Marche pour Quentin : Guillaume Gontard dénonce une "facho pride"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Le 15 mai 1945, ici même, le général de Gaulle prononçait ses premiers mots après la victoire contre le nazisme. Samedi, tout ce que la France compte de groupuscules néonazi et néo-fasciste a défilé au grand jour, laissant échapper, malgré tous leurs efforts de dissimulation, leur adoration du Reich et leur haine de la différence. Une fasche Pride autorisée par la République et encadrée par sa police.
Depuis le meurtre odieux de Quentin Deran, un glissement s'opère. Une perte totale de repères pour certains, un vernis de respectabilité qui craque pour d'autres. Profitant de l'émotion légitime suscitée par ce crime, une stratégie de victimisation sorquète sous nos yeux pour créer une figure de martyre à même d'autoriser les pires vilnis, les pires références.
Pour laisser le poison fasciste se répandre, on dénonce à grand cri les rares effets secondaires regrettables de l'antidote antifasciste. L'inversion des valeurs, la banalisation de l'extrême droite à l'œuvre depuis de longues années dans les démocraties occidentales atteignent aujourd'hui dans notre pays un point de bascule. Des années 30 en Europe, autant présent aux États-Unis, le chemin est connu, la funeste destination aussi.
Monsieur le Premier ministre, chers collègues, deux choix sont devant nous. Le sursaut républicain égaiste ou le précipiste fasciste. Le moment ne souffre d'aucune ambiguïté.
Ne faisons pas bégayer l'histoire. Est-ce que ici au Sénat de la droite républicaine la plus affirmée pour certains jusqu'au Parti communiste français, est-ce que l'on peut encore lors d'une séance de question gouvernement refuser la violence d'où qu'elle vienne ? qu'elles viennent de l'extrême droite comme de l'extrême gauche.
C'est le principal message à envoyer car la violence doit être refusé. La violence doit être refusée, écartée. Elle n'est absolument pas la voix normale d'une expression politique dans une démocratie comme la nôtre.
Mais la clarification ne s'arrête pas là, monsieur le président Gontard. Elle est dans la fin du deux poids, deux mesures. J'ai demandé à la présidente du groupe de la France insoumise la semaine dernière lors des questions au gouvernement, à l'Assemblée nationale de faire le ménage dans ses idées et dans ses rangs.
Au moment où je vous parle, le député Raphaël Arnaud est toujours membre du groupe de la France insouise. Monsieur le président Gontaard, je ne dis pas que votre combat contre l'extrême droite et contre le fascisme n'est pas à la hauteur. reconnaissez que ce de poids de mesure ne permet plus d'être crédible, ne permet plus d'être audible.
Donc moi, j'ai une boussole assez simple. Refuser la violence d'où qu'elle vient, lutter contre les extrêmes, gauche, droite confondu, tout simplement parce que le projet politique qu'ils ont pour la France, c'est précisément de nous voir disparaître et de se retrouver en face- à face au second tour de l'élection présidentielle. Réveillons-nous.
Guillaume Gontard