comment on fait ?
Est-ce qu'on laisse mourir de leur belle mort les commerces qui ne vont passer l'année ? On le sait parce que cette année c'est une année un peu de paralysie économique parce que tout le monde est un peu dans l'expectative de l'année 2027 et des élection présidentielle. Donc on on va pas se mentir, des investissements qui vont arriver à Paris à part peut-être dans le secteur immobilier, des IDE qui vont arriver dans le secteur immobilier, il y en aura.
Mais est-ce qu'il y en aura suffisamment pour permettre au commerce de survivre ou de se réimplanter ou de se relancer ? J'y crois pas. Là, je pense qu'on est dans une situation où si on veut traiter bien les choses, on a besoin d'un fond d'urgence pour l'année 2026, un fond de soutien d'urgence aux commerçants.
Il ne faut pas que les commerces ferment d'ici la fin de l'année. Donc nous, on propose de mettre un fond d'urgence, d'intervention d'urgence pour aider que ce soit sur des loyers. Et ce fond d'urgence, c'est un accompagnement, c'est pas que de l'argent. c'est aussi de dire comment on va vers euh l'accès à un local commercial moins cher, comment on agit sur euh il y a la facture énergétique bien entendu, mais il y a aussi plein d'autres charges privées qui sont beaucoup plus lourdes que les cotisations.
Les charges privées que supportent les entreprises aujourd'hui, ça va être des charges d'assurance, ça va être l'inflation sur un certain nombre d' denrées dont ils ont besoin ou des produits des des intrants dont ils ont besoin et cetera et cetera. Là, il faut absolument qu'on puisse venir en soutien, en accompagnement dès l'année 2026. Ensuite, c'est lorsqu'on préparera le budget 2027 qu'on pourra vraiment mettre en place ce plan de relance de l'activité économique de proximité.
Est-ce que vous êtes Sopia Chikirou favorable à de nouvelles augmentations de de dépenses publiques ou à la baisse de la pression fiscale sur les entreprises à Paris ? puisque je j'attendais j'attendais une réaction de la salle. Je mais non, pas de réaction pour l'instant.
Non, mais ça fait plus de 30 ans qu'on nous explique que les entreprises payent trop d'impôts et trop de charges. On connaît le discours par cœur. Ça fait plus de 30 ans que vous avez des gouvernants, ils vont tous défiler ici pour dire "Oui, oui, vous avez raison, il faut baisser les impôts." Fait 30 ans qu'ils le font, il baissent les impôts.
Des aides publiques aux entreprises, il y en a 211 milliards d'euros par an, rien que pour 2023. On ne sait pas pourquoi. Moi, c'est pas comme ça que je vois les choses.
Des façons de soutenir l'activité économique. Et encore une fois, l'idée c'est pas soutenir les entreprises, c'est soutenir l'activité économique parce que l'activité économique est d'utilité sociale. Si l'entreprise n'a pas d'utilité sociale, moi je vois pas pourquoi dans un monde capitaliste et libéral, pourquoi la puissance publique irait versée comme ça.
Donc la question est de savoir non pas est-ce que la pression fiscale est trop forte sur les entreprises. Trouvez-nous déjà que d'avoir baissé les impôts depuis 30 ans sur les entreprises, d'avoir fait autant de cadeaux fiscaux aux entreprises et servi l'emploi et servi le dynamisme économique de notre pays et pourquoi on se retrouve dans cette situation et en plus exactement exactement il faut aujourd'hui dire une chose très claire je vous ai parlé dans mon introduction de qui détient le capital d'une entreprise. Pour moi, c'est très important aujourd'hui.
Une entreprise dont le capital est détenu par des fonds étrangers par exemple ou par des fonds anonymes ou basés dans une qui sont français mais basés dans un pays étranger ou un paradis fiscal. Ce n'est pas la on ne la traite pas cette entreprise de la même façon qu'on traite une entreprise dont le capital est ancré sur le territoire. Souveraineté économique.
