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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 18 août 2026 24 minAutoproduitMixteAgriculture & alimentationBudget & impôts

Agriculture, incendies, budget... Le "8h30 franceinfo" d'Annie Genevard

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 48 %Attaque 16 %Défensif 36 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:54Annie GenevardFait
    « Les récoltes se sont effondrées. On a beaucoup de craintes sur le maïs. »
  • 1:45Annie GenevardFait
    « Le contexte de changement climatique implique qu'on change des choses naturellement. »
  • 4:11Annie GenevardChiffre
    « Le premier ministre a dit clairement que l'aide globale avoisinerait les 100 millions. »

Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Et bonjour Annie Jeunevar. Merci d'être avec nous ce matin sur France Info. On va revenir évidemment dans quelques minutes sur les incendies.

Vous étiez hier en Gironde, les conséquences aussi évidemment pour pour l'agriculture, la silviculture notamment notamment sur place. Mais on voulait évidemment commencer par aussi une des conséquences de cet été qui frappe l'intégralité de la France était record caniculaire sec avec que ce soit en terme de production, en terme de de rendement de revenus sans doute des difficultés pour l'agriculture française. Est-ce qu'elle doit s'attendre à une crise voire carrément à un cataclysme l'agriculture française ?

Alors évidemment nous vivons un été terrible et les agriculteurs en paix un lourd tribut. chute de production dans le maréchage de plein champ. Les récoltes se sont effondrées.

On a beaucoup de craintes sur le maïs. Le fourrage des animaux va manquer. On se tape déjà dans les stocks d'hiver.

Donc il y a évidemment une incidence très forte sur la production et puis sur le moral aussi des agriculteurs. C'est quand même le fruit d'une année de travail dont il voit la la perte. Et c'est la raison pour laquelle nous avons très vite, très tôt enclenché des dispositifs de soutien.

Mais est-ce que pardon euh mais est-ce que vous le mot crise vous l'employez ou est-ce que Ah oui oui oui, c'est une crise profonde, une crise climatique sur fond de changement climatique, une crise météorologique. La sécheresse, la canicule et pour certains territoires les incendies évidemment compose un un trio absolument redoutable pour notre agriculture. Le l'élément saillant, c'est que tous les territoires et toutes les productions sont impactées à des degrés divers, mais tout le monde, tous les agriculteurs sont concernés.

Justement, on a entendu ce matin un producteur de FIG qui annonça une récolte catastrophique. On a pu voir que les salades manquaient en rayon, que les pommes étaient plus petites, plus abîmées. Est-ce qu'il y a des risques de manquer de certains fruits et légumes en rayon ou que leur prix s'envole à la rentrée ?

Alors, en matière de prix, euh non, nous n'observons pas d'augmentation euh massive et généralisée des prix et la grande distribution euh entendant jouer le jeu en revoyant le calibre des fruits et des légumes parce que ils sont plus petits, ils ont manqué d'eau, ils ont euh manqué de de de pouvoir grossir dans des proportions normales. Il la grande distribution accepte aussi de l'hypothèse de revoir la rémunération des producteurs pour pouvoir soutenir notre appareil de production parce que il faut bien considérer que la grande distribution a un intérêt objectif à ce que l'agriculture française demeure vaillante. Vous avez des engagements chiffrés de leur part ?

Non, mais par exemple Carrefour, l'enseigne Carrefour a annoncé d'abord qu'elle allait revoir les contrats pour permettre un calibrage plus petit plus plus différent. Elle a annoncé aussi ne pas exclure une revalorisation de la rémunération des agriculteurs. Toute la solidarité nationale est convoquée dans cette crise terrible du consommateur jusqu'à l'État.

Est-ce que vous êtes capable ce matin, vous avez évoqué euh les filières qui sont en fait quasiment toutes touchées par euh par cette baisse de rendement, cette baisse de production. Est-ce que vous êtes déjà capable de la chiffrer cette baisse de production ? Alors, vous posez une question essentielle.

Pour adapter les dispositifs que je vais déployer, il faut savoir de quoi l'on parle précisément. C'est la raison pour laquelle moi je suis en mode crise, mon ministère est en mode crise depuis le mois de mai juin et nous sommes en alerte et nous avons des capteurs de terrain qui nous renseignent en permanence. Le 27 août, je réunis tous les préfets de France et je leur ai demandé de faire un état des lieux très précis, très documenté de la situation de l'agriculture sur leur ressort territorial de façon à pouvoir adapter les aides euh selon les les territoires et les et les filières.

