Un autre spatial est possible !
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- 3:38Invité politiquePromesse
« nous allons remettre sur la table le traité sur la Lune puisque nous ne l'avons pas encore signé ni voté ratifié »
- 5:03Invité politiqueFait
« il ne sera plus possible de positionner des satellites en orbite éloignée ou en orbite moyenne. tout simplement parce qu'auparavant il y aura une carapace d'objets volants qui auront été tirés par les puissances dominantes du moment »
- 11:33Invité politiqueFait
« Le savoir de l'espace est une locomotive scientifique de connaissance, de savoir-faire »
- 15:12Invité politiqueFait
« tous les 6 mois, un équipage chinois va sur la station chinoise et en revient eux sans qu'il y ait besoin d'y rester 9 mois »
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Depuis la création du mouvement insoumis, nous avons positionné la question [musique] de l'exploration de l'espace comme une des nouvelles frontières de l'humanité et nous le plac à côté de la mer et du numérique persuadé que la France ayant par ses chercheurs, ses ingénieurs, ses traditions historiques, sa capacité à avoir anticipé dans le passé sur ces questions des moyens particuliers qui pouvaient en faire un leader au compte de l'humanité. C'était une vision qui paraissait à l'époque un peu étrange et il y avait que vous pour sympathiser dans la discussion avec nous parce qu'on parlait de la même chose.
Nous voici rendu 6 ans plus tard au moment où la plupart des puissances ont compris que l'espace comme la mer, comme le numérique mais puisque nous sommes sur l'espace est une des possibilités de l'accumulation capitaliste et que les différentes nations, les différents systèmes économiques sont en compétition. à propos de l'espace. Dès lors, il y a bien un projet dominant et un projet dominé. Le projet dominant, c'est l'espace est une source d'accumulation, l'espace est une source de profit. L'espace doit être confié aux entreprises privées et tout ce qui a un rapport avec l'espace doit être privatisé.
Naturellement, ce sont toujours les nord-américains qui en donnent les formules les plus grossières et les plus vulgaires, les plus conquérantes et les plus impérialistes. Et c'est ce que nous avons vu il y a quelques jours dans la bouche de monsieur Trump. Il reste encore des naïfs pour croire que Trump est juste délirant. Non, Trump va au bout d'une logique et il le dit avec les mots qui sont ceux d'un homme d'affaires qui construit des choses qui ne servent à rien, c'est-à-dire des tours sinon à l'accumulation elle-même. Et il a décrété que la Lune appartenait aux États-Unis d'Amérique parce qu'ils y étaient arrivés les premiers.
Alors bien sûr, beaucoup d'entre vous ont souri, n'ont pas pris ça au sérieux. Moi, je l'ai pris très au sérieux. Telle est la mentalité de l'impérialisme qu'il est capable de considérer que tout ce qu'il touche lui appartient. Et il est vrai qu'on est entré dans cette phase et il est vrai que la France, sans en avoir jamais saisi son parlement, a opté pour cette option.
Car en envoyant fonctionnaire signer le traité Artémis, nous avons été engagés dans l'idée que le premier arrivé, le premier servi et qu'il a le droit d'organiser autour de sa présence sur un corps céleste, là il s'agit de la Lune, une sécurisation, disent-il, c'est-à-dire une occupation armée de la position occupée, comme on l'aurait fait dans le passé à propos de n'importe quelle colonisation, de n'importe quel territ. territoire envahi. Il y a donc bien qu'une vision globale méthodique de la privatisation de l'exploration, ce que nous appelons nous l'exploration de l'espace et que appelle la conquête de l'espace.
C'est pourquoi une des premières tâches à laquelle il faudra que nous nous assignions dans le moment où nous exercer le pouvoir, c'est de rappeler que nous sommes attachés à la philosophie qui était celle des débuts de l'exploration spatiale. L'espace reste nous lousse, appartient à l'humanité toute entière. Personne n'a le droit de se l'approprier et c'est la raison pour laquelle nous allons remettre sur la table le traité sur la Lune puisque nous ne l'avons pas encore signé ni voté ratifié. Alors ça c'est la première tâche. Rappelez la ligne directrice bien commun puissance publique. Le reste n'y a à sa place que comme auxiliaire et non pas comme meneur du jeu.