Exactement. Souveraineté économique, c'est un critère essentiel du soutien économique que nous devons apporter aux entreprises. Alors, je sais que les règles européennes ne le permettent pas et cetera, mais il se trouve que j'appartiens à une mouvement politique qui dit très clairement que parfois la désobéissance est une façon d'agir quand la loi n'est pas bonne et cette loi aujourd'hui là, les directives européennes ne sont pas bonnes pour les intérêts des entreprises françaises.
Moi, j'ai proposé une loi à l'Assemblée nationale. J'ai dit par exemple si vous voulez lutter contre la spéculation immobilière à Paris ou dans les grandes villes, il faut interdire interdire les investissement direct étranger dans le secteur immobilier. Mais j'en vois la Kiri mais parce que c'est c'est vraiment comment vous dire les choses ?
Vous vous nous prenez pour qui ? Vous croyez que quand j'annonce cela, quand je dépose une loi comme celle-là, je suis une espèce d'utopique naïve. Ils le font au Canada, ils le font en Nouvelle-Zélande.
Votre ami, pour certains d'entre vous ici, Donald Trump l'a proposé il y a 15 jours pour les États-Unis. Donc ce que je veux vous dire par là, c'est qu'il y a des mesures comme cela qui pourraient mettre fin à une bonne partie de la spéculation immobilière dont les TPE et les PME sont victimes comme les habitants de Paris. Nous souffrons de cette spéculation immobilière.
Si aujourd'hui on dit moratoire, on bloque les investissements directs étrangers dans le secteur immobilier, on a un levier formidable pour agir contre cette spéculation et cette cette pénurie organisée des mètres carrés à Paris. Vous avez déjà répondu sur la question euh de la collecte deschet. Donc je me propose qu'on qu'on avance à moins que vous Non, je voudrais préciser parce que on a un système à Paris qui ne distingue pas vraiment les déchets ménagers des déchets professionnels.
C'est à peu près la même collecte. Mais est-ce que est-ce que vous pensez que en en délégation de service public, on on donc on donne tout on donne tout au secteur privé ? Qu'est-ce qu'on fait ?
Non, on municip on remunicipalise on municipalise la collecte des déchets à Paris. Oui, on la municipalise. La collègue des déchets à Paris sera municipalisée avec nous très clairement.
Ça relève du public, ça relève de l'économie. C'est une pour le nettoyage des revolues. C'est en régie publique ça.
Ça vous savez, il y a des régies de quartiers pardon. C'est au niveau des conseils de quartiers. On voit avec les régies de quartier, ça peut se gérer à ce niveau-là.
Donc c'est pas que du service public mais c'est grosso modo c'est non lucratif on va dire ou en tout cas c'est géré en com. C'est des choses communes, ça concerne tout le monde. Pourquoi est-ce qu'on on privatiserait ?
En plus, ça désorganise et ça coûte plus cher. C'est quand même ça le véritable véritable problème. Aujourd'hui, on le sait, ça ne ça désorganise, ça ne et c'est il y a des illégalités territoriales dans le traitement.
C'est désorganisé et ça coûte plus cher. Si on municipalise, on fera on gagnera des moyens. En plus, on veut mettre 300 agents de propreté supplémentaire.
Ça nous permettra de Eh mais c'est ce qui s'est passé pendant les JO. Tout le monde a trouvé que c'était très propre pendant les Jo. Il y avait 160 agents supplémentaires pendant les JOI.
Vous étiez content, c'était propre. Là, je vous dis, il en faut 300 si vous voulez que ce soit propre. Vous voulez de la propreté mais vous voulez pas de service, vous voulez pas d'agent, vous voulez du Écoutez, vous êtes C'est pas clair, vous voulez de la commande publique mais vous voulez pas payer des impôts.
Oh là là ! Je moi on m'avait dit c'est des chefs d'entreprise, tu vas voir ce que c'est, c'est des gens, ils sont hyper dynamiques, ils investissent, ils prennent des risques. Non, c'est pas comme ça que ça marche sur [rires] C'est pas vrai en fait.