Donc c'est à ce moment-là qu'on pourra émettre des chiffres précis. Vous n'avez pas encore de remonté précis mais on on sait on sait qu'on que l'État va devoir être au rendez-vous au rendez-vous du traitement de l'urgence de la crise mais aussi au rendez-vous de la prochaine saison de production. Il [raclement de gorge] a fait la FNSEA par exemple le syndicat agricole qui demande déjà un plan d'urgence de plusieurs milliards d'euros.

Euh vous êtes en mesure de leur dire "Oui, on sera en rendez-vous et on sera en rendez-vous dans cet ordre-là". Moi, je suis en responsabilité et donc je n'annonce pas de chiffre à la volée sans être sans m'épauler sur des données précises et documentées. Ce que je peux vous dire, c'est que si j'ai bien compris le propos de de ce président de syndicat mais qui rejoint d'autres syndicats, c'est que probablement la facture sera-t-elle très lourde, mais l'État évidemment apportera la part la plus substantielle, mais il y a les banques, il y a les assureurs, il y a les consommateurs, il y a la grande distribution, il y a les collectivités locales, toute la solidarité nationale est convivendre la mesure, ça veut dire que quand on parle de milliards, ça n'est pas absurde de penser que ça va ça va être cet ordre de grandeur.

Même si c'est pas l'État qui donnera tout. On a bien compris. Je vous en dirai davantage à la fin du mois lorsque j'aurais pu faire un état des lieux avec les préfets.

Il y aura un plan d'urgence, on l'entend, mais il y aura aussi des mesures, on imagine, d'adaptation au plus long terme. Concrètement, qu'est-ce qu'il faut changer dans l'agriculture de demain pour que de tels épisodes de sécheresse qui vont se répéter n'entraînent pas les mêmes conséquences ? Oui, le contexte de changement climatique implique qu'on change des choses naturellement et euh on n'a pas attendu l'été 2026 pour le faire.

Mon prédécesseur avait initié le plan méditerrané. En quoi cela consiste-t-il ? À adapter à la fois les modes de culture et les types de production.

On peut cultiver dans le sud de la France des amandes, des olives, de la pistache, des fruits exotiques. On voit bien que on va pouvoir produire d'autres choses. Il faut aussi produire différemment de façon à conserver de l'eau dans les sols.

Et tout un tas de dispositifs existent déjà qui permettent de rénover les vergers, d'apporter par le fond hydraulique du stockage de l'eau et puis les contrats d'avenir pour la souveraineté alimentaire visent aussi à adapter la production agricole à la nouvelle donne climat. Ça veut dire quoi ? Contrat d'avenir, pardon.

Alors, c'est un dispositif. Vous savez que mon grand combat c'est celui de la souveraineté alimentaire. Je ne me résout pas à ce que 30 % de l'assiette des Français soit d'origine importée et peut-être de main davantage.

Il faut donc qu'on produisent davantage pour nourrir les Français avec une agriculture nationale. Et c'est la raison pour laquelle nous avons mis en place d'ailleurs sur la suggestion des jeunes agriculteurs un dispositif qui s'appelle des contrats d'avenir pour la souveraineté alimentaire où les producteurs, les transformateurs contractualisent avec les collectivités, avec l'État pour outiller l'agriculture française à l'avenir pour qu'elle puisse produire davantage et transformer davantage. Donc il y a tout un il faut effectivement que nous adaptions notre agriculture à la donne climatique.

Au fond quand vous entendez les écologiste dire aujourd'hui le modèle agricole tel qu'il est avec des productions qui consomment énormément d'eau, on pense évidemment au maïs mais il y a pas que ça. Ce modèle n'est plus viable. Vous êtes pas loin d'être d'accord en fait.

Ah non pas du tout. Ah non pas du tout. Non, non, je suis absolument et radicalement euh opposé à la vision décliniste et décroissante de de l'écologie politique parce que l'écologie évidemment c'est un combat qui doit nous être commun.