Je parle là pour les deux traités Artémis qu'il ne faut pas signer, auquels il ne faut pas participer et le traiter sur la Lune qui naturellement pourrait être complété par des additifs en lien avec les délibérations de l'ONU. Depuis l'époque où le traité sur la Lune a été imaginé, il y a de très nombreuses agences spatiales publiques dans le monde et c'est avec elle que la France doit pactiser pour faire avancer ce point de vue au niveau international. Nous ne sommes pas seuls.
Et ce qui va être le propulseur, si j'ose dire, le plus vigoureux de notre manière de voir les choses, c'est que le gâ de l'écologie de l'économie d'accumulation fait que toutes les orbites basses ont été envahies, que des demandes sont présentées pour des orbites encore plus basses jusqu'au point où il se pourrait que bien plus rapidement que tout le monde ne l'avait imaginé, il ne sera plus possible de positionner des satellites en orbite éloignée ou en orbite moyenne.
tout simplement parce qu'auparavant il y aura une carapace d'objets volants qui auront été tirés par les puissances dominantes du moment de toutes les façons possibles, avec un million d'objets de plus de 10 cm et 128 millions d'objets de moins d'un cm, la première couche proche de la Terre est déjà en état de quasi saturation. Je veux bien qu'on me dise que l'on suit tous ces objets, mais j'ai assez de culture scientifique pour savoir qu'un déterminisme à 100 % n'existe pas et que pour finir, il se trouvera immancablement qu'une de ces pièces volantes finira par percuter un objet dont personne ne peut dire à l'avance quelle est son importance pour nous.
au demeurant, une nouvelle époque est entrée qui est que l'on a entièrement remis en cause la militarisation de l'espace. À quoi nous Français, nous sommes toujours opposés. Mais il est évident que dès lors qu'on a déjà créé une unité de l'OTAN dont le siège est fort malheureusement à Toulouse et on m'a demandé est-ce qu'on en ferait dans le cas où nous arriverions au pouvoir ? et bien c'est très simple, nous les expulserons. Et on m'a dit, vous allez faire pendre 40 emplois.
Nous sommes certains que si ce sont des emplois qualifiés, nous trouverons très vite à les occuper de nouveau et d'une manière plus utile qu'à organiser je ne sais quelle diablerie qui nous entraînerait dans les guerres américaines de l'espace. Il ne peut pas être question de cela. Et donc on les expulsera les Américains comme on l'a déjà fait de de Châteogu et d'ailleurs et personne n'en est mort ni ne s'en est trouvé plus mal après. Voilà les deux grandes directions qui me permettent de dire le cœur de l'essentiel. C'est à la puissance publique qu'il faut que reste le pilotage, le commandement et la définition concrète, technique, matérielle des opérations que nous avons amené.
Ce fut un exploit que l'on aurait pu croire hors de penser des Français que de par exemple équiper comme nous l'avons fait les expéditions qui sont sur Mars qui certes ont été portées par des lanceurs nordaméricains, mais pour ce qui est de filmer ou d'analyser ce qui se trouve sur Mars, ce sont les Français qui s'en occupent, leur matériel. Il y a une compétence de très haut niveau. C'est pourquoi je dénonce le déclinisme militant arrogant qui déferle en ce moment pour expliquer que parce que nous n'avons tiré que trois vols au milieu de 154 nord-américains, nous serions en quelque sorte spontanément éliminés de ce domaine d'action.
Je l'ai vu sur LCI et j'ai vu un menteur, on appelle ça journaliste d'habitude, montrer un tableau dans lequel il indiquait qu'on avait fait que trois tirs sans expliquer une seule fois pourquoi il n'y avait eu que trois tirs. pour quelle raison Arian Espace a été mis en retard par rapport aux plans initiaux en oubliant de dire que c'est nous qui avons tiré le le satellite plus que ça l'observateur James Web et qui fut placé avec une telle précision que cet appareil dispose de 20 ans supplémentaires d'autonomie parce que son carburant lui reste disponible et ainsi de suite.