S'il vous plaît, s'il vous plaît. Ce sera écrit dans le journal que vous m'avez eué. J'en serai fière.
Je l'encadrerai pour tous mes amisand bien vous la respecter. Non, ça ce n'est pas un manque de respect. Je le prends vraiment pas mal.
Vous assure. Manque de respecter parler des ce qu'on m'invite. Merci.
Est-ce que vous mettrez comme priorité, même si vous avez là aussi commencé à évoquer le sujet dans votre politique de logement, permettre au salariés parisiens de se loger dans la capitale et comment on fait parce que c'est évidemment vous allez me dire oui mais comment comment on fait en sorte que les salariés qui travaillent effectivement dans dans Paris puissent être est-ce qu'ils sont prioritaires comment les choses en si vous voulez que vos salariés vivent dans Paris pas loin de là où ils travaillent Vous avez le choix, soit vous votez pour moi, je fais baisser les loyers, je lutte contre la spéculation immobilière et du coup dans 3 ans 4 ans tout a baissé. J'ai un objectif très sable. Je voudrais que chaque Parisien qui mettait en 1998 24 % de son salaire dans son loyer, aujourd'hui c'est 36 % en moyenne, mais c'est souvent 50 %, je voudrais revenir à 24 % comme en 1998.
C'est-à-dire que je veux par mon plan d'action annuler 25 ans de spéculations immobilières à Paris. Voilà, c'est ça l'objectif. Donc en effet, ce sera si vous lisez le le plan sur baisser les loyers, vous verrez que ce sera assez offensif.
Soit vous faites ça et donc vos salariés pourront vivre à Paris et pourront payer leur moyen à Paris, soit vous les augmentez. Voilà. [rires] Allez, dernier exercice pour vous.
Sophieou, vous avez de nouveau la parole pour les 2 minutes qui viennent. quel est ou quelle sera demain si vous êtes élu euh la proposition phare que vous porterez pour l'économie parisienne ? Je vous demande du silence pour écouter alors euh la proposition phare pour l'économie parisienne, alors on n' pas parlé d'un sujet qui est très important qui est celui de la bifurcation écologique.
Vous savez que notre ville est va être confrontée à des températures en 2030, c'est-à-dire dans 4 ans qui peuvent atteindre 50°. Donc pensez l'avenir de la ville et j'espère que le 16 que je pourrais mettre en place se saisira immédiatement de cet enjeu de l'adaptation au changement climatique. C'est penser donc ce cette question de comment on va faire pour aérer la ville, comment on va faire pour lutter contre ces fortes températures.
Une des mesures phares, ça va être le zéro artificialisation de la pleine terre. Donc je ne serai pas un maire du béton et de la bétonisation. Je ne serai pas un maire qui va vous promettre des projets comme la tour triangle ouit avec encore des milliers de mètres carrés de de bureau alors qu'on a déjà des milliers de mètres carrés vacants.
Je pense qu'il est temps de penser à avoir des espaces de nature, des espaces non seulement de végétalisation mais aussi à investir immédiatement. Et vous les entreprises, vous allez devoir le faire. Que ce soit dans vos commerces, que ce soit dans vos bureaux, vous allez devoir le faire. l'adaptation du changement climatique et c'est vraiment le le en tant que maire de Paris, c'est le sujet, le tout premier qu'on posera parce qu'on est déjà tellement en retard qu'à ce rythme-là euh c'est la catastrophe qui va nous attendre.
Vous savez, il va arriver le moment où les entreprises et les commerces ne fonctionneront plus parce que les chaleurs, nous ne sommes pas adaptés aux chaleurs qui vont arriver. Donc, on pourra passer un mois de confinement, si vous voulez ou un mois sans activité. Ces choses-là peuvent se produire.
Comment on les anticipe ? Je prétends pas de les anticiper toutes seules. Je dis justement avec beaucoup d'entre vous, ce sera un de nos premiers travaux d'cules peut-être mais un de nos premiers travaux à effectuer.
Oui.
Sophia Chikirou