C'est décliniste de dire qu'il faut changer de modèle. Non, ce qui est déclini, c'est de dire faut plus d'élevage, c'est mauvais pour la planète. Depuis quand l'élevage est-il mauvais pour la planète ?

Alors c'est plutôt l'élevage intensif qui est dans le la France n'est pas dans une logique des Laille moyenne d'un élevage bovin, c'est 60 bête. Ne me dites pas qu'on est en élevage intensif, on est en élevage extensif. Un des points de tension dans le futur, ça sera la question de l'eau.

Évidemment, ça l'est déjà. Vous avez il y a une loi d'urgence agricole qui a été adoptée en juillet, parmi lesquelles la question de l'eau a été une question au cœur et une question qui a provoqué beaucoup de crispation. Euh est-ce que vous vous assumez de mettre l'agriculture d'abord et les autres après en terme de question de dos ?

Je crois que la loi ne dit pas cela. La loi ne la loi ne dit pas cela. La loi dit il faut considérer que l'eau est indispensable à l'agriculture puisque l'agriculture produit l'alimentation.

Donc elle est indispensable à la vie humaine en ce qu'elle est le produit de l'alimentation. Le texte instaure un principe de non hiérarchie dans la prise en compte des usages de l'eau entre les préoccupations économiques et les préoccupations environnementales. On ne dit plus l'environnement d'abord, l'économie après.

On dit tout ce le texte ne dit pas cela. Le texte n'a pas retenu cette proposition. Euh je crois il par exemple le doublement le doublement du stockage de l'eau d'ici 35.

Effectivement, la loi dit "Nous doublerons le stockage de l'eau agricole" parce qu'en réalité la France stock très peu. Il y a très peu de de retenu d'eau, trop peu de de stockage d'eau et on a besoin les écologistes résument le stockage de l'eau à ce qu'ils appellent les mégabassines. Quel est le principe du stockage de l'eau ?

On stock plutôt que de prélever en été quand elle manque, on substitue à l'eau prélevée en été l'eau stockée en hiver là où elle abonde mais ça n'est pas possible partout ça jeunev mais il y a pas de recette unique. Ici ce sera ce seront des retenues collinaires. Là ce seront des stockages euh qui sont pas forcément d'ailleurs des stockages.

Ça n'est pas une appropriation quand même d'une certaine façon de la ressource. Je je conteste absolument ce terme d'appropriation de l'eau. On irrigue très peu. 7 % de la production alimentaire et le fruit d'une irrigation alors que d'autres pays autour de nous qui nous taillent des croupières en matière d'importation stock énormément plus.

Et il faut qu'on explore aussi d'autres voies. Par exemple la réutilisation des eaux usées. Ça c'est une piste que nous n'avons pas suffisamment explos. en Italie c'est plus de 10% par exemple des usés qui tout à fait chez nous c'est trop peu.

Donc il y a de multiples façons et puis bien sûr cette eau, elle est précieuse et elle doit être utilisée de façon efficiente. Annie Jeanevar, votre collègue à l'environnement Monique Barbu a déclaré dans Libération hier. Je dois reconnaître que Jean-Luc Mélenchon est celui qui intègre le plus la question du climat dans ses propositions économiques et sociales.

Ça vous a fait plaisir cette Alors moi je ne dirais certainement pas la même chose s'agissant de l'agriculture. Nous sortons d'un débat sur la loi de culture. Mais pour le reste oui.

Nous non vous savez quelle est ma position, je suis membre. Voilà. Bah, elle est aussi membre du gouvernement, elle tient cette déclaration et et et donc la position que j'ai en matière agricole ne correspond en rien à celle de Jean-Luc Mélenchon.

Ils sont contre l'élevage, ils sont contre euh la production agricole, ils sont contre les exportation, ils sont euh ils ont fait euh de de certaines cultures euh le le chiffon rouge. Non, leur vision de l'agriculture ne correspond rien à celle que je défends. Après madame madame la ministre de la transition écologique a fait la déclaration qu'elle a faite et que je ne partage pas s'agissant de mon ministère.

Pour le reste, écoutez, je la laisse à la responsabilité de son propos. C'est c'est pas un problème de pas s'entendre entre agriculture et et transition [raclement de gorge] écologique au-delà de la déclaration qui on l'entend vous vous ne partagez pas. Moi, je considère il y a pas une divergence de fond. [raclement de gorge] Je considère que l'agriculture et l'environnement doivent travailler de concert du reste.