Il n'est pas vrai que les Français aient à quelque moment que ce soit baissé de niveau scientifique, technique ou ingénérial d'une quelconque manière. Nous restons la première puissance spatiale européenne et on comprend que c'est ça qui dérange un certain nombre de nos concurrents. Il est absurde de confier d'une manière ridicule à des projets de compétition différentes opposer à la fois le le service public et des entreprises privées. La France n'a pas les moyens de se payer des compétitions de cette nature. La concurrence dans ce domaine, c'est le gâchi, la pagaille, le désordre, le chaos et l'impuissance.
Seule la puissance publique est capable de tenir d'un bout à l'autre et des années durants. Souvenons-nous de notre satisfaction à tous quand on explora souris, je sais plus comment s'appelle cette patate glacée qu'il y avait dans l'espace et que nous avons mis 6 ans à atteindre.
Et comme ce fut un sujet absolument inoui, d'abord de fierté pour tous les Français et pour moi de stupéfaction quand je suis entré dans la salle à Toulouse où il y avait des gens qui étaient censés calculer les trajectoires à faire et j'ai vu là dans cette salle deux personnes assises non pas à la table où il devaient être assis mais sur des chaises et portant sur leurs genoux des ordinateurs portables et qui étaient en train de faire les missions qu'il y avait à faire. J'ai compris à ce moment-là à quel point de monde voisin sans se connaître. Je ne sais pas qui avait décidé que l'on agisse de cette manière, mais ça m'a beaucoup impressionné et j'en suis resté marqué.
Après, j'ai été victime d'une mauvaise blague parce que j'ai dit que c'était très bien d'être sur Mars et que ça commençait bien puisque c'était la planète rouge et le gars qui était là visiblement était pas de bon bord et il a dit "Bah si vous voulez, on vous la donne parce qu'il y a rien. Alors bon, j'aurais mieux fait de me taire et peut-être est-ce que il va falloir que je fasse maintenant pour clore mon sujet." Je crois que tout le monde m'a compris. Si nous l'emportons, nous réorientons de fond en comble l'action publique. Vous avez derrière moi, vous les voyez, une représentation du mouvement insoumis qui est assez étendue.
Aï Sheriffi qui fait partie de nos coordinateurs nationaux, le député de Toulouse, si vous le connaissez pas, c'est qu'il y a un problème et ensuite Arnaud Saint-Martin qui est l'homme qui manie le livret espace. Alors, vous avez entendu dire qu'il y avait une discussion sur les volités. Je ne sais pas comment nous la trancherons, mais j'ai promis à Arnaud que s'il y avait un vol habité, c'est lui qui montait dedans. Par conséquent, il aura l'occasion d'aller produire sur place et récrimination.
En tout cas, on écoute, on entend, on sait ce que vous faites, on suit vos travaux et on est extrêmement anxieux que par la politique désastreuse qui s'applique à propos de l'espace et dont il nous a été rappelé tout à l'heure dans le discours du chef de l'État qui ne l'est plus bientôt fort heureusement.
à quel point le mélange des genres est insupportable entre la course à l'accumulation au profit qui soit-disant serait un vecteur d'accélération de la compréhension et de la recherche et la vision que vous portez-vous par votre métier et c'est pas à moi de rappeler vos revendications syndicales, vous m'avez l'air d'être bien organisé pour ça, mais moi j'ai à vous présenter les revendications de la nation si c'est à nous qu'elle confie sa confiance. Le pays veut maintenir son rang, veut maintenir sa capacité de connaissance. Le savoir de l'espace est une locomotive scientifique de connaissance, de savoir-faire.
Et il est urgent que les personnels qui s'y trouvent ne soient pas dispersés ou non remplacés du fait de la pyramide des âge pour se débarrasser d'une question en espérant que je ne sais quel fond privé viennent prendre la suite. Quant aux Allemands, ils ne perdent rien pour attendre car oui, non mais il faut dire les choses comme elles sont sinon on tourne autour du pot et on comprend bien on comprend pas bien ce qu'il y a à dire. En effet, il y a un problème. En effet, chaque fois qu'on a signé des accords, par exemple sur les satellites, ils ne les ont pas respecté.