Je veux dire qu'avec ma collègue Monique Barbu, nous avons plutôt bien travaillé sur la loi d'urgence agricole. Nous avons mis sur la table une proposition qui était consensuelle entre nous et il faut travailler à cette convergence. Mais c'est pas un problème d'avoir un ou une de vos collègues en l'espèce qui dit que bon finalement Jean-Luc Mélenchon a a de bonnes propositions sur un sujet quand on est dans un gouvernement. que je partage son propos.

Je vais pas tourner autour du pot évidemment. Non, mais qu'est-ce que vous voulez ? Elle est voilà, elle a fait cette déclaration, elle est elle elle s'en expliquera au auprès de qui ?

De droit, s'il le faut. J'en sais rien. Moi, je je ne l'aurais pas faite et je ne la partage pas.

Voilà. Annie, Jeunevard, vous restez avec nous. On va évoquer la la question des incendies dans quelques secondes.

D'abord l'info en 1 minute 8h47. Voici Marie Martirant. Des aides aux collectivités, l'accélération des permis de construire ou encore l'exonération des cotisations sociales pour les entreprises concerné.

Sébastien [musique] Lecnu a présenté hier ses mesures pour venir en aide à la Géron et Hollande. Département très touché par des incendies [musique] massifs cet été. 12 millions d'euros vont être débloqués.

C'est un premier pas important réagit sur France info ce matin le maire de la Cano Laurent Pérondé. [musique] L'incendie du massif du clapse dans la drôme est désormais fixé, annonce hier de la préfecture après semaines [musique] de lutte contre les flammes dans ce secteur, les pompiers vont rester mobilisés pour traiter les points chauds et pour surveiller le feu afin d'éviter [musique] une reprise. Le numéro 3 de la FIFA, Kevin Kevin Lamour, licencier, le français [musique] directeur des opérations à la Fédération internationale de foot, s'est récemment opposé au projet [musique] du président Janny Infantino d'ouvrir la FIFA à des investisseurs privés, projet qui est désormais avorté.

Et puis Sophie ADN va de nouveau marquer l'histoire à 14h35 heure française. L'astronaute sortira de la station [musique] spatiale internationale pour effectuer une réparation sur le système de transmission de l'ISS. Sopie ADN qui donc va devenir [musique] la première française de l'histoire à marcher dans le vide spatial.

France info le 830 France info Adrien Bec Camille Vigon le et nous sommes toujours avec Annie Jeunev la ministre de l'agriculture. Vous étiez hier en Gironde avec Sébastien Lecornu au chevé des sinistrés et des incendies au nord du bassin d'Arcachon. Le premier ministre a promis une aide de 12 millions d'euros pour la Gironde et les landes.

Elle va servir à quoi cette aide ? Alors, d'abord la présence du Premier ministre entouré de six de ses ministres avaient pour but de dire à la population de Géronde et des Landes particulièrement touché par ces incendies ravageurs que le gouvernement était à leur côté. Population qui n'a pas très bien accueilli le premier ministre. [raclement de gorge] Je pense que la population a sans doute regarder avec attention les mesures que nous avons annoncées et qui sont des mesures substantiel parce que vous citez les 12 millions mais le premier ministre a dit clairement que l'aide globale avoisinerait les 100 millions.

Donc c'est une aide tout à fait substanti et ça inclut l'aide pour les entreprises notamment. Ça inclut l'aide pour les entreprises. Il a annoncé une exonération de charge sociale, de charge fiscale.

Le ministre Papin a développé aussi tout un plan de communication pour permettre au tourisme de revenir parce que la meilleure façon de soutenir les entreprises, c'est aussi que les touristes reviennent. L'accélération des permis de construire, délivré en un mois, la replantation de la forêt, pas n'importe comment. Bien sûr, il faut tenir on va parler de l'aspect agricole, de la replantation de la forêt, mais d'un mot quand même sur l'ambiance, sur le fait que il y ait ce doute, ce doute que finalement la commune du port, j'ai pu être sacrifiée.

C'est ce que disent certains habitants. Alors le premier ministre parle de voilà de complotisme, de réseaux sociaux et cetera. Comment on lève ce doute ?

D'abord par la transparence des informations qu'on délivre sur le déroulé de la gestion de l'incendie. Euh et je pense qu'il faut faire toute la transparence pour lever ce soupçon de de de d'abandon de la commune au profit d'une autre. Je pense que ce sera fait dans des délais assez brefs et en tout cas le premier ministre a démenti formellement.

Ça suffit plus forcément aujourd'hui. Écoutez, il est vrai que la parole politique est toujours soupçonnée, mais je pense que la meilleure façon de lever ce climat, c'est c'est de dire les choses telles qu'elles se sont déroulées. Mais il faut bien voir que cette commune a été très très enfin parmi les communes les plus les les plus touchées par l'incendie. 182 et c'est la raison pour laquelle le premier ministre non seulement il est allé hier mais aussi de façon très discrète en dehors des caméras. il a rencontré le maire très longuement et le maire était satisfait des annonces qui ont été faites pour sa commune.

Donc il faut maintenant que euh les choses démarrent rapidement parce que on va être jugé aussi sur l'efficacité de la mise en œuvre. Mais vous savez, quand on vit un tel traumatisme, quand on perd sa maison, qu'on est incertain d'être euh remboursé par une assurance, qu'on ne sait pas où l'on va être au moment de la rentrée scolaire, il y a une grand un grand sentiment de détresse et la détresse conduit souvent à la colère. C'est humain et c'est compréhensible.

Annie Jeunev, une des raisons qui explique l'importance de ces incendies, c'est la monoculture de pain. Est-ce qu'il faut interdire ce type [raclement de gorge] de production, une seule essence, des arbres du même âge ? planté en rang qui permet de gagner en productivité mais qui est plus fragile face au feu.

Il faudra tirer tous les enseignements pour la reconstruction du territoire et notamment la replantation de la forêt et il faudra pour se faire évidemment recourir à la science, savoir quelles sont les meilleures espèces mais le pas maritime a une vertu, c'est que il pompe beaucoup d'eau dans des régions marécageuses. Ça a été organisé ainsi sous Napoléon 3 et on une des craintes du territoire, c'est le risque d'intation. Le problème c'est pas le pain maritime, c'est qu'il est [raclement de gorge] que du pain maritime.

Bien sûr, je pense que mêler des feuill aux espèces est sans doute une piste intéressante, mais ça il appartient à la fois aux scientifiques, aux spécialistes, aux forestiers, aux associations de la forêt publique, de la forêt privée de dire ce qui est clair, c'est qu'il faut des coupfeu, il faut un aménagement et en la matière, je veux le dire, l'agriculture est un excellent coupe-feu. Les surfaces irriguées, elles ont stoppé le feu. Mais pardonnez-moi, mais en 2022, il y a eu des incendies ravageurs.

Les leçons n'ont pas été tirées ou en tout cas pas suffisamment depuis. Il y a eu des types de de d'incendies inédits. Alors, je ne suis pas une spécialiste des types de feu, mais hier, nous étions avec les cartes qui nous ont permis de visualiser jusqu'où allait le feu, jusqu'aux limites de Bordeaux, de l'agglomération. euh de la métropole de Bordeaux, on voit bien qu'il y a eu une progression à une vitesse fulgurante qui euh il y avait des saut de feu de près de 4 km.

C'est absolument inédit. Donc il faut maintenant tirer tous les enseignements. Et moi j'ai dit hier très clairement, j'ai dit pensez à l'agriculture.

Tous les pompiers vous le diront. Là où il y a de l'agriculture, il y a moins de feu ou pas de feu. Une pâure où les bêtes sont une viticule, une vigne peut-être pas très simple.

Pardon Annie Jeev, c'est peut-être pas très simple à mettre en place dans une forêt de landes, des landes comme cell que Non, mais en ceinture des villages, en ceinture des villages, il est possible d'aménager de l'agriculture de et et de pouvoir faire un parfeu efficace parce que effectivement la construction tout près des forêts et il faudra d'ailleurs dans la reconstruction du Porsche ou des autres communes réfléchir à l'implantation des constructions par rapport à la forêt ou à l'implantation de la forêt par rapport à à à au village. Annie Jeunev, votre été de ministre de l'agriculture a été studieux. Votre automne sera pas plus calme avec un budget qu'il faudra trouver, qu'il faudra voter.