Et voici que maintenant, alors que nous sommes liés dans une entreprise européenne commune, il décident de faire des fusées tout seul et de les tirer depuis la Suède ou la Norvège ou je ne sais où. Et bien, ça n'est pas acceptable. Nous avons une base, c'est courou bien sûr, elle est amplement française. C'est d'ailleurs pour ça que ça marche et elle est là depuis assez de temps pour qu'on ait accumuler du savoir-faire, de l'expérience. Ces gens qui croient qu'il suffit de mettre une pile de dollars d'un côté et de l'autre côté de la tôle pour qu'il surgisse au milieu des fusées des savoir-faire ont une vision du monde qui ne correspond à rien de ce qui est connu par les êtres humains.
Tout commence par du savoir, continue par du savoir et se boucle par du savoir. Les Allemands commettent une terrible erreur parce que il ne faut pas qu'ils croient un seul instant à notre naïveté. Nous savons très bien quelle est la polyvalence des équipements qui se produisent pour l'espace. C'est ça n'est pas pour rien qu'il y a ici Bastien Lachot qui est celui qui est notre chef de fil du spatial militaire et qu'on permet de citer la présence puisqu'elle se trouve là d'une des conseillères de de Paris qui est Sophie Laroche Fouco.
Vous voyez, si nous sommes en nombre là, c'est parce que ça nous intéresse en profondeur et que depuis qu'existe notre mouvement, nous avons fait de ce sujet en sujet. Et je compte bien que vous fourmillez d'imagination pour que si nous l'emportons à peine installé, on réussisse tout de suite des exploits qui fascinent, qui intéressent. Vous avez vu comment l'opinion française s'est passionné pour pesqué qui est passionnant pas toujours mais souvent et dont j'approuve évidemment l'activité et celle d'ailleurs d'une manière générale queles que soient leurs opinions politiques de tous ceux qui se passionnent pour l'espace parce que c'est deux que dépend la suite pour les Français.
Si nous restons premiers, alors nous serons dans la locomotive et le wagon de tête du savoir de l'humanité. Et à la différence des autres, nous partagerons. Car la France créera une université des métiers de l'espace. Nous avons besoin d'une université des métiers de l'espace. Nous avons besoin de collaborer avec la nouvelle agence spatiale africaine dont le siège est au cœur. Nous avons besoin de collaborer avec les agences spatiales nationales de toute l'Afrique qui dorénavant existe à peu près partout mais notamment au Sénégal et au Maroc où l'on sait faire des satellites.
Et bien l'espace francophone doit devenir aussi un espace de performance spatiale et j'ai la certitude qu'en proposant cet objectif, y compris notre langue retrouvera un statut dont elle serait vite dépourvue si nous laissions entraîner par facilité par des équipages communs ou je ne sais quoi avec les stations spatiales nord-américaines qui ne fonctionnent pas. J'en termine en vous disant qu'il va falloir vous faire aussi à l'idée qu'on change nos partenaires. C'est bien les Américains, c'est bien, c'est bien.
Mais voyez-vous, tous les 6 mois, un équipage chinois va sur la station chinoise et en revient eux sans qu'il y ait besoin d'y rester 9 mois parce qu'on ne sait plus comment faire revenir des gens qu'on y avait envoyé pour 9 semaines. Et je ne prends que cet exemple. Nous devons toujours avoir pour esprit partager, coopérer et coopérer de préférence avec les meilleur. Il faudra le moment venu quand la paix sera enfin rétablie, c'est-à-dire que la Russie aura évacué l'Ukraine, qu'on reprenne la coopération spatiale avec les Russes qui étaient nos partenaires sur la base sur notre base à Kurou et qu'il l'était avant qu'on décide de les chasser de là.
On aurait pu laisser comme bien command l'humanité le fait qu'on faisait cela. ça a été fait et bien sûr tout est bon qui nous permet de faire partir les Russes de l'Ukraine mais il faut rétablir cette coopération. Nous n'avons aucune raison de marginaliser les Russes dans l'exploration de l'espace eux qui l'ont commencé avant tous les autres. Voilà. Merci de votre attention.
Jean-Luc Mélenchon