Le monde a révélé la semaine dernière que Sébastien Lecnu préparait une baisse très limitée du déficit autour de 4,9 % seulement. Vous confirmez ? Alors, nous sommes en train de le travailler ce budget.

Nous avons eu nos lettres de mission. Il faut maintenant que chacun se les approprie et vo. Mais un budget, ce sont aussi c'est un objectif, c'est ce sont aussi des circonstances.

Ce qui s'est produit cet été, à la fois dans l'agriculture, mais pas que, oblige évidemment à des engagements budgétaires qui n'étaient pas prévisibles, pas prévu. Pardonnez-moi, mais ce chiffre de 4,9 %, il est important [raclement de gorge] parce qu'il est il est ça veut dire que il serait plus important, enfin que les dépenses seraient plus importantes que prévu. Ça veut surtout dire que l'objectif de ramener le déficit à moins de 3 % en 2029, il est enterré.

Non, je crois qu'il faut garder un objectif de maîtrise et et de seuil de 3 %. Bah, si on fait 4,9 % l'année prochaine, on pourra pas faire 3 % en 2029. Oui, mais l'important alors d'une part l'important c'est de contenir le déficit, ça c'est la première chose.

Et puis tout de même l'amener à la baisse. Après, nous verrons, nous sommes en train de le construire et que ce soit plus modeste, que la baisse soit plus modeste. Vous s Si les circonstances que nous vivons obligent à des engagements budgétaires qui n'étaient pas prévus, cela aura une incidence budgétaire.

Mais vous le savez, le gouvernement propose, le parlement dispose. Il appartiendra aussi aux parlementaires de décider quels sont les domaines dans lesquels nous pouvons faire des économies et quels sont les domaines dans lesquels nous ne pouvons pas échapper à des dépenses, éventuellement des dépenses supplémentaires compte tenu des circonstances. Alors, c'est l'un des débats qui est revenu cet été, qui est encore revenu ces ces derniers jours dans la classe politique à la faveur de fuite dans la presse.

L'idée de de sous-indexer les pensions de retraite notamment des plus aisées. Est-ce que à vos yeux, vous qui venez de la droite, est-ce que c'est une piste qui peut s'envisager ? Alors, ce n'est qu'une piste, ce n'est qu'une hypothèse qui a été émise par le ministre de l'économie.

Ce n'est pas une certitude, ce n'est pas une décision. Nous n'avons pas encore débattu de cette question selon vous. Je pense que vous le savez, la famille politique qui est la mienne depuis toujours a a fait de la défense de ceux qui travaillent et de ceux qui ont travaillé un axe très fort.

Il ne s'agit pas, si j'ai bien compris le propos du ministre de l'économie, de désindexer. C'est éventuellement une sous-indexation, mais c'est une décision politique qui est conséquente, qui est lourde. Sachant que ça avait déjà été le cas par exemple sous François Hollande, les pensions n'avaient pas été indexées pendant plusieurs années ou sous-indexées du moins.

Oui, nous verrons bien. En tout cas, ce qui est clair, c'est que on ne peut pas ignorer que il faut faire des efforts budgétaires. On ne peut pas ignorer que les générations, on ne peut pas sacrifier les jeunes générations.

Il faut leur redonner de l'espoir. Vous avez vu que le scepticisme est très puissant chez nos jeunes, nos jeunes générations. Il faut leur redonner des perspectives d'espoir.

Donc vous ne fermez pas la porte cette idée. Non, je ça je ne l'ouvre pas ni ne la ferme. Je veux dire que non mais je suis prudente parce que ce n'est pas une décision qui a été prise par le gouvernement.

Donc je ne veux pas épiloguer et commenter quelque chose qui n'est pas décidé. Merci beaucoup. prudence an jeunev effectivement toute façon de toute façon le budget on aura l'occasion d'en parler beaucoup dans ces prochains mois avec le feuilleton budgétaire qui s'annonce merci Annie Jeunevar ministre de l'agriculture et donc de la forêt d'avoir été avec nous ce matin ah ce n'est pas vous non c'est la le ministère de la transitionè j'en ai quand même un morceau mais sur la civiculture probablement merci à vous en tout cas jeunev et merci le quatre Ne.